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interviewFrance Inter — Questions politiques (sur Site radio)· 21 juin 2026 55 minContradictoire

Thomas Ménagé : "Ce qu'on souhaite, c'est que la culture ne soit pas dans une vision militante ou politique"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

France Inter Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques. Qu'on soit au Rassemblement National, déjà en campagne ou tout simplement passionné et observateur de la vie politique comme nous, impossible de faire abstraction de ce compteur. Dans 16 jours et une heure et demie pour être précise, toute l'attention sera arrivée sur Marine Le Pen au sein de la Cour d'appel de Paris le 7 juillet. La justice se prononcera, confirmera ou non sa peine de 5 ans d'inéligibilité, le vertige pour le RN, mais aussi pour Edouard Philippe, Gabriel Attal ou Jean-Luc Mélenchon qui attendent sur le ring la fille du fondateur ou le jeune patron du parti Jordan Bardella.

De quel côté retombera la pièce ? L'incertitude alimente les divisions sur les retraites, la stratégie européenne. Notre invité, on l'espère, va nous aider à comprendre la ligne de son parti sur des sujets cruciaux et ses revirements parfois. Thomas Ménager est avec nous, député RN du Loiret, porte-parole du groupe RN à l'Assemblée Nationale, proche de Marine Le Pen. France Inter. Question politique. Victoria Coussa. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour mesdames. Vous êtes en direct sur France Inter, sur France Info, le canal 16 de la télé, et en partenariat avec le journal Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h pour répondre à toutes nos questions.

Merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés aujourd'hui pour vous interviewer. Je les salue, Neila Latrouz. Bonjour. Bonjour. Rédactrice en chef du service politique de France Télé. Bonjour Neila. Tout à l'heure, vous allez nous faire le portrait de notre invité, de Thomas Ménager.

1:48
Thomas Ménagé

Ce n'est pas un exercice facile parce que très présent dans les médias, Thomas Ménager, vous êtes pourtant très discret sur ce qui vous anime en dehors de la politique. Est-ce par pudeur ou parce que vous avez des choses à cacher ?

1:58
Présentateur

Réponse dans une demi-heure. Et Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Françoise. Bonjour. On vous retrouvera vers midi 50 avec cette question 2027, un sujet crucial, l'éducation, l'école.

2:11
Invité

Oui, et peut-être plus précisément le baccalauréat, puisque plus d'un million d'élèves sont en train de le passer cette année, si l'on tient compte de ceux qui sont aussi en épreuve anticipée en classe de première. À quoi ressemblera le bac si le RN accède au pouvoir ? Et plus généralement, quelle réforme de l'éducation nationale préconise-t-il ?

2:32
Présentateur

Mais d'abord, quelques questions d'actualité. Ça ne vous a pas échappé. Il fait très chaud en ce moment. La France suffoque. 35 départements sont désormais en vigilance rouge au moment où on se parle, jusqu'à 40 degrés à certains endroits. Le réchauffement climatique vous inquiète ?

2:46
Invité

Il faudrait être fou pour ne pas s'inquiéter, pour ne pas voir l'accélération, l'impact sur la vie quotidienne des Français et la nécessité à la fois de le réduire, c'est-à-dire continuer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, même s'il faut toujours rappeler qu'il y a encore des efforts à faire, mais la France est quand même un pays globalement vertueux, donc on peut encore s'améliorer. Et puis, s'adapter. Et c'est ça ce qui aussi nous préoccupe aujourd'hui, c'est la question de l'adaptation.

3:10
Présentateur

D'ailleurs, on verra dans quelques instants tout ce que vous proposez au RN. Je voulais juste qu'on écoute une archive d'il y a trois ans de vous, chez nous, sur France Inter.

3:19
Invité

Nous ne pouvons pas uniquement nous baser sur les données du GIEC, mais dans tous les cas, il n'y a pas seulement à suivre automatiquement ce qui peut être fait dans les données du GIEC. Il y a à voir une vision politique qui, bien entendu, tient compte du réchauffement climatique, mais ça a été dit par Marine Le Pen. Ils ont parfois tendance à exagérer. Et c'est leur rôle.

3:40
Présentateur

Vous avez dit vous-même qu'on n'est pas scientifiques, nous, donc il faut quand même croire les scientifiques.

3:43
Invité

Oui, on les croit, on les suit, bien entendu. Mais notre rôle aussi, c'est de tempérer pour éviter que, si on suit bêtement les données du GIEC, on risque de contrevenir à la qualité de vie des Français.

3:56
Présentateur

Donc, pour vous, le GIEC exagère. Sauf qu'aujourd'hui, votre collègue Sébastien Chenu regrette que le gouvernement n'ait finalement pas écouté le GIEC. On a un peu de mal à vous suivre. Est-ce que vous, déjà, vous maintenez vos propos d'il y a trois ans ?

4:07
Invité

Il faut savoir en politique, des fois, dire qu'on n'a pas été clair et qu'on a même dit des bêtises, c'était pas très clair. Parce qu'en fait, dans ma tête, souvent, j'avais en tête, notamment un certain nombre d'experts du GIEC, c'est le cas de M. Gemmène, qu'on fait des fois de la politique, était en soutien à M. Jadot. Le GIEC, en tant que données scientifiques, c'est-à-dire en tant que consensus scientifique, le rapport en tant que tel, il est incontestable. C'est une donnée scientifique qui peut parfois aussi évoluer, bien entendu, qui malheureusement, au vu de l'évolution, la situation est encore pire que prévue. Et donc, il faut le tenir.

C'est clair à l'époque, il faut aussi savoir le reconnaître.

4:39
Présentateur

Et ça, on ne le savait pas il y a trois ans ?

4:40
Invité

Moi, en tant que député qui avait un an d'expérience, peut-être que je n'avais pas... Vous savez, on vient de la société civile, on est jeté au bout de quelques semaines sur des plateaux de chaînes importantes comme France Inter et des fois, on n'est pas clair, on s'exprime mal. Mais je tiens quand même à maintenir le fait que certains qui ont pris des positions politiques parfois, et par exemple, c'est le cas de M. Gemmène, je l'ai en tête, parfois ont pris des positions antinucléaires, etc., qui n'étaient pas forcément les bonnes positions.

Et que le politique, il est là pour prendre les données scientifiques et de tout mettre en œuvre pour essayer d'atteindre ces objectifs, mais sans contrevenir à la qualité de vie. C'est tous les débats qu'on va peut-être avoir dans quelques instants sur la climatisation.

5:20
Présentateur

Vous, qui avez tenu des propos au RN sur le GIEC, Marine Le Pen estimez que le GIEC avait toujours été alarmiste. Votre collègue Hervé de Lépinault les qualifie même de propagandistes. Julien Audoul utilise le terme d'ayatola. Est-ce que, pour contester des scientifiques qui font un travail utile et nécessaire au moment où on parle de réchauffement climatique, vous ne pensez pas que vous allez à l'encontre ?

5:42
Invité

Non, mais le rapport en tant que tel, c'est la somme de toutes les opinions des scientifiques. C'est une compilation.

5:48
Présentateur

C'est une compilation, mais ce n'est pas des opinions, c'est des analyses.

5:50
Invité

Et là, quand vous parlez d'ayatola, c'est parce que je vous le dis, il y en a qui ont pris des positions à gauche ou à l'extrême gauche, parfois contre le nucléaire, parfois contre les climatisations. Ayatola, c'est Julien Audoul qui dit ayatola. Oui, c'est pour ça que je reprenais les propos de mon collègue. Contre le nucléaire, contre la climatisation, mais il n'y a aucune ambiguïté au Rassemblement National. Et tout notre programme depuis des années est un programme qui est vertueux pour l'environnement et on va y venir.

6:12
Présentateur

C'est pas ce que disent les scientifiques, et notamment François Gennet.

6:14
Invité

Vous savez, moi, juste après mes propos, j'avais eu la chance de rencontrer Valérie Masson-Delmotte, qui m'avait proposé de venir échanger avec elle, qui était co-auteur du dernier rapport du GIEC à l'époque. Et je lui avais expliqué quelle était notre vision. Elle m'avait informé aussi, et c'est le rôle des politiques, d'aller chercher l'information. Mais il n'y a aucune ambiguïté, quand on propose depuis des années de réindustrialiser notre pays, alors même que 50% des gaz à effet de serre, c'est les importations, ce sont les importations, je pense qu'on a un programme qui est aujourd'hui un programme modèle en termes d'environnement.

6:41
Présentateur

Mais vous proposez aussi de supprimer les agences environnementales publiques, d'arrêter le financement des énergies renouvelables comme le solaire, l'éolien, de baisser...

