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DébatSud Radio (sur YouTube)· 9 octobre 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & international

Emmanuel Macron est-il le pire président de la Ve République ?

Source d'origine 2 locuteurs

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteRéponse partielle

    Est-ce que, franchement, Emmanuel Macron peut avoir encore des avis positifs aujourd'hui ?

  • 7:21OuverteRéponse directe

    Votre réaction sur Emmanuel Macron, qu'en pensez-vous quand on dit que c'est peut-être, enfin en tout cas c'est une question, le pire président de la Ve République ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:51InvitéChiffre
    « ces 1 000 milliards, ils sont dans la poche des Françaises et des Français. »
  • 6:01InvitéFait
    « c'est quand même le président qui nous a dit qu'il fallait arrêter le nucléaire pour sauver la planète, et le même président nous dit, il faut réinvestir dans le nucléaire. »
  • 8:42InvitéFait
    « on s'est fait marcher dessus et on continue de se faire marcher dessus à cause du Mercosur. »
  • 11:08InvitéFait
    « c'est Wagner qui est arrivé à notre place. »

Temps de parole

  • Invité33 %
  • Invité 217 %
  • Invité 317 %
  • Invité 416 %
  • Présentateur11 %
  • Présentateur 26 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce n'est pas le moment de changer de président de la République parce que, par définition, la parole de la France à l'étranger, et heureusement avec l'instabilité gouvernementale que nous connaissons depuis un an, le visage à l'étranger, c'est le président de la République. Et donc cette stabilité, et je ne parle pas de sa personne, parce que vous connaissez la loyauté que j'ai pour sa personne, néanmoins, pardon, je parle moi de sa fonction, et donc cette institution présidentielle, elle doit être protégée et préservée.

Et pour en parler, bien entendu, nos vraies voix du jour, on va commencer par peut-être celui qui va défendre le président de la République, Sébastien Ménard, impopularité record aujourd'hui, avec des dettes qui s'envolent, une instabilité politique qui progresse chaque jour. Est-ce que, franchement, Emmanuel Macron peut avoir encore des avis positifs aujourd'hui ?

0:58
Invité

Les avis positifs ? Ne levez pas les yeux quand je vous pose cette question, ça m'agace. Et puis je n'ai pas deux heures pour nous convaincre. De toute façon, ça ne suffirait pas, a priori. Non, non, ce n'est pas moi qu'il faut convaincre, c'est les auditeurs. Surtout qu'on termine l'émission d'au 1h54, alors. Non, mais on a...

1:12
Présentateur

Moi je suis apolitique, vous le savez.

1:13
Invité

On a une crise, et institutionnelle, un peu, et politique surtout, liée à, on l'a déjà dit, mille fois sur cette antenne, à une dissolution. D'aucuns disent que c'était une énorme bêtise. Je dis que la dissolution n'était pas une bêtise, c'est l'après-dissolution. C'est la convocation, convoquer des Français, c'est jamais la pire des solutions. Il a été, quelque part, désavoué, en tout cas, estimait-il, être désavoué dans les urnes. Rappelez-vous, c'était la fameuse consultation européenne, c'était les élections européennes. Il décide de dissoudre pour tenter d'avoir une représentation nationale, je dirais, plus proche de ce qu'est la France au moment où il décide de le faire.

C'est la suite qui n'est pas bonne. La suite qui n'est pas bonne, c'est-à-dire le tripatouillage électoral qui fait que celles et ceux qui gagnent au premier tour, vous les faites perdre dans des combinaisons totalement... Hasardeuses ? Non, mais hasardeuses, je ne sais pas. Un peu quand même. Parce qu'en fait, il n'y a rien d'hasardeux. Il savait très bien qu'en combinant les uns et les autres, qu'il ferait barrage au Rassemblement National. Parti politique que je combats par ailleurs, c'est toujours intéressant de le rappeler. Et depuis, on est dans une instabilité politique qui vienne secouer le fonctionnement institutionnel.

Le président de la République, il ne s'en cache pas, il est évidemment responsable de cette situation. Est-ce qu'il est responsable de tous les maux de la France ? Mais il faut arrêter avec ça.

