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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 9 mars 2026 52 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Revivez l'arrivée d'Emmanuel Macron sur le Charles de Gaulle (discours et interview)|LCI

Au micro : Guillaume RoquetteSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 72 %Attaque 8 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Colonel Goya, par quoi passe concrètement la dissuasion de ce porte-avions ?

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Où est positionné le porte-avions dans la région et que fait-il au quotidien ?

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous expliquer le rôle des avions et des hélicoptères embarqués ?

  • 4:38OuverteRéponse directe

    Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense, quel message envoyer avec ces images spectaculaires ?

  • 4:55OuverteRéponse directe

    Quel est le message principal du président dans ce contexte explosif ?

  • 9:06OuverteRéponse directe

    Colonel, expliquez-nous ce que nous voyons sur le Charles de Gaulle qui sert de dissuasion.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:34InvitéChiffre
    « Le président a dit 8 frégates, 2 portes hélicoptères amphibies, le Charles de Gaulle. »
  • 1:56InvitéFait
    « Il a esquissé ce que pourrait être la suite des missions pour une partie de ces forces militaires, c'est-à-dire rétablir une liberté de navigation. »
  • 2:26InvitéFait
    « Il a été en contact avec Benjamin Netanyahou, qu'il est en contact quotidien avec Joseph Aoun, le président libanais. »
  • 6:14InvitéChiffre
    « C'est 44 000 tonnes peut-être de diplomatie, mais c'est surtout de l'expression. »
  • 8:45InvitéFait
    « Je reste voilà. »
  • 12:52InvitéChiffre
    « 2500 hommes qui attendent visiblement une prise de parole du président de la République. »
  • 15:24InvitéChiffre
    « La France va au total déployer au Moyen-Orient 8 navires de guerre, un porte-avions, deux portes-drones. »
  • 15:36InvitéFait
    « L'opération la plus importante, c'était l'opération Prométhée. C'était en 1987. »
  • 21:57InvitéChiffre
    « On a à peu près une force de frappe maintenant d'une soixantaine d'avions de combat, de rafales pour l'essentiel. »
  • 23:57InvitéChiffre
    « Dans la région, nous avons plus de 400 000 ressortissants qui vivent. »
  • 26:15InvitéFait
    « Mission qui nous est familière et qu'on a pu accomplir avec d'autres il y a maintenant quelques décennies. »
  • 34:17InvitéFait
    « Nous ne sommes pas partis à ce conflit et nous n'entendons pas y être. »
  • 36:08InvitéPromesse
    « J'ai pris la décision de demander au groupe aéronaval de venir en Méditerranée orientale. »
  • 36:45InvitéFait
    « Nous avons des ressortissants dans la région. »
  • 43:24InvitéPromesse
    « Nous aurons fini dans les 48 prochaines heures les déploiements. »
  • 45:31InvitéFait
    « L'impact de cette guerre se fait déjà ressentir dans les prix à la pompe. »
  • 47:13InvitéFait
    « La France n'a pas déclenché ce conflit, elle n'y est pas partie prenante. »
  • 48:57InvitéFait
    « Nous ne participons pas au système israélo-américain au moins tant qu'il dure. »
  • 50:09InvitéFait
    « C'est à dire qu'aujourd'hui ça ne sert pas à grand chose si la guerre est finie le détroit est libre. »

Temps de parole

  • Invité35 %
  • Invité 218 %
  • Invité 316 %
  • Invité 412 %
  • Invité 55 %
  • Invité 65 %
  • Invité 75 %
  • Présentateur2 %
  • Invité 82 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Colonel Goya, dissuader, ce porte-avions est là pour dissuader, mais concrètement, par quoi ça passe ? Il est où dans la région ? Que va-t-il faire au quotidien ? Ces avions vont-ils survoler de manière continue la zone ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer ? Non, non, on va rester en alerte, on va rester en présence. A côté du porte-avions, il ne faut pas oublier qu'il y a aussi un porte-hélicoptère. Ce n'est pas anodin, c'est-à-dire que s'il doit y avoir des évacuations, ça passera par ce porte-hélicoptère. Donc c'est une force de présence en réalité qui est là, qui est là pour dissuader, d'attaquer effectivement nos forces françaises.

Il y a des forces françaises dans la Finule, au sud du Liban, pas très loin. Il y a aussi des forces françaises un peu plus loin, en Jordanie, évidemment aux Émirats arabes. Mais c'est surtout concentré sur la Méditerranée orientale, cette présence, cette forme de dissuasion et de protection et d'évacuation éventuellement. Mais aussi c'est une force de présence diplomatique, montrer quand même qu'on est là et qu'on est là entre Européens, puisque le porte-avions est escorté de son escorte habituelle de frégates françaises, mais aussi italiennes et espagnoles.

Donc en réalité c'est une opération militaire européenne qui est là pour faire au moins acte présence et ne pas être hors de l'histoire d'une certaine façon. Allez-y Hélène Bonnel. Juste un mot quand même sur ces images qui sont quand même impressionnantes. Parce que j'ai aussi eu l'occasion d'arriver en hélicoptère sur le Charles de Gaulle, alors qu'on soit journaliste ou président, je pense que c'est toujours aussi impressionnant. Oui, c'est vrai que là on a quand même eu un gros déploiement de force. Le président a dit 8 frégates, 2 portes hélicoptères amphibies, le Charles de Gaulle. Donc il y a le signal diplomatique, il y a le signal militaire.

Et il l'a dit, il y aura sans doute plusieurs temps, là on est dans la posture défensive, solidarité avec Chypre, solidarité avec nos alliés sur place. Et puis il a esquissé ce que pourrait être la suite des missions pour une partie de ces forces militaires, c'est-à-dire rétablir une liberté de navigation. Pour l'instant, on n'a pas encore une idée très précise de la forme que ça pourrait prendre. Il a dit que la France avait déjà une expérience en la matière avec la mission Aspides en mer rouge. Et il a fait comprendre que s'il y avait intervention, ce serait dans un temps où ce serait possible, sous-entendu peut-être à un moment où les combats sont moins intenses dans la région.

Et puis il y a sans doute aussi derrière ce signal envoyé de soutien au Liban, puisqu'on sait que le président est très actif dans ses écoutes de téléphone, qu'il a été en contact avec Benjamin Netanyahou, qu'il est en contact quotidien avec Joseph Aoun, le président libanais. Donc voilà, c'est tous ces messages qui sont envoyés à travers cette visite. Et on imagine que oui, il va y avoir une rencontre avec les marins à bord, et puis ces grands caps stratégiques qui vont être rappelés. Donc d'un instant à l'autre, on va voir le président français descendre de cet hélicoptère et arriver sur le pont du porte-avions Charles de Gaulle.