6:47
Invité

Les énergies intermittentes. On va y venir. Le problème qu'il y a, c'est que depuis des années, il y a eu une idéologie autour de l'environnement. Où, quand vous êtes contre l'éolien, qui est une énergie interminente, vous êtes contre les énergies renouvelables. Les énergies renouvelables, c'est la géothermie, c'est l'hydraulique, c'est l'hydroélectricité, on y est favorable. Mais il y a une nécessité de voir l'ensemble de la chaîne de la valeur.

Quand vous produisez des panneaux photovoltaïques à l'autre bout de la planète comme les éoliennes, que vous ne savez pas comment vous allez les recycler demain, que vous utilisez des terres rares, que vous utilisez aussi humainement des personnes avec des conditions sociales qui ne sont pas à la hauteur, que vous avez des productions qui sont faites à l'autre bout de la planète qui ne respectent pas nos normes environnementales, je ne suis pas sûr que ça soit brillant d'un point de vue environnemental au global.

7:31
Présentateur

Sur la canicule, votre proposition, votre grande proposition, c'est un plan climatisation, un investissement de l'État pour climatiser les écoles, les EHPAD, les bâtiments publics. Alors je dis financement de l'État, mais on ne sait pas trop. C'est l'État qui finance ?

7:43
Invité

Non, je vais vous l'expliquer très clairement. Pour revenir, parce que c'est quand même des sujets très précis, il y a deux éléments. Il y a une adaptation au climat qui doit être une adaptation passive qui existe, donc c'est de la rénovation énergétique, c'est tout ce qui existe en termes de parts vues, de parts soleil qui peuvent être mis en place, c'est d'avoir des bâtiments qui sont plus verteux. Et après, quand ces adaptations passives aussi, c'est des îlots de fraîcheur, c'est végétaliser nos villes.

8:07
Présentateur

Ça, vous êtes pour végétaliser les villes, investir dans les centres-villes ?

8:11
Invité

Bien entendu. À un moment, on voit bien que c'est la réverbération, notamment de tout ce béton en ville, et notamment de villes comme Paris, qui ont été pensées avec des parcs qui sont à l'extérieur.

8:19
Présentateur

Pourquoi des maires RL construisent des grands parkings dans leur ville, du coup ?

8:22
Invité

Non, mais alors ça, c'est totalement...

8:23
Présentateur

Et bétonnise. Non, mais ça va à l'encontre de ce que vous dites. C'est totalement bidon.

8:26
Invité

Enfin, je veux dire, à un moment, à quel endroit ? Quand il y a besoin de parkings, oui, on construit du parking. Et en plus, maintenant, aujourd'hui, les parkings, ils sont construits avec des matériaux qui sont perméables pour pouvoir aussi permettre, avec ce qu'on appelle des evergreens, c'est-à-dire des places de parking qui sont vertes. Quand il y a besoin de parking pour développer le commerce de centre-ville, il faut le faire. Mais à Paris, notamment, de faire en sorte que l'on végétalise les toitures, que l'on peigne les toitures en blanc aussi, qui sont aussi des éléments pour pouvoir éviter que les rayons du soleil impactent les bâtiments et augmentent la température.

8:56
Présentateur

Ça, c'est la politique d'ailleurs écologiste d'Anne Hidalgo, d'Emmanuel Grégoire, que vous êtes en train de saluer, du coup.

9:02
Invité

Je veux dire, enfin, ils n'ont pas attendu. Il n'y a pas qu'Emmanuel Grégoire. Il y a énormément de villes, de droite comme de gauche, parce qu'en fait, c'est du bon sens paysan. C'est du bon sens de se dire, à un moment, il faut faire en sorte que les rayons du soleil réchauffent beaucoup moins les bâtiments. Sauf que malheureusement, ces adaptations qu'on pourrait considérer comme passives ne suffisent pas. Et c'est pour ça qu'un grand nombre de pays dans le monde, vous allez au Japon, vous allez aux Etats-Unis, mettent la climatisation. 90% des bâtiments sont équipés dans ces pays. Et ça pourrait être une folie de climatiser.

Juste pour finir, ça pourrait être une folie de climatiser si on avait une énergie qui n'était pas décarbonée. C'est-à-dire que si on brûlait du pétrole et du gaz pour faire fonctionner des climatiseurs, c'est sûr que ça serait une dinguerie parce que ça augmenterait le réchauffement climatique. On a une électricité décarbonée grâce au nucléaire et grâce à notre nucléaire.

9:44
Présentateur

Est-ce que les Français, est-ce que vous invitez, vous encouragez les Français à climatiser leur appartement par exemple ? Parce que là, vous parlez des bâtiments d'Etat, mais est-ce que vous les appelez plutôt à la sobriété ou vous cautionnerez, par exemple ?

9:57
Invité

La sobriété, quand il fait 40 degrés dans une bouilloire thermique, il y en a 6 millions en France, malheureusement. Donc la clim partout pour tous ? Oui, et il y a une vraie fracture sociale aujourd'hui. Et c'est la raison pour laquelle, nous, on ne souhaite plus mettre en place ce qui existait avec MaPrimeRénov', c'est-à-dire de l'argent qui ne marche pas parce qu'il y a 300 000, 5 milliards par an, 300 000 qui, depuis le début, qui a ces dispositifs, ont permis des rénovations globales. On a un dispositif qui s'appelle 100% Rénov', qui ne coûterait que 300 millions d'euros par an. Ce sont des prêts de long terme à 0%. Pour tout le monde ?

10:24
Présentateur

Juste, j'ai une question là-dessus. Pour tout le monde, sans condition de ressources. Donc pour les enfants de Bernard Reneau, encore une fois, vous faites quelques gestes aux milliardaires ?

10:31
Invité

Parce que les usines à gaz, avec des critères, avec des abus, avec des dossiers frauduleux, l'ANA...

10:36
Présentateur

Avec votre projet, il n'y aurait pas de fraude, par exemple ?

10:39
Invité

Mais non, parce qu'en fait, il n'y a plus d'argent magique. On n'a plus l'argent pour donner des subventions. Nous, ce que l'on fait, c'est qu'on ferait des prêts à taux zéro. Ce qui fait que ça coûterait à l'État seulement la différence entre l'emprunt sur les marchés financiers et le taux zéro. Ça, ça coûterait 300 millions d'euros pour atteindre les objectifs de Pisaniféry. Et on dit aux Français, vous remboursez progressivement sur le long terme. Ça peut prendre 20 ans, 30 ans. Dans tous les cas, l'État ne perd jamais l'argent puisque l'État, si la personne ne rembourse pas, au moment de la cession de son bien ou au moment d'un décès, d'une succession, il y a obligation de rembourser.

Donc, c'est quelque chose qui permet que tout le monde ait accès, tout le monde rénove ses bâtiments à la fois pour les passoires et les bouilloires thermiques et qu'on puisse aussi améliorer la qualité de vie des Français.

11:20
Thomas Ménagé

Naila Latrousse. Thomas Ménager, vous venez de citer l'exemple du Japon qui climatise largement. Le Japon est un des pays qui produit aussi largement de la climatisation. Dans le plan massif que vous proposez, il faudrait équiper en priorité près de 3 000 établissements de santé, 7 500 EHPAD et plus de 50 000 établissements scolaires. Tout climatiser, c'est aussi accepter d'importer massivement. Je vous entendais parler des éoliennes et du photovoltaïque en disant qu'on enrichira la Chine et d'autres pays.

C'est exactement le même sujet pour la climatisation puisqu'on est dépendant sur les compresseurs, sur le cuivre, sur les fluides frigorigènes mais aussi parce que nos coûts de production sont plus élevés que les Japonais, les Chinois ou les Coréens. Est-ce qu'il n'y a pas de solution plus souveraine ? Là, pour le coup, vous tenez un discours de souveraineté et vous proposez une solution qui, techniquement, ne l'est pas.

12:05
Invité

Mais parce que, malheureusement, vous avez raison et ça passe par le plan et j'en parlais au tout début de notre émission, de réindustrialisation de notre pays. C'est-à-dire que si vous ne recréez pas des filières en baissant les impôts de production parce que c'est aussi ce qui pèse le lendemain. Mais vous allez avoir

12:15
Thomas Ménagé

un problème de calendrier et la réindustrialisation, ça prend du temps, la climatisation, c'est l'urgence.

12:19
Invité

Inévitablement, notamment dans les lieux prioritaires que sont les EHPAD, que sont les écoles, vraisemblablement, je ne peux pas vous donner tort et c'est triste de voir qu'on a malheureusement démantelé notre pays au point qu'on n'est plus en capacité de produire ce genre de production qui serait utile pour les Français. Il y avait aussi un leader en matière de pompe à chaleur qui n'a pas été soutenu dans notre pays et qui aujourd'hui n'est plus là pour pouvoir répondre à ce besoin. Mais la climatisation avec un développement de la filière qui va avec, c'est aussi un élément pour décarboner notre économie. Pourquoi ?

