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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 8 juin 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsJusticeSécurité

Bonjour chez vous ! du 8 juin 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 47 %Attaque 29 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous redoutez les ingérences électorales pendant la présidentielle ?

  • 8:03RelanceRéponse partielle

    Comment on peut lutter contre ces ingérences ?

  • 10:04OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette commission d'enquête sur le financement privé des politiques publiques ?

  • 14:43RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous avez pensé de ces réponses ?

  • 21:53OuverteRéponse directe

    Vous êtes très mobilisée contre la désinformation, qu'est-ce qui vous a poussé à agir ?

  • 30:30OuverteRéponse directe

    Les parlementaires vont se mobiliser, est-ce qu'il faut une commission d'enquête ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:37PrésentateurChiffre
    « Elle représente près de 70 000 affaires. »
  • 10:41InvitéChiffre
    « 90% des acteurs de la philanthropie sont des acteurs formidables qui permettent dans notre pays l'innovation sociale. »
  • 12:11InvitéFait
    « François Hollande n'aime pas les riches, et moi, je n'aime pas les socialo-communistes. C'est ce qui m'a donné l'occasion de déménager. »
  • 13:13InvitéFait
    « Je me définirais comme étant au centre de la droite. »
  • 28:45Invité politiqueFait
    « Il n'y a aucune raison qu'il y ait un système qui échappe à la responsabilité personnelle. »
  • 29:17PrésentateurChiffre
    « Le sujet aujourd'hui c'est 70 000 plaintes de violences sexuelles contre des enfants qui sont en souffrance sur 3 millions de plaintes qui sont aujourd'hui en souffrance. »
  • 31:32PrésentateurChiffre
    « 7 ans à la tête de l'État entre 1974 et 1981. »
  • 35:15Invité politiqueFait
    « la mise en place de CLSPD que j'ai institué depuis 2018 dans ma ville »
  • 36:10PrésentateurFait
    « c'est la première femme du chef d'état à mettre en place un secrétariat particulier à l'Elysée »
  • 44:25PrésentateurFait
    « c'est lui qui prend la décision en décembre 1980 en conseil de défense de lancer un porte-avions nucléaire »
  • 44:58PrésentateurFait
    « il faut que la France cesse de travailler moins, de dépenser plus et d'emprunter la différence »
  • 45:44PrésentateurFait
    « il jouait de la Gordéon, il aimait jouer au foot, il dînait avec les français »
  • 55:50InvitéFait
    « il nous faut davantage de gendarmes, davantage de magistrats, davantage de professionnels de santé »
  • 1:12:50PrésentateurFait
    « On est chez nous. »

Temps de parole

  • Présentateur87 %
  • Invité4 %
  • Invité 23 %
  • Valéry Giscard d'Estaing2 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver en ce lundi 8 juin. Et comme tous les jours, on va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. Voici le programme. 6000 personnes réunies hier à Florence dans Le Gère pour rendre hommage à Liana. L'émotion mais aussi la colère et les questions face au dysfonctionnement. Laurent Nunez a reconnu hier un échec, un drame qui aurait pu être évité. Gérald Darmanin demande au procureur de reprendre l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants.

Nous irons dans Le Gère dans 50 minutes. Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne présidentielle hier depuis Saint-Denis, se voulant comme la première force politique de gauche actant la mort de la primaire. Peut-il encore incarner le vote utile ? Peut-il être le challenger du RN ? Le débat dans une heure entre nos éditorialistes. 45 ans après le départ de Valéry Giscard d'Estaing de l'Elysée, que reste-t-il de son héritage ? La France peut-elle encore être gouvernée au centre ? Nous poserons la question à Louis Giscard d'Estaing, le fils de l'ancien président. Il publie VGE, le Visionnaire, un livre préfacé par Emmanuel Macron.

Cette présidentielle se fera-t-elle sous influence d'ingérence étrangère, de médias d'opinion ? Notre démocratie est-elle menacée ? La sénatrice socialiste Colombes-Bruxelles est notre invitée. Bonjour, vous êtes la rapporteure de la commission d'enquête du Sénat sur les mécanismes de financement des politiques publiques par le privé. Vous avez auditionné notamment le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Terrain. On y revient dans quelques instants. Voilà pour le programme, on est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et d'abord le journal avec Quentin Calmet. Bonjour Quentin. Bonjour Auriane, bonjour à tous. Elle a une de ce lundi 8 juin l'hommage à Liana.

Oui, une marche blanche était organisée hier dans le Gers. On retient l'émotion de la famille et des proches de la petite fille retrouvée morte jeudi. Dans le même temps, la polémique est vive sur le traitement judiciaire des plaintes pour viol sur mineurs. Toutes les images avec Cécile Cixoux.

2:11
Invité

L'émotion, la tristesse et un silence de cathédrale. Le père et la mère de Liana ont mené le cortège, une banderole à la main et un message. Plus jamais ça, une famille effondrée par le drame qui a touché leur fille. Notre petit monde tout entier s'est écroulé. Une fois de plus, je nourrais les mots pour décrire ce drame abominable qui touche notre famille. Nous tenir devant nous tous et de tous aujourd'hui et parler de Liana est surréaliste. Plus de 6000 personnes vêtues de blanc sont venues se recueillir à Florence. L'émotion a laissé place à la colère. Le suspect avait plusieurs plaintes déposées contre lui pour viol sur mineurs. Le dysfonctionnement de la justice et tout.

Il y en a ras-le-bol. Ça n'aurait pas dû arriver si le travail aurait été fait en amont. S'ils auraient fait ce qu'il fallait, ce monsieur aurait été en prison et cette petite serait toujours ici.

3:05
Présentateur

On a marre que nos enfants subissent des violences comme ça.

3:10
Invité

Une onde de choc entendue par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui reconnaît des dysfonctionnements dans cette affaire. Cette affaire est un échec. On comprend que nos compatriotes s'étonnent, que dans un dossier comme celui-ci, où il y avait déjà des éléments d'enquête qui étaient assez accablants, on comprend mal que la personne n'ait pas été entendue. Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a lui donné un mois au procureur pour reprendre l'intégralité des plaintes qui concernent les enfants.

3:37
Présentateur

Elle représente près de 70 000 affaires. Et moi, je ne partirai pas en vacances. Et il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances tant que je n'aurai pas vu un par un les procureurs généraux pour qu'on fasse ce bilan de sa cour d'appel, qu'on voit ce qui manque, s'il y a des difficultés ici ou là.

3:52
Invité

D'autres plaintes pourraient être déposées contre le suspect Jérôme Barrella. En détention provisoire, il nie toujours les faits. Et j'ajoute qu'une centaine de rassemblements sont prévus devant les tribunaux partout en France ce soir, à 19h pour dénoncer, je cite, l'injustice de Troorienne.

4:09
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon lance sa campagne présidentielle et se pose en leader de la gauche face au RN. Voilà, le leader de la France insoumise qui tenait son premier meeting de campagne à Saint-Denis, devenu la vitrine du mouvement. 26 000 personnes étaient réunies pour écouter Jean-Luc Mélenchon, selon les organisateurs. Il a évoqué la bataille à gauche. Écoutez un extrait. Vous savez que pour une fois, les étoiles sont alignées. que pour une fois, sans contestation possible,

4:40
Invité

la première force politique de la gauche et du changement, la voici ! La primaire est finie ! C'est nous qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne et bienvenue à tous ceux qui veulent participer à la bataille pour la sixième république écologique et sociale.

5:11
Présentateur

Un gendarme tué dans le crash de son hélicoptère dans le Loiret. Trois gendarmes étaient à bord. Ils étaient en mission de recherche d'une personne disparue. Le pilote et le mécanicien ont été évacués, conscients, mais en urgence absolue. L'adjudant, en revanche, Dorian Larigaudry a perdu la vie. Le ministre de l'Intérieur qui a exprimé sur les réseaux sociaux sa profonde tristesse, on le voit dans ce message. Malgré la trêve au Moyen-Orient, les échanges de tirs ont repris entre Israël et l'Iran. Deux mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu déjà très fragilisé, la région menace de s'embraser une nouvelle fois. Jérusalem s'est réveillée au son d'une explosion ce matin.

Quelques heures plus tôt, la télévision d'État iranienne avait fait état également d'explosions à Téhéran ou encore à Ispahan. Le président chinois est arrivé en Corée du Nord. Il s'agit de la première visite d'un chef d'État chinois en Corée du Nord depuis 2019. Le tout dans le contexte d'un risque nucléaire accru. La Corée du Nord ayant déclaré irréversible, je cite, son statut de puissance atomique. – Merci Quentin, on revient dans quelques instants avec vous sur l'audition de Pierre-Édouard Sterrin au Sénat. Ingérence électorale, médias d'opinion, notre démocratie est-elle en danger ?

– Colombre-Salle, merci d'être avec nous, êtes sénatrice socialiste de Paris, rapporteur donc de cette commission d'enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par le privé et les risques que cela entraîne pour la démocratie. Vous avez auditionné le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Sterrin. Pierre-Édouard Sterrin, Vincent Bolloré, Mathieu Pigas, sont-ils les nouveaux manias de l'influence ? La campagne présidentielle sera-t-elle bouleversée par des médias d'opinion et par l'influence de ces milliardaires ? D'abord un mot, Colombre-Salle, avant de revenir sur votre commission d'enquête.

Sébastien Lecornu, cette semaine, a prévu de réunir les forces politiques sur les ingérences électorales. Ce qui s'est passé pendant les municipales, ce qui risque de se passer pendant la présidentielle, il souhaite faire le point. Est-ce que vous les redoutez, ces ingérences électorales pendant la présidentielle et les conséquences qu'elles pourraient avoir sur le scrutin ? Bien sûr. Bien sûr parce qu'elles ont déjà existé à l'étranger. On se rappelle des élections en Roumanie. Parce qu'elles ont commencé à exister dans un certain nombre de scrutins électoraux en France. Et donc bien sûr qu'elles doivent être redoutées et qu'elles sont redoutées.

Qu'elles soient des ingérences étrangères, qu'elles soient des coalitions étranges qui se permettent de peser sur le scrutin. Nous avons aujourd'hui quelques armes au sens démocratique, notamment avec le travail qui est effectué par Vigénume. Mais il faut aller bien au-delà si on veut que l'ensemble des Français, pour le scrutin à venir, qui n'est pas n'importe quel scrutin, aient en main toutes les clés, toutes les cartes pour faire leur choix de manière éclairée. Et aujourd'hui, on est dans une situation de fragilité. Mais comment on lutte ? Parce que là, c'est pas rien que le Premier ministre réunisse toutes les forces politiques. Comment on peut lutter contre ces ingérences ?

Il y a évidemment le fait d'observer, c'est notamment le rôle de Vigénume sur les ingérences étrangères, observer tout ce qui se passe et ensuite avoir les moyens de rétablir la vérité et de lutter contre ces formes de gros conglomérats qui existent sur le traitement des, pardon pour l'anglicisme, des fake news. Là-dessus, on a besoin de contrôle démocratique, on a besoin de médias qui effectuent ce travail et donc on a besoin, par exemple en France, d'un renforcement des moyens de l'ARCOM, qui doit pouvoir, c'est une proposition qui a été faite. Qui est le gendarme de l'audiovisuel. Qui est pas à même aujourd'hui de lutter contre ces ingérences. Voilà, exactement.

