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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 31 juillet 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéSolidarités & familleJustice

La grande interview : Aurore Bergé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Sur les 1500 migrants entrés illégalement en Espagne, la décision de justice espagnole a-t-elle créé un effet d'appel ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    La France doit-elle suspendre l'Espagne de Schengen comme le propose Meloni ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Faut-il une coordination européenne renforcée sur l'immigration ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les sanctions contre les pyromanes sont-elles suffisantes ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Faut-il revenir sur l'excuse de minorité pour les incendies volontaires ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    Le racisme antiblanc existe-t-il juridiquement en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Aurore BergéPromesse
    « la France n'a jamais eu et ne fera en tout cas pas sous notre impulsion des régularisations massives de centaines de milliers de personnes »
  • 5:30Aurore BergéChiffre
    « 120000 hectares qui sont partis en fumée »
  • 7:00Aurore BergéChiffre
    « Plus de 270000 femmes sont victimes chaque année de viol, de tentative de viol ou d'agression sexuelle »
  • 7:30Aurore BergéChiffre
    « Plus de 160000 enfants sont victimes de violence sexuelle »
  • 13:30Aurore BergéChiffre
    « 70000 dossiers ont été passés en revue conduisant à près d'un millier d'incarcérations »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La grande interview sur ces news et Europa avec ce matin Aurore Berger. Bonjour à vous. Bonjour.

Vous êtes ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On va revenir bien sûr pendant cette interview sur l'antisémitisme dans notre pays, sur le racisme antiblanc, la loi intégrale également que vous portez contre les violences faites aux femmes et et aux enfants. On va parler des incendies bien sûr, c'est une grande préoccupation des Français.

Mais d'abord berger ces images impressionnantes en Espagne à Seouta, 1500 migrants sont entrés illégalement en quelques heures. Les autorités espagnoles estiment qu'une récente décision de justice qui interdit les les refoulements immédiats des migrants arrivés par la mer a pu créer un un effet d'appel. Georgia Meloni, première ministre italienne, a réagi.

Elle veut suspendre l'Espagne de l'espace Schengen. Est-ce que par exemple quand on voit ces ces images, je la décrit quand même aux auditeurs d'Europa, on voit vraiment ces milliers de personnes arrivé sur la côte. C'est absolument sont des images presque de chaos.

En tout cas, des images qui sont très très impressionnantes et j'imagine qui ont aussi interpellé et inquiété d'abord en Espagne. C'est aussi la politique qui est menée par le gouvernement espagnol en matière migratoire où on sait qu'il y a eu des volontés d'arrivée massive sur le territoire et c'est là où des régularisations en effet extrêmement extrêmement importantes. C'est là où on voit qu'on a la nécessité de continuer à avoir une coordination qui a une coordination européenne.

Parce que si on a des écarts-types très importants entre les États sur des volontés de régularisation et de régularisation massive, la France n'a jamais eu et ne fera en tout cas pas sous notre impulsion des régularisations massives de centaines de milliers de personnes parce que il y a le risque évidemment que ça crée ensuite cette volonté d'augmenter encore le volume d'immigration. Donc c'est là où on a besoin d'avoir une coordination. Ce qu'il faut c'est déjà comprendre s'il y a un trou dans la raquette en Espagne.

C'està-dire vraisemblablement ils disent eux-mêmes qu'il y a une décision de justice qui crée une difficulté, c'est déjà de la résoudre et de la résoudre dans les meilleurs délais euh parce que l'Espagne c'est l'une des portes d'entrée majeur évidemment sur le continent européen et donc on peut pas accepter un risque de passoir en fait au sein du continent européen et via l'Espagne bien sûr. Donc sur l'espace Schengen, la première ministre, on a besoin de cette coordination. Elle-même, elle a fait aussi des régularisations extrêmement importantes sur les questions d'immigration économique.

Des centaines de milliers de personnes qui ont été régularisées. Donner la nationalité. Oui, mais la en tout cas, elle a permis l'entrée massive.

