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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 novembre 2025 22 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

François Sauvadet : « L’Hémicycle vote des prestations sociales que nous ne pouvons plus financer »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    C'était important pour vous en ce jour de commémoration ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il aura face à lui des présidents de département en colère ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous voulez dire par 'c'est une partie du destin de la France qui est en jeu' ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous attendez ce matin comme annonce de Sébastien Lecornu ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelle est aujourd'hui la situation financière des départements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00François SauvadetFait
    « On a besoin d'un budget parce que nous ne pouvons plus, nous les départements, faire face aux dépenses qui nous sont imposées par l'État et notamment des dépenses de solidarité. »
  • 6:00François SauvadetFait
    « La dépense sociale qu'on nous impose et qui a augmenté et qu'on continue d'augmenter. »
  • 8:00François SauvadetChiffre
    « En 3 ans, 2 ans et demi, nous avons eu 6 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. »
  • 10:00François SauvadetPromesse
    « Je lui demande un soutien de 600 millions d'euros parce que sinon on va droit dans le mur. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Effectivement, édition spéciale suite de cette émission. Nous sommes donc à Albi où se déroulent les assises nationales des départements de France et nous sommes avec François Sauvadé. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.

François Sauvadé, président du département de la Côte d'Or et président de l'Assemblée des départements de France. On va bien sûr longuement parler hein des enjeux de ces de ces assises nationales et de la venue de Sébastien Lecornu ici à Alby. Mais d'abord un petit mot puisque'hier la France commémorit les 10 ans des attentats du 13 novembre et et les départements se sont associés à cet hommage.

C'était important pour vous en ce jour ? Oui, c'est important parce que vous vous souvenez tous, on a été profondément euh terriblement choqué par les images de ses attentats et ses familles brisées et et nous avons tenu à rendre hommage à tous ceux qui ont été victimes de cette folie aveugle, de ces de ce terrorisme islamiste, que nous devons combattre résolument. Et quand on commémore des événements comme cela, on se dit que nous devons individuellement participer de ce combat dans la lutte contre tous les les comportements complètement fous et et raffirmer les valeurs de la République qui sont des valeurs universelles. qu'on a observé tous une minute de silence et j'ai voulu aussi qu'on rende hommage à nos forces de police, nos forces de gendarmerie, nos forces de sécurité intérieure, nos nos pompiers, tous ceux qui concourent, nos sauveteurs, nos équipes, nos SAMU, tous ceux qui concourent à la prise en charge et à la sécurité de nos compatriotes et réaffirmer la confiance des départements de France à tous ceux qui assurent la sécurité du quotidien.

Je crois que c'était ce double message que nous devons pourrait affirmer qu'ensemble nous formons une République qui ne doit pas s'abandonner au démons de l'extrémisme. Al on va parler des de ces assises nationales. Le premier ministre Sébastien Lecornu et ce matin à Alb, c'est lui qui prononcera le discours de clôture de vos assises.

Est-ce qu'il aura face à lui des présidents de département en colère ? Oui, vous savez ça ça fait 3 ans que j'alerte l'ensemble des gouvernements successifs. On est dans une situation politique à tout le moins inédite, pas de majorité. les les ministres passent plus ves que d'avance dossiers.

Donc évidemment, ça nous place tous dans une situation d'incertitude. Euh les les forces économiques, vous avez vu, on ren certains renoncent à embaucher parce qu'ils ne savent pas quelles sau vont être grignotées ou mangé demain. Et puis nous aussi, ça nous place dans une situation d'incertitude parce que nous n'avons aucune réponse alors que nous sommes face à des enjeux qui deviennent colossaux.

J'ai même dit ce matin à un certain nombre de mes collègues que c'était une partie du destin français qui est en train de se jouer en ce moment. D'abord, on a besoin d'un budget. On a besoin d'un budget parce que nous ne pouvons plus, nous les départements, faire face aux dépenses qui nous sont imposées par l'État et notamment des dépenses de solidarité.

Vous le savez tous, on verse des prestations, des prestations pour les personnes âgées, pour les handicapés et pour le RSA. L'État ne nous compense pas cette dépense explose. Et on va en parler François Sadé.

Qu'est-ce que vous voulez dire par c'est une partie du destin de la France qui est en train de se jouer ? C'est pas seulement l'avenir des départements qui est en jeu. C'est c'est à travers l'avenir du département.

C'est aussi des pans entiers de de nos investissements du quotidien et des services publics de quotidien qui vont tomber aujourd'hui. Qu'est-ce qui se passe ? La dépense sociale qu'on nous impose et qui a augmenté et qu'on continue d'augmenter.

