"C'EST LE MONDE D'AVANT EN PIRE" : 5 ANS APRÈS LA CRISE COVID, PORCHER DÉZINGUE LE BILAN DE MACRON
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meilleure arme c'est de les connaître et de les comprendre le média change tout ou presque on débarque avec quatre nouveaux rendez-vous quotidiens dont trois directs contre matinal journal des Lutes à 13h et nos rendez-vous du soir vous le savez le média ne vit que par votre soutien c'est le prix d'une information libre et indépendante pour soutenir votre média de manière vous pouvez vous abonner à partir de 5 € par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative rejoignez-nous dès maintenant sur soutenez.lemediatv.fr et abonnez-vous à nos deux chaînes YouTube leeméia TV et le medéia 247 bonjour Thomas salut Lisa alors avec toi aujourd'hui au programme 5 ans après le premier confinement est-ce que tout a changé puis on ira voir le pays de Trump où l'on parle carrément de risque de récession c'est [Musique] parti nous sommes en gu on se rappelle toutes et tous de ces mots prononcés par Emmanuel Macron pendant la crise covid cela fait 5 ans que le premier confinement a débuté les soignants étaient applaudis à 20h l'argent magique a finalement été trouvé pour tenter de soutenir les hôpitaux et rattraper des années de réduction des coûts les caissières etbers étaient félicités et l'ont redécouvrait l'importance de consommer local les politiques vantaient les PME et les smicard et on se disait maintenant tout va changer prise de conscience générale et cetera et cetera ensuite Emmanuel Macron nous parlait de réindustrialisation dans son grand plan après avoir connu les pénuries de masques et de blouses de médicaments ou de composants électroniques 5 ans plus tard les soignants multiplient les cris d'alarme et alert sur le manque de moyens dans l'hôpital public question salaire vu que les smicars avaient été mis au cœur des applaudissements et des remerciements on sait que la majorité des Français ont grandement souffert de la crise inflationniste 1 an après la crise covid liée à la guerre en Ukraine les prix alimentaires ont augmenté de 20 % sur 2 ans après 5,2 % d' inflation en 2022 et 4,9 % en 2023 l'augmentation des prix ralenti à 2 % en 2024 sur l'ensemble de l'année 2024 le pouvoir d'achat global augmenterait davantage + 2,1 % que la croissance attendue + 1,1 % et le pouvoir d'achat par unité de consommation se redresser ind Linc selon eux les prestations sociales en espèce seraient la principale contribution à l'évolution du pouvoir d'achat des ménages en 2024 du fait de leur indexation avec retard sur l'inflation passée BFM avance que la hausse du pouvoir d'achat s'explique aussi en grande partie par la hausse des taux d'intérêt qui a profité aux épargnants or ces revenus du patrimoine ont davantage tendance à être à leur tour épargnés que les salaires réels qui eux ont plutôt baissé les échos sont plus optimistes le très net reflux de l'inflation est une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des Français grâce à à cette désinflation plus rapide que prévue les salaires réels auront récupéré d'ici à fin 2024 environ la moitié des pertes subies durant l'épisode inflationniste prévoit l'Institut de la statistique dans ces dernières prévisions d'octobre et de tabler sur une hausse de 1,4 % du salaire mensuel de base réelle fin 2024 après un recul de 3 % entre fin 2020 et fin 2023 on rappelle que le salaire net moyen a diminué de 0,8 % en euro constant en 2023 Thomas toi qu'est-ce que tu retiens du confinement et des leçons économiques retenues ou non alors en fait ce qui ce qui est intéressant c'est que quand il y a eu ce confinement qui qui a 5 ans hein aujourd'hui euh il a il y a 5 ans on était confiné à la même date il y a eu tout un tas d'appels de gens du monde d'après y compris le président de la République a dit qu'il fallait se réinventer je me souviens qu'il avait même dit qu'il fallait se rappeler que la société tenait avec des gens que qui étaient mal rémunérés mais qui étaient utiles et donc tout le monde s'est dit bon le monde va peut-être changer et quand on regarde aujourd'hui 5 ans après et qu'on fait le bilan on se rend compte que c'est le monde d'avant mais en pire comme tu l'as très bien dit queles ont été finalement les les quand eu cette cette pandémie mi qu'est-ce que ça a montré comme faiblesse de notre société ça a montré