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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 janvier 2026 26 min

Étienne Blanc : « Il faut une coalition avec les États-Unis pour détruire le régime iranien »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Tout de suite, on va revenir sur l'audition de Laurent Nunis. On va en parler avec vous. Étienne Blanc, bonjour.

Merci d'être notre invité. Vous êtes sénateur du RO. Vous avez beaucoup travaillé sur la question du narcotrafic, c'est de vos travaux.

Quelle né la loi de lutte contre le narcotrafic ? On va y revenir dans quelques instants, mais d'abord on commence par les unes de la presse régionale qu'on va regarder ensemble. D'abord, la une de l'Est républicain privé de salon les vaches à la maison.

En raison de la dermatose modulaire, toutes les vaches absent du salon de l'agriculture 2026. C'est une première depuis la création de l'événement il y a 62 ans. La deuxième une, c'est Ouest France.

Notre démographie en Berne. Quelle conséquence ! Première là aussi, depuis la Seconde Guerre mondiale en 2025, les décès sont supérieurs aux naissances.

Cette baisse de natalité qui affecte notre économie, notamment l'éducation. Et puis la dernière, c'est celle de la dépêche sur la colère de la rue en Iran. Un régime sous pression.

Malgré une répression féroce qui fait des centaines de morts, la mobilisation ne semble pas faiblir. Trump va-t-il intervenir ? Est-ce la fin du régime des mola ?

C'est sont les questions posées en une du journal. De quelle une-vous envie de nous parler ? Tiens de quel événement parmi ces ces trois ?

C'est évidemment pour moi l'Iran et nous assistons aujourd'hui dans le monde à un évanouissement des principes démocratiques qui ont construit l'Europe et qui ont construit nos systèmes démocratiques, nos systèmes de liberté. Et je pense que l'Iran, c'est l'exemple même d'une d'un régime dictatorial. Donc moi, je suis très très clair.

Je pense qu'à un moment, il faut cesser de parler et il faut agir. Et quand le président Trump dit "Moi, je vais agir", je pense qu'il a raison. On peut pas assister à ses exécutions de masse.

On ne peut pas assister à ce qui va se passer dans les heures qui viennent. un jeune qui a été jugé sans avocat et qui a été jugé sans principe contradictoire et qui va être exécuté. Euh on attend cette décision d'une minute à l'autre.

On peut pas le monde peut pas assister ça à ça et ça appelle l'Un doit agir aussi. Ça appelle pour la France une véritable réaction. Je veux dire, c'est c'est cette démocratie du verbe, elle doit se transformer, elle doit devenir une démocratie de l'action pour la France et pour l'Europe.

Aujourd'hui, l'Europe est d'une impuissance invraisemblable vis-à-vis du régime iranien et et ça, je le regrette. Et qu'est-ce qu'elle peut faire ? Qu'est-ce qu'elle doit faire ?

Mais elle doit avec les États-Unis participer à une coalition, s'il le faut, pour aller détruire les centres névralgiques. Mais bien sûr, aujourd'hui, il y a pas d'autre solution que celle-ci. Les mols ne nous entendront pas. et euh on va compter sur leur clémence, mais ça veut strictement rien dire.

Il faut frapper sur des centres névralgiques pour affaiblir ce système. Et la comment dirais-je le le grand événement nouveau, c'est que désormais la rue, malgré les risques, elle est là. C'est des milliers d'Iraniens qui disent "On n'en peut plus, mais il faut que l'Occident profite de cela" et et et que l'on mette à ce régime qui depuis une quarantaine d'années se livre à des actions qui sont invraisemblables. reçoit régulièrement en tant que parlementaire et des représentants de la diaspora iranienne en Europe, mais quand il nous explique ce qui se passe, c'est c'est insupportable et l'Europe ne peut pas se contenter du verbe, des mots et et et rester les les bras ballants devant cette situation invraisemblable.

L'actualité en France, c'est la colère des agriculteurs. On l'a vu dans le journal Les tracteurs de la FNSEA qui quittent Paris après les réponses de Sébastien Lecnu, le premier ministre qui a annoncé hier une loi d'urgence avant l'été. Et c'est la bonne réponse pour vous.

Écoutez, beaucoup de d'aulteurs me disent "Bon, c'est une loi de plus, on va voir ce qu'il y a dans dans cette loi." Mais est-ce qu'une loi peut régler les les problèmes fondamentaux de l'agriculture ? Et c'est quoi aujourd'hui les problèmes de l'agriculture ?

