Leonetti : «Il n'y a pas de droit à la mort»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il y a le chômage mais il y a aussi toutes les questions de société qui sont suscitées par ce gouvernement notamment par le la ministre des Droits des Femmes il y a euh la remise en question de la notion la situation de détresse dans l'avortement il y a beaucoup de questions qu'on va évoquer ce matin et qu'on va creuser avec Jean Leonetti euh médecin de formation et qui est député maire d'antibe UMP [Musique] jean-léonetti bonjour le père aussi de la loi sur la fin de vie de 2004 trois petites questions pour commencer François Hollande a-t-il menti en affirmant que la courbe du chômage allait s'inverser d'ici à la fin 2013 oui oui faut-il en finir avec le statut officieux de la première dame de France oui oui avez-vous voté contre l'amendement préconisant la suppression de la notion justement de situation de détresse dans la loi sur l'IVG non non alors petite pourquoi parce qu'à la fois c'est une réalité parce que Monsieur Jacob hier disait que mais non les les députés UMP ont voté contre non la je me suis abstenu parce que à la fois je pense que c'était inutile ah vous êtes abstenu inutile de relancer le débat inutile de relancer le débat parce que cétait c'est des blessures inutiles mais en réalité on voit bien que on plus aucun médecin ne va chercher le critère de la détresse pour mettre en œuvre un avortement donc c'est c'est aussi une réflexion sur lorsque on fait on ouvre on entrouvre une porte ouais quelques temps après la porte est grande ouverte d'accord une petite un petit document de Madame Valo Belkassem qui nous parle de la loi égalité homme-femme vous allez voir donc ne pas encore une fois se freiner dès le plus jeune âge avec des représentations et des stéréotypes qui ne sont plus adaptés à ce que le droit offre aujourd'hui aux individus alors au-delà de la loi il y a ces fameux ateliers ABC qui sont introduits dans certaines écoles et qui consiste à lutter contre les stéréotypes les garçons jouai tous à la guerre les petites filles à la poupée est-ce que vous êtes pour ces ateliers ABC non je pense que voilà il y a une il y a une réalité médicale biologique hormonal qui fait que les hommes font pipi debout et que les femmes font pipi assis alors on peut après dériver et se dire maman cou et papa fume c'est débile et effectivement c'est archaïque mais eu essayer de nier la réalité de la différence des sexes est aussi stupide que de vouloir les cataloguer dans des stéréotype présétablis est-ce que ça peut mettre quelques désordre dans la société française il y a une rumeur comme quoi dans certaines écoles et bien des parents musulmans ou d'autres cultures n'auraient pas voulu envoyer leurs enfants parce qu'ils avaient peur que les les les cours ne se déroulent pas comme ils avai je pense que c'est c'est très marginal mais en même temps je pense que ce gouvernement se sert des des phénomènes de société euh comme des leurs devant l'échec devant l'échec de sa situation économique devant les véritable problème c'est pour les Français franchement je veux dire le problème de l'avortement aujourd'hui est quelque chose qui un avortement c'est jamais par exemple une une partie de plaisir et et c'est toujours un échec et pour autant donc il faut essayer de de les faire diminuer mais pour autant aller changer les mots quand on ne change pas les faits euh c'est vouloir symboliquement euh changer les lois sans vouloir changer les mœurs d'accord il y a pas une forme de rééducation de la société qui et un danger pour les libertés finalement dans toute cette entreprise c'est-à-dire que effectivement on sent bien qu'il y a à la fois dans ce gouvernement à la fois beaucoup de dogmatisme et en même temps beaucoup d'amateurisme l'amateurisme malheureusement se traduit par un échec économique et le dogmatisme se traduit par des phénomènes symboliques en supprime le Morace on supprime le fait queon gère une ville en bon père de famille et c'est je pense que tout cela est inutile et ne sert qu'à cliver une société française qui a besoin d'être rassemblée sur des objectif prioritaire alors vous avez dit quelque chose de très important il y a pas très longtemps quand on a évoqué le cas dramatique de Monsieur Vincent lombert donc c'est ce jeune homme puisqu'il est encore très jeune qui est dans une situation comatique mais qui est conscient enfin vous connaissez mieux le sujet que moi et pour qui son épouse demandait bien la fin de vie c'estàd qu'il cesse de vivre et ses parents étaient sur une autre une autre position est-ce que vous avez dit que ce cas rentrait dans la loi qui porte votre nom qui est la loi Leonetti sur la fin de vie c'est vrai oui c'est vrai la loi vous l'avez dit c'est que c'est vrai je m la loi s'appelle pas droit des malades en fin de vie elle s'appelle justement droit des malades et fin de vie d'accord ça veut dire que le sujet de Vincent Lambert n'est pas le sujet de l'euthanasie c'est le sujet de l'achar