la première chose c'est que un un on éétait pas prêt face à une pandémie voilà est-ce que aujourd'hui on est plus prêt j'en suis pas sûr la plupart des gens qui sont des spécialistes de la question vous disent qu'on a tiré quelques leçons mais que finalement on n' pas eu un vrai retour d'expérience la deuxième chose c'est qu'on a vu que le service public était à l'os et notamment l'hôpital est-ce qu'aujourd'hui les soignants sont mieux traités qu'avant la crise du covid je ne crois pas et on est toujours dans les mêmes problématiques on a vu que nous dépendant des impimport que nous étions très dépendants des importations notamment pour les médicaments 80 % des médicaments sont importés et que c'est la même chose aujourd'hui quasiment quasiment la même chose et puis après les les bas salaires qui sont très utiles les métiers importants qu'on devait revaloriser l'aide à la personne les caissières les éboueurs tous ceux qu'on fait tenir la société les transporteurs et cetera et ben ils gagnent toujours les même salaire donc en fait c'est c'est la même chose c'est exactement la même chose et on n pas tenu compte de ce qui s'est passé pendant cette crise et ce qui est assez marrant c'est que à chaque crise on a le même discours crise 2008 on nous a dit ou là là c'est fini le capitalisme libéral c'est fini la finance l'économie va se corriger on va passer à autre chose et on a été sur une logique libérale encore plus forte et c'est ça moi qui m'étonne ces 15 dernières années et qui montre une forme de de capacité à encaisser et aussi de de résilience on va dire du système capitaliste enfin tout les cas des gens qui ont des gros des des des grosses fortunes qui en profitent c'est que chaque fois qu'il y a des crises rien ne change alors que avant quand il y avait des grosses crises les choses changeaient crise de de 29 on est passé plutôt à une économie kénésienne après les choses ont changé crise pétrolière on est passé à un système après libéral d'une économie plutôt avec un état stratège à quelque chose de libéral il y a eu un changement et puis la crise 2008 crise du covid et il y a pas de changement et on continue dans la logique en y allant encore plus fort et quand on voit aujourd'hui au moment où nous fêtons quand même C ces 5 ans du confinement queil y ait des ministres qui vous disent écoutez c'est très clair euh le financement de l'économie de guerre va se faire en faisant des économies sur le service public sur la santé sur la dépense sociale on se dit mais mais on a rien compris quoi on a il s'est rien passé donc euh donc non non le rien n'a changé et c'est encore même pire Gabriel hatal avait avancé quand il était premier ministre avait avancé tout un plan pour des smicardisaer la France est-ce que justement ce que tu dis est-ce que pour toi rien n'a changé pour les smicar ou tout ce qui est dans la veine de la relocalisation et cetera parce que je l'ai dit les les échos sont assez optimistes sur une reprise des salaires du pouvoir d'achat mais est-ce que toi tu partages cet optimisme non alors ils sont optimistes parce que nous avons eu en fait ce qui s'est passé c'est qu' après le covid c'était le bout du tunnel on a été déconfiné alors ce qui est ce qui est très marrant c'est qu'il faut le rappeler moi moi tout ceux qui avait appelé au monde d'après et qui croyait moi j'étais très sceptique et je l'avais dit dans cette émission et je l'avais dit aussi dans un dans un article de d'alterch qui était sorti en juin 2020 où j'avais dit le le monde d'après risque d'être pire que le monde d'avant 3 semaines avant le confinement pardon il y a eu un un une réunion des ministres exceptionnell pour traiter la question de la pandémie ils sont sortis de cette réunion ils ont dit bah très bien on va faire un 493 sur les sur les retraites donc c'estàd qu'ils n'ont pas parlé de ça ils ont parlé que des retraites euh pendant la le confinement qu'on était là chez nous et qu' avait tous les soirs quelqu'un qui nous comptait le nombre de morts euh et ben il y a l'institut Montaine qui sort une étude qui dit bon ben pour rembourser la la la la dette covid il va falloir supprimer des congés payés tranquille comme ça l'Institut Montaine sort ça et puis vous avez le gouverneur de la Banque de France qui vous dit l'activité n'avait pas repris on avait perdu il y avait une très forte chute de croissance il nous dit bon ben écoutez