Nous sommes dans une économie qui est mondialisée et l'agriculture a été inscrite dans cette mondialisation. Je rappelle que le général de Gaulle a voulu qu'il y a une politique agricole commune à l'époque. Il avait fait la chaise vide pour l'imposer.

À partir du moment où on rentre dans ce système là, on est en concurrence en Europe avec d'autres pays d'Europe et avec les traités internationaux, avec l'agriculture, d'autres pays sur sur d'autres continents. Mais il faut attirer les conséquences. Et les conséquences c'est quoi ?

D'abord, il faut qu'on soit égalité de concurrence. Ils utilisent des produits qu'on a pas le droit d'utiliser. Il faut régler la question. sont à la règle par le traiter en disant on vous interdit d'importer en France, en Europe, des produits que vous avez pour lesquels vous avez utilisé des des des molécules toxiques ou alors on les autorise en France.

On peut pas rester dans cette situation de concurrence absolument déloyale. Puis la deuxième chose dont parlent les agriculteurs, c'est ils sont accablés de normes accablés de normes de contrôle. Il m'explique des jeunes, il on passe nos journées devant nos ordinateurs à répondre à des questions à à nous justifier.

Ben c'est un vrai un véritable sujet l'excès de norm. Pourquoi on narrive pas à régler ça ? Mais c'est c'est il y a quelqu'un qui l'explique très bien, c'est David Lismarnard.

C'est aujourd'hui dans le la vie politique française, c'est le seul discours libéral construit et il a 100 fois raison. On on n'arrête pas d'empiler des normes. On a un événement, on a une situation, on y répond par des textes, des règlements, des lois.

C'est c'est plus ça aujourd'hui. Aujourd'hui, il faut prendre l'entreprise, comprendre pourquoi elle ne peut plus fonctionner librement et ensuite détruire des normes inutiles. Il va falloir travailler à la hache parce que depuis 40 ans, on en stock, on les empile.

Parfois d'ailleurs, on fait une réglementation nouvelle qui est contraire à la réglementation existante. On n'articule pas tout ça et on arrive à des longs sens quoi. Les paysans n'en peuvent plus.

Sébastien Lecornu qui fait face cet après-midi à deux motions de censure sur cette question du Mercur. Est-ce que ça a un sens selon vous ? La motion de censure, c'est ridicule.

Tout tout le monde sait aujourd'hui qu'elles ne seront pas adoptées. Donc c'est de l'esbrouffe, c'est de la communication. Et non, moi je pense que votre parti a un temps envisagé de le censurer sur cette question du Mercossur si jamais il votait pour.

Oui, s'il avait voté pour mais je pense qu'il ne serait pas allé au bout. Moi, j'écoute mes collègues députés, ils souhaitent pas aujourd'hui une censure qui déboucherait sur une dissolution. C'est une c'est une évidence et on comprend bien pourquoi.

Et ça veut dire que la menace agitée par Sébastien Lecornu de faire des législatives le même jour que les municipales, ça a marché. Ah marché. Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.

Oui, je regarde aujourd'hui les réactions des socialistes, je regarde les réactions des centristes, je regarde les réactions dans ma famille politique. Oui, c'est une arme nucléaire la dissolution. Moi, j'ai été député pendant une quinzaine d'années.

Vous redoutez la dissolution. surtout quand vous êtes dans une majorité fragilisée avec une opinion qui ne vous comprend plus. Voilà.

À la fin du quinquena de Nicolas Sarkozi, il y avait un rejet de la politique menée par Nicolas Sarkozi. Mais on redoutait tous une euh une diffusion. Ça veut dire que si pour faire passer le budget Sébastien Lecornu utilise le 493, utilise des ordonnances, il y aura pas de censure de la part derrière.

Moi, je ne pense pas. Moi aujourd'hui, je ne pense pas. En tout cas, les députés LR ne le souhaitent pas.

Et monsieur le cornu qui est assez habile, je reconnais. Il avait un petit sourire d'ailleurs en écoutant le président l'archer tout à l'heure qui veut dire beaucoup et parfois le sourire veut dire plus qu'un grand discours et et je crois qu'il a parfaitement compris cette situation. On va passer à l'actualité du Sénat.

