Jean-Philippe Tanguy : « Avec les résultats aux municipales, on espère avoir un groupe au Sénat »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
présidentielle, le Rassemblement national fait toujours largement la course en tête dans les sondages. Mais est-ce vraiment un atout ? Surtout en l'absence de candidat officiel qui ne pourrait être désigné qu'après la décision judiciaire concernant Marine Le Pen le 7 juillet.
Pour en parler, nous recevons Jean Philippe Tanguy. Bonjour, merci d'être notre invité, député de la SON, président du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale. On le disait, le RN.
Président délégué, pardon, du groupe, c'est moi. Le RN. qui fait toujours largement la course en tête dans les intentions de vote.
On l'a vu encore hier, dans notre baromètre Odoxa. Est-ce que du coup, il va être quand même temps, Jean-Philippe Tanguy, de clarifier la ligne et le projet ? Nous, on pense que tout est très clair.
Donc, je constate effectivement une certaine émulation à Paris pour essayer de créer des divisions au sein du Rassemblement National qui n'existent pas. Mais vous savez, c'est toujours difficile de commenter...
Il y a des lignes divergentes, on peut en parler ? Sincèrement, non, on peut en parler, je répondrai volontiers à vos questions, évidemment. Mais nous, de notre point de vue, tout ça est très artificiel et nous, on voudrait se concentrer sur nos solutions, évidemment, à présenter aux Françaises et aux Français.
Je pense que notre ligne, elle est claire, que notre programme, il est clair. Et c'est d d'ailleurs, pour ça, vous l'avez dit vous-même, enfin, qu'on est en avance dans les sondages. Il faut les prendre avec beaucoup d'humilité.
Mais effectivement, si les Françaises et les Français n'identifiaient pas un programme dans la situation critique de notre pays et des candidatures claires, je ne pense pas qu'on aurait ni ces niveaux de satisfaction. Mais est-ce qu'un an de l'élection, c'est forcément un atout d'être autant en tête dans les sondages ? Écoutez, je pense qu'il faut mieux faire envie que pitié.
Mais après, c'est une responsabilité effectivement. Le plus dur c'est d'y rester, c'est pas tout d'être en tête à un an de l'élection. Absolument, vous avez absolument raison, il ne faut absolument pas s'endormir sur ces bons sondages, ça ne fait pas une élection loin de là, bon c'est pas la mentalité du Rassemblement National, de considérer que l'élection est déjà gagnée, bien au contraire, on est un parti militant, on est sur les propositions, on est à relever un certain nombre de défis très importants pour le pays, on est en dynamique on l – D'autant que les déclarations de candidature se multiplient et vous, vous ne pouvez toujours pas officialiser votre candidat.
Vous êtes bloqué jusqu'au 7 juillet ? – Non, je ne crois pas sincèrement. Je pense que nos compatriotes, moi je le vois dans la Somme et les Les autres députés ont le même sentiment, la même impression que nos électeurs ou ceux qui voudraient voter pour nous ont très bien compris que c'était Marine Le Pen la candidat et si elle devait être empêchée et si son innocence malheureusement n'était pas reconnue, ce serait le temps de bardellat donc pour moi les choses sont claires campagne pas non c'est pas la même, campagne c'est c'est pas des clones n'ont pas le même parcours la même expérience le même caractère an évidemment après pour répondre à ce que vous disiez sur les lignes divergente jordan bardella il s'est engagé au rassemblement national pour marine le pen sur la ligne de marie le pen donc il y aura des nuances évidemment heureusement d'ailleurs parce que si on était tous des clones ce serait un peu effrayant sur ce parti politique.
On n'est pas une secte comme d'autres. – Mais vous dites, nos électeurs, ils savent que c'est Marine Le Pen, sauf si elle est empêchée. On a un peu l'impression, pardon, là aussi, quand on regarde les enquêtes d'opinion, que vos électeurs, ils se sont quand même bien faits à la candidature de Jordan Bardella.
