Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 25 février 2026 170 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

[DIRECT] Sébastien Lecornu affronte deux nouvelles motions de censure - 25/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 41 %Défensif 16 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Locuteur 4Chiffre
    « Les soutiens publics aux énergies renouvelables sont pour un scénario médiant de 30 à 50 milliards d'euros sur 35 ans. »
  • 12:00Locuteur 4Fait
    « Les objectifs E ont été votés par le Parlement. »
  • 13:00Locuteur 4Chiffre
    « Les soutiens publics aux énergies renouvelables sont pour un scénario médiant de 30 à 50 milliards d'euros sur 35 ans. »
  • 14:00Locuteur 4Chiffre
    « Ce qui coûte cher à la France, ce qui coûte cher aux Français, ce sont les énergies fossiles importées. Des dizaines de milliards d'euros chaque année, plus de 100 milliards d'euros en 2022. »
  • 15:00Locuteur 5Chiffre
    « la PPE3 pourrait coûter au moins 300 milliards d'euros. »
  • 19:00Locuteur 5Chiffre
    « multiplication par 7 de la puissance de notre parc éolien en mer. »
  • 0:15Sébastien LecornuChiffre
    « la PPE3 pourrait coûter au moins 300 milliards d'euros »
  • 0:30Sébastien LecornuFait
    « Ces investissements correspondent d'une part aux travaux de maintenance habituelle du réseau électrique français et d'autre part aux adaptations du réseau aux nouveaux usages »
  • 1:00Sébastien LecornuFait
    « La volonté de la stratégie énergie climat de la France étant de produire plus d'énergie décarbonée sur notre sol »
  • 3:00Karim BenbrahimFait
    « Les scientifiques nous alertent pourtant la trajectoire d'un réchauffement limité à 1,5°gr et désormais hors de portée »
  • 4:00Karim BenbrahimFait
    « Vous prétendez défendre le pouvoir d'achat des Français, mais vous êtes opposé à toutes les mesures qui leur auraient permis de réduire leur facture énergétique »
  • 5:00Karim BenbrahimChiffre
    « Le nucléaire couvre aujourd'hui près de 70 % de nos besoins électriques »
  • 6:00Karim BenbrahimPromesse
    « Le groupe des députés socialistes et apparentés ne soutiendront donc pas cette motion de censure »
  • 7:00Yann BoucardFait
    « Ce qui se joue aujourd'hui, ce n'est pas un grand débat d'idée sur l'avenir de la nation »
  • 8:00Yann BoucardChiffre
    « La France consacre chaque année environ 60 milliards d'euros à l'importation d'énergie fossile »
  • 10:00Julie LernousChiffre
    « La France consacre chaque année environ 60 milliards d'euros à l'importation d'énergie fossile »
  • 11:00Julie LernousFait
    « En 2022, nous étions suspendus au bilan de RTE. Aurions-nous assez d'électricité pour passer l'hiver ? »
  • 14:00Philippe BolotChiffre
    « Triplement du solaire d'ici 2030, doublement de l'éolien terrestre »
  • 15:00Philippe BolotFait
    « La France bénéficie d'une énergie parmi les plus abordables en Europe »
  • 16:00JolivChiffre
    « Le premier ministre rappelé que cela avait coûté 75 milliards à la France »
  • 18:00Joël BrunauChiffre
    « 540 kWh produits contre 450 consommés, soit un écart correspondant à la consommation de la Belgique »
  • 0:15Sébastien LecornuChiffre
    « À l'horizon 2030, ce sont précisément ces surcapacités qui pourraient se traduire par une hausse du coût de notre système électrique. »
  • 0:30Sébastien LecornuFait
    « Nous devons échapper à ce dangereux cercle vicieux qui freinerait l'électrification, aggraverait encore la surcapacité. »
  • 3:45Éric MichouFait
    « Vous avez volontairement laissé traîner les débats pour nous sortir un 493 déguisé. »
  • 4:00Éric MichouFait
    « Vous avez refusé d'écouter les mises en garde des élus, des experts, des scientifiques. »
  • 4:15Éric MichouFait
    « Vous êtes soumis à l'Union européenne qui impose son électricité, son prix de l'électricité, un prix fixé en fonction de la production allemande. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Parole donc à monsieur Jean-Philippe Tangui pour une durée de 15 minutes. [applaudissements] Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, depuis 22 depuis 2022, le Rassemblement national avait réussi à empêcher par les voies démocratiques l'adoption de la troisème programmation pluriannuelle de l'énergie qui était préparée dans le dos des Français. Sous la direction de Marine Le Pen, nous avons réussi à mettre au cœur du débat politique le sujet de l'énergie tant et fondamentale, son rôle dans notre prospérité économique et le pouvoir d'achat des familles.

Nous avons réussi à démontrer à quel point le Parti unique avait ruiné depuis 2007 la politique énergétique golienne. Ruine symbolisée par la fermeture de Fessenheim. Ruine organisée à grand renfort de propagandes médiatiques et des lobby gainfré d'argent public.

Ruine dont les mensonges ont explosé en vol avec la crise des gilets jaunes puis l'hyperinflation. En 2022 et 2024, les Français nous ont donné la force parlementaire pour vous mettre en minorité et vous empêcher de poursuivre cette politique énergétique suicidaire. Hélas, quand les Macronises perdent avec les règles de la démocratie, ils choisissent de passer en force.

Avec cette PPE3, votre dérive illibérale et totale et à vrai dire très inquiétante. Ainsi, tout parlementaire attaché à notre République devrait s'indigner et voter cette motion de censure tant vous avez trahi l'esprit et la lettre de la Constitution. Certes, monsieur le Premier ministre, vous disposez d'une petite partie du pouvoir réglementaire, mais la Constitution vous impose avant tout d'assurer l'exécution de la loi.

Or, la loi énergie climat votée en 2019 par les macronistes eux-mêmes dispose qu'avant le 1er juillet 2023, une loi détermine les objectifs et fixe les priorités d'action de la politique énergétique nationale sous la pression de Marine Le Pen. François Berou, votre prédécesseur, avait reconnu cette obligation et accepté que le Parlement se saisisse d'une proposition loi reprenant l'orientation générale de la politique énergétique. Cette loi avait été rejetée à l'Assemblée nationale au terme d'un débat où notre groupe avait largement démontré qu'un contre-memodèle était possible, un contreemodèle patriotique assurant des prix bas, une vraie souveraineté technologique et une décarbonation vertueuse pour notre croissance et le pouvoir d'achat des Français.

Contrairement à ce que vous avez osé dire publiquement, monsieur le Premier ministre, vous n'êtes pas là pour décider si le Parlement a assez débattu. Vous êtes là pour appliquer nos votes. Rien ne peut justifier que vous ignorez le vote souverain de l'Assemblée nationale.

Rien peut-être, monsieur le Premier ministre, sinon la Commission européenne. Oui, la Commission européenne, car la vérité est flagrante, monsieur le Premier ministre, elle est tragique. En Macronie, c'est Ursula Vandéenne qui décide non parce que les traités vous l'imposent, mais parce que vous le souhaitez ardemment, intimement.

Oui, vous souhaitez en Macronie, ardemment, intimement que la France s'affaiblisse au profit de la Commission européenne, c'est votre projet, ça l'a toujours été. Le 30 janvier 2026, la Commission européenne vous a mis en demeure de transposer la directive RA 3, directive qui dicte en réalité tous les arbitrages de la PPE, en particulier les arbitrages contre les intérêts de la France. Et donc oui, monsieur le Premier ministre, vous avez choisi de désobéir au Parlement pour obéir à la Commission européenne.

Le reste n'est que propagande. Et d'ailleurs à cette tribune, Philippe Séin dénoncé en 1992, je cite "Une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prenant au nom des peuples sans en avoir reçu le mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences". Quelle belle description, monsieur le Premier ministre, de toute votre politique et quelle fierté que le Rassemblement national soit le seul qui brise ce silence de l'oligarchie.

Pire encore, monsieur le Premier ministre, vous n'avez pas le courage de dire cette vérité aux français. Vous n'en avez pas le courage et pour cause confessé devant la nation, c'est un tolérable à la souveraineté française. Serait reconnaître que vous avez menti là où vous aviez prétendre réussi.

Si la directive Red 3 aboutit à une relance massive des énergies intermittentes contre le nucléaire français, c'est que vous avez échoué à imposer que le nucléaire soit enfin reconnu en Europe comme une énergie propre contre le lobby allemand. Ainsi, la France, pays de loin le plus décarboné, le plus vertueux, doit transposer des ordres de pays concevant massivement du charbon et du gaz et ce au nom de l'écologie. Alors, alors que la France devrait être le modèle qui s'impose à l'Europe sur ce sujet, vous choisissez d'affaiblir volontairement notre meilleur atout compétitif, notre électricité nucléaire et hydraulique pour finalement le partager avec tous les pays qui ont fait le choix inverse.

On comprend mieux, on comprend mieux cette conspiration du silence tant la vérité perse, monsieur le premier ministre, le mur du son, de la bêtise, de la lâcheté et de l'absurdité. Il est loin, monsieur le Premier ministre, très loin le Sébastien Lucornu que j'ai rencontré. jeune maire UMP de Verno en 2014 et qui disait aux jeunes golis que j'étais qu'il s'inscrirait peut-être dans les pas de Philippe Ségain pour finir dans l'ombre d'Emanuel Macron.

Vous n'avez pas seulement trahi monsieur la mémoire de Philippe Ségain sur la forme, vous trahissez aussi Pierre Mesmer sur le fond. Vous avez osé publiquement présenter votre projet comme un nouveau PL Mesmer alors que le mensonge est total. Le plan Mesmer misait sur une énergie nucléaire peu chère, abondante, votre PPE3 est tout l'inverse.

Ce n'est d'ailleurs pas une relance du nucléaire, mais une relance massive des énergies intermittentes. Vous prévoyez ainsi que le parc nucléaire français produira entre 2030 et 2035 à part à peine 2 % de plus qu'en 2025 et 12 % de moins que la production record de 2006. Vous actez en réalité.

Bah si, désolé, vous avez peut-être pas lu, mais je vous enverrai tous les chiffres, monsieur le Premier ministre, parce que si vous ne savez pas ce que vous avez signé, ça m'inquiète mais en même temps, ça me rassure puisque c'est évident. Vous actez donc, monsieur le Premier ministre, [applaudissements] vous actez donc, monsieur le Premier ministre, un calendrier absolument intolérable et donc un coût pour les EPR2 qui ne propose absolument aucun chemin sérieux pour la France. Vous enterrez Astrid de facto et donc la 4e génération de nucléaires enterrant peut-être en l'ignorant le nucléaire d'avenir.

Sur l'hydroélectricité, la PPE3 acte le gel de la production malgré une légère hausse de la puissance installée bien inférieure à ce que la France devrait faire avec cette énergie souveraine, propre et peu chère. Là encore, Marine Le Pen avait tout dit. En revanche, en revanche, sur les énergies intermittentes, c'est tout l'inverse.

L'éolien terrestre va augmenter de 50 % en 2030. Elles doubleront d'ici 2035. La puissance installée des Oienes sur mer sera multipliée par 15 et le photovoltaïque par 4 avant 2035. conséquences logiques de ces choix désastreux et contraires à ce que vous promettez publiquement en français.

Cette PPE acte une explosion des coûts et donc des prix des énergies en France provoquant des effets désastreux en cascade sur toute notre économie et sur le pouvoir d'achat des familles. Vous actez, monsieur le Premier ministre, une augmentation des prix du gaz et des carburants de 50 % sur les 10 prochaines années. C'est écrit noir sur blanc dans votre politique.

Une partie, c'est vrai, de cette hausse vient des marchés, mais une partie considérable viendra des taxes que vous voulez cacher ou des quasi taxes comme les certificats d'économie d'énergie ou les certificats de production biogaz. Sans parler du système européen ETS2, parallèle à la taxe carbone de 100 € la tonne, taxe carbone qui avait été gelée grâce au courage des gilets jaunes en 2018 mais dont le dégel est prévu comme par hasard en 2030. Sur l'électricité, vous organisez en réalisement siamment une politique inflationniste qui conduira, vous le reconnaissez vous-même, dans la politique que vous proposer, à des prix moyens de 80 € le MWh en 2030 et de 90 € en 2035 contre des prix historiques du nucléaire de 40 à 50 €.

Vous allez donc doubler structurellement le coût de l'électricité. Pire encore, ensuite à vous actez un prix de 100 € le mWh pour le nouveau nucléaire. Autrement dit, plus les réacteurs seront renouvelés, plus le prix de l'électricité ira vers le double de ce qu'il devrait être.

Ainsi, le gouvernement choisi d'approuvrir les Français et de faire peser un point insupportable sur nos entreprises. Alors que les États-Unis et la Chine multiplient les efforts pour proposer des prix bas, de l'électricité, du gaz et du pétrole par rapport au continent européen, vous foncez droit dans le mur. À la fois cause et conséquence de votre choix de renchérir des énergies tant il s'agit, pardon, d'un cercle vicieux.

Votre politique est aussi décroissante, si décroissante, monsieur le Premier ministre, que vous n'assumez plus la baisse de la consommation des d'énergie finale de 17 % en 2035. Et pour cause, cette décroissance détruira ce qu'il nous reste d'industrie, d'agriculture, de pêche et paradoxalement de civiculture. Cette décroissance ruinera la richesse nationale et le pouvoir d'achat des ménages car nous ne savons pas, monsieur le premier ministre, produire plus avec moins d'énergie.

Le nucléaire avait prouvé qu'on pouvait produire propre. Avec une électricité propre, personne ne sait produire davantage de richesse en décroissance énergétique. Parallement, d'ailleurs à cette décroissance énergétique en valeur absolue, vous augmentez relativement la production d'électricité décarbonée en réalité intermittente sur ce sujet-là de 585 TWh en 2030 et jusqu'à 700 TW en 2035, soit une hausse de 13 % et même 34 % par rapport à aujourd'hui.

Ces prévisions sont tout simplement délirantes alors que notre pays de la veu de RTE lui-même ne consommera même pas 580 TWh, c'est-à-dire votre hypothèse basse. Et pour cause, vous condamnez tout espoir de réindustrialisation dans le pays. Une dernière illusion, une dernière promesse du macronisme qui s'évanouit.

Vous prévoyez dans votre PPE que jamais l'industrie française ne repassera au-dessus des 10 %. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet objectif abandonné. Il n'y a aucun avenir pour l'économie française et pour le pouvoir d'achat des Français sans une industrie qui repasse un 15 %.

Nous le ferons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. En réalité, alors que la France [applaudissements] en réalité, monsieur le Premier ministre, alors que la France pour être avec nous un paradis énergétique, votre politique nous promet l'enfer. Le pire, c'est que vous savez cela.

Vous le savez tellement que vous refusez de produire le moindre chiffrage global de votre décret, non seulement sur le budget, mais sur l'économie en général. En effet, ce qui compte, monsieur le premier ministre, ce n'est pas c'est le poids technique, c'est le poids financier qui pesera votre politique sur l'ensemble de notre économie et pas seulement sur le budget. Ce dernier coût budgétaire est seulement un symptôme.

Le gouvernement ignore par exemple que si les subventions aux énergies intermittentes devaient baisser, c'est parce que les prix donc la facture des français serait élevé. À l'inverse, si les prix étaient bas, c'est parce que les subventions exploseraient. Dans les deux cas, monsieur le premier ministre, ce sont les consommateurs, les Français, les entreprises qui peront.

Quoi qu'il arrive, la facture économique des nouvelles installations d'énergie intermittente sera de 100 à 103 à 133 milliards d'euros et près de 240 milliards d'euros pour l'ensemble des installations depuis 2007. Présenter les choses autrement est d'une immense hypocrisie. Non content de cet amateurisme, le gouvernement critique le chiffrage du RN dans un renversement accusatoire absolument inoui.

