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InterviewC à vous (sur YouTube)· 17 janvier 2023 9 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

Retraites : une réforme au mauvais moment ? François Hollande - C à Vous - 17/01/2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que ce n'est pas le bon moment pour cette réforme.

  • 0:06RelanceRéponse directe

    Ce n'était pas maintenant, là ? Il aurait fallu attendre la fin du quinquennat ?

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette mobilisation, si elle est forte, peut-elle empêcher cette mise en place ?

  • 1:17ComplaisanteRéponse directe

    Il faudra lâcher du lest, quoi.

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Menacer les élus, c'est un nouveau pas franchi dans la contestation ?

  • 4:04OuverteRéponse directe

    Que lui répondez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Invité politiqueFait
    « il n'y avait aucune urgence cette année, puisqu'il y a un excédent en 2022 du régime des retraites »
  • 0:21Invité politiqueFait
    « il y avait même eu un excédent en 2021 »
  • 0:21Invité politiqueChiffre
    « Il y a simplement, ça c'est vrai, un déficit prévisionnel dans 5 ans, 7 ans, à peu près de l'ordre de 13, 14, 15 milliards »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Quand il y a un déséquilibre, il faut le corriger. »
  • 1:12Invité politiqueFait
    « Il ne faut pas renvoyer sur les générations futures ce qu'on a à faire quand on est en responsabilité. »
  • 4:11InvitéChiffre
    « Olivier Faure, 49,15% au premier tour, à Nicolas Meyer-Rossignol, 30% au premier tour. »
  • 5:22Invité politiqueFait
    « l'orientation qui a été prise par Olivier Faure n'est pas la bonne »
  • 5:28Invité politiqueFait
    « J'ai toujours fait l'union de la gauche. »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « On sait très bien que l'union autour de Jean-Luc Mélenchon et de LFI ne peut pas produire une majorité »
  • 8:38Invité politiqueChiffre
    « 2%, et je suis large, pour l'élection présidentielle ? »
  • 8:45Invité politiqueChiffre
    « Moi j'avais fait 28% au premier tour d'une élection présidentielle. »

Temps de parole

  • François Hollande64 %
  • Invité7 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Présentateur5 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %
  • Invité 63 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Vous dites que ce n'est pas le bon moment pour cette réforme.

0:03
François Hollande

Comme je dis, il n'y a jamais de bon moment. Mais le bon moment, là...

0:06
Invité

Ce n'était pas maintenant, là ? Il aurait fallu attendre la fin du quinquennat ?

0:09
François Hollande

Non, il n'y avait aucune urgence cette année, puisqu'il y a un excédent en 2022 du régime des retraites, et il y avait même eu un excédent en 2021. Il y a simplement, ça c'est vrai, un déficit prévisionnel dans 5 ans, 7 ans, à peu près de l'ordre de 13, 14, 15 milliards selon le niveau de la croissance. Donc il n'y avait pas d'urgence. Et je ne sais pas, on connaît tous la situation du début de l'année, une inflation qui galope, des prix de l'énergie qui vont être relevés, un contexte économique qui n'est pas bon, la récession qui s'annonce, la guerre en Ukraine, des gens qui sont quand même soucieux. Est-ce que c'est maintenant qu'il fallait provoquer un mouvement social ?

Parce que vous savez, chaque fois qu'il y a une réforme des retraites, il y a un mouvement social. Même si la réforme est la meilleure possible, il y a toujours des contestations. Là, on sent que le pays est quand même abrasif. Donc je crois qu'il n'y avait pas d'urgence, mais de toute façon, un moment ou un autre, dans le quinquennat, moi je l'ai fait, il faut toujours corriger. Quand il y a un déséquilibre, il faut le corriger. Il ne faut pas renvoyer sur les générations futures ce qu'on a à faire quand on est en responsabilité.

1:17
Invité

Bon, jeudi, il y a une mobilisation contre, une première grande mobilisation, c'est la rentrée sociale contre cette réforme. Est-ce que cette mobilisation, si elle est forte, peut-elle empêcher cette mise en place ?