Oui, écoutez, je pense que c'est plutôt un atout. Moi, je pense que la force de Marine Le Pen, c'est quand même, à ma connaissance, la seule femme avec un grand F, homme avec un grand H, politique, à avoir, alors qu'elle était très influente, prévu quelqu'un capable de la remplacer s'il devait y avoir un problème. Sincèrement, je n'en ai pas d'autre exemple de personnalité politique qui n'a pas peur de talents concurrents, qui n'a pas peur d'une personnalité qui, effectivement, dans certains sondages, peut avoir des meilleurs scores que Marine Le Pen.
Mais pourquoi aussi ? Moi j'inverse un peu votre question, en tout cas je le perçois très différemment, c'est que je pense qu'au contraire, Marine Le Pen reste très forte dans les sondages alors reconnaissait-lu qu'une grande part du personnel politique et certains éditorialistes l'ont déjà enterré, l'ont déjà condamné. Je rappelle qu'elle est présumée innocente, que moi mon intime conviction c'est qu'elle est évidemment innocente, et que donc la justice va l'innocenter.
Donc être à ce niveau-là, quand tout Paris dit que vous êtes déjà condamnée, moi je trouve que c'est plutôt une performance de Marine Le Pen. – Allez, on va rentrer dans le détail, si je ne est pas. On n'est pas du tout dans la caricature, d'être contre l'électrification.
Bien au contraire, Marine Le Pen avait présenté en 2022 un plan qu'on avait appelé Marie Curie, bien nommée, qui était l'électrification et sortir et décarboner totalement l'économie française le plus tôt possible avec un réalisme technologique. J'écoutais votre sujet sur l avant d'entrer sur le plateau tout ça est très sympathique si vous voulez mais le biogaz pour 3 5 % de la consommation française on est à plus d'un milliard de subventions les panneaux photovoltaïques on a quatre milliards de subventions par an pour 2 % de la – Et d 'où la mobilisation du secteur privé de la part d'Emmanuel Macron, il a raison ? Oui mais enfin ça dépend de ce qu'on veut faire parce que si on électrifie des usines et que l'électrification les rend non compétitives par rapport à la concurrence européenne ou pire, la concurrence chinoise, en fait on va mourir en étant vert.
Alors bon, si c'est pour être remplacé par des usines qui tournent au charbon...
C'est-à-dire que l'électrification, elle n'est pas forcément gage de souveraineté ? De souveraineté, si, – Si, parfaitement, mais par contre compétitivité, pas forcément. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut être sûr que les processus soient rentables et qu'on puisse les exploiter avant de foncer tête baissée.
Pourquoi une fois de plus ? C'est pas que je suis contre, c'est que si Si vous forcez ou si une usine fait un investissement qui fait que les machines deviennent non rentables par rapport à la concurrence, vous allez être écrasé tout simplement. Donc ce n'est pas qu'on ne peut pas faire l'électrification, c'est qu'il faut avoir des technologies qui sont Regardez la voiture électrique, moi évidemment que je préfère, si c'est possible, une voiture électrique qui fonctionne avec de l'électricité nucléaire ou les barrages français plutôt qu'une voiture qui fonctionne avec du pétrole d'Arabie Saoudite ou de Russie évidemment bon sauf qu'aussi la voiture ne fonctionne pas et si vous êtes en ruralité et que l'autonomie de la batterie n'est pas suffisante pour votre quotidien ou si c'est trop cher vous vous retrouvez gros gens comme devant donc si vous voulez il faut ce qu'on avait appeler la neutralité technologique est ce que ça veut dire ce mot un peu bizarre et ça veut dire qu'il faut être sûr certains que la technologie que vous choisissez rendre le service économique équivalent au thermique sinon ça peut pas fonctionner et que vous mettez beaucoup d'argent dans des choses qui sont décevantes.
Et s'il y a un manque de confiance entre les consommateurs et la technologie, ça ne marche pas. Et après, il y a des faux Un faux ami, un regret Stellantis. Bon, tant mieux s'ils investissent.