Nous sommes sur ce porte-avions en exclusivité avec Léonard Attal, qui suit depuis plusieurs heures maintenant le président de la République. Il est là, le président français. Voilà, qui salue les premiers hommes à bord. Président de la République, il monte à bord. On a entendu l'annonce, je pense, sur le porte-avions de l'arrivée du président français. Expliquez-nous les conditions quand on est sur un pont comme celui-là, colonel. Écoutez, en fait, c'est assez classique, cette visite assez classique. Il a été accueilli par le Pacha, c'est sans doute celui que l'on voit. Donc techniquement, ça ne pose pas de problème particulier. On est sur un porte-avions.

Donc voilà, en réalité, sa présence est, comment dire, sa présence est symbolique. Il n'a rien que décidé sur place. Il rend visite, c'est important, il rend quand même visite aux forces françaises déployées. Donc c'est toujours intéressant. Ça souligne l'importance, par sa présence, de l'événement. Mais voilà, c'est quelque chose de purement symbolique et politique. Mais je reviens sur ce que disait tout à l'heure. En fait, oui, sur ce que disait Hélène, c'est une force qui est en réalité en réserve.

En réserve, qui est prête à la fois à protéger la région, qui n'est pas forcément complètement menacée, mais qui est prête à intervenir éventuellement au profit de la région et éventuellement à soutenir une deuxième phase qui serait beaucoup plus active de protection du commerce à la manière de l'opération Prométhée qu'on avait lancée en 1987 pour rétablir la liberté de navigation dans le Golfe. Accueillons Gérard Longuet qui nous a rejoint sur ce plateau. Bonjour Gérard Longuet. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation également. Vous êtes ancien ministre de la Défense. Vous êtes déjà monté sur le pont du porte-avions Charles de Gaulle. On l'imagine très bien.

Oui, au large de la Libye. Au large de la Libye. Alors, le colonel le disait parfaitement depuis quelques minutes ici. Il est question pour la France d'être en réserve, d'être dans la dissuasion. Mais pour vous, quel est le message à retenir devant ces images qui restent pour nous spectaculaires ? On n'a pas l'occasion d'être embarqués sur le Charles de Gaulle régulièrement. Le président vient dans un contexte absolument explosif. Quel est le message envoyé à travers ces images ? Oui, c'est un privilège que le président partage avec les 2000 marins qui équipent le Charles de Gaulle et qui font un bon témoignage de la force marine nationale.

Maintenant, son usage précis, très honnêtement, au point où nous en sommes, à part en effet, comme le colonel Goyal a évoqué, contribuer à la sécurité de l'environnement dans l'est méditerranéen de Chypre, la Crète, je ne pense pas. En tout cas, Chypre, oui, c'est tout à fait possible. Et notamment parce que Chypre est une excellente base pour récupérer des populations qu'il faudrait évacuer rapidement du Liban. Là, cette fois, le Charles de Gaulle, il est au large de la Crète. Je me regarde. Vous corrigez bien sûr si je... Oui, c'est plutôt Chypre qui serait concerné à ce moment-là. Alors, bien sûr, chers téléspectateurs, vous le comprenez bien.

Si le président de la République s'exprime, et ne serait-ce que dans des échanges avec des militaires, nous tendrons l'oreille, nous essaierons d'écouter chaque mot, parce que chaque mot compte. Chaque mot est pesé dans ces moments-là. Vous me le confirmez, M. le ministre. Chaque mot compte, va être disséqué par ceux qui sont chargés de les recevoir. C'est 44 000 tonnes peut-être de diplomatie, mais c'est surtout de l'expression. Parce que dire la même chose dans une salle de réunion d'un hôtel international n'a simplement aucun sens. Le dire du pont du Georges, ça donne une certaine autorité à celui qui aimait le message.

On a, vous le savez, quelques difficultés de connexion avec notre équipe qui est sur place. Ce n'est pas surprenant. Elle est là en exclusivité. On essaie d'en profiter dès qu'on peut. Léonard Attal, merci beaucoup. Parce que c'est difficile pour vous de vous connecter. Il y a aussi des questions de sécurité. Léonard Attal, vous avez échangé avec l'Elysée ces dernières heures les enjeux pour le président, les enjeux pour l'armée, les enjeux pour les Français dans la séquence terrible que nous traversons tous géopolitiquement parlant. Oui, tout à fait. L'enjeu pour le président, d'abord, c'est de ne pas apparaître transparent.

C'est un truc que la France est présente, présente dans cette région en Méditerranée orientale et présente aussi pour assurer la sécurité, pour assurer ses partenaires, d'où la présence de Charles de Gaulle. Ici, c'est vrai que tout à l'heure, je ne disais pas bien forcément situé où nous étions. Nous sommes dans les seaux territoriales grecques, au large de la Crète. Nous avons fait à peu près un quart d'heure d'hélicoptère pour arriver sur la portée de Charles de Gaulle. C'est le même trajet qu'a fait le président de la République. Voilà pour la situation où nous sommes.

Pour l'émission de Charles de Gaulle, alors que le président de la République est en train de saluer les trucs juste devant moi, l'émission, pour l'instant, c'est avant tout de dissuader. De dissuader parce que le porte-avion Charles de Gaulle n'est pas seul. Il est accompagné de cultures frégates. Il est accompagné de, vous voyez peut-être, derrière moi, je vais vous montrer, derrière moi, de rafales marines. Et après, vient 20 avions rafales sur son porte-avion Charles de Gaulle. Il est accompagné d'un sous-marin, c'est le symbole de la diffusion nucléaire. Donc le champ, du coup, ce n'est pas juste ce porte-avion que vous voyez ici et sur l'émission qu'il va occuper.

On ne sait pas pour l'instant vous dire réellement s'il va aller vers le Liban, qui n'est pas très loin d'ici, qui est à une demi-heure, à vol d'oiseau de Chypre, ou s'il va peut-être aller même du côté du détroit d'Ornus puisque le président de la République a dit qu'il voulait tenter de débloquer la situation au niveau du détroit d'Ornus. Donc voilà, pour l'instant, il y a encore des zones de flux. Il y a semblablement sur l'émission qui vont peut-être allouer dans cette crise au Charles de Gaulle. En tout cas, le président de la République, et pour lui, clairement, Emmanuel Macron, c'est une démonstration de force.

Je vous le disais, vous montrer que la France est présente dans cette région du monde, est présente pour assurer les partenaires et pour dissuader donc ceux qui voudraient s'en prendre. Par exemple, à Chypre, puisque le président de la République était il y a quelques heures à Chypre pour dire la solidarité de l'Union européenne à ce pays de l'Union européenne qui a été attaquée par des missiles possiblement de l'Iran, mais aussi, a dit le président tout à l'heure, je reste voilà. Merci infiniment. Léonard Attal, dès que c'est possible, on revient vers vous, bien évidemment. Merci beaucoup d'avoir réussi à monter comme ça sur ce porte-avions Charles de Gaulle.