les amis il va falloir rembourser la dette c'està-dire que on pensait pas au retour de l'activité on pensait pas au changement de société à la sortie du tunnel qui permettrait d'avoir allez un nouveau paradigme économique on pensait tout de suite à des questions qui sont propres aux questions que nous nous posons tout le temps depuis une quinzaine d'années c'est comment on va réduire les déficits comment euh on va faire travailler plus les Français et comment on va réformer les retraites c'était grosso modo ça et c'est et Castex quand il a été élu aè as enfin placé par Macron après il a tout de suite abordé à peine on venait sortir de la crise tout de suite abordé et ben écoutez il va falloir reparler de la réforme des retraites donc on était toujours dans ces questions là donc on sentait bien qu' dans une continuité sur la question des salaires dont tu me parles en fait c'est qu'après cette crise là il y a eu l'invasion de l'Ukraine par la Russie ce qui a fait monter le prix des matières premières ce qui a créé une inflation un peu plus forte que d'habitude et donc là les bass salaires qui devaient qui avaient tenu la société on n' pas fait grand-chose pour eux ceux qui étaient auos SMI ont été ajustés directement et les autres il y a eu quelques bouclier sur les carburants et l'énergie mais ils ont subi de plein fois l'inflation alors effectivement les échol dit après coup ça a été plus ou moins rattrapé mais ça a été après coup c'est-à-dire qu'il y a eu un temps assez Longin deune année quasiment où les gens ont dû s'adapter et progressivement le rattrapage se fait pas pour tout le monde hein parce que il y a des inégalités dans dans le rattrapage mais grosso modo les gens ont vécu une perte de pouvoir d'achat très forte comme on avait pas vu depuis depuis le le les chocs pétroliers des années 70 donc bien sûr qu'il va y avoir rattrapage mais sur le moment les ont dû s'adapter et ceux qui ont dû s'adapter c'était ces premiers de de corvé qui avaiit en partie tenu la société quand une autre partie était en confinement ou en télétravail puis même s'il y a un rattrapage les salaires bas restent Sala bas et les métiers sousvorisés restent sous-valorisé rage le SMIC est indexé sur l'inflation donc il a suivi sachant que on l'a dit plusieurs fois ici je le SMIC va falloir un jour se poser une vraie question peut-on encore vivre avec le SMIC parce qu'avec la hausse des prix de l'immobilier qui n'est pas intégré quand même dans dans dans dans dans dans le SMIC on voit très bien que euh avec un SMIC la vie est très difficile euh et après les bass salaires qui gravitent toujours autour quand même du SMIC euh eux euh n'ont pas eu euh de de de de suivi de l'inflation ou un suivi aprèscût ce qui a été très difficile et donc qui est-ce qui a pris le choc et l'adaptation c'est les populations oui justement et en premier lieu les populations les plus vulnérables voilà c'est qui a pris les chocs des crises c'est le le thème que que je vais aborder parce que nos camarades indépendants basta et l'Observatoire des multinationales ont pointé du doigt les corona profiteurs je les cite près de 300 milliards d'euros de prè garanti par l'État un plan d'urgence à 110 milliards d'euros dont 7 milliards d'euros pour Air France et 5 milliards pour Renault un plan tourisme un plan automobile un plan aéronautique un plan pour la relocalisation industrielle des baisses d'impôts un plan de relance annoncé à 100 milliards les sommes affichées sont d'une ampleur inédite elles profitent largement aux grands groupes et à leurs actionnaires beaucoup moins aux salariés on se rappelle un des dividendes record annoncé pendant la crise covid ou inflationniste et basta et l'Observatoire montrre aussi à quel point le chômage partiel était devenu une sorte de nationalisation des salaires et les grandes entreprises qui ont ensuite annoncé des plans de licentimement comme Renault sans parler des soustraitants et des PME qui ont été un peu lâchés dans dans tout ça comment tu vois ces aides covid toi Thomas est-ce qu'il y a eu comme pendant la crise liée à l'énergie et à l'Ukraine des profiteurs de crise il y a toujours des profiteurs de crise surtout quand vous donnez de l'argent de l'État sans sans condition euh distribuer de l'argent comme ça a été fait c'està-dire mettre une perfusion quand l'économie s'écroule c'est la meilleure des choses à faire on