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interviewBackseat· 2 juin 2023 160 min

S02E17 - BACKSEAT X Libération, avec Bilal Hassani, Salomé Saqué et François Hollande

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] bonsoir bonsoir La Sorbonne bonsoir tout le monde bonsoir incroyable merci à toutes et à tous bonsoir merci chers amis d'être là ce soir pour cette émission exceptionnelle en direct de la Sorbonne pour les 50 ans de libérée quand même c'est extraordinaire vous êtes merveilleux merci à vous d'être venu si nombreux et si nombreux bonsoir à vous sur twitch qui nous regardez bonsoir le chat ça fait trop plaisir de te retrouver bonsoir à vous si vous nous écoutez en podcast bonsoir celles et ceux qui nous regardent aussi en replay sur Youtube ce soir une émission exceptionnelle chers amis de backs site un live à la Sorbonne là où tout a commencé il y a 50 ans mais 68 tout ça tout ça avec libération créée en 73 libération qui a fait un événement toute la journée aujourd'hui et ce soir une émission bexit spéciale avec Libé vous allez voir un programme exceptionnel et un programme qui va commencer en beauté chers amis nous avons l'immense plaisir d'accueillir avec nous dans cette émission brexit pour la première fois Bilal Hassani Bilal Hassani qui a accepté notre invitation et qui a accepté de venir nous jouer son morceau new Diamond Sun qui va ressortir le 2 juin prochain pour la réédition de son album de son de son album théorème Bilal Hassani c'est à toi [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] ta mère [Musique] extraordinaire Bilal Hassani vient donc je t'en supplie Bilal Hassani qui va me rejoindre sur le plateau pour débuter cette émission c'était mieux diamonds [Musique] vas-y vas-y vas-y t'inquiète pas [Applaudissements] bonsoir Bilal merci beaucoup d'être avec nous merci pour ce merveilleux ce merveilleux morceau new Diamonds que tu viens d'interpréter ici à la Sorbonne merci beaucoup comment tu vas Bilala ça va très bien ça fait très content d'être ici ben ouais écoute ça fait super plaisir de t'accueillir on est au 50 ans de Liber et Libération je crois que c'est un journal qui a une place un peu particulière dans ton cœur oui c'est un journal que je connais depuis toujours en fait il y avait un activité que moi adoré faire avec moi et mon grand frère qui s'appelait la table des savoirs et les dimanches ensemble on animait un peu des débats et elle essayait on va dire de nous ouvrir à avoir un esprit critique et avoir une opinion donc elle aimait bien lancer ses conversations et il y avait presque systématiquement le plusieurs même Libé qui était sur la table en fait donc je les ai eu autour de moi depuis tout petit y avait pas mal de numéros qui se baladait partout dans la maison je crois que l'idée avait fait un un beau portrait de toi la fameuse aire de couve dernière de couverture de Libé oui j'ai fait beaucoup de choses j'ai accompli plein de choses dans ma vie mais c'est le seul truc où j'ai vraiment senti la fierté de mes parents bah bravo Libé bravo Bilal tu représentes une nouvelle génération c'est justement le tempo qu'on a voulu donner à cette émission ce soir à baxy en partenariat avec Libé on va parler de nouvelles générations on va en parler avec toi tu restes avec nous mais on va aussi en parler avec une personne une représentante aussi de cette nouvelle génération et qui en parle dans son dernier livre je vous demande d'accueillir Salomé saké [Applaudissements] salut Salomé salut ça va ça va et toi bah écoute ça va super on est très content de t'accueillir aussi sur le plateau de bexit Salomé tu es journaliste tu bosses notamment pour blast pour France Info aussi et tu as sorti ton premier bouquin cette année qui s'appelle soit jeune et tais-toi réponse à ceux qui critiquent la jeunesse c'est aux éditions fayots et donc tu as voulu j'ai dit quoi [Rires] ça commence bien j'adore aux éditions Payot excuse-moi c'est un livre dans lequel tu as voulu quoi explorer cette nouvelle génération le conflit des générations tu as voulu faire quoi avec ce livre au début je voulais avant tout essayer de répondre aux critiques qui étaient adressées aux jeunes et qui sont parfois très virulentes qu'on entend pas plus tard qu'hier on entendait ça sur BFM TV des jeunes qui seraient paresseux inculte narcissique moi c'est quelque chose que j'ai entendu dans mon entourage que j'ai entendu dans même la sphère professionnelle j'en avais un peu marre de ces clichés j'avais envie d'y répondre avec des statistiques avec des chiffres avec des faits avec un travail académique et en fait au fur et à mesure de l'écriture ce qui s'est passé c'est que j'ai plutôt fini par dresser un portrait de la jeunesse et pas la jeunesse mais les jeunesse parce qu'il y a plusieurs jeunesses et essayer de comprendre ce que ce qui animait cette génération la mienne et les celles qui arrivent aussi moi c'est les 18-29 ans j'ai 28 ans donc je suis pile pile dedans quand j'ai commencé à l'écrire vers 25 ans 25-26 ans donc j'étais en plein dedans et c'était une manière d'essayer d'expliquer au plus âgé ce que vivent les jeunes dans quel contexte ils év juste qu'il est préoccupe ce qui les inquiète ce qui les anime quels sont leurs engagements dans quoi ils se ils se reconnaissent et de et d'essayer aussi de faire comprendre aux jeunes quelle est leur époque de quoi est faite leur génération parce qu'il y a aussi des jeunes qui eux-mêmes avaient intégré et ont intégré ses clichés qui sont parfois très délétères sur la genèse parfois les jeunes eux-mêmes intériorisent un échec par exemple en se disant c'est de ma faute je suis trop nul en oubliant les paramètres sociaux économiques donc l'objectif c'était vraiment de dresser un panorama de cette génération Bilal et toi vous vous avez presque le même âge vous vous appartenez à cette génération vous seriez capable de mettre des mots sur cette génération et ce qu'il faut mettre un qualificatif derrière le mot génération on partirait la génération des abusées génération engagées etc Salomé tu mettrais quoi toi une il y a vraiment des jeunesses plurielles je pense que ce qui rejoint aujourd'hui les jeunes entre eux c'est le contexte c'est qu'on évolue tous globalement dans un contexte si on parle de l'urgence climatique ça concerne tous les jeunes et tous les jeunes vont être globalement plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique et de la perte de la biodiversité que les plus âgés ça c'est quelque chose qui réunit par exemple les jeunes la difficulté des paramètres je disais soucieux économiques les difficultés du marché de l'emploi ça alors il y a des jeunes pour qu'ils savent pas très bien mais globalement il y a beaucoup de jeunes qui rencontrent des difficultés de ce côté-là dans beaucoup de sphères professionnelles différentes donc je disais je dirais qu'il y a quand même quelque chose qui les rejoint et ensuite moi je dirais que ce qui rejoint enfin ce qui rassemble beaucoup de jeunes c'est l'angoisse il y a beaucoup de jeunes qui sont vraiment en fait j'ai découvert moi j'avais parfois un sentiment d'angoisse face à l'époque avec mon travail en plus sur l'économie l'écologie où je me disais le monde va mal mais peut-être que c'est juste mon travail et ce dont je me suis rendu compte c'est qu'il y a beaucoup de jeunes qui sont inquiets qui ont du mal à avoir confiance en l'avenir et c'est pas une impression c'est quelque chose qu'on retrouve dans les études sociologiques quelque chose qu'on retrouve dans les différents sondages et on constate que les jeunes ont davantage peur de l'avenir que les jeunes il y a 40 ou 50 ans c'est quelque chose que tu partages l'idée d'inquiétude d'angoisse toi qui nous fait toc qui me donne tant d'espoir la musique tu vois j'essaye je pense que c'est important avec l'art en tout cas d'envoyer des messages d'espoir on fait je fais comme je peux en tout cas pour pour apporter ça à mon public qui est majoritairement jeune parce que je constate dans les messages que je reçois tous les jours qu'il y a beaucoup d'angoisse je vois je la vois je la vis moi personnellement et je la et je la ressens autour de moi je la ressens dans mon public donc donc c'est ces moments en musique que j'essaie d'offrir c'est peut-être des temps d'évasion mais ça nous libère pas complètement de la dure réalité il y a aussi un truc qui vous rapproche tous les deux c'est la c'est l'engagement en fait c'est aussi ça tu engagé pour pour sur les questions lgbtqi+ tu es engagé toi Salomé pour les questions écologiques est-ce que c'est pas aussi ça quelque chose qui détermine cette jeunesse génération engagée par le par la force des choses non alors moi je vais faire un peu ma je veux pas mettre trop de précaution mais quand même encore une fois c'est pas tous les jeunes qui sont engagés mais là en fait c'est là où on répond à un cliché c'est que les jeunes d'aujourd'hui sont pas moins engagés que les jeunes d'hier 68 en introduction qu'on va entendre encore une fois dans la bouche de certains de nos aînés attention pas tous pas de généralité note all boomer mais quand même certains nous disent oui mais moi de mon temps on s'engageait pour des vraies causes c'était quelque chose et ce que j'ai essayé de montrer dans le livre c'est que les jeunes sont pas moins engagés qu'avant et que il y a des nouvelles façons s'engager des nouvelles causes aussi sur lesquelles on s'engage qui sont aussi liés à l'époque sur l'écologie ça en est une évidemment la cause enfin je dis c'est une cause mais en fait c'est l'acceptation de tous les individus c'est quand même pour qu'il soit traité de manière égale ça devrait même pas être une cause l'écologie l'écologie quand on en parle l'écologie c'est la survie de l'humanité c'est ni plus ni moins ce que c'est c'est la préservation de l'habitabilité de la planète et c'est fou que moi on me qualifie du journaliste engagé moi je me considère pas comme étant particulièrement engagé je sais pas non je pense pas non plus je pense que que je suis vraiment juste l'artiste que je suis je parle de plein de choses en chanson et je sais que que mon existence un petit peu entendre que qu'elle est engagée en fait par elle-même mais enfin moi voilà et pourtant on a colle l'idée d'icône aussi de de porter drapeau que tu ne veux pas être d'ailleurs de de la communauté LGBT tu l'as dit dans plusieurs interviews oui non c'est juste que je me sépare un petit peu de l'idée d'avoir d'être peut-être responsable d'une surtout quand j'avais 18 19 ans et que je commençais à peine à faire des des interviews j'avais c'était quelque chose d'un peu angoissant quand on disait je vais être le visage de de dinde d'un mouvement et tu vas rassembler plusieurs causes et c'est tout tu en es le visage ça c'est c'est un petit peu c'est c'est un petit peu stress on se réveille le matin j'ai pas trop envie de penser à ça en premier lieu mais je sais je sais je connais la place que j'ai et je sais à quel point la représentation est importante et à quel point ma voix dans dans des médias à la télévision à la radio ça ça peut être vraiment hyper bénéfique pour pour un jeune qui est en train de se chercher et qui et qui comprend enfin ou qui voit enfin quelque chose qui l'aime un petit peu plus que le reste et en même temps ça peut faire de toi aussi la cible de d'attaque et on l'a vu encore récemment c'est vrai que c'est quelque chose de de particulier que tu peux que tu peux ressentir c'est pas forcément une cause que tu as choisi c'est une à choisir de faire rien d'autre que ce que tu aimes faire en fait faire de la musique et pourtant on te renvoie une image et pourtant la politique est venue à toi par la pire des manières possibles aussi par la haine la colère le rejet c'est quelque chose ça doit donner une image horrible d'ailleurs de la politique sans doute je peux le comprendre mon image de la politique non je pense pas qu'on peut avoir une image positive de la politique non plus mais je je suis pas d'accord pardon non mais ce que je veux dire c'est que je je n'étais pas complètement enfermé dans une dans une bulle rose avant d'être exposé je savais pré-exposition que j'allais être confronté à autant de critiques je savais j'avais même imaginé que ça allait être pire en réalité donc je bien armée avant d'aller parler on va dire aux médias et quand parce que parce que j'allais te le représentant de la France à l'Eurovision en 2019 c'est quelque chose c'est qui est assez fort en termes de messages tu deviens le visage de ton pays en étant Bilal Hassani avec ta perruque et tout je savais ce que ça allait engendrer mais ça m'a pas empêché de le faire parce que je savais à quel point c'était c'était important et pour moi et pour pour beaucoup de personnes tu as commencé sur Youtube Bilal tu as commencé sur Youtube toi Salomé tu parles d'Internet dans ton livre soit jeune et toi et tu en parles comme d'un refuge pour beaucoup de jeunes qu'est-ce qu'ils t'ont dit de ça mais je pense que c'est une des grandes sources d'incompréhension entre les générations c'est que souvent on va avoir des parents des grands-parents qui ne comprennent pas d'ailleurs des grands-parents ou des grands des parents même si utilisent même internet mais qui n'ont pas les mêmes pratiques et effectivement internet a permis de développer des émissions comme celle-ci justement qui ont un public qui est principalement jeune qui a développé ses propres codes ses propres références et qui souvent va se heurter au mé d'une partie des générations précédentes tout simplement parce qu'elle ne saisissent pas ses codes elle ne saisissent pas ces centres d'intérêt j'ai essayé de montrer que internet c'était un piège aussi sur certains aspects ça pouvait être un trou noir pour certains jeunes ça pouvait vraiment être la source de souffrance on peut penser d'ailleurs au harcèlement au harcèlement en ligne on peut penser à énormément de choses et en même temps c'est aussi un refuge c'est aussi une plateforme enfin une plateforme c'est aussi un endroit où on peut rêver notamment sur différents réseaux sociaux où on peut se projeter voir on peut développer des carrières en fait aujourd'hui même pour pour certains jeunes j'aimerais juste rebondir sur ce qui a été dit sur l'engagement des jeunes moi j'aimerais souligner là et je le souligne dans le livre la violence du traitement médiatique qui est réservé aux jeunes qui osent s'engager la violence moi je trouve qu'il est très violent ce traitement médiatique alors je pense notamment aux militants écolo qui pour certains sont quand même jeunes et c'est de créer de nouvelles façons de faire de l'activisme mais c'est d'exprimer leur désespoir avant tout je pense aux militants qui se sont notamment allongés sur des routes je rappelle qu'il y a une co-autrice du GIEC Juliette berger qui a elle aussi décidé de allonger sur une route donc c'est quand même l'expression d'un certain désespoir qui est partagé par les scientifiques et il y a eu derrière un traitement médiatique notamment de la part des jeunes d'information en continu où on a tendance à oublier qu'on parle de personnes de 20 ans qui parfois sont juste effrayés qui se retrouvent à incarner un engagement médiatique qui n'ont pas vraiment pensé avant qui n'ont pas vraiment choisi que c'est juste de d'exprimer leur peur que c'est juste d'exprimer leur souhait leur désir et parfois je trouve que les journalistes les politiques qui sont particulièrement virulents avec encore une fois des personnes qui ont 17 18 20 ans et qu'il faut et que ça donne pas envie en fait aux autres jeunes d'y aller quand on voit un jeune qui courageusement va s'exposer et essayer d'exprimer des revendications et que derrière il se prend les foudres des médias ils se prennent des articles je cite dans le livre on a des articles entiers qui sont parus génération narcissique il y a même eu un excellent numéro de la revue valeurs actuelles on embrasse je m'appelle quel jeune allons-nous laisser à notre planète vraiment il clou au pylori des jeunes non mais je pense qu'il faut complètement disproportionné au vu des des engagements et aux vues surtout de la légitimité souvent de ces engagements là quand tu t'es lancé sur Youtube c'était naturel pour toi pour notre génération c'est quelque chose d'assez naturel c'était pour toucher le plus de monde c'était aussi parce que tu comprenais les codes d'Internet que tu as que les gens te parlent aussi c'était pourquoi totalement moi je suis pas né dans un dans un environnement hyper musical et j'avais pas d'accès peut-être que que d'autres ont j'avais pas de contact de choses comme ça donc j'avais essayé d'utiliser le chemin traditionnel pour devenir un artiste j'ai même participé à une émission de télé crochets et tout mais après ça je me suis rendu compte que que ça allait pas se faire pour moi et donc j'ai lancé ma chaîne mais pas pas sans vraiment passer plein de nuit blanche à me dire est-ce que je le fais ce que je le fais pas comme mais quand je suis allé ce que j'ai beaucoup aimé c'est que c'est que j'avais mais du coup une vision directe de l'évolution de de ma carrière et j'ai pu on va dire fabriquer toute la mythologie autour de l'artiste que je voulais être du début jusqu'à la fin et et ça m'a permis de me former dans plein sur plein plein de choses que que j'aurais peut-être enfin que je l'aurais pas eu à une autre époque je m'enregistrais tout seul j'enregistré mes chansons j'ai appris à mixer grâce à internet parce que je voyais des vidéos j'ai appris à produire des chansons aussi j'ai dû faire du montage je faisais du graphisme parce que j'avais mes miniature des choses comme ça et donc j'ai appris à faire tout plein de choses et quand je suis arrivé à l'Eurovision à toutes ces choses là j'étais beaucoup plus armée et je me disais c'est pour ça que très rapidement j'ai ouvert mon label pour faire continuer de faire tout un peu tout seul quoi parce que dans le conflit de ma chambre je pouvais déjà faire beaucoup de choses bah tu vois quand libère a été créé en 73 c'était sur Julie l'un des co-fondateurs le décrivait justement la culture il parlait de cette volonté de faire un journal pour parler il parlait d'ailleurs des concerts en disant il y a des concerts qui réunissent des dizaines de milliers de jeunes à Paris dont aucun journal français je me parle parce que les journaux sont totalement incapables de comprendre cette nouvelle génération la contre-culture toi d'ailleurs Salomé tu parles de contre-culture à propos d'Internet est-ce qu'Internet c'est la contre-culture de la jeunesse aujourd'hui je pense qu'on pourrait dire ça en tout cas c'est l'analyse que j'ai peut-être à la fin de l'écriture de ce livre et c'est vrai qu'il y a vraiment plein de modèles différents qui se développent y compris en termes d'emploi et moi j'ai un peu la même histoire que toi notre échelle mais ou en fait je suis arrivé dans le journalisme et on m'a pas forcément accepté j'ai essayé de passer par les voix traditionnelles c'était très très laborieux surtout pour pouvoir m'exprimer avec la manière dont je l'entendais avec ce fameux engagement qu'on attribue et c'était compliqué d'ailleurs j'ai postulé chez libération vous m'avez pas