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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 24 juin 2021 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprises

Laurent Saint-Martin, candidat LREM : "Face à l'abstention, il nous faut un sursaut républicain"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    J'aimerais qu'on commence par ce pataques autour d'Adrexo.

  • 0:34OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le gouvernement a fait une erreur en lui confiant une partie de ce marché ?

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Vous pensez que ça a vraiment joué sur la participation ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a aussi un problème de calendrier ?

  • 2:24OuverteRéponse partielle

    Vous avez été déçu par votre score ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Pour vous, Julien Bayou n'a aucune chance.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Invité politiqueFait
    « Mais manifestement, ce prestataire n'a pas répondu présent par rapport à l'enjeu, par rapport à l'exigence de la tenue d'un scrutin. »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « Le ministère de l'Intérieur l'a reconnu et a tout de suite corrigé le tir. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Mais ce qui est sûr, c'est que le niveau d'abstention de dimanche dernier est une véritable alarme démocratique et qu'il nous faut un sursaut républicain dès ce dimanche pour démontrer que, oui, évidemment, les collectivités territoriales, les régions, les départements sont utiles pour nos concitoyens. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Nous avons eu de longs débats depuis plusieurs mois avec l'ensemble des partis politiques, avec l'ensemble des groupes parlementaires, pour justement demander un consensus sur la tenue de ce scrutin. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « Donc on ne peut pas, d'un côté, reprocher au gouvernement d'avoir entendu et respecté les demandes des principales formations politiques de notre pays. »
  • 2:41Invité politiqueChiffre
    « Vous, en Ile-de-France, vous êtes arrivé quatrième derrière Valérie Pécresse, Jordan Bardella et Julien Bayou avec 11,8% des voix. »
  • 4:24Invité politiqueFait
    « Le score global de la majorité présidentielle dans cette élection régionale est décevant. »
  • 7:03Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu plus d'embauches en apprentissage qu'avant la crise, pendant la crise. »
  • 7:08Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu un rebond formidable d'embauches des moins de 26 ans. »
  • 8:15Invité politiqueFait
    « une jeunesse qui aujourd'hui a les meilleurs moyens de s'émanciper et de trouver un travail. »

Temps de parole

  • Laurent Saint-martin75 %
  • Présentateur25 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Il est 6h20, bonjour Laurent Saint-Martin.

0:10
Laurent Saint-martin

Bonjour Mathilde Munoz.

0:11
Présentateur

Vous êtes chef de file LREM pour les régionales en Ile-de-France. Vous, vous êtes qualifié pour le second tour dimanche. J'aimerais qu'on commence par ce pataques autour d'Adrexo. Le gouvernement a été accusé par certains d'avoir organisé ce scrutin à la légère, avec notamment ce prestataire privé qui n'a pas distribué toutes les professions de foi au premier tour. Et on l'a appris hier soir, la Poste va reprendre une partie de la distribution d'Adrexo. Est-ce que le gouvernement a fait une erreur en lui confiant une partie de ce marché ?

0:37
Laurent Saint-martin

Mais manifestement, ce prestataire n'a pas répondu présent par rapport à l'enjeu, par rapport à l'exigence de la tenue d'un scrutin. Et donc, les décisions en conséquence sont prises. Et donc, l'essentiel, c'est que pendant cet entre-deux-tours, les bonnes décisions soient au rendez-vous pour que le scrutin puisse se tenir de la façon la plus parfaite possible. Donc, parfois, malheureusement, il peut y avoir un certain nombre de dysfonctionnements. Le ministère de l'Intérieur l'a reconnu et a tout de suite corrigé le tir.

1:01
Présentateur

Vous pensez que ça a vraiment joué sur la participation ?

1:04
Laurent Saint-martin

Non, je crois malheureusement que le mal est plus profond et plus ancien. Mais ce qui est sûr, c'est que le niveau d'abstention de dimanche dernier est une véritable alarme démocratique et qu'il nous faut un sursaut républicain dès ce dimanche pour démontrer que, oui, évidemment, les collectivités territoriales, les régions, les départements sont utiles pour nos concitoyens.

1:24
Présentateur

Est-ce qu'il y a aussi un problème de calendrier ? Même dans votre camp, certains reprochent au gouvernement d'avoir maintenu les élections en juin. Et il y a encore quelques jours, Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, a encore dit, il regrette qu'on ne l'ait pas écouté et qu'on n'ait pas reporté le scrutin.

