François Bayrou favorable à "une régulation" de l’installation des médecins
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Vous vous battez contre cette proposition de loi, docteur Marti ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
N'y a-t-il pas là une injustice, une inégalité qu'il faut absolument résoudre ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment faire ? Que proposez-vous pour pousser les médecins à aller s'installer dans des zones où les Français ont besoin de médecins ?
- 6:00OuverteRéponse directe
L'obligation de participer à la permanence des soins, ça aussi ça me paraît logique.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Docteur Jérôme MartiChiffre
« 87 % du territoire est en difficulté. 87 % sur 87 % du territoire, des Français rencontent des difficultés d'accès aux soins. »
- 4:00Docteur Jérôme MartiFait
« La méthine générale si on parle de cette spécialité là est la seule spécialité qui n'a pas accès aux honoraires complémentaires. »
- 6:00Docteur Jérôme MartiChiffre
« Le système les garde dans son dernier rapport, l'ordre des médecins dans son rapport de 2024 nous montre que 96 % du territoire est pourvu en garde. »
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[Musique] Le Grand Matin Sud Radio 7h9h Jean-Jacques Bourdin. Le premier ministre François Baou s'est montré plutôt favorable hier à une régulation de l'installation des médecins pour lutter contre les déserts médicaux. Docteur Jérôme Marti, bonjour.
Bonjour Génet, vous êtes médecin généraliste, président de l'Union française pour une médecine libre. Alors François Baï faisait allusion indirectement à une proposition de loi conduite par un député socialiste qui s'appelle Guillaume Garot, cosigné par des députés de tout bord politique. Une proposition de loi dont l'article principal a été rejeté en commission parlementaire la semaine dernière.
Mais Guillaume Garot, le député socialiste en question, souhaite faire revenir dans l'hémicycle et en séance cette proposition de loi qui régule qui propose de réguler l'installation des médecins. Mesure principale, pour s'installer en ville, un médecin devrait demander l'aval de l'agence régionale de santé. Vous vous battez contre cette proposition de loi, docteur Marti ?
À l'évidence, oui, on se bat tous d'ailleurs et tous les syndicats sont unis. la profession est est unie par rapport à ce problème. Vous savez, face à tout problème complexe, il y a toujours une solution qui apparaît simple, évidente, facile à mettre en œuvre et fausse.
Et ça, c'est le type même de solution fausse. Les députés ont ce problème qu'ils sont harcelés par leur par la population qui a voté pour eux, qui connaît d'énormes difficultés d'accès aux soins et donc face à cette population pour se sauver en quelque sorte, ils leur disent "Ben, il y a qu'à les obliger." Sauf que cette solution est totalement fausse et qu'elle va au contraire aggraver le problème.
L'idée l'idée de Guillaume Garot est de repérer les territoires en en en souffrance euh euh et de et de de pousser les médecins à les s'installer dans ces euh territoires. Il est vrai que euh euh docteur Marty, euh pour 1000 habitants de l'heure, il y a moins de deux médecins. Pour 1000 habitants à Paris, il y a neuf médecins.
N'y a-t-il pas là une injustice, une inégalité qu'il faut absolument bah résoudre ? Alors, je vous réponds avec trois réflexions. D'abord, la première, 87 % du territoire est en difficulté. 87 % sur 87 % du territoire, des Français rencontent des difficultés d'accès aux soins.
En fait, il faut pas parler de désert, il faut parler de difficultés d'accès aux soins. Et l'Île-de-Fance dont vous avez parlé, 97 % de l'Île-de-Fance est en difficulté. Oui.
Donc, on voit bien que il n'y a pas de zone vraiment protégée à Toulouse. Toulouse qui est une ville attrayante avec deux facultés de médecine, avec Airbus, avec la mer pas loin, Méditerranée, Oéan, les Pyrénées et cetera. À Toulouse, 100000 100000 Toulousains n'ont pas de médecins traitants.