Un faux ami Stellantis ? Non, non, non, mais voyez bien que les partenariats qu'ils font avec la Chine, moi, m'inquiètent. Je suis désolé, le fait qu'ils ouvrent nos chaînes de production, nos talents, nos territoires et notre marché des productions chinoises qui aujourd'hui, avec les informations dont on dispose, peut-être que c'est de l'intox.
Attention parce qu'il faut aussi faire attention la Chine, ce n'est pas une démocratie et il y a beaucoup d'intimidation et beaucoup de désinformation. Mais un milliard à mes loups, ce n'est pas un petit investissement pour le territoire. – Non, mais moi je suis content qu'il y ait cet investissement.
Mais je veux dire, si ces investissements qui à la fin profitent aux Chinois parce qu'on a mis le loup dans la bergerie, le renard dans le poulailler, c'est très Donc ça reste au niveau européen ? Oui, et même au niveau français. Parce que pareil, au niveau européen, vous pouvez avoir des faux amis.
Vous avez un certain nombre d'États au sein du marché européen qui peuvent être influencés par les capitaux chinois ou l'influence chinoise. Une fois plus, quand on voit les technologies, en tout cas les promesses technologiques des constructeurs automobiles chinois, nous avons beaucoup de retard. Alors ça c'est compliqué parce que moi je me souviens quand j'ai fait mes études, malheureusement ça commence à dater, on nous expliquait indédoctement, des gens très intelligents, que les Chinois étaient voués à imiter, c'était pareil pour le Japon, imiter l'Europe et les Etats-Unis et qu'ils ne seraient pas capables d'innovation.
Je passe sur le caractère raciste de ces conceptions complètement débiles. Bon bah aujourd la chine visiblement à de l'avance technologique sur nous et là on est un peu désemparé parce que si vous voulez ça fait 150 ans qu'on a une certaine avance technologique en occident et là j'ai l'impression qu'un certain nombre de gens sont restés dans des vieux schémas il faut rattraper. Il y a une centaine de parlementaires LR qui appellent à baisser les taxes sur l'électricité pour la rendre plus compétitive face aux énergies fossiles.
Ça va encore plus loin que vous, qui a appelé à baisser la TVA. Vous les rejoignez dans cette demande ? – Oui, mais enfin, je vous rappelle qu'il y a deux ans, ils ont augmenter de 4 milliards, LR en premier.
Au Sénat, les taxes sur l'électricité. Donc bon, moi je veux bien, mais enfin le seul groupe qui avait voté contre, c'était leur Assemblée nationale. Donc on peut augmenter les taxes, les baisser, les augmenter, les baisser.
Bon, moi je suis toujours pour la baisse de taxe. Enfin, permettez-moi de rappeler que la dernière fois qu'ils ont eu à voter dessus, ils ont augmenté de 4 milliards. Donc c'est quoi ?
C'est quoi ? De la démagogie, de la politique à l'approche de la présidentielle ? Les LR sont en train d'essayer de sauver ce qui leur restent, à savoir leur siège au Sénat.
Donc ils vont raconter n'importe quoi. – C'est pour ça qu'ils font cette commune pour vous ? – Oui, c'est pour ça qu'ils vont raconter n'importe quoi pendant deux mois.
On les connaît. – Là, demander à baisser les taxes sur l'électricité, ce n'est pas n'importe quoi, vous le demandez aussi. – C'est n'importe quoi par rapport à leur comportement.