2:36
Présentateur

Vous ramenez un peu là, c'est monsieur Ménard.

2:38
Invité

Non, mais je ne rame pas du tout. Mais on est là en train de chercher un bouc émissaire à tout, à tous nos maux, à tous nos problèmes. La guerre en Ukraine, c'est lui. Gaza, c'est lui. Le chômage, c'est lui. La dette, c'est lui. Personne n'a dit ça. Personne n'a dit pour guetter l'Ukraine. Quand on parle d'un truc très concret, les 1 000 milliards de dettes, ce n'est pas les 1 000 milliards de dettes d'Emmanuel Macron. Je rappelle quand même, c'est encore ce que je disais hier soir à des tas de chefs d'entreprise. Ça va faire tourner la parole. Ces 1 000 milliards, ils sont dans la poche des Françaises et des Français. Ah non, je ne les ai pas vus en ce qui me concerne.

Peut-être pas non, mais vous avez un certain nombre d'entrepreneurs, d'actifs, de salariés, de professions indépendantes qui ont profité du quoi qu'il en coûte. Je me suis dit qu'on vivait une époque formidable, parce que je crois que c'est la première fois de ma vie que je suis d'accord avec Alain Minc. Alors ça veut vraiment tout dire, surtout qu'il s'est très souvent trompé, mais même pratiquement toujours trompé. Et là, je me dis, Alain Minc a raison, c'est le pire président de la Ve République. Et le pire, c'est que Hollande, qui a été le seul président élu à ne pas se représenter, tant son bilan était brillant, faut-il le rappeler.

Et Hollande, il avait sur lui, il attirait sur lui, quelque part un peu du mépris, parce que tout le monde se disait, il n'était pas fait pour le costume. Alors que Macron, je pensais que Sarkozy avait atteint l'acmé de la haine que pouvait subir un président. Mais je me dis que par rapport à Macron, Sarkozy était adoré. Et je me demande comment il a pu faire pour arriver à un tel niveau de détestation. Mais sur Alain Minc, pardonnez-moi, juste un truc, la réalité, c'est que la réaction d'Alain Minc est à la hauteur de ce qu'Alain Minc a fait pour Macron, et la manière dont Macron a viré Alain Minc de l'Elysée, et notamment de ses consultations. Mais évidemment que c'est le cas, évidemment.

Je crois qu'à cette question, ceux qui répondent le mieux, c'est mes amis à l'étranger, quand je leur pose la question, ils ont tous à peu près la même réponse, en disant depuis le général de Gaulle, c'est de pire en pire vos présidents, ils oublient Pompidou et Giscard, parce que pour eux, ils n'existent pas, ils ne les ont pas dans la tête, ils sont à l'étranger, etc. Mais ils ont De Gaulle, ils ont Mitterrand, ils ont Chirac, et ils nous disent, c'est de pire en pire. Et moi, je ne suis pas d'accord avec ce qui vient d'être dit en disant, depuis la dissolution, mais ça allait mal bien avant.

C'est bien avant la dissolution qu'on se fait sortir de toute l'Afrique, que nos alliés ne sont plus des alliés, qu'au niveau social et économique, c'est le souk. Pourquoi ? Mais parce qu'il a un égo surdimensionné, il n'arrive pas à s'entourer, quand les gens lui résistent, ils les virent, c'est Alain Mink. Alors Alain Mink m'agace un peu, parce que c'est un de ceux qui a fait, il a fait Macron, et il vient, quand il nous parle de Macron, et qu'il précise sa loyauté, des loyautés comme Alain Mink, moi j'en veux pas, je veux bien des amis, mais pas des amis loyaux comme Alain Mink. Je perds des mois de mes ennemis, mon ami, je m'en occupe.

Mais effectivement, Emmanuel Macron, sans doute parce qu'il est totalement auto-centré... Enfin, il n'est pas là pour répondre, donc on ne va pas le charger non plus. Il est totalement auto-centré sur lui-même, et le pire président de la Ve République. Et j'aimerais dire, vous l'avez dit, Philippe David, c'est qu'il y avait tellement d'espérance, tellement d'attente, qu'aujourd'hui le rejet, et quelque part la révolte intellectuelle, et j'ai envie de dire sociale, allons-y, contre le président de la République, est à la hauteur des espérances qu'il avait soulevées quand il a proposé de rassembler les bonnes volontés de droite, de gauche, et tout ça de par le centre.