Parce qu'en mettant des pompes à chaleur, vous avez le chaud l'hiver et le froid l'été. Et vous remplacez aussi les chauffages au fioul et au gaz qui, eux, polluent et contribuent à accentuer le réchauffement climatique.

13:01
Thomas Ménagé

Deuxième difficulté, la question de la main-d'oeuvre. Le technicien CVC, donc chauffage, ventilation, climatisation, c'est un métier en pénurie en France. Est-ce que votre plan de climatisation s'accompagne d'une immigration économique de pays qui précisément ont l'habitude de cette massification de la climatisation ?

13:15
Invité

Non, mais je pense qu'on n'est pas condamné à cela. On n'est pas condamné indéfiniment à importer nos productions et à importer de la main-d'oeuvre. Aujourd'hui, c'est une filière

13:24
Thomas Ménagé

qui est sinistrée. C'est une filière où il n'y a pas de main-d'oeuvre.

13:26
Invité

Mais je ne peux pas vous donner tort. Mais quand il y a 5,7 millions de Français qui sont au chômage, quand aujourd'hui on a des Français qui cherchent des formations qui pourraient déboucher sur de l'emploi et qu'il n'y a que 500 000 offres d'emploi en face, on n'a pas besoin d'importer. Il n'y a que 500 000 offres d'emploi disponibles et il y a 5,7 millions de chômeurs.

Donc au contraire, il va falloir, et c'est ce que nous avons développé avec mon collègue Jean-Philippe Tanguy dans le plan 100% Rénov' que j'invite vos téléspectateurs à aller consulter sur Internet, c'est qu'il y ait aussi des filières à la fois de production de matériaux biosourcés pour la partie rénovation, isolation, des filières de construction aussi, comme vous l'avez dit très justement pour qu'on soit indépendant d'un point de vue climatisation et un plan de formation avec les filières en se basant sur ces filières qui aujourd'hui ont besoin d'être soutenues.

Quand on met énormément d'argent dans la formation professionnelle sur des formations qui n'aboutissent à aucun boulot, aucun job, il va falloir aussi travailler fortement sur la matière de la formation professionnelle. Françoise Fressos. Alors d'abord, je dois dire que je suis assez estomatiquée par votre revirement sur le réchauffement climatique. Vous avez une prise de conscience énorme qui n'existait pas il y a trois ans qu'on peut saluer d'ailleurs.

Deuxièmement, il y a quand même une contradiction notamment au moment où il y a une crise pétrolière où le RN est un des partis qui continue à dire il faut baisser la TVA sur le pétrole et sur le gaz alors que ça coûte plus de 10 milliards d'euros et que vous dites vous-même qu'au fond, on va avoir un problème de finances publiques. Alors expliquez-nous la logique de cette proposition. Alors d'abord, moi je m'inscris en faux sur l'idée qu'en baissant la TVA, on va accentuer les utilisations d'énergie fossile parce que 99% des Français n'ont pas les moyens de se dire on va utiliser plus la voiture pour se faire plaisir, on va brûler du fuel, du gaz et on va chauffer.

Il y a déjà une sobriété qui malheureusement est contrainte financièrement. Nous, on a une vision qui est assez simple qui est de se dire qu'aujourd'hui, les Français ne s'en sortent plus, que l'énergie coûte cher, qu'ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois, à nourrir leurs enfants, à se déplacer, à se soigner et que ce que l'on redonne en pouvoir d'achat, ils vont le réinvestir aussi dans l'économie, dans la consommation, dans la croissance, en allant au restaurant, en payant des loisirs et que tout ça, ça clé à un cercle vertueux.

Vous savez, l'austérité, c'est-à-dire de prendre plus en plus d'argent dans les poches des Français, ça n'apporte jamais la croissance et l'amélioration économique et vous ne faites qu'aggraver votre déficit et votre dette qui est déjà abyssal en France avec 3 400 milliards avec Emmanuel Macron.

15:51
Présentateur

Et la crise du carburant est alimentée par ce conflit entre les Etats-Unis et l'Iran. Un protocole d'accord entre ces deux pays est signé mais des frappes se sont poursuivies au Liban juste après. J.D. Vance, le vice-président américain, vient d'arriver en Suisse pour le début, normalement, des négociations parce que ça a été retardé, deux mois de négociations. Vous y croyez ? Ça y est ?

16:12
Invité

On voit le bout ? On n'a pas le choix que d'y croire. Malheureusement, la France est un petit peu absente de ces négociations excepté avoir fourni la table et tant mieux, c'est bien que ça a été signé en France, d'espérer que cet accord tienne parce qu'on vient d'en parler, il en va du pouvoir d'achat en matière de carburant, de nos capacités, malheureusement aussi de notre dépendance et notre souveraineté en matière d'engrais sur tout un tas de sujets et il faut espérer que l'Iran... Vous dites espoir mais derrière l'espoir, il y a aussi le doute.

Est-ce que c'est quand même pas un camouflet pour les Etats-Unis qui était parti au fond vraiment cœur battant dans ce conflit et arrive à ne pas imposer sa loi et même certains disent que c'est très déséquilibré. C'est plutôt les Iraniens qui sont en train d'imposer leur loi.

Je pense que c'est un échec total pour Donald Trump à la fois d'avoir déclaré cette guerre même si on pouvait être d'accord bien entendu sur la philosophie c'est-à-dire d'aller protéger les démocraties face à l'Iran qui continuait à se doter de l'arme nucléaire mais aujourd'hui toute cette séquence elle n'est pas bonne pour Donald Trump elle n'est pas bonne pour le monde entier et notamment pour la France donc on ne peut que le déplorer et qu'être en doute quand on voit aussi les derniers événements et l'inquiétude qu'on peut avoir sur le respect et une issue pacifique de ce conflit.

17:25
Thomas Ménagé

Dans ce protocole d'accord il est prévu la levée des sanctions sur un certain nombre de dignitaires iraniens. la France aura un rôle à jouer puisque Emmanuel Macron a prévenu il faudra que la France ne pose pas son veto au conseil de sécurité de l'ONU où nous avons un siège permanent est-ce qu'il faut selon vous ou quelles sont selon vous plutôt les conditions à poser pour lever ces sanctions ?

17:43
Invité

Alors sur ces sujets je vais être assez clair il faut savoir en politique parfois rester à sa place moi en tant que porte-parole du groupe Rassemblement National j'ai pas un mandat et c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui auront l'occasion de s'exprimer sur ces questions ce qui est certain c'est que nous notre vision en la matière c'est toujours défendre l'intérêt des Français et l'intérêt des Français en l'occurrence c'est de faire en sorte de ne pas permettre de donner des éléments qui entraîneraient vers un conflit qui continuerait et qui serait néfaste pour notre économie sur ce point précis vous savez que c'est un domaine réservé comme pour le Président de la République au sein d'un parti

18:18
Présentateur

Une consigne a été passée chez vous d'ailleurs pour qu'il y ait une réserve de la part des cadres RN sur ces questions de défense internationale

18:24
Invité

Oui enfin c'est même pas c'est de la logique c'est de la même manière que le secrétaire d'Etat en charge de je ne sais pas la transition écologique qui serait sur votre plateau n'irait pas s'exprimer au nom de Jean-Noël Barraud ou d'Emmanuel Macron ces sujets là qui sont des sujets très précis qui nécessitent d'avoir les données du ministère des Affaires étrangères du cœur diplomatique ça ne se fait pas autour d'un comptoir où Thomas Ménager qui ne connaît pour être sincère que peu de choses parce qu'il n'a pas les éléments et que ce n'est pas en plus son domaine puissent avoir une position

18:54
Présentateur

Votre parti a pris ses distances avec le Trumpiste on parlait justement de Donald Trump en Italie les rapports se compliquent encore un peu plus entre le président américain et Giorgia Meloni elle a très mal pris que Donald Trump lui a assuré qu'elle avait insisté pour avoir un selfie avec lui on écoute la chef du gouvernement italien Les déclarations de Donald Trump sont totalement inventées franchement je suis stupéfaite je ne comprends pas pourquoi le président des Etats-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés mais il y a une chose dont il doit souvenir ni l'Italie ni moi ne supplions jamais Thomas Ménager

19:29
Thomas Ménagé

c'est devenu un boulet pour ses alliés Donald Trump

19:31
Invité

Vous avez dit que vous prenez une distance moi j'étais sur votre plateau à plusieurs reprises on a dit pendant toute la campagne américaine qu'on n'était pas américain qu'on ne prenait pas parti que Donald Trump

19:40
Présentateur

sauf pendant l'investiture où vous envoyez Louis Alliot

19:42
Invité

la cérémonie d'investiture de Donald Trump mais de la même manière que quand le pape a pris ses fonctions on y allait et qu'on défend la laïcité c'est quand même attention c'est différent c'est des comparaisons un peu quand même troublantes non pas du tout troublantes c'est un chef d'un pays qui sera encore en poste qu'on le veuille ou non en 2028 lors de notre arrivée si les français nous font confiance au pouvoir donc un allié

20:04
Présentateur

sur un certain nombre d'aspects

20:06
Invité

bien entendu c'est une démocratie mais il y avait une forme de fascination quand même un adversaire et très souvent un concurrent c'est le concept de la diplomatie c'est-à-dire que vous avez parfois des échanges qui sont assez fermes avec vos alliés sur certains aspects vos concurrents

20:23
Thomas Ménagé

le principe de l'alliance doit aménager c'est de pouvoir faire confiance aussi à son interlocuteur là dans ce qui se passe avec que ce soit Emmanuel Macron ou avec Georgia Meloni qui en l'espèce incarne un camp bien plus proche de Donald Trump c'est que vraisemblablement Donald Trump n'est pas un allié de confiance donc je repose ma question est-ce que c'est un boulet pour ses alliés ?