Donc c'est là où vous voyez on a besoin qu' a cette coordination très claire européenne sur la question de l'asile, sur la question de l'immigration économique, sur la question aussi du des flux d'immigration qui sont là manifestement de l'immigration absolument illégale. Et oui, dans ces [raclement de gorge] cas-là, il y a peut-être des choses à regarder. Est-ce qu'il y a des choses à temporairement bouger ?

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il faut qu'on ait une coordination encore plus efficace et qu'on continue la lutte contre les les passeurs que les les ONG en question fassent aussi attention parce qu'il y a une grande enqué qui dit que parfois il peut y avoir une collaboration entre passeur et ONG, il faut être intraitable avec intraitable. Encore une fois, on parle de traite des êtres humains. Ceux qui sont en cause, ce sont d'abord les autorités qui ne savent pas réguler et qui ont permis ce flux massif qui est arrivé en Espagne.

C'est d'abord cette responsabilité qui doit être engagée, comprendre aussi qui a permis leur leur arrivée. Et on le sait, nous avons des réseaux qui sont des réseaux en suite de criminalité souvent qui sont derrière et qui sont de la traite des êtres humains parce que ce sont des personnes qui donne tout pour pouvoir partir et qui ensuite sont attrapés dans des ra ils n'arrivent plus ensuite à s'échapper. Et donc on a évidemment cette nécessité, y compris pour des raisons de dignité humaine, bien sûr, d'arriver à continuer à avoir une politique absolument intraitable à leur égard.

Revenons en France. Aurore Berger, j'ai été à cette place toute la semaine. Euh, il y a de l'espoir quand même ce matin sur le front des des incendies en Gironde.

Le feu est toujours là, mais hier, des milliers d'habitants de neuf communes au nord-ouest de Bordeaux ont pu rentrer chez eux. La 63 entre Bordeaux et Bayon a pu rouvrir. En revanche, bon, ça c'est une moins bonne nouvelle, mais il y a aucun TGV qui va circuler jusqu'à dimanche au sud de Bordeaux.

Le ministre de l'intérieur a dit hier, on peut penser que le pire est derrière nous. Est-ce qu'on vous partage ce diagnostic ? Il y a de l'espoir ce matin ?

Oui, il y a je crois de l'espoir qui est qui est revenu. Il faut encore une fois je crois saluer la mobilisation absolument exceptionnelle. vous l'avez montré toutes ces images tout au long de ces derniers jours, on a vu des femmes et des hommes avec un courage inoui se mobiliser.

Les sapeurs pomers, les militaires, les forces de l'ordre, le personnel soignant parce qu'ils étaient en 2è ligne. Mais cette deuxième ligne, elle était essentielle parce que quand vous devez évacuer des épades, quand vous devez protéger des populations vulnérables, quand vous devez les accompagner, quand vous avez des femmes enceinte qu'il faut évacuer, on a eu aucune mort civile. Aucune mort civile parce que il y a eu cette chaîne de protection absolument massive qui s'est mise en place et je crois qu'il fait l'honneur de notre pays et puis je veux le dire, les agriculteurs, ils sont souvent construés par certains dans notre pays.

Tout le monde était heureux qu'il soit au rendez-vous [raclement de gorge] et qui se mobilise de manière très massive des ouvriers en bâtiment. Donc il y a eu aussi cette chaîne de solidarité au-là de celles et paysans. C'est vra on va pas revenir sur cette polémique à qui on a envoyé quand même les CRS à l'époque où ils étaient en colère.

Aujourd'hui on on sal nous on a fait une loi sur les questions agricoles. Elle a été malheureusement souvent très détournée alors qu'elle est absolument nécessaire je crois pour garantir de continuer à produire en France tout simplement. Et je crois qu'on voit aussi ce que représente le monde paysan et ce que représente le monde agricole dans des périodes de crise où là tout d'un coup tout le monde les salue.