Donc moi, je vais redire au premier ministre, il faut d'abord arrêter de charger la barque. Quand je vois que l'Assemblée nationale débridée dans ses dans ses dans ses votes continue d'augmenter toutes les prestations alors que nous avons pas les sources de financement. Mais je leur ai dit mais attendez dans quel monde sommes-nous ?

Il faut absolument et je l'ai lancé hier un appel à la responsabilité. C'est pas que le gouvernement. Le gouvernement aujourd'hui il est il est piément lié aux décisions de l'Assemblée nationale notamment.

J'ai lancé un appel à la responsabilité de l'Assemblée nationale. Quand on a un tel déficit, on peut pas continuer de charger la barque et nous laisser seul puisque l'État ne contribue pas au versement des prestations. Donc aujourd'hui ce qui est en jeu quand je parle de destin national, c'est que le système des solidarités est en train de s'effondrer et nous sommes les premières victimes puisque l'État ne nous compense pas.

Et puis deuxièmement, c'est les conséquences. Nous sommes devenus le bouclier du monde rural. On entretient les routes départementales 380000 km des ponts 100000 ponts.

On a on s'occupe des 10. Nous sommes le principaux financeur face au changement climatique. On aide les communes demain et dès aujourd'hui nous ne le pouvons plus.

Donc personne ne pourra dire on ne savait pas. J'ai écrit personnellement au nom des départements de France à tous les députés à tous les sénateurs. J'ai eu l'appui de tout le corps intermédiaire les les fédérations de trau public qui s'inquiètent avec nous.

Donc on est dans un monde de fou. eu des réponses de parlementaires ? Ah, les parlementaires, j'ai eu des réponses mais j'ai eu aussi des comportements incroyables.

Il se trouve des départ des des parlementaires qui disent "On va supprimer les départements." Bon, enfin attendez, c'est c'est complètement fou supprimer les départements, c'est supprimer l'histoire de France. D'autre part, ceux qui prétendent qu'en supprimant les départements, on va régler le problème de la dépense, l'État est déjà dans l'incapacité de nous compenser les prestations sociales que nous versons en son nom.

Et on certains on on pense qu'on pourrait reprendre au niveau de l'État les compétences qui sont les notes. On veut le retour des dates d'enfants quand les dates d'entend quand pour la protection de l'enfance. Enfin je je vous le dis parfois j'ai le sentiment d'être dans un monde de fou et je suis pas je suis pas là pour défendre des boutiques.

Je suis pas un populiste. Je jeis parlementaire pendant 24 ans. Je vois à peu près comment ça marche.

J'étais membre d'un gouvernement mais aujourd'hui je me désespère. Mais c'est les parlementaires où vous comptez sur le Sénat ? Gérard Larch était présent hier.

Est-ce que vous comptez sur le Sénat euh pour vous aider pour rétablir les choses en matière financière ? Mais bien sûr, mais vous vous connaissez l'ordonancement français et la prise de décision française, c'est l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot. S'il y a plus de budget, il y aura une loi spéciale et puis peut-être qu'on va surtout avec des ordonnances ce qui sera serait une situation inédite.

Moi, je lance un appel, il nous faut un budget et un budget responsable. Voilà, aujourd'hui c'est c'est une verre là pour le moment ce que vous voyez à l'assemblée, c'est pas responsable le budget de à l'heure actuelle. Franchement, ce qui se passe à l'Assemblée me choque me choque quand on quand j'entends dire on peut pas aider les départements au motif que ça va creuser le trou de la sécurité sociale.

Enfin, c'est irresponsable. on est en train de de de mettre à terre les départements de France et on dit on peut pas les aider au motif qu' de la sécurité sociale, on continue d'augmenter et la situation la plus la plus encore invraisemblable c'est que l'État constatant nos difficultés et les reconnaît aujourd'hui mais nous appelle à contribuer au redressement des comptes publics. On nous avait dit vous avez ce qu'on appelait un delico, c'està-dire on nous dit bah participer au financement.

Bon, vous vous rendez compte qu'on nous demande de participer, de verser une contribution sur des dépenses qui nous sont imposées. Bah alors là, franchement, les braments tombent. Les braments tombent.

On va revenir dans dans le le détail du budget. Mais qu'est-ce que vous attendez ce matin comme annonce de Sébastien Lecornu ? Écoutez, vous savez dans le contexte actuel, on nous parle aussi d'un nouvel élan de décentralisation.