C'est vraiment formidable de le suivre avec vous. Colonel Goya, c'est spectaculaire pour chacun d'entre nous. Peut-être que vous, monsieur le ministre, monsieur l'ambassadeur ou le colonel, vous avez plus l'habitude, mais expliquez-nous ce que nous voyons. Moi, je ne suis jamais allé sur ce porte-avions, je n'ai jamais vu ces images. Qu'y a-t-il sur le porte-avions Charles de Gaulle qui sert de dissuasion pour la France dans la région en ce moment ? Pour le porte-avions lui-même, c'est son groupe aérien embarqué. En gros, vous avez une quarantaine d'aéronefs, d'avions Rafale, marines, qui peuvent assurer plein de missions de frappe ou de renseignements éventuellement.

Sans oublier son radar volant, le Hawkeye, qui peut aussi surveiller toute la zone. C'est le biturbo-propulseur que vous aperceviez au fond des images de l'arrivée. Voilà, qui peut surveiller toute la zone et voir par exemple l'arrivée de missiles dans le secteur. Donc ça vous est cette première capacité. Et puis il ne faut jamais oublier, il y a tout ce qu'il y a autour. C'est-à-dire toutes les frégates qui sont autour, qui ont également leur capacité de frappe anti-aérienne notamment. Et c'est quand même, pour l'instant, c'est quand même le sujet premier en termes de protection de la région. Éventuellement d'autres capacités de frappe, mais ça c'est l'essentiel.

Et puis ces capacités de porte-hélicoptère qui, alors, pourraient embarquer des troupes aussi. On peut embarquer des troupes sur porte-hélicoptère. On peut embarquer un bataillon et avec des hélicoptères pouvoir les déposer au sol pour mener un certain nombre d'actions. Ou simplement, et c'est quand même pour ça que c'est prévu essentiellement, pour faciliter des évacuations sur Chypre, comme ça a été évoqué, et comme ça a été le cas dans le passé. Alors, M. le ministre vient vers vous, mais Hélène Bonnet a aussi la chance et le privilège de monter sur ce porte-avions. On s'en souvient très bien, un reportage pour LCI il y a quelques années. C'est une ville flottante.

Oui, c'est impressionnant parce que déjà ça vit tout le temps. Et puis, donc là, c'est vrai qu'à l'extérieur on voit tout de suite les avions, mais dès que vous pénétrez à l'intérieur, il y a énormément de choses. Vous avez un hangar, vous descendez dans ce hangar avec une sorte de nacelle. Là encore, vous avez d'autres avions qui sont stockés, qui sont en maintenance à l'intérieur. Vous avez aussi toute la vie qui s'organise à bord. Le Metz, en gros la cantine, là où mangent les marins, vous avez tous les corps de métier, parce que là on voit les militaires, vous avez tous les corps de métier qui permettent de faire fonctionner ce grand bâtiment. C'est impressionnant.

Et quand les lumières la nuit s'éteignent en quelque sorte, vous avez une sorte de lumière rouge qui continue d'être allumée pour vraiment faire la distinction entre jour et nuit. C'est vraiment un univers fascinant. La vie ne s'arrête pas. Voilà, c'est fascinant. Mais venons-en maintenant à l'éléphant au milieu de la pièce. La grande question que beaucoup se posent certainement en en regardant, c'est de savoir si du défensif, ce porte-avions peut passer à l'offensif. Le croyez-vous ? Non. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas aujourd'hui engagés dans cette coalition. En revanche, nous avons des responsabilités vis-à-vis des pays avec lesquels nous avons des accords.

C'est le cas évidemment des Émirats Arabes Unis où nous avons une base aérienne, terrestre et navale. Et puis, dans le cadre de la relation entre le Liban et Égypte, je suis pour ma part content que la France soit présente. Elle a, avec le Liban, des liens que je ne développerai pas à cet instant, mais qui sont anciens et constants. Et si nous pouvons garantir, le cas échéant, une libre circulation, parce que ce pays importe tout, le Liban, pour des raisons diverses et variées, a besoin de la circulation navale, a besoin de la circulation aérienne. Nous pouvons contribuer à la sécurité de la circulation navale et nous pouvons contribuer aussi à la sécurité de la circulation aérienne.

Regardez des images spectaculaires, pardonnez-moi, mais la nacelle, nous l'avons prise là, donc en direct. Nous descendons à l'intérieur. Regardez, des centaines d'hommes. Il y a combien d'hommes, rappelez-moi les chiffres embarqués ? 2500. 2500 hommes qui attendent visiblement une prise de parole du président de la République. Si c'est Emmanuel Macron qui vous appelle, Gérard Longuet, vous décrochez. Oui, mais je demande de me rappeler. Alors, monsieur l'ambassadeur, est-ce que du défensif, ce porte-avion et ses troupes pourraient passer, selon vous, à l'offensif ? Alors, d'abord, ça dépendrait d'une décision politique.

Le porte-avions lui-même, je crois que tout a été dit sur, je dirais, la signification de sa présence au large de la Crète et aussi à proximité de Chypre. Je pense que le risque qu'il pourrait y avoir un engagement du feu, ce serait dans l'hypothèse ou qui est peut-être envisagée, d'ailleurs, d'une opération de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Hormuz. Je ne pense pas que nous irions seuls. Je pense que ça pourrait être une coalition. Une coalition multinationale. On parlait tout à l'heure des Espagnols, des Italiens qui sont souvent engagés dans le cadre d'opérations conjointes en dehors de l'OTAN, naturellement.

Il y avait Euromarfort, il y avait toutes ces, je dirais, toutes ces configurations possibles. Mais effectivement, c'est dans cette hypothèse-là où nous pourrions être amenés à utiliser les armes si les navires étaient attaqués. Mais en dehors de ça, la présence du groupe aéronaval a une très forte signification politique. Elle a aussi une signification militaire, mais elle reste, à ce stade, je suis d'accord avec le ministre, elle reste, pour l'instant, largement symbolique.

14:23
Présentateur

Guillaume Roquette. Oui, c'était un peu le paradoxe, c'est qu'il y a un déploiement de forces militaires absolument considérable. La France ne dispose pas d'autres équipements aussi impressionnants que son porte-avions nucléaires, Charles de Gaulle. et tout ça, on ne sait pas très bien pourquoi à ce stade. Alors, il y a quand même un indice, c'est que quand il s'est exprimé mardi dernier, le président de la République a rappelé que nous avions les accords de défense avec les Émirats arabes unis, comme le rappelait Gérard Longuet, avec le Koweït, avec le Qatar, et ces accords prévoient que si ces pays sont agressés, la France pourrait venir à leur secours.

Et donc, effectivement, ça ne suppose pas d'aller bombarder l'Iran comme le font les Israéliens et les Américains, mais si l'escalade continuait, il pourrait y avoir une forme de protection à travers, par exemple, l'interception de missiles iraniens frappés sur ces pays, un petit peu comme la France était intervenue lors de frappes iraniennes sur Israël, de mémoire, c'était en 2024.

