Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueLe Figaro (sur YouTube)· 27 novembre 2025 3 minActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieEurope & international

Tandis que l’Assemblée nationale a rejeté ce matin, à l’unanimité des voix prononcées, l’accord

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Depuis quelques jours, les agriculteurs sont très remontés euh contre le président de la République qu'ils accusent d'avoir changé d'avis sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosour. Ce qu'il faut savoir en fait, c'est que on n'est pas au premier revirement de la part du président de la République sur cet accord. Déjà la France a donné, c'était pas Emmanuel Macron à l'époque, mais la France a donné son feu vert à la Commission européenne avec l'ensemble des Étatsmembres de l'Union européenne pour qu'elle négocie avec le mercours.

Ça c'était en 1999, donc il y a plus de 25 ans. Et une première conclusion est intervenue en 2019. Au mois de juin 2019, la Commission européenne et le Mercosour sont venus annoncer en marge d'un sommet du G20 à Osaka les conclusions des discussions et donc le lancement de la procédure de signature.

À ce moment-là, Emmanuel Macron a pris la parole. Il s'est félicité de cette conclusion et a qualifié cet accord avec le Mercosour de bon accord. Quelques semaines plus tard, et ça a été une surprise totale et sans que la moindre virgule n'ait été modifiée dans le contenu de l'accord, Emmanuel Macron est devenu d'un coup très hostile à cet accord de libre échange avec le Mercosour et a même mené une véritable fronde contre cet accord qui qualifiait de très mauvais.

Au cours de cet été, il y a eu beaucoup de beaucoup d'incendies en Amazonnie. À l'époque, le président du Brésil était assez controversé, monsieur Bolsonaro, et les relations se sont fortement crispées entre Emmanuel Macron et ce président brésilien. Et c'est sur fond de de conflit de personnes et de conflit diplomatique entre le Brésil et la France que la position de la France a reviré une première fois sur cet accord avec le Mercosour.

Depuis, sous la pression notamment des agriculteurs, Emmanuel Macron a répété que la France restait opposée à l'accord avec le Mercosour en y adossant à chaque fois la formule en l'État. Que met la France derrière cette formule en l'État ? Emmanuel Macron à plusieurs reprises a précisé cette position en posant des lignes rouges très claires, trois lignes rouges.

Cet accord ne devenait acceptable qu'à partir du moment où il ne contribuait plus à aggraver la déforestation importée contenait une vraie clause essentielle sur l'accord de Paris. Cette clause essentielle, certains nous disent qu'elle est maintenant dans l'accord. qui peut prêter au doute quand on regarde le profil du président de de l'Argentine en ce moment qui remet beaucoup en cause cet accord de Paris et surtout la ligne rouge qui était posée qui a été répétée à chaque visite du salon de l'agriculture notamment par Emmanuel Macron, c'est celle des clauses miroir.

Cet accord devait être absolument rejeté dès lors qu'il contribuait à faciliter les importations de produits agricoles alimentaires qui ne respectaient pas les standards de de production imposé aux agriculteurs français européens notamment en matière d'utilisation de pesticides ou de médicaments vétérinaires. On est aujourd'hui à la fin de l'année 2025. Ce qu'on peut constater, c'est que ces trois lignes rouges, elles ne sont absolument pas remplies.

Et pourtant, Emmanuel Macron a semblé depuis le Brésil la semaine dernière ou un peu plus tôt depuis le Conseil européen ouvrir la porte à une possible validation. C'est ce qu'on dénonçait les agriculteurs. Depuis des précisions ont de nouveau été apportées, il semblerait que la France reste opposée à l'accord et demande toujours l'adoption, l'application de ces fameuses clauses miroir selon qu'on parle de clauses incluses dans l'accord ou de mesures miroir selon qu'on parle de mesures inscrites dans des règlements européens.

Cette voie, c'est sans doute celle à suivre. C'est celle qui permet de continuer de faire du commerce mondial tout en étant cohérent avec nos engagements de durabilité.