Shein suspendu en France : faut-il aller plus loin ?
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. De notre reportage patrimoine en région, comme tous les vendredis, le célèbre peintre Jean Dufy a vécu une partie de sa vie à Boussé dans le Futurène depuis 2021. Un parcours artistique lui est consacré dans le village pour découvrir son œuvre, mais aussi sa maison et sa sépulture. On regarde ce reportage de Lucas Chopin pour nos partenaires de Val-de-Loire TV.
Son œuvre est célèbre dans le monde entier. Le peintre Jean Dufy naît en 1888 au Havre, mais devient au cours de sa vie une figure tourangelle. A partir de 1948, il s'installe à Boussé avec son épouse Isméry, originaire de Pruy-sur-Claize. Aujourd'hui encore, on croise ici des personnes qui les ont connues. Ah ben oui, je le crois. Il venait quelques fois au café à Boussé aussi. Madame Dufy, elle était un peu originale, disons. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'elle avait 80 chats quand même. « Récupérez tous les gens qui voulaient se débarrasser d'un chat, ils mettaient par-dessus le mur. » Spécialiste de la couleur, Jean Dufy est aussi un peintre du réel.
Défaite circassienne parisienne à la vie agricole, il a été un véritable témoin de son temps. Une œuvre retracée au travers de huit panneaux dans un parcours artistique installé à Boussé. Un parcours qui permet également pour les curieux de redécouvrir des paysages locaux. « Un paysage de Touraine, donc avec les thèmes qui sont chers à Jean, donc la nature, avec certainement la clèse, ses peupliers, les châteaux, et puis en arrière-plan, sur un fond bleu, l'église qui est suggérée. » Plusieurs décennies après le passage de Jean Dufy à Boussé, la disposition des panneaux explicatifs permet encore aujourd'hui de se mettre à la place du peintre.
« Alors quand je parle d'intemporalité, tout simplement en fait, il suffit de se décaler encore aujourd'hui en 2025, que ce soit le hameau de la chevalerie, de la boissière et en arrière-plan, donc ce paysage vallonné, boisé qui nous mène jusqu'à Preuilly, eh bien on le retrouve dans ce tableau. » Au cours de ce parcours, le visiteur est plongé au cœur de la vie de Jean Dufy. Sa maison trône encore dans une rue qui porte désormais son nom, et sa tombe est située dans le cimetière du village. « Jean Dufy s'éteint à Boussé en 1964, deux mois après Ismérie, sa femme. Jilou, qui était à leur service depuis 1942, dit que Jean a été vraiment aussi abattu par le chagrin et le départ d'Ismérie.
» Les intéressés peuvent découvrir ce parcours en toute autonomie ou au cours de visites guidées.
Et voilà pour ce reportage patrimoine. On va poursuivre le tour de l'info dans nos régions. On va prendre la direction de Brive-la-Gaillard, en Corrèze, où se tient ce week-end le deuxième plus grand festival littéraire du pays, dont Public Sénat est partenaire. Bonjour Frédéric Soulier. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le maire LR de Brive. Et Frédéric Soulier, il faut le dire, encore une très belle programmation pour cette 43e édition.
Écoutez, comme chaque année, la foire du livre, c'est ni tout à fait la même ni tout à fait une autre. On invente ou on se réinvente. En tout cas, on essaye d'être à la fois dans l'actualité et puis de porter toujours cette politique de la lecture et d'écriture. C'est aussi un marqueur fort de Brive. Et ce qui en fait quand même la première foire à l'échelle du chiffre d'affaires, madame, c'est 1,119,000 euros de chiffre d'affaires, 60,000 livres vendus en 30 heures d'ouverture. Voilà, à ma connaissance, c'est une foire qui fait la promotion à la fois des auteurs, de la qualité de l'écriture et surtout aussi de l'envie de lire. C'est ça qui est passionnant.
Oui, et c'est une foire qui mêle littérature avec les grands noms du moment, évidemment, qui seront présents, mais aussi politique. C'est ça aussi la foire de Brive. Il y aura, je crois, Édouard Philippe, il y aura Yaël Brune-Pivet. C'est aussi dans ces temps de crise politique et dans ces temps un peu ingités un moyen de faire union autour de la littérature ?
Je crois que tous les auteurs, quelles que soient les personnalités françaises ou parfois étrangères, on s'accorde à dire qu'écrire un livre, c'est aussi un récit, c'est aussi raconter bien des choses, historique ou pas d'ailleurs, mais les politiques sont présentes depuis de très nombreuses années, c'est aussi pour l'occasion d'une très belle vitrine et puis c'est aussi l'occasion de vendre beaucoup et de se faire sans doute connaître pour certains qui le sont un petit peu moins. Mais c'est ce brassage-là, vous avez évidemment des auteurs connus, d'autres moins connus, tout le monde est quasi présent. Encore une fois, cette année, nous aurons l'ensemble des prix nationaux.