Alors, monsieur le Premier ministre, si notre chiffrage est imparfait, quel est le coût économique et budgétaire total de votre PPE3 ? Ce PPE3 que vous avez signé, le savez-vous ce chiffrage ? Ou alors avez-vous signé à l'aveugle sans le savoir ?

Vous savez que cette PPE est désastreuse car vous avez volontairement dissimulé un nombre important de rapports techniques qui a ridiculisé et a critiqué. En particulier le rapport EDF sur la modulation confirmant l'incompatibilité fondamentale entre le nucléaire et le développement trop important de l'électricité intermittente, mais aussi les rapports du trésor sur le coût réel des énergies ou le rapport sur les appels d'offre de la Creux. Tous sortis opportunément après la signature du décret.

Avez-vous lu, monsieur le premier ministre, ces rapports ? Où avez-vous signé votre décret en pleine connaissance ou en pleine ignorance ? Enfin, la clause de revoyure, elle dit tout.

Vous êtes tellement sûr de votre planification sur 10 ans que vous réclamez qu'elle soit revue au bout d'un an. Là encore, quel à veu ? Vous faites en fait du mal à la France, soit en pleine conscience, soit en pleine ignorance, je ne sais pas, mais dans les cas, nous pouvons vous le pardonner.

J'aimerais tant pouvoir dire, monsieur le Premier ministre, aux françaises et aux Français que vous simplement que vous êtes simplement incompétent, que vous agissez sans ajada, mais en réalité vous agissez avec un AJAD. C'est l'affaiblissement de la France pour en faire un état d'Europe parmi d'autres, un état sans identité et un État sans destin. Et en cela, monsieur le Premier ministre, tout nous sépare définitivement le marinisme du macronisme.

Par cette motion de censure, nous ne faisions pas d'illusion. Nous savions bien que les LR et le PS allaient continuer à votre à vous soutenir. Vous êtes en réalité d'accord sur tout depuis 2005 et depuis 2007 quand vous avez trahi les Français pour nous unir d'une façon illégitime à la Commission européenne.

Depuis cette date, vous êtes en réalité toujours d'accord sur tout. Vous vous écharpez pour jouer la comédie mais au final vous vous retrouvez toujours pour trahir l'intérêt national et surtout trahir l'intérêt des Français. [applaudissements] Nous prenons date donc, monsieur le premier ministre avec cette motion de censure comme nous l'avions fait d'ailleurs il y a 2 ans sur la ruine des finance publique que vous cachiez juste avant les élections européennes comme vous cachez la politique énergétique juste avant les élections municipales et je dis seul volontairement car le comportement suiviste des des insoumis sur ce sujet n'abusera personne.

À l'indigence de leur proposition, les insoumis ont décidé définitivement l'indessence du comportement. Le soutien assumé et réassumé des insoumis à une milus sidicieuse, haineuse, violence, autrement dit une milice fasciste au sens strict du terme, impose au Rassemblement national de refuser de soutenir votre motion de censure. Vous étiez, collègues insoumis, les agents électoraux préférés du macronisme.

Vous en êtes désormais officiellement les idiots utiles. Vous étiez l'ingurent d'influence de l'islam gauchiste. Vous en êtes désormais un bras armé. fut unint temps fut unint temps.

Non, les héritiers de Pétin, ils sont ils étaient ils auraient pu être là mais ils sont pas là. Allez allez ils sont pas là. Non mais c'est c'est pas grave madame la présidente de ce qu'il va dire.

C'est pas grave du tout. Par contre par contre le fait de recycler de recycler les amis de la Francisque de Miteran, tout le monde le saura. Et donc vous êtes bien le bras armé désormais des islamogistes.

Fut un temps fut un temps où il n'existait rien de sérieux entre les communistes et l'égolistes. Désormais, c'est entre le chaos des insoumis et le redancement national de Marine Le Pen que le destin de la France se joue. Merci monsieur le député. [applaudissements] La parole est à présent à monsieur Maxime Léné pour une durée de 10 minutes [applaudissements] pour le groupe La France insoumise.

Ça vaut les dans les deux sens. Allez monsieur le député. Merci madame la présidente.

Collègues, monsieur le premier ministre, vous êtes Trumpiste. Trumpiste, voulait être d'abord dans votre rapport à nos institutions et à la démocratie. Car avec la publication de la programmation pluriannuelle de l'énergie, sans vote du parlement, c'est une nouvelle sorte de 493 que vous imposez au pays.

En effet, vous n'avez comme vous n'avez plus de majorité depuis 2022, cela fera bientôt 3 ans que nous attendons en vain la loi de programmation énergie climat de laquelle est censé découler le décret de PPE. Vous avez affirmé avoir tenu compte des débats, c'est bien gentil, mais en République, le parlement vote et l'exécutif exécute. Après avoir patienter si longtemps, les acteurs du secteur se retrouvent finalement dans une double fragilité, des objectifs finalement détricotables puisque ne reposant sur aucune base législative et d'ailleurs pas vraiment en pluriannuel puisque vous prévoyez déjà une clause de revoyure dans un an.

Et ne nous accusez pas de faire prendre du retard au pays. D'abord parce que c'est vous qui gouvernez depuis 9 ans. Ensuite parce que nous ne vous avons pas attendu.

Mon collègue Mathias Tavel par exemple a déposé deux propositions de loi l'an dernier. L'une sur l'éolien en mer pour permettre de lancer de nouveaux appels d'offre malgré votre incurie. L'autre sur les barrages hydroélectriques leur conférant le statut protecteur de Casi Régie pour assurer la reprise des investissements.

Venons-en au fond. Vous allez nous ressasser vos éléments de langage en carton en prétendant ne pas opposer les technologies. Mais c'est pourtant exactement ce que vous faites encouragé par des réseaux de droite et d'extrême droite très organisés qui arrivent jusqu'à Matignon et Berément pour défendre l'atome contre les renouvelables.

Trumpist vous l'aide sur le nucléaire où votre rapport au réel confine à la postérité. Sur le nucléaire existant, vous fixez des objectifs de production que DF elle-même n'ose pas promettre. Premier mensonge.

Quant au nouveau nucléaire, vous dites avoir lancé le plan Mesmer 2, soit l'équivalent de ce qui s'est fait sous l'impulsion du général de Gaulle. Alors, on a bien compris que le président Macron souhaitait enfiler un costume beaucoup trop grand pour lui, mais il va falloir qu'il s'y fasse. Il ne restera dans l'histoire que comme le président des riches et même des ultra riches, le plus détesté de la 5e République et celui qui aura le plus fait monter l'extrême droite depuis la libération.

En janvier 2025, la Cour des comptes a publié un rapport sur le fiasco du réacteur de type EPR, pas seulement celui de Flamandville qui aura coûté six fois plus cher que prévu et accusé 12 ans de retard, qui doit déjà changer plusieurs pièces majeures en terme de de sûreté et dont la Cour des comptes qualifie la rentabilité de médiocre. Le retour d'expérience de LeP est le même partout. Retard et sur coût systématique pour les trois autres seulement en fonctionnement dans le monde.

Quant à la paire de réacteur que DF construit en ce moment à Inclépot au Royaume-Uni, la facture s'élèvera au moins 55 milliards d'euros avec une mise en service déjà retardée de 5 ans contribuant largement à creuser la dette de l'opérateur historique. Un bilan tellement mauvais que la Cour des comptes a recommandé de décaler la décision finale d'investissement dans le petit frère de l'EPR, le PR2. En effet, il ne faut pas s'attendre à beaucoup mieux et le soi-disant chantier du siècle pourrait bien finir en fiasco du siècle.

Car si vous disiez la vérité, monsieur le Premier ministre, vous aviez aux français que les plans de LPR2 ne sont toujours pas prêts. Ce qui explique sans doute que le devis officiel a déjà augmenté de 40 % en 4 ans. Le journal Alternative économique a même calculé un coût total de 250 milliards d'euros pour seulement six de ces bouilloirs atomiques.

Une facture habissale supportée par les contribuables et par les consommateurs à travers le très mauvais mécanisme de versement nucléaire universel. Si vous disiez la vérité, monsieur le Premier ministre, vous pourriez ajouter que la cause précise de la corrosio sous contrainte qui a mis en carafe près de la moitié du parc en 2022 n'est toujours pas identifié et que rien ne permet de promettre que cette crise ne reviendra pas, que l'autorité environnementale a rendu un avis très critique sur le risque de submersion marine à PANli et Graveline ou encore qu'il n'y a toujours aucune solution satisfaisante pour la gestion des déchets atomiques mortels pendant des millénaires et qui s'entassent à l'ague en espérant qu'il ne finissent jamais à B. Si vous regardiez la vérité en face, monsieur le Premier ministre, vous feriez surtout le nécessaire pour que l'industrie électronucléaire cesse l'exploitation des travailleurs sous-traitants qui prennent 80 % des doses de rayonnement ionisant au péril de leur vie.

Si vous étiez cohérents, vous ne multiplieriez pas les cibles que constituent les centrales nucléaires en temps de guerre. Et si vous étiez honnêtes, vous mettrez fin à l'un des plus grands mythes du nucléaire français contemporain, la souveraineté. La vérité c'est que notre pays importe 100 % des 7000 tonnes d'uranium naturel nécessaire à nos centrales chaque année dont près de la moitié grâce à l'entreprise Rosatome géant du nucléaire civil et militaire russe directement à la main de Vladimir Poutine.

Ce qui explique 4 ans après le début de l'invasion en Ukraine que vous mettiez autant d'énergie pour empêcher toute sanction européenne contre la Russie en matière nucléaire. Définitivement, il n'est pas sérieux de parier l'avenir énergétique du pays sur une technologie du passé dont la part dans la production d'énergie à l'échelle mondiale a atteint son pic il y a maintenant 30 ans. Trump piste, vous l'êtes logiquement dans votre rapport aux énergies renouvelables.

C'est fort dommage car sinon vous comprendriez que les énergies renouvelables nous rendent beaucoup moins vulnérables à l'extérieur. En effet, même lorsque des éoliennes ou des panneaux solaires sont apportés, ils fonctionnent ensuite pendant 20 ou 30 ans avec du soleil ou du vent qui sont des ressources local gratu et inépuisable. Vous auriez peut-être été moins sensible aussi au fake news du Rassemblement national sur les soi-disant 300 milliards que coûteraient les énergies renouvelables.

Une fausse information qui additionne d'une part le soutien public au nouveaux projets estimé par la commission de de régulation de l'énergie à 50 milliards d'euros étalés jusqu'en 2060 et les investissements dans les réseaux par RTE N10 dont 80 % concernent en fait la la régénération des réseaux et leur adaptation au changement climatique. À l'inverse, vous auriez peut-être été sensible au fait que les renouvelables ont rapporté l'an dernier plus de 2 milliards d'euros aux collectivités territoriales. C'est euh c'est ce qu'on rappelait les salariés de ces filières mobilisées il y a 15 jours qui représentent déjà 120000 emplois en France.

Vous avez pourtant choisi de les fragiliser en reculant sur tous les objectifs par rapport à ce mis en discussion il y a 3 ans. Sur l'éolien en mer, la cible recule alors que c'est une filière d'excellence industrielle française. Sur l'éolien terrestre, l'objectif diminue alors que cette technologie qui produit plus en hiver est particulièrement bien adaptée aux besoins en chauffage et très complémentaire du photovoltaïque qui produit plus l'été.

Sur le photovoltaïque, l'ambition régresse également, ce qui pourrait se traduire par la remise en cause des trois projets d'usine qui devaient sortir de terre cette année pour produire à nouveau des panneaux en France. Trumpiste voulait enfin en nous laissant dépendant des énergies fossiles. Et oui, alors que notre mix de consommation énergétique reste composé à 60 % de ces énergies fossiles responsables du changement climatique entièrement apporté et qui nous coûte entre 60 et 120 milliards par an, vous ne prévoyez toujours pas la suppression des niches fiscales qui les favorisent.

Vous réduisez les ambitions de sobriété dans notre consommation globale d'énergie. Il n'y a pourtant aucun scénario crédible de production des carbonés qui pourrait couvrir une demande déraisonnable. Quant à vos objectifs de rénovation thermique des bâtiment, ils sont dérisoires 1200 rénovations globales par an quand votre secrétariat général à la planification écologique en recommande jusqu'à 900000 en 2030.

Alors, vous annoncez un grand plan d'électrification des usages. C'est évidemment nécessaire, mais permettez-nous de ne pas vous faire confiance et chauder par la faiblesse des moyens que vous avez mis dans le leasing social, par exemple. Mais plus fondamentalement, permettez-nous surtout de souligner l'incohérence de vos choix.

Certes, RTE indique que nous ne manquerons pas d'électricité dans les quelques années qui viennent, mais je vous propose de nous projeter en 2045. Alors, pourquoi 2045 ? Parce que c'est à cette date que vos six nouveaux réacteurs pourraient entrer en service.

À cette échéance, 44 réacteurs du parc existant auront franchi 57 ans de fonctionnement. 57 ans, c'est déjà 17 ans de plus que la durée de vie initialement prévue pour ces machines. C'est aussi l'âge de la centrale la plus vieille en fonctionnement dans le monde.

C'est donc le seul retour d'expérience probant que nous ayons. Que vous le vouliez ou non, tout porte à croire qu'il y aura donc plus de fermeture que de mise en service de réacteur d'ici 20 ans. Si nous n'avons pas anticipé dès maintenant la jonction en terme de sobriété, d'efficacité et de renouvelable, l'équation va devenir intenable.

Elle le sera d'autant plus que le président Macron a décidé de planter partout des centres de données qui capteront à terme une part très importante de l'électricité produite. Dans ces conditions, on voit mal comment le pays pourra réaliser l'électrification des usages et de l'industrie. En revanche, on voit bien comment les factures pourraient exploser.

Mais Trumpist voulait en fait quel que soit le sujet quand vous laissez nommer votre ministre Amélie Montchalin à la tête de la Cour des comptes pour juger d'un budget de malheur qu'elle imposé avec vous par 493 quand vous demandez la démission de Francesca Albanaise la rapporteur spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés en vous appuyant sur une vidéo trafiquée pour continuer de soutenir le gouvernement génocidaire de monsieur Netaniaou ou quand vous repeignez les antifascistes en fasciste laissant défiler ces derniers dans nos rues pour justifier d'interdire les réunions publiques de la gauche qui ne vous soutient pas. Monsieur le Premier ministre, vous êtes minoritaire dans le pays car la France n'est pas Trumpiste. Ni Le Pen ni Macron.

Nous vous battrons dans les urnes pour une politique au service du peuple et de ses besoins. Merci monsieur le député. Et je donne avant de vous donner la parole monsieur le premier [applaudissements] ministre, je donne la parole à monsieur Chenu pour un rappel au règlement.

Merci madame la présidente. Sur l'article 70 A6 de notre règlement. Un de nos collègues s'est rendu coupable d'outrage.

Euh nous avons très clairement entendu des propos qui sont évidemment outragants et pour notre assemblée et pour le collègue qui était à la tribune. Je vais pas les répéter, ils sont au compte-rendu et s'ils n'y sont pas, je vérifierai moi-même qu'ils ont été bien notés mais euh enfin je peux les répéter hein, c'est de dire à un de nos collègues, il t'emmerde en partant en parlant d'un de notre de nos collègues absents ici. Ce sont des propos évidemment outrageants qui n'ont pas lieu d'être.

Je demande qu'il soit évidemment consigné, qu'il fasse objet d'un traitement en bureau d'assemblée que je souhaite saisir à ce sujet. Madame la présidente, si si monsieur le vice-président, on est en train de regarder. Effectivement, moi j'ai entendu euh ces propos personnellement, après on on ne sait pas qui les a prononcé donc on regarde avec le compte-rendu.

Si vous savez, vous m'écrivez, vous me saisissez le bureau et on en discutera au bureau lors du prochain bureau, monsieur le vice-président. Merci à tous. Je donne la parole à monsieur le premier ministre.