peut pas l'état pompier est efficace et sur ce point-là libéraux et euh et kénésiens et tout ce que vous voulez gauche- droite sont d'accord là-dessus c'estàdire qu'en période de crise et tous les pays l'ont fait il faut que injecter de l'argent après il faut toujours faire attention quand on injecte de l'argent il faut toujours l'injecter avec des conditions c'est-à-dire comme tu as très bien dit faire en sorte euh d'assurer pendant un certain nombre de temps le fait qu'il n'y ait pas de de de licenciement et encore moins de licenciement boursier hein comme on dit euh faire en sorte qu'il y ait pas une partie de cet argent qui aille aux actionnaires et que ça aille à autre chose peut-être à de l'investissement donc il faut toujours poser des des des conditions ça c'est important et en général les conditions sont très très faibles ou inexistantes quand on donne de l'argent et on l'avait vu déjà à la crise à à la crise 2008 donc c'est c'est important de poser des questions mais après la question de cet état pompier qui est intervenu qui qui a mis des sommes elle est légitime après c'était le deuxième coup c'est discuter de la sortie du tunnel et de voir qu'est-ce qu'on voulait comme société et où est-ce qu'on voulait des des changements ça c'était une discussion qu'on aurait dû avoir qui n'a pas eu lieu parce qu'on est tout de suite reparti comme avant maintenant la vraie question de fond c'est est-ce que l'État doit être qu'un État pompier c'estàd qu' met de l'argent qu' a des crises et après il faut surtout qu'il se retire c'est ce que veulent les libéraux ou est-ce que il faut à partir de ce moment-là essayer d'agrandir la la question de l'État providence et c'est ça moi la question qui me tient à cœur c'està-dire que quand on voit que l'État est toujours là pour sauver et les intérêts privés et et et la société chaque fois qu'il y a une crise exogène qu'elle soit financière ou qu'elle soit pandémique après doit se poser la la question de la redéfinition de de de de l' la Providence c'est-à-dire des dépenses sociales des dépenses de services public vous savez on on accuse c'est que c'est c'est c'est le pyoman qui va accuser le pompier d'avoir créé une inondation c'est ce qu'avait dit un économiste fitousi en 2008 c'està-dire que les financiers ont créé des produits toxiques il y a eu la crise c'est l'argent de l'État qui est venu renflouer les banques et les banques ensuite ont attaqué les États en disant qu'ils avaient trop de dettes et là pour le covid c'est quiment la même chose il y a eu une crise à cause d'un d'un virus on a mis beaucoup d'argent pour soutenir l'activité c'est bien les gens ne sont on pas tomb dans l'extrême pauvreté c'est une bonne chose et après et après très rapidement on vous explique que on a plus d'argent pour les hôpitaux et cetera qu'il faut réformer les retraite qu'il faut faire des coupes sévères que nous avons un trop gros déficit donc on en revient toujours à l'étape 2 où là on se réattaque à celui qui a sauvé et a permis aux personnes y compris chez les entreprises hein parce que les restaurateurs ont touché beaucoup d'argent lesentre ont touché énormément d'argent et et c'est ces personnesl parfois qui ont touché se retourn contre l'État en disant que non non il faut pas payer d'impôts il faut réduire la sphère sociale de l'État réformer les retraites et cetera donc ça ça c'est un vrai problème faut faut faut faut faut que l'État maintenant donne sous conditions et que après les gens se rendent compte que l'État a été là et qu'on peut pas dire après à l'état de faire des efforts supplémentaires alors même que sans lui on en serait pas là parce que on on dit souvent oui c'est normal que les actionnaires gagnent beaucoup d'argent parce que c'est eux qui prennent tous les risques en cas de crise là on peut voir que pendant qu'il y ait une crise en fait c'est l'État qui prend les risques et qui assume et à l'inverse quand on voit des des énormes dividendes des entreprises qui vont très très bien pendant que les gens eux doivent se serrer la ceinture il y a pas de retour arrière en fait non c'est en fait c'est c'est ce qui avait été très bien expliqué par par pendant la crise 2008 il y a une privatisation des gains il y a une socialisation des pertes c'estàd que quand vous gagnez bah alors là c'est pour vous et on veut pas payer plus d'impôts quand on fait des super profils hors de