20:39
Invité

je pense que c'est pas un allié de confiance enfin Donald Trump au vu de ses revirements permanents de sa personnalité les Etats-Unis le sont mais ça reste le président des Etats-Unis donc on doit faire avec les Américains l'ont choisi c'est leur liberté c'est le concept de la démocratie mais c'est vrai qu'on aimerait peut-être avoir des personnalités peut-être un peu moins exubérantes un peu plus simples un peu plus claires dans les échanges qu'on pourra avoir avec les différents alliés est-ce que ça veut dire que vous serez approuvé au fond Emmanuel Macron de continuer sans arrêt le dialogue avec Donald Trump est-ce que vous considérez que ce qui s'est passé à Versailles quand on a vu Donald Trump signer le protocole d'accord avec l'Iran était un bon coup politique pour Emmanuel Macron je vous l'ai dit c'est dommage qu'on n'ait pas pesé dans l'accord et que la diplomatie française que la voix de la France ne soit pas suffisamment forte alors que la diplomatie française c'était bien que ça se passe à Versailles oui enfin je veux dire on a fourni la table tant mieux ça a parlé de la France il était c'est pas pour rien

21:39
Présentateur

que Donald Trump accepte de se mettre à la table à côté d'Emmanuel Macron le sens des images

21:43
Invité

c'est juste une question de temporalité qui a fait que ça a pu se faire en France tant mieux mais par contre sur la position oui et nous on n'est pas dans la politique politicienne en matière diplomatique Emmanuel Macron a raison de maintenir le dialogue ce sont les Etats-Unis on peut pas faire fi c'est pas un petit pays avec qui on pourrait se dire bon bah on coupe les relations diplomatiques et c'est jamais bon même quand c'est pas un pays aussi important que les Etats-Unis parce que voilà la France doit pouvoir peser sur la totalité du monde oui est-ce que vous aviez une question je vous ai coupé

22:12
Présentateur

non mais on va parler d'Ukraine maintenant puisque c'était l'un des grands sujets aussi de ce G7 où Donald Trump était et restait d'ailleurs jusqu'au bout il a même réaffirmé son soutien à l'Ukraine là encore il y a eu un travail diplomatique pour arriver à ces fins là vous ORN notamment le patron de votre parti Jordan Bardella répète que la Russie représente une menace multidimensionnelle pour la France il dit soutenir l'Ukraine mais il s'oppose dans le même temps au Parlement européen à un prêt de 90 milliards d'euros d'aide pour l'Ukraine pour permettre à son économie notamment de ne pas s'effondrer pour permettre d'avoir assez de force vis-à-vis de la Russie pourquoi cette contradiction comment vous pouvez l'expliquer ?

22:54
Invité

J'entends votre question depuis le premier jour on a bien entendu été aux côtés de l'Ukraine soutenu l'Ukraine nos maires ont accueilli nos maires comme Louis Aliot a été un des premiers maires à accueillir des réfugiés ukrainiens on a été favorables

23:06
Présentateur

Marine Le Pen n'a toujours pas condamné l'annexion de la Crimée par la Russie

23:09
Invité

ça c'était un débat qui était antérieur on va pas refaire le débat il n'empêche que aujourd'hui nous avons une position qui est claire soutien soutien notamment en matière d'armes défensives à l'Ukraine mais à un moment de continuer à accentuer la guerre en ne disant pas clairement que l'objectif c'est de mettre tout le monde autour de la table et d'aller vers la paix on a une possibilité aussi aujourd'hui qui est une bonne possibilité puisqu'on a la chance c'est que le courage des Ukrainiens la force des Ukrainiens la résilience du peuple ukrainien fait que l'Ukraine que vous n'avez pas tellement appuyé quand même reconnaissez cette résilience qui n'avait pas été en avant-garde on a soutenu toutes les initiatives contre la Russie d'un point de vue financier qui n'était pas néfaste pour les intérêts des français

23:55
Présentateur

et ce prêt de 90 milliards d'euros en quoi il est néfaste pour les intérêts des français

23:58
Invité

il y avait un problème de conditionnement du remboursement de ce prêt ce prêt n'engageait pas l'Ukraine en termes de remboursement le remboursement était à la charge de la Russie hypothétiquement en cas de fin du conflit je suis désolé c'est ce qu'on appelle les réparations chaque conflit c'est comme ça je veux dire c'est très hypothétique ça représentait pour la France je crois 7 ou 8 milliards quand on est vous m'avez interpellé tout à l'heure madame Fresso en disant qu'on avait une situation des finances publiques qui était tellement dégradée qu'il fallait être sérieux et responsable excusez-nous de dire que oui on soutient en envoyant des armes en envoyant des armes défensives en envoyant de l'aide d'humanitaire en pesant de toutes nos forces parce que ce qu'on oublie toujours c'est que chaque jour il y a des morts chaque jour il y a des familles qui sont décimées et que l'objectif et tant mieux si Donald Trump se remet du côté de l'Ukraine pour essayer de forcer Vladimir Poutine à se mettre à la table des négociations au moment où en plus l'Ukraine a repris du terrain a réussi à reprendre la main pour arriver à une paix durable parce que c'est la seule solution et on oublie que derrière toutes ces histoires de milliards et tous ces financements en termes de militaires il y a des morts et il y a des familles

25:03
Présentateur

et très rapidement encore sur l'Ukraine Jordan Bardella n'était pas très loin de la frontière il était en Pologne cette semaine on a suivi le déplacement mais il ne l'a pas franchi cette frontière est-ce que selon vous le ou la candidate à la présidentielle devrait se rendre pendant la campagne en Ukraine ? Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Rotailleau l'ont fait ?

25:20
Invité

Plusieurs parlementaires de notre groupe ils sont allés je sais que mon collègue Alexandre Sabaton ça n'a pas le même symbole si nous y sommes invités s'il y est invité je ne vois pas pourquoi Jordan Bardella ou Marine Le Pen n'iraient pas voilà mais il y a le symbole très bien très bien d'y aller mais derrière il faut surtout apporter un poids massif pour une conférence internationale pour la paix et pour sortir de ce conflit je pense que c'est ce que les français attendent et surtout les ukrainiens attendent

25:51
Présentateur

lors de ce déplacement toujours en Pologne le patron du RN a valorisé l'agence gardienne des frontières de l'Europe l'agence Frontex et même le mur construit par les conservateurs polonais entre la Pologne et la Biélorussie c'est une solution pour vous d'ériger des murs pour lutter contre les flux migratoires ?

26:08
Invité

Quand certains pays aux frontières de l'Europe utilisent malheureusement le malheur des migrants comme en fait une manière de faire un rapport de force avec l'Union Européenne vous n'avez pas vous parlez de la Biélorussie voilà je parle de la Biélorussie en l'occurrence vous avez raison comme la Turquie en son temps régulièrement vous n'avez pas d'autre moyen que de mettre des éléments matériels pour bloquer la frontière c'est à la fois avec des hommes avec Frontex mais aussi des éléments comme un mur pour protéger parce que vous le savez dès lors qu'ils rentrent aussi au sein de l'espace Schengen il y a aussi une liberté de circulation

26:39
Présentateur

plus d'argent pour ces murs tout en réduisant de moitié la contribution française à l'Union Européenne là encore on pourrait parler d'un paradoxe ?

26:47
Invité

Non mais parce qu'en fait l'argent ne sera pas au même endroit c'est à dire que vous pouvez réduire votre contribution nette comme on le souhaite pour le remettre à l'époque vous la réduisez où ?