Oh madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, ces motions de censure portent officiellement sur un décret. En réalité, elle porte sur une stratégie. Elle porte sur une décision au fond assez simple, planifiée plutôt qu'improvisée.

L'énergie n'est pas un sujet d'improvisation. Elle engage notre souveraineté, notre indépendance pour plusieurs décennies. Elle engage notre industrie.

Elle engage le pouvoir d'achat des Français. Je me suis replongé dans les débats de 1974 au moment du plan Mesmè. On y retrouvait déjà les mêmes accusations.

Passage en force, dérive autoritaire, folie financière, surproduction inutile. 50 ans plus tard, nous savons ce qu'a produit cette prétendue brutalité, une électricité souveraine, abondante, décarbonnée parmi les moins chers d'Europe. Pierre Mesmer n'a pas improvisé, il a tout simplement planifié.

Aujourd'hui, le gouvernement fait humblement le même choix en se basant justement sur cet héritage. Et face à cela que nous oppose le Rassemblement national et la France insoumise non pas une stratégie alternative, nous l'avons entendu à l'instant, mais une succession d'improvisation. La première improvisation est le procès en illégitimité démocratique.

La programmation pluriannelle de l'énergie est fixée par décret. C'est la loi qui le prévoit explicitement. Les objectifs E ont été votés par le Parlement.

Il y a eu depuis 3 ans concertation, consultation, débat ici même. En 1974 déjà le plan Mesmer fut adopté par une simple décision en conseil des ministres. Était-ce une dérive illibérale ?

Non, c'était gouverné tout simplement. Improviser une polémique juridico-politique ne change pas le droit, ni notre histoire dont certains veulent pourtant aujourd'hui être les pseudos héritiers. La deuxième improvisation est plus lourde car elle concerne des chiffres inventés par le Rassemblement national.

D'abord, 300 milliards sont avancés, 50 % d'augmentation du gaz. Chiffre d'autant plus farfelu que nous parlons d'importation sur la base des aléas des marchés internationaux. des dizaines de milliards avancez-vous de pertes liées à la modulation nucléaire.

Ces chiffres ne figurent nulle part dans la PPE. Nulle part. Pire, ils ne correspondent à aucun document officiel.

Ils ne résistent à aucune vérification. Ils sont même complètement fantaisistes pour ne pas dire inventé pour l'occasion de la pseudo démonstration. Monsieur Tangi, répéter un chiffre infondé et même démenti plusieurs fois par les autorités légitimes ne fait pas une politique énergétique.

Improviser des montants spectaculaires ne construit pas une stratégie. Assumons tout simplement la vérité. Les soutiens publics aux énergies renouvelables sont pour un scénario médiant de 30 à 50 milliards d'euros sur 35 ans.

Il faut y ajouter de l'ordre de 50 milliards d'euros de raccordement partiellement payés par les producteurs qui correspondent et vous le savez à des investissements réseaux qui sont utiles. Tout cela correspondant donc à un ou deux années tout au plus d'importation d'hydrocarbure. Tout cela n'est franchement pas sérieux. par la France insoumise ensuite 80000 emplois seraient menacés dans les énergies renouvelables alors que nous augmentons précisément les investissements dans les filières du secteur avec en priorité celles qui sont désormais souveraines.

Vous parlez de baisse des objectifs sur le photovoltaïque quand la PPE va multiplier précisément par 3 la puissance photovoltaïque installée d'ici 2035. Là aussi tout cela n'est pas sérieux. La troisème improvisation est de faire croire que la PPE ferait exploser les factures.

Là encore, c'est stupéfiant car la réalité est inverse. Ce qui coûte cher à la France, ce qui coûte cher aux Français, ce sont les énergies fossiles importées. Des dizaines de milliards d'euros chaque année, plus de 100 milliards d'euros en 2022.

Pendant ce temps, le chef de la France insoumise défend d'autres intérêts en proposant le 28 janvier dernier de remettre en route Nordstream pour, je le cite, d'un seul coup faire baisser le prix de l'énergie en Europe. Rappelez-vous que notre dépendance au gaz russe aura coûté 72 milliards d'euros aux finances publiques pour financer le bouclier tarifaire rendu nécessaire par la flambée internationale du gaz suite à la guerre en Ukraine. C'est une proposition inepte pour le climat, pour l'économie et pour la patrie.

Les députés du groupe écologiste devront, madame la présidente, prendre leur responsabilité dans quelques instants dans leur vote devant leurs électeurs. La dépendance aux hydrocarbures, qu'ils viennent de Russie, des États-Unis ou du Moyen-Orient fait monter les prix tôt ou tard. Là où l'abondance d'électricité, nous le savons, décarboné produit domestiquement, les stabilise.

Improviser un procès sur le pouvoir d'achat sans parler de l'abération climatique des importations fossiles, c'est ignorer la cause réelle du problème et c'est occulter ce qui justement n'est plus acceptable. La 4e improvisation est d'opposer nucléaire et renouvelable. Le Rassemblement national réclame plus de nucléaires, mais il combat les renouvelables.

Il refuse la diversification, nous l'avons entendu, et en creux, il refuse l'électrification massive des usages. La France insoumise réclame plus d'énergie renouvelable, mais elle combat le nucléaire et elle assume préférer importer du gaz russe que de produire de l'électricité nucléaire des carbonées françaises. Chacun de ces parties porte une vision simplifiée, sans mauvais jeune mot, à l'extrême.

Aucune n'est viable. Aucune ne protège vraiment notre indépendance. Le tout nucléaire est vulnérable.

Le tout renouvelable est instable. Alors que nous le savons désormais tous, leur combinaison est robuste. C'est du bon sens tout simplement.

Pierre Mesmer et nos grands anciens ne raisonnaient pas en dogme. Ils raisonnaient en souveraineté avec bon sens. Tentons aujourd'hui d'en faire de même.

C'est ce que nous proposons. La 5e improvisation est tout aussi mensongère que paradoxale. Elle est portée par le Rassemblement national qui prétend que la PPE ne serait pas assez nucléaire, avez-vous dit.

C'est pourtant la programmation la plus ambitieuse depuis le plan Mesmer. Précisément prolongation du parc. 6 EPR 2 engagés 8 en option.

Aucun gouvernement depuis 50 ans n'a engagé un tel effort. Et permettez-moi de rappeler un fait. En 2011 et en 2012, à la suite de Fukushima, le RN proposait la réduction de la part du nucléaire pour à terme sortir, évoquant les dangers de cette énergie.

Je cite "C'est un fait, le nucléaire est dangereux", affirmiez-vous comme en écho de la position portée ce soir par la France insoumise. Aujourd'hui, vous nous reprochez de ne pas être assez nucléaire. Improviser une ligne énergétique au gré des circonstances politiques ou de l'actualité n'est pas une stratégie.

La constance en matière industrielle et stratégique compte davantage que les repositionnements opportunistes successifs. Improviser un procès en faiblesse nucléaire quand on a soi-même plaidé pour en réduire drastiquement la place et pour le moins paradoxal. Quant à la France insoumise, elle propose de sortir du nucléaire, nous venons de l'entendre, sans proposer pour autant de trajectoire pour remplacer cette énergie dans notre mix énergétique.

Sinon, en s'aliénant encore un peu plus au gaz russe, nul besoin d'épiloguer. La 6e improvisation anime particulièrement les députés du rassemblement national sur les réseaux depuis quelques semaines. La modulation casserait les centrales nucléaires.

Ils affirment que l'augmentation de la part des renouvelables contraindrait le parc nucléaire à moduler au point de l'endommager, voire de le rendre non rentable. Là aussi, c'est faux. Le parc nucléaire français a été conçu dès l'origine pour moduler.

Ce n'est pas une adaptation récente, c'est une caractéristique industrielle intégrée dans sa conception. Dans les années 1990, lorsque l'électrification progressait et que la demande variait fortement, la modulation annuelle a dépassé 50 tétraw certaines années. Aujourd'hui, nous sommes autour de 30 tétrawurs.

Autrement dit, le parc a déjà modulé davantage qui ne le fait aujourd'hui. EDF l'a rappelé à plusieurs reprises. La modulation fait partie du fonctionnement normal du parc.

Elle est encadrée par l'autorité de sûreté nucléaire. Elle n'engendre pas les dizaines de milliards de pertes que vous évoquez. Si la modulation détruisait les réacteurs, il ne fonctionnerait plus depuis 30 ans.

La réalité est plus simple. Plus on électrifie les usages, moins le parc a besoin de moduler. Le véritable enjeu n'est donc pas de limiter la production une fois de plus, il est d'augmenter la consommation électrique décarbonée pour sortir des fossiles.

Là encore, vous simplifiez un système industriel complexe jusqu'à vous prendre les pieds dans le tapis. La 7e improvisation, elle n'est pas nouvelle. La France produirait déjà trop d'électricité.

C'est exactement ce que certains disaient également au début des années 1980. La réponse n'a pas été de réduire la production à l'époque. La réponse a été là encore d'électrifier les usages.

Aujourd'hui, 60 % de notre consommation énergétique reste fossile. Le problème n'est pas que nous produisons trop. Le problème est que nous n'électrifions pas assez.

Improviser une lecture statique d'un système dynamique conduit toujours à l'erreur. C'est précisément votre difficulté constante. Vous raisonnez à partir de la photographie d'hier pour contester l'investissement de demain.

Vous prenez les chiffres des dernières années pour invalider la trajectoire des 30 prochaines. Vous regardez la consommation actuelle pour refuser la production future. C'est une courte vision, une vision défensive, une vision qui arrive toujours après les événements.

Or, une politique énergétique ne ne se construit pas avec un temps de retard, elle se construit avec 10 ou 15 ans d'avance parce que les réacteurs que nous lançons aujourd'hui ne seront raccordés au réseau qu'à cette échéance. À chaque grande mutation industrielle, sanitaire, géopolitique, vous avez réagi. Or, nous devons collectivement anticiper.

L'énergie n'est pas un débat d'opportunité, c'est une architecture stratégique et sans vision de long terme, il n'y a ni souveraineté, ni puissance, ni indépendance. La 8e improvisation, c'est d'ignorer l'enjeu industriel. Les députés du rassemblement national considèrent tout à la fois que la PPE contient trop d'électricité et qu'elle en contiendrait trop peu pour soutenir l'industrie.

Tout cela est logique. L'industrie a pourtant besoin d'électricité abondante, stable, prévisible, sans visibilité énergétique à 30 ans. Il n'y a ni acier, ni chimie, ni batterie, ni hydrogène, ni intelligence artificielle.

Contester la PPE sans proposer d'architecture alternative crédible, c'est improvisé une fois de plus, monsieur Tangi, et c'est précisément pour développer nos filières industriels et protéger l'emploi dans nos territoires. Que cette PPE soutient l'hydroélectricité, le photovoltaïque, la géothermie, l'éolien en mer et la remotorisation des parcs éoliens terrestres. Cela permettra de sécuriser la création de 125000 emplois sur les 5 prochaines années dans l'hexagone comme enremè. 28000 emplois supplémentaires dans l'éolien au mer à Cherbourg à Saint-Azer ou au Havre.

Donc oui, il y avait urgence à sortir du statut quo pour l'emploi et pour nos régions. Je veux enfin dire un mot du moment où intervient ce débat. Mesdames et messieurs les députés, ces motions interviennent dans un contexte particulier, chacun le sait ici.

Au moment où le pays est traversé par l'émotion suscitée par l'expression de la violence entre groupes politique venu des extrêmes, au moment où l'unité et la responsabilité devrait primer, lors des questions au gouvernement, j'avais indiqué la semaine dernière que la France insoumise devait faire le ménage dans ses rangs et dans ses idées. Je le redis ici avec gravité. Quand une formation politique entretient l'ambiguité sur la violence, quand elle brouille les repères républicains, la priorité devait être à la clarification interne, madame Panot, pas à la déstabilisation institutionnelle comme vous le faites une nouvelle fois ce soir.

Chacun appréciera donc l'opportunité de votre diversion, d'une motion de censure dans un tel moment. Mais au-delà du calendrier, il y a le fond. La France insoumise considère que le gouvernement ferait trop nucléaire. et pas assez de renouvelable.

Le Rassemblement national affirme que le gouvernement ferait trop de renouvelable et pas assez de nucléaire. deux diagnostics radicalement opposés, deux analyses incompatibles et pourtant deux motions de censure. Plus surprenant encore, l'une d'entre elles aurait pu être votée par les deux groupes.

À moins que toute honte bu, une gêne momentanée, un réveil trop tardif établir l'évidence pour certains. Autrement dit, sur l'énergie, l'un reproche au gouvernement d'être trop nucléaire, l'autre de ne pas l'être assez, mais il converge toujours pour censurer. C'est une alliance de circonstan qui ne repose ni sur une vision commune, ni sur un projet alternatif cohérent.

C'est une fois de plus la démonstration d'un désordre politique inutile, un désordre inutile alors que la guerre se poursuite en Ukraine. Que le proche Orient demeure instable, que les tensions énergétiques mondiales restent vives. Que la compétition industrielle s'intensifie.

Un désordre inutile à la veille des élections municipales. Un désordre inutile au moment même où le pays célèbre ses athlètes et ses médailles olympiques dans un esprit de rassemblement. Le décalage, mesdames et messieurs les députés, est manifeste mais il y a plus.

Pendant 10 jours, le Rassemblement national aura tenté par réseaux sociaux interposés d'instrumentaliser ce débat dans une approche purement politicienne pour essayer de ramener à soi ou de fracturer la droite républicaine. Et finalement, au terme de cette séquence, il se retrouvera côte à côte avec le groupe de la France insoumise qui revendique la sortie du nucléaire. Le parti qui se présente comme le défenseur exclusif de l'atome français s'apprêtait à voter la motion d'un mouvement qui en conteste le principe même la boucle est bouclée.

Mesdames et messieurs les députés, les crises internationales exigent de la cohérence. Les enjeux énergétiques exigent de la constance. La souveraineté exige de la clarté.

L'improvisation est déjà une faiblesse. L'incohérence assumée devient un désordre. Le pays mérite mieux que cela.

Mesdames et messieurs les députés signataires des deux motions de censure. Votre schéma d'improvisation face au sujets complexes n'est pas nouveau. Pendant la crise sanitaire, face à une pandémie mondiale, certains d'entre vous avaient successivement dénoncé la vaccination généralisée avant d'en défendre certains principes.

Rejeter le passe sanitaire avant d'en proposer une version alternative. contester certaines mesures avant d'en exiger d'autres plus radicales. À chaque étape, la simplification a précédé la contradiction.

À chaque étape, l'improvisation a remplacé la cohérence. L'énergie est un système industriel infiniment complexe. On ne le pilote pas à coup de slogan ou de tweet.

On ne le pilote pas non plus en faisant une synthèse approximative des différents lobby ou contre lobby qui s'expriment dans le débat public. Une politique énergétique ne se construit ni sur la pression du moment, ni sur l'addition d'intérêt sectoriel contradictoire. Elle se construit sur des données techniques, des scénarios industriels, des équilibres financiers et une vision stratégique de long terme.

Simplifier à l'extrême comme vous le faites à chaque fois, agréger des revendications opposées pour en faire une position politique provisoire, ce n'est pas arbitré, c'est improvisé. Et gouverner, ce n'est pas improvisé. et gouverner s'est prévoir.

En 1974, la France aurait pu hésiter. Elle aurait pu tergiverser, elle aurait pu céder au peur, elle a choisi d'investir. Aujourd'hui encore, le choix est clair.

Subir ou décider. Improviser, c'est subir. Planifier, c'est décider.

Renverser un gouvernement ne produira pas 1 MWh. Cela ne réduira pas d'un notre facture d'importation. Cela ne construira aucun réacteur.

La France mérite une politique énergétique sérieuse. Elle mérite une stratégie. Elle mérite de la constance.