prise maintenant c'est pour un stage c'était difficile et Internet c'était vraiment cet espace je pouvais faire ce que je voulais ou globalement même après mes employeurs de regarder pas trop ce qui se passait à part si vraiment il y avait des mots qui fonctionnaient et on pouvait apprendre à tout faire soi-même aussi à faire là pour le coup c'était vraiment écrire monter tout tout faire de cette façon là et ça permet ça m'a permis à titre personnel En tant que journaliste de développer une peut-être une voix un peu différente une manière de faire un peu différente et ça on constate donc beaucoup d'autres professions il y a plein de jeunes qui c'est un petit peu de contourner les lignes et qui se disent bon puisqu'on m'accepte pas là avec la manière traditionnelle ça permet à la censeur social attention un ascenseur qui a des limites parce que aujourd'hui ça fait rêver il y a plein de jeunes qui veulent devenir et ça c'est quelque chose qui est beaucoup revenu moi dans mes interviews ils veulent devenir streamer ils veulent devenir youtubeur ils veulent devenir tiktoker parce qu'on a l'impression qu'en travaillant beaucoup tu l'as dit tu as beaucoup travaillé aussi pour ça on a l'impression qu'on travaille beaucoup c'est c'est sûr qu'on va y arriver or ça suffit pas il y a aussi un facteur de chance il y a un facteur d'algorithme il y a un facteur aussi d'origine sociale parce qu'il faut avoir le temps de travailler sur internet de faire des vidéos et souvent il y a des jeunes qui ont tendance à l'oublier et qui vont se mettre corps et âmes là dedans parce qu'ils ont l'impression que c'est plus rentable d'investir dans Internet que de s'investir dans le système scolaire ce qui dit beaucoup quand même de la faillite aussi de notre système scolaire et qui vont être déçu et encore une fois qu'ils vont avoir l'impression que c'est de leur faute s'ils y arrivent pas alors que c'est pas que même si c'est aussi mais c'est pas que du talent c'est pas que du travail c'est pour ça vraiment pour moi internet c'est ce piège et se refuge parce que ça permet de faire des choses incroyables à certains jeunes et en même temps ça crée aussi de la frustration et de la souffrance tu as parlé tout à l'heure Salomé des vieux qui méprisent la jeunesse qui ont un regard sur eux particulièrement maternaliste méprisant tu as parlé aussi des jeunes qui ne qui ne comprennent pas les vieux qui les trouvent complètement à côté de la plaque sur les questions de changement climatique sur les questions de discrimination l'impression d'avoir des aliens qui habitent sur notre propre planète qui percutent rien à ce qui est en train de se passer on va on je vais te poser la question cash est-ce qu'il y a un conflit de génération est-ce que c'est la lutte des âges encore une fois faut pas mettre tout le monde dans le même sac je pense qu'il y a heureusement des personnes plus âgées qui aident les plus jeunes et des plus jeunes qui sont pas du tout spécialement engagés ou qui sont pas spécialement contre les plus âgés mais clairement il y a une rupture générationnelle qu'on a d'ailleurs senti il me semble dans cette amphithéâtre plutôt dans cette journée quand la ministre déléguée l'égalité femme homme est venue a été interpellée par une étudiante sur la question de la réforme des retraites et la réponse qu'il a été opposée j'ai regardé ça juste avant de venir a été m'écouter moi j'ai travaillé 35 ans avant vous et donc vous n'avez pas de leçon à me donner et ça c'est une attitude que je retrouve quand même je veux dire jusque dans la bouffe de responsable d'État on retrouve dans la bouche de beaucoup de personnes qui sont plus âgées qu'on retrouve dans des certains dîners de famille en tout cas que beaucoup de jeunes ressentent et en fait on n'en peut plus d'entendre c'est plus âgé qui parce qu'ils ont plus d'expérience pensent que notre parole à nouveau moins pense que nous ne valons pas le coup d'être écoutés et c'est ce que j'ai essayé de dire avec ce livre c'est que s'il y a un conflit de génération nous devons absolument le dépasser nous devons absolument écouter les jeunes pour pouvoir aider les jeunes pour à la fin préserver leur avenir parce que c'est de ça dont il est question aujourd'hui c'est à dire que là les décisions politiques qui sont en train d'être prises en matière d'économie d'écologie de la manière dont on façonne façonne notre modèle de société ces décisions vont avoir des conséquences dans 20 ans en 30 ans en 40 ans et on pas attendre que nous les jeunes qui sommes en minorité démographique aujourd'hui il faut le rappeler on peut pas attendre d'arriver au pouvoir et de changer les choses parce qu'il sera trop tard et là on a quand même une rupture générationnelle qui n'est inédite c'est qu'on peut pas c'est pas comme parce que la rupture générationnelle a toujours existé il y a toujours des conflits mais là on a besoin de le dépasser absolument et en tout cas c'est vraiment la vision des choses que j'ai oui quand j'entends Salomé nous expliquer ce qu'il faudrait que les vieux fassent avec les jeunes écoutés respectés accompagnés aider j'ai l'impression d'entendre ce que ta mère a fait pour toi vilal c'est ton agent ta mère elle t'a accompagné elle t'accompagne encore aujourd'hui c'est tout sauf un conflit de génération ça non entre ma maman et moi il y en a pas mais j'ai beaucoup de chance j'ai une maman qui est vraiment vraiment incroyable c'est une femme brillante déjà qui qui dès l'enfance je le disais je parlais tout à l'heure de la table des savoirs mais j'ai eu la chance d'avoir une maman qui nous qui activait on va dire des des parties de notre cerveau assez tôt et qui nous a peut-être de manière un peu prémon peux pas préparer à au contexte dans lequel on est aujourd'hui donc oui je suis extrêmement reconnaissant pour ma maman et aujourd'hui c'est ma collègue du coup donc c'est très marrant c'est ma manager et elle est co-productrice dans mon label donc ça fait toujours oh trop mignon la maman elle est avec toi mais du coup ça nous aide parce qu'on peut être un petit peu sanglant dans les affaires en binôme maman Fils et du coup ça sort plutôt bien à chaque fois mais c'est très c'est très cool de de travailler avec avec quelqu'un de la famille je le conseille pas à tout le monde par contre non je pense qu'en tant que génération on aimerait bien que que ta maman soit toute la génération d'avoir sensibilisé ta maman à certains enjeux ou à certaines choses qui étaient propres à ta génération totalement mais mais parce que j'avais en face de moi une une maman qui m'a délans des tout tout petit dessin de 6 ans on va dire ouvert la porte à pour que pour qu'elle puisse accueillir ce genre de choses là elle elle a ouvert ça porte c'est déjà vas-y dis-moi apprends-moi donc j'avais pas peur de de venir lui parler de de de cause qui me tenait à cœur ou de choses que j'avais lu moi perso parce que je savais qu'elle allait qu'elle allait c'était vraiment agréable de ressentir que 2 jours 3 jours après elle allait me reparler et me dire qu'elle avait fait des recherches additionnelles des choses comme ça et juste ça j'étais en train elle m'écoute vraiment et donc après je la vois en parler avec ses copines aussi et c'est et je vois l'impact que ça sur sur même les les enfants de Damien ma mère donc ça c'est des des c'est c'est vraiment le plus cool l'un des trucs les plus cool que je constate avec quelqu'un on a besoin de ça c'est une icône justement à propos d'icône tu es non tu tu en es une toi aussi Bilal pour toute une génération mais si justement tu as toi-même d'ailleurs dit que tu avais été inspiré par des icônes de la musique on parle de Michael Jackson Janet Jackson tu as tu en as beaucoup parlé tu as conscience inspiré des jeunes aujourd'hui peut-être pas à la bonne échelle je m'en rends pas spécialement compte tout le temps mais ce que ce que j'aime me rappeler souvent c'est c'est que je sais que j'aurais aimé avoir avoir une figure qui me ressemble dans ma télé quand j'étais petit j'aurais eu un petit peu moins peur de m'exposer peut-être mais je l'ai quand même fait et aujourd'hui du coup je vois je commence à avoir plein de plein de jeunes qui qui s'expriment beaucoup plus librement et oui ça c'est quelque chose qui me il y a le Koji le cogite sur le chat te demande est-ce que tu t'auto-censure parfois dans tes oeuvres ou est-ce que tu enlever tout ce que tu aimes peut-être un tout petit peu peut-être que j'ai proposé quelque chose de plus lisse sur mon sur mon tout premier opus mais parce que j'avais 19 ans et j'avais fait beaucoup beaucoup de télé et je m'étais déjà oh là là peut-être que si en plus maintenant tu rentres dans certains sujets dans ton album ça va et après je me suis rendu compte que je pouvais parler vraiment de tout et je pouvais parler de cette cette paëlla en fer et on allait dans tous les cas me poser des questions horribles donc je bon ben fais ce que tu veux écrire les chansons que tu veux donc maintenant je me sens sur plus du tout et je dis des choses j'ai dit ce que je veux dire et je raconte ce que je veux ce que je vais raconter d'ailleurs il y a une chanson dans l'album théorème qui s'appelle de la hauteur qui parle de ce conflit de génération pas vraiment de d'un conflit mais peut-être oui du constat qui a une vraie séparation des mentalités qu'on arrive peut-être pas assez à s'entendre que ce serait on irait plus vite si on pouvait on écoutera ça avec beaucoup de plaisir puisqu'il sort vendredi prochain l'album titres vendredi qu'on écoutera avec avec grand plaisir Salomé où est-ce qu'on va avoir le plaisir de te retrouver toi tu continues à faire la tournée des librairies pour dédicacer ton livre oui je suis à Nantes demain et je vais continuer mais je connais pas mes dates par cœur [Rires] ce sont sur mon compte Instagram donc on peut me retrouver là-bas et puis sur le plateau de Blast bien sûr je continue à faire mes émissions bon dernière question comme vous deux c'est quand même les 50 ans Libé est-ce qu'il y a des une de l'idée qui vous ont marqué je trouve que en général les unes qui sont faites pour les les desserts en fait des des grandes personnalités je les trouve toujours assez réussies je pense à qui je pense à celle de David Bowie parce que il me semble que le titre c'était les vies et la mort de David Bowie j'ai trouvé ça marrant de parler Davy au pluriel pour David Bowie qui a présenté plein d'identités différentes à chaque album et voilà c'est un artiste qui m'inspire beaucoup j'avais trouvé cette une très très belle intelligence et donc je comprends pourquoi j'ai pas été embauché en fait [Applaudissements] là récemment moi j'ai trouvé intéressant qui fasse justement une avec le visage de Camille Etienne qui est une jeune qui est une militante qui est engagée à qui laisser la part belle la part belle je trouvais ça très intéressant bon on peut remontrer du coup la Une de ton livre soit jeune et tais-toi aux éditions Payot qu'on retrouve dans toutes les bonnes en plus il paraît qu'il en rupture de stock en ce moment oui mais oui il est sympa vous pouvez l'acheter et l'offrir à tous les boomers de votre entourage plus sérieusement c'est vraiment un livre que j'ai pensé comme un outil de dialogue intergénérationnel j'espère que il sera posé au milieu de la table des dîners de Noël trop bien merci beaucoup à vous de vous ne bougez pas on va enchaîner avec les séquences suivantes de l'émission C'est parti pour le powerpoint de Vincent [Applaudissements] salut Vincent bonsoir Vincent mon cher ami très heureux de t'accueillir sur ce plateau de backside Vincent aujourd'hui tu vas nous parler de quoi slide suivante [Rires] ah non non non mais t'arra tu as gâché mon intro aux gens si si il fallait que je dise donc comment on va que j'étais impressionné d'être là pipi culotte parce qu'il y a quand même du monde et tout ah pardon je reprends bah voilà donc bonsoir à toutes et à tous moi je suis voilà je suis très impressionné d'être là forcément j'ai étudié à la fac de Cergy les lots enfin ça n'a rien à voir vraiment les toilettes sont plus proches mais ça n'a rien à voir je suis vraiment impressionné parce qu'effectivement d'habitude on fait les missions devant à peu près 40 personnes ici on a 500 je comprends à peu près donc merci d'être là encore pour moi c'est voilà c'est forcément un petit peu impressionnant et puis surtout on m'a dit voilà le sujet c'est important enfin voilà la jeunesse la culture c'est des sujets qui me parlent parce que je suis extrêmement jeune évidemment et ultra-culturé et je me suis dit ok faut que je fasse une chronique intelligente pertinente à la hauteur des 50 ans de Libé de la Sorbonne et peut-être qu'il donnerait envie à libérer de me payer des piges ou un petit contrat comme ça au passage on sait jamais je j'en profite et du coup là Jean j'ai eu un flash j'ai trouvé le sujet de chronique parfait et c'est quoi slide suivante quoi couper [Applaudissements] vraiment non vraiment je vais je vais vraiment vous parler de quoi couper ce soir je me dis que c'est le bon endroit le bon moment oui oui oui oui alors village je pense que toi tu es totalement au fait du mot de l'expression de son usage Salomé avant l'émission toi tu m'as dit que tu m'as dit effectivement c'était pas un terme avec lequel tu étais forcément familière jusque là quoi on cherche Google qu'est-ce que quoi couper non c'est chaud je connais pas ça mais maintenant c'est bon tout va bien non mais justement je suis là pour ça en fait je suis là pour ça c'était d'autant plus évident pour moi de parler du quoi couper parce que ça fait marrer les jeunes ça exaspère les vieux et puis en fait les 50 ans d'un journal qui est amoureux des mots comme on dit et c'est l'expression ce mot qui a inventé c'est fait une vraie place dans la culture des jeunes et sur Internet et on en parlait notamment avec Salomé juste avant et l'idée d'ailleurs dans un papier j'ai trouvé ça l'a écrit ils disent alibi pour écrire on peut écrire boomer comme universitaire comme cours de récré et vous savez quoi quoi couper alors aujourd'hui je vous propose de répondre à une question essentielle en quoi faire quoi couper symbolise un symbole culturel majeur pour la jeunesse de 2023 ça fait très conférence de la Sorbonne c'est parfait moi je me suis pas foutu de vous on m'a dit Vincent donne tout c'est l'émission spéciale ton âge ton avenir se joue ce soir alors moi je suis là pour servir du poulet comme on dit voilà alors petit rappel d'effet pour commencer en début d'année les médias découvrent un nouveau phénomène dans les cours de récré comme il y en a souvent des fois c'est des phénomènes un peu plus tristes malheureusement mais là c'est en l'occurrence c'est un mot que les élèves se lancent entre eux à leurs parents parfois leur professeurs la règle assez simple dès que quelqu'un dit quoi ou un mot finissant par cette même syllabe il faut répondre quoi couper en situation ça donne ça on a une vidéo salut l'équipe c'est la vache comme j'ai dit sur la bonne vidéo c'est la traîne du coq vert et vous faites ça quand du coup parce que c'est la traîne sur sur Tik Tok a été coupé mais c'est ma faute ça c'est ma faute vraiment je j'assume totalement je me retirais de la vie back City après alors en discutant avec mon frère en plus ce week-end que je salue et que j'aime vraiment il m'a rappelé qu'à notre époque on disait foin ou ouais ouais aux gens qui disaient quoi ça n'avait vraiment aucun sens et moi aussi c'est vrai ouais toi aussi que c'était vraiment un géolocalisé chez nous mais vous n'êtes pas du même endroit on va pas doxer comme ça mais on en parlera après genre aussi repensé à ma très lointaine jeunesse et au feu feu qu'on utilisait en primaire pour que nos professeurs ne comprennent pas par exemple Jean si je te dis ma fac confond des fait Mississippi bref parce qu'il y a des variantes quand on nous dit un ou commandant de bord donc on dit comment mais c'est quoi couper que c'est vraiment imposé sur tous les réseaux au point de devenir pour beaucoup de jeunes un gimmick un titre de langage une virgule dans une phrase qu'on place dès que possible quitte à murmurer des phrases qui n'ont aucun sens pour pousser l'autre à la faute par exemple des phrases comme les pim's c'est dégueu ou le fameux [ __ ] j'ai pas de réponse à ça alors certains ont fait même du coup couper un préfixe un peu ironique pour parler de quoi coupo de quoi consum de quoi couvent ou même de quoi coup chiant vraiment je vous jure j'ai essayé des dizaines de variations différentes il y avait des occurrences à chaque fois c'était à hallucinant alors bien sûr c'est pas la première fois que des mots nouveaux émergent chez les plus jeunes il y a beaucoup de mots qui viennent du verlan de l'argot qui puisse leur racine dans les langues arabes ivoiriennes camerounaise et bien d'autres et en 2013 Rachid Larh qui est journaliste sa libération il célébrait déjà la langue et le flot de la périphérie des je cite des blousons noirs des sixties au balises des en passant par la génération funk et taquini vraiment enfin moi ça m'a évoqué des souvenirs assez précis mais ici un peu comme le mot bolosse qui a surgi au début des années 2000 c'est chez les ados du Val-de-Marne a priori on a du mal à définir l'origine et l'étymologie du de quoi couper j'ai pu parler avec le tik toker Cameron qui est connu sous le pseudo de la vache c'est un jeune homme de 22 ans qui a l'origine du kwakoubé c'est un peu le créateur du kwakou B pour tenter d'avoir une explication et il m'a dit notamment ceux-ci il m'a dit que effectivement le mot en soi il veut rien dire mais que quand il était plus jeune avec ses amis il disait il disait beaucoup quoi coup quand quelqu'un disait quoi il disait aussi un il disait aussi à bout quand quelqu'un disait un et que tout ça il y a une origine du côté de la Côte d'Ivoire et que ça fait des années que ça existe là-bas et que lui il se les réapproprier il en a fait plein plein de formulations et lors d'un live c'est la version quoi coupé qui a pris et qui derrière est devenu qui a percé tout simplement et en fait pour moi ce qui compte avec ce mot c'est pas forcément son sens ou sa définition c'est l'intention qui a derrière c'est à dire troller vanner chambré piégé la personne en face de soi et c'est encore mieux si c'est un adulte comme un professeur par exemple ou un présentateur des missions sur twitch et ça va très loin puisque beaucoup de profs sont excédés ça se voit dans les vidéos qui tourne sur sur Tik Tok et franchement je peux je peux comprendre leur agacement parce que déjà à l'époque nos profs ils voulaient pas qu'on parle feu feu devant je me souviens de de prof assez agacé parce que c'était quelque chose à nous sur lequel on a il n'avait pas de prise ils sentaient exclu de nos codes nos références notre langues et donc de notre culture ça nous met en parler justement avant sur la culture Internet et on retrouve ça vraiment dans le dans le coin coupé ces jeunes ils ont trouvé une expression qui les rassemble entre eux pendant que les parents les profs eux sont exclus et plus fort encore je trouve c'est que l'autorité de ces derniers elle soit presque remise en jeu à cause de mots et de