La grande interview : Guillaume Kasbarian
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et notre invité ce matin dans la grande interview C News et européens, c'est Guillaume Cass Barrian euh député ensemble pour la République de Laurel. Bonjour à vous. Bonjour.
Euh vous êtes aussi ancien ministre de la fonction publique et du logement euh et vous êtes surtout un libéral. C'est pour ça que euh c'est important de vous entendre sur tous les euh préoccupations quotidiennes des Français. Combien de temps à votre avis le gouvernement va tenir sans aider plus largement les travailleurs qui sont aujourd'hui étranglés par la hausse des prix de l'essence ?
Tous les pays européens s'y sont mis sauf la France ? Alors effectivement, le prix de l'essence qui augmente, ça a un impact dans le quotidien de tout le monde et euh c'est une vraie détresse pour tous les travailleurs. Et vous savez tous que ça vient d'un problème géopolitique avec un blocage du D3 d'Ormous et une baisse de l'offre qui a un impact sur les prix et ça ça concerne tout le monde euh partout dans le monde.
Euh mais les réponses des pays européenes ne sont pas celles Oui. Pourquoi est-ce qu'ils le font madame Ferrari ? parce qu'ils ont dégagé des marges de manœuvre, parce qu'ils ont réussi à faire des économies depuis des années et comme ils ont redressé leur compte et qu'ils ont mis de l'ordre dans leur compte public, ils ont plus de marge de manœuvre pour pouvoir vraiment pour l'Allemagne, ils ont ils ont réussi en tout cas des déficits publics que à hauteur de 3,5 du P.
Comme ils ont un peu de marge de manœuvre, ils arrivent à aider temporairement. Après, il y a plusieurs solutions sur la table. Moi, je pourrais faire comme tous les hommes politiques qui viennent vous voir et dire, je veux faire une aide, un chèque, une distribution.
Vous savez tous que si je fais cette proposition là, il y a bien quelqu'un qui va la payer, les Français, les travailleurs qui vont être taxés pour financer une aide. Donc moi, je ne suis pas favorable à des mesures d'aide généralisées définitives qui sont payées par les travailleurs, par les actifs. Il y a d'autres solutions d'inspiration collectiviste qui circule tout le temps.
Le blocage des prix, le blocage des marges dans tous les secteurs, ça ne marche jamais. Jordan Bardella [raclement de gorge] demande solennellement la baisse de la TVA. La France insoumise demande le plafonnement des prix.
Le blocage des prix, ça a toujours un impact, c'est que comme vous empêchez les vendeurs de vendre au prix du marché, à la fin, qu'est-ce qu'ils font ? C'est qu'ils vendent pas. Ça crée des pénuries, ça crée une rupture de stock et à la fin les gens font la queue et il y a pas de stock.
Mais il y a déjà des que il y a déjà des péneries. Ça serait vraiment dans je vous assure madame Ferrari un blocage des prix et des marges, ça a toujours les mêmes conséquences que ça soit dans le logement, que ce soit dans l'alimentaire, que ce soit dans tous les secteurs, dès que ça a été utilisé, ça a un impact sur l'approvisionnement et ça crée des ruptures de stock et des pénuries. Après, il y a d'autres solutions qui peuvent être proposées, y compris par les distributeurs qui ont proposé par exemple une suspension temporaire des certifications des d'économie d'énergie.
Ça c'est entre 15 et CE, c'est entre 15 et 20 centimes par litre. Ça c'est des solutions qui effectivement peuvent avoir un impact sur les prix à la baisse. Par contre, il faut être très honnête avec les gens.
Ça veut dire qu'on financera du coup beaucoup moins les projets de rénovation thermique des logements, rénovation d'écoles, rénovation de d'équipement à l'hôpital parce qu'il y a pas d'argent gratuit. Donc vous voyez que dans l'éventail des solutions, il y a pas de recettes magiques. Sinon on l'aurait utilisé depuis belle lurette.
Il y a des mesures temporaires qui peuvent peut-être marcher mais elles ont des conséquences économiques. Il y en a d'autres qui sont très mauvaises et qu'il faut vraiment écarter. C'est pas un sujet simple.
Tous les pays du monde ils font face. Moi, je suis encore une fois plutôt favorable à une baisse de prix par des baisses de certificat d'économie d'énergie si c'était la solution retenue que par des mécanismes de blocage des prix ou que par des aides généralisées qui vont coûter. Mais le libéral que vous êtes et j'en reviens à là quand vous voyez que c'est 55 % de taxe sur le prix de litre d'essence, ça vous interpelle pas quand même ?