Est-ce qu'ils ont encore voté au dernier budget Voilà, écoutez, moi, vous savez, je suis toujours ouvert à des bonnes propositions Moi, je suis pour baisser effectivement les taxes sur l'électricité C'est vrai qu'aujourd'hui, les taxes sur l'électricité sont supérieures à celles sur le gaz Donc tout ça est effectivement absurde enfin les taxes sur l'électricité ont commencé en 2001 en dehors de la tva avec la libéralisation du marché européen électricité et c'était jacques chirac à l'époque et c'était l'ump donc lr voilà bon sur le pouvoir d'achat parce que ça c'est une préoccupation majeure des français et c'est un thème qui sera au coeur de la campagne d'abord vous soutenez les annonces de sébastien le cornu jeudi pour aider les français face à la hausse des prix du carburant c'est de toutes petites annonces bon il augmente qu'est ce que vous attendiez de plus ah bah nous vous l'avez dit on attendrait la baisse de la TVA de 20 à 5 ,5 qui permettrait avec nos autres mesures en tout de baisser de 40 centimes au moins le prix par litre là ça va pas aider nos compatriotes qui ont besoin de leur voiture loin de la loi on augmente de 300 à 600 euros la prime annuelle des entreprises pour aider le carburant tant mieux mais enfin c'est les entreprises qui vont payer et le reste ce sont des aides essentiellement pour empêcher des filières économiques de s 'effondrer totalement donc évidemment on n'est pas pour que ça s'effondre enfin franchement c 'était une conférence de presse très très longue comme l'a dit marine le pen un communiqué de presse aurait suffi puis en plus aurait été moins prétentieux parce que une heure et demie pour enfoncer des portes ouvertes était prétentieux vous trouvez j'ai trouvé que le niveau de la conférence de presse de monsieur le cornu et des ministres dont les français connaissent à peine le nom pour nous expliquer pourquoi ils avaient eu tort hier et qu'ils auraient peut-être raison dans deux semaines était vraiment on aurait dit emmanuel Macron, mais en version pluragarde. Sur cette question, justement, puisqu'on parlait des lignes du RN, est-ce que dans le programme du RN pour la présidentielle, il y aura des suppressions d'impôts ? Est-ce qu'il y aura des augmentations de salaire net pour les Français et de quelle manière Des suppressions d'impôts, des baisses d'impôts très importantes.
La TVA, nos baisses de TVA, on nous critique assez pour ça. C'est entre 12 et 16 milliards d'euros de rendus aux français. Il y a d'autres baisses d'impôts qui permettent d'arriver à 25 milliards de baisse d'impôts pour les Français et 20 à 25 pour les entreprises.
Donc oui, il y a des baisses d'impôts importantes sur les impôts de production, sur un certain nombre de taxes sur la consommation qui pèsent très lourd sur les salariés. C'était ce que Marine Le Pen avait appelé la baisse des dépenses contraintes, c'est qu'aujourd'hui vous avez votre salaire et vous êtes étouffé par à peine n'avez -vous touché votre salaire que tous vos prélèvements vous retirent beaucoup d'argent et de pouvoir d'achat. Après Effectivement, nous travaillons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella sur des mesures pour augmenter le pouvoir d'achat des salariés.
Mais lesquelles ? Parce que vous me dites qu'il n'y a pas de ligne. Là, on a quand même un peu l'impression que Jordan Bardella, lui, il est plus pour une réduction des cotisations salariales, là ou Marine Le Pen, et plus pour l'exonération des cotisations patronales.
Non, alors vous voyez, c'est intéressant votre question, parce que souvent on dit que c'est plutôt Marine Le Pen qui est pour le pouvoir d'achat des salariés, entre guillemets, et Jordan Bardella pour les entreprises. Vous voyez, les choses sont plus compliquées, non c'est juste là on travaille sur des mesures Mais c'est encore un peu fou ? Non, ce n'est pas que c'est flou La cotisation salariale ou la cotisation patronale ?
Non mais c'est-à-dire qu'on a un calendrier de campagne si vous voulez et on annoncera les mesures quand la campagne aura pleinement commencé mais donc là-dessus par exemple c'est pas tranché non c'est pas tranché mais en tout cas c'est prêt c'est prêt vous savez pas quelle ligne sera adoptée c'est la candidate et le candidat qui choisiront les mesures qu'il y a, mais ce n'est pas lié au fait que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella qui soient candidats, c'est lié à un équilibre général parce qu'il y a des mesures pour bénéfice du pouvoir d'achat des Françaises et des des Français, mais on doit aussi finaliser le plan de rétablissement des comptes publics. C'est quand même 120 milliards d'euros net. Donc effectivement, ça demande encore du travail et des arbitrages pour que le projet soit sérieux.