phrases qui n'existe même pas à la base et je trouve ça assez fou en fait de de voir que ça existe et que c'est réel quoi c'est la victoire éphémère mais la victoire quand même je trouve bah du non-sens et de l'absence de l'absurde sur l'ordre et le cadre et dans un monde où ou jeûne on leur dit sois jeune et tais-toi faut ça assez fascinant voilà merci beaucoup on va avoir un mot tous les deux après je suis désolé j'ai surtout qu'en fait j'ai demandé son avis à monter de la chaîne linguistique avec vraiment spécialiste en linguistique tout simplement et il m'a dit quelque chose du train intéressant il dit que pour lui qu'on a déjà vu des formes d'argot de parler qui s'adressaient uniquement à certains groupes de gens souvent populaires afin d'affirmer un refus de la norme linguistique de l'élite et pour lui il trouve que c'est vraiment un bon signe des mots comme quoi couper de voir que les gens se réapproprient la langue ça serait inquiétant selon lui si la langue restait figée et je trouve ça encore une fois génial de pouvoir se dire ça et que le quoi couper peut apporter quelque chose de positif sauf que comme beaucoup d'expressions mal quoi coupé est en train de devenir mainstream en se diffusant chez les adultes qui finissent par le comprendre l'utiliser et parfois le contrer on a déjà vu des profs sur Tik Tok faire ça et ça va à l'encontre du but initial parce que au début c'était rassembler les jeunes et les mettre à l'écart les adultes donc si vous êtes prof ou par an rassurez-vous le quoi coupé est déjà en train de s'essouffler et ça va forcément se ringardiser un peu vous allez pouvoir retrouver un peu de sérénité mais avant de partir je dois vous prévenir la vache m'a envoyé donc la vache au tiktoker à l'origine du coup coupé m'a envoyé une vidéo et il me confie qu'il a un plan secret en tête pour inventer de nouveaux mots c'est une exclusivité back site vraiment on a la vidéo salut l'équipe c'est la vache j'espère que vous allez bien donc comme j'ai dit sur la précédente vidéo là il y a des nouveaux mots qui sont en train de voir donc là j'espère que vous allez être branché parce que là on va bien pranker les gens là donc ça veut dire rester connecté allez bisous voilà donc prenez garde c'est le que le Kakou début merci à tous bonne soirée merci beaucoup Vincent pour ce soir extraordinaire tu as une analyse à produire sur le coq ouvert la chronique c'est qu'il a parlé de feu feu moi j'ai moins disait pot-au-feu donc bah ouais il y a que moi il y a qu'en Ardèche qu'on dise désolé Salomé mais là tu es toute seule surprise non une vraie étymologie le coup la première syllabe de quoi et après tu changes la deuxième lettre et tu fais genre tu l'alphabet j'ai vu genre répondre comme ça d'accord il y a plein de gens qui disaient que c'était c'était québécois en verlan alors que non c'était juste pour provoquer un quoi pour que les gens se rouler ensuite enfin il y avait plein de théories mais a priori ça n'a pas de sens voilà merci pour votre recherche [Applaudissements] les quatre derniers morceaux de théorème qui sortent du coup vendredi prochain à retrouver un peu partout ça fait super plaisir merci d'avoir été avec nous sur le plateau Bilal merci beaucoup Salomé du livre soit jaune et toi que vous retrouvez dans toutes les bonnes librairies merci beaucoup du fond du cœur on se fait un générique et on se retrouve après pour la suite de Baptiste à tout de suite bonsoir à toutes et à toutes bienvenue bonsoir bonsoir La Sorbonne extraordinaire bonsoir merci à toutes et à tous d'être si nombreuses et si nombreux il fait une chaleur à crever dans l'empire Richelieu de la Sorbonne très heureux de vous retrouver pour cette émission de baxy spécial 50 ans de Libé merci à vous d'être là bonsoir Le Chat bonsoir à toutes et à tous je suis pas tout seul je suis avec de très très belles personnes qui nous ont rejoint sur ce plateau ce soir on fait un plateau spécial backside je suis très bien entouré on est avec Léa chamboncelles salut Léa applaudissements [Applaudissements] merci à toi d'être avec nous à côté de toi on est avec Thomas Legrand salut Thomas salut bonsoir Thomas tu es éditorialiste politique à Libération et tu es également producteur à France Inter c'est à toi qu'on doit la formidable émission en quête de politique voilà il faut écouter le samedi à 18h ou alors en podcast comme vous voulez merci beaucoup d'être avec nous Thomas on est également avec Malek délégué salut Malek tous [Applaudissements] malette délégué toi tu es conseillé en communication politique et ancien chroniqueur chez nos petits frères de la télévision exactement et maintenant sur twitch et à la Sorbonne let's go ça fait trop plaisir de t'avoir Malek excuse-moi et on est aussi avec toi Alexandra Schwarzbrot bonsoir Alexandra Alexandra tu es directrice adjointe de la rédaction de Libé romancière également tu es Grand Prix de littérature policière pour adieu Jérusalem on est très content de t'avoir avec nous Alexandra bon bah ce soir on fait un plateau mixte il est où Jules je crois savoir qu'il est en route j'ai demandé je bon d'accord non non mais il vient quand il veut le petit usulée il arrive quand il arrive bon les copains eh c'est quand même un maxi très particulier à l'occasion d'une journée très particulière on est ici à la Sorbonne dans l'empire Richelieu les gens sur twitch ne savent pas forcément mais en fait toute la journée ici à la Sorbonne il y a eu un grand événement à l'occasion des 50 ans de Libé qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui Thomas et ben il y a eu plein de tables rondes avec on a réfléchi avec [Applaudissements] [Musique] bonsoir usule tu es chroniqueur pour baxy bonsoir il est 47 mais là il a pas écrit 20h à quel moment tu avais vu 20h sur la feuille de service pardon excusez-nous c'est une discussion professionnelle voilà bon pour ceux que ça intéresse ça fait plaisir de t'avoir avec nous voilà voilà j'étais en train de demander à Thomas qui si c'est passé aujourd'hui du coup des tables rondes des tables rondes ici et dans un autre amphi on a parlé de non pas des 50 ans de Libé mais on a parlé de la gauche et la gauche est-elle réconciliable parce que la gauche est divisée et sur l'état de thème le thème de socio de de la laïcité et puis aussi de la radicalité est-ce que il faut être plus radical est-ce que extrémiste et radical c'est pareil est-ce que ça serait pas un peu raisonnable d'être radical puisque la situation est quand même un peu tendue et voilà nous on est un journal qui accompagnons la gauche depuis 50 ans ça me fait rigoler de dire ça parce que moi j'y suis depuis pas très longtemps mais libération accompagne la gauche et là en ce moment il faut peut-être essayer de recoller les morceaux et puis il y a un petit débat intellectuel à avoir un petit faut réfléchir faut réfléchir et un journal ça sert aussi à ça un journal ça sert aussi à ça sert pas qu'à ça c'est pas la base du journal la base du journal c'est de faire des reportages et de parler du monde pas spécialement de la gauche mais on est un journal bon opinion en tout cas oui c'est ça mais quand on a quand on a commencé à préparer cette émission on s'est dit qu'en fait l'idée est bexit on avait quand même un paquet de points communs par exemple une passion pour la politique ça aussi c'est spécifique libération est un journal politique un journal politique c'est un journal culturel c'est un journal très complet mais c'est un journal très politique oui et qui est qui est né de la politique de la reconstruction justement de la gauche après 19 68 et donc la politique a une importance énorme mais aussi la culture très fort et puis et puis le journaliste le journaliste mais ça c'est quelque chose de très important le journaliste c'est le reportage c'est ce qui se passe à l'étranger ce qui se passe dans la société et on a un journal observant le monde et la France est-ce qu'on fait du journalisme nous non je sais pas je me tourne vers toi Malek tu en penses quoi toi chroniqueur ça veut dire journaliste pour toi j'en sais rien moi je me conserve absolument pas comme journaliste moi c'est de l'opinion éditorialiste à la limite me convient mieux tu vois que journaliste je n'ai absolument pas la prétention d'être tu vois ouais ouais non mais je comprends je comprends usule bah le l'éditorialisme l'éditorialiste c'est un journaliste parmi tous les métiers possibles du journalisme traditionnellement enfin il y en a toujours eu au 19e il y a déjà des gens qui en fait bon bougent très peu de leur cabinet mais elles lisent ce que font les autres et commentent et Machin on va en se basant autant que faire ce peu sur les faits évidemment pas encore que tu me diras justement c'est aussi peut-être la limite du truc c'est qu'on a vu aussi des éditorialistes bien sûr c'est un des métiers du journalisme mais le journaliste le 80% des journalistes ils travaillent pour la presse spécialisée donc ils écrivent sur l'achat ils écrivent sur la pêche sur la voiture c'est très vaste le métier de journaliste et là dedans oui éditoris c'est un des une des spécialisations possibles on a on a on a on a le visuel de la première une de Libé sorti en 1973 vous pouvez la montrer en régie voilà prenez votre journal en main c'était voilà le tout premier numéro de Libé d'ailleurs si vous vous abonnez à l'idée avec l'offre spéciale backsets 10 euros pour 6 mois d'abonnement c'est quand même vraiment pas cher vous pouvez avoir cette ce premier numéro de Libé en version pdf sinon je peux partager mes codes gratos journaliste ça se paye ses Inco ouais ouais c'est moins cher avec Taxi enfin bref et donc du coup non mais en vrai pour pour les jeunes ce qui s'est passé en 73 Alexandra tu saurais nous raconter l'histoire histoire de Liber pourquoi Libé a été créé en 73 alors moi j'étais pas en 73 je suis arrivée en 94 mais il faut voir la société dans laquelle Libé a été créée c'était une société où il y a encore plein qui est encore très corseté où il y a plein de conventions Libé a été créé pour faire sauter tout ça le le maître mot c'était la liberté liberté de ton liberté d'opinion liberté sexuelle il faut voir la société à l'époque était quand même très coincée et Libération tout à coup est arrivé et a fait sauter tout ça pardon c'est un journal jeune c'est un journal deux jeunes super jeune mais super jeune bien sûr oui oui très très jeune disait dans le dans le numéro spécial 50 ans que vous avez fait il y a un mois il expliquait il parlait de la volonté de créer l'idée autour de la volonté de parler ce dont la jeunesse était témoin aujourd'hui mais dont personne ne parlait par exemple le rock en fait simplement la contre-culture les concerts il y avait des mouvements de la jeunesse passé des trucs mais personne n'en parlait donc c'était un journal jeune il fallait que les jeunes et leurs propres personne ne parlait de la nuit de ce qui se passait la nuit dans les concerts dans la rue dans les boîtes et ça Libé avait même une rubrique sur la nuit et ça c'était une nouveauté dingue à l'époque les chroniqueurs de baxy pour vous libérer ça ça a quel rôle ça à quelle place dans votre formation dans votre cul dans votre consommation d'actuaire moi tous les magasins jolis religieusement le le libération pardon sur Internet notamment je continue à lire aussi le monde en format papier désolé je suis pas abonné à El eBay en format papier mais en numérique et surtout ce qui est marrant c'est que ça m'a accompagné tout au long de ma politisation en quelque sorte moi j'étais politisée relativement jeune vers 14-15 ans et je suis parti en échange au Brésil pendant un an et ma maman m'achetait les une de Libé les grosses une de Libé genre affiché dans ta chambre tout un tas de journaux de Libé que ma mère m'avait acheté pendant mon absence et d'ailleurs je le remercie c'était assez chouette donc il y a toujours eu un attachement très fort un journal qui ouais qui m'a vraiment accompagné tout au long aussi de mes études et un journal d'opinion qui fait du bien en somme parce que quand on lit le monde à côté avec des choses peut-être un peu plus écosses qui est important aussi bien sûr mais on a on a cette approche ce regard engagé et on va en parler je pense qui est assez qui est assez frais et qui continue à perdurer mais on revient au mot liberté il y a une liberté de ton total à l'idée c'est à dire que quelqu'un veut écrire un billet un billet d'opinion sur sur un sujet n'importe quel sujet il peut le faire quel que soit son âge quel que soit si ce même s'il est là Thomas écrit pour nous depuis un an il peut écrire ce qu'il veut par exemple oui j'ai écrit avant-hier un papier qui a pas plu au chef du service culture il l'a dit même sur Twitter et c'est pas grave ça c'est la vie de Libé c'est une vie mouvementée c'est une vie tubuleuse on a toujours moi ça m'a toujours savez j'étais journaliste depuis bien longtemps depuis plus de 35 ans et j'ai toujours eu des copains imbibés j'ai toujours lu l'idée et j'entendais toujours les disputes les toutes les discussions ça bouillonnait c'est un journal qui bouillonne alors Alexandra je vais pas nous deux là on est on n'est pas les plus jeunes de je suis peut-être le plus jeune rentrée mais c'est un journal qui reste très jeune la plus proche il y a plein de journalistes très jeunes et ça se voit pas avec nous deux ici un peu par hasard mais ce que les autres bossent ils sont en train de faire le journal parce que c'est tous les jours mais voilà et ça ça reste ça et c'est bouillonnement et l'idée c'est un journal qui fouine qui fouine et qui va voir ce qu'il y a dans la société est-ce qu'il y a de nouveau c'est connu pour ces une tu as raison il a une si on fait toutes les une de l'idée de ces dernières années et d'ailleurs il y a un très beau un très beau livre sur les 50 ans de Libé avec la photo l'iconographie la photo sont souvent mythiques avec des titres un peu des jeux de mots des bons jeux de mots bien foireux comme on aime et on les bossent beaucoup on les bosse beaucoup Malek toi libération bah je vais me faire engueuler par Thomas mais moi mon premier rapport avec libération ça a été partage de code aussi j'ai politisé aussi très jeune et je me souviens que ça c'est mon pote Sébastien qui m'a qui m'a filé les codes et ensuite j'ai été collaborateur parlementaire à 18 ans et j'avoue que je grattais les codes de mon patron pour pouvoir lire des bêtes tous les jours tous les jours et alors moi j'ai toujours eu un focus sur les pages d'idées avec l'espace de l'opinion je trouve ça tout ça m'a toujours intéressé m'a aussi permis moi de me construire et j'aime beaucoup cette ouverture que fait Libé la la belle offre pour backset on est une mais il y a eu plein d'offres pour les moins de 26 ans j'ai vu que moi je partageais à mon petit frère notamment et même aussi avec les newsletters chez Paul tous les matins voilà ça me fait rire il y a des jeux de mots c'est sympa on apprend des trucs des petites indiscrétion il y a un vrai taf et il y a aussi plein de jeunes journalistes chez Ebay que moi j'ai croisé dans ma vie pro sur le terrain ou alors même c'est l'été dernier un mariage voilà salut tu fais quoi je suis journaliste à Libération service culture voilà et on a eu le temps j'ai fait le débat sur les 50 ans d'idées avant ce soir désolé maintenant et c'est cool toi Libé c'est un journal que tu as beaucoup lu à la base à la base pas trop parce que il y a eu il y a eu toute une période référendum 200 etc ou j'étais peut-être trop à gauche pour libérer sinon il y a eu c'est pour toi on peut le dire n'était pas assez pour moi ou alors la place qui était faite aux uns et aux autres dans ce débat qui est Libé euh ne correspondait pas à ce que moi je cherchais voilà je préférais lire le monde diplôme de trucs et puis bah je me suis mis quand même au bout d'un moment c'est devenu le petit rituel le Libé le café le matin il y a des chroniques voilà des trucs le fait qui est à la fois y achenenderman il y a chaputaud c'est incroyable un historien qui est super intéressant et non l'idée c'est devenu un peu mon le truc du café du matin alors ça le confinement à tourniquer je passais en numérique j'ai arrêté d'acheter le Libé du café parce qu'il était plus dispo aujourd'hui plus on avait un truc qui est distributeurs à Lyon qui faisait qu'il y avait plus de femmes en bref et sinon je lis aussi Mediapart parce que sinon je me il y a aussi plein de jeunes journalistes qui font vivre la presse le débat etc c'est très bien passé voilà l'entendre aussi comme un carrefour ou vont se rencontrer des tribunes contradictoires sur la même page la partie la même double page et puis on regarde un petit peu ce qui se dit et puis on se dit bah [ __ ] ils ont invité l'autre con bah évidemment ils disent des trucs de cons heureusement à côté il y a voilà bon bah voilà et on trouve et on fait son truc quoi pour vous de libération c'est qui trouve les jeux de mots enfin est-ce qu'il y a genre une meuf un mec dédié est-ce que vous faites genre des brainstorming parce que c'est incroyable ils sont trop c'est vraiment un travail collectif c'est à dire que pour faire pour faire pas seulement à l'intérieur du journal on a des porteur on a des éditeurs très très drôle des jeunes éditeurs notamment qui sont super et qui et qui adorent les jeunes sont encore plus attachés à l'esprit Libé de les plus anciens et donc les jeunes se prennent le chou parfois pendant une heure sur un titre pour essayer de trouver le titre qui va qui va tilter la une on se réunit à plusieurs à qui veut d'ailleurs c'est ouvert à tout le monde et et là on se prend le chou on dit le plus de conneries possible parce que c'est là c'est là où tout à coup on a le les deux mots qui s'assemblent et qui font l'abonnementchette mais ça peut durer 5 minutes parce que tout à coup jaillit une idée formidable enfin en tout cas qu'on trouve nous formidables ça peut durer deux heures parce qu'on n'y arrive pas on ne trouve pas et on bute et on ne veut pas sortir de la salle avant trouvé la brochette qui nous plaît l'idée c'est aussi un journal engagé c'est quand même une c'est quand même une identité on demande aux gens libération on ne répond au journal de gauche oui alors c'est revendiqué c'est souhaité oui oui bah c'est c'est historique ça a été créé par Jean-Paul Sartre et ça a été créé par des gens de gauche et dans le panel des journaux français libaient et de gauche alors il y a une période il était d'une certaine gauche et maintenant il prétend d'être de toutes les gauches et de essayer alors de revenir de revenir à à une situation je dis-moi si je me trompe avec Sandra mais une situation où c'est un petit forum où les gauchers mais c'est bien on peut s'engueuler en foyer en même temps il y a pas d'enjeux moi je peux parler je m'engueule sur un édito et puis je peux changer d'avis mais en fait il a raison j'ai dit qu'une connerie hier s'il y a pas de je suis pas élu je suis pas mais j'ai toujours été le journal de toutes les gauches simplement en fonction des gens qui sont là à la direction le rapport de force entre la gauche de la gauche et la gauche plus il y a toujours cette chance non mais ouais ok non mais c'est intéressant parce que effectivement