question le super profil n'existe pas des politiques ont dit ça mais par contre voilà et par contre quand il y a des pertes bon bah là il faut que l'état donne de l'argent et soutienne les grosses entreprises et et ça et ça c'est c'est c'est une asymétrie très forte qu'on avait remarqué en 2008 et qui c'est pour poursuivi de la même façon en fait on a quasiment en fait on sait maintenant que dans toutes les crises qu'elle soit financière qu'elle soit d une pandémie ou qu'elle soit on va dire une crise géopolitique avec un conflit à nos portes on sait très bien quelle va être le fonctionnement c'est-à-dire que un moment l'État va devoir lâcher de l'argent que ce soit pour soutenir l'activité que ce soit pour enflouer les banques ou pour investir dans sa défense pour être autonome et que l'étape 2 ça va d'expliquer aux gens que on a trop dépensé à cause d'eux et qu'il va falloir faire des remboursements et donc réforme de la retraite supprimer c'est toujours la même chose donc l'état est toujours là en en temps de crise et dès que ça va un peu mieux l'état doit faire des économies quand on dit l'État en réalité c'est les postes de fonctionnaires l'éducation l'hôpital les les collectivités locales et cetera donc et c'est toujours le même schéma et il y aura encore ce schéma là et déjà les gens nous y préparent là maintenant ils nous ment même plus il nous y préparent donc ça ça c'est un vrai problème oui tout à fait c'est un vrai problème et puis quand on parle de leçon à prise tout ça a montré au moment du du covid on disait oui on aurait dû plus investir dans l'hôpital public on aurait dû avoir des services plus plus forts et cetera parce que bah justement en temps de crise bah c'est les services publics hein qui prennent le rôle et pas justement les actionnaires ou les financiers dont on dont on parlait est-ce que remettre encore en place un plan d'austérité ça ne nous affaiblit pas pour la prochaine crise c'est c'est un cercle sans fin en fait c'est c'est un grand désarmement enfin désarmement euh ouais pour reprendre des termes c'est exactement ça on on se on se on se désarme à tous les niveaux parce que que nous a révélé le covid en réalité c'est que toutes les décisions qui avaient été prises avant qui étaient plutôt des décisions d'orientation libérale nous ont affaibli c'est ça c'està-dire que on a fait des économies 70000 l en moins à l'hôpital des économies drastiques ce qui fait que les les personnels sont arrivés mais complètement épuisés on a dit qu'il fallait plus avoir de stock parce que vous savez la mondialisation c'est zéro stock donc tous les stocks par exemple de Mass qui coûtaient cher on les a éliminé de blues et cetera on les a éliminé on a dit que la mondialisation allit être heureuse qu'il y aurait pas de problème on s'est rendu compte que bon on était très dépendant sur des des des choses juger stratégique comme le médicament et qu'on savait plus faire des choses simples comme des masques donc ça a révélé finalement toutes les faiblesses du modèle libéral si on avait une analyse un peu rétrospective plus de planification courte vue on savait voilà il y avait plein de choses qu'on était plus plus capable de faire et et c'est d'ailleurs pour ça que dans le vocabulaire de la macronie et d'un certain nombre d'hommes politiques même de droite qui avaient défendu ce modèle mais bec et ongle hein qui voulit toujours adapter la France à la mondialisation ben des des noms comme plan de relance souveraineté réindustrialisation sont revenus dans leur vocabulaire planification c'est revenu dans leur vocabulaire mais c'est c'est resté au niveau du vocabulaire ça a pas été mis en application la semaine dernière lundi 10 mars après que Donald Trump ait refusé d'exclure la possibilité d'une récession aux États-Unis la bourse a dévissé emmené par les valeurs technologiques mais aussi bancaires le Nasdaq a reculé de 4 % Tesla la firme d'on musk a perdu plus de la moitié de sa valeur Bossière depuis son plus haut de janvier et vaut désormais moins qu'avant l'élection de de Donald Trump les gant de la tech comme Nvidia et Apple chutai pour leur part d'environ 5 %. en Asie les Bourses ont reculé dans le sillage de Wall Street Donald Trump a affirmé il y a une période de transition car ce que nous faisons est très important nous ramenons la richesse en Amérique c'est une grande chose et il y a toujours des périodes