Nous faisons le choix de la souveraineté, de la planification et de l'investissement. Vous faites le choix là encore de l'improvisation. Mais au risque de vous surprendre, je veux d'une certaine manière pour finir vous remercier à certains égards vos deux groupe de s'être allié pour déposer ces motions de censure parce que les positions ont été clarifiées parce que chacun aura à voter en conscience y compris les groupes qui prétendent défendre l'indépendance ou la protection de la planète.

Sur les sujets énergétiques, les décisions ne produisent leurs effets que dans 10, 20 ou 30 ans. Mais les votes, eux reste. Il restent dans les archives, ils reste dans la mémoire institutionnelle, il reste comme marqueur d'une époque.

Il restera, mesdames et messieurs les députés, une trace de ce moment. Trace d'une stratégie de planification face à une improvisation. Trace d'un choix d'investissement face à la prudence défensive. trace d'un paris sur la souveraineté face à une lecture courte.

Et en cela, ces deux motions ont eu une utilité démocratique. Car dans quelques années, lorsque les premiers EP2 seront engagés, lorsque l'électrification aura progressé, lorsque notre dépendance au fossil aura diminué, on pourra relire les débats de ce soir et l'on verra qui anticipé et qui improvisé. L'Assemblée va se prononcer.

La France, elle continuera d'avancer. Je vous remercie. [applaudissements] Merci beaucoup monsieur le premier ministre.

Nous allons maintenant commencer la discussion commune. Je donne la parole à monsieur Jean-Luc Fugit pour le groupe ensemble pour la République. [applaudissements] Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mesdames et monsieurs les ministres, chers collègues, chers collègues du Rassemblement national, de la France insoumise, arrêtez de polémiquer surtout avec vos motions de censure une fois de plus, vous ne voulez pas que la France avance, que la France avance sur le chemin de la souveraineté, que la France avance pour tenir ses objectifs climatiques.

Que la France avance sur le chemin de la transition énergétique. Oui, la question cruciale de l'énergie est désormais au cœur du débat public dans cet hémicycle comme dans le pays, mais forcez de reconnaître que vous aimez créer des antagonismes pour exister politiquement. Oui, l'énergie est une question majeure pour notre pays.

C'est une question à la fois économique, industrielle et sociale. Si le débat doit exister, sa polarisation à l'excès, alimenté de fake news et de tribunes principalement à charge contre les énergies renouvelables ne permet pas un débat serein sur la politique énergétique et c'est regrettable. En tentant de renverser le gouvernement sous prétexte de bloquer la programmation pluriannuelle de l'énergie que le premier ministre a eu le courage de publier.

Vous faites le choix délibéré de l'immobilisme et de l'opportunisme. Vous faites le choix de maintenir notre pays dans sa dépendance aux énergies fossiles alors même que notre combat commun, le seul qui vaille, devrait être celui de sortir de cette dépendance. Ce défi, nous devons pourtant collectivement le réussir.

Ce défi nous concerne toutes et tous et il devrait transcender les intérêts partisans et les divergences politiques. Il répond à une nécessité écologique et à un impératif économique. Il répond à une dette que nous ne voulons pas laisser aux générations futures.

Ce défi, c'est aussi celui de notre souveraineté énergétique. Une souveraineté qu'il faut construire dans un contexte mondial bouleversé et incertain, où l'intégrité territoriale de certains pays est menacé, où les crises mettent en lumière nos multiples dépendances et nos vulnérabilités notamment énergétiques. Disons-le clairement, le chemin sera long mais nous refusons la résignation.

Oui, chers collègues du RN et de LFI, nous voulons avancer, construire, bâtir un chemin de résilience énergétique et souverain pour la France. Et oui, chers collègues, vos polémiques incessantes et vos motions de censure sont autant de frein pour relever ce défi collectif. Au lieu de polémiquer sur la date de publication de cette PPE, au lieu de mettre votre énergie à vouloir faire chuter le gouvernement, vous devriez nous aider à construire et accélérer sur tous nos territoires la transition énergétique car il reste encore beaucoup à faire.

Et c'est aussi votre responsabilité d'élu que de le faire. Pour notre groupe, la souveraineté énergétique dépend de trois enjeux majeurs. Notre capacité à produire de l'énergie bas carbone dans notre pays, notre capacité à développer un écosystème industriel compétitif pour accélérer le développement de nos filières énergétiques et enfin notre capacité à accompagner nos concitoyens dans la transformation de nos monde de consommation en répondant à une logique d'équité sociale et territoriale.

En France, nous avons la chance d'avoir un mix électrique décarboné à 95 % grâce au nucléaires pour un peu plus des 2 tiers et au renouvelablees pour près du tiers. C'est une chance et une fierté. Si notre mix électrique est déjà décarboné, notre mix énergétique reste lui encore majoritairement composé d'énergie fossile, représentant toujours 60 % de notre consommation totale d'énergie et générant des émissions de CO2 encore trop importantes.

La baisse de nos émissions de gaz à effet de serre engagé ces dernières années doit se poursuivre et même s'accélérer. C'est la seule urgence qui doit guider nos politiques publiques, la seule. Et pour y parvenir, nous n'avons ni le luxe ni le temps d'opposer les solutions entre elles, d'opposer le nucléaire au renouvelable, voire même les renouvelables entre elles.

Libérez-vous de ce débat du passé et de ces débats qui sont dépassés. Arrêtez de polémiquer sur le développement du nucléaire pour les uns et sur le développement des énergies renouvelables pour les autres. Le combat qui doit nous rassembler est celui contre les fossiles.

Et c'est cet objectif que porte la nouvelle PPE. Une PPE3 qui avec la stratégie nationale bar carbone SNBC et le plan national d'adaptation au changement climatique constitue le socle d'une action cohérente, intégrée et ambitieuse que l'on appelle la stratégie française énergie climat. La PPE est donc une brique importante de la politique énergétique, mais ce n'est qu'une de ces composantes.

Cette PPE n'est pas un texte sorti du chapeau comme pourrait le laisser croire les textes de vos motions de censure. C'est une concertation multiacteur de près de 4 ans. Parmi ces concertations, il y a eu par exemple les débats au sein du Conseil supérieur de l'énergie que j'ai l'honneur de présider. un conseil où siège notre collègue Alma Dufour pour LFI et notre collègue Jean-Philippe Tang pour le RN.

Vous avez donc eu la possibilité de contribuer. J'en dirai pas plus. Alors oui, je sais, les orientations de la PPE ne correspondent peut-être pas à la doa défendue par vos groupes politiques, mais elle résulte d'un travail approfondi mené depuis plusieurs années avec toutes les parties prenantes concernées par la politique énergétique de notre pays.

Et après ces années de débat et les tergiversation du précédent gouvernement, nous devrions toutes et tous nous réjouir que le premier ministre ait eu le courage politique de publier cette PPE et les orientations qu'elle porte. Car oui, les filières de production ont besoin d'avoir de la visibilité, les filières ont besoin d'avoir de la stabilité. Nous le savons tous, le Stop and go est très préjudiciable à nos industries et à nos filières énergétiques.

Et je n'ose pas imaginer que vos motions de censure et pour objectif de créer de l'incertitude pour nos champions du nucléaire et des énergies renouvelables. Ces femmes et ces hommes qui nous permettent de produire sur notre sol l'énergie dont nous avons besoin. Monsieur le Premier ministre, nous vous remercions d'avoir pris cette décision.

Une décision qui permet à tous les acteurs d'avancer et aussi de sécuriser leurs investissements. Je voudrais maintenant dire à celles et ceux qui suivent nos débats que la PPE n'est qu'une étape une étape fondamentale sur la voie de la décarbonation compétitive de notre économie et de la réduction de toutes nos dépendances à la fois économique et géopolitique. Je voudrais aussi les rassurer en leur disant que cet PPE dont je rappellerai le contenu dans quelques instants est le fruit d'un travail de compromis de large concertation auquel nous parlementaires pouvions prendre part comme nous le faisons d'ailleurs régulièrement sur d'autres sujets.

Prenons l'exemple du travail remarquable de nos collègues Marie-Noel Baptistel et Philippe Bolot sur l'hydroélectricité. Voilà l'exemple d'un parlement qui agit. Ce consensus transpartisan a permis de débloquer l'avenir de l'hydroélectricité.

En sécurisant le régime des concessions, nous permettons à la France de réinvestir massivement dans ses barrages une ressource essentielle pour la stabilité de notre système électrique. Nous avons également longuement débattu la proposition de loi sénatoriale portée par Daniel Gremier qui avait permis de dégager un consensus sur les objectifs de production d'électricité renouvelable de 100 ter water à horizon 2030 et sur les objectifs de production nucléaire. Malheureusement, encore une fois, les caricatures et les postures ont pris le pas sur la rationalité des débats ne nous permettant pas d'aller à un vote définitif pour adopter ce texte.

Chers collègues, nous avons donc débattu de la politique énergétique de la France et notre responsabilité politique est désormais de trouver des solutions et de cesser ces polémiques stériles. Pour ce qui est du contenu de la PPE, tant contesté par les extrêmes de cet hémicycle, rappelons les orientations qu'elle porte pour les 10 ans qui viennent. baisse d'un/4 de notre consommation énergétique totale d'ici 2035 car nous n'oublions pas les enjeux de la sobriété énergétique.

Relance du nucléaire avec la poursuite du fonctionnement des réacteurs actuels au-delà de 50 ans et le lancement des six nouveaux PR2. Augmentation de 11 % de notre capacité de production hydroélectrique multiplication par 7 de la puissance de notre parc éolien en mer. Doublement de notre capacité installée d'énergie renouvelable terrestre photovoltaïque et éolien. multiplication par 5 de la production de biogaz, doublement de notre consommation de chaleur et froid renouvelable.

La PPE propose donc de tracer une trajectoire crédible pour accélérer notre sortie progressive des fossiles. Aujourd'hui, et ça a été rappelé à plusieurs reprises, notre dépendance au fossil nous coûte au bas 70 à 80 milliards d'euros par an d'importation versé à des puissances dont les intérêts divergent souvent des nôtres. Prenez la souveraineté comme le fait si souvent le RN tout en organisant le maintien de notre dépendance au fossile étranger est une contradiction majeure.

Voter ces motions de censure ce serait choisir de rester vulnérable plutôt que de construire notre indépendance énergétique, c'est totalement irresponsable. Autre conséquence économique majeure, l'attractivité et l'emploi dans nos territoires. Imaginons un instant que le gouvernement n'est pas publié la PPE3.

Comme nous l'ont dit de nombreux professionnels, cela reviendrait à acter un plan de licenciement massif dans notre pays. Des dizaines de milliers d'emplois menacés notamment dans les énergies renouvelables et une perte irréparable de savoir-faire dans les domaines où la France excelle. Dans ma région par exemple, la région Auvergne Ronalpe, ce sont 1700 entreprises et 23000 emplois qui seraient menacés. 23000 emplois.

Une région qui accueille l'Institut national de l'énergie solaire, centre de recherche de et de développement qui fait notre fierté. Car oui, la transition énergétique d'aujourd'hui et de demain peut et doit s'appuyer en France sur un écosystème de recherche et de compétences particulièrement innovant que nous devons soutenir. Eux qui, à l'image de l'IFP énergie nouvelle du CEA ou du CNRS inventions de demain.

Je voudrais aussi rappeler au Rassemblement national qui dit bien connaître nos territoires qu'en milieu rural, de nombreux élus locaux et citoyens sont pleinement engagé dans le développement des énergies renouvelables, lesquels bénéficient d'une belle image de la part de nos concitoyens et génère à chaque année 2 milliards d'euros de fiscalité pour nos communes. Les élus locaux nous disent d'ailleurs qu'en leur grande majorité, ils se sentent prêts à relever les défis de la transition énergétique. Par ailleurs, une enquête d'opinion conduite en 2025 sur un panel de plus de 10000 personnes a montré que près des 2 tiers des Français soutiennent un mix électrique, nucléaire, énergie renouvelable.

Vos motions de censure, l'une contre le développement du nucléaire, l'autre contre le développement des énergies renouvelables, vont donc à contre-courant du souhait majoritaire des acteurs français de l'énergie, des élus locaux et de nos concitoyens. Je voudrais maintenant aborder non plus la question de la production d'énergie mais celle de sa distribution et de sa consommation. Chers collègues du Rassemblement national, vous affirmez dans le texte de votre motion censure, je cite, ouvrez les guillemets, la PPE3 pourrait coûter au moins 300 milliards d'euros.

Heureusement, vous le dites au conditionnel car ce chiffre n'a aucun sens présenter tel que vous le faites. Ce chiffre correspond aux investissement à faire sur les réseaux de transport et de distribution d'électricité sur 15 ans, donc d'ici à 2040, ce qui en réduit la portée annuelle. Ces investissements correspondent d'une part aux travaux de maintenance habituelle du réseau électrique français et d'autre part aux adaptations du réseau aux nouveaux usages, aux évolutions du parc de production nucléaire et renouvelable et enfin pour protéger le réseau face aux cybermenaces.

L'OPEXT a d'ailleurs expliqué tout ceci dans une note publiée au printemps 2025 dont le sénateur écologiste Daniel Salmon et moi-même sommes les auteurs. Je vous invite à en prendre connaissance. Disons maintenant un mot de la consommation car le débat énergétique ne peut se résumer à ne parler que de production.

La volonté de la stratégie énergie climat de la France étant de produire plus d'énergie décarbonée sur notre sol. Pour plus de souveraineté, nous devons favoriser sa consommation tout en gardant l'objectif d'une baisse globale de la consommation d'énergie finale qui pèera donc sur les énergies fossiles. Dit autrement, produire de l'énergie décarbonée dans le sens que si on l'a que si on la consomme bien entendu, en revanche, la part d'énergie fossile consommée doit fortement diminuer.

Nous le savons, le développement de l'électrification dans les transports, le bâtiment, l'industrie est un levier essentiel pour décarboner massivement nos usages, c'est-à-dire se donner les moyens pour acheter des véhicules électriques, développer les infrastructures de recharge, équiper nos logements avec des pompes à chaleur, raccorder les data center et électrifier un maximum de process industriel. Et tout cela en accompagnant nos concitoyens car nous avons cette responsabilité, celle de leur garantir une énergie accessible et décarbonée, quel que soit le territoire où ils vivent et quel que soit leur niveau de vie. Ce sont les conditions d'une transition socialement juste.

Monsieur le Premier ministre, nous profitons de cette tribune pour apporter notre soutien à la démarche que vous avez engagé à publier la PPE3 et en lançant les travaux autour d'un grand plan d'électrification. Toutefois, notre système énergétique étant un tout, nous pensons qu'au-delà du développement de l'électrification que nous soutenons, la transition énergétique doit aussi reposer sur le développement des énergies renouvelables thermiques teles que les gaz renouvelables ou la chaleur renouvelable. des sources énergétiques indispensables pour contribuer à décarboner des usages non électrifiables et apporter de la flexibilité au système énergétique.

Pour finir, voici quelques pistes de travail sur lesquelles nous sommes prêts à nous engager au côté du gouvernement. Il faudra accompagner l'électrification des usages avec des dispositifs plus incitatifs pour les Français. Il faudra selon nous aussi développer la flexibilité de l'offre notamment via les stockage mais aussi celle de la demande.

Il nous semble nécessaire de procéder à un renforcement massif du soutien au réseaux de chaleur qu'il soit urbain ou industriel. C'est un levier de décarbonation d'une d'une efficacité redoutable, encore trop souvent sous-estimé, voire trop souvent méconnu. Nous soutenons aussi la mise en place des certificats de production de biogas pour massifier la production de biométhane dans nos territoires en lien avec nos agriculteurs.

Nous attendons d'ailleurs du gouvernement qu'il fixe au plus vite une trajectoire post 2028 afin de donner aux acteurs la visibilité indispensable au développement des projets. Enfin, sur les certificats d'économie d'énergie, nous souhaitons renforcement des contrôles de leur mise en œuvre. Vous l'aurez compris, monsieur le Premier ministre, notre groupe est prêt à accompagner l'action de votre gouvernement pour bâtir le récit d'une nation souveraine, résiliente et décarbonée.