Et donc de rehausser le niveau d'intervention de l'ARCOM, notamment sur le traitement de ces fake news. parce qu'elles peuvent être des ingérences étrangères comme elles peuvent être des stratégies d'acteurs nationaux. Parce que l'ARCOM est dépassée aujourd'hui ? L'ARCOM aujourd'hui n'a pas tous les pouvoirs et l'ARCOM par ailleurs est en effet un peu dépassée par le nombre de sujets qui sont face à elle. Et puis on a le sujet des GAFAM, parce qu'ils sont évidemment au cœur de ces fabriques d'accélération. Je pense aussi au travail qui est en train d'être fait par nos collègues Laurent Laffont, Sylvie Robert, Agnès et Vrennes sur ce qu'ils ont appelé les zones grises de l'information.

On a des zones d'information qui sont très encadrées, et l'ARCOM, on est le gendarme. Et puis on a ces zones grises d'influenceurs autoproclamés qui ne répondent à aucune des marges de certification de la véracité des informations. Ils sont en train de finir leurs travaux. Je pense que c'est important qu'on regarde bien la chaîne parce que cette chaîne d'information, cette chaîne de fabrique d'information qui peut être de la fabrique d'opinion, elle aboutit à dévier, dériver la franchise, la transparence d'un scrutin aussi majeur que le scrutin présidentiel. Pourquoi vous avez voulu cette commission d'enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par le privé ?

Quelles étaient vos inquiétudes et quelles sont vos attentes ? Nos inquiétudes, elles étaient le fait que dans un certain nombre de politiques publiques, la baisse des financements publics où sa complexité faisait rentrer dans le jeu beaucoup d'acteurs privés. Et on s'interrogeait sur le fait que ces acteurs privés aient ou non des stratégies qui ne soient pas uniquement celles de la philanthropie. Et puis on s'interrogeait sur la transparence en termes de financement parce que la transparence, ça garantit le fait que tout un chacun puisse à minima savoir de qui on parle et de quoi on parle.

Quatre mois après le début de nos auditions, force est de constater que 90% des acteurs de la philanthropie sont des acteurs formidables qui permettent dans notre pays l'innovation sociale, des projets qui font du sens, qui font du commun. Et puis il y a d'autres acteurs. Et de ce point de vue-là, l'écosystème autour de Pierre-Édouard Sterrin est intéressant. Il y a des acteurs qui passent leur temps à être dans des stratégies d'opacité. Personne ne sait jamais de qui on parle et qui finance quoi. Avec manifestement un agenda politique. Et Pierre-Édouard Sterrin ne s'en est pas caché lors de son audition la semaine dernière. C'est peu de le dire.

Et qui pour autant, sous couvert d'activités de philanthropie, finance dans le champ de l'éducation, dans le champ de la culture et du patrimoine, dans le champ de l'ensemble de l'accompagnement des personnes en fragilité. C'est une question pour le coup purement démocratique. Et justement, on va revenir sur cette audition de Pierre-Édouard Sterrin. C'est votre éclairage Quentin, Pierre-Édouard Sterrin, qui s'est montré durant cette audition calme et courtois, assumant ses prises de position libérales et conservatrice. Ce sont ses mots. Effectivement.

C'est un homme affable, très respectueux, qui a témoigné en visio jeudi devant votre commission d'enquête sur le financement privé des politiques publiques. C'est déjà une surprise en soi, parce que jusqu'à présent, Pierre-Édouard Sterrin avait refusé ce type d'audition. Il ne s'était pas présenté à l'Assemblée nationale après une convocation similaire. Et donc, globalement, on peut le dire, le ton a été très courtois. Mais dès le début de l'audition, l'homme d'affaires a mis les pieds dans le plat. Il est exilé fiscal depuis 2012, début de la présidence de François Hollande. François Hollande n'aime pas les riches, et moi, je n'aime pas les socialo-communistes.

C'est ce qui m'a donné l'occasion de déménager, a-t-il dit. Et Pierre-Édouard Sterrin a expliqué que l'argent qu'il n'avait pas versé aux impôts depuis cette date avait servi à financer en France des projets d'intérêt général ou des projets métapolitiques, je cite. Et Pierre-Édouard Sterrin s'est défini politiquement lors de cette audition. Voilà, Pierre-Édouard Sterrin qui a raconté son parcours. C'était assez intéressant. On découvrait aussi certaines informations sur son enfance, classe moyenne, des difficultés à l'école. Mais un homme qui a lancé des myriades d'entreprises, des projets pour faire fortune jusqu'à devenir milliardaire.

Une fois cette fortune amassée, il dit avoir voulu essayer de faire le bien. Ce sont ces mots-là encore avec des entités, le Fonds du Bien commun et la Fondation Périclès qui sont au cœur de votre enquête, Colomb-Brossel. Mais il a refusé d'être défini comme proche de l'extrême droite. On écoute un extrait de son audition jeudi matin.

13:13
Invité

Il fallait me définir politiquement, je me définirais comme étant au centre de la droite. J'ai été militant RPR dans les années 80, bien que j'ai été très jeune à l'époque. Et donc voilà, je suis au centre de la droite et donc j'ai essayé de contribuer à travers Périclès à la diffusion de ces idées qui me semblent être utiles et importantes pour la France.

13:36
Présentateur

Et Pierre-Edouard Serrin s'est montré flou sur les flux financiers de son empire philanthropique. Cet argent, il est où ? Il va où ? Il sert à quoi ? C'est ce que vous avez demandé, Madame Brossel. Quand la présidente de la commission d'enquête, c'est la centriste Sonia de la Provoté, elle, elle a regretté de ne pas pouvoir regarder à l'intérieur du moteur. Pierre-Edouard Serrin qui a décrit une organisation articulée autour de sa holding belge qui redistribuerait les profits de ses activités entrepreneuriales vers ses structures philanthropiques. Mais sur les aspects techniques, il a admis toutefois ne pas être en mesure de répondre précisément. Écoutez un deuxième extrait de son audition.

14:12
Invité

Tout ce qu'on fait est parfaitement légal. On a un souci de transparence important dont je crois témoigne la participation de mes associés aux différentes réunions qui ont eu lieu sur les derniers jours. Si on voulait cacher quoi que ce soit, je ne m'embêterais pas d'être en Belgique. Je serais parti beaucoup plus loin dans des juridictions plus exotiques. Ce qui n'est pas le cas parce que toutes nos structures juridiques sont en France et en Belgique. Et la Belgique fonctionne à peu près comme la France. Donc on n'a vraiment strictement rien à cacher sur quoi que ce soit.

14:43
Présentateur

Alors Colombe-Brossel, qu'est-ce que vous avez pensé de ces réponses ? Est-ce que vous avez la garantie avec ces réponses de la parfaite légalité de ce que fait M. Sesterin ? Je ne m'appartiens pas à ce stade de juger de la légalité. Nous, ce que nous regardons depuis quatre mois, c'est la transparence des financements parce que la transparence, elle garantit le regard démocratique que ce soit celui des citoyens, des journalistes ou des élus. Force est de constater qu'au-delà, vous l'avez dit, du ton affable et courtois, mais enfin, tout le monde est affable et courtois dans une commission d'enquête notamment sénatoriale.

Au-delà du ton affable et courtois, il y a une opacité toujours aussi folle sur ce que j'avais qualifié au point de départ d'écosystème et en fait, qui s'avère bien être un écosystème autour de Pierre-Édouard Sesterin avec des structures qui se créent puis qui sont des fêtes puis qui en recréent d'autres puis qui se mettent ensemble pour en recréer une troisième. Tout ce petit monde participant à financer, co-financer des projets sous couvert de philanthropie et avec une forme d'impossibilité pour aucun de nos interlocuteurs d'être tout à fait explicite sur un certain nombre de sujets. Et le fait qu'ils soient en Belgique, ça joue en quel sens ? Plus de transparence ou plus d'opacité ?

Plus d'opacité. Contrairement à ce qu'il dit, donc ? Bien sûr. On peut sauter comme un cabri en disant je suis transparent, je suis transparent. ça ne fait pas de la transparence pour autant. Aujourd'hui, on en est toujours au point où nous ne savons pas si le fonds de dotation, le fonds du bien commun, qui est un objet administratif au service de la philanthropie, ce n'est pas une création ex nihilo de Pierre-Edouard Sterrin et de son écosystème, est-ce que le fonds de dotation est financé par des dons ou par des prêts ? Ce n'est pas anecdotique parce que ce n'est évidemment pas du tout la même dynamique.

Écoutez, on ressort de ces auditions sans jamais le savoir avec Pierre-Edouard Sterrin qui dit écoutez, moi j'ai d'autres choses à faire, je ne sais pas. Oui,

16:37
Invité

ça ne consomme que 10% de mes activités.

16:39
Présentateur

Oui, puis aller voir les gens qui nous dirigent et on les avait déjà vus, les gens qui nous dirigent qui disent bon, nous, on ne sait pas, on n'a pas les infos. Mais qu'est-ce que ça change des prêts ou des dons à la fin ? Je ne sais pas. Aujourd'hui, la loi, elle encadre strictement ce qui peut être mis au pot d'un fonds de dotation et nous, on a travaillé beaucoup par exemple sur cette affaire de fonds de dotation qui sont venus percuter le monde de la philanthropie. Ils s'en créent un par jour.

Eh bien, il y a des choses absolument formidables et puis, il y en a 30 à 40% qui sont dormants et dont l'administration dit elle-même qu'ils pourraient être soit des outils d'optimisation fiscale soit des outils qui peuvent mettre en danger l'ordre public. Et donc, nous, dans notre rôle pour le coup de commission d'inquiète, on s'intéresse à la légalité. C'est une chose mais aussi à l'activité.

17:25
Invité

Il y a aussi une question politique. On l'a entendu,

17:28
Présentateur

il assume lui son positionnement politique. Il est tout à fait respectueux des institutions parlementaires. Et finalement, est-ce que c'est un simple homme d'affaires assez riche qui finance des activités philanthropiques ou est-ce que vous en faites un opposant politique sur l'autre côté de l'échiquier politique ? Est-ce que vous lui reprochez ses opinions politiques ? Alors, le sujet n'est pas celui-là. Le sujet n'est pas celui-là. Pierre-Edouard Sterrin peut se définir comme au centre de la droite quand il affirme être en faveur d'un projet de remigration. Ce n'est pas un mot anecdotique dans l'histoire politique de notre pays.

La remigration, c'est théorisé par les plus identitaires de l'extrême droite. Et donc, il peut se répolliner de centrisme libéral quand il adresse des signaux de cette manière-là. Personne ne lui demandait. C'est lui qui l'a posé. Quand il adresse des signaux de cette manière-là à l'extrême droite, la frange la plus identitaire, c'est qu'il est bien en dehors du champ du centrisme libéral. Donc, il n'est pas au centre droit comme il le revendait. Bien sûr que nous. Il a l'extrême droite ? Évidemment. Et il est en dehors du champ républicain ? Mais le sujet, ce n'est pas ses opinions politiques, ses opinions personnelles. Il a le droit d'en avoir comme tout le monde.

Le sujet, c'est est-ce qu'il met en plus exilé fiscal, est-ce qu'il met sa fortune d'exilé fiscal au profit d'une forme d'orientation des politiques publiques en s'y introduisant et en les finançant largement ? Mais quand il dit le centre de la droite, c'est l'union des droites ensuite qu'il vise effectivement la droite parlementaire et l'extrême droite. C'est en tout cas ce qui était explicitement écrit au point de départ du projet Périclès. C'était la victoire de l'extrême droite dans différents moments électoraux et l'union de la droite et de l'extrême droite. Et quand on l'interroge en disant mais est-ce que ce projet est toujours d'actualité ?