Voilà, la réalité c'est aussi ça. Donc il a une responsabilité. Mais bien sûr, je ne dis pas le problème, c'est un problème aussi de l'emploi du mensonge permanent. C'est quand même le président qui nous a dit qu'il fallait arrêter le nucléaire pour sauver la planète, et le même président nous dit, il faut réinvestir dans le nucléaire. Les français ne sont pas tellement stupides, et à un moment, à force de leur dire tout et son contraire, la classe politique et le président est complètement décribilisé.

6:22
Présentateur

Vous appelez au 0826 300 300, si vous êtes d'accord ou pas d'accord, en tout cas vous êtes les bienvenus, et c'est important d'avoir un débat apaisé. Merci, à tout de suite. Et autour de cette table, Sébastien Ménard, éditorialiste et patron de presse libre et entrepreneur dans la foodtech, Joseph Touvenel, vice-président du Centre Européen des Travailleurs et ancien vice-président de la CFTC. Et puis vous, au 0826 300 300, revenez sur cette question, Emmanuel Macron est-il le pire président de la Ve République ?

6:59
Invité

Et pour le moment, vous dites oui, avec un score brechenévien de 96%, ça a un peu baissé. On descend, merci.

7:06
Présentateur

La preuve que... Bah oui, vous avez une influence, Sébastien Ménard, sur les auditeurs. Bonsoir, bonsoir. Et au 0826 300 300, c'est Laurent qui est avec nous de Toulouse. Bonsoir Laurent, bienvenue sur Sud Radio.

7:17
Invité

Bonsoir. Merci pour votre accueil.

7:21
Présentateur

Votre réaction sur Emmanuel Macron, qu'en pensez-vous quand on dit que c'est peut-être, enfin en tout cas c'est une question, le pire président de la Ve République ?

7:31
Invité

Alors, je dirais que c'est le président qui a eu le plus d'opportunités de tout le président de la Ve République de faire de quelque chose de génial pour la France. C'est-à-dire que d'un point de vue stratégique, il aurait pu se placer dans une sorte de neutralité, essayer de voir avec quel pays émergent nous pourrions travailler pour pouvoir augmenter notre marché extérieur, au lieu de toujours compter soit sur les Etats-Unis, soit sur les alliés d'Europe qui ne sont pas forcément nos alliés d'Europe.

Ensuite, il y a aussi la gestion des crises globales qui n'a pas été bonne, que ça soit pour Taïwan, où justement, lorsqu'on parlait de Taïwan, il aurait pu dire que la France se mettait en position et il a décidé de dire que c'était l'Europe. Donc, à chaque fois qu'il a voulu faire quelque chose, c'est comme si, à chaque apparition, il désincarnait la France. Et pourtant, à chaque apparition, il aurait pu avoir l'opportunité de mettre la France en valeur. Pareil, en Afrique, on aurait pu être encore sur le terrain. Les Russes n'auraient pas pris le marché si nous n'avions pas été aussi ridicules.

Pareil, au niveau de la frontière qui nous sépare avec le Brésil, vous voyez, au niveau de la Guyane, on s'est fait marcher dessus et on continue de se faire marcher dessus à cause du Mercosur. Donc, effectivement, à ce moment-là, il aurait pu trouver même un marché qui aurait pu nous unir, puisque il y a la Guyane, il y a les Antilles. Donc là, on aurait pu travailler et avoir encore des marchés qui rentraient. D'ailleurs, les Antilles ne demandent que ça pour ne plus évoluer et ne pas forcément être complètement dépendantes de la France. Et puis après, il y a tout ce qui se passe en France au niveau sécuritaire. On voit bien que ces dix dernières années, ça va de mal en pi.