Mais sur certains domaines sur le coût rien que le coût de la structure c'est à dire les fonctionnaires européens le coût de la structure de l'Union Européenne des compétences et des domaines sur lesquels les compétences ne sont pas essentielles ne nécessitent pas que l'Union Européenne y mette son nez parce que depuis ces dernières années que ça soit en matière de défense où il y a une volonté en matière de santé ce sont des compétences qui reviendront dans le cadre de notre Europe des Nations et des coopérations à la France à chaque État souverain qui pourra décider de faire de la coopération à condition qu'il n'y ait pas de crise en Europe et que les autres acceptent ce que vous proposez sur cette question migratoire ça c'est notre travail c'est d'aller et d'où les échanges que Jordan Bardella a eu par exemple avec le président polonais qui est quand même la sixième économie de l'Union Européenne pour construire cette Europe des Nations

27:38
Présentateur

Pour terminer sur cette question migratoire il y a eu ce vote au Parlement Européen du règlement retour l'extrême droite et la droite notamment François-Xavier Bellamy qui votent ensemble ça y est c'est l'Union des Droites que vous prenez

27:51
Invité

Je crois qu'il y a aussi quelques députés rignous c'est à dire le groupe d'Emmanuel Macron qui ont ouvert les yeux après avoir soutenu des éléments au niveau européen et surtout en France qui étaient immigrationnistes qui ne prenaient pas conscience de la réalité en matière d'immigration voilà il y a des sujets sur lesquels bien entendu les gens peuvent ouvrir les yeux indépendamment de leur étiquette politique ça va dans le bon sens c'est aussi une victoire idéologique je pense pour le Rassemblement National et pour le groupe des Patriotes au niveau de l'Union Européenne depuis des années notamment au moment du pacte de l'immigration on a dit mais vous ne nous rendez pas compte de la situation catastrophique en matière migratoire dans laquelle vous mettez l'Union Européenne et d'aller vers plus de fermeté et ça me rassure aussi de voir Emmanuel Macron dire que c'est une mauvaise chose et qu'il ne souhaite pas l'appliquer qu'il ne souhaite pas ce règlement retour ça prouve bien que je pense que ça va dans le bon sens mais LR a été très à l'offensive sur ce règlement est-ce que vous pensez que ça peut préfigurer en France un rapprochement entre LR et l'extrême droite ?

est-ce que c'est ce que vous souhaitez ? je ne sais pas ce que vous appelez l'extrême droite on n'est pas d'extrême droite je ne vais pas y revenir

28:51
Présentateur

vous êtes en partie classée à l'extrême droite par le ministère de l'Intérieur donc oui vous êtes en partie d'extrême droite

28:56
Invité

nous le contestons vous savez si on fait c'est pas le sujet oui mais indirectement vous insultez aussi nos électeurs parce qu'on sait très bien ce qu'il y a derrière l'extrême droite c'est une insulte

29:03
Présentateur

d'être d'extrême droite oui parce que vous savez

29:05
Invité

l'extrême droite c'est l'antiparlementarisme c'est le refus des résultats des élections c'est dans l'histoire des idéologies qui sont à l'opposé du projet républicain que nous défendons donc oui excusez-moi de défendre qu'aujourd'hui quand on voit que 50% plus de 50% des français dans tous les sondages veulent voter pour nous ne sont pas d'extrême droite ils veulent juste une France libre un défendant qui les protège alors revenons à la question est-ce que ça peut être un rapprochement des droites mais nous on l'a toujours dit on tend la main à toute personne et peut-être en priorité parce qu'il y a une proximité sur un certain nombre de sujets régaliens à la droite c'est ce qu'on a fait à plusieurs reprises c'est pour ça qu'on a cette alliance avec l'UDR d'Éric Ciotti mais Jordan Bardella et Marine Le Pen le disent on n'est pas là pour sauver la droite ou faire une union des droites parce qu'en plus quelle droite ?

enfin monsieur Bellamy peut-être qu'il est sincère dans son engagement mais est-ce que c'est monsieur Retailleau qui se présente après avoir été ministre d'Emmanuel Macron ? est-ce que c'est la droite d'Edouard Philippe qui a accepté comme celle de monsieur Darmanin de s'allier avec les socialistes dans des gouvernements pour garder un certain nombre de postes pour exister politiquement ? ça dépend de ce que vous parlez de la droite mais nous on est là pour sauver la France et donc toutes les personnes de volonté de droite et de gauche qui nous partagent nos idées seront bien entendu les bienvenues

30:14
Présentateur

On a également besoin d'y voir plus clair sur les retraites sujet crucial de la campagne présidentielle à venir Emmanuel Macron invité de l'événement sur France 2 Il faudra reprendre le chantier des retraites c'est indispensable dans un pays qui vieillit J'ai été élu en 2022 en portant devant le peuple français une réforme des retraites à 65 ans je suis obligé de constater qu'elle n'a pas été acceptée qu'elle n'a pas été soutenue qu'il y a ensuite eu notre majorité parlementaire qui est revenue dessus c'est la vie démocratique je peux le déplorer je déplore à titre personnel mais c'est la vie démocratique simplement c'est la chose la plus efficace et pertinente à faire pour baisser nos dépenses parce que c'est le plus grand poste de dépenses aujourd'hui public c'est la retraite Thomas Ménager vous êtes sur quelle ligne vous personnellement celle de Jordan Bardella qui préfère l'option on supprime l'âge légal ou celle de Marine Le Pen qui ne veut pas changer sa réforme de 2022 jusqu'à 42 annuités pour un départ jusqu'à 62 ans vous êtes sur quelle ligne parce qu'on dirait

31:09
Invité

qu'il y en a deux le programme du rassemblement national qui est celui que vous avez cité quand vous citiez Marine Le Pen mais Jordan Bardella ne dit pas le contraire il dit une chose très claire et vous lui faites dire ce qu'il n'a pas dit il répondait à Edouard sur Edouard Philippe qui disait qui exprime une position comme celle du corps actuellement qui est de repousser à 67 ans l'âge de départ à la retraite en disant que plus que la question de l'âge c'est la question des annuités c'est à dire que aujourd'hui on le sait en France on a le premier emploi stable autour de 25-26 ans quand on a aux Pays-Bas et en Allemagne un âge de moyen d'entrer sur le marché du travail avec un emploi stable à 22-23 ans nous on assume de dire qu'il faut faire travailler deux ans plus tôt en faisant des filières plus courtes plus professionnalisantes en accentuant l'apprentissage plutôt qu'aller faire travailler des gens qui n'ont plus la capacité physique de le faire

31:56
Présentateur

si on suit 42 annuités quelqu'un qui rentre dans le marché du travail dans le monde du travail à 20 ans part à 62 ans c'est bien ça et quand on rentre dans le marché du travail à 30 ans ça veut dire qu'on additionne 42 ans

32:07
Invité

alors ça sera 67 ans pourquoi ? parce que c'est très technique les retraites pour avoir une retraite à taux plein il y a à 67 ans ce qui existe actuellement c'est pas une invention du Rassemblement National une fin de décote mais oui c'est une question de justice quand vous avez fait des études que vous avez souvent des métiers plus protégés c'est-à-dire que vous n'êtes pas sur un toit en pleine chaleur en ce moment ou en train de couler du béton mais ces métiers-là

32:29
Présentateur

sont aussi importants

32:30
Invité

non mais ces métiers sont aussi importants mais vous avez la capacité physique je pense que vous et moi qui sommes aujourd'hui bien sûr dans ce studio climatisé travailler jusqu'à 67 ans ça dépend on aura tous des situations physiques différentes on peut le faire parce qu'on aura travaillé et rentré on sera rentré plus tard sur le marché du travail parce qu'on aura fait des études plus longues et c'est une question de justice c'est-à-dire de faire en sorte que c'est pas parce que vous allez continuer vos études indéfiniment qu'on ne va pas vous demander ces annuités et que vous n'allez pas devoir cotiser sur une période suffisamment longue

32:58
Thomas Ménagé

Vous m'aménager quel est le calendrier de votre réforme c'est-à-dire elle s'appliquera à partir de quand et à qui est-ce que c'est uniquement pour les nouveaux entrants sur le marché du travail ou est-ce que ceux qui travaillent actuellement qui ont commencé aux âges que vous évoquez pourront eux aussi bénéficier de votre réforme

33:13
Invité

Non bien entendu ça s'appliquera sur tous ceux qui ne sont pas encore partis en retraite et qui c'est pas que pour la nouvelle génération ça sera pour tous ceux qui sont aujourd'hui des actifs et après le calendrier précis vous l'avez entendu par le président de la République qui l'a raison il y aura un débat parlementaire il y aura un moment de débat qui nécessitera plusieurs mois plusieurs semaines comme on l'avait eu au moment de la première

33:33
Thomas Ménagé

Ce ne sera pas en janvier 2028 que cette réforme par exemple s'appliquera

33:36
Invité

si vous êtes élu D'un point de vue temporel ça sera la candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen qui expliquera et le Premier ministre Jordan Bardella qui dira quels sont les textes et dans quel ordre C'est déjà dans votre tête l'ordre Marine Le Pen et Jordan Bardella C'est l'ordre qui est le nôtre et c'est celui que nous avons choisi on y viendra peut-être mais ça il y aura un calendrier parlementaire et un ordre du jour parlementaire qui fixeront les délais

33:58
Présentateur

Sur les retraites on a l'impression qu'un verrou est tombé chez Marine Le Pen le verrou de la capitalisation elle y est favorable elle était plus frileuse il y a quelque temps qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que c'est la ligne de Jordan Bardella qui infuse aussi ?