Voilà, c'est une espèce d'écosystème de vie autour de la lecture et de l'écriture qui ont fait un week-end vraiment extrêmement enrichissant et formidablement populaire.
Et puis, vous avez fait également un choix très symbolique, c'est Boilem Sansal qui est président d'honneur.
Nous l'avions reçu en 2018, Boilem Sansal, donc dans quelques jours, cela fera exactement un an qu'il est emprisonné. Je crois que Brive devait aussi porter haut cette situation insupportable pour un écrivain qui finalement est écrit et est emprisonné, donc ce qu'il est coupable d'avoir dit, ce qu'il pensait. Et là, on ne peut que se révolter et on ne peut que soutenir quelqu'un qui aime la langue française, qui l'écrit parfaitement bien et qui se retrouve aujourd'hui en prison entre quatre murs. Et donc, il faut défendre le droit d'écrire partout où il est menacé.
Et la foire, au niveau politique, se doit d'évoquer cette situation parce que parfois, la mémoire collective est une mémoire qui disparaît très vite et on a ce besoin, me semble-t-il, ici à Brive, de rappeler la situation de Boilem Sansal dans son pays et d'évoquer, encore une fois, que nous sommes un des étendards de la liberté d'écrire, de la liberté de penser. Cette liberté est un bien commun qu'il nous faut défendre.
Un dernier mot, Frédéric Soulier, parce que c'est aussi une organisation, évidemment, cette foire de Brive, pour le maire que vous êtes. On avait un peu plus tôt dans cette émission Pomme-la-Brousse du journal La Montagne qui nous racontait l'organisation pour les libraires, l'organisation pour les taxis. C'est aussi un week-end particulier pour la commune de Brive.
Oui, et c'est aussi un week-end rugby. Donc, si vous voulez, c'est l'effervescence à tout niveau. Mais c'est ça qui fait l'histoire de Brive. 1972-2025, voilà, c'est un patrimoine immatériel qu'on se doit de promouvoir, qu'on se doit de continuer à porter avec l'ensemble des bénévoles, les acteurs. L'économie tourne à plein régime. Les hôteliers, les restaurateurs sont… Voilà, il y a un écosystème dans l'écosystème. C'est assez incroyable. Une petite bulle le temps d'un week-end avec vraiment le plaisir d'avoir une très belle entreprise culturelle au service de la lecture et de l'écriture et qui mobilise aussi beaucoup de jeunes.
Et à travers ces jeunes, des partenariats multiples, où c'est de plus en plus, là aussi, formidable de pouvoir arriver. Vous savez, la lecture et l'écriture, c'est quelque chose d'essentiel. Et même dans les petites classes, les plus petites des écoles, il ne faut pas sous-estimer parfois les difficultés aujourd'hui de la maîtrise de la langue française. Donc ça participe à ce combat permanent de défendre notre langue française.
Merci Frédéric Soulier. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, maire LR de Brive. On le rappelle, la foire de Brive, c'est à partir d'aujourd'hui jusqu'à dimanche. Foire dont Public Sénat est partenaire. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Frédéric Soulier. Quentin, on regarde ensemble ce qui est à la une de nos quotidiens régionaux ce matin. Et on commence avec pas mal de unes sur les dix ans des attentats du 13 novembre.
Oui, cette question à la une de la presse régionale ce matin. Où en est la menace terroriste ? C'est la question à la une du Dauphiné libéré, le journal de Grenoble. Dix ans après le plan Vigiparate qui reste au niveau d'alerte maximale, on le rappelle. Et alors que six projets terroristes ont été déjoués depuis le début de l'année, dit ce matin le Dauphiné libéré. On rappelle aussi que les attentats de novembre 2015 ont été la série d'attaques terroristes la plus meurtrières en France avec 132 victimes.
La montagne plonge sur les municipales 2026.
Voilà, Zoom sur ces villes à enjeu dans le puits de Dôme. Zoom, eh bien sûr, sur Carmont-Ferrand. On devrait voir six listes s'affronter et où la droite se divise. Et également, vous le voyez à l'intérieur du journal, les sous-préfectures à surveiller, Hissoir, Thiers, Amber, Rion. Je vois qu'il fait le point sur les candidats en liste dans chacune de ces villes. Une campagne qui commence tout doucement, on le comprend, dans le département.
Toujours à propos des municipales, on va à Toulouse cette fois où le maire sortant, Jean-Luc Moudin, qui a donc annoncé officiellement qu'il brille un nouveau mandat.