1:36
Laurent Saint-martin

Vous savez, nous avons eu de longs débats depuis plusieurs mois avec l'ensemble des partis politiques, avec l'ensemble des groupes parlementaires, pour justement demander un consensus sur la tenue de ce scrutin. Quasiment toutes les formations politiques, et notamment de l'opposition, les LR, le Parti Socialiste, les communistes, tous demandaient la tenue du scrutin au mois de juin. Donc on ne peut pas, d'un côté, reprocher au gouvernement d'avoir entendu et respecté les demandes des principales formations politiques de notre pays. Et puis, d'un autre côté, dire que quand elles ont lieu et qu'il y a de l'abstention, ce serait la faute du gouvernement.

Donc il y a eu un consensus qui a été trouvé pour maintenir ces élections au mois de juin. Et encore une fois, je crois malheureusement que le fléau de l'abstention dans notre pays vient de plus loin et qu'il faudra le résoudre par d'autres moyens qu'un simple problème de calendrier.

2:24
Présentateur

Laurent Saint-Martin, la majorité présidentielle que vous représentez en Ile-de-France avait des candidats dans toutes les régions au premier tour. Quatre ont été éliminés et ceux qui ont réussi à se qualifier pour le second tour ont fait des scores très bas. Vous, en Ile-de-France, vous êtes arrivé quatrième derrière Valérie Pécresse, Jordan Bardella et Julien Bayou avec 11,8% des voix. C'est décevant, non, pour un parti dont le cœur de cible, dont les électeurs sont plutôt des cadres urbains. Il y en a beaucoup à Paris et en Ile-de-France. Vous avez été déçu par votre score ?

2:52
Laurent Saint-martin

Ce qu'il faut toujours rappeler dans une élection régionale, c'est que c'est un scrutin proportionnel, pas un scrutin présidentiel. Et que donc, ce qui compte, ce qui est important, c'est de faire entendre sa voix demain dans l'hémicycle régional. Et donc, il y a la place pour la diversité, pour la pluralité démocratique. Et nous sommes entrant dans ce scrutin. La majorité présidentielle se présente pour la première fois aux élections régionales. Et demain, il y aura des élus progressistes, issus de la majorité présidentielle, dans l'hémicycle en Ile-de-France. Et ça, moi j'en suis fier. Ça, je veux le porter jusqu'au bout. C'est pour ça que nous sommes présents dans cet entre-deux-tours.

Parce qu'il est important que différentes sensibilités de demain soient présentes au sein de l'hémicycle. Il fait assez peu de doute que Mme Pécresse sera réélu présidente. Nous avons entendu la prime au sortant, comme dans toutes les autres régions qui ont eu lieu dimanche dernier en Ile-de-France.

3:39
Présentateur

Pour vous, Julien Bayou n'a aucune chance.

3:40
Laurent Saint-martin

Maintenant, non, je crois maintenant que la voix des Franciliens a été assez claire dimanche dernier. En revanche, ce qui est important, et je le répète, c'est que la diversité politique puisse vivre dans notre région. Et que donc, des élus différents, donc issus aussi de cette force centrale qui refuse une gauche radicale, ou des LR soutenus par M. Ciotti ou Mme Morano, ou par sens commun, puissent exister. Et cette voix centrale, c'est celle que je porte avec la liste en vie d'Ile-de-France.

4:07
Présentateur

Mais je vous repose la question, comment expliquez-vous quand même votre faible résultat ? Est-ce que c'est un manque de notoriété ou un manque aussi de soutien de votre parti ? Quand on voit que dans les Hauts-de-France, il y avait cinq ministres et des poids lourds en plus sur la liste.

4:18
Laurent Saint-martin

Non mais, le score global de la majorité présidentielle dans cette élection régionale est décevant. Je ne vais pas vous dire le contraire. Il peut s'expliquer par un certain nombre de raisons. L'abstention y est évidemment pour beaucoup, mais je ne veux pas qu'on se cache derrière ces excuses-là. Il faut les assumer. La réalité, c'est qu'en Ile-de-France et dans bien d'autres régions, nous sommes qualifiés pour le second tour. Donc, il faut aussi respecter les centaines de milliers d'électeurs qui ont voté pour ma liste et qui attendent demain des élus qui représentent la majorité présidentielle dans l'hémicycle régional.

Donc moi, je suis concentré dans cet entre-de-tour pour faire le score le plus élevé possible dimanche pour justement envoyer, amener une nouvelle voie dans un hémicycle régional face à un match qui est finalement celui des anciennes majorités. Celle de M. Bayou, qui était finalement la majorité de M. Huchon. Il est élu depuis 11 ans. Et celle de Mme Pécresse, élue depuis 17 ans et à la tête de la région depuis 6 ans. Et donc, moi, je propose une nouvelle voie. Cette voie centrale qui refuse les extrêmes et qui propose de travailler de façon constructive. Qui saura dire quand certaines décisions vont dans le bon sens, mais qui saura aussi s'opposer.

