Gouvernement Lecornu II, ça passe ou ça casse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que si vous étiez député, vous voteriez aujourd'hui la motion de censure ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui justifie que les Républicains qui tenaient tellement à cette réforme des retraites aujourd'hui sont frappés d'une forme de frilosité ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Monsieur le sénateur, comment vous l'avez vécu cette annonce de ne surtout pas voter cette censure ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'effectivement vous n'avez pas à parler au nom de vos collègues députés ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'il y a un calcul électoraliste derrière le comportement des uns et des autres ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Etienne BlancChiffre
« et 0,1 % d'augmentation des taux d'intérêt permettre d'emprunter sur les marchés internationaux, c'est 3 milliards et demi. »
- 8:20Etienne BlancChiffre
« la semaine dernière, les taux ont augmenté de 0,27 milliards. C'est quatre fois l'IFI, ben même cinq fois l'IFI. »
- 9:10Etienne BlancChiffre
« Ça a une incidence de 400 millions sur 2026. Ça sera 10 milliards ou 14 milliards, je crois sur 2027 et 2028. »
- 10:00Etienne BlancChiffre
« nous serons à plus de 100 milliards d'intérêts pour servir la dette française. »
- 16:40Etienne BlancFait
« La première des choses que fait Charles de Gaulle, c'est de remettre les comptes d'Applom. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces états, le fait du jour. Alors, nous sommes avec le sénateur Étienne Blanc, sénateur les Républicains du Rô qui est dans ce studio. Merci monsieur le sénateur d'être là.
Nous avons l'avocat Guilen Benassac qui est en vis. Vous êtes en Alsace en direct et nous allons essayer de comprendre dans le gouvernement le Cornu 2. Nous sommes dans le calcul arithmétique.
La motion de censure, les motions de censure vont être déposées. On est dans un décompte siège par siège, partie par partie. On voit le Camemberamemberber issu de l'élection législative de juillet 2024.
On voit ce morcellement et on est en train de faire fragment par fragment le calcul de cette possibilité de motion de censure. Pour autant, l'enjeu reste entier. Le gouvernement, le cornu a sauvé visiblement peut-être sa peau si la motion de censure n'est pas votée.
Il il sauve au passage la peau du président de la République. Je parle dans le dans le mandat actuel. On voudrait décrypter avec vous ce qu'il peut en être.
Je suis content de vous avoir Étienne Blanc parce que on a cherché hier à avoir des des députés l'Assemblée nationale les républicains. Voilà, on n pas pu les avoir. Je suppose qu'il y avait certainement une hésitation de leur part.
Donc je suis content d'avoir un élu, un parlementaire républicain ici dans ce studio. Et puis avec Guilin Benassa, on va essayer de voir de décrypter les dessous de cette c'est une intrigue, c'est une véritable c'est une véritable intrigue. Euh il s'avère qu'il y a deux parties charnières aujourd'hui dans ce paysage parlementaire français. euh qui ne sont pas les partis majoritaires, c'est le Parti socialiste avec 69 sièges qui est en train de j'allais dire de prendre la main et il y a aussi le parti républicain avec 50 élus à l'Assemblée nationale.
Aujourd'hui, le total des partis qui vont voter la motion de censure qui se sont prononcé atteint 265 sièges. Si 24 socialistes ou 24 républicains décident de voter la motion de censure, elle passe et le gouvernement tombe. Il semblerait qu'on ne se dirige pas vers cette option-là.
Pourtant vous Étienne Blanc, est-ce que si vous étiez député, vous voteriez aujourd'hui la motion de censure ? Bien sûr, c'est c'est un peu plus facile pour un sénateur parce que le Sénat ne risque pas d'être dissous. Donc nous sommes beaucoup plus libres, c'est aussi un avantage.
Et bien sûr qu'il faut voter cette censure. Nous avons un budget qui est sous tutelle d'une pensée socialiste. Nous avons un budget qui ne remet pas en cause les les causes de la situation dans laquelle nous trouvons aujourd'hui.