Parce que vous comprenez bien, madame, qu'à partir du moment où on va faire des annonce, les marchés financiers et nos prêteurs vont nous juger et qu'aujourd'hui malheureusement l'état de la dette est tel que le jugement de nos prêteurs internationaux pèse lourd sur les françaises et les français puisque s'ils ne sont pas contents le taux d'intérêt augmente. S – Si le taux d'intérêt augmente, la charge de la dette augmente et c'est les français qui payent. Nous on ne veut pas que les français payent. – Sur la réforme des retraites qui là sera aussi à n'en pas douter un thème de la campagne, est-ce que vous reviendrez sur la réforme Macron qui place l'âge de départ à 64 ans – Ah, tout à fait.
Nous reviendrons sur cette réforme. – Mais pour faire quoi ? – La réforme qui a été présentée par Marine Le Pen et Gerdinand Badella, encore à la dernière élection législative, si on revient à 62 ans, avec 42 annuité et donc si vous avez commencé à travailler avant 20 ans vous partez à 60 ans avec les annuités et puis après entre 40 et 42 ans vous partez selon votre date d'entrée votre âge d – Mais juste qu'on comprenne bien Jean-Philippe Tanguy, parce que… – Si par contre vous avez commencé à travailler tard, vous devrez, vous devrez… – Mais c'est ça, parce que les gens ils ont quand même envie de savoir quand ils vont partir.
Donc vous dites on va revenir sur les 64 ans d'Emmanuel Macron, mais il faut 42 annuités. L'âge moyen d'entrer sur le marché du travail, c'est 22 ans. Donc ça veut dire qu'avec vous aussi, les Français partiront à 64 ans. – Ils pourront partir à 62 ans mais avec une décote. – S'il faut 42 annuités. – Non mais à 42 annuités pour avoir la retraite. – Voilà donc pour avoir sa retraite à taux plein, il faut attendre 64 – Vous avez raison, mais ça c'est déjà le cas actuellement.
Aujourd'hui si vous partez même à 63 ans, là c'est 62 ans et 9 mois, et que vous n'avez pas vos annuités, vous avez déjà une décote. Donc notre réforme ne change rien à Notre réforme, par contre, elle remet l'âge à 62 ans. – Mais est-ce que ce n'est pas un peu démago de faire croire aux Français qu'avec vous, ils n'iront pas jusqu'à 64 ans ?
Ils iront aussi jusqu'à 64 ans ? – Ah non, ce n'est pas démago, on a toujours dit qui n'irait pas jusqu'à 64 ans. On a toujours dit que c'était pour favoriser ceux qui avaient commencé à travailler et tôt, et qui avaient donc des métiers difficiles.
Mais comme c'est prévu dans la réforme actuelle ? Non, aujourd'hui...
Dans la réforme actuelle, ceux qui commencent à travailler tôt, avant 20 ans, oui, mais on a une zone grise dans la réforme actuelle, qui d'ailleurs a été reconnue par Mme Borne, c les gens qui ont commencé à travailler tôt, mais qui ne sont pas dans le dispositif carrière longue. Alors souvent on explique effectivement que les gens qui ont des métiers très difficiles, qui ont commencé par exemple à 18 ans, c'est vrai qu'aujourd'hui ils ont des dispositifs. Par contre vous êtes une infirmière, vous avez fait 3 ans d'études, vous avez commencer à travailler à 21 ans.
Aujourd'hui, malheureusement, vous devez travailler jusqu'à 63 ans. Avec notre réforme, cette infirmière pourra partir beaucoup plus tôt. Enfin, beaucoup plus tôt.