où cela prend un peu plus de temps le président américain assume le risque de faire baisser Wall Street et de plonger l'économie américaine dans la récession c'est ce que titre Les Échos Thomas est-ce que faut s'alarmer est-ce que c'est grave là les chutes de la Bourse alors là où je peux être d'accord enfin je suis pas d'accord mais là où où Trump a raison c'està direire que ça doit pas être les cours de Bours qui dictent l'économie les cours de bourse les cours de Bours sont volatiles ils peuvent diminuer ils peuvent augmenter la différence que l'on observe avec avec le précédent mandat c'est que la bourse était très forte à l'époque de Trump parce que il s'était limité à des baisses d'impôts là on a du mal à comprendre sa politique je veux dire à l'époque il a fait un mandat où finalement il a mis un peu des droits de doine à droite à gauche mais il a laissé les gens il pensaient pas vraiment gagné il a laissé les gens gérer et donc il y a eu un régime un peu républicain alors il a fait toujours ses sorties mais sur l'économie c'était très républicain on baisse les on baisse les impôts et quand vous baissez les impôts ben la bourse se porte bien euh surtout que là-bas les les retraites sont par capitalisation donc tous les gens étaient plutôt une partie des gens étaient plutôt contents sauf que là il prend les choses en main et on voit pas trop la cohérence totale donc il y a une forme d'agressivité on met des droits de douane l'Europe répond en mettant des droits de douane on se rend compte qu'il y a des ennemis l'Europe est un ennemi alors que c'est un partenaire commercial des États-Unis la Chine est un ennemi enfin tout le monde est un ennemi l'Amérique du Sud il s'en prend un petit peu aussi de manière très brutale donc là quand vous faites des affaires vous êtes une multi naationale que vous êtes implanté dans plein de pays dans le monde c'est un petit peu compliqué parce qu'en plus il y a des gens qui répondent à ça en mettant des droits de Douine n nous c'est ce qu'on va faire donc il y a une forte instabilité je pense d'un point de vue économique qui qui peut faire chuter enfin faire des donner des inquiétudes au euh au au milieu boursier mais moi ce qui m'inquiète le plus pour les Américains c'est toute la la partie de coupe dans les dans les dont on a beaucoup discuté I ou mais c'est ce que j'allais dire en fait les médias français titrent sur récession Wall Street et cetera mais on voit et ça ça fait un peu moins la une que Trump coupe par deux le budget de l'éducation de la recherche c'est ça qui qui pour toi est le vrai risque là aux États-Unis ouais le vrai risque il est pour moi ouais dans toutes les les politiques de santé les politiques liées à l'éducation climat aussi climat il interdit même des mots et après la la violence qu'il a à l'égard des scientifiques mais mais je pense qu'il y a un certain nombre de de de de républicains qui ont voté qui sont républicain depuis toujours qui ont voté Trump des classes populaires aussi qui ont voté Trump parce que il assurit le showud parce que euh entre guillemets il leur disait je vais vous préserver votre identité vous pourrez toujours rouler en voiture manger des steakes enfin tout ce que vous voulez voilà et être pauvre et et ces gens-là se rendent compte aujourd'hui concrètement dans leur vie une fois qu'on leur a dit ça ça ça leur mettait rien dans leur assiette ça leur ouvrait pas des services publics et que le peu le peu de service public qu'ils avaient le peu d'assurance qu'ils avaient médical publ va prendre probablement disparaître et aujourd'hui ces gens-là ils se rendent compte que là on rigole plus quand vous supprimez des postes de fonctionnaires euh dans dans dans l'éducation quand vous fermez des centres de santé là ça va créer des problèmes et ça ça ça risque d'être inquiétant moi il y a cette question là qui est inquiétant et après une autre question moi qui qui m'inquiète et on l'avait dit ici c'est aussi la sûreté intérieure des États-Unis parce que les États-Unis sont un pays qui a toujours été plus ou moins menacé par par l'extérieur et et il y avait un certain nombre d'agence qui avaient été créé pour protéger des améri qui n'ont rien à voir avec tout ça qui sont des gens des citoyens normaux et là à mon avis on les en supprimant ces Agen ces agences pardon on les expose aussi un risque plus plus élevé donc autant les variations