thérapeutique quand est-ce qu'on considère qu'on en fait trop ouais et je pense que l'ensemble des Français considèrent qu'à un moment donné on en fait trop et donc la loi a défini que l'acharnement thérapeutique dans la loi ça s'appelle l'obscination des raisonnables doit être combattu et là vous pensez qu'il y a acharnement thérapeutique dans le cas présent la loi dit ensuite qui dit qu' il y a acharnement thérapeutique ou pas oui et on dit c'est la collégialité médicale c'est pas un seul médecin qui le décide c'est plusieurs médecin dont des médecins extérieurs qui viennent donner leur avis en tant qu'expert et puis ensuite on recueille l' vie de la famille ou et quand c'est possible on a les directives anticipées dont je mentionne que malheureusement elles sont pas écrites dans votre loi il faut qu'elles soi écrites ces directives oui et du paent et la personne de confiance là il y a pas de personne de confiance il y a pas de directive anticipée je voudrais préciser une chose on ne dit pas je voudrais savoir ce que chaque membre de la famille pense oui on dit on demande à ensemble de la famille et des proches ce que lui aurait voulu d'accord et c'est bien ça qui est important on peut écrire des directives anticipées malheureusement il y a 1 à 2 % des Français qui le font oui mais on peut dire dans un repas de famille ou répéter et Vincent Lambert était infirmier et dans service de soins où il connaissait ce type de pathologie et ben il disait moi je ne voudrais pas vivre ainsi et bien ce témoignage là et qui est concordant et qui est même le le témoignage de la famille qui s'oppose à l'arrêt des trait de survie et bien devrait permettre avec la décision collégiale qui a été établie d'arrêter un traitement de survie on est pas dans l'euthanasie on est dans l'arrêt de de l'acharnement thérapeutique et de l'obscination la voix qui prédomine c'est la voix du Collège des médecins la voix la voix qui protège c'est la voix du Collège des médecins d'abord parce que vous le voyez bien l'acharnement thérapeutique c'est une notion qui est une notion qui dépend des circonstances et qui dépend de l'individu si j'arrive demain aux urgences avec un traumatisme un coma on va me réanimer et et c'est pas de l'acharnement thérapeutique 3 semaines après si on constate que mon cerveau est totalement détruit on est dans l'achanement thérapeutique vous voyez bien que c'est le même traitement donc il faut qu'il y ait une décision qui soit une décision médicale et qui disent comme le dit la loi ce traitement est inutile ce traitement est disproportionné ce traitement n'a d'autres effet que le maintien artificiel de la vie et à partir de cette situation on prend la vie de la famille on consulte les directives anticipées on consulte la personne de confiance quand elle est là et puis on prend une décis si la famille est en désaccord avec le corps médical qu'est-ce qui se passe c'est le corps médical qui l'emporte c'est le corps médical qui protège parce que vous le savez mieux que moi ou aussi bien que moi autour du lit du malade il y a à la fois du sublime et du sordide il y a des il y a des moments où demander à la famille si on doit ou non arrêter un traitement peut aboutir à des intérêts qui sont contraires à l'intérêt du malade donc à la lumière de cette de cet exemple il y a pas besoin de réaménager la loi dite Leonetti sur ce chap là je crois que c'est assez consensuel et sur ce chapitre là je rappelle queil y a 100000 traitements de survie qui sont interrompus en France chaque année 100000 100000 ça veut dire que depuis que la loi existe et un peu avant même il y a 1 million de personnes pour lesquels on a décidé d'arrêter un traitement qui était devenu inutile et disproportionné ça veut dire que un cas sur un millions est-ce que ça doit remettre en cause la loi et j'attends bien entendu la décision du Conseil d'État pour que le traitement le la décision qui a été prise en urgence ne fasse pas jurisprudence et ne gèle pas l'attitude des médecins et des familles qui juge à un moment donné qu'on est allé trop loin et fa savoir s'arrêter il fa appel bah aujourd'hui l'établissement public a fait appel ben aujourd'hui l'hôpital devrait faire appel je sais pas si la confirmation a été effectuée mais à mes yeux d'accord assez tragique d'ailleurs que ça soit la justice qui qui tranche non ben on a on a mis la justice dans une drôle de situation puisqu'on lui demande de décider à la place des médecins et en même temps on lui demande de déci décid en urgence or la décision qu'il prennent c'est pas une indemnité c'est la vie se poursuit ou la vie s'arrête et donc par précaution ils disent et bien écoutez on va faire poursuivre la vie c'est mon interprétation et puis ils disent mais surtout surtout aller à une décision sur le fond et et et pas en référer liberté aller une décision sur le fond pour qu'on sache et qu'on ne fasse pas jurisprudence à partir d'une décision qu'on nous a contraint à prendre en urgence et où on a choisi par précaution la vie