Un an plus tôt. – Mais est-ce que vous allez continuer à maintenir un âge de départ ? Ou est-ce que là aussi vous réfléchissez à ne plus tenir compte d'un âge de départ et à ne tenir compte que des annuités ? – Je vous remercie pour cette question parce qu'effectivement Gabriel Attal a fait des annonces qui me paraissent un peu prématurées par rapport au mesure technique qu'il a présenté.
On voudrait tous, enfin je pense qu'il y a un consensus à l'Assemblée nationale pour supprimer l'âge de départ et que ce soit beaucoup plus simple à savoir vous avez cotisé tant de trimestres, tant d'années, vous avez le droit à telle retraite et vous pouvez c'est pas qu'il n'est pas viable, c'est qu'il est injuste. C'est-à-dire que ce critère d'âge peut créer des injustices une fois plus pour les femmes notamment, les femmes qui ont été charges de famille essentiellement la charge de famille aujourd'hui c'est les femmes qui s'en occupe, ça sert à rien de se cacher derrière son petit doigt, ça crée des injustices donc on essaie toujours de s'améliorer mais c'est pas si facile et si, comment dire, depuis la libération il y a à la fois une durée de cotisation et un âge légal, nos prédécesseurs avaient de bonnes raisons malheureusement. Voilà, vous savez, j'aime bien critiquer, mais pas pour critiquer, parce qu'il y a des choses à critiquer, mais il faut c'est de constater que nos prédécesseurs parfois avaient de bonnes raisons.
Mais on travaille et on a bon espoir de trouver une solution. Autre sujet pour là aussi bien comprendre votre ligne, Jean-Philippe Tanguy. Il y a un mot nouveau qui est apparu, notamment dans la bouche de Marine Le Pen, c'est le mot « assistana ».
Est-ce que là on est dans un changement de ligne de la part du RN ? Et est-ce que ce n'est pas un peu méprisant pour votre électorat populaire, qui est notamment le vôtre, celui de l'électorat des Hauts-de-France ? – Non, non, mais je ne crois pas.
Le mois Sistana, il était déjà dans les livres de Marine Le Pen à Contreflot, un livre qui avait été écrit il y a 15 ans, je crois. Donc ce n'est pas que c'est nouveau, si vous voulez. C'est que nous, on fait bien la différence entre des gens...
C'est un peu nouveau, c'est un mot qu'elle n'employait pas. C'était un peu le mot de Laurent Wauquiez, le mot de Sistana, ce n'était pas le mot de Marine Le Pen. Il n'y a pas que Laurent Wauquiez qui a le droit à ce mot, mais effectivement, j'allais citer M.
Wauquiez parce qu'il l'utilise à très mauvais essai en question. Monsieur Wauquiez il fait croire aux Françaises et aux Français qu'il y a un emploi pour les 6 millions de chômeurs et que donc tous ceux qui sont au chômage, ils sont assistés. C'est scandaleux parce que ça c'est la faute de monsieur Wauquiez et de ses amis.
Si aujourd'hui, il y a à peu près 300 000 emplois qui, effectivement, devraient trouver preneurs, mais il y a 6 millions de chômeurs ou de personnes sous-employées. Donc, il n'y a pas besoin d'être un génie, mais c'est peut-être le problème de M. Wauquiez pour comprendre que ce n'est pas de la faute des chômeurs.
Donc là, utiliser le terme d'assistana, c'est dévoyer. Par contre, est-ce qu'il y a des fraudeurs ? Est-ce qu'il y a des gens qui abusent de la générosité de notre système ?
Oui, mais il faut bien faire la différence. Souvenez-vous à l'époque où Marine Le Pen et votre serviteur et le groupe Rassemble National n'avaient pas Ils n'avaient pas voulu utiliser le terme d'assister comme l'avait fait M. Wauquiez, c'est qu'ils avaient promis 15 heures de travail pour le RSA.
Obliger les gens qui ont le RSA à 15 heures de travail. Ils ont toujours dit que la mesure a été votée. Il y avait un excellent article dans ce fameux déjeuner avec le bureau exécutif du MEDES, une lettre au chef d'entreprise.
