Explication de vote du député Christophe Bentz sur l'euthanasie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Christophe BentzFait
« personne ne perd sa dignité. Nous soignerons toujours le corps. Nous sauverons toujours la vie. »
- 3:30Christophe BentzChiffre
« 200000 Français qui meurent chaque année dans la souffrance et parfois l'isolement sans avoir accès aux soins palliatifs »
- 5:00Christophe BentzFait
« Ce serait l'abandon des patients dont les douleurs, les meurtrices plutôt que de mettre absolument tout en œuvre pour y répondre maintenant, concrètement, humainement. »
- 6:00Christophe BentzFait
« La France fonce à grande vitesse sur le chemin du progrès médical et de l'amélioration de la prise en charge de la douleur. »
- 7:00Christophe BentzFait
« Je suis convaincu qu'une majorité de Français refuserait une telle loi si elle était soumise à référendum. »
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l'Assemblée nationale et je donne la parole à monsieur Christophe B pour le rassemblement national. [applaudissements] Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le président de la commission des affaires sociales, monsieur le rapporteur général, mes chers collègues, j'aurais tant aimé les convaincre que là où l'espoir subsiste, la vie persiste. Là où le combat résiste, la vie réside.
Là où le combat demeure, la vie est chez elle. J'aurais tant aimé les convaincre que personne ne perd sa dignité. Nous soignerons toujours le corps.
Nous sauverons toujours la vie. Nous accompagnerons jusqu'au bout. Nous sécherons toujours vos larmes.
Nous répondrons à toutes vos peurs. J'aurais tant aimé les convaincre. Nos soignants consacrent leur vie à la vôtre.
Soulagez vos souffrances. Ne jamais prolonger abusivement les agonies. Ne jamais provoquer la mort délibérément.
Telle est leur vocation. J'aurais tant aimé les convaincre. Avant la mort, la vie est toujours devant nous.
Même si elle est plus courte que derrière, elle n'en est pas moins digne ni moins précieuse. Nous aurions tant aimé qu'ils entendent. Et pourtant, il est encore temps.
Tout juste. C'est peut-être la dernière chance de rejeter ce texte. Depuis des siècles, l'humanité a pris la vie comme elle est, avec ses limites, ses joies, ses malheurs, sa magie, sa violence, ses surprises et ses turpitudes, ses règles et nos incompréhensions.
La vie nous fascine, elle nous inquiète avec ce qui fait tant de bien et ce qui fait si mal. Bien que de passage ici- bas et maintenant, nous sommes dépositaires de cette vie humaine précieuse, courte et digne par son existence même. Cette proposition de légalisation du suicide sous forme assistée ou déléguée à un soignant, elle renverse l'édifice des valeurs qui structurent notre civilisation.
Elle percute violemment des décennies de politique de prévention du suicide. Cette proposition de loi, c'est l'injustice, l'abandon, la démission. L'injustice pour les 200000 Français qui meurent chaque année dans la souffrance et parfois l'isolement sans avoir accès aux soins palliatifs et à son accompagnement humain, médical, social, on leur proposerait un choix impossible entre souffrir ou mourir.
Impossible de s'y résoudre. Ce serait l'abandon des patients dont les douleurs, les meurtrices plutôt que de mettre absolument tout en œuvre pour y répondre maintenant, concrètement, humainement. Ce serait une démission car notre système de santé est dégradé.
Alors, plutôt que de soigner, on expédierait la vie vers la mort. Impossible de s'y résoudre. La souffrance n'est pas une fatalité.
La France fonce à grande vitesse sur le chemin du progrès médical et de l'amélioration de la prise en charge de la douleur. Ce n'est donc surtout pas le moment de démissionner. Au stade de cette deuxième lecture à l'Assemblée nationale, nous avons assisté à un dérapage total de cette loi déjà si permissive avec des amendements d'aggravation de la gauche.
Ce sont les dérives à venir qui montrent leur visage un peu plus précocément. Ouvrir la porte, c'est permettre les dérives inhérentes à ce texte demain et après-demain. D'ailleurs, je ne comprends plus cette gauche qui promeut la toutepuissance de l'individualisme et renonce à protéger les plus faibles, les plus fragiles, les plus vulnérables et les plus pauvres qui seront les premières victimes de cette loi. [applaudissements] Les Français n'ont pas à payer de leur vie les inégalités sociales et territoriales dans l'accès aux soins, en particulier palliatif.
En plus de l'accroissement des pertes de chance médicales du renoncement aux soins, voilà maintenant que cette loi propose le renoncement à la vie. Je suis convaincu qu'une majorité de Français refuserait une telle loi si elle était soumise à référendum. Alors, demandons-leur ce qu'ils en pensent de notre système de soins et les conclusions qu'ils en tirent.
Chers collègues, n'enclenchez pas le mécanisme irréversible que certains vous présentent comme irrésistible. Chers collègues hésitants, nous appliquons un principe de précaution pour les enjeux liés à l'environnement. La France doit appliquer ce même principe pour la nature humaine.
Chers collègues indécis, prenons le temps de la prudence, le risque de donner une vraie chance au progrès médical et social des soins palliatifs. Chers collègues, l'engrenage de la résignation ne nous mène nulle part. Il ne s'arrêtera jamais.
Alors, écoutons les hurlements sourds de ceux qui se battent pour vivre et le témoignage de leur combat. Chers collègues, dites oui au magnifique bruit de la vie plutôt qu'au silence assourdissant de la mort. Parce que mes chers collègues, la France doit rester digne et fière de toujours soigner, de ne jamais abandonner ceux qui souffrent.
N'ayons pas peur du sens de la vie. Ayons confiance dans notre belle nation du soin. Alors oui, définitivement la France doit rester la lumière du monde.
Je vous remercie. [applaudissements] Merci beaucoup monsieur le député. [applaudissements] Alors, je donne
Christophe Bentz