34:11
Invité

Non alors carrément pas parce que moi je me souviens il y a deux ans j'étais rapporteur pour le Rassemblement National pendant la niche du Rassemblement National le temps dédié au Rassemblement National et à l'Assemblée National pour l'abrogation de la réforme des retraites on m'a posé la question et la ligne était claire c'est que nous sommes favorables à une part de capitalisation facultative mais une capitalisation qui doit être au sein d'un fonds souverain on ne veut pas qu'il y ait des fonds de pension étrangers qui viennent capitaliser autour de cet argent et ça doit être une capitalisation collective ça existe déjà dans la fonction publique donc en fait sur le même modèle il y aurait cette possibilité mais aujourd'hui le faire de manière globale ce n'est pas possible on a 28% de cotisation sur les retraites quand on est à 18% en moyenne dans les pays de l'OCDE donc on n'a plus de gras pour rajouter cet étage obligatoire de capitalisation

35:00
Thomas Ménagé

je résume Thomas Ménager c'est une réforme où il y aura une part de capitalisation avec des fonds français c'est une réforme qui s'appliquera à ceux qui travaillent déjà actuellement le calendrier on ne sait pas trop dans ce qu'explique aussi Marine Le Pen en disant c'est une réforme systémique et ça tient au fait que les jeunes entrent plutôt sur le marché du travail est-ce que le non-dit c'est pas de dire que ceux qui entreront sur ce marché du travail avec a priori des salaires plus bas partiront aussi avec des retraites plus basses et plus faibles ?

35:26
Invité

Non je ne pense pas parce que tout ce qu'on va mettre en place en termes de revalorisation vous savez c'est un c'est un programme global qu'il faut voir de réindustrialiser notre pays de hausse des salaires avec la mesure que l'on défend d'une hausse de 10% des salaires sans charge c'est de relancer tout un système vertueux en matière économique mais ce qu'on oublie

35:42
Thomas Ménagé

comment vous faites en sorte que ceux qui commencent à travailler tôt soient mieux payés vous allez pas fixer les salaires très rapidement

35:48
Invité

pour terminer mais globalement aujourd'hui ce que proposent les autres c'est de désindexer les retraites nous ça ne sera pas le cas elles seront toujours indexées donc vous savez qu'on prend le calcul on prend le calcul sur les 25 meilleures années donc de toute façon c'est pas parce que c'est pas parce que vous avez que quelques-uns qui commenceront un peu plus tôt et donc auront des recettes des salaires un peu plus faibles que ça remettra en cause leur rente Mais le sujet majeur dans votre réforme des retraites c'est de dire on va inciter les jeunes à travailler plus tôt comment vous faites pour inciter un jeune à travailler plus tôt alors qu'au fond on leur a dit vous faites des études longues et ça fait partie du statut social c'est à dire aller à l'université c'est une façon de s'ouvrir sur le monde aussi comment vous faites pour convaincre ces jeunes de s'arrêter est-ce que c'est de façon autoritaire est-ce que c'est incitatif comment vous faites Non non il n'y a pas d'autorité et ceux qui voudront faire des études longues pourront le faire aujourd'hui il y a un problème c'est qu'on a considéré que d'aller faire un bac général puis aller à l'université c'était la voie royale et que si vous aviez une filière professionnelle plus rapide c'était pas une bonne voie donc il va falloir revoir la formation l'enseignement supérieur avec des formations plus courtes mais moi ce que je veux dire pour terminer c'est qu'aujourd'hui on a reporté indéfiniment l'âge de la retraite le rapport du corps disait que 64 ans ça irait maintenant on dit 67 ans c'est bien que le levier n'est pas le bon il y a une personne qui part en France à la retraite sans activité parce qu'à un certain âge vous êtes considéré comme périmé par les employeurs par le patronat donc il y a des mesures aussi d'incitation à conserver les seniors dans les entreprises parce qu'au final on n'a rien gagné sur ces réformes des retraites parce qu'on a dépensé aussi sur d'autres branches de la sécurité sociale en termes de maladie en termes d'indemnité journalière et de RSA et tout ça ça coûte de l'argent à l'État aussi

37:34
Présentateur

et on aura très certainement votre programme bien détaillé après le 7 juillet on en parlait en introduction puisque c'est à ce moment-là que la justice se prononcera en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du RN confirmera ou non la peine d'inéligibilité de 5 ans de Marine Le Pen vous qu'est-ce que vous ressentez à 2 semaines de cette attente et surtout quel est votre pronostic vous pensez que vous sentez les choses comment là ?

37:59
Invité

c'est qu'on est en pleine coupe du monde et que tout le monde fait des paris mais c'est un jeu trop important pour parier ou faire des pronostics

38:06
Présentateur

vous aimeriez quoi Marine Le Pen ? vous vous êtes engagé en politique pour elle ?

38:09
Invité

on souhaite que dans tous les cas des juges ne décident pas de qui sera candidat à l'élection présidentielle et nous voulons nous souhaitons et Jordan Bardella le premier que Marine Le Pen soit la candidate à l'élection présidentielle donc j'espère que l'innocence de Marine Le Pen sera reconnue ou qu'à minimale elle sera en capacité parce qu'elle est innocente de pouvoir se présenter parce qu'il y a un principe constitutionnel majeur en France c'est la liberté de choix des électeurs le conseil constitutionnel l'a réaffirmé et j'espère je pense que les juges en prendront si justement les juges décident qu'elle ne peut pas se présenter vous pensez qu'il peut y avoir des manifestations de rue des protestations comment voyez les choses ?

vous savez on n'est pas la France insoumise il pourrait y avoir des rassemblements

38:50
Présentateur

vous avez organisé une grande manifestation pour dénoncer cette décision de justice et qu'il n'y a pas tellement de la première instance

38:55
Invité

mais pacifique nos électeurs nos cadres etc nous on n'appelle pas à marcher sur les institutions on respecte et on respecte la décision de justice même si on peut considérer qu'elle est injuste qu'elle n'est pas fondée on est dans un état de droit donc non il pourrait y avoir des manifestations entre guillemets organisées peut-être de soutien à Marine parce qu'elle a donné sa vie à notre pays elle a fait énormément de sacrifices et ça serait une profonde injustice mais bien entendu qu'on n'appellera pas à l'insurrection c'est pas du tout notre vie

39:24
Présentateur

le rapport d'inspection sur le meurtre de la petite Liana sera publié demain la tribune du dimanche révèle qu'il pointe une série d'erreurs individuelles et humaines vous en attendez quoi précisément de ce rapport ?