15:23
Invité

Je le rappelle, la France va au total déployer au Moyen-Orient 8 navires de guerre, un porte-avions, deux portes-drones. Je voyais des commentaires disant que c'était quand même particulièrement massif. C'est inédit ou non, pour bien comprendre ? Je crois que l'opération la plus importante, c'était l'opération Prométhée. C'était en 1987. C'est là où on l'avait déjà déployée en groupe aéronaval et d'autres bâtiments, mais directement dans le golfe à Robo-Persic. Et c'était sensiblement une situation qui ressemblait un petit peu à la situation actuelle. Et c'était pour protéger la navigation dans le golfe à Robo-Persic. On n'était pas en Méditerranée, on était dans le golfe.

C'est-à-dire que si on veut peser un peu plus sur les événements, si on veut protéger notamment un peu plus les Émirats Arabes Unis, il faut peut-être être un peu plus près et pas en Méditerranée. Vous savez très bien, M. le ministre, pour ceux qui nous rejoignent, je rappelle, on est à bord, nous, du porte-avions Charles de Gaulle. Le président de la République est arrivé il y a quelques instants. Il doit prendre la parole devant ces plus de 2000 hommes et femmes qui sont à bord et qui se sont positionnés depuis quelques heures maintenant au large de la Crète. M.

le ministre, on entend beaucoup cette musique depuis des mois, voire des années maintenant, de la disparition de la voix française dans le monde et peut-être particulièrement dans cette région. Est-ce là de nature, selon vous, à remettre l'Église au milieu du village, à envoyer le signal à tous ceux qui doutent, qui sont négatifs quant à notre position dans le monde, que nous sommes toujours là ?

Il ne faut pas avoir une prétention à l'universalité, mais en revanche, on a une présence en Méditerranée, occidentale ou orientale, qui est réelle, qui est respectée de tous nos partenaires et nous sommes les seuls européens à disposer d'un porte-avions et peut-être important à l'espèce des bateaux de projection et de commandement qui sont des portes-hélicoptères adaptés et qui seraient certainement utilisés en cas d'évacuation d'opération civile, d'évacuation de personnes exposées à des risques.

À partir du moment où on a également ce porte-avions et ce groupe aéronaval, il est indispensable, pardonnez-moi d'être un peu technique, mais d'avoir des retours d'expérience pour savoir comment ça marche. Parce que ça ne sert à rien de financer des équipements extrêmement coûteux si on découvre qu'ils ne sont pas adaptés à telle ou telle mission. Et il n'y a que l'expérience en matière de défense qui permette de porter un jugement sur la capacité de nos moyens. François Gouillette, je le rappelle, vous êtes ancien ambassadeur de France aux Émirats Arabes Unis et en Arabie Saoudite. On est regardé encore aujourd'hui avec beaucoup de sérieux par tous les acteurs de la région et bien au-delà.

Notre crédibilité, elle est intacte et particulièrement renforcée par ces séquences, par notre présence en Méditerranée. En tout cas, les pays du Golfe, pour ne parler que des deux que vous avez mentionnés et qui sont les deux pays les plus importants avec le Qatar de la région, effectivement, considèrent que les accords qu'ils ont avec la France sont des accords importants pour assurer leur sécurité et je dirais qu'ils attendent aussi de la France qu'elle fasse entendre une voix qui puisse compter dans le concert des nations aujourd'hui.

Il est clair que de ce point de vue, les pays du Golfe, je le disais tout à l'heure, leur crainte la plus forte, c'est d'être entraînés contre leur gré, au fond, dans cette aventure militaire qui est engagée maintenant depuis quelques jours et dont l'extension est continue. On parle de dissuasion depuis tout à l'heure et ça passe par l'image colonel. Ce que l'on voit hier derrière, pardonnez-moi, derrière les hommes au fond, des missiles, des ogives, est-ce que vous pouvez expliquer ? Non mais parce que il ne faut pas se tromper, tout est choisi, on cadre les images, on choisit ce qu'on veut montrer, on sait sur quoi on veut communiquer.

Ce que l'on montre là au monde à travers ces images, c'est quoi ? On est sur des missiles, alors peut-être... Il y a du solaire. Oui, peut-être... Le solaire, ça ? Je crois. Peut-être. Mais on est dans les hangars, donc on est dans la soute à munitions, si vous voulez, d'une certaine façon du porte-avions. Donc là, vous avez tout. On en voit au-dessus, par exemple aussi... Il y a des RR. Des projectiles, RR. L'intérieur du rafale, c'est qu'il est polyvalent, donc on peut l'utiliser pour faire des missions RR, mais a priori, il y a assez peu de menaces... Enfin, il y a peu de menaces avions.

En revanche, oui, les rafales peuvent être utilisées éventuellement pour taper des drones, éventuellement peut-être des missiles, certains types de missiles, missiles croisières. Vous le rappelez tout à l'heure, en 2024, les rafales qui étaient en Jordanie ont participé à la défense du ciel de cette façon, mais ça peut être aussi, si on le souhaite, on va utiliser des bombes guidées comme celles que l'on fournit aux Ukrainiens, des bombes guidées à distance, toute une batterie de missiles.

On peut aussi faire du renseignement en mettant des dépôts d'Amoclès qui permettent de surveiller également toute la zone, qui permettent de compléter de cette façon ce que je disais tout à l'heure avec les avions radars. On peut en plus ajouter des rafales dans cette mission. Donc on veut dissuader, on va entendre les mots du président d'ici quelques instants qui va essayer de les utiliser également à ces fins-là, on n'en doute pas un instant, mais aujourd'hui, notre force de dissuasion, par exemple, je ne sais pas, dans les états-majors dans la région, on a la télé allumée pour regarder ce que fait le porte-avions français, ce que dit le président français.

On est efficace, on est puissant. Je ne suis pas complètement... Oui, on est puissant, on a des moyens, incontestables, on peut peser sur les événements, mais tout le monde sait qu'on n'a pas envie de peser sur les événements, enfin, en tout cas, on n'a pas envie d'entrer en guerre. Donc on n'est pas actifs, si vous voulez, on n'est pas engagés dans les opérations. Vous avez tous les jours, vous avez des centaines de sorties américaines ou israéliennes en direction de l'Iran, ben là, non, les rafales, ils ne vont pas attaquer l'Iran. Ce n'est pas prévu. Le président français, allez-y, monsieur le ministre, pendant que le président Emmanuel Macron a...

Les états-majors communiquent, ils se surveillent, s'observent et échangent, d'ailleurs, d'une façon positive. Cela ne veut absolument pas dire qu'il y ait une probabilité d'implication totale. Le seul... La seule information qu'a évoquée le président Macron dans son intervention au large, à Crète, en Crète, pardon, c'est en effet le cas d'agression, ce qui est arrivé sur la base britannique de Chypre. Non, mais si vous voulez, le porte-avions plus les deux bases aériennes que l'on a dans la région, on a à peu près une force de frappe maintenant d'une soixantaine d'avions de combat, de rafales pour l'essentiel, peut-être des Mirage 2000, mais surtout des rafales.