Vous savez, il y a une telle incertitude politique. Je sais pas si le gouvernement sera là encore demain ou après-demain. Je l'espère.

Je l'espère. Parce qu'il faut il faut il faut retrouver le chemin de de la st en fait vous attendez rien ce matin du premier ministre. Mais si j'attends du premier ministre d'abord une indication une indication forte une reconnaissance des départements comme étant cet acteur majeur que nous sommes au service de la solidarité.

On veut continuer d'assumer nos missions solidarité parce que c'est la République. Sébastien Leornou, il a été président de département. Est-ce que ça facilite le dialogue est-ce que ça facilite les choses entre vous ?

Mais bien sûr, c'est c'est un ami, j'ai j'ai pour lui beaucoup de reconnaissance et à titre même et à titre politique, vous saz, il faut être courageux pour reprendre le manche en ce moment, 18 mois des présidentiels ou à quelques mois des présidentiels et puis dans la situation politique qu'on traverse. Je sais que il a il a volonté de faire avancer les choses. Il l'a dit, il le fait mais maintenant il est confronté à une assemblée nationale qui, vous voyez, part dans tous les sens.

Il s'en trouve même, je vous le répète, pour demander la suppression des départements, en tout cas pour en rêver. Bon, enfin, on est dans un monde de fou. Et qui qui a demandé ça ?

Ben, vous avez vu, je trouve que dans dans le groupe central, j'observe qu'il y a il y a il y a peu d'élus locaux. Je le regrette profondément, parce que s'ils avaient une expérience d'élélu local, peut-être ne porterait-il pas le même regard sur le destin français. Donc, les macronistes, je ne désigne pas plus que cela.

Il s'en trouve qu'il y en a qui nous accompagnent et qui nous aident et qui sont très conscients que le département ben ça participe de l'idée de la de l'identité de la France et d'une idée française et qu'il faut pas l'abandonner ou en tout cas l'abandonner ses actions. Quelle est aujourd'hui la situation financière des départements ? Combien de départements sont en difficulté ?

Écoutez, c'est très simple. En en 3 ans, 2 ans et demi, nous avons eu 6 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Al vous en faire le détail à la préver et cetera.

Je ne dis pas que c'était pas légitime, je ne dis pas que c'était pas attendu, mais dans le contexte, il faut quand même éviter de charger la barque quand elle coule. Dans le même temps, et c'est ça qui fait que la situation est inédite, c'est que nous n'avons plus de recours à l'impôt. On a des dotations, on nous les a gelé.

Et donc en même temps, nous avons une baisse des revenus des DMTO. Donc on est dans une situation d'étranglement total notaires. On a Oui, c'est ce qu'on appelle les fraises notaires même s'il y a eu un un geste du gouvernement pour nous autoriser à les augmenter.

Bon, de 05. La réalité c'est que nous avions 14 départements de difficulté il y a 2 ans. 2 ans.

Aujourd'hui, nous sommes 54 %. Plus personne ne conteste les chiffres. D'ailleurs, même ceux qui venaient nous donner des leçons, je leur ai rappelé quand même que si les départ si l'État avait géré aussi bien les finances publique que les départements avaient géré les leurs, ont géré les leurs, je pense pas qu'on se soit retrouvé dans l'État français avec 3400 milliards d'euros de dettes.

Donc aujourd'hui, on est étranglé par la par la prestation et la prestation n'est pas compensée. Mais est-ce que du coup, il faut revoir le modèle de financement des départements ? Absolument.

D'abord le modèle de financement des prestations sociales que nous versons pour le compte de l'État. Pourquoi c'est important que ce soit nous qui continuons ? Parce que nous sommes en proximité.

Je pense qu'il faut aller davantage vers l'individualisation de la Il faut pas les nationaliser. Non, la renationalisation c'est un non sens. La protection de l'enfance.

Croyez-vous que l'État aujourd'hui central fera mieux que nous pour la protection de l'enfance ? Moi, j'attends de l'État central à qu'il prennent en charge qu'il prennent en charge les problèmes de santé de problèmes de santé psychique psychiatrique de nos jeunes, la protection des jeunes des jeunes judiciaires des jeunes. On se retrouve avec des jeunes qui relèvent de de fait de délinquence multiréitérant et et qu'on nous reconfie chez nous parce qu'il y a pas de place en PJJ.