Si bien sûr, c'est pour ça que je vous dis que parmi le panel, je suis plus ouvert à une baisse en tout cas une suspension du paiement des certificats d'économie d'énergie qui font partie de ce paquet. fait reposer le encore une fois les forces sur les distributeurs qui disent franchement arrêtez vous voyez bien les distributeurs eux ce qu'ils veulent vraiment pas c'est un blocage des prix et démarges parce que ce qu'il disent et ils ont pas tort c'est que ça ne concernerait que un ou 2 centimes d'euros par litre et donc ça aurait peu d'impact par contre ça les mettrait dans une situation de vente à perte et ça serait attentatoire à leur liberté de commerce donc là il y aurait vraiment des des pénuries si on fait ça donc je pense que dans le panel d'option la moins mauvaise s'il devait y avoir une mesure à court terme ça serait probablement une suspension de CCE qui est d'ailleurs proposée par certains acteurs de la grande distri distribution que j'ai écouté attentivement hier. Mais par contre, il faut être encore une fois très honnête avec les gens.
Ça veut dire que ce que vous ne récupérez pas à travers ces certificats, vous ne pouvez pas le financer par ailleurs. L'honnêteté intellectuelle, c'est de dire qu'il y a pas de solution miracle et que toutes les actions ont forcément une conséquence. Donc les aides, ça veut dire que c'est plus de taxes pour financer les aides.
Le blocage des prix, ça veut dire que c'est un risque de pénuerie. Et les certificats d'économie d'énergie, c'est que vous pouvez du coup moins financer le projet lié à cette rénovation. On dit aux français, débrouillez-vous, prenez votre vélo même si vous habitez dans la creuse, je préfère être honnête avec les français.
Voilà, je pourrais arriver en disant il y a une solution magique, j'ai une baguette, vous allez voir, tout va être réglé et on va pouvoir baisser de 50 centimes au litre. Un, c'est pas crédible, vous me diriez vous pipotez et les Français ne me croiraient pas et vous croirez pas. Donc à un moment, je préfère être honnête avec eux, leur dire la vérité et les conséquences de chacune des mesures en leur disant qu'à la fin, peut-être qu'il y aura des dispositions adoptées, mais qu'elles auront nécessairement d'une manière ou d'une autre une conséquence.
Il y a pas d'argent magique. Madame Ferrari, monsieur Gasbaran, vous devez bien sentir le pays et ce qui s'y passe. On a tous les ferments pour une nouvelle crise sociale.
On a euh le prix de l'essence, on a le travail qui paye pas, on va en parler dans un instant. Est-ce que vous ne redoutez pas qu'on soit au bord d'une explosion sociale ? Écoutez moi, ça fait 9 ans que je suis député.
On on me dit souvent on est au bord d'une explosion sociale. Alors, il y a eu des épisodes au des 9 ans d'explosion sociale. Euh je sais pas ce que j'essaie en tout cas moi, c'est de faire avancer dans le débat des idées comme vous l'avez dit libéral qui visent à redonner plus de liberté, plus de pouvoir aux français que ça soit sur le travail, que ça soit sur la fiscalité, que ça soit sur les les normes administratives et sur la bureaucratie.
Et donc, j'essaie de les alléger en réalité de tout un tas de contraintes qui leur pestent sur la tête et qui souvent peuvent déclencher des mouvements sociaux. Donc si on veut éviter les mouvements sociaux, à mon sens, la meilleure façon de faire, c'est de libérer les Français et de leur donner beaucoup plus le choix, la liberté et de ne pas leur mettre des normes, des contraintes, des blocages qui alimentent des tensions, qui les brident et qui généralement font exploser la cocotte minute à un moment ou un autre. Alors, libérer les Français, ils seront pas libérés pour le 1er mai, ça c'est clair puisque le gouvernement a reculé sur le travail pour le 1er mai, sur les métiers de bouche, les fleuristes.
C'était pourtant une proposition de Gabriel Atal. Alors, c'était une proposition du bloc centriste qu'on a porté que Gabriel Atal a porté qu'on a porté que j'ai défendu, on l'a défendu à fond les ballons et moi je trouve ça lamentable qu'elle ait été rejetée dans revers de la main, qu'elle a été misulation. Oui, c'est ça.