Etienne Blanc et vous êtes à l'origine de la loi de lutte contre le narcotrafic. Et si vier Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur était auditionné par les sénateurs, il a fait un point sur cette loi narcotraique. La loi narcotrafique, vous savez ce texte adopté à l'initiative du Sénat l'année dernière et qui prévoit plusieurs mesures fortes.

Les élus ont voté pour la création d'un nouveau parquet national anticriminalité organisé, la fermeture des commerces qui blanchissent l'argent de la drogue. Le texte prévoit aussi des quartiers de prison sécurisés pour les narcotrafiquants ou encore des techniques d'enquête renforcées. L'objectif de la loi, c'est de sortir la France du piège du narcotrafic selon vos mots Étienne Blanc.

La loi a été promulguée l'été dernier mais les sénateurs sont pas contents. Non, selon eux, trop de décrets d'application n'ont pas encore été pris par le gouvernement. Ce qui veut dire que la loi n'a pas encore produit tous ces effets.

Selon les calculs du Sénat fin décembre, seulement 14 % des décrets nécessaires avaient effectivement été adoptés par l'exécutif. C'est trop peu. Ou et alors qu'a dit le ministre pour sa défense ?

Il a rappelé que le Pnaco, donc le parquet national antiriminalité organisé avait bel et bien été lancé le 5 janvier. D'ailleurs, vous recevrez sa nouvelle patronne dans quelques instants, Orian. Laurent UNESÈ a euh tenu hier à rappeler que tout n'avait pas commencé avec la loi narcotrafic de l'année dernière.

Écoutez-le. J'avais l'impression quand j'avais été entendu par le Sénat sur le 50-1 que la lumière s'était allumée dans mon bureau au mois de septembre 2024 ou non ? Ça fait moi je je peux en témoigner.

Ça fait 10 15 ans qu'on travaille sur les stupes sous le quinquena de monsieur Hollande, on a fait plein de choses sous le quinquena sous les deux quinquena du président, on a continué et on continue. Et Laurenes qui a aussi déclaré que les mesures de police administrative prévu dans la loi ont bien été mises en œuvre. Il a donné des chiffres Orian selon le ministère de l'intérieur. 1682 interdictions administratives de paraître sur les points de ont été prononcé par les préfets. 96 fermetures de commerce soupçonnées de blanchiments ont également été décidées.

Monsieur le sénateur, quel bilan vous dressez-vous personnellement de cette loi narcotraique ? elle commence à produire des effets incontestablement quand on rencontre les maires parce qu' le travail essentiel des sénateurs, ils disent les fermetures de commerce c'est vraiment très utile. Les interdictions de paraître c'est aussi très utile.

Et puis les résiliations de beau. Une famille de dealers dans un quartier, ils ont un bail social, on résilit le bail et la famille est chassée de de ce quartier pour cesser son trafic. Donc incontestablement euh il y a une avancée.

Non, moi j'écoutais tout à l'heure monsieur Nunes et quand il dit "Mais la lumière s'est pas allumé dans mon dans mon bureau au mois de juin 2025 quand le texte a été voté." Et moi je crois que si nous avons eu des gouvernements successifs qui ont regardé impuissant la place que prenait le narcotrafic en France. Enfin, je c'est ici au Sénat que de sénat qu'il y a des choses qui ont été faites notamment sous François Hollande, c'est ce qu'il disait.

Bien sûr qu'il y a des choses qui ont été faites. Il faut pas non plus être totalement maniquin. La prise de conscience pas à la mesure de la place que prenduse 50 morts à Marseille en 2023 et et à partir du moment ça appelait un texte et ce que nous avons dit au Sénat et ce que j'ai expliqué dans le débat à l'occasion de l'article 51 mais c'est il a fallu que ce soit une initiative parlementaire et ça devrait poser une question mais ça la posé à tout le monde.

C'est c'est le travail d'un gouvernement ça. le gouvernement il est connecté avec la réalité. Pourquoi a-t-il fallu attendre que ce soit au Sénat qu'on dit mais non, ils font une grande loi sur le sujet.

Alors après, on pourra dire mais vous sa c'est pas le seul sujet. On a un gouvernement qui regarde une dette à 3400 milliards, on va être à 140 milliards de déficit budgétaires. Bon, finalement, on accepte, on regarde ça un petit peu comme ça.