de de Wall Street c'est assez intéressant parce qu'on aurait pu penser l'inverse et c'est ça qu'il faut constater mais elles sont très volatiles elles peuvent repartir demain à la hausse mais ce qui montre quand même que globalement la politique économique du du président des États-Unis est difficile à suivre c'est plutôt des des sorties comme ça et on narrive pas à voir quel est le modèle global mais par contre les coupes qui vont être faites sur les services publics américains là c'est très inquiétant pour les Américains moi ça montre encore une fois ce qui est un peu une politique économique d'extrême droite c'est un peu un comble quand on sait que les grands financiers ou chefs d'entreprise adorent Trump ou quand on quand on suit en fait cet épisode c'est ça qui est assez intéressant c'est qu'il y a deux étapes aujourd'hui on est plus dans l'étape où les gens se rendent compte que ben ça tient pas trop son histoire à Trump pas faute d'avoir été prévenu voilà exactement et il y a eu la première étape où il rentrait tous de de l'investigation tion de Trump en nous disant mais les États-Unis ça va être super ils ont ils ont une fiscalité faible on va tous s'installer là-bas alors on voyait déjà le patriotisme d'un certain nombre quand même de de grands patrons européens et là ils se disent bon c'est vrai que c'est un peu plus compliqué que prévu et et et je vais dire la leçon de tout ça qu'il faut tirer c'est quoi c'est c'est qu'aujourd'hui on l'a dit souvent ici la politique c'est devenue une forme de concours de beauté qui se passe beaucoup sur les réseaux sociaux de petites phrases de montage qui vont faire rire de de d'identification à quelqu'un Trump il a souvent dit qu'il avait réussi qu'il savait gérer une entreprise en plein de choses comme ça qui font qu'un certain nombre de gens ont dit bon c'est un leader et puis l'autre c'est peut-être camela Haris qui était pas parfaite elle c'est pas une nideuse et et et et qu'en fait personne n'a regardé qu'elle était vraiment le programme et on sait je suis même pas sûr que il avait un programme il avait une série de sortie mais je suis pas sûr qu'il avait un programme chiffré rien il avait une série de sortie voilà on savait qu'il voulait s'en prendre à l'état à l'état à l'État fédéral à l'état social ça on le savait on savait qu'il allait augmenter les droits de douanes on Savit qu'il allait baisser les impôts mais après on voyait pas trop qu' voilà très dur sur l'imigraation mais après on savait pas trop quel était en terme de chiffrage la crédibilité d'un tel programme et ben ça devrait nous servir de son aussi chez nous parce que chez nous il y a beaucoup de gens qui vont être influencés par un mec qui aura dit une petite phrase sympa qui aura été peut-être joué au foot avec des mecs qui sera habile sur les réseaux sociaux en te disant ah ce mec il a l'air sérieux il est bien mais après qu'est-ce qu'il propose c'est ça le plus important c'est est-ce que techniquement les gens sont prêts à gouverner et qu'est-ce qu'ils vont faire globalement parce que si tu votes pour quelqu'un je sais pas moi qui va retirer des moyens au collectivité loc locale et que toi tu vis dans une collectivité locale pauvre tu vas être le premier à le subir c'est pas le Parisien du 16e qui va le subir il s'en fout lui tu tu tu vois ce que je veux dire si demain tu vas voter pour quelqu'un qui va dire bon bah allez je retire des des postes dans les services publics dans l'éducation mais c'est les écoles des des plus pauvres des des des de dans dans dans les campagnes ou dans les banlieux qui vont le subir c'est pas Louis Le grandrand c'est pas possible ça ils auront toujours plein de profs et plein d' de profs très bons qui feront la queue pour aller enseigner là-bas donc c'est toujours les mêmes qui payent donc il faut toujours faire attention moi je pense quand on vote et je pense qu'il faut aussi euh bien sûr que les électeurs peuvent être manipulés et par les médias par plein de choses qu' peuvent voir à droite et à gauche mais ils ont aussi une responsabilité moi je trouve maintenant il faut faut leur dire vous avez une responsabilité si tu votes pour quelqu'un comme ça et ben après tu vas en subir les conséquences mais il fallait réfléchir avant voilà plutôt que d'être entraîné comme ça et il y a beaucoup de gens de tout niveau social de tous les niveaux riches comme pauvre qui