Donc, 60 avions de combat, c'est... Voilà, c'est... Ce n'est pas rien. Ça pète. Il a multiplié les séquences forces d'Emmanuel Macron en termes d'images également. Et regardez, il va parler depuis le porte-avions avec ses avions derrière lui. On écoute. La marine, le chef d'état-major particulier, amiral, commandant, je suis heureux de vous retrouver tous et de pouvoir vous dire quelques mots. D'abord, pour vous remercier de la manœuvre qui vient d'être opérée il y a quelques jours.

Je sais que vous étiez partis depuis fin janvier, que vous aviez déjà mené plusieurs exercices en Atlantique Nord et compte tenu des frappes décidées il y a un peu plus de huit jours par Israël et les Etats-Unis d'Amérique des frappes en réponse de l'Iran et de la déstabilisation de toute la région. J'ai en effet pris la décision et demandé au CEMA et au CEMM de pouvoir vous donner instruction de faire route pour rejoindre la région. Peu de marines sont capables de faire ce qui a été fait et vous l'avez fait à vitesse soutenue, je le sais, et dans une manœuvre exceptionnelle et je voulais avant toute chose vous en remercier.

C'est une grande fierté pour moi d'être à nouveau parmi vous, de vous retrouver dans ce hangar et d'être à nouveau sur le Charles de Gaulle avec l'ensemble du GAN. C'est aussi une fierté de le faire avec l'ensemble de nos moyens français et de vous voir coordonner de manière parfaite avec plusieurs Européens. Nous avons vu les frégates néerlandaises, espagnoles, maintenant italiennes, bientôt grecques qui vous rejoignent. Alors pourquoi cette manœuvre et quel est le cadre dans lequel vous allez opérer ? Pour vous en dire quelques mots avec malgré tout la prudence d'usage parce que le cadre est encore mouvant. D'abord pour protéger nos compatriotes.

Dans la région, nous avons plus de 400 000 ressortissants qui vivent et il était important de ramener des moyens pour pouvoir, en cas de rapatriement, de difficulté, être à la manœuvre. Et le GAN, avec l'ensemble de ces moyens, plus ce que nous sommes en train de rapporter ici en Méditerranée orientale, nous permettra d'être à l'initiative et de le faire aussi en lien avec les autres Européens et de ne pas subir. La deuxième chose, c'est de protéger aussi nos alliés, nos amis, ceux avec qui nous avons des accords de défense. Depuis le premier jour, on a envoyé des moyens, système Mistral, Rafale, etc.

Et c'est important de pouvoir être aussi aux côtés des pays de la région avec lesquels nous avons des accords de défense et qui peuvent être fragilisés par ce qui se passe et de pouvoir opérer l'ensemble de la manœuvre et tout particulièrement le faire pour Chypre qui sera le début de votre mission. La Languedoc est arrivée il y a quelques jours, système Mistral aussi et de le faire pas trop loin du Liban qui est aussi sous très forte pression.

Puis la troisième chose, c'est de pouvoir coordonner une manœuvre plus large, elle aussi, totalement pacifique, défensive, mais qui est notre responsabilité, qui est dans ce cadre très désorganisé de pouvoir préserver la liberté de navigation et participer à la sûreté maritime. C'est important pour beaucoup de pays qui sont alliés et c'est important aussi pour les intérêts de la France, en particulier pour la liberté du commerce, pour permettre au pétrole, au gaz de pouvoir circuler parce que nos compatriotes vivent déjà les conséquences de ce qui se passe.

et donc nous aurons à opérer des manœuvres en Méditerranée orientale, vous allez les orchestrer au premier chef, de pouvoir aussi participer aux opérations en mer Rouge et de Suez à Babel-Mandeb, de continuer de faire ce que nous avons plusieurs fois fait ces dernières années, qui est de préserver cette liberté de navigation, dans le cadre en particulier de la mission ASPIDES et de concevoir aussi une mission ad hoc au moment voulu, elle aussi pleinement défensive pour pouvoir restaurer quand les conditions seront permises la circulation et l'ouverture calibrées dans le détroit d'Hormuz, mission qui nous est familière et qu'on a pu accomplir avec d'autres il y a maintenant quelques décennies.

Voilà le cadre, si je puis dire, dans lequel nous nous inscrivons. La France est là pour protéger les siens, pour être aux côtés de ses alliés et de ses amis qui sont frappés et pour pouvoir participer à des missions ô combien essentielles de liberté de navigation et de sûreté maritime. C'est dans ce cadre strict que nous opérons. Nous ne participons pas à un conflit en cours et nous opérons dans ce cadre.

Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix aux côtés de ses amis, celle aussi d'une puissance européenne qui s'est organisée autour d'elle et orchestrée la présence de plusieurs autres Européens et c'est exactement ce que nous allons consolider dans les jours, les semaines, peut-être les mois qui viennent avec le degré d'incertitude que les événements font porter sur la situation.

Voilà ce que je voulais vous dire en vous disant ma confiance, ma reconnaissance pour la manœuvre tout particulièrement des derniers jours mais aussi les exercices que vous avez préalablement conduits et pour vous dire aussi ma confiance pour les jours, les semaines, les mois qui viennent. La mission est exigeante mais je vous sais à la hauteur de celle-ci et tout particulièrement dans cette année un peu particulière pour notre marine nationale mais également avec l'ensemble de nos aviateurs, nos soldats et toutes celles et ceux qui concourent à la mission du GAN. Merci à tous avec ma confiance. Vive la République, vive la France. Allons enfants de...

Puissante cette Marseillaise surtout dans un tel cadre nous sommes et vous êtes à bord du porte-avions Charles de Gaulle embarqué depuis quelques minutes maintenant. La visite surprise du président de la République à ses côtés vous aurez aussi vu le chef d'état-major des armées. Le président de la République est le chef d'état-major à hauteur d'homme au milieu des hommes pour les féliciter d'abord pour une manœuvre qualifiée d'exceptionnelle rapidité d'exécution pour arriver sur zone. Le président qui est aussi dans un exercice de pédagogie expliqué aux militaires mais certainement au grand public pourquoi cette manœuvre.

Protéger, dit-il, les compatriotes protéger nos amis on va tout vous expliquer notamment auprès du Liban coordonner les manœuvres plus larges préserver la liberté de navigation il promet des manœuvres en Méditerranée orientale et vers la mer Rouge et avec potentiellement des manœuvres pour la circulation dans le détroit d'Hormuz la France est là pour protéger les siens dit le président français et il l'a bien précisé nous ne participons pas à un conflit en cours.