mais qui ne doit pas être une attitude qui doit se généraliser sinon sinon les médecins n'arrêteront plus jamais les traitements de survie qui ne sont plus des traitements pour la vie d'cord est-ce que vous êtes d'accord avec les initiatives du président de la République pour aller plus loin que cette loi et qui parle il a pas dit prononcer le mot mais on voit bien qu'on se dirige plus ou moins vers un suicide assisté oui on se dirige plus ou moins c'est-à-dire que il répète la proposition 21 dont il dit que il faut une assistance médicale à mourir pour mourir dans la dignité et sans souffranceou ouais je dirais vous pouvez dire ça je peux dire ça ceux qui sont Provis le disent ceux qui sont pour l'euthanasie le disent donc dire qu'on veut mourir sans souffrir et qu'on veut mourir dignement c'est pas une proposition après il y a quand même plusieurs avis il y a déjà deux avis un avis de de dididier SICAR qui a fait le tour de France qui était l'ancien président du comité d'éthique et qui a émis des propositions à laquelle j'adhère puisque c'est des propositions que j'avais fait d'ailleurs avant c'est-à-dire qu'on a le droit de dormir avant de mourir pour ne pas à souffrir et que c'est un droit qui me paraît opposable vous arrivez pas à me calmer je sais que je vais mourir faites-moi dormir d'accord et le deuxième c'est les directives anticipées qui malheureusement sont pas bien remplies mais peut-être qu'elles sont pas bien remplies parce que les gens n'ont pas confiance dans le fait qu'elles seraient suivi et bien rendonsles opposables dans un Pact de confiance entre le corps médical et le malade qui dit moi je sais que j'ai telle maladie je veux pas que quand je me trouverai dans telle situation vous me réanimiez au-delà du nécessaire d'accord on l'écrit ensemble et on le tient ça c'est deux éléments qui me paraissent être consensuels j'en ai d'ailleurs fait une proposition de loi et elles ont été reprise enfin cette proposition a été reprise par le comité d'éthique maintenant suicide assister ou pas voilà le débat reste ouvert j'ai entendu le président de la République vous ser très actif là-dessus ben je serais très vigilant parce que à la fois le suicide c'est un droit liberté c'est-à-dire que on peut sortir tous les deux de de cette conversation qui est pas désagréable et se jeter dans la scène parce qu'on estime que notre VI pas la peine d'être vécu mais est-ce que j'ai le droit de de de demander la mort à la société pour qu'elle me le donne et est-ce que j'ai le je fais passer d'un droit liberté à un droit créance et est-ce qu'il y a un droit à la mort je crois qu'il y a pas un droit à la mort parce que s'il y a un droit à la mort il est universel et on va donner la mort à des gens qui sont en souffrance et le propre d'une société c'est de apaiser la souffrance et de donner envie de vivre et ça n'est pas en aucun cas à mon avis donner euh tendre la main pour pour donner la mort après il y a des situations extrêmement limit dans laquelle on peut se poser mais on voit quand même qu'il y a une évolution des mentalités que le débat à chaque fois va toujours un petit peu plus loin tant mieux tant mieux est-ce qu'un jour d'après vous la société française comme d'autres sociétés il y en a peu mais il y en a quelques-unes et bien on sera pleinement en situation d'euthanasie je le crois pas ça arrivera un jour non je constate simplement que la Hollande et la Belgique et et et le Luxembourg ont fait une loi pour l'euthanasie et qu'elles ont jamais été copié en France en en dans le monde il y a il y a 50 millions de personnes au bénedux il y en a 500 millions en Europe et les lois la loi qui est copiée en Europe et dans le monde c'est la loi française en Argentine en Espagne les directives anglaises la Suède donc ça veut dire que il faut pas se dire c'est oou l'euthanasie ou rien d'accord et c'est peut-être ça l'erreur c'est et se poser la question qu'est-ce que veulent les gens ils veulent pas être prolongés de manière anormale ils veulent pas souffrir est-ce que nous sommes capables de mettre en uvre ce type de réponse de manière universelle alors que malheureusement en France malgré la loi malgré les moyens il y a encore une personne sur trois qui meurt en souffrant et en souffrant physiquement et ça c'est le véritable scandale du 21e siècle en France c'était le toorange Le Figaro du député mare d'entibe qui est aussi médecin et un grand spécialiste des problèmes de fin de vie puisqueil a fait une loi en 2004 dans ce sens il nous a dit plusieurs choses que finalement il y avait 100000 personnes qui en France et bien mourrait parce queon avait abrégé euh enfin facilité plutôt leur leur sommeil définitif il suit avec beaucoup de vigilance les projets de Monsieur Hollande dans ce sens-là mais il est pas très pessimiste on va dire et il dit que la le cas Lambert et bien pouvait euh rentrer dans le cadre de sa loi et il répète quelque chose il n'y a pas de droit à la mort merci Monsieur Leonti monsieur [Musique]
Jean Leonetti