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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 13 septembre 2021 4 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

L’édito de Patrick - Le pari d’Anne Hidalgo - C à vous - 13/09/2021

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36PrésentateurChiffre
    « En 2006, 180 000 adhérents à jour de cotisation avaient participé à la primaire. »
  • 0:41PrésentateurChiffre
    « Ségolène Royal avait obtenu 108 000 voix. »
  • 0:43PrésentateurChiffre
    « Jeudi dernier, il n'était plus que 22 000 militants à voter pour le texte d'orientation de la direction. »
  • 3:04PrésentateurChiffre
    « Anne Hidalgo est parmi les personnalités de premier plan, l'une de celles qui suscite les opinions les plus hostiles derrière Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. »
  • 3:09PrésentateurChiffre
    « 59% de jugements négatifs dans le dernier baromètre Ipsos. »

Temps de parole

  • Présentateur80 %
  • Anne Hidalgo14 %
  • Locuteur non identifié6 %

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0:00
Locuteur non identifié

Anne Hidalgo, la maire de Paris, a confirmé hier à Rouen sa candidature à la présidence de la République.

0:05
Présentateur

Oui, candidature qui sera soumise aux militants socialistes fin septembre, et cette fois aux seuls militants, puisque la réforme statutaire qui vient d'être adoptée a acté la fin des primaires ouvertes, ouvertes aux sympathisants, comme celle qui avait désigné François Hollande en 2011 et Benoît Hamon en 2016, avec des fortunes diverses. Là, Anne Hidalgo a toutes les chances de l'emporter face à son seul adversaire, l'ancien ministre et maire du Mans, Stéphane Le Foll, mais à l'issue d'un scrutin riquiqui, deux chiffres traduisent l'effondrement du PS. En 2006, 180 000 adhérents à jour de cotisation avaient participé à la primaire. Ségolène Royal avait obtenu 108 000 voix.

Jeudi dernier, il n'était plus que 22 000 militants à voter pour le texte d'orientation de la direction. Le parti a fondu et Anne Hidalgo ne peut pas compter sur ce vote interne pour donner de l'élan à sa candidature.

0:54
Locuteur non identifié

Mais elle sera, Anne Hidalgo, la première femme investie par le PS dans la course à l'Elysée depuis Ségolène Royal.

1:00
Présentateur

Exactement, et dans cette élection pléthorique, pour l'instant, la seule femme à gauche, en attendant le ou la vainqueur de la primaire écolo fin septembre. Une singularité qu'elle avait mise en avant lors de sa première élection à la mairie de Paris en 2014.

1:14
Anne Hidalgo

Je suis la première femme maire de Paris, que cela représente. Je serai la maire de cette ville qui ne triche jamais, ni avec ses colères, ni avec ses idéaux, ni avec son honneur.

1:42
Locuteur non identifié

Maire de Paris, atout ou handicap ?

1:45
Présentateur

Une question difficile. Alors c'est un atout parce qu'elle est, Anne Hidalgo, à gauche, l'une des plus capées, certes sans expérience ministérielle, mais maire de la première ville de France, la ville capitale, avec quelques 55 000 fonctionnaires municipaux. Un atout aussi à cause de la transformation de sa ville. Personne ne peut lui daigner son volontarisme et son action réformatrice en faveur d'un Paris qui respire, comme le dit l'un de ses slogans. Le handicap, c'est que cette métamorphose comme Paris n'en a pas connue depuis des décennies, suscite des nuisances, des contestations, des oppositions très fortes.

Les travaux incessants, la saleté des rues, les aménagements urbains ratés, les trafics de drogue et des salles de shoot, la réduction de la voiture à marche forcée, la cohabitation toujours anarchique entre auto, vélo, moto, trottinette, piéton. Je résume là les principaux griefs, ce n'est pas le sujet du papier. Mais tout cela a créé des sujets de dispute, des clivages qui font qu'Anne Hidalgo est autant détestée par une partie minoritaire des Parisiens qu'Emmanuel Macron par une partie des Français. Pas pour les mêmes raisons, ce n'est pas de même nature. Et vous me direz que Paris n'est pas la France et qu'Anne Hidalgo porte un projet pour le pays.

Mais on peut parier qu'au fil de la campagne, si Hidalgo émerge, la gestion de Paris ne restera pas qu'une affaire parisienne. D'ailleurs, dans les sondages de popularité aujourd'hui, Anne Hidalgo est parmi les personnalités de premier plan, l'une de celles qui suscite les opinions les plus hostiles derrière Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. 59% de jugements négatifs dans le dernier baromètre Ipsos. Est-ce son image de Parisienne ou le bruit des critiques qui ont franchi le périphérique ? En tout cas, pour l'instant, c'est l'éléphant dans la pièce. Son bilan parisien n'a pas été questionné dans ses premières interviews de candidates.

Mais on peut compter sur ses adversaires ou ses concurrents pour faire sortir Paris de la bouteille.