Il sort sa carte magique en disant ben non c'est de la métapolitique c'est pas de la politique. Bon, moi j'avais l'impression d'être au Uno quand vous sortez votre carte magique. Ben en fait ça n'arrête pas le jeu. La différence entre la métapolitique et la politique est un peu ténue et utiliser la philanthropie dont je répète que notre pays a besoin pour un projet politique c'est évidemment changer de dimension. Mais il n'est pas le seul homme millionnaire milliardaire à vouloir faire de la politique.

Il y a aussi un banquier d'affaires propriétaire de médias des Inrocs de Radio Nova qui s'investit de plus en plus en politique et qui ne se cache pas de mener un combat contre la droite et l'extrême droite c'est Mathieu Pigasse. Est-ce que là aussi c'est un problème ? Que nous allons recevoir cette semaine dans la commission d'enquête évidemment. Le sujet pour nous c'est pas la question des personnes même si cet écosystème autour de Pierre-Edouard Sterrin a vraiment je pense une valeur illustrative sur le manque de transparence et l'opacité.

Le sujet c'est est-ce que sous couvert d'action en matière de philanthropie de financement d'école de financement de projets culturels de financement de projets patrimoniaux est-ce que vous êtes dans une stratégie finalement d'influence cachée sur un certain nombre de politiques publiques ? On n'a volontairement pas traité la question des médias dans notre commission d'enquête vous avez dû le voir qu'aurait mérité une commission d'enquête à elle toute seule et qu'aurait pu durer 12 mois. Vous sentez Vincent Bolloré Mathieu Pigasse de votre réflexion ?

Vous aurez remarqué que nous n'avons pas travaillé autour de la question de la prise de pouvoir par Vincent Bolloré en l'espèce dans un certain nombre de médias que ce soit de façon verticale ou horizontale. Est-ce que Mathieu Pigasse c'est aussi un problème ou est-ce que lui qui ne se cache pas il l'a dit ce week-end il ne ferme pas du tout la porte à une candidature à la présidentielle ça pourrait être le candidat de votre camp ?

Alors d'abord on va distinguer la commission d'enquête ne servira pas à faire la primaire de la primaire de la primaire de la gauche et heureusement d'ailleurs on va le recevoir cette semaine pour justement voir avec lui nous ce qui nous intéresse c'est la transparence si les choses sont transparentes alors les uns et les autres les citoyens les élus les journalistes peuvent faire leur travail et leur choix en conscience si on est sur des stratégies opaques si on est sur des agendas cachés alors on se retrouve comme on a eu avec en audition des maires absolument formidables que ce soit sur la question du passeport du civisme ou le label les plus belles fêtes de France qui nous disaient mais enfin nous on est maire de nos villages et de nos villes on n'a aucune idée que du fait que les gens qui viennent nous voir nous vendre nous proposer de l'argent et un agenda caché et on ne peut pas choisir et du coup avoir un rapport sain à la démocratie et à nos habitants et vous faites une parfaite transition puisqu'on va voir justement comment les maires les élus peuvent agir contre la désinformation on va dans les Yvelines bonjour Alexandra Rosetti bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire de voisins le bretonais vous êtes une élue très mobilisée contre la désinformation vous en avez été victime oui comme beaucoup de mes collègues en fait la désinformation locale c'est un défi quotidien puisqu'il y a des sites des réseaux sociaux qu'on ne maîtrise absolument pas évidemment où on peut dire tout et n'importe quoi et aujourd'hui même sous couvert d'anonymat

22:22
Invité

donc nous nous avons d'abord fait preuve de pédagogie avec les habitants en décryptant la façon dont les réseaux sociaux étaient utilisés je dirais à des fins

22:33
Présentateur

politiques puisque c'est systématiquement évidemment contre les élus en place ce qui ne serait pas un problème si ce n'était pas émaillé d'insultes et absolument pas modéré voilà ça c'est le premier travail qu'on a fait auprès des habitants dans le journal local vous avez organisé ce week-end avait lieu chez vous ce week-end un festival sur le décryptage de l'info qu'est-ce qu'il en est ressorti et est-ce que la démocratie locale est également en danger face à cette désinformation assez fake news

23:09
Invité

oui moi je pense qu'il y a un réel danger alors la chance qu'on a eu c'était de rencontrer des chercheurs de l'université Panthéon-Assas qui participent à un programme européen qui s'appelle De facto et donc Arnaud Mercier

23:24
Présentateur

qui est professeur dans cette université vient à un voisin depuis quelques mois on est devenu le labo De facto et on l'a mis en contact avec nos collèges et nos lycées donc il va avec les professeurs

23:37
Invité

d'éducation aux médias et puis il teste des kits de débiaisement sur les jeunes il a également fait des conférences dans la commune par exemple sur la façon dont Trump a instrumentalisé le Brexit ou a utilisé Ebola à l'époque où le virus était

23:57
Présentateur

sorti et nous avons voulu terminer par un point d'orgue qui était donc ce festival samedi dernier donc en fait c'est l'aboutissement de tout un travail qui a été fait localement donc nous nous avons beaucoup de chance parce que nous avons des universitaires de renom et puis eux ils ont un terrain académique assez diversifié et ils ont donc testé les jeunes avant les cours qu'ont pu être donnés et après pour voir comment ils avaient évolué sur la question et en tout cas les habitants de la commune sont vraiment très intéressés par ces sujets un mot de réaction Colombre-Salle sur la mobilisation de ces élus et de cet élu particulièrement bonjour madame la maire moi j'ai vraiment un grand merci pour l'ensemble de ces actions j'ai découvert tout le panel d'activités que vous aviez mis en place le point d'orgue de ce week-end avec le festival moi je trouve ça formidable que des élus se saisissent y compris à l'échelle municipale des outils pour permettre d'accompagner les futurs citoyens collégiens et lycéens mais aussi les citoyens ce que je trouve confort réconfortant dans le propos que vous tenez c'est l'appétence des habitants parce que ça veut dire que les habitants de votre territoire ils ont une appétence pour la vérité et pas la post-vérité ou l'absence de vérité on voit bien à quel point on a besoin de continuer à avancer sur ce sujet à quel point on a besoin d'outiller pardon le mot n'est pas très heureux les élus locaux pour qu'ils ne soient justement pas uniquement en première ligne avec les dangers mais aussi avec les armes démocratiques et donc merci beaucoup parce que j'ai trouvé ça passionnant et ça donne surtout très envie de voir comment à l'échelle nationale on arrive à accompagner toutes ces démarches elles doivent être portées par le gouvernement on en échangeait tout à l'heure elles doivent aussi être portées localement est-ce que je peux juste ajouter il nous reste 10 secondes très très vite puisqu'on parlait d'outils

26:07
Invité

c'est qu'on lance on lance une appli qui va s'appeler je vérifie l'info et qui va permettre aux habitants de nous interpeller sur des sujets locaux et on va les faire vérifier de façon transpartisane pour que les habitants aient des faits vérifiés et vérifiables

26:21
Présentateur

merci beaucoup merci Alexandra Ossetti maire de voisins le bretonneux d'avoir été avec nous Colombes-Bruxelles on va terminer évidemment en parlant de l'affaire Liana qui provoque une onde de choc dans toute la France et fait encore ce matin la une de la presse régionale on regarde trois titres la dépêche marche pour Liana les mouvants adieu plus de 6000 personnes qui étaient donc réunies hier dans le Gers dans les rues de Florence la une de Sud-Ouest à Londres mort de Liana des larmes et de la colère qui rappelle le journal qui rappelle la colère face au dysfonctionnement de l'Etat et puis la une du Dauphiné et cette phrase plus jamais ça des mobilisations auront lieu aujourd'hui dans plusieurs villes de France est-ce qu'on est face à un énorme scandale d'Etat c'est ce que dit ce matin le Rassemblement National on est face à un énorme scandale tout court et finalement des larmes et de la colère je crois que c'est ce qui traverse bouleverse l'ensemble des Français bien au-delà de la classe politique et on a tous une pensée pour la famille de Liana mais finalement le fait de pointer les dysfonctionnements réels majeurs avérés ça met en lumière le fait que on est face à un énorme chantier pour arriver enfin à accompagner la parole des enfants lorsqu'ils sont victimes de violences sexuelles c'est un sujet qui est porté mais rappelons-nous au moment de la civise c'est un sujet qui est porté dans le milieu scolaire au moment de Bétharam c'est un milieu qui existe dans le champ périscolaire notamment à Paris je suis bien placée pour le savoir même si c'est bien au-delà de Paris c'est un sujet qui aujourd'hui sur le traitement des plaintes des plaintes sur violences sexuelles est posée c'est pour ça que depuis des années il y a plein de gens qui se battent en disant il faut une loi intégrale sur la question des violences sexuelles parce qu'il n'y a pas des parts de marché si vous me permettez de le dire ainsi il n'y a pas les violences sexuelles contre les femmes puis à côté les violences sexuelles contre les enfants en fait on est sur un continuum de violences et donc il faut un plan d'action global enfin et le président de la République ne peut pas s'exonérer de la question des moyens en disant on a augmenté les moyens de la justice ça suffit parce qu'il en faut ailleurs aussi des moyens et il en faut beaucoup mais les questions elles se posent suite au dysfonctionnement au traitement judiciaire des plaintes contre le principal suspect on va écouter ce qu'en disent les républicains François-Xavier Bellamy ce matin

28:45
Valéry Giscard d'Estaing

Il n'y a aucune raison qu'il y ait un système qui échappe à la responsabilité personnelle tous les français qui nous écoutent savent que s'ils font une faute ils assumeront les conséquences si vous êtes chef d'entreprise artisan commerçant vous êtes policier vous commettez une faute vous aurez à en répondre et bien il n'y a aucune raison que la justice échappe à ce principe de responsabilité et aujourd'hui le grand drame c'est qu'il n'y a jamais vraiment de sanctions

29:10
Présentateur

Les sanctions ne sont pas assez sévères aujourd'hui ?

Le sujet ce n'est pas celui des sanctions le sujet aujourd'hui c'est 70 000 plaintes de violences sexuelles contre des enfants qui sont en souffrance sur 3 millions de plaintes qui sont aujourd'hui en souffrance parce qu'il n'y a pas assez de gens pour les travailler puis ensuite les instruire c'est ça le sujet Mais c'est un problème de moyens parce que le chef de l'État dit que ce n'est pas uniquement un problème de moyens Mais c'est un problème de moyens quand aujourd'hui dans les commissariats il n'y a pas assez de policiers ou de gendarmes pour travailler sur les enquêtes Mais là on est sur un problème de moyens où on est face à des personnes qui ont sous-estimé les plaintes qui ont sous-estimé la parole d'une enfant Mais ce sujet-là il arrive partout tout le temps sur le territoire quand des enfants doivent être entendus suite à un dépôt de plaintes pour violences sexuelles et qu'on met 6 mois à entendre des enfants ce n'est pas un sujet de responsabilité individuelle c'est un sujet de personnes d'enquêteurs qui ne peuvent pas et donc il faut aujourd'hui vraiment une loi intégrale ce n'est pas uniquement un slogan des associations féministes de défense des enfants c'est le fait que tout le monde s'y mette et que ce soit enfin une priorité Juste parce qu'il nous reste très peu de temps les parlementaires vont se mobiliser est-ce qu'il faut une commission d'enquête est-ce qu'il faut des auditions de Gérald Darmanin de Rangunet Mais bien sûr qu'il faudra une mobilisation des parlementaires comme il faudra Vous allez la porter vos groupes socialistes ?