On a un problème démocratique profond et je choisir le le ce qui a été fait ici au Sénat, ça ça justifie de l'existence du Sénat parce que les sénateurs, le Sénat il est en contact direct avec une réalité de terrain et l'impression que l'on a c'est qu'aujourd'hui on a un gouvernement qui est déconnecté, on le voit sur l'agriculture et on voit à l'Assemblée nationale beaucoup plus d'idéologie que de pragmatisme. La marque du Sénat, c'est c'est c'est une institution physiocrate. On comprend les réalités physiques et on apporte des réponses.

Juste pour revenir sur le le narcotrafic, on vous voyez que seulement 14 % des décrets nécessaires ont été pris par le gouvernement. Qu'est-ce que vous dites ? C'est normal ?

C'est le c'est comme ça que ça se passe en général ou vous dites bah le gouvernement traîne un peu des pieds ? C'est ce que je vous disais il y a quelques instants. C'est le droit, l'administration, le règlement a pris le pas sur la réalité des choses.

Donc vous avez des décrets qui tournent de ministère à l'autre. Vous avez le Conseil d'État bien sûr qui se prononce et vous avez un gouvernement qui fait du droit et qui passe son temps à faire du droit. Donc il fait des normes, donc il crée des administrations au service des normes et on les empile et à un moment il faut une réaction rapide et cette impuissance publique d'agir rapidement c'est une marque de notre démocratie contemporaine mais je crois qu'on est à bout de souffle.

Les français ils attendent les agriculteurs, vous allez voter un texte mais vous allez voir les délais d'application parce qu'on va vous dire oui mais il y a une réglementation européenne, il faut s'y soumettre et cetera. C'est ça le sujet aujourd'hui. Les Français n'acceptent plus et ne comprennent plus le monde politique parce qu'il est impuissant face à à à une masse de réglementation de normes et de contrainte et le politique n'arrive plus à en faire façon.

Donc je je pense que la les grandes réformes démocratiques qui doivent s'ouvrir désormais dans la situation complexe de la France, c'est ça. Être plus réactif, plus rapide, ne pas s'affranchir s'affranchir des normes bien sûr, mais mettre en place un système qui permet d'agir vite et d'agir efficacement. Un un mot parce que on l'a vu he lors de de vos travaux, les les narcotrafiquants, ils s'adaptent et ils ont quelque part souvent une longueur d'avance.

Est-ce que la loi qui a été promulguée l'été dernier, elle est suffisante ou est-ce que vous dites déjà il va falloir réfléchir à d'autres mesures ? Alors et vous savez les narcotrafiquants, ils s'adaptent au monde qu'on leur impose. Donc ils vont trouver des échappatoires et ils vont s'adapter à à ce texte.

Dans ce texte, il y a il y a il y a il y a plusieurs choses. D'abord, on a on a permis de mieux comprendre comment marche le système. Le narcotrafic, c'est comme Carrefour ou Lidl.

Vous avez un consommateur, vous avez quelqu'un qui décide d'une chaîne d'approvisionnement. Quand on a compris ça, il faut la détruire totalement. Il faut taper haut du spec, mais il faut aussi s'adresser au plus près sur les points d'î ceux qui transportent l'argent qui transportent la drogue.

Donc là-dessus, notre texte répond à à à à comment dire à une lutte contre tous les maillons de cette chaîne qui est une chaîne complexe. Et puis la deuxième chose, si on veut bien comprendre comment ça marche et si on veut cibler ceux qui sont à l'origine de ce trafic, mais il faut rentrer dans l'entreprise. Si si vous rentrez pas dans l'entreprise, vous connaissez pas les noms, les comptes bancaires, les entreprises, vous connaissez pas les flux, par où ça passe et cetera.

Donc quand on a mis en place avec Jérôme Durin un système et qui permet de de développer le statut des repentis, quand vous aurez une tête de réseau qui dira "Oui, écoutez finalement je dis tout à la police" et qui va expliquer comment ça se passe pas seulement en France mais sur l'océan Atlantique, dans le Golfe du Niger, comment ça se passe dans la mer des Caraïbes en Amérique du Sud quand il expliquera comment les flux d'argent sales circulent avec les cryptomonnaies et là vous serez efficace hein. Je constate que les décrets d'application d'ailleurs sur ce sujet-là sont pas encore pris. Gérard al manin dit c'est compliqué, c'est vrai que c'est très complexe, je le comprends mais mais il faut aller vite.