Ben il faut pas le faire qu'en période de crise. Il faut se souvenir qu'ensuite il faut les accompagner les accompagner dans le cœur de leur mission et de leur travail. Alors je le disais beaucoup de monde aujourd'hui sur les les routes.

Un drapeau noir ici par bison futé dans le sens des départs dans le sud-ouest. Ce serait dommage de tout gâcher. On fait jamais assez de prévention.

Un moo par la fenêtre un barbecue pendant les les vacances qui est mal géré. Ça peut tourner à la catastrophe. en fait de prévention un départ humain.

Alors vous savez, j'ai l'impression qu'il y a des choses qui sont évidentes, mais finalement les évidences parfois il faut les rappeler. La préfette l'a dit, c'est-à-dire que même alors qu'on était au cœur des incendies, on a encore retrouvé des personnes qui allaient de manière illégale en forêt, qui jetait des méga ou qui allumaient des barbecue alors qu'on était au cœur d'incendies qui n'ont jamais été aussi massifs, je veux dire presque monstrueux par leur ampleur et par les dégâts et la désolation que ça a pu causer avec des milliers des milliers d'hectares détruits, des milliers de personnes cent des milliers de personnes qui ont dû être évacué pour certains qui ont perdu leurs habitations. En 9 cas/ 10, ces départs de feu sont des départs humains.

Alors soit parce qu'ils sont volontaires et là c'est criminel, mais ça devient presque criminel aussi quand c'est soit-disant de la mégarde parce que la mégarde ça peut causer les images que nous voyons là parce qu'à un moment on narrive plus à maîtriser parce que les vents parce que les chaleurs extrêmes, parce que l'intensité donc oui il faut évidemment contribuer la prévention. Vous parlez au rur berger de de fermeté depuis le début des incendies. 275 personnes ont été interpellées, 31 écroués, 70 % on le disait pour des incendies volontaires.

C'est les annonces hier de de Laurent Nunes, ministre de de l'intérieur. Mais c'est vrai aussi que certains français se disent que parfois on a on n'est pas assez ferme. La peine la plus lourde prononcée pour le moment est de 4 ans de prison dont 18 mois avec surcis.

Une sanction infligée par le tribunal de de Montmarsan. Euh d'autres pyomanes ont écopé de de 2 ans de prison ou encore 18 mois dont s'y ferme avec possibilité de de porter un bracelet. Est-ce qu'il faut parfois aller plus loin euh même quand on est confronté à des personnes qui sont mineurs ?

Je crois qu'honnêtement personne ne comprendrait au regarde de la désolation absolue des images qu'on voit encore à l'écran qu'ensuite on a des sanction qui ne soient pas à la hauteur du préjudice qui a été causé parce qu'il y a le préjudice humain des personnes qui ont dû évacuer leur domicile des personnes qui ont perdu leur maison préjudice financier parce qu'il va falloir ensuite mesurer l'impact financier y compris sur l'activité qui est touristique par exemple qui a été empêché au cœur de la saison et ça veut dire des emplois derrière qui sont potentiellement menacés. l'État qui va devoir accompagner, qui va devoir soutenir donc c'estd les impôts des Français qui vont être mobilisés parce que évidemment c'est un enjeu les personnes qui ont n'ont pas pu travailler dans la période et puis il y a le dégât écologique majeur. Euh vous avez 120000 hectares qui sont partis en fumée.

Combien de temps pour arriver à restaurer euh ces forêtsl puit de carbone que ça représente. Donc oui, je crois qu'on a besoin d'avoir des sanctions qui sont à la hauteur de ce préjudice sur l'excuse de minorité par exemple. Euh est-ce qu'il faut revenir sur cette excuse de minorité ?

Moi, j'ai déjà eu l'occasion de dire que j'y étais favorable. D'accord. Euh parce que je crois que personne aujourd'hui ne comprend euh qu'on est sur une loi euh qui a été composée à la sortie de la seconde guerre mondiale.