Rendez-vous dans les jours qui viennent mais il faudra aussi par exemple remettre la civise au centre du jeu Comment se fait-il que dans ce pays il y a trois ans tout le monde était mobilisé sur l'accompagnement des enfants qui avaient été victimes de violences et aujourd'hui ça n'existe plus ?

Merci Colombe Brossel Merci beaucoup d'avoir été notre invité quand on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale Oui on parlera de la marche blanche à Florence dans le Gers c'est le premier titre de la revue de presse Et c'était à suivre et on en parle également avec notre invité Louis Giscard d'Esta on nous rejoint Cette année marque les 100 ans de la naissance de Valérie Giscard d'Esta 7 ans à la tête de l'État entre 1974 et 1981 des réformes marquantes de modernisation de la société la loi Veil l'abaissement de la majorité à 18 ans le divorce par consentement mutuel que reste-t-il de son héritage ? La France peut-elle encore être gouvernée au centre ?

Pour en parler nous recevons Louis Giscard d'Esta Bonjour Merci d'être notre invité maire de Chamalière vice-président de l'UDI vous présidez la fondation Valérie Giscard d'Esta et vous avez coordonné ce livre VGE le visionnaire un ouvrage préfacé par Emmanuel Macron dont nous allons parler dans cette interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France Bonjour Stéphane

32:06
Invité

Bonjour Auriane Louis Valérie Giscard d'Esta Bonjour

32:08
Présentateur

L'un des engagements majeurs de Valérie Giscard d'Esta c'était la jeunesse L'affaire Liana secoue la France entière Louis Giscard d'Esta ému, choqué mais aussi en colère C'est un drame qui aurait pu être évité a reconnu hier soir le ministre de l'Intérieur faisant référence au profil du suspect contre lequel une plainte pour viol avait déjà été déposée sans qu'il ne soit jamais entendu Est-ce qu'on est face à une affaire d'État ?

On est en tout cas sur un sujet majeur d'organisation de notre pays l'articulation entre la justice et la police et la gendarmerie également la façon dont certains dysfonctionnements des services de justice ne donnent pas lieu à un suivi interne au ministère de la justice je salue d'ailleurs ce qu'a fait Gérald Darmanin c'est-à-dire de présenter ses excuses au nom de son ministère je crois que c'est important que dans des circonstances comme celle-ci les responsables publics admettent qu'il y a eu des failles et des failles importantes dans la chaîne Ça s'arrête là ou est-ce qu'il doit aller plus loin ?

La France Insoumise demande sa démission Est-ce qu'il doit assumer ses responsabilités jusqu'au bout ? Je ne pense pas que ça soit le sujet de faire si vous voulez changer un ministre par contre de se poser de vraies questions sur l'organisation de notre articulation entre la justice et les forces de police c'est très important

33:35
Valéry Giscard d'Estaing

Les meurtres d'enfants

33:37
Invité

sont absolument

33:37
Valéry Giscard d'Estaing

abominables intolérables malheureusement il y en a régulièrement en fait le quinquennat de votre père avait été marqué par deux grandes affaires qui avaient traumatisé la France je pense à l'affaire Christian Ranucci en 1974 et à l'affaire Patrick Henry en 1976 est-ce qu'il continuait à avoir un regard particulier

33:54
Invité

sur ce type de drame et quel aurait été son conseil ?

33:58
Présentateur

Écoutez son conseil ou sa façon de voir les choses était surtout de traiter les problèmes sur le fond des choses une des dernières lois qui a été votée pendant son septennat c'est la loi sécurité et liberté c'est très important de le rappeler c'est une des rares lois d'ailleurs qui a été remise en cause par l'élection de François Mitterrand toutes les autres réformes ont été maintenues d'ailleurs c'est un des aspects les plus je dirais symboliques des avancées majeures qui ont été réalisées pendant sa période présidentielle c'est qu'en fait pratiquement toutes les avancées ont été maintenues et voire je dirais pérennisées par contre effectivement il avait identifié le fait que nous devions continuer à avoir un travail de fond sur les questions de sécurité et de liberté publique puisque pour lui les deux choses allaient être pair Est-ce que c'est une affaire qui peut aussi déliter la société ?

Hier le garde des Sceaux Gérald Darmanin parlait d'un risque pour les Français de vouloir se faire justice eux-mêmes est-ce que c'est un vrai risque que vous partagez ?

C'est toujours quelque chose qui doit nous interpeller moi je suis maire et donc je connais bien des situations que nous avons à gérer chacun dans nos responsabilités municipales je pense par exemple que la mise en place de CLSPD que j'ai institué depuis 2018 dans ma ville un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance avec le préfet avec le procureur de la république et avec les responsables des forces de gendarmerie de police nationale c'est quelque chose que nous devons aujourd'hui continuer à mettre en avant Un mot Stéphane sur une autre actualité du week-end c'est la disparition de Bernadette Chirac

35:39
Invité

Oui Bernadette Chirac vient de nous quitter alors aux côtés de Valéry Giscard d'Estaing il y avait aussi Annemone Giscard d'Estaing est-ce que l'histoire et la mémoire lui ont suffisamment rendu justice à votre moment ?

35:49
Présentateur

Alors peut-être pas et dans ce livre il y aura quelque chose qui sera intéressant dans toutes les mesures en faveur des droits des femmes bien sûr ma mère a tenu un rôle très important auprès du président de la république élu en 1974 son mari et elle est de celle qui évidemment prône de meilleurs droits pour les femmes et elle met en place quelque chose c'est la première femme du chef d'état à mettre en place un secrétariat particulier à l'Elysée il y a la photo avec sa chef de cabinet dans le livre c'est très important parce qu'en fait Madame de Gaulle et Madame Pompidou n'avait pas pris ce rôle je dirais en tant que tel et ma mère se rend compte qu'elle est destinataire d'énormément de courriers qui lui sont adressés à elle l'épouse du président de la république et que si elle n'y répond pas elle ne serait pas à même de remplir pleinement son rôle Donc elle est aussi un relais la première dame c'est aussi un relais des français un autre son de cloche peut-être pour le président de la république moins enfermé dans une bulle vous êtes bien placé j'imagine que vous en avez beaucoup parlé avec votre maman c'est difficile d'être première dame C'est sûrement très difficile parce que effectivement c'est une fonction qui n'est pas statutairement reconnue dans nos institutions mais elle l'a beaucoup en fait exercée et de façon pionnière je pense qu'ensuite Bernard de Chirac a pris le relais d'une certaine façon puisque ma mère s'est déplacée dans tous les départements de France pendant le septennat elle a fait des déplacements en tant qu'épouse du président de la république en général les préfets venaient l'accueillir en uniforme parce que ça avait un caractère un petit peu officiel mais néanmoins elle considérait que c'était aussi son rôle d'accompagner sur le territoire sur l'ensemble du territoire français et en Outre-mer d'ailleurs son mari Aujourd'hui il y a un statut de première dame à élaborer renouveler recréer repenser je ne crois pas qu'il ait été officiellement dans notre pratique institutionnelle mais je crois que le rôle que ma mère s'était donné en créant ce cabinet alors mon père avait fait attention il dit non non c'est pas un cabinet parce que sinon ça serait officiel c'est un secrétariat particulier de l'épouse du président de la république Votre mère et contribue à ce livre VGE le visionnaire Votre mère Votre sœur également il y a une partie quand même personnelle familiale dans cet ouvrage quelle est la particularité de ce livre qu'est-ce qu'il apporte qu'on ne connaisse déjà sur votre père alors d'abord il apporte beaucoup de choses inédites le récit de maman de leur voyage de noces en Grèce n'avait jamais été publié ni raconté même en famille en janvier 1953 il passe un mois en Grèce mon père lui fait la surprise que ça serait la destination de leur voyage de noces et ils sont donc en janvier 1953 dans un pays la Grèce qui est à ce moment-là qui se remet très difficilement de la période de guerre très pauvre et c'est leur découverte de la Grèce qui marquera aussi profondément mon père qui d'ailleurs jouera un rôle très important en 1974 avec la restauration de la démocratie en Grèce puisque c'est lui qui met à disposition son avion présidentiel pour que Constantin caramandlisse au moment de la chute de la dictature des colonels puisse rejoindre Athènes avec un avion siglé de la République française La plupart des contributeurs ils sont très nombreux

39:11
Valéry Giscard d'Estaing

dans votre livre ils sont quand même des fidèles des très proches est-ce que c'est surtout le Valéry Giscard d'Estaing visionnaire en conquête qui est raconté ou est-ce qu'il y a une part aussi

39:21
Présentateur

sur la fin de son quinquennat les difficultés le président battu la chute enfin c'est surtout toute sa vie toute sa vie puisqu'il y a des choses très méconnues on commence avec beaucoup de documents inédits il s'engage à 18 ans en 1944 et il y a un document inédit que les archives nationales nous ont trouvé qui est publié dans ce livre qui est un ordre de mission qui lui est donné par le directeur général de la Croix-Rouge française en c'est le 24 août 1944 c'est-à-dire la veille de la rentrée de Leclerc dans Paris et mon père qui a 18 ans est missionné pour représenter la Croix-Rouge française auprès des FFI beaucoup d'autres éléments politiques évidemment il y a la très belle lettre de François Mitterrand l'invitant à l'inauguration du musée d'Orsay en 1986 puisque au-delà de son septennat et de tout ce qu'il a pu réaliser il a aussi eu un rôle très important à l'issue et sur les questions européennes peut-être est-ce que c'est un sujet qui aussi mériterait que l'on revienne On va parler de l'Europe Stéphane Sur les questions européennes effectivement Valérie Giscard d'Estaing c'est beaucoup de choses le Conseil européen le G7 qui avait été lancé en rebouillet en 1975 l'élection du Parlement au suffrage universel en 1979 le système monétaire européen alors est-ce que c'est là-dessus que votre père

40:36
Valéry Giscard d'Estaing

a été le plus visionnaire j'ai envie de vous demander et aussi qu'est-ce qu'il y a le plus mal vieilli dans tout ça ?