Pourquoi est-ce que je trouve ça lamentable ? parce que du coup, on va bientôt arriver au 1er mai et que vous allez avoir le même problème que chaque année, c'est-à-dire des professions qui ne peuvent pas travailler, des salariés qui voudraient travailler pour être payé double ce jour-là et qui pourront pas le faire, des boulangeries, des fleuristes qui seront fermés alors que juste à côté vous avez des McDo ou d'autres types de commerces qui sont ouverts. Donc c'est le typiquement une règle absurde qui concerne certains secteurs et pas d'autres qu'il fallait absolument changer et on avait l'occasion unique de le faire avant le 1er mai.
Tout ça parce qu'il y a une pression syndicale et une pression de la gauche. le gouvernement à cédé. Moi, je le regrette vivement et je regrette que le 1er mai, on ait toujours ces difficultés là qui se profilent et vous allez pouvoir faire des reportages sur tous les Français qui sont embêté le 1er mai à cause de ça et je le regrette profondément.
Mais ce qui est étonnant, c'est que les syndicats ça les derrière on range pas qu'il y a des services publics qui fonctionnent ce jour-là payer double pour les salariés les inspecteurs du travail évidemment. Voilà mais alors pour le salarié du privé, pas question. Ça c'est ça.
Vous voulez faire quoi là ? Écoutez, c'est la défense des dogmes par les syndicats. Les syndicats qui aujourd'hui à mon sens ne représentent que même.
Ils sont élus par très très peu de monde. Beaucoup de salariés ne se sentent pas représenté par les syndicats et là ils défendent une religion qui est de dire il faudrait que le 1er mai tout le monde s'arrête de travailler parce que c'est un dogme. Et vous avez raison de dire sauf sauf donc c'est une je sais pas le dire autrement c'est c'est une religion syndicale qui vise à imposer à tous un fonctionnement alors que je pense que ce qu'il faudrait c'est laisser la liberté à chacun de choisir.
Il y en a qui veulent pas travailler le 1er mai, très bien travailler pas le 1er mai. Il y en a qui veulent travailler, très bien travailler. Mais encore une fois, on est dans la restriction de la liberté plutôt que dans la liberté réelle où on peut choisir ce qu'on veut faire tous les jours de l'année, jour férier, dimanche, jour de la qu'estce qui s'est passé avec monsieur le cornu ?
Alors, pourquoi est-ce qu'il s'est mis dans la main de la gauche ? Vous avez eu une expression fleurrie que je vous laisse, on parle du premier du Muguet. Mais pourquoi il s'est mis dans la main de la gauche à ce point-là ?
Pourquoi il a capitulé ? Écoutez, c'est à lui qu'il faut poser la question, c'est pas moi. Moi j'aurais tenu, moi je défendais.
Bah oui, mais sauf que là, franchement, je regarde bien votre étiquette, c'est pour la République. Je suis pas tr Franchement, j'ai eu un langage fleur sur le sujet. Je vais pas l'avoir sur votre plateau madame Ferrari mais je trouve ça lamentable.
Voilà, je trouve que là, on s'est couché devant la pression de la gauche chez des syndicats. Le gouvernement s'est couché, nous on était prêt côté parlementaire à faire passer la loi. Tout était sur la table et et voilà.
Moi je le regrette mais fondamentalement donc je ne sais pas dire autre chose madame Ferrari que je ne suis pas d'accord avec cette décision du gouvernement d'avoir renoncé et cédé à la préion syndicale et la pression de la gauche. Vous croyez qu'il y aurait vraiment eu une motion de censure ? Vous croyez vraiment que la gauche que si elle aurait eu le cran d'aller se représenter devant les électeurs un an de la présidentielle ?
Il y a ça et puis il y a le fait que le RN je vois pas très bien pourquoi ils l'auraient voté parce qu'ils étaient favorables à cette proposition. Donc là, vous auriez été la première, madame Ferrari, à aller voir le RN en disant "Je comprends pas, vous étiez favorable à cette proposition de loi du 1er mai et pour autant vous censurez le gouvernement. Il y a quand même un petit problème logique." Donc je ne crois pas que cette hypothèse là était en réalité forte et et probable.