Les mineurs ont changé. Donc il y a un enjeu évidemment de protection des mineurs vulnérables. C'est tout ce sur quoi nous travaillons et on y reviendra dans le casadre de la loi intégrale protection de nos enfants et de l'enfance en danger et des enfants qui sont en souffrance mais zéro naïveté sur la délinquence voire sur de la criminalité y compris quand ça touche des jeunes qui ont par exemple 15 ans ou 16 ans.

On le voit bien aujourd'hui. On a eu trop de drames causés par des très jeunes et on a un rajunissement. On a un rajonissement des victimes parce qu'on a un rajonissement durant la finale de Ligue des Champions, [grognement] on a vu des jeunes de 11 ans ivrent en train de piller des boutiques.

Donc il pose aussi la question de la responsabilité parentale. On a des parents qui sont dépassés, on a aussi des parents qui sont défaillants. Quand on a 11 ans, 12 ans, 13 ans, rien ne justifie qu'on soit livré à soi-même avec le risque ensuite d'être entraîné.

Non, c'est jamais simple évidemment. Euh il y a un certain nombre de mesures nouvelles qui ont été mises en place qui doivent être mobilisées aussi par la justice pour garantir que cette responsabilité parentale elle soit engagé compris financièrement notamment quand il y a des enjeux de réparation parce qu'il y a eu détérioration parce qu'il y a eu des préjudices qui ont été causés parce que c'est toute une chaîne de responsabilité. Ça peut pas être que l'État seul la responsabilité.

C'est une responsabilité collective mais c'est d'abord une responsabilité individuelle et parfois on se repose trop sur les autres en bout de chaîne et donc sur l'état en bout de chaîne. Aurore Berger et on parlait de prévention. Éric Sioti le maire de de Nice a proposé hier une lettre adressée au ministre de l'éducation nationale.

Il veut un hommage aux pompiers dans les écoles à la rentrée pour saluer leur engagement, transmettre le sens du devoir, susciter aussi peut-être des des vocations. Qui sait ? J'entendais un chroniqueur sur ses news et sur Europain qui parlait pourquoi pas à la sainte barbe euh oui la sainte barbe reconnue comme la protectrice des métiers exposés au risque d'explosion ou d'incendie incarne à elle seule le courage face au danger et la fidélité aux valeurs de solidarité et d'abnégation.

Ce serait une bonne idée. En tout cas, je crois qu'il faut qu'on ait pas la mémoire courte parce que souvent on rend hommage quand on est au cœur de la crise à celles et ceux qui nous ont protégé et puis une fois que la crise se referme et bien chacun reprend le cours de sa vie. ce qui est bien normal et on oublie.

Je pense qu'il faut pas oublier il faut pas oublier l'engagement de ces femmes et de ces hommes pour ça l'oreille du ministre de l'éducation nationale je crois qu'on a besoin à la fois une forme de patriotisme. C'est pas un gros mot le patriotisme. On a besoin d'insuffler aussi cette volonté d'engagement.

D'ailleurs, on a beaucoup de jeunes sapeurs pompiers dans nos casernes, c'est-à-dire des très jeunes qui s'engagent et qui ont ce sens-là aussi du service et du service aux Français. Euh et je crois qu'encore une fois, on doit se souvenir de l'engagement de toutes celles et ceux qui ont été mobilisées et qui vont continuer à être mobilisés. Mais parce que même s'il y a cet espoir qui revient, on sait qu'il y a encore des semaines devant nous pour aller jusqu'au bout de l'extinction de tous les incendies et de tous les départs de feu on verra si euh à la rentrée l'idée d'Éric Choti est reprise par le ministre de l'éducation nationale.

Autre thème ce matin que je voulais vous vous soumettre madame la ministre, c'est le racisme antiblanc. Ça concerne directement votre ministère. Euh le président de SOS racisme, Dominique Sopo, estime que l'expression racisme antiblanc n'a pas de pertinence sociologique aux politiques et qu'elle sert principalement les intérêts de de l'extrême droite.

