Déficit public : les concessions de Sébastien Lecornu pour séduire le PS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Demain, il a d'ors et déjà prévu sa déclaration de politique générale et son premier conseil des ministres au cours duquel il présentera son projet de budget 2026. C'est là l'urgence. François Baïrou avait prévu 44 milliards d'euros d'économie pour atteindre un déficit public à 4,6 % du PIB conformément aux engagements pris à Bruxelles.
Mais sous la pression de la gauche, Sébastien Lecnu a modifié son projet par deux fois par télémi Philippe. Oui, Sébastien Lecornu a d'abord évoqué un déficit à 4,7 % du PIB, un peu moins ambitieuse que celle de François Beirou. Sa première copie prévoyait 41 milliards d'euros d'économie.
Mais pour trouver un accord de non censure, le Premier ministre a accepté un nouveau recul. L'objectif du gouvernement est désormais d'atterrir sous les 5 % de déficit, ce qui représente un effort amoindri de 6 à 9 milliards d'euros avec de lourdes conséquences comme l'explique l'économiste Éric Dor. La France va enfreindre ses engagements envers l'Union européenne.
Ce 4,6 % c'était un pas nécessaire dans un cheminement qui aurait amené le déficit à un niveau inférieur à 3 % 2029. Je pense que maintenant on peut l'oublier. C'est de nature à susciter des augmentations du taux d'intérêt réclamé par les prêteurs à la France.
C'est quelque chose qui va renchérir la dette publique. Cette année, la charge des intérêts de la dette de l'État devrait s'élever à 67 milliards d'euros et elle pourrait atteindre 100 milliards d'euros en 2029. Bartelém Philippe du service économie d'Europ
Sébastien Lecornu