39:35
Invité

alors moi je ne l'ai pas je ne l'ai pas encore consulté c'est de voir où ça a failli même si on a déjà une idée sur des problèmes comment dire structurels macro au-delà de ce cas particulier qui est le besoin qu'il y a financier d'investir en matière de notre justice on voit qu'on a moins de procureurs on a moins de magistrats que d'autres pays par nombre d'habitants et quand on regarde par nombre d'actes de délinquance de délits et de crimes on est encore plus loin donc il y a besoin de mettre des moyens il y a besoin aussi de peut-être changer certains éléments de notre droit mais l'idée ce n'est pas d'être dans la course à l'échalote d'augmenter les peines d'augmenter les peines il faut surtout faire en sorte aujourd'hui que les peines elles soient prononcées elles soient appliquées que la justice puisse rendre des décisions dans un temps qui soit raisonnable et c'est tout ça sur lequel et ça on le sait déjà au-delà même de ce rapport

40:27
Présentateur

c'est l'heure de mieux vous connaître Thomas Ménager et celle qui dévoile nos invités c'est Neila Latrousse notre spécialiste en la matière

40:45
Invité

à l'époque j'étais pas hostile au mariage j'étais hostile à l'adoption et sur ce sujet là je me suis trompé j'avais 18-19 ans je venais de perdre ma mère j'étais un gamin qui était en recherche je vais être sincère c'est très personnel et c'est pas toujours très agréable de parler mais ça fait partie du rôle quand on a une personnalité politique d'être en transparence et je me suis trompé je me suis trompé et donc bien entendu c'était une erreur de participer à ces manifestations

41:14
Thomas Ménagé

on parle des manifestations contre le mariage pour tous et c'est l'une des rares aspérités Thomas Ménager que l'on trouve dans votre parcours pour révéler un échange que nous avons eu aux auditeurs lorsque vous avez appris que je faisais votre portrait vous m'avez écrit vous ne trouverez pas de dossier je suis sérieux comme mec votre vie ressemble

41:33
Invité

c'était pour rire

41:34
Thomas Ménagé

pour paraphraser les grands auteurs aux mémoires d'un jeune homme bien rangé parents artisans la droite bontain du Loir-et-Cher chiracienne puis sarkoziste vous concernant vous prenez votre carte à l'UMP en 2007 vous avez 15 ans à l'âge où d'autres ont des posters dans leur chambre de Rihanna Beyoncé ou Amy Winehouse votre idole à vous c'est Nicolas Sarkozy ma première question c'est est-ce que vous aviez des affiches politiques dans votre chambre en tant qu'adolescent non j'étais pas mordu à ce point là pas à ce point là

41:59
Invité

non j'avais des affiches je ne sais plus de Green Day enfin de groupe de rock de groupe de musique comme tous les gamins

42:04
Thomas Ménagé

d'accord donc vous avez été un peu rock'n'roll après Nicolas Sarkozy c'est un autre Nicolas que vous rejoignez Nicolas Dupont-Aignan lorsqu'il crée sa boutique Debout la France la suite en accéléré vous quittez votre mentor vous créez votre propre mouvement vous vous faites élire maire adjoint conseiller régional parcours classique au fond d'un baron de droite à ceci près que vous vous détachez progressivement des contraintes morales ou des interdits de votre famille politique d'origine c'est ce que vous faites lorsque vous vous rapprochez du Rassemblement National et de Marine Le Pen cadre dans l'immobilier vous étiez promis à une vie bourgeoise dans le Loir-et-Cher vous changez de département et vous faites élire député dans le Loir-et vous êtes le tombeur à l'époque de Jean-Michel Blanquer l'ancien ministre de l'éducation et c'est là que vous vous faites un nom au National est-ce que ça a été facile pour votre famille chiraquienne de vous voir élue sous étiquette RN ?

42:52
Invité

Alors comme je l'explique malheureusement

42:54
Thomas Ménagé

dans l'extrait

42:56
Invité

j'ai perdu ma mère assez jeune donc elle n'a pas suivi mon engagement politique mon père est très peu politique mais c'est vrai que mes parents je me souviens très bien en 2002 de l'effroi que ça avait pu être après mon père artisan a aussi lui-même évolué et donc non il n'y a pas eu de crise familiale lors de mon choix

43:15
Thomas Ménagé

Vous êtes du 6 juin 92 Thomas Ménager né le même jour vous ne le saviez peut-être pas que Frisk Orléon c'est un rappeur franco-sénégalais qui est très pour le coup urtiquant puisqu'il a été poursuivi pour provocation à la haine raciale et injure à caractère raciste l'affaire a depuis été classée vous nous avez dit que vous écoutiez du rock pas de rap dans votre playlist ?

43:34
Invité

Moi je suis assez œcuménique en la matière j'écoute du Théodora du Joule du Gims j'écoute pas de Médine

43:43
Présentateur

non pas de Médine

43:44
Invité

parce que là il y aura un problème idéologique mais j'écoute un petit peu tout donc si du rap aussi si si

43:50
Thomas Ménagé

qu'on reste dans la culture Aya Nakamura par exemple est-ce que pour vous elle participe au rayonnement de la culture française ?

43:55
Invité

Vraisemblablement oui enfin oui clairement enfin à un moment quand vous avez une artiste qui est connue mondialement elle fait partie elle fait partie de ce rayonnement et de la culture française

44:03
Thomas Ménagé

je vous pose la question parce que votre partie c'était un peu offusqué qu'elle représente la France aux Jeux Olympiques de 2024 Sébastien Chenu notamment député jugeait à l'époque qu'elle ne valorisait pas la langue française et de manière plus générale ce qui m'intéresse c'est votre rapport au monde de la culture parce qu'on sent effectivement des tensions entre le rassemblement national au niveau municipal notamment avec ce monde là je ne vais pas faire je n'ai pas le temps d'être exhaustive sur les événements annulés mais est-ce que le monde de la culture doit craindre par exemple une victoire du RN l'an prochain ?

44:30
Invité

Non absolument pas enfin à un moment nous ce qu'on souhaite juste c'est que la culture soit dans une vision qui ne soit pas militante ou politique et il y a eu un certain nombre de fausses informations Mais par définition

44:41
Thomas Ménagé

la culture est par définition engagée militante et politique Vous pouvez vous engager

44:44
Invité

sur des causes mais vous vous engagez contre des mouvements politiques je pense que la culture c'est comme le sport c'est quelque chose qui rassemble et vous comprenez volontiers que quand des électeurs ont fait un choix dans une ville de dire on vote pour le RN ils n'ont pas envie qu'avec leurs propres impôts on aille subventionner des pièces des moments où on va être sur scène et on va insulter les électeurs du RN

45:09
Thomas Ménagé

Thomas Ménager parce que ce n'est pas que municipal vous avez dit il y a quelques jours qu'en cas d'élection du RN le CNC le Centre National Cinématographique ne serait pas conservé parce que vous dites cet argent devrait aller vers d'autres visions de la culture face à des films jugés très orientés très woke très militants mais est-ce que vous ne craignez pas là aussi de faire fausse route comme à l'époque du mariage pour tous ce que vous considérez peut-être comme être woke aujourd'hui est en réalité une position progressiste si je reprends l'exemple du mariage pour tous

45:36
Invité

j'entends ce que vous dites c'est toujours le vrai sujet c'est de savoir et on évolue au fur et à mesure de notre vie et donc bien entendu il y a des choses qu'on ne voit pas qui évoluent et puis on peut dire des bêtises et on change tous c'est le concept de la vie et de la progression et qu'on apprend chaque jour n'empêche que sur le CNC nous ce qu'on souhaite c'est juste qu'au sein du ministère de la culture il n'y ait plus une agence dédiée mais que ça soit remis au sein du ministère de la culture avec des critères beaucoup plus clairs et peut-être un peu moins d'idéologie mais on a besoin du CNC son financement est aujourd'hui assuré par les places de cinéma etc et donc tout ça ça devra aller cet argent de la culture encore une fois la culture mais peut-être éviter notamment ces agences qui coûtent énormément d'argent on paye des personnes qui sont à la tête de ces agences et au contraire de pouvoir remettre en administration centrale un certain nombre de la gestion de ces fonds

46:24
Thomas Ménagé

Ma dernière question sur l'aide active à mourir je vais vers le sociétal vous êtes l'un des rares dans votre parti à être favorable à cette aide active à mourir ça veut dire que vous voterez pour le texte a priori en juillet

46:36
Invité

j'ai voté à deux reprises pour le texte il reviendra pour une dernière lecture à titre personnel j'y suis favorable après il y a une liberté de vote au sein du rassemblement national parce qu'on considère que les sujets de société devraient être tranchés par la société par référendum et une majorité de mon groupe vous l'avez dit

46:49
Thomas Ménagé

il y est défavorable

46:52
Invité

voilà c'est un débat de faire évoluer les possibilités mais moi à titre personnel je suis engagé auprès de mes électeurs je considère que je n'ai pas mandat sur ce sujet qui est un sujet très intime et donc je ferai quelque chose d'un peu original c'est-à-dire dans ma circonscription il y aura le week-end du 11 et 12 juillet des urnes dans plusieurs communes dans plusieurs bureaux de vote et pour pouvoir avoir l'avis des habitants et si l'avis vous y plairait à l'avis je ne consulte pas pour me faire plaisir ça ne serait vraiment pas logique de demander l'avis pour ne pas le suivre donc il y aura des assesseurs des deux camps des deux côtés et je suivrai bien entendu l'avis pour ce dernier vote mais en ne me cachant pas derrière mon petit doigt l'idée ce n'est pas de se défausser moi j'assume y être favorable

47:35
Présentateur

Thomas Ménager on vous a demandé de venir avec un sujet sur lequel vous voulez braquer les projecteurs vous avez choisi l'intelligence artificielle on vous écoute moins de deux minutes