Nous sommes toujours avec l'ancien ministre de la Défense que vous êtes Gérard Longuet toujours avec François Gouillet ancien ambassadeur le colonel Goya Hélène Bonnet qui a eu la chance et l'honneur d'être sur ce porte-avions reportage il y a quelques années avec Guillaume Roquette Monsieur le ministre pour commencer le message selon vous principal que le président délivre et laisse dans l'esprit des troupes et des français à l'issue de cette prise de parole Son message est quand même ambigu parce que bon nous sommes présents l'idée est quand même de rendre service et la probabilité de recevoir un mauvais coup est quasi inévitable comment réagir et avec qui le président à juste titre d'ailleurs n'a pas à le dire maintenant mais on doit évoquer cette évidence c'est que quand on envoie des frégates un porte-avions deux bateaux de projection et de commandement et en effet plus de 40 appareils la probabilité qu'il est que l'on s'efforce de préserver la liberté de circulation donc que l'on accepte évidemment d'écarter tout engin type drone type missile de quelque nature qu'il soit la possibilité d'un d'un d'un accident de feu ou pas ou d'être désigné comme une cible par l'Iran appelons un chat un chat est quand même extrêmement forte et il faut que l'opinion française le sache les conséquences potentielles le colonel Goya je me tourne vers vous là encore cette question simple le message envoyé quel sera si vous étiez à bord du porte-avions si vous étiez l'un des militaires à écouter le président de la république en manœuvre au large de la crête en opération quel est le message que vous retiendriez alors d'abord c'est important de montrer qu'il s'est adressé à l'équipage il s'est pas adressé c'est pas urbi orbi il s'est pas un pupitre où il s'adresse au monde donc il s'adresse aux marins pour d'abord pour les remercier pour les saluer et pour leur expliquer la mission qu'ils connaissent qu'ils connaissent tous déjà heureusement mais voilà c'est c'est une mission qui effectivement malgré tout est assez complexe et malgré tout dangereuse aussi le président de la république à nouveau à l'image me dit-on on est toujours sur le pont du porte-avions Charles de Gaulle on va guetter bien sûr chaque mot du président français vous l'avez compris chaque séquence compte chaque mot compte également allez-y colonel oui je disais dangereuse je rejoins ce que disait monsieur le ministre c'est à dire qu'à un moment on va s'engager quand même très près très près de de la ligne de front qu'on va s'engager aussi certainement c'est déjà le cas d'ailleurs pour intercepter un certain nombre de projectiles donc on est déjà en contre de l'Iran organiser la liberté protéger la liberté de navigation d'accord comment on fait qu'est-ce qu'il se passe s'il y a des vedettes iraniennes qui attaquent des navires est-ce qu'il faudra combattre dans ce cas-là est-ce qu'à un moment donné les Iraniens ne vont pas comme dans les années 80 nous prendre également comme cible et donc oui il faut s'attendre il faut peut-être préparer l'idée à cette idée que c'est effectivement c'est dangereux alors je ne parle pas des marins ils le savent mais préparer peut-être l'opinion physique publique française qu'il y a des risques il y aura peut-être des soldats français qui sont agressés et qu'il faudra peut-être répondre à ce moment-là peut-être plus vigoureusement on peut être très vite pris pour co-belligérant avec la présence d'un président français sur le porte-avions en manœuvre au large de la Grèce monsieur l'ambassadeur les diplomates de la région qui regardent le président français que voient-ils ?

ils attendent de connaître nos intentions mais je crois qu'elles ont été exprimées assez clairement par le président nous ne sommes pas partis à ce conflit et nous n'entendons pas y être mais il y a effectivement la perspective d'une opération de sécurisation de la circulation et de la navigation dans le détroit d'Orbus qui peut nous exposer comme le disait le ministre à des attaques par exemple des passes d'Aran qui n'ont pas fait ministère de leur intention de contrôler strictement le détroit et de le fermer l'importance Guillaume Roquette d'envoyer ce message parce qu'il n'y a pas que le message aux armées il y a le message aux français et que l'on retienne en bas de l'égrand nous ne participons pas à un conflit l'importance de ce message-là dans la séquence

34:52
Présentateur

oui et ce que le président de la République n'a pas dit est presque aussi important de ce qu'il a dit corrigez-moi si je me trompe mais moi je n'ai pas entendu prononcer le mot Iran dans l'intervention du président vous avez raison et donc c'est là qu'on voit l'extraordinaire prudence qui est celle de la France