40:44
Présentateur

Je ne sais pas parce qu'il y a des choses qui ont mal vieilli mais il y a des choses qui ont très bien vieilli et qui au contraire sont présentes dans la vie des Français et des Européens même dans le monde entier aujourd'hui je prendrais l'exemple de l'Europe il crée avec le chancelier allemand avec son ami Helmut Schmidt il crée le système monétaire européen et en fait il crée l'euro puisqu'en réalité c'est la prolongation directe de ce qu'ils ont lancé et l'euro aujourd'hui fait partie des acquis européens les plus importants notamment vis-à-vis du dollar américain deuxième exemple que vous avez cité le G7 le G7 c'est tout le reste du monde puisqu'il le crée avec le président américain avec Gerald Ford il y a la photo la célèbre photo dans le livre où ils sont dans cette piscine à la Martinique c'est le sommet franco-américain de 1974 avec Henry Kissinger qui nage dans la piscine et c'est là où ils ont l'idée de créer une instance de concertation des grandes économies occidentales vous savez que le prochain G7 se tiendra à Evian dans la région Auvergne-Rhône-Alpes dont je suis l'élu et qui sera sous présidence française avec la venue du président américain Donald Trump

41:48
Valéry Giscard d'Estaing

mais c'est Valéry Giscard d'Estaing au niveau de l'Europe c'est lui aussi qui a présidé la convention qui a rédigé la constitution européenne qui a été rejetée par référendum en 2005 pourtant que 20 ans après quand on voit l'Europe avec l'action commune autour du Covid le plan de relance les emprunts pour l'Ukraine on parle aujourd'hui de souveraineté

42:09
Présentateur

à tous les étages de défense européenne est-ce que finalement en fait ce qu'il n'a pas réussi à faire adopter par les Français

42:17
Valéry Giscard d'Estaing

ce n'est pas mis en place entre guillemets naturellement dans le temps

42:21
Présentateur

Absolument vous avez raison Il y avait 20 ans d'avance Oui il y avait 20 ans d'avance bon le référendum de 2005 j'étais à ce moment-là parlementaire j'étais à l'Assemblée nationale et nous avions une majorité très forte à l'Assemblée nationale et au Sénat et probablement la meilleure procédure aurait été la procédure parlementaire mais pour le dire comme vous l'avez rappelé à l'instant toutes les avancées européennes sur une meilleure un meilleur fonctionnement de l'Europe sur les questions de défense vous avez raison sur les questions de sécurité sur les questions d'immigration il faut qu'on continue à apporter des réponses sur le plan européen sur ces questions-là et il l'avait anticipé C'est Emmanuel Macron qui signe la préface de votre livre je vais en citer un petit extrait il rappelle les faits marquants du septennat de votre père Fin de l'abondance énergétique imprévisibilité de nos alliés américains résurgence du conflit au Proche-Orient impasse de la construction européenne finalement l'histoire n'est qu'un éternel recommencement oui malheureusement d'une certaine façon mais heureusement on a l'impression qu'il parle de son quinquennat actuel mais heureusement il y a eu des présidents visionnaires qui par exemple ont lancé tout le programme électronucléaire toute l'électricité dont nous disposons aujourd'hui de provenance électronucléaire elle a été créée sous Valéry Giscard d'Estaing le principe ça a été initié

43:36
Invité

par Pierre Messmer

43:37
Présentateur

en 74 pour être très précis le plan Messmer est présenté en mars 74 au Conseil des ministres juste au moment de la transition deux semaines avant le décès du président Pompidou mais de toute façon celui qui était ministre des finances du président Pompidou du premier au dernier jour c'était Valéry Giscard d'Estaing qui avait donc travaillé évidemment sur l'élaboration de ce plan à propos de ce ministre des finances et qu'est-ce qu'il dirait aujourd'hui ce ministre des finances par rapport à cette Europe

44:02
Valéry Giscard d'Estaing

qui finance la guerre en Ukraine par un emprunt commun est-ce que ça c'est quelque chose qui renierait la chose ou est-ce qu'il applaudirait

44:09
Présentateur

alors d'abord ces principes de bonne gestion sur le plan français ils auraient dû être respectés depuis lors ça aurait changé aussi notre capacité à assumer nous-mêmes nos responsabilités vous parlez de notre budget notre dette publique bien sûr c'est lui qui prend la décision en décembre 1980 en conseil de défense de lancer un porte-avions nucléaires lui qui prend cette décision et malheureusement il prend la décision d'en créer deux pour avoir une permanence à la mer le deuxième on l'attend toujours et le deuxième on l'attend toujours Giscard c'est aussi un réformateur la France elle peut encore être réformée aujourd'hui selon vous ?

elle doit l'être sur des principes simples c'est-à-dire que le progrès social doit être financé moi j'adore cette formule de Raymond Barr qui a été son grand premier ministre pendant 5 ans qui a eu cette formule après 1981 qui a dit il faut que la France cesse de travailler moins de dépenser plus et d'emprunter la différence et finalement c'est ce qui s'est passé en gros depuis 1981 et nous avons financé à crédit le progrès social et ça n'est pas la méthode que mon père aurait mis en oeuvre on le disait c'est Emmanuel Macron qui signe la préface est-ce qu'il a prévu quelque chose pour marquer le centenaire de la naissance de votre père ?

parce que dans la préface il dit on s'apprête à célébrer les 100 ans il y a quelque chose précis de prévu ?

a priori il n'y a pas de cérémonie officielle mais il y aura probablement des occasions de le manifester je l'encourage beaucoup à rappeler au sommet des viands au sommet du G7 que c'est un président français visionnaire qui a créé cette instance de concertation internationale C'était un président aussi qui a accédé au pouvoir à l'âge de 48 ans très jeune, décontracté il jouait de la Gordéon il aimait jouer au foot il dînait avec les français c'est VGE Valéry Giscard d'Estaing qui a inventé une certaine modernité présidentielle à un moment on comparait beaucoup à Emmanuel Macron en fait sur le côté jeune et moderne est-ce que vous voyez votre père comme la matrice du président moderne et si c'est le cas y compris dans la solitude du pouvoir et le reproche d'arrogance qui lui a été fait à la fin on peut le faire à Emmanuel Macron aujourd'hui la décontraction la modernisation de la vie politique c'est vraiment lui qui l'a fait c'est ne serait-ce que sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou et du général de Gaulle c'est aussi cette rencontre permanente avec les français c'est ce dialogue c'est aussi les questions au gouvernement parmi toutes les avancées institutionnelles qu'il met en oeuvre les questions au gouvernement c'est 74 la création de ces questions au gouvernement c'est-à-dire c'est un équilibre aussi avec le rôle du Parlement au contre-pouvoir c'est quelqu'un qui est ancré dans la vie locale ce qui n'est pas le cas d'Emmanuel Macron qui n'a eu aucun mandat local avant d'accéder à la présidence c'est quelqu'un qui ensuite a d'ailleurs été président de la région Auvergne et un président là aussi visionnaire en créant par exemple la Grande Halle d'Auvergne et le Zénith qui sont des lieux emblématiques pour notre région et comme votre père Emmanuel Macron va quitter le pouvoir jeune à la différence peut-être que lui a eu 5 ans pour s'y préparer il savait qu'il ne ferait pas de mandat après qu'est-ce que vous lui conseillez à Emmanuel Macron de tourner la page ou de tenter un retour ?

ou de nous dire

47:13
Valéry Giscard d'Estaing

au revoir

47:13
Présentateur

le jour où il s'envoie ? il peut il peut d'abord il peut le faire mais d'ailleurs dans le livre nous avons le brouillon très intéressant de cette allocution télévisée de fin de mandat je crois qu'il faut toujours se poser la question de savoir d'ailleurs c'est ce que mon père avait lui-même professé à quoi sert un ancien président de la République il l'a démontré il a effectivement repris lui ce qui le concernait des fonctions locales président de la région mais il a eu la tentation du retour ?

oui il l'a eu certainement bien sûr mais en même temps il a cherché à être utile il est revenu à l'Assemblée nationale où il a été président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 93 à 97 il a ensuite présidé la convention sur les institutions européennes donc il a cherché à jouer un rôle il a gardé des contacts avec les présidents américains et avec la Chine et donc il a cherché à être un ancien président utile pour son pays hier en meeting Jean-Luc Mélenchon a comparé la nouvelle France avec la France de 58 les femmes ne pouvaient pas ouvrir un compte en banque ne pouvaient pas avorter est-ce que finalement Valéry Giscard d'Estaing il a contribué à l'avènement de la nouvelle France ?

Indiscutablement parce qu'il faudrait aussi que M. Mélenchon parle de la France de 81 et de la suite c'est-à-dire que finalement ce qui a été fait entre 74 et 81 ce sont des grandes avancées je pense à la loi sur le handicap par exemple qui instaure le rôle des personnes handicapées mais la nouvelle France c'est plus VGE que Mélenchon ?

je le souhaite je le souhaite en tout cas dans les avancées et dans la capacité de les financer et de les mettre en oeuvre au profit des français oui la campagne présidentielle est lancée est-ce que selon vous il est encore possible aujourd'hui de rassembler deux français sur trois c'était le souhait de votre père ou c'est une époque révolue est-ce que la France aujourd'hui elle peut encore être gouvernée au centre ?

elle doit pouvoir l'être c'est en tout cas l'objectif que l'UDI s'assigne c'est-à-dire de faire en sorte de concourir à ce que notre pays ne soit pas gouverné par les extrêmes et ne soit pas réduit à un champ de bataille entre deux positions extrêmes mais pour cela il faut savoir construire une plateforme d'idées et s'appuyer sur des modèles de ce qui a pu être réalisé et en particulier le septennat

49:29
Valéry Giscard d'Estaing

est-ce que vous pensez que Valérie Giscard d'Estaing aurait seulement pu imaginer un jour que le Rassemblement National et la France Insoumise soient en position de remporter la présidentielle et qu'en dirait-il ?

49:40
Présentateur

Vous savez quand il dit deux Français sur trois doivent se rassembler sur des idées communes il professe justement un grand rassemblement central en laissant deux extrêmes quand il est en 1980 Aujourd'hui les extrêmes c'est plus qu'un tiers Oui mais le parti communiste faisait 20% des voix Georges Marchais faisait 20% des voix aux élections européennes de 1979 le parti communiste représenté par Georges Marchais faisait 20% des voix donc ce n'est pas une nouveauté la naissance du Front National est postérieure au septennat parce que rappelez-vous le plus le plus enfin et techniquement la France Insoumise aussi mais enfin vous voyez bien l'idée en fait le fait que c'est mais la France Insoumise ayant repris une partie des actifs Mais qui peut l'incarner qui peut l'incarner aujourd'hui ce rassemblement central qui est le mieux placé pour l'incarner ?

Nous à l'UDI avec par exemple ce qu'a pu exprimer Jean-Louis Borloo ou Hervé Marseille nous disons la chose suivante nous disons c'est pas une personnalité en tant que telle Mais il va bien falloir trouver une personnalité Ah non mais il faut qu'il y ait un schéma dans lequel se fasse entendre la personne qui sera la plus à même de porter ses idées nous y concourrons nous essaierons de Mais c'est qui aujourd'hui ? C'est Édouard Philippe ? C'est Gabriel Attal ? C'est Bruno Retailleau ? C'est qui ?

Non mais c'est l'un de ceux-là ça peut être David Lissnard également c'est-à-dire que ça fait partie de ces personnalités qui doivent aujourd'hui venir à la rencontre de formations telles que la nôtre pour ensuite pouvoir porter un projet devant les Français qui puissent rassembler au-delà peut-être pas de deux Français sur trois mais en tout cas une majorité de Français Merci Louis-Giscard d'Estaing merci d'avoir été avec nous je rappelle le titre de votre livre VGE le visionnaire c'est aux éditions et rôle et la une de Ouest France c'est un tout tout sujet Stéphane c'est la vente de SFR Big Bang chez les opérateurs télécom C'est ça à lire ce matin dans Ouest France et on va voir ce qu'il y a à la une de nos autres quotidiens régionaux tout de suite Et Quentin ce matin la une de la presse régionale c'est le drame de la mort de la petite Liana la presse qui évoque l'hommage qui lui a été rendu hier à Florence Oui on lit ces mots à la une du Dauphiné libéré plus jamais ça les mots de la banderole derrière laquelle 6000 personnes ont défilé avec les parents et le frère de Liana la dépêche du midi à Toulouse parle d'un émouvant adieu quand les DNA les dernières nouvelles d'Alsace évoquent l'émotion et la colère car il s'agissait de défiler aussi pour placer l'institution judiciaire devant ses responsabilités c'est ce qu'on lit dans la PQR ce matin le journal qui raconte même que la commune de Florence située à 80 km de Toulouse est l'épicentre d'une colère nationale avec cette question dans l'esprit de tous comment Jérôme Barrella ce père de famille de 41 ans vivant dans la commune voisine comment est-ce qu'il a pu être laissé libre alors qu'il était visé depuis plusieurs années par plusieurs plaintes et signalements pour viol et agression sexuelle sur mineurs en rien et on va aller justement dans le Gers tout de suite bonjour Alain Scudellaro merci d'être avec nous vous êtes président de la communauté de communes de la Lomagne Gersoise vous avez participé hier à cette marche blanche qui on le disait a réuni des milliers de personnes venues de communes voisines même de départements voisins quel était le sentiment au cœur de cette marche au-delà bien évidemment de l'émotion l'incompréhension la colère