Donc, on voit bien que la problématique est partout. Et vouloir euh mobiliser, vouloir obliger les médecins à s'installer est une erreur parce qu'on ne peut pas gérer une pénurie. Quand on nous prend l'exemple des pharmaciens, des infirmières et cetera, on a mis des quotas parce que ces professions étaient trop nombreuses.
Là, cette profession, elle est pas assez nombreuse. Si vous gérez une pénurie, en fait, vous agrandissez les trous du grillère, ça sert à rien. Comment faire ?
Que proposez-vous pour pousser les médecins à aller s'installer dans des zones où les Français ont besoin de médecins, que ce soit des médecins généralistes ou spécialistes ? Les solutions les solutions sont assez simples. Ça va vous surprendre.
Moi en 3 ans je vous résous le problème. En fait la méthine générale si on parle de cette spécialité là est la seule spécialité qui n'a pas accès aux honoraires complémentaires. Vous savez les honoraires complémentaires, c'est ce qui permet à des chirurgiens par exemple de prendre au-delà du tarif de la sécurité sociale quand un acte est plus difficile, quand un acte est plus long, quand un acte est multiple et cetera.
Ils n'y ont pas accès. Si vous accordez cet accès aux médecins qui vont donner une journée de leur temps à un exercice dans des zones en difficulté, à ce moment-là, sur leur sur leur professionale, sur l'exercice principal, ils accèdent au secteur 2. Si vous faites ça, ils vont aller faire ça.
Et pour les autres spécialités qui ont déjà le secteur 2, vous allez créer des pôles de consultation et d'hospitalisation parce que le politique dans sa grande intelligence a fait des hôpitaux usine et a centralisé les hôpitaux. Et aujourd'hui les Français sont loin des hôpitaux, sont loin des spécialistes. Donc il faut recréer ça.
Il faut créer des hyper maisons médicales avec le scanner, avec l'IRM, avec le centre de prélèvement, la pharmacie et cetera. Et les spécialistes qui vont aller donner une journée de leur temps à ces pôles là, à ce moment-là, pareil, auront dans leur exercice principal soit des avantages fiscaux, soit un meilleur salaire. Si vous faites ça, vous allez créer, vous allez réaménager le territoire.
Le politique depuis 30 ans, ce même politique, monsieur Garot et d'autres politiques, ces mêmes politiques qui ont porté des réformes successives, qui ont détruit notre système de santé, veulent autre jour veulent aujourd'hui obligés, ils veulent ni plus ni moins faire ce qu'ils ont fait à l'hôpital et à l'hôpital, on voit l'état de notre hôpital public. Euh, docteur Marty, l'obligation de participer à la permanence des soins, c'est-à-dire à des gardes, ça aussi ça me paraît logique. Non, mais même erreur Jean-Jacques Brudin.
Le le système les garde dans son dernier rapport, l'ordre des médecins dans son rapport de 2024 nous montre que 96 % du territoire est pourvu en garde. Seulement 4 % du territoire ne l' pas. Simplement, le politique n'a pas fait le job.
Les les Français ne savent pas qu'ils ont un médecin de garde à partir de 19h et qu'ils peuvent appeler le 15 qui va leur donner le médecin de garde. Ils ne le savent pas, ils ne le font pas. Je prends des gardes depuis des années et des années.
Quand je suis de garde le soir, je vois un deux patients entre 20h et minuit. Quand j'ouvre mon cabinet, moi entre 20h et minuit, j'envoie 15. Donc ça prouve bien que avec le système de garde, les Français ne sont pas au courant.
Il faut juste qu'on ait une grande campagne qui va leur expliquer comment ils peuvent avoir un médecin le soir et ils le trouveront. 97 % du territoire est pourvu. Hm.
Bien. Merci euh docteur Marty. Merci à vous.
Euh on on suivra ce dossier. Merci. On suivra ce dossier parce que parce qu'il est important, parce qu'il nous concerne tous et euh euh parce que il va bien falloir euh imaginer des solutions pour répondre à la réalité qui est qu'on manque de médecin généraliste ou spécialiste dans certaines régions de France ou dans certaines villes.
Il est 7h19.
François Bayrou