Que l'État assume sa mission plutôt que de vouloir reprendre en main. Donc il faut qu'il décentralise, redonne confiance, assure un financement pérenne, solide, robuste, évolutiste pour le paiement des prestations, c'est-à-dire prestation à pas, RSA et cetera. Aujourd'hui, c'est même pas compensé à 50 %.

Donc tout effort supplémentaire, c'est nous qui le prenons et ça représente 70 % de nos budgets. Là, si on représentait 54 % hier. Donc, vous voyez bien que la situation est attainable. l'investissement l'année dernière juste sur ces ces prestations sociales, Michel Barnier qui était le premier ministre lors de vos précédentes assises avait promis de lancer le chantier de la location sociale unique.

Ça ce serait la la bonne réponse pour vous ? Écoutez, ça c'est laallocation sociale unique, c'est l'accès au droit. Moi, je dis que l'automaticité de l'accès au droit, il faudra quand même qu'en face des droits, on mette aussi quelques devoirs, hein, et puis qu'on appelle chacun la responsabilité.

Vous avez dit que ça aurait permis d'aller d'alléger le poids des dépenses sociales des département. Non, je je n'ai jamais dit cela comme ça. Lui Michel Bernier, lui a dit laallocation sociale unique va permettre d'avoir une transparence pour ceux qui accèdent à leur droits et qu'on puisse faire un un bilan total de l'ensemble des ailes.

Ça c'est nécessaire mais c'est pas ça qui va régler le problème. Ça c'est du côté bénéficiaire. Moi je pose la question du côté systémique, c'est-à-dire qu'il faut réinterroger nos systèmes social.

Jamais on a dépensé autant d'argent dans le système social et jamais on a eu un tel niveau d'insatisfaction. Il faut le réinterroger et en assurer le financement. On n'en peut plus des promesses tenues prises par l'État et payé financé par les par les départements sans compensation financière.

On va je vous ai dit donc de quelle manière on le réinterroge. C'est c'est on va droit dans le mur. D'abord assurer le financement de la prestation.

On est face au mur du vieillissement. Il y a rien de plus sûr que le vieillissement de la population. Rien de plus sûr puisque c'est de la démographie.

On sait que les jeunes d'aujourd'hui deviendront vieux demain. On a ce choc devant nous. Comment est-ce qu'on le prépare ?

Tout le on avait une loi du bien vieillir. On avait une loi pour le financement du vieillissement de la population. Tout le monde regarde ça depuis des années et on voit la la charge augmentée en direction des départements puisqu'on en finance pratiquement 60 65 %.

Vous voyez donc on est dans tous les domaines, c'est comme ça. Donc il faut vraiment qu'on ait un financement péren. Nous ce qu'on a demandé c'est une part de CSG puisque l'État la prélève pour nous en donner pas assez autant que nous la prélevions avec une modulation qui pourrait être une adaptation par département.

Ensuite, ce qu'on demande, c'est surtout c'est et c'est ce que je demande au Premier ministre, c'est de sauver les départements qui et de sauver le versement des prestation de nos compatriotes parce qu'aujourd'hui on en est là. Donc je lui demande, on a on a objectivé les données, je lui demande un soutien de 600 millions d'euros parce que sinon on va droit dans le mur. Donc plus que ce qui était prévu, c'était 300 millions je crois dans le budget.

Alors le le gouvernement a estimé que 300 millions c'était une nature à répondre. simplement dans l'intervalle, on est passé de 15 départements à 60 à 60 54 départements pardon, en difficulté. Ça change tout.

Donc si on veut sauvegarder, remettre à niveau pour leur permettre, donc vous lui demandez de doubler le fond de sauvegarde. Oui, je le demande de se mettre à niveau pour sauver les départements. Regardez même des départements présumés riches comme la Gironde ou d'autres départements qui sont plus en difficulté comme l'EN, les Ardenes et je pourrais en citer de nombreux.

Euh ces départements-là ne peuvent plus faire ça. La Gironde est aujourd'hui accompagné, j'ose pas dire sous tutelle, on en est pas loin, mais accompagné pour pouvoir faire face. Il lui manquait 100 millions d'euros pour le budget supplémentaire pour boucler l'année. 100 millions d'euros.

Donc vous voyez les les enjeux financiers dans lesquels nous sommes placés. Est-ce que pour vous les départements doivent être doivent être exclus des collectivités à qui l'état demande un effort ? C'est environ 5 milliards d'efforts qui est demandé aux collectivités.

Est-ce que vous dites il faut que les départements soient sortis de ces 5 milliards ? Bah c'est c'est trop c'est trop d'abord les 5 milliards pour l'ensemble des collectivités. Je suis solidaire des région de France et des maires de France pour dire que c'est trop.