52:54
Invité

il y avait effectivement un petit peu de tout ça bonjour ce que j'ai ressenti moi hier c'était encore toujours difficile à exprimer avec des mots il y a d'abord toute l'horreur face à ce drame qui a coûté la vie à la petite Liana une immense tristesse une pensée permanente pour sa famille ses proches ses camarades tout ce qu'il aimait quoi en fait et cette marche blanche a été un moment particulièrement fort puisque plus de 6 000 personnes comme vous venez de le dire se sont rassemblées dans un même esprit de communion de recueillement de solidarité malgré la douleur l'incompréhension moi j'ai vu quand même beaucoup de dignité beaucoup de respect et une profonde humanité mais effectivement il y a aussi la question de la colère cette colère effectivement elle est légitime aujourd'hui elle est née de l'idée que ce drame n'aurait jamais dû arriver et que des alertes des informations des situations de vulnérabilité ont existé avant l'irréparable

54:00
Présentateur

comment elle s'est exprimée cette colère hier on entendait le garde des Sceaux Gérald Darmanin s'inquiéter des conséquences qu'elle pouvait avoir sur la société sur des gens qui pourraient vouloir se faire justice eux-mêmes est-ce que c'est ce que vous avez ressenti au cœur de cette marche non une fois de plus

54:20
Invité

il y avait quand même aussi beaucoup de dignité alors après effectivement la colère elle y était elle était présente et comme comme l'ensemble de pardon de mes concitoyens j'attends que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame et sur tous les dysfonctionnements qui auraient pu éviter cette tragédie et si l'appareil judiciaire a fauté et bien à ce moment-là il faut en tirer les conséquences qui vont avec

54:44
Présentateur

La famille n'a souhaité aucune présence politique à l'exception des élus locaux qu'elle a d'ailleurs remercié pour leur aide pour leur soutien est-ce que c'est le signe d'une rupture d'un sentiment d'être abandonné aujourd'hui par les pouvoirs publics

55:00
Invité

Oui cette tragédie elle met aussi en lumière une réalité c'est que les élus ruraux dont nous sommes dénoncent depuis de nombreuses années un affaiblissement progressif des moyens publics dans nos territoires et la ruralité ne peut pas être la variable

55:16
Présentateur

d'ajustement des politiques publiques chaque année nous devons composer avec moins de services moins de présence humaine moins de moyens pour accompagner nos concitoyens

55:25
Invité

dans leurs difficultés quotidiennes et aujourd'hui on se rend compte que tous nos services de proximité la protection de nos enfants la sécurité la justice l'éducation ou encore l'accès aux soins tout ça est en perte de vitesse et ça relève d'abord de la responsabilité de la nation donc il est temps de nous redonner et de redonner à la ruralité aussi les moyens qu'elle mérite il nous faut davantage de gendarmes davantage de magistrats davantage de professionnels de santé donc des psychologues des infirmières scolaires plus de travailleurs sociaux d'enseignants on a besoin aussi de tous ces professionnels pour travailler tout ce qui est aussi la prévention

56:06
Présentateur

merci beaucoup merci Alain Scudelaro d'avoir été avec nous depuis le Gers pour nous parler de cette marche blanche en hommage à la petite Liana autre titre à la une de la presse régionale ce matin la journée mondiale des océans oui elle est célébrée chaque année le 8 juin depuis les années 90 l'occasion de prendre le pouls de nos mers et océans presse océan titre sur la mer notre futur la Provence à Marseille parle d'urgence d'agir dans les pages intérieures du journal on évoque de nouvelles graves menaces les pressions de l'homme et leurs conséquences négatives se multiplient malgré les bonnes volontés lit-on dans le journal par exemple le blocage du détroit d'Harmouz et bien cela mène les transporteurs à développer de nouvelles routes qui rallongent les parcours polluants on parle des prochaines élections pas les présidentielles mais les sénatoriales ce sera fin septembre exactement on y pense beaucoup à public sénat il faut le dire aussi le sénat en ligne de mire lit-on à la ligne à la une aujourd'hui du populaire du centre qui raconte ce matin comment les partis se préparent à cette élection après les municipales cette année on renouvelle 178 sièges puisque la chambre haute je vous le rappelle elle se renouvelle par moitié cela concerne donc 63 départements dont la haute vienne le département du populaire du centre journal qui se demande si tout ne s'est pas joué vendredi dernier dans le cadre feutré du conseil municipal de Limoges je cite où étaient désignés les grands électeurs et justement on va voir ce reportage sur la désignation des grands électeurs puisque vous ne serez pas tous évidemment appelés aux urnes pour les sénatoriales sur les grands électeurs les élus locaux élisent les sénateurs et vous le disiez vendredi dernier une étape de la campagne a été franchie avec la désignation dans les communes de plus de 30 000 habitants de délégués supplémentaires qui prendront part au vote alors qui sont-ils comment sont-ils nommés les explications à Rouen avec Audrey Viettaz c'est Aléonore Pastré

57:57
Invité

c'est une élection que peu de gens connaissent tout se passe à la mairie de Rouen le conseil municipal se réunit exceptionnellement pour élire ses grands électeurs celles et ceux qui voteront pour les sénatoriales

58:12
Locuteur 5

vous avez donc deux choses à faire voter et signifier à Rouen

58:17
Invité

les 55 membres du conseil municipal

58:19
Présentateur

sont automatiquement grands électeurs mais dans les villes de plus de 30 000 habitants des délégués supplémentaires doivent aussi être désignés une façon de représenter au mieux les villes les plus peuplées

58:32
Invité

la désignation en fait des délégués supplémentaires se fait par rapport au nombre d'habitants

58:36
Présentateur

avec près de 118 000 habitants Rouen compte 109 délégués supplémentaires et eux sont de simples citoyens

58:44
Invité

l'élection sénatoriale c'est une élection au suffrage indirect donc déjà elle est moins connue par les citoyens mais pour autant il y a des citoyens qui sont nommés grands électeurs et qui peuvent participer à ce suffrage donc c'est important en effet pour désigner ces grands électeurs

58:58
Présentateur

les 6 groupes politiques du conseil municipal ont chacun déposé une liste les élus votent à bulletin secret et doivent choisir une liste entière sans pouvoir rayer de nom

59:09
Invité

ce sont soit des personnes qui étaient présentes sur la liste les élections municipales étaient relativement proches en réalité des personnes qui étaient sur la liste soit évidemment des soutiens des militants socialistes et puis aussi des sympathisants sauf grosse surprise le résultat correspond

59:23
Présentateur

au poids

59:23
Invité

de chaque groupe politique

59:25
Présentateur

ici c'est donc la majorité socialiste qui obtient le plus de délégués

59:30
Invité

la liste fière de Rouen 27 suffrages ce qui veut dire 54 délégués supplémentaires

59:36
Présentateur

Ilan Laudrel sera lui grand électeur pour la France insoumise moi il y a 20 ans je considère que c'est bien qu'il y ait des jeunes de 20 ans qui puissent voter pour les élections sénatorielles maintenant qu'il est nommé il devra forcément voter le 27 septembre prochain sous peine d'une amende de 100 euros

59:55
Invité

en Seine-Maritime 6 sénateurs sont renouvelables

59:58
Présentateur

et on termine par le décès de Bernadette Chirac à la une encore ce matin de la presse régionale vive émotion en Corrèze où Bernadette Chirac a été élue pendant plus d'un demi-siècle c'est-à-dire dans la montagne on lit ses témoignages une femme exemplaire toujours prête à rendre des services aux gens qu'il a sollicité très abordables dit une personne interrogée dans le journal dans les pages intérieures on voit les registres qui ont été installés à la fois au musée du président à Saran mais aussi à l'hôtel du département à Tulle pour signer et mettre un mot Merci Quentin Merci beaucoup pour cette revue de presse aller placer au débat de nos éditorialistes Mélenchon a-t-il plié la primaire à gauche ?

Mélenchon qui a donc lancé hier sa quatrième campagne présidentielle le candidat de la France Insoumise s'est posé en leader de la gauche des crétons ou que la primaire c'est fini il se veut l'incarnation du barrage au Rassemblement National alors peut-il encore être le vote utile à gauche ? Est-il en capacité de battre le RN pour n'en parler ?

Nous sommes avec Yves Triard Bonjour Yves Merci beaucoup d'être avec nous Directeur adjoint de la rédaction du Figaro Rachel Garaval-Carsel Bonjour Merci également d'être avec nos journalistes politiques et puis Laure Salvin Bonjour Merci d'être là directrice générale de Véry en France et avant de vous entendre on va regarder ce sujet pour lancer sa campagne Jean-Luc Mélenchon a donc choisi la plus grande ville dirigée par LFI Saint-Denis selon les organisateurs 26 000 personnes étaient rassemblées pour suivre son meeting l'occasion pour lui de défendre son programme et de vanter sa nouvelle France Céline Schmitt

1:01:43
Invité

26 000 sympathisants de la France insoumise étaient réunis dimanche au pied de la Basilique Saint-Denis et juste à côté de la mairie remportée par l'insoumis Bali Bagayoko un lieu historique et hautement symbolique où Jean-Luc Mélenchon a présenté son concept de nouvelle France

1:02:03
Présentateur

La France est nouvelle comparée à celle de 1958 quand a été créée la 5ème République depuis tout a changé nous ne sommes plus les mêmes nous vivons aimons pensons tellement autrement

1:02:21
Invité

Dans la foule des drapeaux tricolores et une formule on est chez nous des mots qui étonnent car associés habituellement au Rassemblement National Ce dimanche Jean-Luc Mélenchon a détourné cette formule pour illustrer une France métissée héritière de vagues successives d'immigration

1:02:43
Présentateur

Nous ne... Mesdames, Messieurs les fachos les sacrifices et l'amour de nos grands-parents qui nous permettent d'être ici et dans ce pays qu'ils ont tant contribué à bâtir on est chez nous

1:03:00
Invité

Du côté des militants on s'approprie déjà ce concept de nouvelle France comme un pied de nez au grand remplacement de l'extrême droite Le français la culture la langue la politique l'histoire elle est faite de migration C'est ce pays là qu'on veut C'est pas ceux des réacs et des grincheux En près d'une heure

1:03:22
Présentateur

trente de discours Jean-Luc Mélenchon a identifié un seul adversaire l'extrême droite Une façon de plier le match à gauche alors que ses adversaires en sont toujours à spéculer

1:03:32
Invité

autour de l'organisation d'une primaire A tous les quelques grincheux qui se disent vous savez Jean-Luc Mélenchon n'est pas capable de ci n'est pas capable de ça au second tour franchement vous en prendre aujourd'hui au seul candidat potentiellement qui est en capacité d'aller au second tour laissez-le plutôt gagner