Oui, c'est-à-dire, ce matin, dans la dépêche du midi, il évoque ses projets pour la Ville Rose, comme agrandir le stadium, qui doit passer de 33 000 à 43 000 places. Il veut, Jean-Luc Moudin, que la stabilité fiscale pour Toulouse et ne pas multiplier les projets qui ne sont pas finançables. Sa liste aux municipales, qui devraient comporter 40 % de nouveaux noms, dit-il hier. A-t-il dit hier ?
Allez, Noël se rapproche. Ce n'est pas encore la Marché de Noël, mais ça arrive, Quentin. C'est à la une de presse océan.
C'est une alternative, effectivement, Marché de Noël. Pourquoi pas prendre des jouets recyclés ? Le journal de Nantes qui titre ce matin sur ces jouets de seconde main qui s'invitent à Noël, des jouets pour aussi faire des économies et aussi revaloriser des objets en bon état, comme dans cette recyclerie de jouets, Joujou à Nantes.
Opération sauvetage de milliers de poissons, ça, c'est à lire dans Libération Champagne.
Oui, ça se passe au lac d'Orient et c'est assez impressionnant. On parle du troisième plus grand lac artificiel de France. Il est en cours de vidange, ce lac, parce qu'il faut qu'on y solidifie des digues. Il faut donc sortir les grands moyens parce qu'il y a 9 tonnes de poissons qui doivent être sauvés. Dans le même temps, Oriane, il faut éloigner les cormorants. Donc, on utilise des canons effaroucheurs, c'est-à-dire dans les pages intérieures de Libération Champagne.
C'est 30 millions d'amis, la fin de votre revue de presse. Il y a les poissons, les cormorants et les dauphins.
Voilà, on termine cette revue de presse très animalière avec maintenant le sauvetage des dauphins au zoo-parc de Beauval. Des dauphins en 2027, titre ce matin, le Béré républicain. Car depuis la loi 2021 qui interdit les spectacles de cétacés à partir de décembre 2026, la question se pose de ces dauphins qui vivaient jusque-là dans des delphinariums. Il y a donc 11 dauphins nantais qui pourraient être cueillis à Beauval dans un grand lagon qui est en cours de construction. Mais la question se pose aussi sur les dauphins du Marineland d'Antibes, avec dans le même temps un débat très vif entre les associations de protection des animaux.
Merci, Quentin. Merci beaucoup pour cette revue de presse.
Une spéciale animaux.
Une spéciale animaux. Merci beaucoup, Quentin. On va passer au débat de nos éditorialistes. Le gouvernement qui doit faire un point d'étape aujourd'hui sur le dossier Chine, la plateforme d'e-commerce chinois pointée du doigt pour ne pas respecter les lois françaises et vendre des produits illégaux. L'accès au site internet de Chine pourrait même être suspendue partiellement en France. Résumé avec Stéphane Ducay.
L'annonce a été faite aux parlementaires avant-hier. Et ça coïncidait avec l'ouverture d'une boutique physique de vêtements Chine dans un grand centre commercial parisien, une première mondiale pour le géant chinois. Et face au scandale qui se multipliait avec Chine, le gouvernement a adopté un ton ferme.
Après les poupées à caractère pédopornographique, ce sont désormais des armes qui sont en vente sur Chine. Si une plateforme veut vendre en France, elle doit respecter nos règles. Donc, nous agissons, mesdames et messieurs, les sénateurs, et sur instruction du Premier ministre, le gouvernement engage la procédure de suspension de Chine.
Hier, une opération de contrôle des douanes était organisée à l'aéroport de Roissy pour vérifier la conformité des produits.
C'est 100% de tous les colis arrivés depuis 24 heures qui sont bloqués. C'est 200 000 colis qui vont être ouverts par les douaniers, la DGCRF. Il faut qu'on puisse avoir des preuves. Les douaniers en ont tous les jours. Mais aujourd'hui, la plateforme ne pourra pas dire qu'on a juste ouvert les mauvais paquets.
Résultat, des dizaines de produits non conformes ont été découverts. Au-delà d'une fermeture temporaire de la plateforme de e-commerce chinoise, le gouvernement menace Chine de sanctions financières. Plusieurs actions en justice ont aussi été lancées contre l'entreprise. Et la France demande en plus des sanctions au niveau européen. Les préoccupations soulevées en France, ce sont des préoccupations que nous avons déjà. Nous avons envoyé des demandes d'informations à Chine, précisément sur la vente et la diffusion de produits illégaux sur son service. La commission prend cela très au sérieux. Preuve que ces menaces inquiètent Chine.
Le groupe a annoncé la fermeture de sa marketplace en France. La place de marchés en ligne où des vendeurs indépendants peuvent commercialiser des produits avec peu de contrôle. Un premier pas vers le gouvernement français, dit Chine, qui assure que l'entreprise s'engage à respecter toutes les lois françaises.