Euh tout comme je ne crois pas qu'il y aurait une grande vague de manifestation des Français pour défendre le fait qu'il est interdit à quiconque de travailler le 1er mai. Et donc je trouve que les risques étaient en réalité minimes et manifestement le gouvernement a souhaité prendre zéro risque alors que ce risque-là était à mon sens minime et encore une fois je le regrette. Guillaume Casbariant on est sur ces news des sûres européens.
Est-ce que le problème de fond ce n'est pas le travail ? Est-ce que les Français travaillent assez ? Je crois qu'il nous manque à peu près 17 jours de travail en moyenne pour rattraper le niveau de nos voisins européens.
Est-ce que c'est pas là le cœur du réacteur ? Je fais toujours attention parce que il y a des auditeurs qui peuvent vous entendre et qui peuvent dire "Attendez, c'est qui ces politiques qui nous disent qu'on bosse pas assez, qu'on est des féas ?" Donc moi, c'est pas le discours et le langage que j'emploie.
Il y a dans notre pays des gens qui travaillent beaucoup. Emmanuel Macron l'a beaucoup dit et Français ne travaillent pas assez. Si si, il l'a dit et je l' même dit en conférence de presse.
Vous m'invitez moi je vous dis ce que je pense madame Ferrari. Ce que je pense, c'est que il y a beaucoup de Français qui travaillent très dur et qui ne comptent pas leurs heures et qui se donnent à fond les ballons et quand ils entendent des responsables politiques dire "Les Français travaillent pas assez". Ils sont un petit peu visés et ils en ont un petit peu marre.
Surtout qu'ils sont pays. Bah attendez, surtout qu'il payent des impôts, des charges, des cotisations pour les retraités actuel. Je rappelle que 30 % aujourd'hui part dans des cotisations des actifs pour financer les retraités d'aujourd'hui.
Donc attention au discours politique un peu facile de dire on travaille pas assez. Ce qui se passe c'est qu'on a déjà pas tout le monde ne travaille pas à ce niveau-là et donc vous avez des personnes inactives alors qu'elles pourraient travailler et qui aujourd'hui ne travaillent pas. C'est un fait.
Ce qu'il y a aussi, c'est qu'on manque d'actifs. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, démographiquement, notre système social repose sur le travail des actifs. Ceux qui bossent finance, ceux qui ne bossent pas, y compris les retraités.
Donc et donc ce transfert démographique pose problème parce qu'on a de moins en moins d'actifs et à l'inverse plus en plus d'inactifs et ça va continuer à augmenter parce que l'espérance de vie va continuer à augmenter et parce qu' on a un déséquilibre démographique qui va continuer à augmenter. Regardez, on va avoir moins d'enfants par classe d'ici 2035, moins d'enfants au global à l'école, je veux dire 1,7 million d'enfants en moins on va baisser la fonction publique, le nombre de fonctionnaires à l'éducation nationale. Toujours j'ai toujours moi j'ai toujours accepté les baisses de d'effectifs et j'ai toujours soutenu les baisses d'effectifs quand c'était nécessaire pour des questions démographiques.
Moi, je soutenais à l'époque au sein d'un gouvernement la diminution d'un certain nombre de postes dans l'éducation nationale, mais pas que dans d'autres services où il y avait moins de besoin de recrutement qu'ailleurs. Donc moi, je suis très cohérent sur le sujet. Je vous dis juste que sur le travail, faut que le travail pay.
Oui. Et pour qu'il paye faut réformer. La première chose à réformer, c'est les retraites.
Comme je vous le disais tout à l'heure, 30 % va dans les retraites des cotisation des travailleurs. Donc on ne peut pas dire quand on est un responsable politique, je veux que le travail paye. Et continuer à avoir un système par répartition où les actifs financent les retraités d'aujourd'hui et où 30 % de ce qui gagne part au financement d'un modèle social qui est aujourd'hui à la dérive.
Donc une dose de capitalisation dans tout dose. Moi même pour l'inverse, moi je pense qu'il faut une dose de répartition, c'est-à-dire un matelas égal pour tout le monde d'une dose de répartition pour tout le monde et à l'inverse un maximais. Alors certains disent que c'est un gros mot.
La capitalisation c'est quoi ? c'est que plutôt que de cotiser pour les autres, vous cotisez pour vous-même. Vous prenez une partie de votre argent, vous le mettez, vous le placez là où vous souhaitez, dans l'immobilier, dans des entreprises, dans des obligations, vous faites travailler cet argent-là et à la fin, quand vous prenez votre retraite, vous bénéficiez de votre propre argent qui est à vous et qui n'est pas celui des autres.