C'est le socialtatisme si bien dépint par David Lissard et qui nous a amené dans cette situation. Moi, je vais citer un chiffre. et 0,1 % d'augmentation des taux d'intérêt permettre d'emprunter sur les marchés internationaux, c'est 3 milliards et demi.
Et la semaine dernière, les taux ont augmenté de 0,27 milliards. C'est quatre fois l'IFI, ben même cinq fois l'IFI. Et c'est ça la situation.
Et bien hier, on a pris la décision de reporter la réforme des retraites. Ça a une incidence de 400 millions sur 2026. Ça sera 10 milliards ou 14 milliards, je crois sur 2027 et 2028.
Ça veut dire que nous allons droit dans le mur. Ça veut dire qu'en 2030, nous serons à plus de 100 milliards d'intérêts pour servir la dette française. C'est ça le problème.
Voilà. Et hier, les Républicains n'ont pas pris la mesure de cette situation. Ils ont fait une erreur.
Pour autant, des experts vous expliquent que s'il y avait motion de censure, dissolution et revote, la facture au final serait plus lourde que celle du maintien du gouvernement. Le Cornu vous. Et ben moi je n'y crois pas.
Je pense que la clarification politique, elle permettra de prendre des mesures avec une majorité. Qu'est-ce qui justifie que les Républicains qui tiennaient tellement à cette à cette réforme des retraites grâce auquel elle a pu passer d'ailleurs en en 2023 aujourd'hui sont frappés d'une forme de certains d'entre eux en tout cas d'une forme de frilosité. Est-ce que c'est pour préserver la stabilité institutionnelle ou est-ce qu'il y aurait d'autres enjeux derrière cette frilosité ?
Moi je ne sais pas, je veux pas porter de jugement sur mes collègues députés. Comme je dis, ils sont exposés au premier chef mais je pense qu'ils ont intérêt à aller sur dans une campagne électorale sur leur conviction plutôt que de renoncer à leur conviction pour repousser une campagne électorale. C'est ça le sujet.
Et aujourd'hui la France, elle a besoin de prendre des mesures fortes. Nous sommes dans une situation qui est une situation extrêmement grave, j'ai dit sur la dette, mais on peut parler d'autres sujets, la situation internationale, la situation sécurité intérieure, problème du développement effrainé d'un islamisme dangereux pour le pays. Et et et je pense qu'aujourd'hui, il faut sortir de cette situation.
Voilà, il faut pas abandonner ses convictions. Moi ce matin, j'étais sur les réseaux sociaux, j'étais avec les militants LR du département d'Iron, mais ils n'y comprennent plus rien. Voilà.
Et ils sont extrêmement sévères. et vis-à-vis des décisions qui viennent d'être prises pour conserver un gouvernement qui à mon avis ne changera pas fondamentalement les choses. Monsieur le sénateur, comment vous l'avez vécu cette annonce de le renvoquier de ne surtout pas voter cette censure ?
Moi, je l'ai vécu à titre personnel très mal parce c'est l'abandon de nos convictions profondes. On peut pas se battre pendant des années pour une réforme des retraites parce qu'attention la réforme des traites mais qu'est-ce que ça veut dire ? que dans l'avenir, on pourra plus toucher au système de répartition et réformer les retraites.
Je vous demande d'imaginer après la décision qui a été prise hier ce que sera une discussion sur la capitalisation. pasire de David Lisna, il porte ce dossier mais ça sera impossible et dire la gauche est contre donc on ne pourra pas l'aborder et donc les conséquences elles sont immédiates, elles sont comme je disais sur les taux d'intérêt sur les équipes budgétaires mais elles seront aussi sur les réformes futures. Il est impossible de réformer.
On ne peut pas accepter ça. Il faut trancher. Il faut que le peuple tranche.
Guina Bénissa, bonjour, merci d'être là. Vous êtes avocat, auteur d'hommage sur la tête aux éditions l'artillèur. Est-ce que la frilosité des élus républicains pourrait provenir du fait que on sait que le front républicain ne se reconstituera plus et que par conséquent sur les 50 élus élè aujourd'hui à l'Assemblée nationale, plus d'une moitié pourrait rester sur le carreau s'il y avait une dissolution, une nouvelle élection législative ?