47:44
Invité

moins de deux minutes c'est un sujet majeur pour 2027 on voit tous ça modifie notre vie nos usages nos utilisations je pense qu'on l'utilise tous et il faut être sincère ça pose deux enjeux ça pose l'enjeu de la souveraineté et la décision de monsieur Trump montre bien que encore une fois je pense que la France l'Union Européenne va rater le virage comme on l'a raté au moment du web d'internet c'est-à-dire de pouvoir créer des leaders des géants et eux ont fait le choix d'investir énormément de aussi utiliser la commande publique c'est-à-dire de privilégier dans la commande publique ces entreprises pour leur donner les moyens de se développer dans l'administration dans le militaire nous on ne fait pas ce choix le choix de l'Union Européenne aujourd'hui c'est de réglementer toujours plus on a eu l'AIA qui au final est venu réglementer quelque chose alors qu'il faudrait plutôt innover et soutenir et puis ça pose une deuxième question et ça c'est un chantier que j'ai lancé avec plusieurs collègues de tous bords on a lancé une mission d'information ces derniers jours pendant 6-8 mois sur l'impact sur le modèle social c'est-à-dire est-ce que ça va changer on parlait de formation tout à l'heure la formation à l'IA c'est-à-dire pour éviter une fracture numérique la formation par l'IA comment on fait en sorte que les 5 millions et demi de chômeurs on puisse accélérer leur formation on puisse faire des formations plus adaptées et comment on peut donner les moyens aux entreprises de s'y adapter et puis ça pose une dernière question aussi sur la question de la santé la prévention le diagnostic donc c'est tous ces éléments sur lesquels il ne faut pas avoir peur du progrès il faut l'accompagner il faut le soutenir et il faut en garder le meilleur

49:12
Thomas Ménagé

quand on compare aujourd'hui le champion américain en tropique au champion français enfin pardon le champion américain Nvidia plus exactement au champion français Mistral on réalise que la différence de capitalisation est de 1 à 50 qu'est-ce qui vous fait croire qu'on n'est pas déjà décroché en fait ?

49:27
Invité

j'aimerais être un optimiste au point de vous dire que je suis convaincu et certain que c'est pas trop tard mais il faut tout mettre en oeuvre au niveau français et là au niveau européen sur des sujets comme celui-ci pour investir et ça passera je vous le dis par des fonds mais surtout par de la commande c'est-à-dire ce n'est pas possible que dans les administrations françaises dans le milieu militaire dans les collectivités on n'oblige pas et aujourd'hui le droit européen ne permet pas forcément de faire en sorte que ça soit Mistral qui soit choisi pour pouvoir lui donner les moyens de rattraper ce retard si tant est si bien qu'il soit possible

50:01
Présentateur

et on se projette encore vers 2027 avec Françoise Fressos France 2027 c'est la question des jeunes que vous avez choisi pris sous le prisme de la formation et de l'éducation

50:10
Invité

Alors on a déjà pas mal parlé de la formation on va se concentrer sur le bac parce que c'est très d'actualité à quoi ressemblera le bac si le Rassemblement National accède au pouvoir ? Déjà en fait d'arrêter de se dire que par exemple quand on fait des fautes ce n'est plus grave d'arrêter de baisser le niveau c'est-à-dire d'avoir des grilles de notation qui sont chaque année de plus en plus C'est en train de changer il y a des directives ça vous approuvait vous dit c'est bien ?

Ah mais oui tant mieux on est arrivé à une situation où dans tous les cas on touche le fond de la piscine donc il faut mettre un coup de pied et remonter il faut aller plus vite il faut faire en sorte que le bac comme le brevet ça soit un vrai moment de passage c'est-à-dire de plus faire en sorte que ça soit un acquis aujourd'hui en fait quand vous arrivez en troisième vous êtes sûr d'avoir quasiment le brevet quand vous arrivez au bac vous êtes sûr d'éviter qu'il y ait toute une classe d'âge automatiquement toute la classe d'âge et le bac en méprisant les formations professionnelles pour faire en sorte que ça soit une vraie moment de sélection pour l'université C'est quoi votre objectif à vous ?

Non mais je n'ai pas d'objectif chiffré je veux dire je n'ai pas d'objectif chiffré mais de faire en sorte que demain on ne force pas des gamins à aller jusqu'au bac général quand ils peuvent faire une formation un, deux ans On ne les force pas en général parce que vous l'avez dit vous l'avez dit il y a un conditionnement idéologique une pression sociale vous l'avez dit une pression sociale tout à l'heure je crois que vous avez évoqué ce terme-là Non ce n'est pas une pression sociale c'est une ouverture au monde donc on peut se dire de faire des études supérieures c'est l'ouverture au monde Mais je veux bien mais quand vous n'avez plus de boulot après votre ouverture au monde quand vous allez dans des filières qui vous ont peut-être ouvert mais il faut il y en a mais il faut qu'on puisse vivre de ses études de son travail d'avoir un diplôme qui vous apporte la plus belle réalisation qui est celle de pouvoir vivre pour après vous ouvrir pour après avoir les moyens de vous payer de la culture aller au musée voyager à la rigueur mais c'est pas uniquement au moment de l'université que vous devez pouvoir vous ouvrir donc je pense que de donner la possibilité de faire des BTS de faire des DUT qui sont des formations peut-être plus rapides plus professionnalisantes ça vous donnera cette liberté pour pouvoir vous ouvrir Jean-Michel Blanquer qui a été l'un des ministres de l'éducation nationale qui a marqué la réforme du bac lui disait on va faire beaucoup de contrôles continus est-ce que le fait qu'il y ait de l'intelligence artificielle de plus en plus importante avec des risques au fond de tricherie ça vous incite plutôt à dire ben non il faut revenir à des contrôles en salle et est-ce que vous êtes partisans c'est une certitude dans le sens où premier point on voit que moi quand je parle avec des gamins qui sont dans l'année du bac ils sont pas très stressés parce qu'ils ont déjà le bac avant d'arriver au bac c'est-à-dire parce que tout le long de l'année il suffit les 3-4 derniers mois vous faites plus rien parce que vous savez que vous avez déjà le bac là de faire en sorte que vous vous préparez toute l'année que vous avez cet élément de passage à un moment où vous passez et puis après ça pose la question aussi des oraux peut-être d'augmenter la question de faire passer plus à l'oral qu'à l'écrit mais il y aura un bouleversement on ne pourra pas lutter contre l'intelligence artificielle à l'école non plus et il faudra en garder le meilleur mais peut-être l'interdire par contre chez les plus jeunes parce qu'il faut que vous ayez la possibilité de votre intelligence humaine puisse se développer Vous parliez des transformations au fond de l'intelligence artificielle et même du marché de l'emploi est-ce qu'il y a des formations ou en tout cas des matières sur lesquelles il faudra plus insister qu'aujourd'hui Très rapidement Thomas Ménager Nous on est pour la fin du collège unique aussi au passage mais il faut insister sur les savoirs fondamentaux lire, écrire, compter remettre plus d'heures sur les français sur les mathématiques et peut-être supprimer des matières qui sont peut-être utiles aujourd'hui Par exemple ?

Non mais je veux dire on a rajouté des éléments extérieurs d'ouverture au monde qui sont peut-être bien mais il faut peut-être les garder pour plus tard parce que quand vous ne savez pas lire, écrire, compter vous n'avez pas la capacité d'aller chercher l'information et après de vous ouvrir

53:57
Présentateur

Notre vrai ou faux de cette fin de question politique Thomas Ménager Très rapidement vous allez me répondre vrai ou faux Vous auriez moins de fougue à faire campagne pour Jordan Bardella que pour Marine Le Pen Vrai ou faux ? Il y a des trous dans la raquette dans votre programme ?

54:12
Invité

Dans tous les programmes il y a besoin vrai, enfin il y a besoin d'améliorer sur certains sujets et il ne faut pas être présomptueux Le monde évolue il faut l'améliorer et il faut être humble

54:21
Présentateur

Seul Édouard Philippe est en capacité de vous faire perdre au second tour de la présidentielle Vrai ou faux ?

54:25
Invité

Tout candidat il ne faut pas être présomptueux et même contre Jean-Luc Mélenchon certains nous disent vous êtes sûr de gagner et justement c'est pas ça il faut se battre

54:32
Présentateur

Vous êtes impressionné parfois par Jean-Luc Mélenchon et ses idées très très vite ?

54:36
Invité

Par ses idées non par sa capacité à reprendre le drapeau français dans ses meetings après avoir pensé qu'au drapeau palestinien et à chanter la marseillaise après avoir chanté que l'international sa capacité à retourner sa veste ça je suis impressionné

54:48
Présentateur

Merci Thomas Ménager député RN du Loiret d'avoir été avec nous dans Questions politiques Merci à toute l'équipe en plateau et en régie Merci à tous