Et on va en parler avec nos deux éditorialistes. Bonjour Arnaud Benedetti. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous Bérangère. Merci également d'être là, journaliste politique. On rappelle votre dernier livre Bérangère, Gabriel Attal, « L'ange exterminateur ». On le voit, et c'est vrai que ça a occupé une partie de la semaine, la polémique autour de Chine et le gouvernement, qui durcit donc le ton. Est-ce que la France et le gouvernement peuvent gagner ce bras de fer ? Ou est-ce qu'on est aussi dans un exercice de communication de la part du gouvernement ?
Vraisemblablement les deux. Mais en fait, de toute façon, la communication, c'est quand même de la politique. Il ne faut jamais l'oublier. Si vous voulez, Chine, c'est aussi la mondialisation, la globalisation. C'est ce sujet qui est au centre des questions que l'on se pose. Mais il est clair que, de toute façon, il est tout à fait légitime que le gouvernement français réagisse face à une plateforme qui ne respecte pas un certain nombre de normes, face à une plateforme qui commercialise, c'est le moins qu'on puisse dire, des produits qui sont quand même assez scandaleux, notamment avec le cas des poupées. Après, on voit bien que la réponse ne peut pas être que française.
Elle doit être européenne. Et d'ailleurs, ce que je note, c'est que, de toute façon, les autorités françaises demandent à l'Union européenne et à la Commission de réagir, ce qui est bien légitime, en l'occurrence. Donc, c'est un sujet qui... Après, il y a un autre sujet, c'est que le comportement... La réalité, c'est aussi le comportement des consommateurs.
C'est ce que j'allais vous dire. C'est un sujet qui interroge aussi les Français dans leur manière de consommer.
Oui, bien sûr, parce que les Français, ils y vont sur ces plateformes. Ils ne sont pas les seuls, d'ailleurs, à y aller, les Européens en général. Donc, clairement, jusqu'où peut-on aller dans le contexte qui est le nôtre de globalisation et de mondialisation pour, finalement, contraindre ces plateformes ? C'est la vraie question. En tout cas, on voit qu'au moins, le gouvernement a réagi très vite depuis 24 heures.
Il y a clairement une grosse part de communication. La riposte politique, là, elle pose beaucoup de questions. Quand on entend Roland Lescure qui dit « La prochaine fois, notre bras ne tremblera pas ». Mais pourquoi on attend la prochaine fois ? Et j'ai envie de dire, en fait, ça fait quoi ? Un an ou deux qu'une loi étant débat a été votée à l'Assemblée, au Sénat, contre la fast fashion, qui n'est toujours pas adoptée. Il semblerait aux dernières nouvelles que le gouvernement soit en train d'y travailler. Mais ça pose question. Et ça ne date pas, d'ailleurs, d'il y a deux ans.
Les premières alertes du milieu du textile, c'est 2019, à une époque où Chine n'avait pas de part de marché en France et en Europe. Aujourd'hui, si on ajoute Temu, Temu, etc., ces plateformes-là, c'est à peu près 10% du marché. Donc, que n'a-t-on entendu les appels ? Alors, c'est toujours facile à dire, évidemment, après coup, mais quand même, moi, j'ai des souvenirs d'avoir entendu hurler dans le désert les gens du secteur du textile et un monde associatif qui était déjà mobilisé, mais plus globalement, évidemment, il y a des poupées scandaleuses, il y a des armes, il y a des choses dangereuses.
Mais ce milieu du textile et de la fast fashion, plus globalement, c'est beaucoup de gaz à effet de serre, c'est 10% des gaz à effet de serre, c'est 10% des plastiques qu'on retrouve dans les océans, c'est énormément d'enjeux environnementaux. Et tout ça, on l'a complètement laissé de côté, et tout d'un coup, on se dit, ah bah oui, comme il y a une boutique au centre de Paris, ça commence à faire un mauvais genre, il y a des armes et il y a des poupées, on va faire quelque chose contre Chine. Mais ça ne sert à rien d'essayer d'éteindre l'incendie si vous ne travaillez pas les causes de l'incendie. Et donc, c'est sans doute une réponse plus globale.
Et c'est vrai qu'Arnaud le disait, il y a aussi des questions sur le comportement des consommateurs. Alors, évidemment, il y a les problématiques de pouvoir d'achat, Chine, ça pratique des prix très bas. Mais hier, lors de l'opération du gouvernement à Roissy, 100 000 colis. Oui, mais la question du pouvoir d'achat, c'est un piège, en fait. Moi, je considère que, enfin, évidemment que c'est un sujet. Mais qui préfère, franchement, qui sérieusement préfère acheter des t-shirts à 2 euros qui sont dangereux pour la peau ? Qui préfère prendre des crèmes qui brûlent la peau ? Qui préfère, honnêtement ?