Puis le même sujet c'est les infiltrer et pas les infiltrés c'est les indicateurs et les informateurs. Le petit dealer dans son quartier mais il sait d'où vient la drogue, il sait où elle est stockée, il sait où est stocké l'argent. Il faut que la police puisse continuer à le laisser agir alors qu'il dit tout, alors qu'il explique, il permet ensuite à la police de comprendre le système.

Donc pour répondre à votre question, quand on fait évoluer le statut des repentis, quand on fait évoluer le statut des indicateurs, on fait un travail remarquable. En revanche, ça va prendre du temps, hein. Ces organisateurs, ils sont dans les Émirats du Golf, ils sont en Afrique du Nord, ils sont en Amérique du Sud.

Donc c'est compliqué. Il faut de la coopération internationale, il faut faire des écoutes, il faut faire du renseignement, il faut les suivre, les observer. Oui, ça va prendre du temps.

La seule question qui vaut, est-ce qu'on a mieux armé nos services régaliens pour lutter contre ça ? Je je crois que oui, on les a mieux armés. Maintenant, ils ont les outils euh donc les douanes, les services de renseignement, notre marine et cetera, ils doivent les utiliser, ils doivent nous dire pour répondre à votre question, bah là c'est pas suffisant, il faut aller plus loin.

On reçoit si vous la rappelez dans dans quelques instants la la nouvelle patronne du Pnaco, hein, le parquet national antiriminalité organisée. C'est une des mesures phares de cette loi. Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire à Vanessa Peré ?

Je dirais deux choses. La première la création du Pnaco, elle a été un peu contestée. Les GIR se disaient "Oui, mais on va être dépossédé certain nombre de procédures dans les juridictions régionales." Donc voilà, comment est-ce qu'elle va prendre cette place ?

Comment est-ce qu'elle va s'imposer ? Et puis deuxièmement, et ce qui m'intéressera moi, c'est de savoir quels seront les choix qu'elle fera, quelles sont les affaires qu'elle va cibler et notamment à l'international. Voilà, comment est-ce qu'elle va coopérer avec la DEA aux États-Unis, avec Europol, avec Interpol ?

Euh comment est-ce qu'elle va choisir les affaires les plus significatives ? Et là, ça n'est pas ça n'est pas facile parce que les criminels les plus puissants, ils sont dans un monde occulte, ils sont dans un monde pâque. Comment les repérer ?

Comment les diagnostiquer ? Comment est-ce qu'elle va s'y prendre ? Parce que pour être efficace, il faut bien cibler.

On lui posera ces questions dans quelques instants. On va voir parce que les maires ils sont aussi impactés évidemment et ça vous l'avez beaucoup montré dans vos travaux par cette question du narcotrafic. On va à Montpellier.

Bonjour Sébastien Côte, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes adjoint à la sécurité à la mairie de de Montpellier. Montpellier, vous avez décidé de fermer dans plusieurs secteurs de la ville les épiceries de nuit à 22h du jeudi au dimanche.

Ça fait la une du midi libre d'ailleurs ce matin. Alors, il y a des questions de de nuisance sonore, mais est-ce que aussi ce choix vous l'avez fait pour lutter contre le narcotrafic ? Bonjour.

Oui, très clairement et vous me permettrez effectivement de rendre hommage au travail qui a été fait par la commission d'enquête présidée par Géron Burin et dont Étienne Blanc était le rapporteur parce qu'effectivement euh ils ont bien mis en exerg que dans toutes les villes et toutes les villes sont concernées. Nous sommes confrontés depuis une quinzaine d'années à une prolifération de ce que moi j'appelle des commerces non désirés. C'est-à-dire que dans une rue, vous allez avoir de 3 qu épiceries.

J'y rajouterai euh quelques barbeures, quelques ongleries dans lesquels vous avez très peu de clients. Ce sont des commerces qui cumule, je dirais, tous les problèmes, trafic de cigarettes, euh trafic de protoxyde d'azote et qui très clairement alors c'est pas le haut du spectre mais c'est une manière à coût de milliers d'euros tous les jours, de dizaines de milliers d'euros chaque semaine. est une manière de blanchir et donc avec le maire de Montpellier, Michel de la Fosse, on a dit stop, on nen peut plus, les Rivins n'en peuvent plus.