1:03:51
Présentateur

Selon le dernier sondage Odoxa mascaré pour Public Sénat Jean-Luc Mélenchon serait au coude à coude avec Edouard Philippe pour accéder au second tour de la présidentielle Rachel Garaval-Carsel d'abord un mot avant d'en venir au fond au concept de Nouvelle France à l'électorat de Jean-Luc Mélenchon un mot peut-être sur la forme de ce discours on avait un Jean-Luc Mélenchon debout à la tribune avec les cadres les parlementaires de la France Insoumise qui étaient assis à côté de lui on a eu un Jean-Luc Mélenchon qui était plutôt posé dans un discours plutôt de rassemblement c'est un nouveau Jean-Luc Mélenchon fini le temps des clivages c'est Jean-Luc Mélenchon le rassembleur qu'on a vu hier C'est toujours un nouveau Jean-Luc Mélenchon chaque élection présidentielle si je puis dire non là comment dire effectivement il y a la volonté de montrer une équipe derrière lui ce qui n'est pas nouveau ces dernières années ce qui est nouveau pour une campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon mais parce que c'est la première fois qu'il a vraiment beaucoup d'élus enfin beaucoup d'élus beaucoup d'élus à l'échelle de la France Insoumise derrière lui on a vu aussi un discours plus court que d'habitude plus lu de Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs il en a fait lui-même la remarque à deux reprises pendant le discours donc moi ce qui me marque c'est qu'il a déjà enclenché alors qu'on est à dix mois du premier tour de l'élection présidentielle il a déjà enclenché son lissage si je puis dire son lissage d'images qui l'enclenche d'habitude beaucoup plus tard mais parce que je pense aussi qu'il part de beaucoup plus loin sur ce sujet-là et qu'il a bien compris que cette élection ce sera probablement l'élection du vote utile mais d'un vote utile particulier c'est-à-dire que les gens regarderont aussi ce que peut faire ce candidat au second tour et pour l'instant Jean-Luc Mélenchon il n'est pas rassembleur au second tour c'est une évidence Laure Salvin il fallait qu'il polisse un peu son image Jean-Luc Mélenchon c'était aussi le but de la scénographie de ce meeting peut-être en installant aussi ses élus la volonté de montrer qu'il est en capacité de former un gouvernement ça fait partie des points négatifs de Jean-Luc Mélenchon dans l'opinion ce côté clivant un peu le bruit et la fureur oui et puis ce côté chef absolu voire totalitariste là effectivement on voit bien qu'il y avait une volonté d'horizontaliser si je puis dire un peu la candidature de Jean-Luc Mélenchon et d'ailleurs il a fait appel aussi aux militants aux sympathisants eux-mêmes en leur demandant effectivement de convaincre trois personnes chacun de voter pour lui et ça ce sont des méthodes effectivement beaucoup plus horizontales on l'a vu avec Barack Obama par exemple Nicolas Sarkozy aussi avait fait la même chose en 2007 mais voilà il a besoin effectivement à la fois de souder son camp et de mobiliser ses militants et en même temps il se rend bien compte effectivement déjà qu'il n'est pas dans la même position qu'en 2022 en 2022 il avait par exemple si on ne regarde que la cote de confiance que nous réalisons pour le Figaro magazine le baromètre cote de confiance effectivement cote d'avenir on voyait que Jean-Luc Mélenchon était bien mieux placé qu'aujourd'hui aujourd'hui il n'y a que 16% des français qui souhaiteraient lui voir jouer un rôle en France à l'avenir donc on voit bien qu'effectivement qu'il a besoin de mesurer un peu ses propos et ses ambitions et puis d'apparaître aussi entouré bien sûr Yves est-ce qu'il a compris qu'on était dans une élection présidentielle peut-être un peu différente le premier tour le second tour finalement va se jouer au premier on ne va pas être dans un au premier tour on choisit en deuxième on élimine le barrage il va se faire dès le premier tour en 2027 oui oui bien sûr non mais il l'a évidemment compris je pense que s'il y en a un qui a compris l'élection à venir c'est bien lui donc je ne me fais pas trop de soucis pour ça et effectivement il a cette volonté de rassemblement qui est beaucoup plus prononcée et beaucoup plus je dirais anticipée que par le passé ça c'est une première chose moi je crois qu'il a quand même un discours qui est beaucoup plus construit que par le passé c'est à dire que sa nouvelle France c'est quelque chose qu'il a mûri depuis longtemps qu'il a travaillé depuis longtemps qui passe vous allez le voir dans les prochaines semaines je pense à travers la défense de la francophonie à travers il travaille beaucoup tout ça et il va essayer de gommer et ça se voit déjà les aspérités pardon qui justement le rendait peut-être un peu coupant ici ou là par exemple vis-à-vis du conflit israélo-palestinien il en est moins question aujourd'hui je ne sais pas si vous avez remarqué il est resté sur des thèmes très porteurs à gauche hier exactement il est resté sur des thèmes rassembleurs et donc la hausse du smic l'abaissement de l'âge à la retraite la retraite à 60 ans et puis quand même cette France avec la basilique de Saint-Denis derrière lui vous vous rendez compte du symbole il est en train de dire mais attendez la France que défend Mme Le Pen puisque en fait c'est elle qui le vise la France que défend Mme Le Pen mais c'est la France c'est vous vous êtes cette France-là et c'est la France qui s'est faite par sédimentation et on ne peut pas finalement corriger l'histoire l'histoire elle est comme ça c'est ça qui est très intéressant c'est que je vous dis c'est un récit qui est très construit on va voir ce que ça donne oui un point de détail sur ce décorum si je puis dire ça fait longtemps qu'il a annoncé ça fait un mois depuis sa déclaration de candidature qu'il a annoncé ce meeting à Saint-Denis et je me disais sans avoir d'informations il aura la mairie derrière lui mais non il a choisi d'avoir la basilique derrière lui alors c'est un point de détail c'est pas là-dessus que va se jouer l'élection mais qu'est-ce que ça veut dire politiquement pour vous ça veut dire qu'il se place dans l'histoire de la France c'est exactement ce que disait Mitterrand pour son second mandat je ne sais pas si vous vous souvenez de la campagne officielle de Mitterrand pour son second mandat mais c'était toutes les images de la France depuis la révolution jusqu'au premier mandat de François Mitterrand un président de la république c'est un digne successeur des rois de France je crois que c'était ça sa phrase d'une certaine manière Jean-Luc Mélenchon c'est un Mitterrandien c'est tout à fait et ça c'est quelque chose qu'il a en tête depuis très longtemps et qu'il a cultivé et c'est assez gonflé quand même parce que c'est pas là où l'attendent ses adversaires et ses adversaires vont être obligés ils sont à court de c'est ça qui est intéressant c'est que ses adversaires sont à court de récits complètement ils cherchent un récit ils cherchent la formule lui il a sa formule la Nouvelle France après on verra ce que ça vaut je ne sais pas mais il a tout est construit déjà mais il voulait illustrer en tout cas voilà c'est ce qui manque effectivement la plupart pardon des candidats et Mélenchon il profite quelque part de ce désordre aussi en apparaissant justement beaucoup plus solide beaucoup plus construit et quand on interroge en effet les sympathisants de gauche notamment ils disent en fait il y en a un seul aujourd'hui qui a un projet c'est effectivement qu'on ait envie de voter pour lui ou pas c'est Jean-Luc Mélenchon mais il est clair pour les français ce concept de Nouvelle France ou est-ce qu'au contraire il est laissé suffisamment flou par Jean-Luc Mélenchon pour que tout un chacun puisse s'y reconnaître absolument effectivement tout le monde peut se reconnaître dans la Nouvelle France puisqu'il dit c'est les opprimés les oubliés de la République c'est les enfants d'immigrés c'est aussi la nouvelle classe ouvrière enfin voilà donc tout le monde peut s'y retrouver il y a aussi et ça ça a été remarqué toute la comment dire toute la mouvance LGBT plus aussi donc ça il l'a affirmé il l'a nommé donc voilà ça rassemble quand même finalement une très grande partie de la population française non puis après un projet présidentiel dans ce sens-là il y a toujours quand même une part de flou enfin je sais bien que comment dire quand on est élu président après il y a une sorte de ratification comme si c'était l'évidence mais j'imagine que quand François Mitterrand en 81 présente la force tranquille pour plein de gens ça paraît tout à fait évaporeux quoi sauf qu'à un moment donné ça rencontre un état du pays et ça marche ou ça marche pas est-ce qu'il pardon oui alors il y a une chose aussi c'est ce que d'ailleurs dans le colonne du Figaro on le souligne aujourd'hui ils veulent se réapproprier le social le discours était très identitaire ces dernières semaines ces derniers mois même extrêmement identitaire justement et ils veulent j'ai l'impression se réapproprier le social ça c'est important alors juste parce que oui mais alors il y a quand même une image qui a été marquante hier et une phrase qui a été très marquante reprise par Jean-Luc Mélenchon reprise par le public c'est le on est chez nous on est chez nous c'est vrai que c'est une phrase qu'on a plutôt l'habitude d'entendre dans les meetings du Front National du Rassemblement National comment on explique ce choix de Jean-Luc Mélenchon de dire on est chez nous et de le faire scander par la foule présente bon alors d'abord c'est vrai que c'est un choix étonnant et même honnêtement à l'oreille c'est pas forcément ce qu'il y a de plus fort je trouve mais en tout cas ça peut être dérangeant néanmoins on comprend bien l'intention c'est-à-dire que le Rassemblement National pardon l'extrême droite qui est aujourd'hui une des favoris de l'élection présidentielle veut exclure une partie de la population là il fait dire à Saint-Denis à une foule pas si diverse qu'on pouvait l'imaginer mais diverse quand même surtout très jeune moi j'étais marqué par la jeunesse de cette foule là on est chez nous c'est-à-dire qu'on a le droit d'être là d'une certaine manière donc ça a un sens évidemment tout à fait différent même si de prime abord ça peut être un peu dérangeant à l'oreille et Jean-Luc Mélenchon qui s'est posé hier en adversaire en challenger du Rassemblement National on va l'écouter dans ce chaos naissant un nouveau projet politique germe dans les guerres du Moyen-Orient et du trumpisme voici ce qu'il faut appeler le suprémacisme c'est-à-dire une volonté de hiérarchisation humaine pour dominer les peuples en les divisant en ethnie et en religion l'économie de guerre est son modèle le numérique son vecteur en France le suprémacisme est porté

1:14:30
Invité

par le RN

1:14:31
Présentateur

et on va écouter ce que lui répond ce matin le Rassemblement National par la voix de son vice-président Sébastien Chenu les excès Jean-Luc Mélenchon on les connaît pour moi Jean-Luc Mélenchon c'est l'accélérateur du déclin c'est-à-dire c'est le candidat en fait des dangers et des vengeances des vengeances vis-à-vis d'un tas de gens des vengeances vis-à-vis même de l'histoire de notre pays et qui est obsédé de la couleur de la peau qui sans arrêt parle de français racisé qui sans arrêt parle de privilège blanc qui sans arrêt parle de minorité visible c'est Jean-Luc Mélenchon nous ne parlons jamais de la couleur de la peau un être humain quelle que soit la couleur de sa peau est absolument le même égal à un autre être humain nous nous parlons de la nationalité Il a installé le match face au RN hier soir hier Jean-Luc Mélenchon Yves ?