Donc, on peut dire, non mais j'entends bien, mais est-ce que le rôle du politique, ça n'est pas, quand même, d'alerter un petit peu au-delà de… Bah oui, vous voyez, c'est les consommateurs qui veulent… Forcément, les consommateurs… Mais le rôle du politique, il est de pouvoir réguler ça pour que le textile, le monde du textile devienne plus vertiveux et pas uniquement enlever Chine, puis qui sera après… Il y a beaucoup de questions qui se sont posées à l'époque de Nike, il y a beaucoup de questions qui se sont posées à l'époque de d'autres… Je veux dire, c'est des débats qu'on a déjà eus plein de fois. Donc, on peut retirer juste Chine, mais encore une fois, on n'éteint pas l'incendie.
Oui, alors, qui achète aussi ? Les classes populaires, quand même, il faut voir la réalité, c'est qu'il y a quand même une question de pouvoir d'achat qui se pose. Ensuite, ça traduit aussi autre chose de plus profond, c'est que la France n'est plus un pays de production. C'est ça le problème, économiquement. Donc, les délocalisations liées à la globalisation, je veux dire, ont fait que nous avons perdu des segments entiers de notre industrie, parce que, tout simplement, les coûts comparatifs du travail ne sont pas les mêmes. On le sait très bien en Chine qu'ils ne le sont en Europe et même et surtout en France. Donc, il y a cette réalité. Ensuite, moi, je suis d'accord.
En effet, il faut que le pouvoir politique puisse intervenir, puisse réguler. Mais ça dit quelque chose aussi sur l'extrême faiblesse du pouvoir politique dans de nombreux sujets aujourd'hui. Malheureusement, c'est un sujet parmi d'autres où le politique n'est plus capable et n'est plus en capacité de maîtriser un certain nombre de phénomènes. Et d'ailleurs, les raisons pour lesquelles, d'ailleurs, les autorités françaises, aujourd'hui, se tournent vers les autorités européennes en leur disant qu'il faut qu'en effet, l'Union européenne et la Commission européenne réagissent.
Sauf que la difficulté, c'est que la position française, ce n'est peut-être pas la position d'un certain nombre d'États membres de l'Union européenne. Donc, il y a aussi cette difficulté, si vous voulez. Moi, je pense que ça traduit deux choses. Ça traduit d'abord la désindustrialisation de notre pays, clairement. Et ça traduit aussi la perte de capacité du politique au niveau de l'État-nation de maîtriser un certain nombre de phénomènes. C'est une crise profonde. Et en effet, ça interroge aujourd'hui, non seulement sur les comportements des consommateurs, comme on l'a dit tout à l'heure, mais aussi sur la capacité du politique à pouvoir répondre.
– Mérangère. – Moi, évidemment que le consommateur dont nous sommes d'ailleurs, les consommateurs ont peut-être une part de responsabilité. Sauf que moi, il me semble vraiment que le politique a un rôle important en régulant, en tentant de réguler. Il faut aussi ajouter qu'il y a un contexte de politique intérieure qui, malheureusement ou heureusement, en tout cas, qui existe, et qui fait que, par exemple, au sein de la droite, vous avez un Laurent Wauquiez qui, avec son groupe, n'est même pas sûr de voter le nouveau projet de taxes sur les tout petits colis, parce que c'est zéro taxe, au nom du zéro taxe.
Donc, ils sont à la fois contre Chine, mais ils disent déjà, enfin, Laurent Wauquiez laisse déjà entendre que cette petite taxe qui pourrait essayer de réguler ce trafic de colis, je n'ai plus les chiffres en tête, mais ils sont vertigineux, le nombre de petits colis qui arrivent, enfin, effectivement, vous parliez des 200 000 qui ont été contrôlés hier à l'aéroport. Quand il s'agit d'entrer dans quelque chose d'un peu concret, là, pour le coup, la politique intérieure reprend ses droits.
– Non, je voudrais revenir. Les consommateurs ne sont pas responsables. Moi, la responsable, évidemment, ils sont responsables quand ils achètent, en l'occurrence. Mais je veux dire, il ne faut pas leur imputer une responsabilité morale en la matière. C'est qu'ils achètent parce qu'encore une fois, un grand nombre d'entre eux ne peuvent pas faire autrement. C'est une réalité. Et donc, ils vont sur des plateformes, on les fait, où ils trouvent des produits beaucoup moins chers. Et donc, ils consomment.
– Vous en parliez un peu, Bérangère. L'actualité politique et parlementaire cette semaine, c'est le budget en cours de discussion au Parlement et la droite qui veut se faire entendre, notamment ici au Sénat, face aux socialistes qui tentent de peser à l'Assemblée nationale. On va écouter le président des Républicains, Bruno Retailleau, c'était hier soir sur BFM.