Et effectivement, il aurait pu être le meilleur président de la République, mais il a préféré faire le contraire. Pensez qu'à lui, à son ambition d'être président peut-être de l'Europe, mais finalement, il se retrouve seul. Il n'y a plus rien. Philippe ? Alors, c'est vrai que sur le régalien, c'est un échec total, il faut quand même le dire, sur l'insécurité. Alors, la politique internationale, on s'est fait virer de notre précaré africain. Et il a quand même une grande responsabilité, parce qu'on ne gère pas l'Afrique comme on gère les autres continents, surtout quand on est un président français. Moi, j'en ai parlé avec des amis qui travaillent... Mais ça veut dire quoi, Philippe David ?

On ne gère pas l'Afrique. Je vais vous prendre un exemple. Je suis inquiet quand je vous entends. Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'une chose, j'en ai parlé avec des amis qui bossent beaucoup avec l'Afrique, qui y vont régulièrement, et même des amis africains. Un président français, il ne passe pas la nuit à faire la java avec la chemise ouverte pleine de sueur, avec des gens autour de soi, avec Kinshasa. Pour eux, l'image de la France, ce n'est pas ça. Pour eux, l'image d'un président de la République française, ce n'est pas ça. D'accord ?

Et ça, moi, j'en ai parlé à des amis africains et des amis qui travaillent avec l'Afrique, qui travaillent depuis des années avec l'Afrique, qui me disent, Philippe, son comportement nous a cramés de partout. Et ça, c'est quand même une réalité. Mais pardonnez-moi... Imaginez-vous, Général, devant l'Afrique jusqu'à pas d'heure... La France-Afrique, c'est fini. Non, mais c'était fini avant Macron. Non, mais c'était fini avant Macron. Et s'il vous plaît, il n'est pas responsable des changements politiques profonds, très profonds, au Burkina Faso, au Sénégal ou ailleurs, où on ne veut plus d'ingérences étrangères. Enfin, ils ont les ingérences russes et chinoises à la place.

Non, mais c'est pas... Attendez, ils ont des ingérences économiques, mais ils n'ont pas d'ingérences politiques. Pardon ? Ils n'ont pas d'ingérences politiques. Mais vous rigolez. Au Sénégal, il n'y a pas d'ingérences politiques. On ne parle pas de Sénégal, mais le Burkina Faso, etc., où on s'est fait virer, c'est Wagner qui est arrivé à notre place. Wagner, c'est le faux-né du régime russe. Mais Wagner, c'est un choix militaire par... Donc, c'est un choix militaire. Ce sont des milices. Oui, donc, politique. Le meilleur exemple aussi, je trouve... On y va.

Quand, en Afrique, est organisé un sommet de la francophonie, comme c'est régulièrement fait, une fois en France, une fois dans un pays d'Afrique, que le président de la puissance invitante sort de la salle, et où il y avait un problème de clim, et que notre président de la République déclare... Vous n'allez pas le ressortir à chaque fois. C'est la réalité. Mais attendez, la France en Afrique, ce n'est pas ça. Ça veut dire qu'en Afrique, il y a des spécificités culturelles. Le chef et le chef, et ne pas perdre la face, c'est particulièrement important. C'est important pour tout le monde, particulièrement en Afrique.

Quand le président français dit, ah, il est parti réparer la clim, il ne faut pas s'étonner que quelques mois plus tard, on soit viré de ce pays. Ce n'est pas ça, la France en Afrique, et ce n'est pas pour ça qu'on est viré. Je suis désolé, regardez les partenariats qui ont été signés au Maroc. Aujourd'hui, l'acteur, enfin, le seul pays qui est capable de driver économiquement en matière de modernité, en matière de nouvelles technologies, en matière d'aménagement du territoire, etc., c'est le Maroc en Afrique. Quel est le partenaire stratégique du Maroc ? C'est la France. Mais il vous avait fâché avec le Maroc avant de se rabibocher, faut-il le rappeler.

En tout cas, il l'a bien fait, et l'important, c'est qu'il a fait mieux que ses prédécesseurs sur le sujet. C'est le seul cas, c'est le Maroc, vous voyez, que c'est l'objectif.

12:37
Présentateur

C'est important de le dire. Merci beaucoup. Allez, vous restez avec nous tout de suite, on n'y croit pas.