Ce système là, il faut qu'il soit le plus développé possible pour éviter que on ait un déséquilibre démographique et qu'on permette aux gens de gagner leur vie grâce à leur travail. Si on fait pas cette réforme là, on pourra toujours continuer dans quelques années de dire il faut que trava gouvernement qui a abrogé la dernière réforme. Attendez, vous vous rappelez que c'est nous qui l'avons défendu.
Moi, je Attendez, madame Ferrari, moi cette réforme, je l'avais soutenu à l'époque. Alors, c'était pas une réforme de capitalisation. C'est une réforme qui restait sur le même système.
Moi, je suis pour une réforme profonde sur les retraites et j'assume de dire qu'on peut pas avoir un système par répartition qui continue à peser sur les actifs. Sinon, je suis pas cohérent quand je vous dis qu'il faut que le travail paye. Vous êtes libéral, c'est pas possible.
Et je suis libéral. Par contre, je comprends pas euh vous sur les feu vous avez voté cette loi sur les Alors, c'est pas une loi sur les madame très très dans lequel il y avait le je comprends pas. On va reprendre la phrase de Pompidou. arrêter d'emmerder les français, je le remets dans sa bouche et là franchement les aider des feux.
Alors madame Par, je vais être hyper honnête, j'ai voté cette grosse loi de simplification qui propose de supprimer des comités thodules, qui propose de supprimer des bidules, qui propose des flexibilités sur certains secteurs et qui redonnent beaucoup plus de liberté et de simplicité dans plein de secteurs. Il y a plein de choses dans cette loi. Il se trouve que les parlementaires dans le débat ont introduit quelque chose qui était hors sujet qui était la question des ZFE et il se trouve qu'ils ont pas le droit de le faire.
Et vous allez voir que dans quelques jours est-ce que la Constitution vous attendez que le conseil constitutionnel passe ? C'est pas que j'attends, c'est qu'en fait les parlementaires ont joué à un jeu qui est à mon avis assez malsin. Ils sont venus sur vos vos plateaux dire "On est contre les ZFE et on va utiliser ce projet de loi pour supprimer les ZFE".
Ils savent que c'est pas constitutionnel, ils savent qu'ils vont se faire taper dans quelques jours et ils savent que cette mesure ne passera pas à travers ce projet de loi. Il y a une sorte d'hypocrisie, excusez-moi, politique à venir faire du beurre électoral sur la question des ZFE à travers un projet de loi qui n'était pas sur ce sujet-là. Et je crains que ceux qui ont débouché le champagne euh soient obligés de le reboucher dans quelques jours parce que tout le monde sait mais ils le savent hein, tous les politiques savent que ce débat sur les ZFE est hors sujet qui sera censuré par le Conseil constitutionnel.
C'est hypocrite. Ils viendront sur votre plateau vous dire que le Conseil constitutionnel est méchant parce qu'il a décidé de censurer une disposition. C'est de l'hypocrisie pure.
C'est un sujet hors sujet. Donc moi, j'ai voté sur ce projet de loi pas pour les a des feu pour ou contre. J'ai voté pour ce projet de loi parce que je suis pour la simplification et qui contient de vraies mesures de simplification dont on ne parle pas dans le débat public. et tout le monde a parlé des ZFE alors qu'en réalité c'est un sujet hors sujet et que dans quelques jours le conseil constitutionnel va le supprimer.
Je vous l'annonce, je mets ma main à couper et donc on en reparle dans quelques jours. Un tout petit mot, vous avez parlé de problème démographique en France, il est réel. On a l'Espagne là qui a annoncé sa volonté par la voix de monsieur Sanchez régulariser 500000 clandestin.
Est-ce que c'est la solution ? Est-ce qu'encore une fois il faut pour permettre au marché du travail d'avoir de la main d'œuvre comme il le dit et de palier à ce problème démographique ? Est-ce qu'il faut régulariser ?
Est-ce que c'est la solution que vous préconisez ou pas du tout ? Je suis pas un adepte du tout de la régularisation de masse comme ça a pu être le cas en Espagne ou ailleurs. Par contre, je suis en façon en France mais de façon Attendez moi la régulation de masse mais encore une fois je suis pas favorable à ça.