Ah bah oui évidemment il n'y a parlé que d'eux les autres n'existent pas vous savez ce que disait Malraux entre le parti communiste et nous il n'y a personne bon bah là c'est un peu pareil il a il a il a il a il a installé ce match au lance Il n'a jamais cité Édouard Philippe jamais cité Gabriel Attal mais il n'existe pas pour lui et c'est une volonté c'est évidemment une volonté on va voir si elle est gagnante mais il y a aussi dans les esprits alors ça après il faut mesurer ça dans les sondages mais dans les esprits en France il y a quand même l'hypothèse d'un match d'une finale entre les deux entre le rassemblement national quel que soit son représentant et la France Insoumise et Mélenchon en particulier ce match là il est dans toutes les têtes il n'est pas du tout exclu c'est assez intéressant ça veut dire que le centre aujourd'hui a bien du mal à exister Mais est-ce que c'est est-ce que c'est porteur pour lui d'installer ce match ou est-ce qu'au contraire ça va renforcer le bloc central et les français qui ne veulent pas d'un match entre Jean-Luc Mélenchon et le candidat du RN En fait l'idée c'est de dire quelque part presque l'élection est pliée en fait il va y avoir un duel entre le RN et moi Jean-Luc Mélenchon donc préparez-vous à ça donc comment dire on façonne un petit peu les esprits pour faire en sorte qu'effectivement on se dise en tout cas que tout sympathisant de gauche se dise bon de toute façon il n'y a qu'un seul vote utile c'est celui de Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour et je me prépare pour le vote au second tour donc en fait ça fait partie des dynamiques électorales ça peut être porteur Mais il peut encore être le vote utile ou est-ce qu'aujourd'hui et notamment depuis le 7 octobre il y a une vraie rupture entre l'électorat de Jean-Luc Mélenchon et l'électorat social-démocrate où c'est encore un électorat qui peut se retrouver ?

Alors je dirais que c'est en train d'évoluer si vous voulez après le 7 octobre effectivement on a eu vraiment une rupture avec des sympathisants socialistes qui nous disaient plus jamais plus jamais je ne voterai pour Jean-Luc Mélenchon ou en tout cas plus jamais je ne ferai partie de cette gauche-là et là depuis quelques semaines on voit l'opinion qui commence un petit peu à bouger alors je ne peux pas vous dire si c'est un mouvement d'opinion qui va être pérenne ce qu'on sait c'est que Jean-Luc Mélenchon est très fort en campagne qu'on l'a vu en 2022 d'ailleurs effectivement son ascension est lente mais solide et il a rappelé hier on était à 420 000 voix du second tour en 2022 où il avait complètement écrasé le PS qui était à moins de 2% ça peut encore se produire en 2027 ?

ça peut tout à fait se produire parce qu'en effet il n'y a pas d'autres figures aujourd'hui aussi consensuelles mais de la même façon il peut effectivement d'ici là il y a quand même un an émerger une figure un peu plus centriste justement qui pourrait rassembler des voix à la fois de gauche mais aussi du centre droit et pour Jean-Luc Mélenchon la gauche en 2027 sera forcément incarnée par lui il a tué toute idée de primaire on va l'écouter vous savez que pour une fois les étoiles sont alignées que pour une fois sans contestation possible la première force politique de la gauche

1:18:31
Invité

et du changement la voici la primaire est finie c'est nous qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne et bienvenue à tous ceux qui veulent participer à la bataille pour la 6ème république écologique et sociale

1:18:58
Présentateur

Elle est finie la primaire Rachel ?

La primaire comme objet politique potentiellement important elle est finie peut bien avoir lieu à un vote mais qui sera dans des conditions tellement dégradées dont on n'attendra tellement pas le résultat qu'au fond ça n'existe pas pour ainsi dire en fait il n'a pas tué hier l'idée de primaire et puis l'idée de primaire elle s'est quand même tuée toute seule elle n'avait pas besoin de Jean-Luc Mélenchon mais c'est la déclaration de Codiature il y a un mois qu'il a quand même complètement détruit je l'avoue moi j'avais plutôt des doutes sur la date de la déclaration de Jean-Luc Mélenchon alors c'est vrai que ça arrivait plus tard que dans d'autres campagnes pour lui mais au fond Jean-Luc Mélenchon il était déjà en campagne il n'avait pas besoin d'être officiellement candidat pour remplir des salles aux quatre coins du pays pour intervenir médiatiquement pour compter dans le débat public sauf qu'en fait sa déclaration le 3 mai si ma mémoire est bonne en fait ça a figé ses adversaires vous savez un peu comme un cadrage débordement au rugby ou un passing au tennis il est affigé alors que cette candidature elle était attendue il n'y a pas de surprise en fait il a suffi d'une petite pitch net de Jean-Luc Mélenchon pour que les autres soient complètement déstabilisés mais est-ce qu'aujourd'hui un candidat social-démocrate un candidat écologiste peut encore émerger où il a plié le match non je ne dirais pas qu'il a plié le match parce que d'abord il reste dix mois qu'il va se passer beaucoup de choses et puis aussi il y a un problème pour Jean-Luc Mélenchon certes il est très fort il est sans doute plus fort que ce qu'il était à la même période lors des précédentes élections il a une grosse machine que n'ont pas les autres partis de gauche il faut insister dessus aucun autre parti de gauche n'est capable d'aujourd'hui d'organiser un meeting comme celui-ci il y a le meeting il y a aussi notamment une grosse machine sur les réseaux sociaux complètement mais je sais c'est tout au global mais si la campagne à venir est une longue litanie de sondages de second tour qui le montre à 25, 30 ou 35% des voix face à Jordan Bardella et bien il y a une partie du centre-gauche qui peut voter utile pour Jean-Luc Mélenchon qui se dira oula si on envoie Mélenchon au second tour face à Bardella ou Le Pen on s'assure la victoire de Bardella c'est pas la même chose d'envoyer en 2022 Mélenchon au second tour face à Macron parce que perdre contre Macron bon c'est une chose c'est pas très grave perdre face à Marine Le Pen ou face à Jordan Bardella c'est tout autre chose donc je pense que c'est quelque chose qui va transparaître tout au long de la campagne et c'est pas pour rien que souvenez-vous dans son interview sur TF1 ou sur Brut le soir de sa déclaration il dit mais c'est même pas sûr que le RN soit au second tour il n'a pas réutilisé cet argument-là au fond aujourd'hui en tout cas c'est l'évidence qu'il y a une place qui est déjà prise et que c'est l'autre qui est à prendre il engage ce duel parce qu'au fond est-ce que c'est lui qui le choisit tant ce duel ?

non c'est le RN le RN lui il est loin devant donc il fait comme s'il n'y avait personne parce qu'il regarde devant et c'est logique mais parce qu'il a besoin de montrer qu'il est en capacité de gagner un second tour face à l'extrême droite ce qui aujourd'hui est très très loin d'être président et effectivement et est-ce que face à une candidature comme celle de Raphaël Luxman qui semble aujourd'hui le mieux placé dans le camp social-démocrate est-ce que Raphaël Luxman peut plier Jean-Luc Mélenchon comme il le dit lui-même ou est-ce qu'aujourd'hui c'est totalement impossible Jean-Luc Mélenchon a pris trop d'avances ?

Non, vous avez une équipe de première division face à une équipe de National 3 je veux dire il n'y a même pas de match je dirais il n'y a pas de match il y a un professionnel Donc il ne peut pas y avoir d'autres candidatures à gauche qui sont portées ?

Il y a un professionnel de la politique qui a un parcours qui a une expérience qui a un discours qui a un projet et en face vous avez quelqu'un qui fasseille j'ai envie de dire c'est-à-dire qui on ne sait pas trop où il va on ne sait pas trop les idées et on ne sait pas quelle machine il y a derrière parce que c'est vrai que ce qui est impressionnant c'est la démonstration de force hier qui est quand même très impressionnante alors que je vous rappelle que Raphaël Luxemann qui ne fait pas partie du Parti Socialiste avec le Parti Socialiste c'est loin d'être évident c'est loin d'être évident ils n'ont pas le même discours ils n'ont pas les mêmes stratégies ils n'ont pas les mêmes histoires même donc c'est loin pour Raphaël Luxemann Raphaël Luxemann d'ailleurs qui vous dit qu'il va réfléchir encore 4 mois avant de donner sa candidature 3 mois vous leur rajoutez un sincèrement j'ai envie de dire pardon c'est très brutal mais ce n'est pas très sérieux ça veut dire qu'il n'est pas encore très je dirais sur ses assises il n'est pas encore très stable mais est-ce que ce match que lance Jean-Luc Mélenchon le match RN-LFI il arrange la droite il arrange la droite il arrange le broche central il arrange Edouard il arrange personne je vais vous dire c'est à chacun d'exister et ça devrait d'ailleurs susciter quelques réactions dans l'espace central alors après chacun à sa définition de l'espace central avec les limites qu'il veut bien y mettre mais ça devrait les inciter à se réveiller parce que là pour le moment Mélenchon et évidemment le Rassemblement National sans qu'ils aient besoin de faire quoi que ce soit puisqu'ils sont servis je dirais d'une certaine façon par l'actualité et bien sont en train de s'installer au cœur de la bataille et justement on va en dire un mot de cette actualité puisque cette campagne de Jean-Luc Mélenchon a été lancée dans un contexte très lourd l'onde de choc de l'affaire Liana alors Salvin est-ce que pour vous ça va droitiser la campagne présidentielle ?

Je ne sais pas si ça va la droitiser parce qu'effectivement elle est déjà assez à droite la campagne on a vu effectivement les émeutes suite à la victoire du PSG déjà créé quand même un effet dans l'opinion dans notre baromètre Jordan Bardella prenait 6 points Marine Le Pen 4 points c'était juste au lendemain donc on ne sait jamais exactement qu'est-ce qui crée ces effets d'opinion mais quand même effectivement il y a un contexte assez global qui comment dire appelle à de la protection de l'ordre de la sécurité donc et ce n'est pas nouveau j'ai envie de dire effectivement depuis de toute façon que le monde est entré plus ou moins en guerre quand même malgré tout on voit bien effectivement cette nécessité pour les français d'avoir beaucoup plus de et bien de comment dire de force aussi de force et d'ordre et est-ce que Jean-Luc Mélenchon il peut être le candidat qui incarne ce besoin de force d'ordre de sécurité je reprends les mots de l'or est-ce qu'il est perçu comme ça comme pouvant répondre aux inquiétudes actuelles défoncées sur ce sujet je ne suis pas sûr que ce soit aujourd'hui le mieux placé dans l'opinion sur ces sujets-là mais une campagne présidentielle c'est aussi un moment où les cartes sont beaucoup rebrassées ce n'est pas un autre monde que celui d'avant la campagne présidentielle mais malgré tout il y a des choses qui bougent je veux dire regarder ce qui s'est passé autour d'Éric Zemmour la dernière fois Jean-Luc Mélenchon c'est quand même une personnalité qui est très connue très installée on l'a dit c'est une de ses forces les gens savent où il est savent à peu près ce qu'il veut et c'est quand même une grande force au moins déjà dans l'espace de la gauche où ce n'est pas très clair dans le reste de la gauche sur la question de la sécurité ça paraît moins clair c'est une évidence mais parce que ce n'est pas un sujet qui traite très souvent non plus mais malgré tout c'est vrai que son expérience politique peut lui donner quand même aussi une certaine force une certaine solidité dans ces domaines-là voilà il incarne quand même malgré tout une expérience solide en termes et d'ailleurs c'était quand même aussi ça faisait partie de ces thèmes de prédilection il y a quelques années ça fait longtemps qu'il n'en parle plus mais à un moment donné il en parlait effectivement énormément Yves un dernier mot sur ce sujet est-ce que l'actualité le dessert je ne sais pas si ça le dessert mais ce n'est pas son thème favori on voit bien que c'est le Rassemblement National qui prospère sur ces thèmes-là je ne pense pas que alors effectivement il y a le côté l'expérience de Jean-Luc Mélenchon mais Jean-Luc Mélenchon c'est aussi l'homme qui peut provoquer le désordre c'est un mot qu'il a dans la bouche donc là-dessus je ne pense pas qu'il soit le mieux placé merci beaucoup merci à tous les trois d'avoir été nos invités pour décrypter ce lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous pour trouver l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage ST' 501