– Je suis heureux de ne pas être dans ce gouvernement très orienté par les socialistes. Les socialistes ont été des bonimenteurs. Ils ont fait passer deux mensonges aux Français. Ils leur ont dit, un, travaillez moins et vous vivrez mieux. Non, c'est faux. Le niveau de vie en France, par rapport aux Allemands, aux Italiens, est en train de chuter. C'est le travail qui fait le niveau de vie. Ce n'est pas la dette. Ce n'est pas l'échec à crédit de l'État. Et ensuite, ils nous ont dit, la dépense publique, c'est vertueux. Ça fait des qualités de service public. Tu parles. L'hôpital souffre, la justice, etc., l'école. Et ils nous ont dit, la dépense publique fait la croissance. C'est faux.
C'est faux. Si c'était vrai, on serait... C'est alors les plus heureux du monde.
On voit bien l'axe de Bruno Retailleau de dire que c'est un gouvernement socialiste, d'attaquer les socialistes, les bonimenteurs. Est-ce que la droite, elle va pouvoir peser sur ce budget ?
Au Sénat, évidemment. Et à la fin. Au Sénat, elle est majoritaire. L'alliance entre la droite et les centristes fait qu'on peut penser que... Alors, je ne sais pas comment, d'ailleurs, va arriver le... Enfin, si, je sais comment il va arriver. Mais dans quel État va arriver ce budget ? D'ailleurs, sera-t-il voté à l'Assemblée nationale ? C'est une vraie question. Mais on peut imaginer que le budget tel qu'il arrivera de l'Assemblée, après ce qui s'est passé ces dernières semaines à l'Assemblée nationale, sera profondément modifié par la majorité sénatoriale.
Et à la fin ?
C'est vraiment toute la question. On ne sait pas, encore une fois, quelle sera la forme de ce budget. Quel sera le budget qui sera adopté ? Comment sera-t-il adopté ? Toutes ces questions demeurent.
Mais là où il a beau jeu Bruno Rotaillot de dire, c'est qu'en effet, on voit bien quand même que, quelque part, il y a une sorte d'alliance implicite, en tout cas, qui, pour l'instant, s'est construite entre le Bloc central et le Parti socialiste pour éviter, justement, la censure, et que, d'ailleurs, le Bloc central avale un certain nombre de couleurs, puisque, finalement, globalement, le totem de la politique de l'offre, et qui est quand même un élément très important, en l'occurrence, du bilan que veulent exhiper les macronistes depuis 7 ans, est profondément remis en cause par les amendements multiples et variés qui sont votés à l'Assemblée nationale.
Mais tout cela, je veux dire, n'augure rien du résultat, en ne préjugeant rien du résultat final de ce budget.
– Est-ce que la droite, elle est un peu sur une ligne compliquée, à savoir pesée sur ce budget ? Vous le rappeliez, Bérangère, pas de taxes, pas d'augmentation d'impôts. Et en même temps, les LR, ils ont toujours dit, nous, on est pour la stabilité, on n'est pas pour le chaos. Du coup, elle se retrouve un peu sur de lignes contradictoires ? – Votre sous-titre, là, « Comment exister hors du gouvernement », c'est surtout « Comment exister hors du gouvernement quand on en a été ». Et la difficulté pour Bruno Retailleau, c'est de s'exonérer d'un bilan pour lequel il a quand même sa part.
Et j'ajoute qu'au sein de la droite, au sein des LR, parce qu'il y a même des LR, chacun n'a pas les mêmes intérêts et on est vraiment dans la politique politicienne. Mais c'est ça aussi qui est en train de compliquer les choses pour Bruno Retailleau et pour l'ensemble des LR. Et quand vous avez des Édouard Philippe qui mettent un coup d'accélérateur sur leur campagne, parce que lui, visiblement, a décidé de tenir la ligne que voulait tenir la droite sur les impôts, sur la réduction des déficits. Bruno Retailleau, encore une fois, est un peu coincé. Il y a quelques semaines, il était dans ce gouvernement.
– Et lui, personnellement, du coup, ça fait un mois à peu près maintenant qu'il a quitté le gouvernement, Arnaud. Est-ce que politiquement, il a eu raison ou il a eu tort ?
– Non mais, moi je pense que ce qu'il a eu raison, le problème c'est le timing qu'il a utilisé. C'est-à-dire que soit il sortait du gouvernement avant que le gouvernement soit formé, le problème c'est qu'il est sorti du gouvernement une fois que ce gouvernement a été formé. C'est ça qui a posé problème. Donc, en l'occurrence, aujourd'hui, d'ailleurs, je ne sais pas moi si les LR sont dans le gouvernement ou pas, parce que ce n'est pas très clair en la matière. Il y a quand même, il y a six ministres qui sont issus des rangs de LR qui siègent au sein de ce gouvernement.
