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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 13 octobre 2025 8 min

Sébastien Lecornu de retour, mais pour combien de temps ? - Reportage #cdanslair du 11.09.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

dirigé par E.Macron qui ne veut pas lâcher la main. - A.Casse: On va revivre cette folle semaine qui a ringardisé toutes les séries politiques qu'on adorait jusqu'ici. - Et revoilà Lecornu!

Le Premier ministre fait la une de toute la presse, aujourd'hui, dans un sentiment de lassitude générale. "La crise politique continue", "Un jour sans fin", selon certains quotidiens. S.Lecornu a voulu montrer ce matin qui était le patron. - S.Lecornu: Repos!

Bonjour, brigadier-chef. Vous allez bien? - Déplacement dans un commissariat du Val-de-Marne pour un Premier ministre en quête de légitimité et de majorité. - S.Lecornu: Bonjour.

Je n'ai pas d'autre ambition que de sortir de ce moment très pénible pour tout le monde. Ma mission est assez claire. Après, soit les forces politiques m'aident et on s'accompagne, soit elles ne le font pas. - Sa mission sera compliquée, tant la semaine fut insensée et laissera des traces. - S.Lecornu: Je considère que ma mission est terminée, ce soir. - Après avoir jeté l'éponge, S.Lecornu revient. - C'est absolument insupportable. - C'est une forme de bras d'honneur à la démocratie, aux Françaises et aux Français. - Une espèce de cirque pitoyable. - On a un fou furieux à la tête de l'Elysée. - M.Tondelier: Il ne peut pas décider de rouler sur tout le monde, en mode rouleau compresseur. - LFI et le RN promettent déjà la censure pour la semaine prochaine.

Le sort du futur gouvernement sera entre les mains des socialistes et de LR. A LR, l'ambiance n'est pas fameuse. Une majorité des députés s'est prononcée en faveur d'une participation au futur gouvernement, avant le "non" catégorique de B.Retailleau. ...

Les macronistes ne sortent pas non plus indemnes de cette folle semaine politique. L'étincelle, c'est E.Borne, qui a proposé la suspension de la réforme des retraites qu'elle avait elle-même portée en tant que Première ministre. - E.Borne: J'ai dit qu'il fallait examiner les modalités et les conséquences concrètes d'une suspension de la réforme jusqu'au débat qui, de toute façon, interviendra dans le cadre de l'élection présidentielle. - Une sortie qui a fait imploser le parti présidentiel.

En témoignent les échanges internes révélés il y a quelques jours. ...

Pour le RN, plus question de discuter. Il n'y a plus rien à négocier. De nouvelles élections, sinon rien. - L.Aliot: Il y a le budget à voter.

Il y a des motions de censure. On verra qui prend ses responsabilités. Dans tous les cas de figure, nous irons à la dissolution.

Je pense que le plus tôt sera le mieux. - Avec la menace d'une motion de censure, la composition du gouvernement Lecornu 2 s'annonce des plus laborieuses. - A.Casse: Ajoutons cette réaction de D.de Villepin. - D.de Villepin: Voir le Premier ministre que vous avez fait votre premier Premier ministre, E.Philippe, qui vous crache au visage et qui demande votre démission, qui met à mal les institutions, quand vous êtes E.Macron, vous le vivez mal.

Voir G.Attal, un Premier ministre aussi très jeune, à qui vous donnez sa chance, et qui s'interroge, ne comprenant plus ce que fait le président de la République, c'est aussi douloureux. - A.Casse: C'est intéressant, J.Jaffré.

Il se place sur le terrain psychologique pour expliquer où on en est aujourd'hui. Il parle d'une rancoeur d'E.Macron et d'une envie de revanche. - J.Jaffré: La rancoeur paraît générale...

Elle est de tous les côtés. Ce n'est pas un raisonnement politique, la rancoeur. Il y a quelque chose qui ne colle pas.

Il faut distinguer plusieurs niveaux. La précipitation vers 2027, que révèlent les propos d'E.Philippe, c'est très surprenant.

Il y a une logique, cependant. Je trouve cela un peu destructeur pour lui-même. Si on passe par la dissolution, selon lui, le RN va gagner les élections législatives, mais surtout, s'il y a la présidentielle derrière, E.Philippe imagine qu'il peut la gagner.

S'il la gagne dans la foulée, il n'a pas le droit à la dissolution puisqu'on ne peut pas dissoudre dans l'année qui suit l'élection provoquée par la dissolution. C'est l'article 12 de la Constitution, qui est d'une parfaite clarté. Il parle assez maladroitement d'exiger d'E.Macron...

On vote le budget, c'est la position d'E.Philippe. E.Macron annonce qu'il démissionnera dans la foulée.

C'était la position défendue par J.-F.Copé.

L'ancien Premier ministre de J.Chirac, D.de Villepin, voit bien qu'à partir du moment où c'est un ancien Premier ministre candidat à l'élection présidentielle, qui est porteur d'une petite chance de son camp, ça prend un poids particulier d'affaiblissement d'E.Macron, de la fonction présidentielle et d'affaiblissement de la position d'E.Philippe.

Qu'est-ce que crée E.Philippe? Le mandat révocatoire.

On peut à tout moment demander que le président s'en aille. C'est donner le point à J.-L.Mélenchon.

C'est sa position. A.de Villaines parlait des référendums.

Le risque de n'importe quel référendum, en prenant 3 ou 4 questions, c'est que ce soit perçu, par le pays, dans l'état actuel d'énervement contre E.Macron, comme une forme de référendum révocatoire. Je verrais Bien un tel slogan pour LFI: "Non, non, non, non!" On a considérablement affaibli E.Macron qui, lui-même, a tout fait pour s'affaiblir. - A.Casse: On a l'impression que c'est aussi l'élection de 2027 qui s'est jouée cette semaine.

Quand on regarde E.Philippe, qui prend un risque quand il appelle à une démission d'E.Macron, G.Attal qui fait la leçon à E.Macron en lui demandant de partager le pouvoir et qui le trahit aussi un peu, et enfin B.Retailleau qui choisit de sortir du gouvernement, qui a joué un coup de poker et qui est en train de retomber aujourd'hui... - L.Fritel: Les alliés et ex-opposants du camp présidentiel à LR voient que le bateau coule.

Ils ne veulent pas couler avec. Il y a une attitude sincère chez certains d'entre eux pour le fonctionnement de nos institutions, par contre. Vous disiez que la Constitution éclaire sur le fait qu'on ne peut pas dissoudre au bout d'un an, quand bien même il y aurait une présidentielle entre les deux.

Les constitutionnalistes planchent sur la question. On ne sait pas tout à fait. Le droit constitutionnel est très maltraité depuis 2022.

Aujourd'hui, d'autres questions se posent. J'en ai parlé avec certains constitutionnalistes. Il y a la question de savoir si un gouvernement démissionnaire pourrait tout de même faire passer un budget par ordonnance, qui aurait été au préalable déposé au Parlement.

Ce serait quand même jouer avec les règles. Quand vous parlez avec les responsables politiques aujourd'hui, beaucoup vous disent que le Conseil constitutionnel

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