D'ailleurs, le Sénat demande 2 milliards. Le Sénat est raisonnable. Il demande 2 milliards.

C'est une contribution. Chacun conscience qu'il faut qu'on participe du redressement. Notre situation est singulière parce que je vous l'ai dit 70 % de d'autres dépenses sont imposées par le gouvernement.

Elles ne sont pas pilotées. Donc nous demander de participer à un effort de redressement sur des dépenses qu'on nous impose sans avoir la ressource en face. Mais imaginez enfin il y a pas besoin de de faire une profonde analyse pour dire qu'effectivement on est dans une situation singulière parce que nous sommes la strate des solidarités et que nous agissons dans ce domaine pour le compte de l'État en proximité.

Est-ce que pour faire des économies, les collectivités doivent aussi diminuer le nombre de fonctionnaires ? Alors ça c'est vous savez en même temps qu'on nous dit diminuer les fonctionnaires, en même temps les mêmes qui nous disent là sont ceux qui nous renforcent les critères de de de d'accompagnement euh euh dans nos crèches, nos critères d'accompagnement dans nos dans nos dans nos mexes, nos critères d'accompagnement pour les personnes âgées qui bon il y a un moment donné c'est la soutenabilité du système hein. Et donc on a fait tous les efforts, vous savez en matière de personnel.

Mais par contre, il faut faut qu'on se mette en mode pause aussi évidemment sur les sur les sur les augmentations indifférenciées de traitement et les points d'indice et cetera. Faut réinterroger nos systèmes, je le dis comme ancien ministre de la fonction publique pour redonner espoir à nos agents, mais en même temps ne pas avoir une systématisation des des évolutions salariales qui sont extrêmement coûteuses et insoutenables. On a tous fait des efforts sur la maîtrise de nos agents.

Mais après ça, vous savez, pour entretenir une route, pour accompagner une personne, bien, il faudra toujours une personne en face. fera toujours quelqu'un dans son dans le dans le camion pour desser euh l'hiver puisqu'on va rentrer à la période hivernale, nos routes pour les entretenir, pour refaire nos ponts, fera toujours des personnes et il y a un moment donné, on pourra pas descendre de ça sauf dégrader le sauf à dégrader. Et moi je fais confiance, on a beaucoup travaill à nos équipes, on a beaucoup travaillé sur l'intelligence artificielle, on est en train de voir évoluer nos métiers à la vitesse grand V.

Les départements en même temps qu'ils sont confrontés aux difficultés sont les premiers à s'être engagés dans la data, dans l'intelligence artificielle, dans tous les outils du management, dans l'aménagement du territoire, dans les jumeaux numériques. D'ailleurs, on a créé un département de France data département, on est la première strate française à s'investir dans les domaines de la protection des données, compris pour le compte des communes. Sébastien Lecnu, il a promis une loi de décentralisation avant les municipales.

Qu'est-ce que vous en attendez que demandent les départements sur ce sujet ? Vous savez dans le contexte politique qu'on traverse, faut pas faut pas se se raconter d'histoire. Il pas il y aura pas de grand soir et de grand matin.

Moi moi je plaide pour aura une loi ou il y aura même pas de loi de décentralisation. Bah écoutez, je ne sais pas quel sera le destin du gouvernement dans à la fin de l'épisode ou pendant l'épisode budgétaire. Bon, je crois qu'il y a une vraie volonté d'avoir un budget pour un certain nombre de partenaires, y compris le Parti socialiste.

Et je tiens à saluer cet engagement. Maintenant, faut qu'il aille jusqu'au bout. Qu'est-ce qui va se passer après ?

On sait rien et personne ne le sait. Ça s'appelle l'incertitude et l'instabilité de dans laquelle j'aimerais qu'on en sorte bien. Donc on on est on ce que je souhaite tout simplement dans le contexte actuel avant le rendez-vous présidentiel qui sera celui dans lequel on devra le les candidats, je l'espère afficheront leur projet pour la France et qu'on rentrera dans le fond du sujet parce qu'on a pas eu de campagne présidentielle la dernière fois.

Donc là ce que j'attends plutôt là c'est des améliorations de l'efficience. Moi, j'ai fait quelques propositions très simples. D'abord de de redonner du pouvoir au préfet sur l'ensemble des agences, c'est partagé par le gouvernement.

Et donc cette déconcentration, elle sera utile. Puis en matière de de déconcentration, je propose même qu'on aille au-delà. Les ARS sont régionales.