Mais en attendant, nous appelons nos collègues députés à ne pas soutenir ces deux motions de censure. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le député. [applaudissements] La parole est à présent à monsieur Karim Benbrahim pour le groupe socialiste pour une durée de 10 minutes. [applaudissements] Merci madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mesdames et monsieurs les ministres, chers collègues, réussir la transition énergétique, sortir de nos dépendances à des régimes autoritaires, protéger le pouvoir d'achat des Français, renforcer la compétitivité de nos entreprises.

Voilà des défis vitaux, des défis qui exigent rigueur et ambition, des défis qui appellent une vision de long terme. Mais en matière énergétique, le premier quinquena d'Emmanuel Macron a été marqué par des revirements à 180° et ces gouvernements successifs ont été incapables de faire adopter une loi de programmation énergétique. Pendant 3 années, industrie de l'énergie, salariés, collectivité locale ont donc attendu la publication d'une programmation pure etannuelle de l'énergie. 3 années de retard avec des conséquences concrètes pour nos emplois et nos objectifs climatiques.

Les scientifiques nous alertent pourtant la trajectoire d'un réchauffement limité à 1,5°gr et désormais hors de portée. L'ence climatique et énergétique se fait chaque jour plus presse. Incendies, tempête, inondation.

Les catastrophes climatiques se succèdent et la situation internationale rappelle que notre souveraineté énergétique est un enjeu crucial. Plus de 10 ans après l'accord de Paris, la France demeure largement en retard sur ses objectifs. Il y a urgence à agir.

Mais pendant que notre planète brûle, la motion de censure du Rassemblement national nous appelle à regarder ailleurs. Vous nous avez habitué à des discours dangereux. Aujourd'hui, c'est à notre environnement et à nos souverainetés que vos postures portent atteinte.

Vous opposez climat et progrès. Vous instrumentalisez les inquiétudes au lieu de chercher à y apporter des solutions. Vous prétendez défendre le pouvoir d'achat des Français, mais vous êtes opposé à toutes les mesures qui leur auraient permis de réduire leur facture énergétique.

Isoler nos logements, nos bâtiments, vous votez contre. En caricaturant les objectifs de sobriété, en refusant l'idée de réduire nos consommations énergétiques, vous voulez ralentir la transition énergétique comme s'il n'y avait pas urgence à agir. En freinant toute incitation à la sortie des énergies fossiles, vous entretenez nos importations d'hydrocarbure.

Vous maintenez nos dépendances à des dirigeants autoritaires qui cherchent à nuire à nos propres intérêts. Vous nous laissez entre les mains de dirigeants qui vous fascinent. Poutine, Trump, les pétroménarchies, des dirigeants qui font de la dépendance au pétrole et au gaz, un levier de puissance.

Votre projet énergétique, nous le connaissons, un choix idéologique, celui du tout nucléaire contre les énergies renouvelables, au mépris de la capacité financière et industrielle de DF à assumer cette voie au mépris encore une fois de notre souveraineté, vous qui soutenez l'importation de réacteurs étrangers pour accompagner un plan démesuré de relance du nucléaire. au mépris aussi du pouvoir d'achat des ménages et de la compétitivité des entreprises. Vous êtes enfermé dans l'idée que le nouveau nucléaire serait disponible au même prix que le nucléaire historique déjà amorti.

Aucun nouveau réacteur ne produira d'électricité avant au moins 12 ans. Comment décarboner alors d'ici là nos logements, nos déplacements et nos industries ? Le maintien des énergies fossiles encore et toujours en refusant tout nouveau projet ENR.

Vous vous rarfiez l'électricité, pourtant indispensable à l'adaptation de notre tissu industriel. Vous fragilisez nos industrie et vous nous condamnez à être les vassaux de nos partenaires économiques. S'opposer aux énergies renouvelables, refuser la sobriété énergétique, ce n'est pas défendre la souveraineté, c'est organiser notre dépendance à des puissances étrangères.

C'est prolonger le modèle dont l'Europe tente de sortir depuis l'attaque lancée par Poutine contre l'Ukraine il y a maintenant 4 ans. Soutenir le développement des énergies renouvelables, ce n'est pas seulement produire une énergie décarbonée, c'est aussi défendre des projets qui font vivre nos territoires. C'est renforcer un tissu d'entreprise qui s'y est développé, les emplois qu'il a fait émerger.

Le 10 février dernier, salariés et entreprises du secteur se sont mobilisés pour appeler une réalité simple. Sans visibilité, les projets s'arrêtent, les investissements se délocalisent, les emplois disparaissent. Les conséquences des revirements des différents gouvernements Macron d'une incapacité à mener un débat ambitieux et rationnel.

Députés socialistes, écologistes, insoumis, nous étions présents à leur rassemblement. Ces salariés et ces entrepreneurs ont appelé à une publication rapide d'une PPE pour préserver leurs emplois, pour maintenir un tissu industriel qui doit conforter nos souverainetés pour atteindre nos objectifs climatiques. La programmation énergétique pose des questions environnementales, économiques, sociales et diplomatiques majeures.

Elle nécessite un débat parlementaire approfondi. Il n'a jamais eu lieu. Il doit avoir lieu.

Monsieur le Premier ministre, vous avez un décret pour sortir de l'impasse que vous et vos prédécesseurs avaient créés. Bien que nous considérions que le statut qu ne pouvait pas être une option, nous dénonçons l'entêtement du socle commun et son incapacité à aboutir à un compromis. Le chemin naturel d'une planification énergétique, c'est une loi, pas un décret.

Quels engagements prenez-vous, monsieur le Premier ministre, pour associer maintenant le Parlement à l'avenir énergétique du pays pour donner au défis qui sont devant nous la force et la solidité que confère le débat parlementaire. La motion de censure du groupe des députés insoumis rejette toute nouvelle capacité nucléaire. Un mix 100 % renouvelable est un horizon souhaité, mais il ne pourra pas être atteint d'ici 2050.

Un mix 100 % décarboné doit être notre première cible. Le nucléaire couvre aujourd'hui près de 70 % de nos besoins électriques. Il nous permet de limiter nos dépendances au gaz russes et assure la stabilité du système électrique.

Nous ne pourrons pas sortir en même temps des énergies fossiles et de l'énergie nucléaire. Le passage à un mix 100 % renouvelable pense encore des défis majeurs sur le plan industriel, technique, sociétal, économique alors que le parc nucléaire historique sera amené à décroître massivement durant la décennie 2040. Renoncer à lancer de nouvelles capacités nucléaires fait peser un risque majeur sur notre sécurité d'approvisionnement.

Nous soutenons donc les investissements dans la prolongation, la durée d'exploitation des installations et le lancement d'une série limitée de nouveaux réacteurs 6 en complément d'un investissement massif dans les énergies renouvelables. Le groupe des députés socialistes et apparentés ne soutiendront donc pas cette motion de censure. Si nous avions besoin d'une feuille de route, nous avions besoin d'une feuille de route ambitieuse.

Celle de votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, permet de débloquer une situation devenue insoutenable, mais elle ne permet pas de répondre pleinement aux enjeux climatiques et de souveraineté. Elle manque d'ambition. Alors que la stratégie énergétique soit s'inscrite sur le temps long, la PPE3 porte une vision courttermiste.

Vous ralentissez le rythme de développement des énergies renouvelables au motif que l'électrification prend du retard. Mais si l'électrification prend du retard, il faut accélérer, pas freiner. La révision à la baisse des objectifs ENR n'est pas un simple ajustement technique.

C'est moins d'investissement, moins d'emploi, moins de structuration pour les filières françaises. C'est un affaiblissement industriel et stratégique autant qu'une frilosité écologique. Je vais être clair.

Nous considérons que cette Je vais être clair, pardon. Nous considérons cette PPE comme un moyen de débloquer une situation que vous avez rendu insoutenable. Elle devrait être rapidement révisée et la question énergétique sera au cœur du débat démocratique de 2027.

Avec les députés du groupe socialiste, nous continuerons à porter l'exigence d'une politique énergétique ambitieuse, une stratégie énergétique fondée sur trois impératifs : la lutte contre le dérèglement climatique, le renforcement de nos souverainetés et l'accès de tous à une énergie abordable. Une stratégie qui repose sur quatre axes. D'abord la sobriété et l'efficacité énergétique.

À cet égard, les investissements dans l'isolation des bâtiments doivent être renforcés et les stop and go sur des politiques comme Maprive Renov doivent être arrêtés. Ensuite, l'électrification des mobilités, du bâtiment et de l'industrie. Mais rien ne sera possible sans un accompagnement des classes moyenne et populaires.

Il n'y aura pas de transition écologique sans justice sociale. Monsieur le Premier ministre, vous aviez annoncé une baisse significative des factures d'électricité. Finalement, ce sera moins de 75 centimes par mois pour les foyers français.

Le sujet est-il clos pour vous ? Pour nous, il ne l'est pas. 3è axe, le soutien massif au développement des énergies renouvelables avec des filières françaises et européennes.

Il n'y aura pas de transition énergétique sans souveraineté industrielle. Enfin, un investissement mesuré dans un nucléaire que l'on veut public pour accompagner l'arrêt à venir du nucléaire historique. Alors que tout nous appelle à agir rapidement et avec ambition, les députés du groupe socialiste et la parenté ne céderont ni au renoncement du gouvernement ni aux impasses idéologiques.

Nous faisons face à un défi colossal qui engage des décennies à venir. Nous continuerons à faire des enjeux énergétiques une priorité pour porter une voie écologique, sociale et souveraine. Je vous remercie.

Merci beaucoup monsieur le député. [applaudissements] La parole est à monsieur Yann Boucard pour le groupe droite républicaine pour une durée de 15 minutes. [applaudissements] Je vais faire un peu plus court parce qu'il y a moins de monde que prévu.

Merci beaucoup madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs, madame et monsieur le ministres, chers collègues, pour la 1e fois, notre assemblée va être occupée cet après-midi à l'examen d'une motion de censure. Une de plus, une après-midi entière qui ne sera pas consacrée à des avancées concrètes pour les Français. mais à rejouer une fois encore la même pièce avec toujours les mêmes acteurs.

Notre assemblée pourrait pourrait devrait être en train de débattre d'un texte relatif à la fraude contre les à la lutte pardon contre les fraudes sociales et fiscales. Mais les groupes LFI et RN préfèrent contourner ce débat. Il faut reconnaître que ces deux groupes n'ont jamais été au rendez-vous pour lutter contre les fraudes ou pour réduire l'assistana, ce qui est pourtant une demande forte des Français.

Chers collègues, ne nous y trompons pas. Ce qui se joue aujourd'hui, ce n'est pas un grand débat d'idée sur l'avenir de la nation. Non, c'est un exercice d'affichage, de posture, de calcul que l'on ne connaît maintenant que trop bien.

À quelques mois d'une échéance présidentielle cruciale, quel est le sens de cette démarche ? Que gagnerait la France à se priver de gouvernement à 8 mois de la campagne présidentielle ? Absolument rien, évidemment.

Nous sommes tous parfaitement lucides sur la composition de cet hémicycle et ses limites. L'Assemblée nationale est divisée. La situation est imparfaite.

Aucune formation politique n'est en mesure d'imposer l'intégralité de son projet politique. C'est ainsi qu'en ont décidé les Français lors des dernièr lors des dernières élections législatives. Et pour autant, malgré cette situation, nous avons le devoir d'essayer de faire œuvre utile en obtenant des résultats tangibles pour nos compatriotes, de défendre texte après texte les solutions que nous estimons nécessaires pour répondre aux attentes et aux urgences du pays.

Chers collègues, il nous reste 8 mois, seulement 8 mois avant l'ouverture du grand débat présidentiel, le grand rendez-vous démocratique qui fixera le cap de notre pays pour les années à venir. Chaque parti pourra faire valoir son projet au Français. Chacun d'entre nous pourra contribuer à dessiner un chemin pour l'avenir du pays et les Français trancheront dans leur grande sagesse.

Dans l'attente de ce moment de clarification, renverser un éème gouvernement n'aurait aucun sens. La France ne gagnerait rien à se donner un 5e premier ministre en seulement 2 ans. Regardons le monde qui nous entoure.

Nous évoluons dans un contexte international d'une dangerosité inédite. Face aux menaces extérieures qui s'accumulent, face au réarmement des puissances hostiles à nos portes, face au retournement d'alliance qui s'opère sous nos yeux, notre pays peut-il encore donner le spectacle de l'instabilité ? La réponse est dans la question.

Dans un contexte de tension internationale, de basculement géopolitique, la France ne peut pas être un bateau ivre sans gouvernement titubant dans un océan de turbulence. Au lieu de céder à la facilité, notre groupe a fait le choix de l'intérêt du pays. Face à une assemblée divisée sans majorité, notre seule boussole est d'être le plus utile possible aux Français, de peser pour pouvoir agir concrètement, de répondre tant que se peut à ce que les Français nous demandent.

C'est notre devoir de parlementaire. C'est pour cela qu'ils nous ont élu. Je me permets comme j'ai pas prévu d'utiliser les 15 minutes de temps de paroles qui me sont alloué.

Merci. Je vous en prie. Aussi imparfaite que sur la période que nous traversons, une amélioration concrète du quotidien des Français sera toujours plus utile que les imprécations sans lendemain prononcé à cette tribune.

C'est le choix qu'a fait notre groupe de la droite républicaine et de notre président Laurent Voquier être le plus utile aux français dans cette période de transition. D'abord pour la sécurité des Français parce que nos compatriotes ne supportent plus l'impunité face à la montée de la violence, de la délinquence, du narcotrafic qui gangrelle notre ville, nos villes et nos campagnes. Il y a un mois, monsieur le Premier ministre, j'ai eu l'honneur de défendre l'instauration d'une présomption de légitime défense pour nos forces de l'ordre afin de protéger ceux qui nous protègent.

Et nous avons bien l'intention d'achever l'examen de ce texte dans les prochaines semaines pour enfin donner à nos policiers et à nos gendarmes un cadre juridique qui sécurise l'exercice de leur mission lorsqu'ils risquent leur vie. Dans les prochains mois, nous serons mobilisés pour soutenir les mesures proposées par le gouvernement lorsqu'elles vont dans le sens du renforcement de la sécurité du quotidien, mais aussi pour nous assurer de véritables évolutions en matière pénale avec des peines de prison réellement exécutées dès le premier acte de violence ou encore avec l'extension du délai de rétention administrative aux étrangers sous OQTF dangereux. C'est cela qu'attendent nos compatriotes.

Que nous apportions aussi des réponses à cette France qui travaille, qui n'en peut plus de payer toujours plus pendant que d'autres vivent des aides sociales. Et ça sera d'ailleurs l'objet du texte suivant. Il est temps de réformer enfin notre système social avec la création d'une aide sociale unique, plafonnée par rapport au SMIC pour que celui qui travaille, qui se lève le matin soit toujours récompensé par rapport à celui qui vit du cumul des aides.

Là aussi, nous défendons des positions claires dans les semaines à venir lors de l'examen du projet de loi. Nos agriculteurs aussi attendent de nous des mesures de bon sens. Ils ne réclament ni l'omone ni l'assistana, mais une seule chose, qu'on les laisse enfin exercer leur métier dignement.

Il demande simplement que l'on s'attaque enfin à cette bureaucratie et à cet empilement de normes qui les étouffent. Et face aux accords de libre échange inéquitable, nous continuerons le combat ici comme à Bruxelles pour défendre sans relâche notre souveraineté alimentaire. Et puisque les auteurs de ces motions de censure les fondent sur la programmation pluriannuelle de l'énergie prise par décret par monsieur le premier ministre, je veux leur dire qu'elle n'est pas parfaite mais qu'il n'y a pas de raison de la caricaturer comme vous le faites.