Est-ce que vous pensez que ce calcul peut intervenir dans la dans la fruilosité du groupe ? Oui, pour répondre clairement, sans sans discussion possible. C'est-à-dire que à mon avis la vie, il y a il y a un calcul très simple qui a été fait et ce calcul permet, il faut le comprendre sur une durée.
M'explique si Macron avait démissionné il y a un an et demi ou avait dissous il y a un an et demi hein. D'accord. Alors je me permets simplement d'interrompre parce qu'on a un petit problème de son avec Benessa.
Le temps qu'on rétablisse le son avec Benénessa. Je je reprends la conversation avec moi. Je vous repose la question monsieur monsieur le sénateur.
Est-ce qu'effectivement vous n'avez pas à parler au nom de vos collègues députés ? Et d'ailleurs, ce ce calcul que j'ai fait vaut aussi pour les élus socialistes. Ils savent aussi qu'une dissolution pourrait mettre en péril un certain nombre de de sièges des 69 élus socialistes.
Est-ce que le calcul électoral doit primer sur l'intérêt du pays ? Pour moi non. La situation française est dramatique.
Le pays est au bord du gouffre. Voilà, ça c'est la réalité et c'est la réalité des chiffres. Et il faut le dire sans en face, faut le dire sans emportement, faut parler sereinement.
Nous sommes au bord du gouffre, nous sommes au bord du dépôt de bilan. Alors soit on change de système et et on remet en cause ce social etme qui est en train de nous Est-ce qu'on fait un pas en avant ou justement un peu en arrière ? Est-ce qu'on a Guina Benasa ?
Mais oui, bonjour Guina Bénissa. Euh je vous posose la question est-ce que vous pensez qu'il y a un calcul électoraliste derrière le comportement des uns et des autres ? Alors il y a deux problèmes.
C'est que je pense que l'usure du temps joue un rôle majeur. Je m'explique. Plus on attend alors est-ce que la dissolution arrivera ?
On verra bien mais plus elle arrive tard, plus le RN ti les marrons du feu et plus les LR sont pris dans l'entau noire. Et c'est très simple parce qu'en fait le mécontentement est tel qu'il monte chaque jour un peu plus. Ce qui veut dire qu'en même temps, on va dire Macron gagne un peu de temps, hein, je le dis trivialement, il gratte un peu de temps comme il en gratte depuis un an et demi.
Mais plus il gratte du temps, plus il renforce le RN et moins le LR peut bouger. Puisque par la force des choses, le RN attend, les Français regardent, le mécontentement monte et le jour où il y aura une dissolution, s'il y en a une d'ici 6 mois, dans ce cas-là, qu'est-ce qui se passera ? forcément le RN sera renforcé et tous les autres seront plus ou moins perdants.
Donc on joue à un jeu très simple, c'est qu'on gratte du temps tous ensemble et en même temps le système se défou chaque jour un peu plus. Mais juste une remarque, juste une remarque si vous voulez bien par de là les retraites, je prends juste une phrase qui hier m'est tombé tombé dessus, je me suis dit mais qu'est-ce que font les républicains ? Le cornu a de la suivante, il a dit le parlement aura le dernier mot, c'est presque une révolution.
Ça veut dire que le cornillère a expliqué quoi ? A expliqué que la 5e République, elle est morte, que le président il est concrètement il est il estu sur la place publique en train d'attendre que tout se joue au parlement. C'est une c'est une sorte de révolution.
Effectivement, on fait exactement le contraire de ce que la 5e République est est théoriquement censée faire. Ce qui veut dire qu'en plus le renvoquer hier, il n'a pas seulement adoubé les retraites, il a adoublé la corruption de la 5e République qui a été créée par le général de Goule et dont les républicains devraient être les gardiens. Il n'y a rien qui va parce que ceux-là même qui malheureusement défendent leur petit siège sont en train de défendre la bâardisation, si je puis dire, des institutions.