Je crois qu'il faudrait les remettre sous l'autorité des préfets, qu'on a un dialogue plus construit. On a espèce d'administration qui sont hors hors sol et avec lesquels le dialogue est parfois compliqué. Et puis je souhaite qu'on fasse une sorte de loi 3DS améliorée.

C'està-dire qu'on retoilette tout ce que nous devons faire et tout ce que nous ce serait beaucoup plus facile. Euh tu vois c'est pas clarifier les compétences. Oui.

Bah je sais pas s'il faut le mot clarifier les compétences c'est-à-dire il faut se réinterroger ce quel est le bon niveau pour agir au plus près et et au mieux pour les Français. Donc redistribuer même des compétences. pas simplement les redistribuer, les revisiter.

Moi, je suis un partisan de revoir les noix d'uter Maptam. Même leurs auteurs à l'époque socialiste ont considéré qu'il fallait les revoir parce qu'elles ont pas atteint leurs promesses. Est-ce que la promesse des grandes régions était au rendez-vous sur la réindustrialisation française ?

On nous disait que c'était cela l'objectif sur l'économie française, la revivifier. Est-ce que c'était au rendez-vous ? Est-ce que les départements ont été au rendez-vous de le de ce qu'ils avaient à faire notamment protection de l'enfance et pourquoi ça n'est pas bien marché ?

Pourquoi ça marché pour revenir sur ces grandes régions, revenir à des régions de taille plus modestes ? Ah moi je pense que le pays aura il aurait intérêt à revisiter tout cela parce que franchement considérer que les choses sont immuables, c'est comme ça qu'on crée de la complexité. Je crois qu'on a région d' on est moi vous savez on est je souhaite qu'on reprenne le chemin du bon sens on est durablement dans des difficultés financières durablement dans l'histoire de notre République il y a deux socles.

Il y a la commune parce que quand je vous poserai la question vous êtes d'où ? Vous allez me dire d'où vous êtes ? Moi, je suis de Vitau, j'habite à Vitau et puis après, j'habite dans mon département, la Côte d'Or qui, un département magnifique comme tous les départements français.

Et puis tout ça et ben c'est l'identité qui forge la France. Apprendre à créer des territoires, bah peut-être faut-il les réinterroger. Donc réinterroger ce que nous faisons.

Et moi je plaide donc pour que par exemple les départements reprennent la pleine et entière compétence des réseaux. On a les routes départementales, on on a déployé du trait au débit. Je pense qu'on pourrait travailler sur le domaine de l'eau utilement pour le pays et on est à la bonne échelle.

On pourrait travailler sur le problème de l'électrif de l'électricité, reprendre toutes ces compétences là, les réseaux. Quelques questions politiques plus nationales pour terminer. Où se situe le centre ?

Où se situe l'UDI aujourd'hui ? Est-ce qu'il est encore un allié du gouvernement ? Bah écoutez euh euh vous savez euh le gouvernement aujourd'hui il a une durée de vie tellement limitée euh bon je crois que l'UDI il a une seule une seule volonté, c'est d'abord que le pays s'en sorte et qu'on a un un budget.

Bon mais est-ce que vous êtes encore dans le même camp que Gabriel Atalk, Édouard Philippe ? Écoutez, je me pose des questions. Me pose des questions parce que on peut pas continuer à à jouer une carte de de rissement.

Il faut que il faut que le dialogue se poursuive bien sûr pas n'importe quel prix. J'ai beaucoup regradé la l'abandon de la de la réforme des retraites. Enfin franchement c'est c'est quasiment irresponsable.

Alors bien sûr qu'il faut l'adapter, pénibilité, la reprendre, l'ajuster mais renoncer quand tous les pays autour de nous ont pris en compte l'allongement de la durée de vie et leur relation au travail aussi. Donc vous vous sentez plus appartenir à ce qu'on a appelé le socle cor. Moi moi je me sens aujourd'hui ailleurs.

Je veux vous le dire franchement quand je vois le le débat politique, sa pauvreté, quand je vois que des que des amis politiques de de d'ensemble pour la République pointe du doigt la pseudoindigence des départements, mais j'ai envie de leur dire reprenez pied sur terre, reprenez pied sur terre. Vous voyez vos collègues du Sénat pour essayer de enfin, il y en a pas beaucoup mais voyez euh euh reprenez pied. Oke. [musique]

François Sauvadet : « L’Hémicycle vote des prestations sociales que nous ne pouvons plus financer » — François SAUVADET · Pourquijevote