Euh pour le président des SOS racisme, employer l'expression racisme antiblanc ne relève pas d'une démarche antiraciste universelle. Quand on a vu ce qui s'est passé à Crépol avec le meurtre de Thomas Peroto, on a entendu des témoignages chidérants des personnes qui ont dit "On a entendu, on est venu ici pour planter du blanc, on a vu la justice aussi qui finalement a retenu ce terme de racisme antiblan." Quand vous entendez ça, qu'est-ce que vous vous lui répondez ce matin au président de des SOS racisme ?

J'allais le dire, il y a une décision de justice qui est une première et qui va sans doute faire justement jurisprudence. C'està-dire que la justice française a reconnu que le racisme antiblancement existait, mais qu'il pouvait ensuite euh et bien permettre que le pire puisse exister, c'est-à-dire un assassinat, un assassinat d'un jeune qui a été vraisemblablement ciblé délibérément avec l'assassinat de Thomas à Crépol. Donc je crois que le sujet c'est pas de la hiérarchie.

On n'est pas là pour hiérarchiser entre les différents types de racismes. Il y a des spécificités. Il y a des spécificités historiques évidentes sur la question du racisme antinoir et sur la question de l'esclavage et la manière avec laquelle ces stéréotypes continuent à exister.

Mais il ne faut pas encore une fois opposer les racismes entre eux. Il faut qu'on ait ce qu'est la France, c'està-dire un pays qui est républicain, un pays qui est universaliste, un pays qui ne tri pas, un pays qui ne hiérarchise pas entre les combats et un pays qui adresse tous ces combats dans le même mouvement et dans le même temps. Parce que je crois que c'est absolum, je pense que c'est surtout inutile.

Je pense que c'est inutile si vous voulez d'ajouter de la polémique sur la polémique, il y a du racisme, il y a même des racismes et ces racismes devrai chacun devrait évidemment les condamner. il devrait être condamné avec la plus grande fermeté par la justice parce que c'est une circonstance aggravante, c'estàdire cibler quelqu'un à raison de sa couleur de peau, à raison de son identité réelle ou supposée, à raison de son origine, évidemment que c'est aggravé la manière avec laquelle ensuite vous allez pouvoir commettre un délit ou pire même un crime. et la justice encore une fois dans notre pays l'a reconnu dans le cas malheureusement du drame qu'a vécu Thomas Acrépol et surtout Aurore Berger, vous avez réuni trentaine de parlementaires pour préparer une grande loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Cette loi, les Français en ont entendu beaucoup parler depuis le meurtre de la petite Liana, 11 ans, dans le GER se retrouvée morte début juin. Mais elle répond à une réalité qui va bien au-delà de ce de ce drame de de Lana. Les chiffres donnent le vertige.

Plus de 270000 femmes sont victimes chaque année de viol, de tentative de viol ou d'agression sexuelle. Plus de 160000 enfants sont victimes de violence sexuelle. Vous parlez d'ailleurs, c'est ce sont vos motsur bergers d'un d'un continent de violence.

Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut bien se mesurer. Quand on parle des violences sexuelles, que ce soit à l'encontre de nos enfants ou à l'encontre des femmes, on ne parle pas de violences sexuelles qui sont commises à l'extérieur de nos foyers.

C'est d'abord ce qui se passe à l'intérieur et c'est ça qui est le plus insupportable à entendre parce qu'on parle de l'inceste, c'est-à-dire ce que vivent nos enfants de par un membre de la famille notamment ou de par quelqu'un en qui ils ont confiance. Et ces agresseurs-là, ils abusent de cet amour et de la conscience que les enfants. C'est le c'est le cercle en fait familial qui est le premier lieu de de drame dans notre pays.

