Un accord sur les retraites ? "Oui, nous pensons qu'il peut y avoir un chemin" - A. Pannier-Runacher
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Agnès Panier Runaché. Avec l'échec du concl hier soir, ben François Baou a réussi en quelque sorte le tour de force d'un gauche après les insoumis, les écologistes et les communistes. Et bien les socialistes ont décidé de déposer à leur tour leur propre motion de censure.
Ça signe clairement l'échec de la méthode Baot. Non, je ne crois pas. D'abord parce que le premier ministre a remis tout le monde autour de la table hier et donc il y a des discussions qui se poursuivent et en fait on comprend pas pourquoi tout d'un coup il faudrait qu'il y ait une motion de censure alors qu'il y a un chemin et qu'on sait que les partenaires sociaux étaient tout près d'un accord.
Mais vous dites vous dites qu'il y a un chemin, ils ont pas réussi à se mettre d'accord au bout de 4 mois et 18 réunions. Pourquoi est-ce que François Baï avec ces discussions en Matignon réussirait à faire ce qui n'a pas été possible jusqu'à présent ? parce qu'on est passé très près d'un accord et que tout le monde le sait et que c'est justement euh euh le le la négociation, elle est nécessairement difficile.
L'équation, elle est difficile puisqu'on sait que notre régime de retraite, nous ne pouvons pas nous permettre de le mettre en danger par des décisions qui seraient des décisions courttermistes et qui empêcheraient les plus jeunes d'entre nous d'avoir accès à une retraite. On est passé tout près d'un accord, les gens reviennent à la table de négociation. Et en fait ce que fait le Parti socialiste aujourd'hui, c'est de déposer une motion de censure sans avoir la moindre idée de ce que va donner ces ces ces ces discussions.
Donc c'est un geste politique, pardon, c'est un geste politique où ils font allégance à la France insoumise et comme par hasard ça se passe bah au moment où on négocie sur les municipales. Donc je pense que personne n'est dupe et personne ne doit être dupe de ce mouvement politique qui n'a rien à voir avec le fond du sujet. Mais la conséquence, c'est que euh François Baï se remet à nouveau entre les mains euh du Rassemblement national.
Ils sont 123 députés, ils sont à nouveau les faiseurs de roi. Écoutez, je je ne crois pas mais c'est aussi une question de responsabilité, c'est mathématique. S'il vote, bah il retombe.
C'est une question de responsabilité de la part de la gauche et enfin de la gauche d'ailleurs, c'est pas la gauche parce que il y a une partie de la gauche qui est dans le bloc central mais c'est une question de responsabilité du Parti socialiste qui dépose une motion de censure alors même que la conclusion de la discussion n'a pas eu lieu. Et ça témoigne de cette politique politicienne qui malheureusement et bien affaiblit notre pays au moment où on doit traiter des sujets importants. les retraites mais pas seulement la question du budget évidemment la situation internationale.
François Baou dit espérer un accord peut-être en fin de semaine. Est-ce que ça veut dire que la censure elle devrait être votée lundi ? Quelque chose peut intervenir d'ici lundi ?
Pourra y avoir un accord qui pourrait changer la donne ? Oui, tout à fait. Nous pensons qu'il peut y avoir un chemin.
Encore une fois, la les partenaires sociaux ont négocié en grande responsabilité. Moi, je veux vraiment saluer ce travail qui a été fait. vous vous rappeliez les 18 réunions.
Donc c'est un travail en profondeur, c'est un travail sérieux sur un sujet difficile puisque les équilibres financiers sont très délicats et il faut continuer. En fait, les partenaires sociaux, on leur remet la responsabilité qu'il a leur, c'est-à-dire de trouver des équilibres entre la prise en compte de la pénibilité, le fait d'avoir des retraites qui soient les plus justes possibles, tout en assurant la sécurité de notre régime de secret. de retraite, sa capacité à payer des retraites dans la durée.
On sait, la Cour des comptes l'a dit, que notre régime de retraite est déséquilibré. Et qu'est-ce que demande la gauche ? À aller plus loin, le déséquilibrer plus, à faire en sorte que des jeunes qui rentrent sur le marché du travail n'aient pas la possibilité d'avoir une retraite dans 40 ans.
C'est absolument irresponsable. Et c'est de la petite politique politicienne. C'est assez lamentable en réalité.
Le texte sur la programmation énergétique a été rejeté hier. un texte qui avait été largement remagé par le Rassemblement national et par les Républicains qui sont parvenus à instituer un moratoire sur le développement des énergies photovoltaïques et solaires notamment. On a le sentiment que le bilan écologique d'Emmanuel Macron, bah il y a une volonté de le détricoter au f au fur à mesure.
On a vu ce qui s'est passé pour les zones à faible émission. On a vu aussi pour ce qui se passe dans l'agriculture avec le retour de certains insecticides, pesticides. Alors, ces décisions sont pas prises hein, parce que les projets de loi sont pas allés jusqu'au bout et je pense qu'il faut garder un petit peu de euh de froid sur sur ces sujets-là.
Mais plus sérieusement, qu'est-ce qui s'est passé hier avec cette proposition de loi qui voulait poser un moratoire sur les énergies renouvelables et sur pardon le photovoltaïque et sur l'éolien ? Et bien euh les députés en responsabilité ont voté contre. Moi j'appelais à cette responsabilité parce que c'est pas la politique du président de la République qui est détricoté là.