Vous ne pouvez pas prétendre que l'énergie nucléaire serait la grande absente de cette PPE. Et c'est en tant que député du territoire de Belf où l'excellence du savoir-faire des ouvriers Terrifortins permettent à notre pays de fabriquer litur bien utilisé dans nos centrale nucléaire mais aussi dans celle de beaucoup de pays que je veux témoigner. Et monsieur le ministre de l'économie et des finances le sait bien, il était à Bfort chez moi il y a 10 jours parce que cette PPE3 représente 350 millions d'euros d'investissement dans l'usine arabelle solution de Bfort et l'embauche de 600 salariés pour répondre aux besoins supplémentaires en nucléaires qui sont inscrits.

Libre à vous juger que ce n'est pas suffisant que d'autres investissements seraient trop importants mais la description qui est faite de cette programmation pluriannuelle de l'énergie par certains est caricaturale voire mensongère. Notre mix énergétique est essentiel. Nous avons besoin de nucléaire et de renouvelable.

Mais s'agissant du renouvelable, monsieur le premier ministre, il nous faut une vraie stratégie. installer des énergies efficaces et utiles là où notre pays en a besoin. Et je sais que Jean-Luc Bourgeot, mon collègue, porte ce combat activement en commission des affaires économiques.

Aussi, je le redis, dans seulement 8 mois s'ouvrira le débat décisif pour l'avenir du pays. Le moment solennel où les Français trancheront nos grands choix stratégiques. Ce n'est pas ce soir à l'issue d'une motion de censure, c'est à l'élection présidentielle en avril prochain.

Alors, pourquoi vouloir renverser un derniè gouvernement ? Quelle utilité ? À qui profiterait cette manœuvre ?

à l'extrême gauche de cet hémicycle qui cherche par tous les moyens à enfoncer notre pays dans la crise institutionnelle à la France insoumise qui par une fois encore sur le désordre. Ah, je parle de la France insoumise, même pas de vous pour une fois, voyez. Mais ça viendra ma pochon, je vous promets.

À la France insoumise qui parie une fois encore sur l' désordre, la conflictualité, l'outrance persuadé que le chaos ouvrira la voie à une révolution populaire. Nous avons la responsabilité de faire obstacle à cet extrême gauche qui constitue aujourd'hui plus que jamais une grave menace politique pour la République. Mais elle profite également à l'extrême droite de cet hémicycle qui veut bloquer le pays par tous les moyens avant la présidentielle espérant en tirer les bénéfices quitent à mêler systématiquement leur vote avec la France insoumise malgré leur grande déclaration d'attention sur les plateaux de télévision.

Monsieur le Premier ministre, la droite républicaine, elle ne mêlera jamais ses voix à l'extrême gauche. Notre devoir est que les mois à venir permettent de faire œuvre utile avant la grande clarification démocratique. La France n'a plus de temps à perdre dans des manœuvres politiciennes sans finalité.

Apportons ce minimum de stabilité avant cette indispensable respiration démocratique, avant ce grand rendez-vous présidentiel de l'année prochaine. Chers collègues, on n pas besoin de faire notre démonstration. Lorsque notre président de parti Éric Sioti en 2024 a trahi pour rejoindre l'extrême droite, si nous sommes ici, c'est parce que nous l'avons pas suivi.

Si nous sommes ici, c'est parce que nous avons choisi les valeurs républicaines, les valeurs de la démocratie. Et maintenant, chers collègues écologistes, chers collègues socialistes, faites le même choix. Décrochez-vous de la France insoumise.

C'est trop facile de leur taper dessus depuis 15 jours et de solliciter à nouveau leur soutien aux prochaines élections parce que la réalité c'est que sans le groupe de Valam Panu, vous ne seriez pas assis dans cet hémicycle. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député.

Merci beaucoup. La parole est à présent à madame Julie Lernous pour le groupe écologiste et social pour 10 minutes. [applaudissements] Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, monsieur le ministre l'Escure, madame la ministre Barbu qui nous fait l'honneur de sa présence ce soir.

Mes chers collègues, la programmation énergétique d'une nation comme la France n'est pas un simple document technique. Ce n'est pas qu'un tableau Excel avec des gigawatt ni qu'un décret de plus au journal officiel. C'est un choix de civilisation.

C'est un choix climatique d'abord alors que chaque année nous battons de nouveaux records de chaleur que nos territoires brûlent ou subissent sécheresse et inondation à répétition. Et nous savons pourquoi. Le réchauffement climatique est directement lié à la combustion massive des énergies fossiles.

Or, aujourd'hui encore, près de 60 % de notre mix énergétique repose sur le pétrole et le gaz. Tant que nous resterons dépendants à ces énergies, nous alimenterons le dérèglement que nous prétendons combattre. La seule voie responsable, c'est d'organiser métoniquement notre sevrage des fossiles.

C'est un choix économique et industriel. Ensuite, derrière la PPE, il y a des chaînes de valeur, des usines, des milliers d'emplois, des PME, des territoires qui innovent ou qui décrochent. C'est un choix de souveraineté.

Enfin, depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine, dont nous célébrons tristement le 4e anniversaire, nous savons le prix de notre dépendance aux énergies fossiles et ficiles importé. La France consacre chaque année environ 60 milliards d'euros à l'importation d'énergie fossile. Des milliards qui quittent notre économie, qui creuse notre déficit commercial, qui financent des régimes autoritaires.

Dans le même temps, les États-Unis se désengagent des accords de Paris. Pirile l'orgne sur les fossiles au Groenland, sacapare le pétrole au Venezuela. L'ordre climatique mondial vaille.

L'énergie est bel et bien au cœur des conflits géopolitiques actuels et à venir. Et oui, je le répète, la manière dont nous projetons notre modèle énergétique dont nous le planifions et bien d'ordre civilisationnel. En 2022, nous étions suspendus au bilan de RTE.

Aurions-nous assez d'électricité pour passer l'hiver ? La moitié de notre parc nucléaire était à l'arrêt. Le conflit en Ukraine mettait en péril notre approvisionnement en gaz fossile.

Les prix flambaient. Nous craignons à juste titre de manquer d'énergie pour nous chauffer, nous déplacer, faire tourner nos boulangeries. Le ministre le maire se dotait d'un col roulé pour prener la sobriété contrainte et forcée.

Nous installions des terminaux métané pour importer du gaz de chiste américain. Nous votions une loi pour augmenter les quotas de CO2 à relâcher dans notre atmosphère et nous faisions des courbettes à monsieur Pouyané pour faire baisser les prix à la pompe afin de remplir nos réservoirs. La main sur le cœur.

Nous nous sommes placés au côté des Ukrainiens tout en continuant de verser collectivement en Europe plus de 200 milliards d'euros à la Russie depuis le début de la guerre via nos importations de pétrole, de gaz et de charbon. Ce qui aurait dû marquer un tournant pour accélérer nos politiques publiques de soutien à la décarbonation et sortir des fossiles a au contraire été totalement abandonné. Les aides à la rénovation ont été changées, suspendues, coupé.

Le fond chaleur sû à beauté. Laadème a failli être supprimé. Le fond vert diminué, le train concurrencé, le leasing social des véhicules électriques abrogés, l'électrification des transports arrêtés.

Nous aurions pu prendre les devants, parer à la crise, à l'urgence et en tirer les leçons qui s'imposent. Oui, il y a une urgence à sevrer des fossiles. Oui, il y a une urgence à miser structurellement sur la sobriété et l'efficacité énergétique.

Et chaque personne ici qui a sérieusement étudié la question énergétique le sait. Quel que soit notre avis sur le nucléaire, d'ici 15 à 20 ans, aucune nouvelle centrale nucléaire ne verra le jour dans notre pays et dans tous les scénarios, il nous faudra des énergies renouvelables. Tout ceci est plus bénéfique socialement, économiquement et financièrement.

Le pire est que nous savons le faire. Encore faut-il le vouloir. Vous avez de manière coupable laissé glisser reléguant une fois la crise passée la question énergétique à l'arrière-plan misant sur le fait que vous ne seriez pas comptable des actions de vos successeurs.

Surtout vous avez vous en avez fait une monnaie d'échange avec l'extrême droite climatoceptique. Vous n'avez pas engagé une loi de programmation énergie climat qui aurait pu face à ces constats clairs et partagés tracer un véritable capé. Sans doute étiez-vous empêché par vos partenaires des républicains rétifs aux questions environnementales et plus préoccupés à prévenir une fite en avant vers l'extrême droite dans laquelle ils se sont pourtant engouffrés ?

Sans doute, avez-vous de plus en plus de mal à tenir un semblant d'unité quand le groupe politique d'Édouard Philippe propose ici dans cette assemblée des moratoires sur les énergies renouvelables où épousent les propositions de loi de l'extrême droite sur l'interdiction de louer des passoirs énergétiques. La vérité, c'est que vous avez fini par vous fourvoyer et par adopter les rhtoriques nausées à bondes des ennemis du vivant, les ennemis du climat. Et l'histoire nous le rappelle avec acuité.

Lorsqu'on adopte leur logique, lorsqu'on légitime les mots des ennemis de la République, plutôt que de les combattre, on perd inlassablement la bataille. [applaudissements] Est-ce que les 6 + 8 nouveaux EPR aujourd'hui infinançables et hypothétiques et qui ne se feront certainement pas dans le lapse de temps qu'il supposit couvrir cette PPE ont empêché le RN de déposer une motion de censure ? Bien sûr que non.

Est-ce qu'une PPE actant un moratoire sur les ENR aurait empêché les leN de déposer une motion de censure ? La réponse est là encore négative. Est-ce que le Rassemblement national a le pouvoir de faire tomber cette PPE ou ce gouvernement encore moins ?

Alors, pourquoi continuer d'emprunter cette pente de plus en plus glissante si ce n'est pour leur donner toujours plus de crédit ? Car en attendant, ce sont de nombreuses filières et le climat qui pai votre stratégie politique cynique. Vous avez créé une insécurité majeure pour les filières.

Des projets ont été suspendus, des industriels ont hésité à investir, des territoires ont douté, des emplois ont été supprimés. Et finalement, vous aboutissez à un décret tardif d'une année, minimalise sur les renouvelables et maximaliste sur le nucléaire au mépris du bon sens. Alors oui, dans cette PPE, les renouvelables ont obtenu un surcis.

Oui, grâce à la mobilisation des parlementaires écologistes et des nombreux acteurs des ENR en première place les salariés, nous avons évité le pire. Mais nous ne racontons pas d'histoire. Ce surcis est minimal.

Les objectifs fixés ne correspondent même pas au rythme actuel de développement. Nous sommes loin de la trajectoire nécessaire pour respecter nos engagements climatiques et sortir massivement des fossiles. C'est pourquoi nous voterons en faveur de la motion déposée par nos collègues de la France insoumise.

C'est un vote de cohérence. Cohérence avec notre boussole énergétique. Consommer moins et produit renouvelable.

La sobriété n'est pas un gros mot. C'est une stratégie d'intelligence collective. Isoler massivement les bâtiments, développer les transports collectifs, réorganiser nos mobilités, réduire les gaspillages énergétiques, industriels, adapter nos usages et produit renouvelable solaire, éolien, terrestre et en mer, hydraulique, biomasse, durable, géothermie, des énergies propres, créatrices d'emplois non délocalisables réparties sur le territoire. cohérence aussi avec notre refus d'une relance nucléaire massive, délirante et dangereuse qui détourne les moyens de la transition réelle.

Nous le redisons avec constance, le nucléaire est trop cher, trop lent, trop fragile et clairement pas souverain pour être le pilier d'une transition écologique. Nous n'avons pas 20 ans devant nous pour attendre une hypothétique renaissance du nucléaire. Cette PPE s'inscrit encore dans une logique d'un autre temps.

Produire toujours plus, parier sur une croissance énergétique continue plutôt que d'organiser la baisse structurelle de nos consommations. Elle entretient l'illusion qu'il suffirait de produire toujours plus pour résoudre le problème. Monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, l'histoire jugera sévèrement celles et ceux qui auront choisi l'inaction, le déni fuite en avant.

Nous écologistes continuerons à porter une autre voie, celle de la lucidité climatique, de la responsabilité industrielle et de la justice sociale. Parce que l'énergie n'est pas qu'une affaire de MAW, c'est une affaire de choix politique et ces choix engagent l'avenir de notre pays. Je vous remercie.

Merci beaucoup madame la députée. [applaudissements] La parole est à présent à monsieur Philippe Bolot pour le groupe démocrate. Présidente.

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et monsieurs le ministre, mes chers collègues, il faut ce soir regarder la réalité en face. Ceux qui déposent aujourd'hui ces motions de censure sont les mêmes qui il y a quelques mois ont empêché tout accord équilibré sur la proposition de loi grémillé visant à définir la stratégie énergétique de la France pour les prochaines années. Ce sont les mêmes qui réclamaient un grand débat énergétique et qui une fois le débat ouvert ont préféré l'obstruction à la construction.

Nous avons eu un débat et nous avons eu une proposition de loi débattue en commission puis en séance. Quand reste-t-il ce soir un texte vidé de sa cohérence transformé en loi de déprogrammation ? un concours l'épine du nonsens énergétique, un théâtre d'annonce et un empilement de contradiction.

Au final, un texte qui ne pouvait pas poursuivre son parcours législatif normal. La vérité est simple, le parlement n'est pas parvenu à s'entendre sur la PPE et dans ces conditions, le gouvernement a pris ses responsabilités et il a raison. D'un côté de cet hmicycle, on voulait transformer EDF en épique comme si l'urgence pour notre électricien national était davantage status terre et non industriel.

De l'autre, on proposé de sortir du marché européen d'énergie sans étud d'impact, sans évaluation, sans mesurer les conséquences pour notre sécurité d'approvisionnement et pour les prix payés par les Français. On rêvait même de rouvrir Fessenheim dont le démantellement est irréversible. On promettait des tarifs régulés et des rénovations pour tous sans aucun chiffrage dans un pays qui connaît pourtant d'importantes contraintes budgétaires.

Et pour couronner le tout, certains soutenaient le principe d'un moratoire sur les énergies renouvelables au-delà du non moratoire qui oubliait les 100000 emplois concernés. C'est cela, mes chers collègues, la fabrique de l'impuissance collective et c'est ainsi que l'on crée l'incertitude pour des centaines de milliers de salariés du secteur de l'énergie partout en France. Alors oui, le chemin du décret devenait l'unique voie de passage pour une programmation pluriannuelle de l'énergie équilibrée.

Une programmation qui organise la transformation profonde du système énergétique français pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Son ambition est simple et structurante. Accélérer la sortie de la France d'un modèle de consommation massif des énergies fossiles tout en garantissant la sécurité d'approvisionnement et la maîtrise des prix des énergies.

S'agissant du mix électrique, la PPE conjugue le recours aux grandes capacités de production électrique des carbonés combinant nucléaire renouvelable et flexibilité. D'abord, la relance du nucléaire par la prolongation des réacteurs existants et la construction de nouveaux EPR2. Le nucléaire reste donc le socle de la stabilité de notre souveraineté énergétique.

Ensuite, une augmentation du recours aux énergies renouvelable, triplement du solaire d'ici 2030, doublement de l'éolien terrestre donnant la priorité à l'augmentation de puissance des parcs existants et un développement massif de l'éolien en mer. La chaleur renouvelable, le biométhane et l'hydrogène bascarbone montent également en puissance pour remplacer progressivement le gaz et le pétrole. Une telle trajectoire pose également un défi majeur, l'équilibre du système électrique avec davantage d'énergie renouvelable variable et une électrification croissante des usages.

Il faut donc moderniser les réseaux, développer le stockage, renforcer les flexibilités et piloter la demande. En résumé, la PPE3 n'est pas seulement un document technique, c'est une planification stratégique. Elle organise une baisse des énergies fossiles, la montée en puissance d'un mix électrique décarboné et la transformation industrielle et territoriale du système énergétique français.

C'est une transition d'ampleur historique structurée autour de trois priorités : souveraineté, compétitivité et climat. Dès lors, sur quel fondement et sur quelle sincérité se justifient les deux motions de censure ? Du côté du Rassemblement national, veut-on vraiment s'opposer à la relance du nucléaire ?