on peut il y a peut-être des jeunes etc mais dans pour si on parle deux secondes d'idées politiques vas-y dans l'anarchie il peut y avoir dans cette idée libertaire il peut il y a un peu le mot libéral aussi quelquefois donc sur un art ça peut être non mais je parlais de la perle je parlais de la période où je pouvais pas lire l'idée ou tu avais du mal ou la période de Moran ou voilà où il y a eu il y a eu des moments où j'étais là pour oui mais il y avait toujours des pages qui te plaisaient si tu allais fouiller mais bon ça te fatigue un peu ouais puis moi la culture bon le sport bon moi c'était la politique et bon et l'économie aussi un peu d'économie moi c'est un journal que je voulais dire quand même c'est que c'est d'abord un journal et il faut il faut moi j'ai l'impression que depuis quelques années en tout cas depuis qu'il y a cette nouvelle direction l'idée c'est d'abord recentrer sur le boulot d'un journal et le boulot d'un journal c'est les faits le reportage des enquêtes des enquêtes les enquêtes révéler des choses doivent dit que un journal c'est écrire quelque chose écrire demain matin dans le Journal quelque chose qu'un puissant quelque part ne voudrait pas voir et ça ça reste il faut que ça retrouve ça et c'est en train de retrouver ça et ça c'est intéressant et ce qui me réjouit moi qui suis éditorialiste dans ce journal c'est de regarder tous les jours les clics et le et le volume dans le micro s'il te plaît le volume des des la radio je connais pas très bien et donc et twitch et de constater que que le plus gros volume de clic c'est sur Check news et sur les faits les infos et tout ça pas sur les opinions voilà le on a retrouvé une tiens d'ailleurs de 1989 de libération sur le changement climatique je sais pas si vous pouvez l'afficher le voilà objectif terre c'était en 89 l'idée a aussi été un journal qui a suivi des engagements avant-gardistes c'est aussi un peu la domaine on parle des par exemple le droit LGBTQI plus ça a été là aussi un combat de Libé il y avait les années sida il y a eu il y a eu des moments aussi au Libé a été à l'avant-garde de la gauche c'est toujours le cas aujourd'hui Alexandra ah bah oui bien sûr il y a toujours toute façon on voit bien que ces combats là c'est combat là que l'on mené déjà il y a longtemps ils sont toujours d'actualité on s'est battu beaucoup pour les droits des femmes pour pour l'avortement pour contre la peine de mort enfin voilà tous les grands combats voilà pour les homosexuels enfin tous ces grands combats de société on les a menées et on voit bien que il faut continuer à les mener aujourd'hui c'est à dire que c'est pas fini non le l'égalité des droits c'est plus c'est pas une évidence qui est gravée dans le marbre il faut continuer à se battre pour ça sur contre les féminicides par exemple on a été on a été parmi les premiers à faire le décompte le décompte mensuel des féminicides qui est une espèce de qui est un fléau monstrueux et et ça il faut se battre pour essayer de de faire cesser cette ce fléau l'avortement l'avortement s'est battu pendant pendant des années pour le droit à l'avortement et on voit bien que ce combat il faut le mener à nouveau parce que en Europe même il y a des voix qui s'élèvent pour contre l'avortement donc c'est vrai qu'on a été à l'avant-garde de tout un tas de combat et ce qui est intéressant c'est que on voit que il faut ils sont toujours d'actualité et le dérèglement climatique alors ça c'est carrément c'est c'est la maintenance on a passé la démultiplier là on y va tous les jours je crois on a un papier sur le sujet parce que c'est gravissime ce défi là vous aussi sur dans vos activités sur Internet vous êtes engagés vous définissez comme engager Léa le féministes moi je suis même oui bah oui oui féministe je suis même militante je peux le dire et ma pensée ce que j'essaie de transmettre la déconstruction mais à la fois la construction aussi parler du féminisme en tant que projet politique etc c'est un travail à la fois effectivement d'informations mais pas que c'est aussi un travail de sensibilisation et c'est de faire éminemment un travail politique mais pas que c'est aussi un travail qui permet je l'espère en tout cas de faire évoluer les morts de de sensibiliser les consciences je voulais juste revenir sur on n'arrête pas de parler de la gauche de la gauche de la gauche et j'ai le sentiment qu'on n'a pas encore pris le temps de définir ce terme quelque chose d'important non mais est-ce que vous avez quatre heures devant vous parce que du coup je me suis dit que ça pouvait être intéressant un journal de gauche c'est quoi sommes-nous de gauche etc donc je suis allé voir sur internet parce que je me suis dit je vais taper sur Internet je tape gauche sur dans la rousse voilà simple et là je lis qui est de travers je suis pas tout à fait satisfaite évidemment je me dis est-ce que c'est pas un peu ça la gauche aujourd'hui est-ce qu'elle est pas un peu de travers est-ce qu'il faudrait pas les remettre sur le droit chemin et en anglais figurez-vous que ça veut dire socialy of whead c'est quand même très fort ça veut dire socialement bizarre donc voilà et effectivement politiquement c'est quoi être de gauche la libération c'est quoi le oui c'est vrai ça c'est quoi le mot gauche l'ego c'est la question la plus compliquée en permanence parce que tout le monde s'accuse de traire la gauche et la gauche trahissent la gauche par la gauche qui sont trop pas assez à gauche trahislago donc le saut de gauche je suis bien embarrassé de devoir le devoir la même la gauche c'est la justice sociale l'égalité des droits voilà c'est c'est ça la justice et l'égalité oui mais ça peut être aussi l'autodétermination par exemple on peut imaginer que les services publics de l'étape permettent à des gens de s'émanciper même de leur propre famille et donc s'inscrivent moins dans le futur quand tu as une famille par exemple homophobe que tu dois te barrer de chez toi est-ce que c'est pas aux collectif oui tu as raison le collectif vient aussi à un moment créer ce truc là donc l'émancipation vous voyez collective de ce truc là je suis je suis impressionné par le nombre de gens que je vois notamment sur Internet notamment des jeunes qui ont une définition ultra précise de ce qui est surtout de ce qui n'est pas la gauche qui est extrêmement cornaqué dans une définition très très arrêtée très et qui passe leur journée des bons et des mauvais points ils disent quoi là parce que pour eux c'est quoi la gauche je crois que j'ai foutu la merde on en reparlera avec notre invité politique tout à l'heure c'est la question de trahison de déception la gauche c'est un truc à jamais vraiment invité politique de gauche aussi justement non mais on va en parler aussi avec lui de ce que ça veut dire la gauche et de ce que ça veut pas dire mais Emmanuel Macron nous a même dit qu'il était de gauche parce que ça à lui c'était le progrès voilà surtout progressisme via dans le monde réac en quelque sorte est-ce que vous ça vous pour vous Macron il est de gauche ou pas alors j'aimerais bien vous entendre lui il prône le dépassement droite-gauche et généralement ceux qui prônent le dépassement de droite-gauche sont pas surtout pas de c'était littéraire [Applaudissements] au-delà de la bouteille très souvent il y a des sciences politiques il a beaucoup de défauts voilà non non on a dit généralement non exceptions on peut dire que les fascistes aussi prétendaient voilà dépasser mais en tout cas non mais la question est ouverte c'est aussi ça qui est beau avec la gauche c'est que la question est ouverte et Libération a fait aujourd'hui une journée de coloc ou la question en fait est revenue en permanence non mais c'est quoi la gauche chacun chacun sa définition chacun une définition mais c'est quand même une famille on se reconnaît il y en a pour qui c'est moi ma définition si je devais en donner une je reprendrai la définition de le triptyque de la de la République parce qu'au départ la République c'est une idée de gauche liberté égalité fraternité et alors là il faut faire une hiérarchie est-ce que là c'est la liberté en tête est-ce que c'est l'égalité est-ce que c'est la fraternité est-ce que tu dirais l'égalité est centrale les qualités et centrale l'égalité la liberté est essentielle et la fraternité on peut pas vivre sans donc j'ai du mal à faire une hiérarchie mais je dis l'égalité est centrale voilà il y a aussi un point commun qu'on a cité Libé en 50 ans l'idée vous n'avez jamais interviewé Jean-Marie Le Pen vous êtes pas un peu intolérant [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] la préférence nationale et donc qui exclut une grande partie de la société qui refuse une grande partie de la société qui donc qui pour moi un parti entier républicain j'ai pas du tout envie de lui donner de lui ouvrir le micro mais par-delà la part de là la boutade c'est la question que je voulais vous poser aussi c'est qu'est-ce que vous faites des gens qui vous disent que un bon journaliste se doit d'être neutre et objectif quelque chose que j'entends beaucoup avec lequel je suis pas d'accord mais objectif ça veut rien dire d'où il parle moi c'est assez particulier parce que je suis à France Inter et Libération à France Inter on interroge on interview notamment parce que la loi vous y oblige la loi nous y oblige pas que la loi on est la direction non pas que la direction ni la loi je mets la direction dans la loi puisque c'est elle qui fixe la règle non non non moi je suis tout à fait d'accord étant imbibé que Libé n'interroge jamais Jean-Marie Le Pen ou Marine Le Pen maintenant parce que c'est un journal qui se situe à gauche qui défend certaines idées et qui n'a pas envie de donner même avec la contradiction de rentrer dans ce jeu-là mais une radio de service public se doit d'interroger la patronne d'un groupe qui d'un parti politique qui a un gros représenté à l'Assemblée à partir du moment où les gens ou les gens les gens voté pour lui ça fait partie du paquet du service public selon toi même de de des journaux qui ne prétendent pas afficher une couleur politique nous on est on habite donc il a le droit de choisir je dirais plus engagé comme militants on est différente j'ai l'impression que parfois pour certaines personnes ce sera sans citoyen être engagé c'est déjà quelque chose de pas bien quand on est journaliste il y a une espèce de dans l'esprit de beaucoup de gens j'ai l'impression une espèce d'incompatibilité profonde entre avoir un engagement c'est le militantisme c'est le journaliste je pense que ça c'est on peut pas parce que là du coup on n'est pas du coup on n'est pas crédible on sait pas on sait pas d'où on parle parce que je milite moi en fait oui c'est vrai mais le militantisme politique ou le militantisme en mode société civile l'association je pense que c'est compliqué quand même de ou alors il faut que tu sois très situé que tu sois très clairement positionnéistes et des auteurs de billets qui sont clairement des militants féministes ou autres et ça voilà à partir du moment où on sait où se situe la personne qui écrit d'où elle parle au nom de quoi elle parle tout va bien je vais te donner un exemple entre un polémiste pas journaliste ou un homme politique et un journaliste engagé moi si je suis dans une émission télévision et que je suis dans un débat face à un journaliste du Figaro qui pourra pas la même chose que moi je sais parce qu'il est journaliste et qu'il allait même relation au fait je sais que je peux débattre avec lui m'engueuler avec lui mais par rapport au fait il ne mentira pas c'est à dire que je peux je peux dire voilà sur l'immigration petit à petit il est devenu maintenant politique et c'est justement il remarqué que comme il était plus journaliste et ben il est sorti c'est ça mais moi quand je débat disons avec mon alter ego l'éditorialiste Guillaume tabard qui tous les jours comme moi fait un billet dans le bon je peux considérer que les faits qu'il traite il les traite d'une mauvaise façon qu'il surestime le problème certains problèmes de la laïcité ou certains problèmes de l'immigration ou l'économie il prend pas le bon angle mais on tient un langage commun en réalité on a un langage commun qui est un rapport au fait et ça c'est la base journalistique sans ce rapport au fait et après à partir de ce sera pas refait on n'est pas journaliste on a une procédure on recoupe les faits quand on dit des choses quand on affirme des choses quand on révèle quelque chose on a dû le recouper parce que d'abord juridiquement nos journaux alors pas rentrer dans la question un peu chiante mais juridiquement nos journaux sont des ont un stat juridique d'éditeur donc on a une responsabilité par exemple tous les réseaux sociaux et les sont des hébergeurs vous pouvez dire n'importe quoi sur les réseaux sociaux personne va vous engueuler c'est en train de changer et en train de changer mais c'est pas le cas nous aussi on dit n'importe quoi si on dit des choses qui fausse on peut être condamné a été le premier canard à créer un service de vérification des faits news qui s'est appelée des intox et on a été les premiers à lancer ça et ça un succès dingue d'ailleurs dans le fameux Top Ten dont on parlait Thomas tout à l'heure les papiers qui sont les plus lus souvent ce sont les papiers de check news parce que les gens ont besoin qu'on leur dise qu'on leur dise si si ce fait est avéré ou pas c'est hyper important dans le jargon ça désigne un journal voilà c'est du c'est vraiment journalistique un canard c'est un journal à la base ça désigne une rumeur oui en plus il paraît mais à la base encore un petit animal avec des oui bien sûr non mais d'où le fait que le Canard Enchaîné c'est justement que les rumeurs machin voilà je pensais je pensais que c'était de parler de moi avec mes meufs mais [Rires] Usul tu voulais dire un truc intéressant ouais et puis j'ai oublié avec cette histoire de canard c'est pas grave je peux enchaîner si tu veux c'est quoi l'avenir de Libé parce que on a aussi un point commun avec Maxi c'est internet mine de rien l'idée aujourd'hui c'est un grand site d'information aujourd'hui c'est d'abord un site d'informations et on en a imprime une partie tous les matins ok d'accord c'est un peu nul libération on va tout de suite non non j'en sais rien mais c'est quoi l'avenir comment est-ce que vous en parlez de l'avenir à Libé Thomas par exemple moi quand je fais un édito et que il est pas dans le print c'est-à-dire la version en tant que vieille éditorialiste je suis un peu vexé je dirais bah merde alors que je sais que alors qu'en fait il est plus lu étant dans le site que mais si vous allez sur le site de Libé si vous abonnez à Libé il y a une version print alors c'est pas le papier c'est la version print et moi j'engage quand même les lecteurs ou ceux qui voudraient devenir lecteur de regarder le prix parce que je suis attaché à l'idée dans le journalisme il y a la hiérarchie la hiérarchie de l'information la hiérarchisation la mise en page une mise en page dans un journal quand on met des papiers ici ou là l'idée.fr c'est éditorialisé quand même oui bref si tu regardes cette si tu regardes il y a les push il y a le ça défile c'est un peu comme ça c'est un peu un robinet bon même si c'est ce que vous avez des algorithmes justement qui poussent des articles en fonction de nos utilisations pardon je voulais pas d'interrompre mais Alexandra c'est vous qui décidez de ça non mais c'est très important ce qu'il a dit Thomas de prédilection et c'est pour ça d'ailleurs que je suis revenu au format papier pour un autre quotidien que je ne citerai pas ici ce soir parce que justement j'avais ce sentiment d'être complètement détaché notamment de l'actualité internationale et là ce grand quotidien que je ne citerai pas ce soir par l'actualité internationale et en fait j'arrive à remettre un pied devant alors qu'en réalité si je restais sur juste l'application ou le format en ligne j'avais l'impression d'être enfermé dans le politique et les sujets de société souvent c'est surtout l'actu brûlante qui de qui nous pousse et donc c'est ce qui s'il vient d'y avoir une attaque de drone sur Moscou on fait remonter le papier le plus haut sur le site parce que c'est ça que les gens viennent chercher sur sur le site des libell l'information la plus la plus chaude donc on refait monter des papiers quand on voit que l'actu l'actu reprend sur l'avenir de Libé ce que tu demandais tout à l'heure ce qui est ce qui est intéressant et moi je l'ai vécu parce que quand même j'y suis depuis 1994 et on en a vécu des crises des crises dingues je sais pas vous vous l'avez vous vous les avez peut-être pas vécu ces crises connues mais moi je nous ai vu mourir mais vraiment il y a eu des il y a des moments où Libé était au bord de déposer le bilan aller au tribunal de commerce et chaque fois il y a une espèce de chaque fois une espèce de leur séance entre le je crois pas trop au miracle mais il se passe quelque chose qui fait que Libé a toujours réussi à surmonter ces crises les crises et je trouve que c'est ça qui est génial à c'est que au dernier moment quand on croit que tout est foutu ben non il y a quelque chose qui se passe et libère pas et ça c'est formidable et maintenant ça va mieux ah bah là maintenant on est ah ouais ouais non non là on est dans des nouveaux bureaux qui nous ressemblent qui nous ressemblent bien parce qu'on était dans des bureaux très assez assez froid et c'est par défauts du ministère de la Défense dans un quartier droit donc voilà là on est là on est dans le 13e on est tout seul dans nos bureaux et puis il y a une ouais il y a une énergie il y a une il y a une nouvelle énergie qui est qui est là comme on l'a dit tout à l'heure il embauché beaucoup beaucoup de jeunes et donc ça s'adresse ça ça débat ça s'engueule et c'est super de conflit de génération enfin tout à l'heure vous en parler français sur twitch donc voilà [Musique] vas-y Léa pardon oui vous parliez des conflits de génération plutôt sur le sur la séquence précédente est-ce que là tu viens de dire que vous employez énormément de jeunes est-ce que vous vous par exemple qui avait une expérience un peu plus ancienne du métier de journaliste vous sentez vous sentez vous sentez que il y a peut-être des conflits sur la façon de faire du journalisme entre les jeunes et vous la façon de faire non je crois pas non non non je crois que tous ceux qui sont à libérer ont la même conception la même phase envie de faire du du journaliste ça là-dessus il y a pas de il y a pas de sujet il y a pas de débat le débat il est plus sur les opinions parce que évidemment la jeune génération est beaucoup plus radicale que la plus que la plus ancienne et donc parfois parfois on peut faire certains sujets moi j'ai une question parce que moi ce que j'aime bien j'ai été du coup amené maintenant à côtoyer pas mal de journalistes et ce que j'aime bien chez les journalistes des vrais des vrais pas de ceux du jeu vidéo ou je sais pas quoi et ce que j'aime bien moi c'est la culture des vieux journalistes voilà de connaître machin et ah ouais ouais non mais non mais ça ça fait plaisir non mais c'est moins un bon journaliste c'est quand même qu'il sait dire ouais en 83 