Donc effectivement avec les pouvoirs de police qui sont les nôtres, nous avons décidé de limiter les ouvertures de ces épiceries parce qu'elle elles engendrent beaucoup de nuisance et effectivement elles sont une des parties du narcotrafic. Je le rappelle très régulièrement et à Montpellier en 1 an, trois victimes, trois morts dans des épicerie nuit qui ont été incendié incendié parce qu'elles sont l'objet de de lutte entre des groupes et sans doute parce que c'est très lucratif. Vous comprenez cette décision Étienne Blanc ?

Bien sûr. Et don une réponse à monsieur Nunes. C'est pas d'hier qu'il y a des épiceries nuit, des ongleries et cetera.

Voilà. Et il a fallu un texte au mois de juin 2025 d'initiative sénatoriale comme je le disais pour les faire fermer beaucoup plus facilement pour les pour leur interdire leur activité. On l'a pas découvert c'est le système de blanchiment le plus connu.

Sébastien côte est-ce que cette question du narcotrafic une question qui s'invite dans la campagne des municipales ? Ah bien sûr, je pense qu'effectivement chacun doit prendre ses responsabilités. Les maires doivent prendre leur responsabilités.

Bien sûr, les collectivités locales ne sont pas en charge de la lutte contre le trafic de stupéfiant, mais je pense que en lien avec la préfecture, en lien avec la police nationale, nous pouvons agir. Pourquoi est-ce que nos préfets de l'héros en 2025, nous avons le record grâce à un préfet qui était très actif, nous avons eu 80 fermetures administratives d'épicerie de 80, c'est plus d'une par semaine. Pourquoi ?

Parce que nous travaillons main dans la main, police municipale, police nationale pour dresser des procès verbaux, voir toutes les infractions et je le répète, il les cumule contrebande de cigarettes, vente de protoxyde d'azote, trafic de stupéfiant, hein, donc vente d'alcool à des mineurs et cetera. Donc bien évidemment, nous pouvons agir et je pense que les maires doivent se saisir de tous leurs pouvoirs et surtout travailler main dans la main avec la préfecture, la police, la police nationale. C'est un enjeu de société.

Moi, je ne suis pas d'accord avec le ministre euh que j'ai euh entendu. Cela fait 15 ans que cela prolifère. Nous avons perdu 15 ans et le rapport sénatorial le pointait extrêmement bien et je suis je dois vous dire que je découvre ce chiffre 14 % des décrets d'application, je suis stupéfait.

C'est-à-dire que nous avons encore perdu allez reste 1 an. Merci Sébastien Cotte, merci d'avoir été avec nous adjoint à la mairie de Montpellier en charge des questions de sécurité. On parlait des municipales.

On va continuer en parler des municipales chez vous à Lyon. Étienne Blanc où on va aller. Bonjour Francise Gelmeyer.

Merci d'être la rédacteur en chef adjoint au progrès. On va faire un point avec vous sur la campagne des municipales à Lyon. Francis et Jean-Michel Olas, l'ancien président de l'OL qui semble faire la course en tête.

Oui, bonjour Orian, bonjour à toutes et à tous. On peut dire que Jean-Michel Holas ben a créé la surprise en déclarant sa candidature et puis ben depuis cette déclaration, il fait la course en tête. lui qui devrait être outsider puisque c'est le nouvel arrivant et ben aujourd'hui c'est le favori pour cette élection de de mars prochain.

Euh je voulais profiter de la la présence du sénateur Étienne Blanc qui connaît effectivement très bien Lyon qui a été candidat lui-même à l'élection municipale lors des du dernier scrutin. Il y a des proches à lui qui sont peut-être de liste. Je pense à Béatrice de Monti notamment.

Ce qu'il pense d'un projet comme le projet du tunnel sous-fourvière. Sachant que lors de la dernière élection, le le débat s'était focalisé autour de l'anneau des sciences qui était un gros projet structurant de contournement. C'est un peu le serpent de mer à Lyon.

J'aurais aimé avoir son sentiment dessus. Est-ce que c'est une prise de risque ? Est-ce que c'est une bonne idée ?

Est-ce que c'est un projet réalisable ? incontestablement euh c'est un sujet depuis des temps immémoriaux quand nous avons les grands départs en vacances on annonce à Lyon le bouchon de fourvière 5 10 15 20 parfois 50 km pratiquement parfois jusqu'à Villefranche Tursa et on a des encombrements. Voilà donc c'est un véritable sujet.