35:08
Invité

Emmanuel Macron s'exprime à nous merci bonjour monsieur le président vous avez détaillé tout à l'heure à Chypre l'étendue des moyens déployés par la France dans la région le Charles de Gaulle concrètement quelles vont être ses missions et vous avez cité la mer rouge le détroit d'Ormousse concrètement à l'interne est-ce que le Charles de Gaulle a vocation à débloquer le détroit d'Ormousse et aller en mer rouge merci beaucoup d'être là d'abord j'ai beaucoup de reconnaissance pour l'ensemble de l'équipage vous savez on est sur le aujourd'hui donc notre porte-avions le Charles de Gaulle il était il y a quelques jours à Malmö donc l'Atlantique Nord a mené des opérations en lien avec nos partenaires et la frégate qui est derrière nous la Bretagne était il y a quelques semaines au Groenland pour assurer les missions qu'on lui avait données être aux côtés de nos alliés pour la sûreté et la sécurité dans cette région ça montre notre capacité de projection quand on le dessine il y a en effet quelques jours j'ai pris la décision de demander au groupe aéronaval de venir en Méditerranée orientale pourquoi parce qu'il y a maintenant une semaine la guerre a commencé dans la région les frappes d'Israël et des Etats-Unis d'Amérique sur l'Iran les répliques de l'Iran et les bombardements de beaucoup de pays de la région beaucoup étant liés à nous-mêmes et donc faire revenir le porte-avions avec l'ensemble des frégates qui l'accompagnent avoir l'ensemble de ses forces c'est à la fois pour nous une évidence et ce qui va nous permettre d'agir d'abord parce que nous avons des ressortissants dans la région on a ces derniers jours et encore ces dernières heures permis à beaucoup de nos compatriotes de passage en vacances ou les plus vulnérables de revenir à travers des rotations militaires des avions affrétés et l'ouverture d'avions de compagnie aérienne de la région néanmoins nous pouvons être confrontés à des situations d'urgence et il est important de pouvoir opérer et donc le porte-avions avec aussi des portes hélicoptères amphibies nous allons en déployer deux au total dans l'ensemble de ces opérations et les frégates vont nous permettre en lien avec les autres européens d'organiser de prévoir de planifier des opérations d'évacuation de rapatriement s'il devait y en avoir ça c'est la première chose protéger nos compatriotes dans une région qui s'est embrasée la deuxième chose c'est que nous avons des accords de défense avec beaucoup de pays qui sont aujourd'hui attaqués alors on a réagi tout de suite on a envoyé des rafales des systèmes de défense antérieure vous étiez ce matin à Chypre on a vu les systèmes Mistral on a envoyé plusieurs autres à Chypre évidemment aux Émirats Arabes Unis Qatar Koweït Arabie Saoudite on envoie aussi des systèmes en Jordanie ou en Irak pour les aider à se protéger et l'ensemble des moyens maritimes que nous sommes en train de déployer vont peut-être participer à ces missions purement défensives on est aux côtés de nos amis et de nos alliés et puis la troisième chose c'est la liberté de navigation et la sûreté maritime c'est de permettre la libre circulation de ce qui fait le commerce international et de ce qui fait aussi la circulation du pétrole et du gaz et là-dessus avec notre porte-avions et les moyens qui se déploient autour on se donne des options pour pouvoir intervenir le moment voulu d'abord donc assurer la libre circulation en Méditerranée orientale c'est pour ça que dans un premier temps il rejoindra la frégate Languedoc qui depuis plusieurs jours est déployée au large de Chypre ensuite la circulation en mer Rouge du canal de Suez à Babel-Mandeb et là nous avons une mission qui est structurée parmi les Européens qui s'appelle la mission Aspides et donc cette mission nous y déléguerons environ deux frégates en tout cas on a prévu dans la durée de pouvoir faire cela elle est coordonnée par nos amis grecs et on est avec les Italiens les Grecs les Néerlandais plusieurs autres et elle permet d'escorter les bateaux aujourd'hui les portes-conteneurs qui passent ne sont pas menacés il y a 18 mois de cela ils l'étaient et on escortait ces portes-conteneurs on se met en situation de le faire s'il y avait une reprise de l'hostilité en particulier parce que là ce sont les outils qui comme vous le savez sont des groupes terroristes proches de l'Iran qui pourraient reprendre leurs activités et puis troisième théâtre important pour la liberté de circulation c'est le fameux détroit d'Hormuz il est aujourd'hui de fait fermé c'est partie des choses que j'ai demandé hier au président Pézéchian le président de la république islamique d'Iran aujourd'hui les frappes ne permettent pas d'envisager une réouverture à court terme c'est un théâtre de guerre mais quand les circonstances le permettront ce que nous sommes en train de concevoir c'est au fond une mission intergouvernementale c'est à dire avec plusieurs pays on a plusieurs européens qui sont prêts à le faire avec nous on a les indiens qui en en a parlé on a d'autres pays asiatiques qui sont frappés par les conséquences de ce qui se passe et l'objectif ce serait quand il y a une baisse de ces conflits de manière totalement pacifique de pouvoir escorter des tanqueurs des portes conteneurs et de rouvrir la route du gaz et du pétrole en sortie d'Hormuz pour aller alimenter les marchés mondiaux et puis la route aussi des portes conteneurs pour alimenter beaucoup de pays de la région qui aujourd'hui sont en train de manquer de certaines denrées ou de certains éléments c'est une mission par exemple qu'il a accomplie en tout cas son prédécesseur il y a maintenant 40 ans dans ce qu'on a appelé la guerre des tanqueurs il ne le ferait pas seul ça se ferait avec plusieurs autres pays et ça se ferait dans un moment où en tout cas le cadre doit être clair avec les parties prenantes ça n'est pas dans une mission offensive c'est dans une mission d'accompagnement au moment où je vous parle les conditions ne sont pas remplies mais nous nous mettons en situation de pouvoir le faire en temps voulu le ministre général monsieur le président est-ce que vous êtes surpris vous avez parlé hier avec le président iranien par la ténacité de la réponse iranienne et puis côté américain israélien là aussi vous avez des échanges fréquemment est-ce que vous pensez des échanges que vous avez avec eux que cette guerre est partie pour durer nous nous mettons en situation de pouvoir durer et je pense que rien n'indique que cette guerre cessera dans les jours à venir et donc cette guerre je pense durera à coup sûr dans cette phase intense en tout cas plusieurs jours peut-être plusieurs semaines et tout dépend aussi de la clarification que les uns et les autres font sur leur objectif final et au fond ce qu'on appelle l'effet final recherché je ne pense pas qu'on puisse avoir des changements profonds de régime de système politique uniquement par des bombardements par contre si l'effet final recherché est de neutraliser des capacités balistiques une marine c'est possible dans un temps de quelques semaines pour la France quel est l'objectif nous ne faisons pas partie de cette offensive nous notre objectif c'est d'abord de protéger nos ressortissants je vous l'ai dit et nous nous mettons en situation de pouvoir les protéger pour des semaines des mois si c'était nécessaire ensuite c'est d'être aux côtés des pays qui sont nos alliés nos amis s'ils devaient encore être sous la pression et sous le feu et c'est tout particulièrement ce qui pour la méditerranée orientale est clé de nous mettre en situation aussi d'aider le Liban qui est sous une forte pression aujourd'hui et puis la troisième chose c'est d'assurer ces missions dans la durée de liberté de circulation et de sûreté maritime et donc voilà nous si je puis dire nos objectifs ils sont clairs c'est dans ce cadre là que nous opérons et nous nous mettons en situation de pouvoir durer et d'avoir le maximum d'options à notre main et cela la France peut le faire parce qu'elle a un groupe aéronaval comme celui-ci parce qu'elle a les frégates qui l'accompagnent et parce qu'elle s'est agrégée autour d'elle des partenaires européens c'est notre force et je veux remercier les partenaires européens qui sont avec nous comme je vous le disais au moment où je vous parle nous sommes en train de nous aurons fini dans les 48 prochaines heures les déploiements nous aurons dans cette région c'est-à-dire méditerranée orientale mer rouge jusqu'au détroit d'Hormuz 8 frégates 2 porte-hélicoptères amphibies et le porte-avions Charles de Gaulle avec évidemment tous les moyens aériens qui l'accompagnent ces 3 hocailles 20 rafales 3 hélicoptères qui sont ici sur le porte-avions à beaucoup de nos alliés pour mesurer l'intensité du conflit est-ce qu'on continue d'intercepter des drones au-dessus des pays du Golfe combien en a-t-on à intercepter et puis est-ce que selon vous on est rentré dans une guerre asymétrique écoutez il y a eu des interceptions qui ont continué ces derniers jours il appartient aux pays concernés de donner les chiffres qu'ils veulent donner nous le faisons nous dans le cadre des partenariats qui sont les nôtres et on continue aussi d'apporter les systèmes de défense anti-aérien je qualifierai pas plus que cela la situation il y a des risques d'escalade aujourd'hui qui existent en tout cas c'est clair des risques d'escalade géographique des risques d'escalade quand je vois que ces derniers jours des infrastructures ont été touchées en particulier des usines de désalinisation en plus des moyens aussi de production d'hydrocarbures et donc tout ça montre que la situation demeure extrêmement volatile elle est fragile c'est aussi pour ça qu'au-delà de ces missions strictement défensives que la France assure auxquelles elle contribue avec ses partenaires nous voulons coordonner les choses au niveau économique la France comme vous le savez depuis le 1er janvier à la présidence du G7 s'est tenue aujourd'hui une réunion des ministres des finances demain une coordination sera entre ministres de l'énergie j'ai proposé qu'on ait une coordination entre chef d'état et de gouvernement pour pouvoir là aussi essayer d'optimiser les choses avec nos réserves stratégiques avec des prises de décisions coordonnées d'essayer d'atténuer l'impact sur les prix du gaz et du pétrole autant que nous le pouvons et c'est important parce que pour beaucoup de nos compatriotes qui nous écoutent l'impact de cette guerre se fait déjà ressentir dans les prix à la pompe et se fera ressentir aussi sur les prix du gaz dans les semaines qui viennent dans les réserves stratégiques c'est la solution privilégée que vous privilégieriez ?