machin mais même en presse locale en presse locale quelqu'un qui sait moi je veux à Lyon je vois des journalistes qui me disent ah bah c'était pas comme ça en 95 parce que il y avait truc et puis le procès machin et cette mémoire en magasinée qui va faire les papiers d'après et donc comment on fait la transmission est-ce qu'il y a des cadres prévus pour que cette transmission se fasse entre cette nouvelle génération qui est encore pas mal à apprendre et cette vieille génération sur de son savoir qui parfois peut être aussi arrogante sur ce qu'elle va penser de la société telle qu'elle va aujourd'hui sur de son savoir en tout cas moi je me suis jamais sentie sûre de mon savoir mais non moi je trouve qu'on apprend alors ça peut paraître bateau ce que je vais dire mais moi j'ai l'impression d'apprendre autant des jeunes qui sont là que apprennent de moi c'est ça qui est génial et c'est ce que c'est ce que ce que je voulais dire tout valeurs par l'égalité le le la solidarité qui sont des valeurs de gauche je crois qu'elles libaient vraiment on le pratique tous les jours c'est à dire qu'il y a des vrais échanges et un jeune peu engueuler un plus âgé en comité de rédaction en disant qu'on sait c'est vraiment des conneries ce qu'il a écrit dans le journal ce matin et ça pose aucun problème et et c'est en permanence ça ce jeu et c'est ça qui est chouette c'est ça qui est chouette j'adore par exemple tout à l'heure je discutais avec Nicolas masol qui est un des jeunes journalistes qui suit l'extrême droite j'ai beaucoup suivi l'extrême droite quand j'étais jeune dans les années 80-90 il avait lu il avait lu des livres que j'ai lu il avait lui-même des livres que j'ai écrit et puis il connaît plein de trucs que je connais pas et parce que lui il Fouine il Fouine comme je fouinais à l'époque je me suis reconnu là-dedans et il m'a prend plein de trucs et j'ai et c'est vachement agréable et on transmet comme ça et moi j'ai reçu aussi de vieux journalistes alors que je trouvais à la fois cultivé et puis après un gars qui écrivait un peu voilà j'aimais pas écrire comme eux et lui il doit penser il doit forcer la même chose mais il y a un sujet sur lequel enfin que je trouve vachement intéressant moi c'est le rapport garçon fille le rapport du genre et à l'information non non cette façon qui que cette jeunesse a de d'interroger la domination masculine ces choses-là qui était pas dans la culture de quand on a commencé le journalisme nous Alexandra et moi il y avait aussi dans cette hiérarchie journalistique quelque chose de assez masculin le vieux rédac chef qui picolait il y avait toute une imagerie comme ça puis les femmes est rentrée plus tôt et puis c'est les mecs qui restaient un petit peu pour boire des coups parce que des gamins de façon dans dans quelques dans quelques minutes on va recevoir notre invité politique ce soir pour cette émission spéciale c'est François Hollande l'ancien président de la République qui a accepté notre invitation à l'idée à baxyde je te jure que si François Hollande qui nous a fait le plaisir d'accepter d'accepter notre invitation c'est pas tous les jours qu'on interview un ancien président de la République même vous à Libé c'est pas tout le temps qu'est-ce qu'on en attend de cette de cette interview de cet échange qu'on va avoir avec François Hollande Alexandra beaucoup de choses beaucoup de choses parce que le François Hollande a il a plein de défauts mais il a aussi plein de qualités et notamment celle de d'être assez d'être assez spontané de dire les choses et enfin on va voir on va voir si le s'il est et je pense que vu on a passé la journée à débattre de la gauche et de l'état catastrophique dans laquelle se trouve la gauche aujourd'hui qui est qui est divisée et on n'a jamais eu autant besoin de la gauche pour pour contrer la montée de l'extrême droite ça va être très intéressant de l'interroger justement sur sur l'état de la gauche qui en est responsable pourquoi et qu'est-ce qu'il faut faire qu'est-ce qu'on peut faire pour recoller recoller les morceaux épars voilà il y a plein de choses il y a aussi la question du conflit de génération qu'on voulait aborder avec François Hollande parce qu'il a il avait fait la priorité jeunesse c'est ce qui lui avait permis d'ailleurs de remporter la primaire qu'il a catapulté vers la vers l'Elysée en 2011 l'idée du conflit de génération sommes-nous face à conflit de génération est-ce qu'il y a des générations et réconciliables pour filer la métaphore avec les gauches irréconsciem ça fait partie des sujets qu'on vous qu'on voudrait aborder avec lui usule moi c'est pas tant sur la gauche c'est vrai que c'est pas vers lui je vais me tourner d'emblée pour me dire comment on construit la gauche par contre en tant que d'État moi ça m'intéresse de savoir où on va comme nation là on va comme État qu'est-ce qui fait qu'on fait encore un truc commun là qu'on est encore ensemble Macron qui a lâché comme ça le mot de décibilisation mais est-ce qu'il y a pas un peu d'anomie est-ce qu'il y a pas un peu de de ces services publics voilà qui nous maintenaient ensemble de structures communes de choses qui faisaient qu'on faisait nation une éducation nationale des gens un hôpital plein de trucs qui et qui ont progressivement un petit peu voilà disparu en tout cas comme horizon de commune est-ce qu'on en a encore un horizon commun et qu'est-ce qu'il va falloir reconstruire en premier si on veut reconstruire un pays qui tient un peu près debout pas dans ni les attentats d'extrême droite ni quoi que ce soit tu vois voilà et ben ça va faire partie des questions effectivement qu'on va aborder avec lui mais avant ça chers amis je vous propose qu'on retrouve la chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle [Applaudissements] j'avais un peu de préparation pardon salut Adel salut comment ça va ça va super bien mais je suis très impressionnée vous êtes nombreux et beau je suis édité chez fayot aussi [Rires] impressionnée parce que moi j'ai planté un oral dans cette amphithéâtre donc j'avais voilà j'ai raté le début d'une émission dans cette espérément bon 50 ans de libération de la sorte quoi organiser des débats d'idées rassembler la presse et les politiques on n'avait pas vu ça depuis le grand débat de Valeurs Actuelles quoi sauf que la différence c'est qu'aujourd'hui génération identitaire ne fait pas partie du comité d'organisation c'est un peu décevant et c'était un scoop Libé qui révélait que le traiteur du grand débat des valeurs était un ancien de GI pour les intimes scoop qui n'avait pas été du goût je tente des jeux de mots culinaires du directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles je crois le jeune qui avait fustigé Libé pour avoir dénoncé leur sandwich identitaire ouais mais du coup pour aujourd'hui si on n'est pas sur un projet gastro facho on a quoi au menu de ce soir on part sur des petites sur un lit de sauce daim [Rires] pour être libération j'ai essayé j'ai essayé de mais ça prend du temps en effet comme disait Alexandra alors après évidemment l'idée n'a rien à voir avec valeur actuelle puisque vous vous n'avez pas invité Hugo Clément qui en parlant à l'extrême droite fait monter l'extrême droite mais vous avez choisi Jean Massier qui en ne parlant pas à l'extrême droite et là on a eu du monde pour Jean-Macé tranquille au détour d'une petite partie de golf gang pendant tu l'avais pas entendu pendant la Dylane exemple de journalistes de jeux vidéo donc alors c'est vrai que en 50 ans le paysage médiatique a vachement changé et vous êtes sur twitch mais c'est pas tellement étonnant en fait que Libé soit sur twitch parce que vous avez toujours su rester à la page je demande de journaliste et même vous placez à l'avant-poste des révolutions technologiques comme avec le minitel [Rires] alors j'ai une citation de Serge Julie mais ce monsieur n'est pas sérieux mais Philippe Marty l'inventeur du Minitel mais serg Julie cofondateur de Libé nous a expliqué dans l'édition de l'idée des 50 ans que le quand le Minitel est arrivé vous avez plongé dedans et ça marchait tellement bien que France Télécom l'avait envoyé au Texas pour expliquer aux Américains que c'était l'avenir je cite 36 15 on serait pas un petit peu chauvin alors on le sait pas mais les Français avaient créé internet bien avant les Américains et on le sait pas non plus mais Maître Gims fait des piges chez Libé on rigole aujourd'hui mais à l'époque c'est vrai que c'était une véritable révolution le Minitel donc vous avez du pif chez Libé mais vous avez aussi littéralement du nez puisque vous avez été les premiers à lancer le journal olfactif véridique dans les années 80 idées révolutionnaires waouh si on faisait sentir l'actualité au lecteur mais avec le nez grâce à une fragrance liée aux nouvelles du jour que les kiosquets devaient cheater sur sur les journaux c'est vraiment cool absolument et donc il devait cheater l'élection le journal olfactifs 1980 visite du pape à Paris le journal sentait l'ensemble et comme il le disent lui-même pour que le journal soit en odeur de sainteté toujours dans les jeux de mots libés là je crois que c'était l'encre qui devait sentir l'ensemble bref il s'est rendu compte que ça marchait pas donc enfin mai 1980 je crois que c'est le 21 mai et bah c'est ici pardon c'était vachement répété l'arrivée de Mitterrand son investiture l'idée sentait la rose en même temps est-ce qu'il y a beaucoup de lecteurs de Libé en dehors de Paris oui c'est une blague c'est bas non non ils ont chuté les piles de journaux et du coup bah merci de m'avoir [ __ ] ma vanne mais moi j'étais un peu déçue qu'ils étaient pas décidé de faire une une sur les pages salées du livre de Bruno Le Maire parce que Ben que vous passiez tous les deux à une autre vanne aussi hein c'est marrant aspergé dans les kiosques mais nous on est joueur donc on a fait un prototype [Rires] fais la démonstration [Rires] on a créé ça je vous dis pas ce qu'il y a dedans [Rires] on était très content on a eu beaucoup rigolé avec la prod bref on est dans l'amphi on est dans le lieu de la semaine l'odorat le goût c'est très bon goût mais Libé n'a reculé devant rien pour fidéliser ses lecteurs boissons et produits régionaux c'était une offre qui s'appelait la Libye box mais je vois que Alexandra mais j'ai redécouvert ça il y a pas longtemps et j'en avais oui un souvenir du vin et du saucisson donc du vin du saucisson pour vendre des embaudements c'est ça l'esprit Libé quoi c'est et d'ailleurs je pense que Jean-Paul Sartre lui-même disait cofondateur de Libé l'enfer c'est quand tu as des opinions mais tu as plus assez de jajaille boustify on a aimé l'idée et on a décidé de mettre en place une bague tu es sérieux [Musique] [Applaudissements] nous avons Mathieu [Applaudissements] qui a pas dû comprendre pourquoi pas du tout pourquoi vous m'aidez évidemment il y a vraiment quelqu'un tout à l'heure qui est venu me demander de lui laisser son édition du règlement c'est très bizarre ça m'étonne pas vraiment on le sait cette petite casquette tenue c'est celle portée par Léa même c'était la tienne vraiment pour ceux qui n'ont pas vu il y avait une émission spéciale et c'est tout le monde avait porté cette sublime casquette très beau non je pense que là il faut continuer je continue un t-shirt compliqué à noces [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] et vous pouvez voir il tient l'édition des 50 ans de Libé à la main il y a plein d'édition de Libé il y a même le livre de Salomé saké à l'arrière on est sur non non c'est très précis je vous invite à aller regarder c'est une impression 3D puis peint à la main mais ça vous pouvez contacter contacter Gabriel sur sa chaîne Instagram at red artisanat je suis un petit peu vendeuse du téléphone bon là on a des séminé la boxe mais l'idée l'idée c'est de la vendre aux enchères chez Christie's financer les 50 prochaines années de l'émission donc on récupérera peut-être la casquette mais bon n'oublions pas ce qui nous réunit aujourd'hui c'est quand même le jubilé de Libé et on aurait pu faire comme Anne Hidalgo pour vous souhaiter un bon anniversaire et prendre une pause extrêmement naturelle un bon anniversaire l'idée mais on a choisi de faire une émission ensemble dans cet amphi mythique et ça c'est ouf alors je sais pas si les lecteurs de Libé qui sont là vous connaissez bien backsit parce que même si c'est un petit média sur Internet on n'est pas peu fier on a quand même une grande liste d'invités pas des moindres ring depuis janvier on a commencé avec Philippe Martinez enfin quand il était encore patron de la laisse et j'étais on a aussi Laurent Berger enfin quand il était encore président de la CFDT Aurélien Pradier aussi présidente des LR alors c'est vrai c'est vrai non non mais vraiment ça c'est vrai que les gens parlent d'une malédiction Maxine mais pas du tout pas du tout regardez on a même d'anciens chroniqueurs qui chope des jobs de ouf après être allé chez bexit je pense à Chloé Ridel qui est maintenant porte-parole d'un grand parti elle est où d'ailleurs c'est parti socialiste [Rires] mauvais exemple mais non je veux pas s'affoler Thomas Alexandra parce que l'année dernière on a reçu quatre nains mais vous inquiétez pas vous inquiétez pas comme le dit la pub pour Renault donc attention 50 ans que vous roulez à gauche et pas un accident voilà on espère que baxy ne sera pas la sortie de route [Rires] c'est pas tout à fait fini je sais que vous avez envie de passer à François Hollande soit tout à fait fini mais bon du coup moi je sais pas vous mais je m'inquiète un peu pour l'inviter politique qui arrive après je sais qui rappelle moi c'est François Hollande [Rires] du coup ça se passe comment la malédiction dans ce cas là je veux dire on inverse la tendance genre après ce soir c'est le retour en grâce enfin usule va se tourner vers lui genre franchement Hollande devient l'homme providentiel de la gauche genre demain on est tous en mode le changement c'est dans le cadre c'est vrai que François Hollande il est il est un peu dans les médias en ce moment il a il a toujours un avis à donner et il a même fait une entrée fracassante sur Tik Tok en décembre dernier et je crois qu'on a la vidéo je me lance sur Tik Tok pour vous motiver pour vous engager abonnez-vous alors pour nous motiver pour nous engager mais pas sur le long terme parce qu'il n'a rien posté depuis le 13 décembre est-ce que 6 millions de vues sur cette première vidéo et puis plus rien enfin genre il nous ambiance bien et soudain tout s'arrête que je est-ce qu'on appellerait pas ça un politicus interruptus bon en tout cas c'est une méthode très efficace pour arrêter la reproduction des adhésions Ops voilà voilà je vous laisse en parler avec lui [Musique] merci beaucoup merci à vous le public avant d'enchaîner avec les chutes de l'émission je tiens à vous rappeler que cette émission elle est rendue possible grâce à Libé aujourd'hui mais surtout grâce à vous tout le reste de l'année n'hésitez pas à faire des dons sur point d'exclamation maxi dans le chat allez sur le kisskissban qu'on a encore besoin de vos dons pour finir l'année en beauté pour terminer les dernières émissions jusqu'à la fin du mois de juin j'en profite aussi pour vous rappeler qu'il y a la Libye box spécial backsat c'est un abonnement qui vous permet d'avoir 6 mois d'abonnement au journal numérique daxite pour seulement 10 balles c'est une offre exceptionnelle pour les 50 ans de Libé et figurez-vous qu'on en a tellement vendu que ça s'arrête demain midi donc dépêchez-vous si vous l'avez pas encore c'est jusqu'à demain midi pour profiter de cette offre exceptionnelle chers amis PDF du premier numéro de l'IB 73 et du spécial 50 ans un PDF c'est l'équivalent d'un FT mais que tu peux échanger gratos avec tes potes je t'expliquerai chers amis sans plus tarder je vous propose qu'après un générique on se retrouve avec notre invité politique de ce jour exceptionnel ce sera l'ancien président de la République François Hollande générique [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements] bonsoir à toutes et à tous extraordinaire merci à toutes et à tous d'être là vous êtes extrêmement nombreux à nous suivre pour cette émission exceptionnelle de backside spécial 50 ans de libération on est en partenariat on est dans l'empire Richelieu de la Sorbonne là où tout a commencé mai 68 finalement il y a 55 ans je l'ai déjà fait la blague en début d'émission mais tu n'étais pas là tu vois chers amis nous avons l'immense plaisir ce soir d'accueillir notre invité politique dans cette émission bonsoir François Hollande bonsoir merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de backsits je pouvais pas aller sur Tik Tok donc je suis allé sur sympa d'être là c'est les 50 ans de Libé François Hollande vous souvenez de la première fois que vous avez lu l'idée oui je me souviens bien sûr parce que je suis plus vieux que les autres donc je me souviens du journal lui-même c'est-à-dire il y a 50 ans j'ai acheté l'idée qu'il n'était pas le Libé d'aujourd'hui qui était imbibé beaucoup plus à gauche je ne sais pas mais révolutionnaire c'était ça l'idée qui avait été fondé par la gauche pour les tarières qui avait envie de pas simplement de transformer ou de changer mais de bouleverser le monde et ensuite je me souviens de ce qui a été l'évolution de l'idée qui est correspondue d'ailleurs à ce qui a été l'évolution de tous ces mouvements nés de Mai 68 qui sont allés jusqu'à soutenir François Mitterrand en 1980 absolument vous êtes ancien président de la République je le disais est-ce qu'on doit vous appeler monsieur le Président pendant toute l'interview non vous faites exactement bah très bien très bien François Hollande écoutez un de vos anciens Premier ministre avait parlé de gauche j'irai conciliable il se trouve que toute la journée ici dans cet amphi et dans l'amphi des cartes côté libération en a parlé de ce sujet des gauches réconciers nous on avait envie dans cette émission de parler avec vous plutôt des générations irréconciliables point d'interrogation y a-t-il des générations irréconsiables y a-t-il un conflit de génération en prenant l'exemple de sujets d'actualité je pense par exemple à la réforme des retraites on a vu la dernière la récente réforme des retraites engagées par le gouvernement d'Elizabeth borne a donné naissance à une énorme mobilisation notamment de beaucoup de jeunes est-ce que est-ce que vous avez entendu des jeunes se plaindre des vieux boomers qui auraient qui auraient eu un un système de sécurité sociale protecteur alors que les jeunes eux doivent hacker vous l'avez entendu ça François Hollande d'abord je n'ai jamais pensé que les gauchers étaient tirés conciliables et je ne pense pas davantage que les générations soient tirées conciliables parce que l'enjeu de la politique c'est précisément de réunir malgré les clivage malgré les contradictions malgré les conflits c'est de réunir autant de citoyens que possible pour aller vers un destin commun donc partez de l'idée que les gauchies étaient irrégonciliables c'était donc que la gauche ne pourrait jamais accéder aux responsabilités et si on était sur l'idée de génération irréconciliable ça voudrait dire que il y aurait