Moi vous l'avez c'est la bonne réponse. Alors moi dans ma campagne électorale, j'avais proposé cela. C'était pas tout à fait le même tracé, c'est pas tout à fait les mêmes conditions.

Et il y a deux solutions. La première solution, vous faites un tunnel et sous fourvière. La deuxième solution, vous améliorez le contournement de Lyon sur l'est.

Voilà. Moi, je pense que la priorité des priorités aujourd'hui, puisque les voies existent sur l'est, c'est d'améliorer les flux sur l'est. Pourquoi ? parce que la construction d'un tunnel, la recherche des financements, on sera à plus de 4 milliards d'euros qu'on va demander à l'agglomération lyonnaise de financer. dans les circonstances financières actuelles, ça me paraît extrêmement difficile.

Donc je suis de ceux qui pensent que l'idée n'est pas saute, qu'elle mérite d'être travaillé, mais que la réactivité et la rapidité c'est plutôt en l'état actuel des choses, d'investir sur l'est de manière à à faciliter le contournement de Lyon et puis continuer à travailler ce dossier, trouver des concessionnaires, trouver surtout les moyens techniques qui pourront permettre de réduire les coûts parce que les coûts sont très élevés. Dès qu'on creuse, on est dans la nappe fratigue de Lyon et et puis ensuite, il y a un problème, c'est que il il faut avoir des échangeurs à l'entrée du tunnel et puis il faut en avoir à la sortie. Donc, ce sont des coûts qui sont extrêmement importants.

Un mot Étien, pardon, allez-y Francis. Oui, il y a il y a le tracé de toute façon, il y a l'entrée, la sortie qui se trouve pas loin de de Saint-Font et qui pose problème également puisqu'on est dans une zone de PPRT. Donc toutes ces conditions et en plus le projet nous nous avons fait nous avons interrogé des spécialistes, c'est plus de 4 milliards.

C'est vraiment un projet plus élevé que ce qui est annoncé pour l'instant. Mais je pense qu'il faut y travailler parce que l'idée n'est pas saute. C'est une idée très ancienne hein.

Gérard Colomb avait proposé l'anneau des sciences. C'est pas une idée totalement saute mais elle mérite d'être c'est une campagne électorale, elle a l'avantage de poser les questions et de permettre ensuite un mot rapidement Étienblancne électorale dont vous a écarté Jean-Michel Holas, il vous juge trop à droite. Est-ce que lui vous jugez qu'il fait une campagne trop à gauche ?

Ah ben écoutez quand il me suspecte d'être trop à droite, il a pas complètement tort. Je sais pas si vous remarquez mes prises de position moi. Voilà et je suis arrivé à une période de ma vie politique où je fais preuve d'une certaine franchise, je dis mes idées.

Alors est-ce qu'il fait une campagne qui vous écarté ? Comment vous avez compris qui vous a écarté ? Écoutez moi j'ai été très très clair et j'ai dit si vous avez besoin de moi, je suis à votre disposition.

Je ne demande aucun poste par plagier le général de Gaulle, mais c'est pas 72 ans que je vais commencer une carrière de conseiller municipal, vous comprenez ? Voilà. Bon, donc je lui avais expliqué ça très clairement et il a besoin de moi, il me sollicite, je l'aide.

Et je lui ai proposé de l'aider sur deux sujets, sur la lutte contre le narcotrafic parce que quand vous voyez ce qui est en train de se passer à Lyon et il est temps de réagir là aussi. Et deuxièmement sur les finances, j'av dit, il faut faire à la métropole de Lyon ce que nous avons fait avec le renvoquier à la région, c'est-à-dire 15 % d'économie pour pouvoir investir investir sur les bâtiments, investir sur le le paysage urbain. Il a estimé que ça n'était pas à un homme de droite de faire cela.

C'est son choix. Mais je le dis très clairement, moi je voterai pour Jean-Michelas parce que la priorité des priorités, c'est de mettre un terme à cette expérience des verts et de l'extrême gauche que les Lyonnais ne supportent plus. Merci beaucoup.

Merci Francise Eagle Meilleyer.

Étienne Blanc : « Il faut une coalition avec les États-Unis pour détruire le régime iranien » — Étienne Blanc · Pourquijevote