C'est 30 ans de politique pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles. C'est 30 ans de politique pour faire en sorte que notre pays ne dépende plus du pétrole et du gaz qui sont aujourd'hui importés depuis des pays comme le Moyen-Orient, l'Algérie, la Russie et les États-Unis. et dont on voit très bien que les prix varient sans qu'on ait la capacité à les maîtriser alors même que nous sommes un pays qui est capable de produire son énergie, produire son électricité avec des entreprises françaises et avec des emplois françaises.
C'est absurde ce que proposaient les députés et ils ont eu raison hier en responsabilité de voter contre. Sauf que cette proposition de loi qui est donc en cours de discussion parlement, elle est censée servir de base au décret établissant ce qu'on appelle la programmation pluriannuelle de l'énergie. Est-ce que le gouvernement va profiter du rejet de la loi pour publier un décret ?
Car derrière ça, vous savez ce que ça veut dire ? C'est la censure du Rassemblement national. Ils ont prévenu.
Oui, enfin nous verrons parce que les menaces lorsqu'il s'agit des intérêts fondamentaux de la France, de sa capacité à sortir des énergie fossile, de sa son industrie, de la compétitivité de son industrie, de son indépendance, moi je ne les accepte pas. Et c'est très exactement ce que le Rassemblement national attaque aujourd'hui. Mais est-ce qu'il y a un risque de que le gouvernement publie un décret pour courtcircuiter ?
Mais en fait, Alix Bouyag, qu'est-ce qui va se passer ? qui va se passer, c'est que le projet de loi, il va être rediscuté sur la base du texte au Sénat. Et le texte au Sénat ne pose absolument pas de moratoire sur les énergies renouvelables.
Donc on va reprendre un texte en responsabilité, un texte qui permet euh effectivement d'avoir euh euh une programmation pluriéannuelle de l'énergie qui soit fondamentalement au service des Françaises et des Français qui protègent leur intérêt. Euh vous rénaissez demain, je crois les préfets sur les risques de sécheresse et sur le niveau des nappes fréatiques, hein. En ce moment, il y a une nouvelle vague de chaleur qui qui touche la France.
Euh est-ce qu'on risque de faire face dans les semaines qui viennent à des pénuridaux dans ces nappes ? Euh il y a certains qui s'enquiète. Alors nous suivons évidemment cela.
Je suis cela de de très près. C'est pour ça que je réunis les préfets. Aujourd'hui, nous avons une situation qui est assez contrastée.
Il y a des zones en France qui sont plutôt bien lot en matière de réserve en eau. Il y en a d'autres qui sont malheureusement en situation de stress hydrique aujourd'hui. Donc si les vagues de chaleur se multiplient et donc la sécheresse qui va avec, effectivement nous sommes en risque et c'est pour cela que j'ai besoin d'avoir le maximum de données et de piloter ces risques d'impasse en eau.
Mais qu'est-ce que ça veut dire du proprètement qu'est-ce que ça veut dire que le dérèglement climatique ça veut dire que le dérèglement climatique est à nos portes et ça veut dire que lorsque les populistes comme ils l'ont fait hier en votant contre les énergies renouvelables, ne proposent aucune solution en matière d'écologie, ils mettent en risque les Français. C'est une démonstration patente de leur volonté de ne pas protéger les Français. Est-ce qu'ils veulent que demain on ait plus d'eau ?
Est-ce qu'ils veulent que demain on ait plus d'industrie ? C'est exactement ça qui est aujourd'hui en jeu. Le gouvernement prend ses responsabilités et le bloc central prend ses responsabilités.
Je veux saluer la décision courageuse de Gabriel Atal qui a été très claire sur notre ligne en matière d'écologie. Une vague de chaleur en joint, c'est pour vous dû au règlement dérèglement climatique. Ce que nous une vague de chaleur isolée n'est pas dû au dérèglement climatique.
Ce que nous observons en revanche, c'est la multiplication de vagues de chaleur. Elles sont plus longues, elles sont plus intenses et elles vont plus au nord de notre territoire. Ça, c'est le dérèglement climatique.
Il y a pas de doute sur le sujet. Et maintenant, il faut adapter notre pays à cette transformation de son climat et puis il faut continuer à baisser nos émissions de gaz à effet de serre parce qu'on va pas rester les bras croisés face au risques d'inondation, face au risques de sécheresse et face au risques pour les Françaises et les Français pour leur santé. Un tout dernier mot rapide, on a quelques secondes.
Malheureusement, en 12 jours, Donald Trump semble avoir fait plier les l'Iran, avoir affaibli ses capacités nucléaires et et fait la paix. On est très loin de la méthode Macron qui soutenait du bout des lèvres euh les frappes américaines. Vous dites bravo à Donald Trump ce matin ?
Ouais, je dis surtout qu'on a besoin d'incesser le feu, qu'on a besoin de revenir à la table des négociations parce que l'enjeu c'est de stabiliser cette région. On l'a vu, elle s'embrasse très facilement. C'est un enjeu majeur aussi de sécurité pour les Françaises et et les Français.
Ça a l'air lointain mais on sait que si cette région se déstabilise, ça a des conséquences importantes y compris sur le pouvoir d'achat des Français. Je j'évoquer le pétrole, j'ai évoqué le gaz, mais au-delà c'est une situation de de guerre qui est préoccupante et nous nous souhaitons stabiliser au maximum. Donc bravo enfin il faut continuer sur ce az pas dit bravo Donald Trump quand même.
Agnès Pannier-Runacher