Ce que je suis par contre ce que je souhaite c'est une immigration choisie sur lesquelles comme certains pays notamment anglo-saxon vous avez des quotas qui sont fixés pour répondre à des besoins précis sur le monde du travail avec des gens qualifiés compétents que vous faites venir parce qu'il y a un énorme manque de professionnels dans ce domaines là. C'est une immigration parfaitement choisie avec des quotas votés annuellement et qui permet de choisir qui ont fait venir sur notre territoire. Et en même temps qu'on a cette immigration choisi, je suis pour une intransigence vis-à-vis de tous ceux qui ne respectent pas les règles de la République.
C'estàdire si quelqu'un si quelqu'un a un visa de travail et est venu sur notre territoire pour travailler, si cette personne déjà s'arrête de travailler, je pense que elle ne doit plus avoir son visa de travail. Et je pense que cette personne si elle ne respecte pas, bah pour moi, il faudrait écoutez pourquoi d'autres pays le font et nous on n arriverait pas. Pourquoi est-ce que d'autres pays Non mais pourquoi est-ce que certains pays octroient des visas de travail ?
Je je vous invite à demander un visa de travail dans certains pays. Le jour où vous vous arrêtez de travailler alors que vous avez eu un visa de travail, votre aux États-Unis par exemple mais pas que. Il y a plein de pays sur lesquels vous vous êtes arrêté de travailler alors que vous aviez un visa de travail, le visa tombe.
Et l'autre élément c'est que si vous avez un visa et que vous respectez pas les règles du pays qui vous accueille, bah vous perdez là aussi votre visa. Donc moi je ne quitte pas le territoire français. Vous savez que il y a moins de 10 % des OQTF qui sont exécutés.
C'est un vrai problème. On a un problème d'exécution des OQTF aussi parce que certains pays ne veulent pas reprendre leurs ressortissants et quand on leur dit il faut les reprendre, ils vous disent "Non, non, non, on renvoie cette personne là dans le pays." Donc, il faut trouver des solutions pour réaliser ces OQTF et avoir un taux de réalisation qui est bien supérieur à celui qu'on a aujourd'hui.
C'est pas simple. Là aussi, il y a pas de baguette magique, madame Ferrari, mais on a un problème avec certains pays qui refusent de prendre leur ressortissance. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut retirer un visa à quelqu'un qui est venu pour travailler mais qui ne bosse plus ou quelqu'un qui est venu travailler et qui ne respecte pas les règles de la République.
C'est c'est ça l'immigration. choisi réellement et maîtrisé réellement. C'est pas les solutions il y a qu'à Faucon, c'est voilà, on est capable de faire venir des gens dont on a besoin et en même temps on est ferme avec ceux qui doivent repartir.
Guillaume Cas Baron, vous venez de créer le parti de la liberté, je dis non. S'il vous plaît, ne me dites pas que vous allez être candidat à la présidentielle et ajouter votre nom à l'immense liste que nous tenons sur les candidats. Exactement.
Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. J'ai créé ce parti de la liberté pour défendre la liberté à tous les étages sur les questions économiques, sur les questions de société, sur les questions personnelles avec un parti qui fonde son idéologie et ses propositions concrètes sur la liberté individuelle, sur la confiance dans l'individu dans sa vie. Donc une fois que j'ai dit ça, c'est notre objectif c'est quoi ? de faire reculer dans le débat public des propositions étatistes, collectivistes, dirigistes et socialistes qu'on a depuis des décennies sur plus de taxes, plus de normes, plus de bureaucratie, plus d'embêtement pour les Français pour le dire poliment et à l'inverse proposer et montrer que la liberté individuelle si on fait confiance aux gens, on est capable de les libérer et d'avoir beaucoup plus de richesse, beaucoup plus de prospérité et de les laisser tranquilles et laisser Pourquoi vous travaillez pas avec David Lissenard ? parce que si on enlève les moustaches, vous la même chose.
He tr alors moi je travaille avec tous ceux qui défendent la liberté et il y a suffisamment d'étatistes et de dirigistes dans notre pays pour que je concentre mes commentaires et mes attaques sur ceux qui défendent le dirigisme et le collectivisme. Et à l'inverse à l'inverse il y a des personnes qui défendent la liberté David Lisna en fait partie mais il y en a d'autres au centre à droite ou de nulle part qui sont dans le débat public dans la défense de la liberté. Madame Ferrari, plus on sera nombreux à défendre la liberté individuelle, mieux le débat public se portera et mieux on aura des propositions concrètes pour les Français.