En fait, ce qui devrait être le lieu le plus protecteur au monde devient parfois trop souvent le lieu qui est le plus destructeur. Et l'enfant évidemment ne se méfie pas de celui qu'il connaît. Il ne se méfie pas de celui qu'il aime, il ne se méfie pas de celui qui devrait le protéger et qui faillit à ce devoir de protection et pire qui en abuse.

Et de la même manière, une femme victime de violence sexuelle dans 9 cas sur 10, elle connaît son agresseur. C'est un ancien conjoint, compagnon, un prétendu ami, un collègue. Donc il faut avoir bien en tête ces réalités.

Et donc ce qu'on veut faire avec les parlementaires, avec l'association sur les sur la loi intégrale, c'est quoi ? C'est dire c'est à la fois une affaire police justice, c'est-à-dire il y a évidemment un certain nombre de mesures encore à renforcer de quantum des peines à renforcer, mais c'est une affaire de société. C'est un fait de société.

Comme c'est un fait [raclement de gorge] de société, ça veut dire que ça doit irriguer tous les ps de la société pour détecter, pour repérer, pour accompagner les victimes. Donc qu'est-ce qui se passe au sein de l'éducation nationale pour pouvoir comprendre ce que nos enfants ont à vivre et pour très vite à Paris également. Évidemment la question de la formation de toutes celles et ceux qui sont au contact de nos enfants, ça on l'a déjà mis dans la loi sur la protection de l'enfance.

Vous savez que malheureusement d'ailleurs la gauche s'est opposée à la perpétuité pour les violeurs en série d'enfance qui est quand même absolument invraisemblable. un nombre viur en série d'enfant il faut le redire la gauche s est opposé la opposé le texte est passé et je le dire aussi aux parents. Le texte il permet justement de rassurer les parents parce que il y a beaucoup de parents inquiets inquiets de mettre leurs enfants dans une colonie de vacances de les envoyer au périscolaire dans un centre de loisirs. l'immense majorité de ces personnels sont formés et désormais dans la loi, nous renforçons tous les contrôles qui sont faits à l'encontre et à l'égard de celles et ceux qui sont au contact de nos enfants.

Nos enfants, c'est les plus vulnérables. On parle en permanence de principe de précaution. S'il y a bien une matière où il devrait y avoir un principe de précaution absolu, c'est évidemment avec nos enfants.

Donc oui, on va faire cette loi intégrale pour aller au bout de tout ce qui doit être fait dans la loi, de tout ce qui doit être fait à l'extérieur de la loi et on l'examinera dès début octobre. J'ai envie de dire mieux vaut tard que jamais, mais après le le drame de Liyana, la justice a lancé un vaste réexamen des procédures concernant les violences sexuelles sur mineurs. Près de 70000 dossiers ont été passés en revue conduisant à près d'un millier d'incarcérations.

C'est c'est énorme. Oui. On se réveille pas un peu tard déjà déjà parce que vous le savez depuis 2017 on a énormément légiféré sur le sujet et on a en grande partie changé la donne sur ce qui se passe concrètement.

On a aujourd'hui des lieux qui existent dans tous les départements pour accompagner, pour repérer, pour détecter. Mais oui, il faut que ce soit un réveil de l'ensemble de la société qui prenne la mesure. En tout cas, je l'espère.

Je l'espère parce qu'il s'est passé quelque chose dans la société. Il s'est passé quelque chose, je crois, pour chaque français qui a mesuré l'ampleur. Vous avez rappelé les chiffres encore une fois et ces chiffres doivent nous interpeller et l'objectif c'est surtout que ça diminue, c'est-à-dire qu'on arrive à accepter qu'il y ait surtout moins de violence dans notre société.

Aucune société ne peut accepter, ne peut se contenter de l'idée qu'on continue à adresser ce niveau de violence à l'encontre et à l'égard de nos enfants. Et donc oui, ça c'est la responsabilité à la fois de l'État, mais c'est notre responsabilité en tant que famille et en tant que société évidemment. Donc on fera cette loi, mais surtout on aura besoin d'un impact sur l'ensemble des Français.