Et du côté de la France insoumise, refuse-t-on vraiment de mener le vrai combat, celui des énergies décarbonées contre les énergies carbonées ? Les débats au Parlement ont été clairs sur cet équilibre nucléaire énergie renouvelable qui est souhaité par une majorité des groupes à l'Assemblée comme au Sénat et le groupe les démocrates se félicite que le gouvernement est pris acte de l'expression majoritaire de nos bons. Avec cette motion de censure, quel message adressez-vous au ménages et aux entreprises pour qui le nucléaire garantit une électricité disponible en quantité suffisante et à un prix abordable ?

Sans ce décret, que dites-vous aux filières qui souffrent depuis trop longtemps du manque de visibilité et des de décisions structurantes pour l'éoli en mer, pour le renouvelable terrestre, pour l'hydrogène, pour le biogaz ? Sans ce décret, c'est la fin des appels d'offre. Sans ce décret, il n'y a plus de création d'emploi attendu pour le secteur des énergies.

Du côté du RN, on assimile également cette PPE à une stratégie de décroissance en oubliant l'importance de la sobriété et de l'efficacité énergétique pour nos finances publiques comme l'a rappelé monsieur le Premier ministre, comme pour la préservation du climat. La transition énergétique, ce n'est pas la décroissance, c'est produire mieux, consommer mieux et garantir notre indépendance. J'entends aussi les accusations de chantage de la Commission européenne.

Soyons sérieux. La France est un pays fondateur de l'Union européenne. Nous avons librement pris des engagements.

Les remettre en cause du jour au lendemain, comme le propose le RN, ce n'est pas défendre notre souveraineté, c'est créer de l'incertitude et affaiblir notre crédibilité. Quant au coût de la PPE présentée comme une charge insupportable pour nos concitoyens, rappelons une chose simple. La France bénéficie d'une énergie parmi les plus abordables en Europe.

Et si nous voulons préserver les prix compétitifs pour l'électricité, il faut une stratégie claire, une trajectoire, donc une programmation. Sans PPE, pas de visibilité. sans visibilité, pas d'investissement et sans investissement aucune indépendance industrielle et énergétique.

J'en viens maintenant à une critique formulée par la France insoumise. Vous reprochez l'horizon de 2035 et des choix qui engagent l'avenir. Mais enfin, donner de la visibilité, c'est précisément le rôle d'une trajectoire stratégique et c'est de plus que vous réclamez régulièrement.

Alors pourquoi aujourd'hui, alors que cette trajectoire est désormais posée noir sur blanc, voudriez-vous ne pas la voter ? Et sur le fond, chers collègues, ne prétendons pas que nos échanges seraient restés lettre morte. Les débats parlementaires ont eu lieu, les équilibres ont émergé et ils ont été pris en compte et figure dans la programmation arrêtée par le gouvernement.

Ce que nous appelions de nos vœux, c'est une stratégie claire, ambitieuse et lisible, une stratégie capable de concilier décarbonation et souveraineté, une stratégie au service des Français et non au service des postures politiques. Voter ces motions de censure, mes chers collègues, serait une faute. Ce serait reconnaître que la démograie l'emporte sur la responsabilité.

Ce serait reconnaître que les Français payeront le prix de ces censures. Ce serait reconnaître que la France recule. Nous nous y refusons.

Les démocrates veulent une France qui agit, une France qui protège, une France qui gagne. Je vous remercie. Merci monsieur le député.

Pour le groupe Horizon et Indépendant, la parole à monsieur Joliv. Monsieur le président, monsieur le président, monsieur le premier ministre, madame la ministre, monsieur le ministre, mes chers collègues, deux motions de censure déposées sur la programmation prix annuelle de l'énergie de motion pluriannuelle de l'énergie et motion de censure à dosé différentes mais en réalité une même conséquence politique si elles étaient adoptées. Elle fragiliserait la souveraineté énergétique de la France et affaiblirait la planification stratégique de notre pays.

Depuis l'agression russe contre l'Ukraine et l'invasion à grande échelle en 2022, l'énergie est redevenue un enjeu central de souveraineté nationale comme si nous avions été de paix par la paix en pensant que l'énergie serait toujours là. La flamblée des prix du gaz et l'électricité, la volatilité des marchés et la dépendance aux énergies fossiles importées ont rappelé avec force que l'énergie n'est pas un simple sujet technique, c'est un pilier de stabilité politique, économique, industrielle et géopolitique. Face à ce choc énergétique majeur, l'Étaté a dû mobiliser les moyens exceptionnels pour protéger les ménages, les entreprises et les collectivités contre la flambée des prix.

Le premier ministre rappelé que cela avait coûté 75 milliards à la France. Cet effort public massif a permis d'amortir la crise énergétique et d'éviter un choc économique et social encore plus brutal. Cette séquence récente doit éclairer notre débat.

Un pays qui ne planifie pas son énergie subit les crises. Un pays qui planifie son énergie renforce sa souveraineté. C'est précisément la fonction de la programmation pluréannuelle de l'énergie.

La PPE constitue l'outil central de pilotage de la politique énergétique française prévu par la loi et fixé par décret afin de définir les priorité analtique de notre pays sur une trajectoire de 10 années. La PP 3 couvre donc deux périodes 2025-2030 et 2031- 2035 et vient actualiser donc la trajectoire énergétique nationale dans un contexte d'incertitude programmatique et géopolitique particulièrement marqué. Il convient de rappeler un fait institutionnel majeur avec précision.

La programmation pluriannuelle de l'énergie relève par construction juridique du pouvoir réglementaire. Elle est fixée par décret conformément au cadre prévu par la loi. Sur ce point, il n'y a donc ni anomalie juridique ni passage en force.

En revanche, une exigence légale distincte doit être clairement posée. La loi relative à l'énergie et au climat prévoyait l'adoption d'une loi de programmation destinée à fixer un cadre stratégique global. dans lequel devait s'inscrire la PPE.

Or, à ce jour, une loi de programmation énergie climat n'a pas été adoptée alors même que la précédente programmation devait être révisée au plus tard en 2025. Nous le disons aussi avec clarté. Nous regrettons l'absence d'une telle loi qui aurait pu apporter une assise juridique plus solide, une légitimité politique renforcé et un débat pludement à la hauteur d'un enjeu de souveraineté énergétique.

Cette situation traduit une fragilité de méthode. Nous devons l'assumer mais aussi le signaler. Pour autant et c'est le sens de notre responsabilité, la France ne pouvait pas rester sans cap dans un contexte international instable.

L'absence d'une nouvelle PPE aurait signifié concrètement vide stratégique, incertitude accrue pour les filières industrielles, manque de visibilité pour les investisseurs, les énergéticiens et les territoires. Entre une programmation perfectible et un vide juridique, un vide énergétique, le choix de la souveraineté énergétique de la stabilité française a été choisi par le gouvernement. Sur le fond, la PPE3 repose sur une orientation structurante accroître la production d'énergie décarbonée, réduire la dépendance aux énergies fossile importé dans une logique explicite de souveraineté énergétique et de sécurité des approvisionnements.

Elle prévoit notamment la relance du nucléaire, l'accélération du développement de l'éolien en mer, la poursuite maîtrisée du solaire et de l'éolien terrestre, la relance des investissements hydroélectriques ainsi que le développement des filières basarbone non électriques. Elle s'accompagne également d'un plan d'électrification des usages dans l'industrie, le bâtiment, la mobilité et le numérique afin de réduire structurellement la dépendance aux énergies fossiles importées et de renforcer notre souveraineté. La trajectoire retenue s'inscrit dans une logique de mix énergétique équilibré associant nucléaire renouvelable filière bas carbone sans opposition idéologique entre les sources d'énergie mais avec une priorité claire garantir une énergie décarbonée accessible et compétitive pour les ménages comme pour les entreprises.

La PPE3 a par ailleurs été élaborée en tenant compte des données techniques du système électrique et des projections à moyen long terme qui mett en évidence une évolution des besoins énergétiques et une transformation progressive du mix de production. Ce n'est pas une fausse idée qui serait qui aurait été créée dans la tête du gouvernement. Beaucoup y ont travaillé.

Cette approche traduit une volonté de pilotage réaliste fondée sur des contraintes physiques du système énergétique et non sur des postures théorique et idéologique. Toutefois, il convient également d'être lucide sur un point de méthode. La PP3 intègre une clause de revoyure en 2027 destinée à permettre son adaptation de trajectoire et des objectifs face aux besoins énergétiques réellement constatés du pays.

Sur leur principe, l'adaptabilité peut se comprendre dans un contexte énergétique incertain. Mais politiquement et stratégiquement, cette clause traduit aussi les incertitudes ayant entouré l'élaboration de la programmation et de la fragilité du calendrier. Une programmation énergétique censée structuée 10 années ne peut pas être révisée l'année qui suit son adoption.

Cela pose donc une question de lisibilité pour les filières industrielles qu'il faudra lever pour les investisseurs et pour l'ensemble des acteurs énergétiques engagés. Nous le disons donc avec responsabilité. La clause voyure ne doit pas devenir un facteur d'instabilité.

S'agissant des motions de son sûr, leurs critiques diffèrent dans leur formulation mais converge dans leurs effets. L'une conteste la légitimité de l'outil réglementaire et des recul du nucléaire. L'autre cont contexte les choix de trajectoire énergétique retenu avec une absence de recours suffisant aux énergies alternatives.

Mais dans les deux cas, la conséquence concrète serait identique. Retarder la planification énergétique, fragiliser les investissements industriels, gérer les incertitudes réglementaires, affaiblir la crédibilité énergétique de la France. Or, l'énergie est un secteur de temps long structuré par des décisions industrielles, technologiques et financières qui engagent la nation pour plusieurs décennies.

L'instabilité politique a un coût direct en matière de souveraineté, de compétitivité et d'attractivité économique. Il ne faudrait pas que ces motions de censure soit adopté. Censuré aujourd'hui sur la PPE en verre un signal d'imprévisibilité aux industriels de l'énergie, aux investisseurs, aux collectivités territoriales, à l'ensemble des filières stratégiques engagées dans la transition énergétique et également aux français.

Un tel signal serait en contradiction avec l'exigence de réindustrialisation portée par le ministre de l'économie parce que sans énergie, il n'est pas facile d'installer des industriels qui souhaitent avoir un prix maîtrisé dans ce domaine. Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, la volatilité volatilité des marchés énergétiques, la compétition industrielle et mondiale. La souveraineté énergétique n'est pas une option, c'est une nécessité stratégique et une ardente obligation.

Le groupe Horizon indépendant considère que ces deux motions de censure, malgré leur divergence politique, conduiraient concrètement à fragiliser notre pays. Et c'est la raison pour laquelle nous ne les voterons pas. Nous avons aussi et nous sommes convaincus que le développement des usages électriques est la solution pour mettre fin aux énergies fossil et nous n'oublions pas par ailleurs que lorsque nous allons à la pompe pour faire le plein de nos véhicules, nous avons h chances sur 10 d'avoir recours et d'utiliser un pétrole détenu par des pays qui nous attaquent sur nos valeurs dans notre pays alors que nous portons ces valeurs dans le monde.

Nous souhaitons que au contraire restaurer et accroître la puissance de la France soit un objectif pour notre pays. Nous vous soutenons et nous ne voterons pas ces motions de censure. Merci monsieur le député.

Pour le groupe liberté indépendant, autre mè et territoire. La parole à monsieur Joël Brunau. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre.

Madame et monsieur le ministre, bien disons-le d'emblé, le groupe Liot ne votera pas ses motions de censure. Alors d'abord parce que si elle porte sur la politique énergétique du gouvernement et de notre pays par votre conséquence, elles sont surtout une occasion, il faut bien le dire, pour ajouter un peu plus de désordre au fonctionnement de notre assemblée qui vraiment n'en a pas besoin. Ensuite, parce que si l'on peut regretter que sur un sujet aussi important, le gouvernement agisse par décret plutôt que par la loi, même si encore une fois c'est ainsi que les choses étaient prévues, il faut bien reconnaître que déterminer une politique cohérente devient une gajure quand notre hémicycle se transforme, comme on l'a vu à l'occasion de l'examen de la PPL Grimiller en un match de pingpong où les postures des tenants du tout renouvelable répondent aux postures des taux nucléaires.

Oui, il fallait que la France ait une une programmation en matière de production d'énergie et c'est bien ainsi. Pour autant, je veux cependant alerter le gouvernement sur un certain nombre de points essentiels à mon sens. Premier point, en matière d'énergie, contrairement à la règle générale, l'offre ne suffit pas à créer la demande.

La consommation d'électricité est notoirement inférieure à notre production, ça a été dit. 540 kWh produits contre 450 consommés, soit un écart correspondant à la consommation de la Belgique quand même. Alors, dans un système interconnecté au plan européen, on peut certes exporter, mais encore faut-il que ce soit au moment où les prix de l'électricité ne sont pas inférieurs au prix de revient, voire à prix négatif.

Il est donc urgent que la France se dote d'un vrai plan d'électrification qui permet réellement de décarboner nos usages industriels comme domestique. Car l'objectif qui nous réunit tous, je crois et bien de diminuer la part des énergies fossiles qui représentent encore 60 % de l'énergie consommée en France. Or, mes chers collègues, il ne suffira pas pour cela de produire plus d'électricité d'autant que les prix de cette énergie fossile, on peut le regretter, mais en tous les cas, le gaz notamment sont relativement faibles.

Dans l'idéal, cette PPE3 aurait peut-être dû être publiée en même temps qu'un plan d'électrification massif, mais j'ai bien compris que c'était peut-être l'affaire de quelques jours. Second point, il était important effectivement de redonner des perspectives aux différentes filières nucléaires éoliens photovoltaïques. Certes, mais nous nous payons pas de mots.

Si nos appels d'offre ne prévoient pas clairement des clauses réservant une part des investissants des investissements pardon au fabricant français et européens, ce seront essentiellement les usines chinoises qui fabriqueront les panneaux et les éoliennes, surtout les panneaux photovoltaïques. On ne développera pas une filière face à la surproduction chinoise subventionnée qui ne demande qu'à se déverser en Europe. 3è point, on peut rappeler sans pour autant, je crois être antirenouvelable que l'intermittance est un problème à la fois pour la stabilité des prix et celle du réseau.

Pour éviter de compenser les prix négatifs aux opérateurs de renouvelable, en particulier de photovoltaïque en milieu de journée, comme pour assurer une stabilité du réseau de transport de l'électricité, il faut absolument à mon sens impliquer ces opérateurs en leur demandant d'assumer soit des périodes d'effacement ou de prévoir du stockage. En aucun cas, le turpe qui représente le tiers de la facture acquité par chaque consommateur d'électricité ne doit assumer seul les coûts liés à l'intermittence. 4e point, la France a cette spécificité en Europe d'assurer la stabilité de son réseau en modulant la production nucléaire en fonction de la production de renouvelable.

Alors, nos voisins eux le font avec des centrales thermiques au gaz, ce qui est techniquement beaucoup plus simple mais sans doute moins bon pour la planète. Le rapport de DF sur cette modulation qui de fait effectivement a toujours été pratiqué démontre qu'il existe sans doute une certaine limite à cette modulation. Non pas que cela pourrait remettre en cause la sûreté de nos réacteurs, mais en revanche implique des coûts supplémentaires de maintenance des installations secondaires.

Il faut donc que nous soyons attentifs à cette question si nous voulons garder l'avantage compétitif que représente notre parc nucléaire ancien et financé par nos parents et grands-parents. 5è et dernier point, le gouvernement a raison de prévoir une clause de revoyure en fonction de l'avancée de l'électrification du pays qui, je me répète et même si on en parle trop peu à mon sens, est en définitive la vraie priorité si nous voulons à la fois décarboner, gagner en souveraineté et moins déséquilibrer notre balance commerciale. Merci de votre attention.