Parce que quand on se présente à des élections, c'est pas pour un concours de beauté, c'est pour faire des propositions concrètes, des projets concrets, un changement concret. Et ça ça n'arrive que si on fait des propositions, une mat j'amène une mat j'amène des propositions sur les retraites, sur le modèle social qu'il faut réformer, sur la fiscalité qu'il faut révolutionner, sur les libertés individuelles qu'il faut valoriser et chérir parce que c'est la prunelle de nos yeux et donc sur tous ces sujets là, je vais arriver avec des propositions cash parce que j'ai pas froid aux yeux. Bah les Français m'écoutent.
Non mais Gabriel Atal, Édouard Philippe, vous leur parlez, ils peuvent porter vos idé évidemment parce que moi comme je ne fais pas ça contre quiconque et que je me fâche pas avec quiconque, en réalité ça me permet de pousser ces idées auprès des leaders que vous avez ici dit la propose de l'un ou de l'autre mais je les sens très réceptif mais vous savez que comme moi je ne suis pas candidat à une élection présidentielle ça me donne une liberté de ton madame Ferrari et une capacité à proposer ce qui me semble juste ce qui me semble efficace et avec un sous-jacent idéologique très clair qui n'est pas dû en même temps qui est la défense de la liberté sur tous les sujets et donc ça me donne une liberté de ton qui à mon sens est pas inutile dans le débat actuel. Qui entend votre liberté de ton chez vous ? C'est ça.
Moi encore une fois, vous mettez derrière B madame Ferrari. Madame Ferrari tout le monde l'entend et je pense que les mois qui viennent, je montrerai qu'on est capable de faire des propositions qui contrairement à ce qu'on pense sont populaires parce que les gens attendent à ce qu'on respecte la propriété privée, qu'on baisse leur fiscalité, qu'on les laisse tranquilles par rapport à la bureaucratie. Ce sont des idées populaires et je souhaite le montrer dans le débat public et vous pouvez retrouver ces propositions sur partie.fr.
Une dernière question Guillaume Gasparian. Alors un peu anecdotique mais quand même. La France insoumise s'élève contre les soirées vin rouges et charcuterie imaginé par le canon français.
La prochaine c'est samedi à Quand et les filles demande son interdiction. Qu'est-ce que vous dites ? Ben oui, ça c'est typiquement une proposition liberticide.
Euh on a un groupe politique et des députés qui veulent interdire des soirées euh vin euh viande, cochon ou que sais-je parce que il sous les listes mais franchement mais laissons la paix aux gens. Enfin, je veux dire, si vous madame madame Ferrari, si vous avez envie d'organiser un banquier à la campagne, dans un château, dans une grange, dans une ferme et cetera, pourquoi est-ce que moi politique, j'irai vous l'interdire en disant "Madame Ferrari, c'est pas bien l'événement que vous faites. Est-ce qu'on peut pas la paix au français, excusez-moi l'expression ?" Alors, disant "Vous, vous vous allez boire ce que vous voulez, manger ce que vous voulez, danser sur la musique que vous souhaitez, là où vous le souhaitez ?
Est-ce qu'on peut pardonner juste de la liberté ? Est-ce que les responsables politiques ont pas autre chose à faire que d'interdire des soirées festives au motif que ça ne leur plaît pas ? personne ne vous force à aller à ces soirées, mais soyez totalement libre d'y aller si vous le souhaitez.
C'est ça la liberté. Et vous voyez du coup qu'on a des députés et des forces politique qui veulent interdire tout, veulent tout normer, veulent tout contraindre alors qu'en réalité, il faudrait juste laisser les gens tranquilles et laisser libre de faire la fête en l'occurrence mais laisser libre de faire ce qu'ils veulent du moment où ça n'atteint pas la liberté d'autrui. Du moment où ça n'atteint pas mais voilà, ça n'atteint pas la liberté d'autrui.
C'est ça respecte la loi. Ça ne crée pas de désordre particulier, c'est juste de la liberté. Est-ce qu'on peut enfin faire avancer la liberté dans ce pays ?
Merci beaucoup Guillaume Gasbarian d'être venu ce matin dans la grande interview européen. Bonne journée à vous.
Guillaume Kasbarian