Elle va être votée quand cette loi ? Alors, on va commencer les travaux parlementaires dès le mois de septembre de manière à aller le plus rapidement possible. Vous allez être suivi sur ce dossier par les les parlementaires.

Écoutez, s'il y a bien un sujet où j'espère l'être et j'espère que nous le saurons collectivement, c'est celui-ci, c'est un travail de coconstruction avec les députés, avec les sénateurs et j'espère que oui, non seulement on ira au bout, mais que ça [raclement de gorge] se fera dans un climat qui sera un climat de respect, de confiance, qui pas toujours le cas à l'Assemblée nationale et je l'espère même d'unanimité. J'aurais aimé que ce soit le cas sur le texte sur la protection de l'enfance, voyez, ça n'a pas été le cas. Ouais, donc c'est pas si simple.

C'est jamais simple à l'Assemblée nationale, mais on peut y arriver quand on y met beaucoup d'engagement et d'énergie. On suivra avec attention ce qui se passe à la rentrée. Vous êtes ministre spécialisé dans la lutte contre les discriminations.

Il y a une très forte résurgence de l'antisémitisme Aurore Berger dans notre pays. Euh l'affaire Barbara Bouch, c'est DJ qui a dû quitter la scène. Il a été chassé de scène.

C'est quand même incroyable. On a aussi Amir, un artiste de confession juif qui n'arrive quasiment plus à se produire. Alors, heureusement, il arrive à se produire parce qu'en fait les Français, ils ont envie d'aller voir ces artistes.

Les Français ne regardent pas quelle est l'origine, quelle est l'identité, quelle est la religion. Ils aiment ou ils n'aiment pas des artistes, ils ont envie d'aller les applaudir. En revanche, il y a ceux qui leur mettent des cibles dans le dos.

Et ce qui s'est passé avec Barbara Bouche, c'est ça. C'est un tract. Un tract signé par la France insoumise et un tract qui lui a mis des cibles dans le dos pour faire en sorte qu'elle n'ait pas la capacité à aller au bout d'un concert, à aller au bout d'un spectacle.

Et elle a été chassée de scène. Elle n'est pas partie de son plein gré. Elle est partie parce qu'elle a reçu des projectiles, parce qu'elle a reçu des bouteilles en verre, parce qu'elle aurait pu être blessée et que pour sa sécurité, il a fallu qu'elle quitte la scène.

Et pire, la France insoumise s'en est félicité. S'en est félicité. Ils se sont félicités d'avoir réussi à la chasser de scène.

Mathil Panot a dit effectivement qu'elle comprenait qu'on puissait qu'on puisse avoir une réaction face au déclaration de Barbara. Rien qui justifie chasse par load. On va parler de la loyadent.

D'ailleurs, je sais pas si vous soutenez cette loyad, on a un projet de loi. Je porte un projet de loi sur la lutte contre l'antisémitis. Je l'ai présenté en juillet dernier.

Il sera examiné à la rentrée parce que face à la résurgence de l'antisémitis, moi je n'accepte pas les demi-mesures et je veux qu'on aille évidemment au bout de la protection qu'on doit aux Français. Mais là aussi, ça suppose un réveil collectif et je crois que les Français, ils ont été absolument indignés de voir les images, de voir cette femme seule sur scène, cet artiste seul sur scène chasser de scène parce qu'elle était juive. Elle continue à se produire.

Elle s'est produit la semaine dernière. Amir va continuer à se produire comme Sopia Arab va continuer à avoir ses spectacles malgré la vindicte de la France insoumise et je pourrais continuer cette liste d'artistes qui rendent fiers les Français en dépit encore une fois de celles et ceux qui voudraient les faire. Horreur Berger.

J'espère que vous aurez raison et que tous ces artistes on aurais parce que je sais que les français ils sont attachés. Merci à vous. Je vous souhaite de bonnes vacances.

Merci. C'est gentil à vous aussi. D'accord.