pour la jeunesse une fatalité de ne jamais pouvoir elle-même se faire entendre puisqu'il faut savoir que les plus de 50 ans sont trois fois plus nombreux que les moins de 30 ans donc il faut réconcilier les générations on n'a pas le choix c'est ce que vous dites donc il faut réconcilier les générations ça veut pas dire d'effacer des responsabilités il y a une responsabilité de la génération des boomers donc la mienne une responsabilité qui est de non pas simplement sur la question des retraites de la protection sociale parce que ça c'était quand même des acquis qui devaient se transmettre qu'ils doivent se transmettre mais plutôt une responsabilité climatique c'est à dire cette génération a pensé que il y aurait par le progrès scientifique par la croissance une solution pour lutter contre le réchauffement climatique et elle a pris conscience beaucoup trop tard de ces responsabilités surtout celles qui n'ont pas été prises donc j'ai entendu beaucoup de la génération la vôtre c'est-à-dire de dire mais pourquoi n'avez-vous pas plutôt eu cette volonté de mettre en œuvre des politiques différentes de celles que vous avez engagées peut-être parfois pour de bons motifs la croissance pour lutter contre le cheval mais sur ce point-là la joie que vous êtes pressé on a plein de questions à vous poser il faudrait pas non plus ignorer que la génération des boomers elle a aussi subi des crises elle a aussi subi des épreuves elle a aussi été victime du chômage d'une forme de paupérisation elle a été victime aussi du sida elle était victime de beaucoup d'épreuves sauf que pour la génération d'aujourd'hui elle n'est pas soumise à des crises elle est soumise à un changement complet de modèles parce que il y a un sentiment d'anxiété qui est que le monde court à sa perte ce qui est quand même suscite un engagement beaucoup plus profond n'hésitez pas à rapprocher votre micro pour qu'on vous entendez bien et compris sur internet mais on vous entend bien jusqu'à présent Usul il y a aussi peut-être une question de conflit de génération sur le maintien de l'ordre non moi je pensais par exemple à toute une génération qui est rentrée dans le militantisme au moment de la loi travail et qui s'est pris le maintien lors de ce moment-là depuis ça a été évidemment de pire en pire et bon il y a eu un rapport à la police qui est clairement on se scandait tout le monde déteste la police à l'époque encore plus maintenant et il y a eu un rapport vous-même vous avez essayé il y a eu la faire Théo vous êtes allé voir Théo et vous êtes heurté aux réactions des syndicats de police j'ai l'impression qu'aujourd'hui les syndicats de police sont de plus en plus fort enfin vous êtes heurté ça ça l'a fait mais ils ont réagi ça que je veux dire aujourd'hui j'ai l'impression que ils ont une main encore plus ferme sur ce qui peut se décider ou non place Beauvau d'où le notamment depuis l'éviction de Christophe Castaner et et ça dans une ça aussi ça contribue à créer une voilà une fracture aussi entre toute une génération aussi certains groupes sociaux qui ont l'impression que la police est contre donc que l'État est contre eux et comment on fait société avec ça comment on reconstruire un lien et qu'est-ce qu'on fait aussi des syndicats de police qui à l'occasion peuvent peut-être un petit peu y aller un peu fort quand il manifeste devant l'Assemblée nationale etc alors comme président au moment où il y a eu les attentats et notamment ceux de janvier 2015 j'ai été dans les rues de Paris défilé avec des chefs d'État du gouvernement ce qui est assez exceptionnel des défilés de chef d'État des défilés contre les chefs d'État et le gouvernement mais les défis de chef d'État gouvernement c'est assez rare et là les policiers étaient applaudis étaient applaudis bien sûr et donc c'est un contexte oui c'était un contexte il y avait donc une confiance mais on va pas attendre qu'il y ait des attentats pour créer de l'unité comment on fait en temps ordinaire mais c'était déjà important que cette période là bien sûr il y a une confiance parce que elle était nécessaire par rapport à la police ensuite vous avez évoqué des des événements des épreuves des drames et j'en ai connu dans ma fonction présidentielle et notamment la fertéo la météo c'était un jeune qui avait été violé par un par des policiers au moment d'un contrôle et je suis allé il y avait pas de doute sur la responsabilité donc je suis allé sur auprès au chevet de de ce policier au milieu de sa famille non de Théo de Théo ça vous avez justement été reproché ça m'a été reproché mais j'aurais pu aller aux chevilles je suis allé aussi au chevet de policiers qui ont été hélas touchés par les attentats mais sa famille était là la famille m'avait dit vous savez on n'est pas tout blanc nous égards on n'est pas tout blanc mais nous on accepte pas que on puisse être violenté comme mon fils l'a été mais vous comprenez que les jeunes s'associent assez haut donc c'était très important que le Président de la République à l'époque puisse par une action qui était pas simplement symbolique qui était aussi politique bien sûr près de ce jeune bien sûr ensuite il y a des rapports qui se sont dégradés avec la police je veux pas qu'on mette en cause la police en tant que tel c'est aussi ce qui commande la police c'est ce qui est des syndicats aussi et les syndicats qui dans au ministère de l'Intérieur sont souvent cogérants voilà je crois que c'est ça on l'accepterait d'ailleurs nulle part ailleurs donc au ministère de l'Agriculture aussi peut-être mais quelquefois ça pourrait être pour de bons motifs mais là il y a une espèce de protection de l'institution il est clair que la police mérite d'être respectée quand elle fait son travail et mérite d'être mise en cause pour certains d'entre eux lorsque il y a des attaques qui sont des manifestations inacceptables il y a une question de génération qui est intéressante parce que Mai 68 qui a donné naissance à libération par son mouvement justement de libération d'une genèse une contre-culture c'était aussi dans un rapport à l'autorité on a l'impression alors peut-être que c'est un défaut d'ailleurs de de la jeunesse on a l'impression que que les boomers ils ont pu profiter de cette liberté y compris dans la remise en cause de l'ordre établi là où des jeunes d'aujourd'hui on la trouille d'aller manifestations on la trouille d'essayer on la trouille vous pouvez comprendre ce conflit de génération là il y avait un bordel acceptablement je vous pose la question donc moi j'étais très jeune en mai 68 mais faut pas penser 68 ça a été un moment d'embrassade avec les forces de police de fusion entre les manifestants et les forces de l'ordre il y a eu hélas des blessés il y a eu vous avez vu ces images il y a eu des pavés qui ont été lancés il y a eu des répressions policières assez importantes et il y avait un préfet de police donc beaucoup ont saluait son rôle s'appelait Maurice Grimaud qui a fait en sorte qu'il n'y ait pas de de mort même si il y en a sans doute eu mais des morts pendant les événements de 70 ensuite on a connu d'autres manifestations où ça a dégénéré donc faut pas croire que c'est récent il se trouve que aujourd'hui il y a une défiance plus grande à l'égard de la police absolument en 68 on appelait CRS SS faut quand même se souvenir aussi militarisé mais mais robocopisations de la police quand même oui il y a eu conso-arme moyen dans le maintien de l'ordre qu'il n'existait pas à cette époque et c'est vrai que il y a une espèce de de surprotection et de et d'armes qui peuvent être parfois agressives il y a un sujet aussi qui a été abordé aujourd'hui au cours de la journée par pour les 50 ans de l'Ibis c'est la question de la radicalité la radicalité à gauche notamment toi Thomas tu voulais nous parler de la différence entre radicalité et extrémisme qui n'est pas tout à fait la même chose oui parce que on confond souvent les les deux choses et notamment s'agissant de l'environnement puisqu'on parle de génération la jeunesse à votre époque un petit peu à mon époque parce que moi aussi je fais partie des vieux tu es pas désagréable [Rires] je suis un tout petit peu plus jeune que vous mais à peine donc Libération a des fiches je suis moi-même fichier fichier vieux non mais ce qu'on appelait radicaux à l'époque les jeunes radicaux dans les années 60-70 même 80 vous voulez faire la révolution la jeunesse elle était séparée entre ceux qui voulaient faire du fric et ceux qui voulaient faire la révolution des révolutions violentes ils étaient révolutionnaires vous avez parlé de de libération en 1973 était un journal qui voulait vraiment renverser le pouvoir renverser l'état renverser les institutions et aujourd'hui quand on parle de radicaux de la jeunesse les jeunes d'aujourd'hui quand on les taxe de radicaux ils demandent simplement qu'on écoute les scientifiques en fait ils sont beaucoup plus raisonnables ils demandent que on est une action radicale mais ils ne sont pas des extrémistes est-ce que vous appréhendez les choses comme ça et est-ce que vous faites partie de ceux qui déploraient que les jeunes aujourd'hui soient radicaux et et soit dans la désobéissance civile grâce au maximum un abribus ou François Hollande on crève une vieille pas une méga bassine par exemple non mais qui est un devoir même de radicalité quand il y a une planète qui n'est pas maîtrisée qui se réchauffe à leur même que il y a une énième action de beaucoup d'États je comprends cette radicalité elle est même nécessaire cette radicalité elle est radiquée d'être la conscience elle est radicalité de l'engagement après les formes de de l'action radicale peuvent être plus ou moins pacifiques ou violente mais je ne condamne pas les occupations lorsque il y a le sentiment que si elle ne se font pas et bien un projet peut se réaliser alors qu'il est contraire aux objectifs par exemple de l'accord de Paris sur les engagements climatiques Notre-Dame-des-Landes finalement c'était une radicalité à l'époque quand vous étiez président vous déploriez que ça soit que ça soit occupé il y avait des dépenses de l'Orbe qui surveillaient je le développer parce que finalement et finalement ils avaient raison je le déplorer parce que j'avais pensé que en faisant un référendum sur Notre Dame des Landes pour consulter la population j'imaginais que si le référendum était positif c'est-à-dire que l'aéroport était considéré comme d'utilité publique et bien ceux qui manifestaient ne le feraient pas non ça n'a pas suffi c'est-à-dire que c'est pas une radicalité qui va vers l'expression du suffrage et une radicalité qui est celle d'abord une radicalité de conscience il se place pas dans le champ démocratique alors après faut aussi quand même faire attention quand il y a des détériorations d'oeuvres d'art c'est arrivé très peu souvent quand il y a une mise en cause de de ce qui a pu être un moment un équipement il faut quand même faire attention parce que c'est toujours la même chose comment on réconcilie comment on fait que un mouvement radical puisse emporter à la fin une adhésion majoritaire c'est ça le sens de la politique c'est on peut être radical dans l'expression mouvement dans la volonté de faire changer les choses et faire en sorte que ça débouche politiquement je vais prendre juste un exemple si vous rappelez du Larzac le Larzac c'est une occupation peut-être par les paysans contre l'implantation d'une base militaire donc on est dans les années 70 et il y a un mouvement qui est très radical et grande manifestation un peu comme Notre-Dame-des-Landes ailleurs grande manifestations des dizaines de milliers de personnes François Mitterrand à l'époque premier secrétaire du Parti socialiste il venait d'être candidat à la présidentielle il avait été battu en 74 il se dit tiens je vais aller à cette grande manifestation il y a reçu avec des huets on lui demande de sortir il y a des milliers de personnes qui l'empêchent d'accéder les les responsables de du mouvement disent bon il faut l'évacuer l'évacue et quelques années plus tard 1980 c'est l'élection de François Mitterrand qui fait qu'il y a pas de Larzac donc c'est toujours la même chose on peut avoir un mouvement un moment minoritaire on pourrait un mouvement qui va être dans des formes radicales et il faut au bout du compte il y a une traduction politique il faut qu'il y a un vote il faut qu'il y ait un changement qui s'opère par les voies démocratiques mais d'ailleurs Alexandra tu m'arrêtes si j'ai une bêtise mais tout à l'heure le rend berger à ce même dans ce même amphithéâtre Laurent Berger l'ancien patron de la CFDT disait qu'il fallait être radical aujourd'hui patron de la CVT encore pendant quelques semaines et c'est vrai ça ça m'a marqué parce que Laurent Berger c'est donc patron d'un syndicat réformiste on souvient qu'il était plutôt ok pour le projet de réforme des retraites du premier mandat d'Emmanuel Macron la réforme à point et et là il a été il s'est il s'est soulevé ce projet de réforme des retraites et là au débat que j'animais avec sur le travail sur le thème du travail il a conclu en disant qu'il fallait plus de radicalité et ça m'a marqué parce que je me souviens que il y a pas longtemps François Ruffin à lui a dit lui que il voulait qu'on le considère davantage comme un socio-démocrate donc est-ce que les est-ce que les lignes sont pas les lignes se brouillent totalement quand on quand on entend un Laurent Berger dire prenez la radicalité et un Ruffin prôné l'associal démocratie vous êtes plus retour Laurent Berger ou je crois davantage à Laurent Berger que à Ruffin sur ce cette question là pourquoi parce que en tant que syndicaliste il est dans son rôle d'être radical sur un certain nombre de revendications y compris de pouvoir dans l'entreprise y compris de ne pas accepter la réforme des retraites et d'en proposer une autre il est radical parce que c'est son devoir de l'aide pour garder la confiance du mouvement social mais il sait bien qu'à la fin il faut qu'il négocie et ce qui a coûté à Laurent Berger c'est de jamais pouvoir négocier de ne pas être invité à la table d'être d'une certaine façon écartée lui a pu penser mépriser c'est ça le problème c'est que l'action collective elle doit servir à un moment un débouché pour pour Laurent Berger le débouché n'est pas politique c'est pas de gagner les élections il est syndicaliste son débouchés c'est d'être dans une négociation qui va offrir de nouveaux droits aux travailleurs et quand tu as Rufin si il se dit social-démocrate bienvenue au club mais je crois pas que ce soit là c'est plus une posture il essaie de donner mais je peux la comprendre parce qu'il a finalement intégré que si la gauche devait être majoritaire un jour c'est pas simplement en étant sur une posture de radicalité faut aller chercher tous les électeurs qui ont besoin d'avoir confiance de d'avoir un programme qui soit à la fois de changement mais mes crédible donc il est parfaitement conscient et je le rappelle pour gagner l'élection présidentielle faut pas faire 25% ou 30% pour faire un peu plus de 50%. au second tour parce que pour être présent il faut être généralement au second tour c'est rare de devenir président sans être passé par le autour et certains le croient pour ça qu'ils se présentent mais le second tour pour arriver à avoir plus de 50%, il faut aller chercher mitterrandisé il avait raison il faut c'est avec des civils qu'on fait des militaires c'est quelquefois avec des gens droite qu'on fait des électeurs de gauche parce qu'il faut aller les chercher pour l'instant c'est pas nous qui allons les chercher alors il y a aussi la question oui c'est vrai mais il y a aussi la question du coup la sociologie du des personnes qui nous représentent l'air tu avais une question là-dessus oui effectivement alors on constate quand même depuis un certain nombre d'années et les choses ne s'améliorent malheureusement pas qu'il y a un décalage sociologique assez important entre la population les personnes qui nous représentent les responsables politiques on constate aussi vous avez d'ailleurs dit quelque chose d'intéressant vous avez dit la réalité très bien mais à condition qu'elle se transforme dans un vote on a l'impression que finalement aujourd'hui en France et la façon dont sont structurées nos institutions dans ce qu'on appelle aujourd'hui la Cinquième République enfin le Graal absolu c'est le vote mais on se rend compte que il y a énormément d'abstention que les gens se désintéressent de la politique partisane et de la politique politicienne professionnel mais que par ailleurs les gens ont un comportement politique très très affirmé très ancré moi je vois des jeunes avec qui je parle au quotidien qui sont contre les inégalités qui ne prennent pas l'avion qui se démènent pour faire en sorte vraiment d'avoir une justice sociale même qui sont cohérents avec le discours qui porte contrairement à certaines personnalités politiques et moi la question que j'ai envie de vous poser ce soir c'est est-ce que vous lorsque vous étiez président de la République vous l'avez entendu ce désir de démocratie qui ce ne s'exprime pas par le vote qui ne s'exprime plus par le vote et si aujourd'hui vous étiez président de la République est-ce que vous envisagerez de changer les institutions et pourquoi pas une nouvelle république d'abord heureusement que la démocratie ne se réduit pas au vote qu'on peut faire des choix de citoyens autrement que d'aller se rendre au bureau de vote pour choisir le président ou les députés et qui a mille façons de faire de la politique sans pour autant aller ou adhérer une formation politique ou aller voter exemple on fait de la politique quand on porte une revendication même minoritaire et qui va demain devenir peut-être une réforme exemple il n'y aurait jamais eu le mariage pour tous s'il n'y avait pas eu des mouvements qui s'étaient créés qui s'était mobilisés pour arriver à ce changement même si au bout du compte il a bien fallu que je sois élu président de la République pour que ça se fasse mais même élu président de la République s'il n'y avait pas eu ce mouvement là ça ne se serait pas fait de la même manière aujourd'hui sur le climat le fait qu'il y ait des jeunes qui se mettent en mouvement qui fasse parfois des actions qui peuvent personnellement me heurter d'une manière ils alimentent la conscience il provoque des prises de décision qui ne se feraient pas s'il n'était pas dans ce mouvement et c'est pour ça qu'on peut avoir des engagements minoritaires on peut avoir des combats mais à un moment il faut faire ensemble c'est ça qui va faire la différence et si on se réduisait simplement à défendre chacun sa revendication sans lui dire aux autres sans penser que ce que défendent les autres peut être aussi intégré dans un programme global alors à ce moment-là la politique serait à mon avis perdu et les institutions les institutions telles qu'elles sont aujourd'hui pour vous sont en capacité de prendre en compte ce désir de démocratie je pense que il faut faire beaucoup plus de démocratie citoyenne au sens d'associés les Français et même les résidences un certain nombre de décisions qui les concernent localement sur les conventions citoyennes je trouvais que c'était une formule qui