Merci monsieur le député. Pour le groupe gauche démocrate et républicaine, la parole à monsieur Julien Brugerol. Monsieur le président, monsieur le premier ministre, madame la porte-parole du gouvernement, monsieur le ministre, chers collègues, alors qu'il était en campagne, le président de la République avait exprimé le vœu de faire de la France le premier grand pays à sortir des énergies fossiles.

Il entendait faire reposer la politique énergétique sur deux piliers : sobriété et efficacité énergétique d'une part, production d'énergie décarboné d'autre part avec le développement des énergies renouvelables, mais aussi la relance du nucléaire dans un revirement tardif mais salutaire. Cette stratégie devait être déclinée dans une loi de programmation pluréannuelle de l'énergie. Attendu en juillet 2023, espéré tout au long de l'année 2024, cette loi n'est jamais venue et au printemps 2025, le gouvernement annoncé finalement son souhait de passer par décret.

Cet atterrissage laborieux après 3 années de tergiversation ne saurait masquer l'indigence et la fragilité de cette programmation pluriéannuelle de l'énergie. On le comprend vite à sa lecture. C'est un texte placé dans la salle d'attente du rendez-vous présidentiel qui n'ose pas fixer les grandes priorités énergétiques du pays.

Elle pêche d'abord par son manque de crédibilité. Faute de véritables stratégies d'investissement et d'engagement sur des soutiens publics et budgétaires qui n'apparaissent nulle part difficile de faire croire à la baisse prévue du recours aux énergies fossiles. Votre feuille de route affiche ainsi un objectif ambitieux de réduction de la part du pétrole et du gaz fossile dans l'énergie consommée en France de 60 % à 40 % en 2030.

Mais comment tenir un tel objectif en seulement 4 ans au regard de la faiblesse des politiques publiques que vous portez ? Atteindre un tel objectif supposerait de se fixer comme priorité des priorités la mise en œuvre d'un plan massif et coordonné d'électrification des usage pour pousser l'amélioration thermique des logements et des bâtiments et la substitution de l'essentiel des chaudières fioul et à gaz par les pompes à chaleur pour accélérer de façon spectaculaire le rythme de remplacement des véhicules thermiques par des véhicules électriques pour la conversion de grande ampleur de procédés industriels vers l'électricité. Or, le budget pour 2026 traduit et trahit une orientation contradictoire.

Baisse des moyens de ma prime rénov, du fond vélo, du fond vert, désengagement de l'État des dispositifs d'aide à l'électrification des véhicules, absence d'une grande ambition de développement du transport ferroviaire et des transports collectifs, réduction des moyens alloués aux collectivités territoriales qui sont aujourd'hui en première ligne dans le financement de la transition écologique et énergétique, sans parler de la lenteur inquiétante dans la décarbonation de nos industries les plus émétrices, sans combler ces retards considérables pris en matière d'électrification des usages. Non seulement nous n'atteindrons pas nos objectifs de décarbonation, mais nous nous condamnons à demeurer durablement dans une situation de surcapacité de production électrique. De fait, à l'horizon 2030, ce sont précisément ces surcapacités qui pourraient se traduire par une hausse du coût de notre système électrique.

Sans politique extrêmement volontariste d'électrification, le cadre fixé par la PPE conduira à une hausse des coûts fixes avec le soutien renouvelable, le renforcement des infrastructures de réseau et avec les investissements dans le nucléaire tandis que la base de consommation électrique ne progressera pas suffisamment. Ces coûts finiront inévitablement par être reportés sur les consommateurs, soit par les tarifs, soit par les taxes et prélèvements indirect avec le risque de renchérir les prix de l'électricité face au pétrole et au gaz dans des usages pourtant prioritaires pour la décarbonation, notamment pour le transport et le chauffage. Nous devons échapper à ce dangereux cercle vicieux qui freinerait l'électrification, aggraverait encore la surcapacité.

Nous en sommes convaincus, cela ne peut se faire sans une planification rigoureuse et robuste et sans des moyens budgétaires renouvelés. De la même façon pour les usagers les plus fragiles, là où il faudrait des engagements massifs, pérennes et lisibles, nous en restons à des mesures découses et insuffisantes qui continuent de condamner des millions de ménages modestes à la précarité énergétique et à la précarité dans la mobilité. En plus de la décarbonation totale de notre secteur de l'énergie en amont, tenir l'engagement de neutralité carbone en 2025 impose de mener les transformations en profondeur de tous nos grands secteurs économiques, tout en se fixant dans le même temps des objectifs de réindustrialisation et de réduction des dépendances liées à nos importations qui représentent, je le rappelle, 55 % de notre empreinte de carbone.

Or, cette PPE3 ne s'ad pas à un vaste un plan de soutien en faveur de la formation, de la recherche et du développement de nouvelles technologies. Les parties du texte qui sont consacrées se bornent à des estimations et à une vision descriptive sans jamais en venir aux engagements de l'État. Le nucléaire de 4e génération, par exemple avec les réacteurs à neutron rapide n'est pas abordé, semble-t-il remis à un prochain conseil de politique nucléaire, tout comme la construction d'une véritable coopération au sein des différentes filières industrielles.

Je note par ailleurs que votre texte prévoit une mobilisation sans précédent de la biomasse avec une multiplication par 6 de la production de biométhan d'ici 2035 et par 2 des biocarburants. C'est une projection au mieux insincère. au pire dangereuse notamment pour notre agriculture et notre souveraineté alimentaire.

Il nous paraît en effet indispensable de questionner notre capacité à mobiliser la biomasse plutôt que d'entretenir des illusions pour certains acteurs économique. Nous demandons que soit définie une hiérarchisation beaucoup plus stricte des usages compatible avec les ressources réelles mobilisables, sans affecter les capacités de stockage de carbone dans nos sols agricoles et de production agricole à long terme, tout en assurant le maintien du puit de carbone forestier. Ce devrait être tout le sens d'une nouvelle stratégie de mobilisation de la biomasse qui n'a jamais été revue depuis 2018.

Enfin, monsieur le Premier ministre, si notre souveraineté énergétique doit se construire sur une planification solide et partagée adossée aux besoins énergétiques que nous anticipons, elle doit aussi garantir à tous les usagers l'accès à une énergie décarbonée à des tarifs accessibles, que ce soit pour les ménages modestes comme pour nos entreprises, nos artisanales, nos PME et nos collectivités. Pour y parvenir, nous ne pouvons rester indéfiniment prisonniers d'un faux système concurrentiel qui entretient des rentes plutôt que de servir l'intérêt général. Si nous voulons protéger les usagers, les consommateurs, en évitant l'écueil des difficultés de pilotage de la production et de désoptimisation du système électrique, il faut sortir des logiques nuisibles et coûteuses entretenues par l'ouverture du marché de l'énergie.

Monsieur le Premier ministre, vous avez abondamment cité tout à l'heure l'efficacité et la lucidité du plan Mess. Permettez-moi à quelques semaines de l'anniversaire des 80 ans de la grande loi du 8 avril 46 de nationalisation de l'électricité et du gaz porté par le ministre communiste Marcel Paul. Permettez-moi à moi aussi d'en souligner l'efficacité et la lucidité.

Il serait peut-être grand temps de porter cette même ambition pour refonder un service public unifié de l'énergie basé sur une grande entreprise intégrée de l'électricité et du gaz et le monopole public de la production, de la distribution et de la commercialisation. Vous l'aurez compris, c'est parce que nous considérons qu'il est temps de remettre l'intérêt général au cœur de la politique énergétique que nous critiquons à la fois votre méthode et les insuffisances flagrantes de cette PPE. Nous comprenons que vous l'avez publié pour tenter d'apaiser les tensions et répondre aux attentes des acteurs tout en prenant soin de prévoir une clause de revoyure en 2027 qui envite d'ailleurs sa réelle portée prospective.

Pour autant, les motions déposées aujourd'hui en continuant notamment d'alimenter certaines oppositions stériles comme entre le nucléaire et les renouvelables n'apporte pas de réponse aux questions de fonds et aux grandes priorités essentielles à notre avenir énergétique. En conséquence, une majorité des députés communistes et du groupe de la gauche démocrate et républicaine ne votera pas les présentes motions de censure. Mais il faudra remettre l'ouvrage sur le métier en espérant que les prochaines échéances électorales permettent d'ouvrir en grand les débats de fonds que nous avons soulevé.

Je vous remercie. Merci monsieur le député. Pour le groupe Union des droites pour la République, la parole à monsieur Éric Michou. [applaudissements] Merci président.

Merci. Monsieur le président, monsieur le premier ministre, madames et messieurs les ministres, mes chers collègues, dans un silence parfait, assourdissant, glacial, la planification énergétique de la France dit PPE3 a été décrétée. Pourtant, elle engage la France, notre grand pays pour 10 ans et pour presque 300 milliards d'euros.

Un simple décret, pas une loi, pas un vote du parlement, pas un référendum, un gouvernement sans majorité, sans appuis populaire, à bout de souffle, a choisi de contourner le parlement pour engager le pays sur une trajectoire lourde, longue et irréversible. Vous transformez notre assemblée en un théâtre d'ombre. Vous abîmez notre démocratie, vous méprisez, vous abandonnez les Français.

La résignation est partout dans tous vos discours, dans toutes vos idées, dans toutes vos décisions. Et cette fan reign est interminable, laborieuse. Désormais, c'est la c'est la technocratie qui gouverne.

Tout est plié d'avance. Sic transite Gloria Mundi. Ainsi passe la gloire du monde.

Mais nous refusons votre culture du mépris. Mépris de la vérité, mépris des institutions et surtout mépris des Français. Ils ne sont pas des moutons.

Contrairement au propos de monsieur Macron. Tout d'abord, vous nous avez menti sur la méthode. Vous avez volontairement laissé traîner les débats pour nous sortir un 493 déguisé, un 493 de bazar, un 493 de carnaval.

Ça tombe bien, c'est le carnaval de Nice. Vous choisissez de bayonner l'Assemblée. Vous avez également menti en ignorant deux rapports alarmants dont celui de le DF sur la modulation publiée le 16 février dernier.

Vous avez refusé d'écouter les mises en garde des élus, des experts, des scientifiques, des anciens dirigeants de la filière énergétique ou encore des membres de l'Académie des Sciences. Quand Henri Progliot, André Merlin ou Louis Gal parle, celui qui sait pas devrait écouter. Ensuite, vous vous êtes compromis et à coquiné avec la gauche et l'extrême gauche.

Vous êtes voté devant les Lubis et Colos. Vous êtes soumis à l'Union européenne qui impose son électricité, son prix de l'électricité, un prix fixé en fonction de la production allemande jusqu'à donner notre électricité et tout ça avec l'argent des Français. Mais le plus insoutenable, c'est que vous avez continué la funeste politique de François Hollande.

Accélération des énergies intermittentes, menace sur la durabilité de nos centrales nucléaires, doublement du prix de l'électricité en 10 ans et finalement destruction de notre industrie. Enfin, vous avez renoncé à notre souveraineté énergétique. Nous avons hérité des trendes glorieuses d'une électricité compétitive et décarboné, celle du nucléaire et de l'hydroélectricité.

Cette choix, les choix de cette PPE3 sont une rupture majeure. D'abord une rupture sur notre souveraineté. Importation des panneaux foltaïques chinois, des éoliennes chinoises, des batteries chinoises.

Vous remettrez notre indépendance énergétique entre les mains des Chinois. mais aussi son contrôle grâce aux onduleurs qui sont accrochés à ces matériels venus de Chine et pilotables même depuis Pékin. Vous allez injecter 300 milliards d'argent français dans le développement de l'industrie chinoise.

Ensuite, une rupture énergétique. La nature étant ce qu'elle est non déplaise aux écolos. Nous ne maîtrisons ni la force des vents, ni l'intensité du soleil.

La production de ces énergies intermittentes est décorrélée de la consommation. On a du soleil l'été en plein jour alors que la demande est principalement le soir d'hiver. Pareil pour les éoliennes, elles ne fonctionnent pas quand le vent est trop faible et peuvent prendre feu quand il est trop fort.

Et bientôt, les écolos, vont nous demander de subventionner des machines à souffler sur les éoliennes et des lanternes pour éclairer les panneaux photovoltaïques. Enfin, une rupture environnementale. Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques empoisonnent la vie des riverins, enlaissent nos paysages, polluent nos sols, détruisent les écosystèmes sur la terre comme dans les mers, tuent les oiseaux.

Ces matériels importés par cargo sont gorgés de piface et de terre rares extrait parfois par les enfants. Par ailleurs, on ne s'est pas encore recycler ces matériels et on se retrouve à devoir maintenant enfuire les pes d'éoliennes. Pourtant, la PPE3 prévoit de multiplier par 15 le nombre des éoliennes en mer et par 4 les panneaux photovoltaïques.

Le clou du spectacle, c'est le renouvellement des parcs éoliens existants. Il va falloir démonter ces éoliennes, les recycler, on sait pas comment et creuser de nouvelles fondations plus importantes. Le tout pour accueillir des matériel venu à nouveau de Chine.

Cette décision des Mozarts de la finance va faire passer en 10 ans le tarif du MWAW de 40 € à 100 €. Le système est bancal. Les Français Les Français financent des énergies intermittentes.

Nous n'utilisons aujourd'hui que 67 % des capacité de nos centrales nucléaires contre 95 % en moyenne au niveau européen. Nos centrales sont devenues des variables d'ajustement des pics et des creux de la production de l'énergie intermittente. Cette modulation les use prématurément et le coût n'a bien évidemment pas été chiffré.

Plutôt que d'envoyer 300 milliards vers l'industrie chinoise, nous devrions flécher vers l'industrie nucléaire et hydroélectrique française source d'emploi, de richesse et de souveraineté. L'excellence de ces filières françaises permet surtout un prix d'électricité stable et des exportations pour notre industrie. En réalité, il faut redonner de véritables perspectives avec la fin du dogmatisme vert, avec la relance du nucléaire et l'ydroélectricité française, avec la stabilité des prix électriques, avec 1 MW he entre 40 et 60 € maximum.

Ce sont des conditions pour retrouver un avantage concurrentiel pour notre industrie. En bref, les entreprises ont besoin d'une règle de cadrage, d'une vision sur du long terme afin d'investir. Alors, vous agissez en idéologue.

Nous agissons nous pour le bien des Français. ceux qui ont voulu ceux qui ont vu leur facture d'électricité doubler ces dernières années et ne même plus être capable de les payer. 36 % d'eux d'entre eux ne peuvent même plus régler leurs factures d'électricité.

Les Français ne vous aiment pas. Les Français ne vous aiment plus. Vous laissent fatigué.

Vous désespérez les entrepreneurs. La France qui travaille pour la France qui produit pour la France qui décide pour la France. Monsieur le premier ministre Aznavour disait il faut savoir quitter la table lorsque l'amour est desservie sans s'accrocher l'air pitoyable et partir sans faire de bruit.

Nous voterons la motion de censure portée courageusement par le RN. Vive la République et vive la France. [applaudissements] Merci monsieur le député.

La discussion commune est close. Je vais maintenant mettre au voie la motion de censure déposée par monsieur Jean-Philippe Tangui et 59 membres de l'Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.

Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. Le scrutin va être ouvert pour 20 minutes. Il sera donc l'au à 20h17.

La séance est suspendue. Il Oui. La séance est reprise.

Voici le résultat du scrut. majorité requise pour l'adoption de la motion de censure, soit la majorité absolue des membres composant l'Assemblée 289 pour l'adoption 140. La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée.

Je vais maintenant mettre au voie la motion de censure déposé par madame Mathilde Panot et 57 membres de l'Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle.

Le scrutin va être ouvert pour 20 minutes. Il sera donc clos à 20h37. La séance est suspendue.

Bon, la séance est reprise. Voici le résultat du scrutin. majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 108.

La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée. Merci. Prochaine séance ce soir à 21h45 projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales.

La séance est levée.