5:22
Présentateur

Mais vous avez quand même des points communs avec Valérie Pécresse. Vous mettez par exemple tous les deux en avant la sécurité dans les transports et les lycées. Qu'est-ce qui vous différencie d'elle ?

5:29
Laurent Saint-martin

Mais nous n'avons pas la même vision de l'avenir de l'île de France. La crise que nous traversons est une crise absolument exceptionnelle. Et les enjeux d'emploi, notamment d'emploi des jeunes, ne peuvent pas demander les mêmes réponses qu'avant. Nous ne pouvons pas continuer à avoir une région qui saupoudre les communes et les projets comme nous le faisions avant. Il faut cibler, il faut être beaucoup plus efficace, il faut aussi travailler avec tous. Moi je ne veux pas d'une présidence de région qui se fâche le matin avec la mairie de Paris, l'après-midi avec le gouvernement, le soir avec le président de la métropole du Grand Paris.

Vous savez, la majorité présidentielle, elle a cette force, c'est de savoir travailler avec tous dans l'intérêt général. S'il n'y a pas des élus demain pour porter le plan de relance national que nous avons mis en place, vous savez, moi je suis rapporteur général du budget, j'ai porté le plan de relance à l'Assemblée nationale, je veux demain pouvoir le porter à l'échelle régionale. S'il n'y a pas des élus qui savent travailler avec l'État, qui savent travailler avec le gouvernement pendant les six prochaines années, eh bien il manquera et nous aurons encore cette concurrence, mauvaise concurrence entre la région et l'État.

Et donc c'est pour cela qu'il est important d'installer la majorité présidentielle au sein de l'hémicycle régional.

6:31
Présentateur

Dans votre programme, il y a pas mal de mesures pour les jeunes. Il y a par exemple un revenu d'urgence pour ceux qui sont prêts à faire une formation d'emploi. Dans les lycées, il y a le plan un jeune, un mentor, il y a près de 5000 euros pour ceux qui veulent créer leur entreprise. Les jeunes, ce sont eux votre cible principale ?

6:46
Laurent Saint-martin

Vous savez, moi je fais partie d'une génération qui n'a pas vu un CDI disponible au lendemain de la crise de 2008. Et je ne veux pas que la jeunesse d'aujourd'hui revive la même situation. Ce que nous avons mis en place avec le président de la République depuis cette crise Covid, c'est l'accent sur l'emploi des jeunes. Il y a eu plus d'embauches en apprentissage qu'avant la crise, pendant la crise. Il y a eu un rebond formidable d'embauches des moins de 26 ans. Pourquoi ? Parce que nous avons mis les aides, parce que nous avons mis les incitations des entreprises pour qu'elles puissent embaucher les jeunes.

Nous avons gagné ce premier pari, cette première étape que la jeunesse ne soit pas oubliée au lendemain de la crise. Il faut le prolonger. Les collectivités territoriales et la région en particulier, qui a la compétence de la formation, qui a la compétence de l'orientation, et qui doit du coup accompagner les entreprises de demain dans leur recrutement, et bien une responsabilité fondamentale dans les prochaines années. Et c'est pour cela que je dis qu'il faut apporter une force qui sache aujourd'hui construire avec ce monde des entreprises. Vous savez, moi je ne fais pas de la politique depuis 20 ans. Avant je travaillais dans des PME. Je travaillais au service de l'emploi industriel.

Et on sait mieux que quiconque, nous, avec Emmanuel Macron, ce qu'il faut mettre en place justement pour que l'emploi puisse être préservé et redémarré dans notre région.

7:58
Présentateur

Mais à propos des jeunes, c'est tout de même Emmanuel Macron qui a décidé de raboter les appels en début de quinquennat.

8:02
Laurent Saint-martin

Oui mais vous ne dites pas, vous regardez toujours les choses de la même manière. C'est-à-dire que vous ne dites pas non plus que l'apprentissage est supérieur pendant la crise aux années d'avant. Moi à la fin je vois une jeunesse dans cette région et dans ce pays qui est protégée par son pays. et une jeunesse qui aujourd'hui a les meilleurs moyens de s'émanciper et de trouver un travail. Et ça, aucun autre pays ne l'a fait de cette manière-là.

8:22
Présentateur

Merci Laurent Saint-Martin. Tête de liste LREM pour les régionales en Ile-de-France. Et vous êtes candidat au second tour dimanche, il est 6h28. France Inter

Laurent Saint-Martin, candidat LREM : "Face à l'abstention, il nous faut un sursaut républicain" — Laurent Saint-martin · Pourquijevote