Que je sache, les LR n'ont pas censuré le gouvernement avec, en tout cas, la suspension de la réforme des retraites qui constituait là aussi quand même un élément très fort dans leur logiciel politique. Donc, la vraie question, c'est ce que disait Bérangère, c'est de savoir comment on fait pour être à la fois dedans et dehors. C'est ça, la vraie... Et le sujet, c'est qu'on a l'impression qu'ils sont... Il y a plusieurs voix, en fait, aujourd'hui. Le problème de LR, c'est que vous avez plusieurs voix.
Vous avez la voix du groupe parlementaire LR qui, pour l'instant, ne veut surtout pas de censure parce qu'ils n'ont pas du tout envie de retourner devant les électeurs et qui est plutôt la voix, en l'occurrence, de Laurent Wauquiez. Et vous avez la voix de Bruno Retailleau et de la droite sénatoriale qui est quand même sensiblement différente. De la voix de la droite à l'Assemblée nationale. Donc, qui, aujourd'hui, parle au nom de LR ? C'est un vrai sujet. Et on voit bien que Bruno Retailleau, en effet, se trouve quand même, quelque part, profondément contraint. Parce que, finalement, qu'est-ce qui se passe ? Ils n'ont plus prise sur le groupe parlementaire LR à l'Assemblée nationale.
C'est un peu embêtant quand vous êtes chef d'un parti politique que vous n'avez pas pris sur le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Et c'est un peu cette situation à laquelle il est confronté. Et quand même un élément tout à fait intéressant. Ils nous disent qu'ils vont exclure les ministres LR. Et puis, finalement, on comprend quelques jours plus tard que les ministres LR sont certes suspendus, j'ai cru comprendre, de leurs fonctions au sein de LR. Mais qu'ils ne sont plus vraiment exclus. Donc, tout ça est assez peu lisible, notamment pour une partie de l'électorat de droite. Et ce qui, je pense, les fragilise. En le moment, en tout cas.
Votre question, est-ce qu'il a eu raison de sortir ? On savait qu'il cherchait un moyen de sortir. Il fallait bien qu'il trouve un moyen de sortir. Mais il le fait de la pire des façons. C'est-à-dire qu'il ne part pas en désaccord avec le projet de Sébastien Lecornu. Il part. Ah, mais je ne veux pas qu'il y ait Bruno Le Maire dans le gouvernement. Il part là-dessus. Il tweet. Ce maudit tweet pour Bruno Retailleau, c'est quand même une espèce de truc éruptif. Ah, mais puisqu'il y a Bruno Le Maire, je m'en vais. Ce qui est la pire des choses en politique, quand même. Et effectivement, le signal est flou. Est plus que flou.
Il y a la place de Bruno Le Maire, puis il y a la place des LR, également dans le paysage politique, avec, même en interne, des voix qui se font entendre. Celle de Jean-François Copé, celle de Xavier Bertrand, pour clarifier la ligne et la position vis-à-vis des rassemblements nationaux. Et cette question, y aura-t-il une union des droites ? Bruno Retailleau dit qu'il n'y croit pas.
La clarification, elle a déjà eu lieu. Grandeur nature. Preuve par neuf. Il y a plus d'un an. Éric Ciotti, président à ma place, président de LR, passe, si j'ose dire, dans le camp adverse. s'allie à Marine Le Pen. Il y en a beaucoup qui sont allés avec lui ? Certainement pas. Et je n'ai cessé de dire que je ne crois pas dans l'union des droites, des appareils. Je crois, moi, et je l'assume. Mais alors, totalement, je veux parler aux électeurs du Rassemblement national. Parce que ce sont nos anciens électeurs.
Il veut s'adresser aux électeurs. Il dit la clarification, elle a eu lieu. C'est si clair que ça ?
Non, ce n'est pas clair du tout. Désolé, ce n'est pas clair du tout. Mais je comprends qu'il tienne ce discours parce qu'il ne peut pas tenir un autre discours, en tout cas dans le moment qu'il traverse. Mais la vérité, c'est qu'il y a plusieurs lignes au sein de LR. Il y a une ligne qui ne le dit pas forcément et qui ne le dit pas en tout cas explicitement, mais qui, à mon sens, n'est pas défavorable aujourd'hui à un rapprochement avec le Rassemblement national. Ce sont notamment les députés qui sont les plus exposés au vote RN dans leur circonscription. Ceux qui, par exemple, n'ont pas voté la confiance à François Béroud. Le groupe LR s'est fracturé au moment du vote de confiance.
On l'a vu, clairement. Et puis, il y a une ligne qui est une ligne que je qualifierais de chiracienne vis-à-vis du Rassemblement national qui est incarnée notamment par M. Bertrand qui dit aucune entente avec le Rassemblement national. Ils sont hors de l'arc républicain. Mais est-ce que cette ligne est aujourd'hui majoritaire au sein de l'électorat LR ? Ça, je n'en suis pas du tout sûr. Moi, je pense que, si vous voulez, les États-majors ne s'entendent pas. Mais quand on regarde, par contre, les études d'opinion, on voit qu'à droite, clairement, l'électorat de droite est plutôt majoritairement favorable à une union des droites.