Vous voulez dire que Emmanuel Macron est tellement génial qu'il est arrivé à flinguer une constitution qui avait été pensée justement pour être solide, pour être durable, pour assurer la stabilité avec avec des institutions qui étaient inébranlables, quel que soit le résultat électoral ? Et là, il est arrivé à démanteler le bunker au point qu'aujourd'hui c'est pas seulement la je dire c'est pas seulement l'avenir gouvernementale qui est qui est en cause, c'est les institutions. La 5e République aujourd'hui, elle est morte en en tant qu'institution.
On est en train on est en train de flinguer à la fois la lettre l'esprit de la constitution et le problème c'est que vu que personne vraiment ne sort du bois ni les républicains ni les autres c'est que ceux qui devraient être gardiens du temple notamment les républicains, c'est quand même dans l'ADN même du parti aujourd'hui sont entraînés vers la corruption du système qu'il cautionnent en ne censurant pas le gouvernement. Donc, j'ai envie de dire par-delà les calculs et là je je me permets juste, c'est pas un coup de griffe, c'est j'aimerais être avec vous pour discuter avec le sénateur directement, mais ce qui est terrifiant c'est que le sénateur vient de dire "Les convictions des républicains devraient leur leur leur guider de censurer, mais quelles sont-elles ces convictions ?" Puisqu'on a aucune idée de quelle est la conviction des uns et des autres lorsque les portefeuilles sont en jeu et lorsque l'esprit, la constion est trahi par ceux-là même qui devrai être en en être les héritiers. sur le fond, c'est assez fou et c'est Macron qui encore une fois est à la baguette de ce grand chambardement.
Ce qui est clair, c'est quand on interroge les militants républicains, ceux de la base, c'est ce des fédérations, ils sont beaucoup plus radicaux et j'allais dire beaucoup plus béliqueux que le sommet de du parti, que la direction du parti. Je pense que Bruno Retaillot et François Xavier Béami seraient prêt à voter la censure et aller à la confrontation, mais le reste du groupe ne veut pas. Étienne Blanc, est-ce que ce n'est pas l'occasion justement pour les Républicains de s'asseoir autour de la table avec les autres sensibilités de la droite et d'envisager une alternative de droite républicaine institutionnelle face aujourd'hui à ce rapprochement du pseudocentre socle commun qui n'est plus avec les socialistes.
Est-ce que vous avez pas une réponse à apporter au peuple français ? C'est la grande question. Aujourd'hui, vous avez plus de 80 % des militants des adhérents des républicains qui demandent ça qui demandent une grande alliance des droites.
Et 52 % hier on a on avait un sondage des Français et 88 % des bien sûr c'est c'est des électorals. Alors il faut bien s'entendre et est-ce que ça doit être une entente d'appareil ou est-ce que ça doit être une entente programmatique ? L'entente d'appareil est extrêmement complexe, on le sait.
En revanche, l'entreque, elle peut être utile et elle peut être une issue. Et c'est pour ça que ce qui se passe actuellement est grave parce que rentrer dans une entente programmatique en ayant abandonné les principes fondamentaux, notamment l'équilibre budgétaire, mais il faut quand même rappeler ce qui s'est passé en 1958. La première des choses que fait Charles de Gaulle, c'est de remettre les comptes d'Applom.
En 57, on va chercher au FMI de quoi faire les fins de mois des fonctionnaires. En 58, on remet de l'ordre. En 62, on a remboursé notre dette au titre du plan marchal et la France est à nouveau souveraine sur le plan financier.
Et ben c'est la même chose qu'il faut faire. C'est pas Il y avait la planification et l'aulisme avait une vision de l'État et de l'organisation de la République qui aujourd'hui. On aura on aura l'occasion d' on aura l'occasion d'en reparler.
On vous réinvitera parce que je pense que l'aventure va continuer et va être ass à mon avis assez épique.
Étienne Blanc