Est-ce que vous avez besoin de convaincre de votre crédibilité économique aujourd'hui ? Oui, mais il faut convaincre tout le monde. Il ne faut pas convaincre que le...
Mais plus particulièrement les milieux économiques. Non, mais c'est-à-dire qu'avant, ils ne voulaient pas nous – Est-ce que c'est un angle mort ça pour le RN ? – Non mais c'était eux l'angle mort, c'est-à-dire qu'avant ils ne voulaient pas nous recevoir et on a même problème aujourd'hui avec les syndicats, les patrons de syndicats de salariés qui refusent de nous recevoir alors qu'on travaille très bien avec la base sur tout le territoire.
Moi, je vois des salariés syndiqués toutes les semaines dans les Hauts-de-France. Il y a un blocage au niveau de Mme Binet, de Mme Léon qui ne veulent pas nous recevoir avec des arguments fallacieux. C'est dommage.
Bon, c'était longtemps le cas aussi du MEDEF. Je constate que ça s'est débloqué tant mieux, mais enfin vous pouvez constater que dans les comptes rendus, notamment du déjeuner avec Marine Le Pen, Marine Le Pen leur a dit exactement ce qui est dit sur les plateaux. D'ailleurs il y a quelques patrons qui n'étaient pas contents comme Mme McGregor de Engie.
Donc vous voyez bien qu'on ne s'est pas soumis ou qu'on n'a pas menti. Mais c'est normal d'échanger avec les acteurs économiques, il faut échanger avec tout le monde. Et pourquoi ?
Parce que Emmanuel Macron, c'était « j'ai raison sur tout circuler, il n'y a rien à voir ». Nous, on n'est pas du tout dans cette démarche. On a des propositions, on a des analyses.
Il faut toujours les améliorer, on peut toujours les améliorer. Votre interlocuteur, quand il est de bonne foi, a toujours une part de vérité. Très rapidement, Jean-Philippe Tanguy, on arrive au bout de cette interview, avant la présidentielle, il y a les sénatoriales.
Vous y voyez plus clair sur le nombre de sénateurs ? C'est quoi votre objectif aujourd'hui ? – Non mais ce serait un peu absurde de donner des… – Là on imagine que vous avez fait les comptes, vous avez le nombre de maires… – Notre compte c'est qu'on espère avoir un groupe, on espère avoir un groupe, on espère avoir un groupe par rapport à nos résultats au municipal, mais je vais vous dire la dernière fois c'est qu'on a eu beaucoup plus de votes que prévu dans un certain nombre de départements.
Donc là on va faire des campagnes actives, sans doute vos dernières sénatoriales à ce nombre de départements qu'on avait sous-estimées. Donc là on estime qu'effectivement on peut gagner des sénateurs, pas partout dans le sens où on va gagner partout, mais que en tout cas si on fait campagne, on peut faire des résultats partout. Les sénatoriales vous le savez bien dans cette maison, c'est une élection un peu particulière avec des comportements de vote différents.
Là, effectivement, les maires, les conseillers municipaux, les grands électeurs visiblement font confiance au rassemblement sénat. – Mais vous dites qu'on aura 10 sénateurs ? – On espère, on n'est pas là à bomber le torse et à raconter, à être prétentieux, c'est pas le jeu en tout cas on pense qu'on peut convaincre des gens, je le voyais en Gironde, vous parliez avec madame Delat, sénatrice de la Gironde, Edwige Diaz, que ma collègue députée a annoncé sa candidature et je pense que par exemple l'énergie et ce que Edwige Diaz a montré à l'Assemblée nationale permettra de convaincre les grands électeurs de Gironde alors que sur le papier on n'a pas forcément...
Elle vise aussi la présidence du groupe Edwige Diaz si elle est élue ? Oui d'abord attendez, on vise déjà qu'elle soit élue sénatrice. Vous savez, dans la vie, chaque jour suffit sa peine.
Merci Jean-Philippe Tanguy. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. On regarde ce qui fait la ligne dans nos régions.
Jean-Philippe Tanguy