avait pu valoir et qui peut se reproduire sur les grands sujets des débats citoyens peuvent être organisés on peut faire c'est pas si simple plus de référendum tout ça il y a pas besoin de changer la Constitution pour y parvenir c'est la pratique c'est la pratique si on veut changer la Constitution il y a deux il y a deux réformes possibles l'une qui peut séduire mais qui est à mon avis ne serait pas admis par le peuple français c'est de revenir à un régime parlementaire et de faire en sorte que la proportionnelle et que on se retrouve un peu dans des situations comparables à ce qui existe en Europe très difficile parce que l'élection du Président de la République universel est tellement installé et donne une une vraie liberté aux citoyens l'opinion publique voudrait pas changer de pouvoir choisir son son dirigeant on sait dirigeante et l'autre système l'autre système si on veut que le Parlement on joue tous en rôle c'est le régime présidentiel c'est-à-dire on supprime le Premier ministre bien c'est à peu près fait mais c'est pas tout à fait fait c'est-à-dire que on reste dans une fiction on reste dans une espèce de fiction de régime par ailleurs on a une de libération sur le 49.3 en terme de pratique du pouvoir c'est donc dans un régime présidentiel il y a plus de 49-3 il y a plus de dissolution et regardez ce qui se passe aux États-Unis même si c'est pas facile pour Biden mais pour faire passer son budget il est obligé de faire un compromis avec le Congrès américain il faut préciser quand vous dites régime présidentiel c'est un régime ou le président la tête de l'exécutif est séparé hermétiquement de l'Assemblée parce que quand on diriger présidentialiste c'est un régime ou l'exécutif de la République et le Parlement joue beaucoup plus important on l'a vu aujourd'hui etc alors puisqu'on puisque libération c'est aussi de la culture on va retrouver le musicien le DJ toxic Avengers qui est avec nous en visio qui va nous voilà qui est à côté de Simone salut vous êtes super bien installé salut toxic salut Simone qu'est-ce que je voulais dire vous allez nous interpréter on va regarder une vidéo de vous qui a interprété du coup le morceau bien cordialement toxique juste je crois que toi tu as une histoire personnelle avec libération un des premiers enfants conçus par l'idée presque s'il y avait pas eu l'idée j'aurais pas été là moi c'est alibé mon oncle était rédaction des sports d'allumer c'est un hasard du coup que je sois là ce soir mais effectivement c'est plutôt bien ben voilà un bébé Libé qui aujourd'hui donc est musicien tu as écrit bien cordialement une une chanson de ton dernier album que que qu'on peut retrouver sur toutes les bonnes plateformes c'est dans l'ADN de la musique que tu as envie de faire de faire des chansons engagées dans l'ADN de la base mais elle s'est un petit peu perdue en je crois donc on a essayé de refaire quelque chose d'un peu plus engagé avec maximum que vous voyez là parce que parce que la musique électronique ça a aussi été des engagements forts dans l'histoire de la musique notamment sur les droits LGBT mais plein d'autres choses aussi donc on a essayé de remettre un petit peu un petit peu de ça dans carrément Simone c'est toi qui prête ta voix à la chanson qu'on va entendre dans quelques instants bien cordialement tu nous la présentes ouais c'est une chanson qui parle de la violence du travail de la culture de la performance la culture de la gagne peut-être aussi un peu de l'hypocrie de l'hypocrisie qui représente la place du travail dans la vie des gens c'est à dire qu'aujourd'hui on demande aux gens d'être à 4000% dans leur travail puis à 4000% dans leur vie personnelle et puis en fait il y a une réalité qui est qu'en fait un travail c'est surtout un moyen de gagner de l'argent et puis et puis ça parle de ça en fait merci merci beaucoup toxique merci Simone et on va écouter tout de suite bien cordialement et on va réagir ensuite toujours avec notre invité politique François Hollande a tout de suite [Musique] madame Monsieur Actuellement en recherche d'emploi suite à une année sabbatique je vous fais part de mon désintérêt total pour le poste de chef de projet à pourvoir dans votre entreprise pour moi c'est plus qu'un rêve de travailler dans une entreprise dont je n'ai jamais entendu parler comme la vôtre vous trouverez en pièce jointe mon CV dans lequel je me suis inventée des expériences ainsi qu'une année sabbatique qui était en fait une année où j'ai vécu en jogging parce que j'ai fait un burn-out carabiné dont je n'arrive pas à sortir la raison pour laquelle je candidate est simple j'arrive enfin de droit et je n'aurais bientôt plus d'argent ni d'appartement j'ai de nombreux impayés et je me nourris exclusivement de fromage blanc que j'achète chez Aldi dans mon appartement mal isolé je ne mets plus le chauffage parce que c'est trop cher et je souhaite le wifi de mes voisins [Musique] je n'ai aucune ambition particulière si ce n'est celle de travailler le moins possible pour un maximum de blé je souhaite négocier avec vous une dizaine de semaines de congés payés parce que j'estime que travailler c'est fatiguant et moyennement épanouissant contrairement à ce que j'ai mis dans mon CV je ne parle pas un mot espagnol je sais à peine commander une bière et demander l'addition [Musique] la dimension humaine de votre entreprise m'angoisse fortement en général quand on met dans une annonce que les qualités humaines sont primordiales cela signifie que les salaires sont très faibles et le management violent violent j'ai hâte de démarrer chaque jour de la semaine en prenant le métro pendant trois quarts d'heure dans le doux parfum de sueur d'ail et de goudron je me languis de découvrir mes nouveaux collègues avec qui je m'efforcerai de parler politique sur des sujets clivants comme le burkini l'immigration ou le talent relatif je vois que vous avez une salle de pause avec un baby-foot c'est vraiment super pour se détendre entre deux réunions où je ferai semblant d'écouter malgré tout je risque de commencer que je souhaite travailler de chez moi dans une tenue décontractée et aux horaires qui m'arrangent chez le profil idéal pour échouer avec panache gaspiller vos budgets dans le cadre de mission que je ne maîtrise pas en choisissant des prestataires chers et incompétents [Musique] [Musique] je ne compte pas spécialement venir à votre séminaire d'entreprise je me ferai porter pâle parce que je n'ai pas très envie de passer 72 heures avec Bernard de la compta [Musique] je crois fermement au moment de qualité professionnelle et suit certaines que vous apporterez une réponse positive à ma candidature bien cordialement [Musique] [Musique] [Musique] merci beaucoup pour cette interview de musical c'était toxique Avengers à retrouver sur son album yes futur tout de suite Adventures le bébé libération qui sont forts quand même ils sont très talentueux les bébés et c'est Toxic Avenger également qui a composé l'exceptionnel musique du générique de l'émission backset voilà bien cordialement du dernier album de toxicaver qui parle du travail qui parle de cette relation complexe au travail là aussi il n'y a-t-il pas un conflit de génération dans le rapport au travail dans ce que dans ce qui explique cette chanson dans ce qu'on entend peut-être de beaucoup de jeunes qui voudraient travailler moins et mieux plutôt que d'aller chercher la croissance toujours la croissance qu'est-ce que vous en pensez François Hollande bah oui il y a une évolution du rapport au travail contestablement mais c'est pas non plus nouveau il y a des il y a des cycles comme ça 19ème siècle la Fargue gendre de Karl Marx avait écrit un livre sur le droit à la paresse en disant si on de sortir de l'alignation de l'exploitation si on veut donner finalement du pouvoir à des ouvriers qui sont aujourd'hui tout à fait relégués il faut leur donner du temps c'était la revendication du temps puis ensuite même ce qu'on évoque libération ses origines 68 68 c'est métro boulot dodo qu'on veut plus qu'on veut plus comme si c'est qu'on refuse et qu'est-ce qui se passe aujourd'hui et c'est ça qui est intéressant et qui doit donner peut-être espoir à votre génération c'est que rapport de force entre le travail et le capital est en train de se modifier sur un point c'est à dire que lorsque y compris quand j'étais Président il y avait un chômage de masse élevé et donc le rapport de force des salariés ou des entrants dans le sur le marché du travail était relativement déséquilibré aujourd'hui les entreprises et c'est pour ça que le texte est tout à fait pertinent les entreprises font un effort peut-être tout à fait artificiel pour attirer des jeunes venez chez nous il y a une politique de ressources humaines il y a des rapports au travail différents mais il y a une exigence maintenant pas simplement de salaire il y a une exigence de sens cette qualité et de qualité de vie les employeurs sont pas forcément sur tous les types de d'activités tous les types de travailleurs mais sur sur en tout cas pour les jeunes générations plutôt qualifiées formées il y a un rapport de force qui est aujourd'hui favorable à la jeunesse il y a aussi une différence Malek en fonction des des zones dans lesquelles on habite oui il y a aussi la la discrimination en fonction de l'adresse avant tout pour Alexandre tout à l'heure parler de transparence je veux l'être aussi parce que j'ai reçu des petits messages en me disant ah mais tu as déjà rencontré François Hollande oui c'est pas un secret on s'est déjà rencontré ça a été ma première campagne présidentielle en plus la votre président et je vous avais déjà parlé des quartiers populaires quand on s'était vu et c'était ce dont je voulais parler aujourd'hui il s'était porté vers le bulletin Hollande massivement 2012 Emmanuel Macron a cherché à faire de même aussi en parlant de libération des énergies startup nation au final on a vu ce que ça a donné alors des milliers d'emplois uber Burt ça très bien mais rien d'autre si il y a eu un rapport Borlo qui a été commandé ça c'est bien qui a été travaillé avec les acteurs de terrain mais qui a été enterré aussitôt qu'il est arrivé et je me suis mis à lister tout à l'heure toutes les problématiques qui a chez moi mais aussi dans plein d'autres quartiers populaires partout dans toute la France et en réalité c'est des problématiques qu'on trouve dans toutes les villes de France mais qui sont accentuées dans les quartiers populaires on peut parler emploi durable et emploi qui payent correctement on en parlait logement transport disparition des services publics école qui souffrent hôpital aussi les assos les associations sportives dans les quartiers qui font un travail extraordinaire et qui ont été plantés par la fin des contrat aidé d'Emmanuel Macron l'insécurité qui a subi par les habitants mais aussi les violences policières qui sont commises les policiers qui salissent l'uniforme et tout ça tout s'accumuler on se dit bah l'État les choses ne font que s'aggraver d'années en année donc monsieur le Président II question en une la première est-ce que vous pensez que la génération actuelle de nos dirigeants politiques est capable de répondre aux attentes des jeunes aujourd'hui des quartiers populaires qui ont des attentes différentes déjà 5 10 15 ans et la deuxième question quel est pour vous dans ces quartiers là dans ces territoires là la priorité aujourd'hui vous avez raison d'insister sur le fait que dans une génération il y a des situations différentes on parle de la jeunesse en tant que tel non il y a des jeunesses il y a une jeunesse qui va bien peut-être qui négociera bien son entrée sur le marché du travail compte tenu de ce que je disais une autre qui pourra trouver du sens dans ce qu'elle pourra accomplir et puis il y a une jeunesse qui même si vous faut pas rentrer dans trop de caricatures mais qui se vit encore discriminé relégué empêché ça veut pas dire qu'il y a pas d'entrepreneuriat dans les quartiers il y en a beaucoup ça veut pas dire qu'il y a pas des réussites il y en a ça veut pas dire qu'il y a des parcours qui peuvent être d'excellents mais globalement c'est le sentiment que ça se répète et ça se reproduit moi je pense que la grande question c'est le fait que aujourd'hui dans les établissements scolaires de ces quartiers là c'est les mêmes populations que l'on trouve on parle de mixité sociale c'est fini la mixité sociale dans un grand nombre de nos gardes populaires et quand il y a pas de mixité sociale il y a pas il y a pas l'échange il y a pas il y a pas le la compréhension d'un destin commun il y a pas l'idée que on va pouvoir avoir le même avenir on est donc dans une situation différente ce qui fait que certains même mais ça me choque disent les Français tellement ils se sentent loin encore du du de ce que l'école qui a toujours été le facteur majeur d'intégration et de promotion peut produire donc pour moi la première et ça reste toujours parce que j'étais déjà sur cette ligne là la première priorité c'est l'école quand je dis l'école c'est aussi jusqu'à l'université et au-delà si on fait une réforme des lycées professionnels ou c'est pour envoyer dans les mêmes filières les mêmes jeunes et on sait bien lesquels on va renvoyer sans avoir la culture générale qui est indispensable pour pour évoluer pour connaître des mobilités je pense qu'on va accentuer encore le phénomène de la relégation par ailleurs il y a on a beaucoup moqué les contrats aidés on a beaucoup dit ça sert à quoi les emplois jeunes tous ces formules mais bien ça permettait à des associations tout simplement de faire un travail dans le quartier et donc quand on a détruit ça ça veut pas dire qu'il faut pas faire des rénovations de on va dire le déclin de l'intérêt peuvent avoir les gens aussi pour ces travaux mal payés etc et pas aussi dû au fait que c'est mal payé et que notre modèle repose sur le fait que c'est mal payé et que ça marche comme ça et que pourquoi vous n'avez pas renchéri plutôt le coût du travail les employeurs auraient encore moins contents quand on fait ça de toute façon chômage très élevé ou la compétitivité était très dégradée ou même si on relance parce que ça a toujours été ce qu'a fait la gauche historiquement elle a toujours relancé la consommation la demande et c'est bien et puis l'offre qui correspond à cette demande elle est pas adaptée et donc on va les jeter des produits étrangers donc il faut que il faut qu'il y ait des entreprises qui soient compatibles est-ce qu'elles sont compétitives simplement en baissant le cours du travail non il faut bien qu'elles investissent il faut bien qu'elles aient de la technologie faut bien qu'elle recherche développe etc mais je pense que pour revenir au temps de travail oui ce que vous avez là c'est même au-delà c'est même comment on fait société comment on est on est ensemble quoi se sentir mal payé etc c'est se sentir maltraiter quand tu as fait les 35 heures est-ce que les gens étaient spécialement contents compliqué à la fois content d'avoir récupéré du temps et ils étaient aussi bouleversés parce qu'il fallait changer complètement l'organisation de l'entreprise et c'était d'ailleurs ce qu'on sait tous les patrons qui étaient pas contents non non il y avait des patrons qui sonneront qui sont servis pour modifier l'organisation et augmenter la productivité le patronat est plus souple et donc ça saute pas toujours aux yeux mais je pense oui oui parce que s'adapte aussi ils sont pas ils sont sous contrainte aussi et aujourd'hui il y a une revendication qui revient qui avait un peu disparu qui est la semaine des quatre jours et donc le temps de travail n'était plus tout à fait à l'agenda il n'est pas de la même manière c'est pas on va passer des 35 heures ou 32 heures puis après au 28 heures comme s'il y avait un mouvement général pour la société réclame toujours le 32 heures mais la CGT réclame tout c'est son c'est son dos c'est son rôle mais là c'est plutôt est-ce qu'on peut pas vivre différemment est-ce que on est forcément obligé d'aller passer toutes ces journées aux travaux on l'avait vu avec le télétravail etc donc je pense que cette idée des quatre jours alors après est-ce qu'on compense les 35 heures sur 4 jours c'est ça les 35 heures sur 4 jours ou pas ça va être et bien qu'est-ce que c'est c'est la négociation dans l'entreprise c'est pour ça qu'il faut des syndicats forts parce que c'est eux qui vont porter un moment ou un autre cette revendication donc la CFDT parce que vous avez dit à se jeter bon de façon mais la CFA d'entreprises c'est la CGT qui va être porteuse de ça et qui signent des accords d'ailleurs et qui signe des accords contrairement à ce qu'on imagine autant la cggestion signe pas des accords nationaux mais l'ancien plein au niveau des entreprises et moi j'ai toujours favorisé la négociation l'autre sujet qui a beaucoup été à l'ordre du jour aujourd'hui à l'occasion des 50 ans de libérer vous vous en doutez bien c'est l'avenir de la gauche l'avenir de la gauche est-ce que je peux me tourner vers toi Thomas et te demander vous vous êtes revendiqué de la social-démocratie lorsque vous avez présidé la République est-ce que tu peux nous dire ce qu'est le haut landisme politique [Rires] ah bah c'est une tentative de sociale démocratie le problème de social-démocratie en France c'est que la social-démocratie c'est un contrat c'est une façon de gouverner avec les syndicats et c'est un contrat entre les travailleurs le patronat et l'État et François Hollande et fait partie de cette gauche qui préfère le compromis à l'affrontement et qui préfère le contrat au combat le problème qui a eu François Hollande mais qui a eu tous ceux qui prenaient la sociale démocratie en France c'est que c'est que c'était une sociale démocratie sans bras puisque il n'y a que 8% de syndiqués et que les syndicats n'ont pas beaucoup de pouvoir et c'est alors il va sûrement et donc voilà la sociale démocratie l'associal démocratie on l'a souvent assimilé à un centre gauche parce que parce que c'était plutôt des modéré parce que quand on cherche le compromis on est considéré comme étant modéré alors que quand on prône l'affron on a l'impression d'être radical c'est une impression je trouve ça très dommage parce que le compromis est souvent plus compliqué à trouver plus long à fabriquer mais plus solide et plus porteur de progrès à long terme donc on peut faire de la radicalité avec du compromis c'est pour ça qu'il faut découpler la radicalité de l'extrémisme et bon mais la question elle doit être posée plutôt à François Hollande de me poser une question qui nous écoutent et que Thomas Legrand voilà François Hollande sur les syndicats il est vrai que là on a quand même remarqué que depuis le mois de janvier il y a un regard un regain très très fort dans le dans la confiance de syndicats il la CGT enfin de nombreux nombreux nouveaux adhérents et nouveaux nouvelles adhérentes et puis bah du coup ça me donne envie de vous poser la question vous auriez fait quoi à place d'Emmanuel Macron pardon c'est une bonne question c'est une bonne question mais peut-être voulez-vous répondre à la question de Flora que j'ai complètement jumper je suis désolé c'était la bonne question j'aurais fait ni cette réforme