L'union des droites, en fait, c'est un concept qui est porté par l'électorat de droite, mais qui n'est porté par aucun des États-majors à droite, d'ailleurs, y compris par le Rassemblement national, qui n'y est pas plus favorable, en l'occurrence, que M. Rotaillou, en tout cas, à ce stade. Donc, c'est toute l'ambiguïté de la situation.
Bruno Rotaillou, il tente de rejouer Nicolas Sarkozy, 2007, qui a siphonné, si on peut dire, les voix du RN, ce qui lui a permis d'accéder à l'Elysée. Sauf que la situation n'est pas la même que le RN est aujourd'hui. Jean-Dane Bardella, dans les sondages, est à 35% au premier tour d'une présidentielle. Loin, loin, loin, loin, devant Édouard Philippe, qui doit être le deuxième dans le dernier sondage, à 15. devant Jean-Luc Mélenchon, etc., qui arrive aussi derrière. Je ne vais pas redire ce qu'Arnaud dit. Effectivement, le panel des Républicains est assez... a des approches un peu différentes. Je ne suis pas sûre que d'aller chercher une union des droites permettra...
Aller chercher une union des droites favorisera le RN, pas la droite. Arnaud, avant de se quitter, on va terminer en parlant de Boilem Sansal. Je rappelle, vous présidez son comité de soutien. Est-ce que vous avez de ces nouvelles ? Comment va-t-il ?
Vous savez, les informations qui nous parviennent d'Alger sont des informations qu'il faut prendre avec les plus extrêmes précautions. Elles sont d'ailleurs très souvent contradictoires. Les dernières informations que nous avions laissées entendre qu'il y aurait peut-être un état... Enfin, une aggravation de son état de santé. Mais je n'ai pas de confirmation à ce stade très claire. Ce qui est sûr, c'est que ça fait un an qu'il est en prison maintenant qu'on espérait peut-être un geste de clémence du pouvoir algérien à l'occasion du 1er novembre puisque c'est une des deux fêtes nationales en Algérie. Il faut le rappeler avec le 5 juillet qu'il n'y a pas eu d'amnistie.
Donc, aujourd'hui, on reste bien évidemment extrêmement préoccupé et tout autant mobilisé parce qu'un an pour un homme de 81 ans qui est malade en prison en Algérie, ça commence à faire beaucoup.
On le voit, cette semaine, il y a eu beaucoup de prix littéraires qui ont été remis de manifestations littéraires. Boalem Sansal, il a été honoré, cité dans tous ses prix. Il a notamment obtenu le prix Renaud Dopoche pour son roman de livre. Les membres de l'Académie souhaitaient qu'il en soit informé. Est-ce que vous le savez s'il a été informé ou pas ?
Je n'en sais rien. Je ne peux pas vous le dire. C'est très compliqué de vous le dire. Il a peut-être eu des éléments d'informations qui lui ont été transmis en prison. Je sais qu'il a été visité par son épouse en milieu de semaines. Est-ce qu'elle a pu lui transmettre cette information ? Peut-être, je n'en sais rien. Il va recevoir aussi, il faut le signaler, le prix du Pen Club, le grand prix de la liberté d'expression, le 15 à la Maison de l'Europe, c'est-à-dire à la veille du premier anniversaire malheureusement de son arrestation à Alger.
Et on continuera évidemment à en parler avec vous, Arnaud. Allez, on a terminé sur une note plus légère, c'est l'histoire du jour. Le vendredi, vous le savez, c'est l'idée de sortie dans nos régions. Et ce week-end, c'est l'événement à Calais. Le varon débarque pour trois jours de spectacle. Est-ce que vous savez ce qu'est le varon, Arnaud et Bérangère ?
Le varon, oui. C'est un animal. C'est un animal, c'est le dragon. Super calé sur l'effectivité
du Pas-de-Calais, bravo. Vous le voyez sur cette image, effectivement, c'est une créature imaginaire. Alors, on est quand même sur de la belle bête. 6 mètres de haut, 15 mètres de long, 22 tonnes, 6 personnes pour le piloter. Le varon, il va donc parcourir les rues de la ville pendant trois jours. Et avec lui, ses crachats, ses jets de lave et sa fumée qui sort du nez. Un varon qui aura, à n'en pas douter du succès, près d'un demi-million de personnes sont attendues à Calais ce week-end. Voilà, si vous voulez y aller. Comme vous êtes très calé, varon, direction Calais. Merci à l'approfondir. Merci Arnaud, merci Bérangère. Merci.
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