vont voter parfois comme un concours de mode après il disent ah c'est pas vraiment ce que j'avais vu bon ben h voilà et oui de toutes les classes toutes les class social il y a des gens aussi qui sont faut le dire motivés par le racisme que par autre chose he dans ouais ouais y a le racisme a une place importante mais après quand même il y a il y a eu des fois des gens moi que j'ai connu qui ont voté qui ont voté pour des candidats alors il y a des candidats qui n'ont pas appliqué ce qu'ils avaient dit type François Hollande parce qu'il a fait exactement l'inverse puis il y a des candidats qui ont dit des des programmes assez sévères le programme d'Emmanuel Macron par exemple était sévère sur le social et des gens qui ont été et qui m'ont dit mais oui moi je suis plutôt de gauche mais je est-ce que tu avais vu ça ah bon il y avait ça bon parce qu'ils se sont pas bien renseignés donc c'est important c'est très important vraiment Trump euh avec ce qu'avait dit musk sur les ce qu'il avait annoncé comme coupe c'était prévisible que les plus pauvres allaient allit allit allit s'en prendre plein plein la tête donc c'est assez étonnant que une partie des des des des des des classes populaires et quand même votter pour lui euh après avoir annoncé 50 % de droit de douane sur l'acier et l'aluminium canadien mardi 11 mars Trump a fait marche arrière le jour même avant d'annoncer une taxe sur ses produits hauteur de 25 % le lendemain le président d'extrême droite d'appliquer des droits de douanes de 200 % sur le champagne et les vins français et de l'Union européenne la menace entrera en vigueur selon Donald Trump si les nouveaux tarifs douaniers de l'UE de 50 % sur le whisky américain ne sont pas retirés à quoi joue Trump est-ce que c'est toute l'instabilité dont tu viens de parler et qu'est-ce que ça annonce là sur les liens avec l'Europe c'est le rapport de force c'est la c'est la brutalité il y a une surenchère on sait même pas si ça va être appliqué il y a une surenchère verbale pour le moment on sait même pas si tre appliqué et même lui je crois qu' qu'il maîtrise pas les conséquences alors il y a des estimations qui sont faites en fonction de ce qu'il dit de combien ça va être de perte pour les gens qui vendent du champagne et cetera mais après aux États-Unis ceux qui vendent du champagne ceux qui boient du champagne une grosse partie sont des gens qui ont des moyens ils pourront peut-être payer quelques dollars enfin là on parle de 200 % ça commence être beaucoup mais ils seront peut-être prêts les plus riches dans tous les cas à payer le champagne quand même et donc ce sera ce sera l'Américain qui sera sanctionné par ça et peut-être que l'Américain qui boit du champagne il va être fâché peut-être que la brasserie qui distribue du champagne elle va être fâchée la boîte de nuit qui distribue du champagne elle va être fâché et donc des des des des commerçants américains vont être aussi impactés par des décisions que que que que Donald Donald Trump prend donc voilà je pense que lui il est dans un rapport il dit c'est la brutalité qui va faire que les gens vont se coucher et que parfois il pisse pas ses mots et qui revient après ce qui fait peur c'est que il est persuadé d'avoir raison c'estàd qu'avant il y avait quand même des gens qui appliquaient son programme des gardes fous et qu'il semble plus avoir maintenant c'est pour ça que c'est la les conséquences peuvent être même encore plus graves que ce qu'on estime pour pour les États-Unis qui peuvent perdre le le leur leadership au niveau mondial peut-être après la après les après la le le les 4 années où Trump pouvoir merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porsché j'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter la situation politique est inédite historique et le média change tout ou presque on débarque avec quatre nouveaux rendez-vous quotidiens dont trois directs contre matinale journal des luttes à 13h et nos rendez-vous du soir vous le savez le média ne vit que par votre soutien c'est le prix d'une information libre et indépendante pour soutenir votre média de manière pérenne vous pouvez vous abonner à partir de 5 € par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative rejoignez-nous dès maintenant sur soutenez.lemediatv.fr et abonnez-vous à nos deux chaînes YouTube 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Emmanuel Macron