ni ce rapport avec les syndicats c'est-à-dire que c'était contraire à au principe de la social-démocratie non pas qu'il faille pas faire de réformes des retraites dire non non c'est un sujet tabou on doit jamais y toucher parce que on va vivre comme ça et vous avez vous-même non moi j'ai même sous ma présence c'est une réforme des retraites mais il faut qu'elle soit juste il faut pas que ça passe par là je reporté et il faut que ce soit compensé par des efforts notamment des entreprises et des hauts patrimoines c'était ça une idée possible pour la réforme des retraites tout en disant si on vit plus longtemps on va être obligé de cotiser plus longtemps ça c'est sûr ou de cotiser davantage il faut cotiser sans doute davantage employeur comme salarié c'est le fondement même du système de répartition donc voilà j'aurais fait je n'aurais pas fait cette réforme parce que j'en ai fait moi-même une différence et j'aurais été dans une négociation de toute façon avec les syndicats même si on n'est pas d'accord mais la sève d'été notamment mais la CGT était dans la même disposition à une ligne rouge et au-delà de la ligne rouge tout est négociable il y avait sans doute des choses qui ont été négociées c'est ça la social-démocratie c'est la négociation c'est le contraire démocratie c'est pas simplement une méthode même si ce qu'a dit Thomas Legrand est tout à fait juste c'est pas simplement la méthode du compromis c'est un objectif de de société longtemps c'est ça qu'elle apparaît aujourd'hui un peu comme une vieille lune donc pour ça qu'il faut conquérir d'autres espaces longtemps la social démocratie c'est identifié à la sécurité sociale c'était quand même un acquis important cet identifié à la redistribution fiscale c'est aussi un moyen important et c'est identifié un rapport de force dans l'entreprise aujourd'hui elle a la social démocratie un enjeu beaucoup plus lourd qui est de réussir par ces moyens par sa méthode la mutation climatique c'est ça le grand enjeu c'est qui va être le mieux placé politiquement pour réussir le grand mouvement qui est de façon inévitable et peut-on le faire dans la négociation et donc comment on fait et bien l'associal démocratie là elle retrouve un peu de sa jeunesse c'est à dire il faut faire le compromis entre capital et travail pour savoir comment ça va se passer il faut faire le compromis entre les générations pour savoir qui va faire l'effort le plus important les plus âgés ou les plus jeunes et il va falloir faire un compromis aussi citoyen qui doit être associé à ces décisions ou pas et deuxièmement la sociale démocratie aujourd'hui elle a plus d'atouts parce que la planification redevient un instrument tout à fait essentiel en matière énergétique en matière écologique on peut plus faire confiance au marché seulement au marché donc le rôle de l'État est immédiatement réinvesti donc on a à la fois par sociale démocratie un rôle de l'État qui doit être essentiel que j'appelle l'état non plus Providence comme c'était le cas pour la première étape de l'associal démocratie mais l'État garant je dois garantir qu'on va bien atteindre les objectifs climatiques et je dois bien garantir qu'on va le faire dans la justice et c'est ça l'État garant et donc je le fais à travers la planification je le fais à travers un système de redistribution de pouvoir et de richesse et je le fais à travers le compromis et donc je crois à l'avenir de la social-démocratie pourquoi parce que si c'est le marché on voit bien que le marché ne peut pas résoudre même par les prix la question climatique si c'est le tout état on voit bien que ça se passera nécessairement dans les entreprises ou dans la société donc l'État ne peut pas de ce point de vue avoir la réponse unique et donc je pense que c'est justement le système social-démocrate qui est le mieux placé vous croyez à la sociale démocratie peut-être qu'il y a aussi un besoin d'incarnation Alexandra tu voulais en parler oui je c'est vrai que Bernard Cazeneuve qui a été votre votre premier ministre pendant 5 mois je crois à la fin de mandat et est en train on est en train de se prépositionner se prépositionner pour peut-être 2027 est-ce que alors il a beaucoup de qualité Bernard cazeneuvin c'est vrai mais est-ce que vous pensez que c'est celui qui peut pousser les jeunes dans les dans les bureaux de vote ça a l'air de l'étrangement j'imagine qu'il nous écoute et il a tant fébrile il est sur twitch non non mais oui alors mais c'est extraordinaire on dit il faut changer les institutions il faut essayer d'avoir une conception élevée de la politique et on est qui va être candidat d'un mouvement qui n'existe pas d'une sociale démocratie qui n'est pas reconstituée et d'une gauche qui est éparpillée et soumise à une forme de radicalité quelle est la quelle est la solution la solution elle est pas aujourd'hui personnelle on est à 4 ans de l'élection présidentielle la solution c'est si on veut être dans une démocratie il faut qu'il y ait des forces qui animent la démocratie il faut qu'il y ait des parties il faut qu'il y ait des organisations qui concourent à l'expression du chômage qui donne envie d'adhérer de délibérer de choisir de choisir des candidats de choisir les programmes d'aller en contact avec tous les mouvements qui aujourd'hui ont pas forcément envie de s'engager mais qui a envie de transmettre leur espérance ou leur radicalité s'il y a plus d'organisation politique c'est le cas aujourd'hui il y a pas de partie majoritaire ça n'existe pas Renaissance c'est même pas donc ça pouvait pas renaître et les filles il y a pas d'adhérents il y en a qu'un il a pas pu venir ce soir tant pis pour lui et il y a les verres c'est 10000 adhérents le PSC 20000 et il a raison Laurent Berger quand il dit toutes les organisations syndicales ou même la seule organisation de la CFDT fait plus que tous les adhérents des partis politiques quel est le seul parti qui aujourd'hui est constitué qui est représenté sur le terrain qui agit et qui se pose pas la question de savoir qui va être l'incarnation c'est le rassemblement national alors nous on va dire il y a plus de parties c'est formidable je vois que la gauche dit il faut réfléchir une candidature unique de la gauche pourquoi pas comment on va le désir on va pas me faire voter les gens vous rendez compte pour faire voter les citoyens faut pas exagérer on fera une coopérative on fera un conseil des sacs formidable conseil des sages pour une grande organisation qui se veut en rupture donc tout le monde dit pas ça hein il veut d'abord faire un programme commun il a raison comme au bon vieux temps il a raison et ensuite une primaire mais de du casting la personne qui irait portait ce programme donc une primaire qui ne porte pas une politique mais bah oui mais le la condition préalable c'est qu'on recrée des organisations politiques pas des des nébuleuses pas des arrangements et des combinaisons des organisations politiques alors cette droite vous devez avoir un parti de droite il est pas là vous êtes au centre vous devez avoir un parti du centre vous en avez plusieurs qui n'existent pas et donc et donc si on veut social démocratie mais il faut il faut créer avec le Parti socialiste avec tous ceux qui voudront avec des forces qui peuvent s'y adjoie il faut créer d'abord l'organisation mais avec qui dedans au programme avec des élus avec des adhérents avec avec grand mouvement populaire en faveur de la social-démocratie je vous avoue c'est pas même le Front national n'a pas d'adhérent c'est-à-dire qu'il y a plus de il y a plus très peu il y a plus de parties de parties de masse comme comme le Parti socialiste a bu l'être Parti social était un grand parti l'adhérents à un moment si on n'a pas cette logique là si on n'est pas dans cette conception de la démocratie alors on est uniquement dans les questions de personnalisation et on est toujours dans l'idée qu'il va y assurgir quelqu'un qui va trouver la solution mais non il faut pas penser qu'il y aura quelqu'un qui viendra surgir pour trouver la solution c'est comme ça comme il y a eu le précédent public c'est le problème c'est pas le problème de la Cinquième République tous les présidents de la République hormis Macron tous les présidents de la République ont été un moment ou un autre chef d'un parti et ils se sont toujours portés au contact des citoyens au nom d'un parti politique ils ont toujours été désignés par leur parti politique par une primaire ou pas et il y a toujours eu ce mouvement là depuis 2017 cette volet en éclat donc tout le monde se dit ce que Macron a fait je peux le refaire suffit de déclarer candidat je fais un micro parti je fais un appel et on va se retrouver dans je ne sais quelle formule non il recréer les conditions des partis politiques il y a qu'en France qu'on a ce problème là regardez partout d'ailleurs ça va pas bien la démocratie partout ailleurs il y a une vague de populiste qui qui submerge de droite ou d'extrême droite en Europe aux États-Unis et ailleurs mais ailleurs il y a quand même des partis politiques au Royaume-Uni ils ont eu le brexit ils ont quand même deux partis politiques qui se font une alternative l'un par rapport à l'autre en Allemagne en Italie il y a des partis politiques il y a qu'en France où il y a plus de partis politiques sauf qu'il y a une extrême droite qui a un niveau élevé elle est pas un niveau très élevé par rapport à d'autres pays mais qui du coup pourquoi il y a peu de partout politique eux-mêmes ont déposé leurs propres bilan quand vous déposez votre bilan vous dites vous savez je ne veux plus être un parti généralement les gens n'adhèrent pas c'est rare quand même ils viennent vous voir il y a des gens qui qui quelquefois me disent qu'est-ce que je peux faire pour faire de la politique à quelle porte tu peux fermer je peux frapper je dis vous pouvez frapper aucune porte puisqu'il y a plus de maison mais c'est ça le problème pour reconstruire des maisons on a on a on a retrouvé la photo Malek on a une archive le placard à archives qui montre une photo de toi en 2012 avec un trade que tu as surpris surprise voilà ça va arriver ça va arriver voilà comment il est beau c'était bien jeune c'était au Bourget ordinaire c'est au Bourget c'était au Bourget mon ennemi c'est la finance c'était toi j'ai chanté j'ai chanté la Marseillaise juste derrière François Hollande et ouais gros souvenir non j'ai déjà merci d'avoir parce que j'ai c'est un bruit de couloir que j'ai entendu tout à l'heure le fait que Jean-Luc Mélenchon est refusé de venir avec nous ce soir pour débattre avec vous vous l'avez un petit peu confirmé et je trouve ça dommage Jean-Luc on aurait été très content de t'accueillir et j'aurais été ravi de te laisser ma place juste on doit reconstruire donc des familles François Ruffin se dit sauce sociale démocrate est-ce que on accepte François Hollande mais François Ruffin à la table de la discussion pour reconstruire une famille avec Bernard Cazeneuve avec François Hollande est-ce qu'on accepte Bernard casse [Rires] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] je vais répondre on accepte tous ceux qui veulent venir si on commence à écarter à exclure mais comment voulez-vous comment voulez-vous être 50% et un peu plus donc on commence à se refermer pour vous donc la nuit pèse soient dans le mouvement bien sûr je vais pas commencer à dire on a commencé le débat sur les gauchers sont irréconscients bah c'est fini on arrête donc vous êtes favorable je sais pas une liste commune de la nuit place par exemple à ce qui est des compétitions entre les familles de la gauche pour le rassemblement ensuite ça a toujours fonctionné comme ça Mitterrand a été élu au premier tour avec un candidature commune de la gauche non non mais il a été élu sur un programme commun avait été déchiré c'est la gauche était divisée il a gagné pas au même niveau qu'aujourd'hui aussi peut-être ça qui rend la chose urgente c'est palpable chez tous les dirigeants de gauche aujourd'hui moi-même j'ai été élu en 2012 il y avait une extrême qui était déjà forte j'ai été candidat il y avait Mélenchon qui était candidat il y avait même Eva joli qui était candidat et ça n'a pas empêché la victoire au contraire ça la permise la victoire parce que ça permet au deuxième tour d'avoir la dynamique nécessaire le Front populaire vous pensez qu'avec une seule liste au Front populaire mais non il y avait la SFIO il y avait le Parti communiste il y avait les radicaux et c'est ce qui a permis la victoire donc il y a toujours eu la nécessité de partir différemment parce qu'on pense pas forcément tous la même chose on peut avoir un programme comme à la fin il faut se souhaitable mais il faut d'abord reconstituer des familles et aller drainer le maximum d'électeurs pour avoir une majorité à la fin et le problème du rassemblement national je sais pas si elle sera au second tour et finalement son score de premier tour quand on regarde historiquement sur ces dernières années son score de premier tour n'a pas été particulièrement en hausse elle a fait 18% de voix elle fait 18% 2012 elle a fait un peu plus de 20% en 2017 et 21 ou 22 en 2020 non ce que je pense c'est que au premier tour elle est pas forcément dans une situation extrêmement favorable en revanche au second tour elle ne elle ne crée plus la répulsion et donc la mobilisation contre elle et donc penser que on va arriver au second tour même avec une candidature unique de la gauche en fait face à Le Pen et qu'on va gagner non on va gagner que si on est capable de convaincre que c'est pas simplement un risque de prendre le pet c'est une chance de prendre la gauche c'est une espérance on pourra pas gagner sur simplement la peur faut gagner sur l'idée que ça peut être une nouvelle étape dans la construction du pays Thomas tu me surprends que tu avais une question à poser j'ai toujours une question à poser mais non non mais je suis étonné que vous réclamiez finalement le retour à ce qui a disparu sans qu'on ait eu l'explication exacte pourquoi ça a disparu parce que comment ça reviendrait si on ne sait pas exactement pourquoi ça a disparu parce que les partis politiques ils sont créés vous dites ils ont créé les parties mais ils sont créés Renaissance c'est un parti qui est qui a été créé personne n'y va mais il a été créé le Parti socialiste il existe toujours il y a des structures il a des locaux personne n'y va mais il existe pourquoi personne n'y va attends il y a une renaissance du Parti socialiste quand même un peu en ce moment depuis la nuit vous pouvez avoir une boutique si vous mettez rien devant la boutique pourquoi les gens rentreraient le problème c'est le travail ça s'appelle le travail c'est dire il faut bâtir des programmes faut aller chercher des idées nouvelles pour rencontrer les associations les syndicats les gens qui bougent les radicaux tout ce qu'on veut mais pourquoi ce travail ne se fait parce que ce travail n'est pas fait parce que regardez ce qui se passe qui qui produit une idée là aujourd'hui prenons le cas d'aujourd'hui ils ont passé la journée à le faire je parle pas de ce qui s'est passé ici regardez ce qui s'est passé à l'Assemblée ah oui non oui c'est quoi l'image de la politique et sans doute des idées qui vont convaincre une partie du pays de se dire bah là il y a peut-être quand même une solution il y a peut-être eu une espérance il y a peut-être une attente que qui correspond à ce que moi vous auriez aimé par exemple sur la réforme des retraites que la gauche soit capable non seulement de se poser mais la qui n'a pas été capable de faire ça soit capable de proposer une alternative crédible mais l'ont proposé on sait pas le réseau 62 ans ils ont tout ce qu'il faut pour supprimer la loi mais il y a pas de d'ailleurs d'entreprise démocratie parlementaires on ne peut renverser un gouvernement que quand on a une heure en Allemagne c'est le cas que quand on a une alternative de oui on arrive plus à créer la gauche n'arrive plus à créer ce mécanisme qui alors qui dit oui avec avec plusieurs projets puisque il s'agit pas de faire un grand un grand rassemblement comme vous l'avez dit mais au moins sur la réforme des retraites l'opposition pouvait être commune entre tous les entre tous les parties de gauche mais chaque partie devait avancer sa propre réforme être capable de dire voilà ce que je fais si j'étais au responsabilités du pays c'est pas tout à fait ce que pensent les autres et alors c'est la différenciation sinon il faut faire un parti unique mais c'est pas le cas même de la nups donc à partir de là puisque chaque partie doit afficher ce qu'il pense sur chaque sujet les retraites l'Europe la question du climat comment on fait donc c'est le rôle de chaque partie mais si maintenant plus personne ne veut l'exercer si on attend l'élection présidentielle en se disant il y aura bien quelqu'un qui qui surgira qui nous sauvera mais non il y aura personne donc il faut absolument faire ce travail il y a pas de politique sans travail il y a pas de politique sans démarche il y a pas de politique sans mouvement il y a pas eupenix sans idée ça n'existe pas ou alors on est dans dans une confumérisme le plus absolu et on espère qu'il y aura il y aura un individu qui viendra nous donner un peu de d'espérance le moment venu non ça ne se passera pas donc il faut travailler donc si vous avez peut-être du temps à perdre venez alors je sais pas où vous pouvez aller parce que pour l'instant il va falloir vous proposer une organisation parce qu'il faut une organisation il y a pas de politique organisation ça veut dire que va y avoir beaucoup de choses à lire dans les pages ID de libération mais oui abonnez-vous d'ailleurs profitez de l'abonnement spécial backside qui ne dispose que jusqu'à demain jeudi midi après il y en aura plus 10 balles seulement pour 6 mois d'abonnement à Libération franchement profitez-en il va se passer plein de trucs dans les six prochains mois ce serait con de passer à côté de ça merci François Hollande merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de batterie merci beaucoup merci à toutes et à tous d'avoir suivi cette émission merci je vous rappelle que baxy est rendu possible que par vous que par vos dons j'en suis navré mais c'est comme ça les jeunes doivent financer eux-mêmes leurs propres émissions politiques alors que les vieux ils ont la téloche tant mieux pour eux tant pis pour nous on a besoin de votre pognon les amis n'hésitez pas à faire des dons sur Kiss kissbanque donc on va y arriver à financer cette saison j'y crois à mort merci à toutes et à tous n'hésitez pas j'en profite pour remercier les équipes de libération avec qui on a monté cette très belle émission merci beaucoup Johan et Maud merci beaucoup à mes coproducteurs et journaliste François Quentin Laurent merci beaucoup à gozi qui s'occupe de la Real avec l'ensemble du matos c'est eux qui ont fait tout ça en une seule journée merci à Cardell et son équipe merci à la Sorbonne qui nous accueille ici et merci beaucoup à toi le public c'est la fin de cette émission bah tout le temps [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]

S02E17 - BACKSEAT X Libération, avec Bilal Hassani, Salomé Saqué et François Hollande — François Hollande · Pourquijevote