d'abord il y a une coordination à faire il est important au delà du G7 même plus largement que les pays coopèrent toutes les mesures de restriction de l'export elles créent des problèmes parce qu'elles elles disloquent un peu le marché mondial et donc elles créent des emballements de prix par notre coordination qu'on puisse réduire la volatilité et les effets de spéculation et ensuite les pays du G7 ont en effet des réserves stratégiques elles sont faites pour ça pour piloter les choses dans les moments de tension donc il faudra le faire avec les éléments objectifs qui nous seront donnés par l'agence internationale de l'énergie et en étant coordonnés mais je pense qu'on s'oriente en tout cas vers des mesures techniques de cet ordre ultime question qu'est-ce que vous pouvez dire aujourd'hui aux français il n'y aura jamais d'opération offensive dans ce complice menée par la France même si des pays alliés nous le demandent et sont attaqués beaucoup plus massivement par l'Iran aujourd'hui je veux dire aux français que la France dans ce grand désordre de la région opère avec calme méthode au service de la protection de ses ressortissants en partenariat avec ses alliés et de manière strictement défensif et au service de la liberté de circulation pour défendre au fond nos intérêts propres nos ressortissants notre sécurité et l'accès aux ressources dont on a besoin et l'économie mondiale et puis pour être à la hauteur de nos responsabilités c'est-à-dire aux côtés de nos partenaires et de ceux avec qui on a des accords de défense pas plus on ne sait pas comment la guerre peut évoluer il y a le lot d'incertitudes qui va avec un tel conflit la France n'a pas déclenché ce conflit elle n'y est pas partie prenante mais nous agissons là comme puissance de paix puissance d'équilibre on défend les nôtres on est aux côtés de nos amis voilà le cadre strict dans lequel nous opérons aujourd'hui merci monsieur le président merci beaucoup et je remercie à nouveau tout l'équipage du Charles de Gaulle d'être là et d'avoir fait cette manœuvre qui est historique de s'être redirigé depuis l'Atlantique Nord jusqu'à la Méditerranée dans un temps record il y a peu de marines qui font ça au monde vous pouvez être fier de la marine nationale qui va fêter dans quelques semaines ces 400 ans merci beaucoup voilà Emmanuel Macron nouvelle intervention je vous le rappelle vous êtes et nous sommes à bord du porte-avions Charles de Gaulle visite surprise du président français Gérard Longuet il refuse de dire que la France n'ira pas plus loin il le dit nous sommes dans le défensif nous ne sommes pas partie prenante mais il refuse de répondre à la question de savoir si un jour nous pourrions changer de positionnement dans le cas ce qui est certain c'est que le fait d'avoir des accords de coopération d'accords stratégiques de défense je ne sais pas le terme le plus exact avec les émirats arabes unis avec le Qatar avec Koweït et une sympathie réelle pour le Liban peuvent nous exposer à un moment ou à un autre sans doute pas en première ligne mais je ne vois pas si nos bases sont attaquées être en l'occurrence il ne s'agit que de celles d'Abu Dhabi je ne vois pas comment on ne serait pas impliqué en revanche il est très clair nous ne participons pas au système israélo-américain au moins tant qu'il dure du moins tant qu'il dure parce qu'on sent que ce n'est pas tout à fait le même objectif de guerre entre ces deux pays qui ne sont pas exposés de la même façon et dont les dirigeants n'ont pas forcément la même logique colonel Goya effectivement il l'a martelé le président français la France opère de manière strictement défensive c'est écrit en bas de votre écran nous ne faisons pas partie de l'opération en cours nous ne participons pas à un conflit en cours mais quand la question lui est posée à la fin par Léonard Attal de TF1-LCI de savoir si notre position pourrait évoluer il ne dit pas non il ne faut rien écarter oui non mais ça c'est normal il a raison bien sûr maintenant dans toute cette affaire alors d'un point de vue militaire la première partie de la mission la défense du ciel que ce soit du ciel des pays alliés que ce soit du ciel même dans la mer rouge c'est à dire concrètement intercepter les missiles les drones qui passent à proximité bon ok ça on peut à peu près le comprendre la mission d'escorte de navigation dans le détroit d'Hormuz mais uniquement lorsque la guerre sera finie ça j'ai un peu plus de mal à comprendre l'intérêt en fait c'est à dire qu'aujourd'hui ça ne sert pas à grand chose si la guerre est finie le détroit est libre ça ne sert plus rien à escorter les navires donc à ce jour ça ne sert pas à grand chose ce sont que des déclarations que des symboles pour l'instant oui quand même un peu c'est à dire que si on va près du détroit d'Hormuz et que finalement on n'intervient pas tant qu'il y a des frappes de part et d'autre on risque d'attendre longtemps donc c'est assez vain et puis après effectivement il y a cette question si on est attaqué directement alors effectivement à la base d'Abu Dibi mais ça pourrait être par exemple d'A700 soldats encore au sud du Liban bon j'ai quand même de mauvais souvenirs sur le Liban dans les épisodes précédents je rappelle qu'on a plus d'une centaine de soldats français qui sont morts au Liban dans différentes missions si par extraordinaire le Hezbollah s'en prenait aux français voilà sur place et qu'il y avait plusieurs soldats français qui étaient tués qu'est-ce qu'on fait ?

si la base en Jordanie était attaquée par une milice chiite proche de l'Iran bon qu'est-ce qu'on fait ? si la base d'Abu Dibi est durement frappée enfin là il y a trois petites bases en réalité à Abu Dibi si l'une de ses ancêtres était durement frappée par les Iraniens il y a des missiles balistiques qui tombent au milieu il y a de la casse il y a des pertes qu'est-ce qu'on fait ? est-ce qu'on reste en posture défensive on dit bon bah ok ça s'est passé à travers on n'a pas pu on n'a pas pu résister tant pis ou est-ce qu'on riposte ? dans ce cas-là il faut si on veut être vraiment dissuadif il faut aussi être un peu menaçant parfois dans ce cas-là

51:38
Locuteur

c'est ce qui est plus être un peu plus d'un autre de soit un peu plus non d'un autre de