1:28
François Hollande

C'est aux syndicats d'exprimer leur objectif. Ils ont le même, qui est de supprimer justement le report de l'âge légal.

1:37
Invité

Le même que le vôtre.

1:37
François Hollande

Donc je crois que ça, ça doit être entendu. Mais quand il y a une grande mobilisation, car je crois qu'elle va être forte, enfin, nous la constaterons après, je pense qu'il faut toujours ouvrir une porte pour une discussion qui ne portera sur quelques sujets, pas simplement le report de l'âge légal, mais d'autres dispositions.

1:58
Invité

Il faudra lâcher du l'est, quoi.

1:59
François Hollande

Je pense que l'intérêt, à un moment, c'est de ne pas laisser le pays s'enfoncer dans un mouvement social qui peut avoir des conséquences économiques fâcheuses.

2:07
Invité

– Et qui peut prendre de nouvelles formes quand on écoute les organisations syndicales, le syndicat CGT, par exemple, Pétrole, qui a commencé à faire des menaces sur les pénurieries de carburant, et puis la CGT de l'énergie qui menace de couper l'électricité aux élus qui soutiennent la réforme. – Ce qu'on veut dire, c'est que les parlementaires qui ne voudraient pas entendre la colère des travailleurs, si nos assemblées générales de Grévis le décident, on n'hésitera peut-être pas à se faire entendre autrement. – Les électriciens et gaziers, ils ont plein de moyens qu'ils maîtrisent parfaitement, c'est leur outil de travail, donc on saura se faire entendre.

– On a besoin de tout le monde en grève, dans la rue, à manifester pour gagner le retrait de la réforme, donc on n'ira pas du tout se mettre à dos la population, et il n'est pas prévu du tout de cibler la population avec des coupures d'énergie. – Menacer les élus, c'est un nouveau pas, franchi dans la contestation ?

3:01
François Hollande

– Une grève, elle a toujours des conséquences, et elles sont toujours difficiles à vivre pour la population qui ne va pas pouvoir se transporter jeudi, qui ne va pas forcément avoir de coupures. Menacer les élus, c'est à mon avis un mauvais objectif, et c'est une modalité qui n'est pas acceptable. Parce que les élus, ils représentent le pays, ils peuvent avoir des positions qui ne sont pas forcément celles que nous partageons. Mais si on veut leur faire la menace principale, c'est qu'ils ne soient plus élus. Vous voyez, c'est très simple. Il y a un élu, il fait des mauvais choix, et bien vous avez le pouvoir par le vote, qu'il ne soit plus élu.

Pas lui couper l'électricité, il faut lui couper simplement le vote,

3:48
Invité

ça suffit. – Et puis après les élus, ça pourrait être des polémistes, des éditorialistes, des journalistes. – Oui, exactement, il y a une position pour la réforme.

3:54
François Hollande

– Je crois que personne ne doit être visé en particulier, selon sa position, sinon ça aurait des conséquences fâcheuses pour la vie en commun.

4:04
Invité

– Le Parti Socialiste connaîtra son nouveau, en tout cas un nouveau premier secrétaire, un nouveau mandat de premier secrétaire ce jeudi, second tour d'un vote qui opposera Olivier Faure, 49,15% au premier tour, à Nicolas Meyer-Rossignol, 30% au premier tour. Vous avez clairement dit que vous alliez voter pour Nicolas Meyer-Rossignol, qui est très critique de la NUPES. Olivier Faure vous a répondu hier.

4:29
Présentateur

– Il est toujours intéressant d'entendre ce qu'un ancien président qui a été un président diversement apprécié, se prononce et dit ce qu'il entend faire pour ce congrès. Il est socialiste et donc il n'est pas indifférent qu'il dise son point de vue. Et je dirais simplement que pour chacun, dis-moi qui sont tes soutiens, je te dirais qui tu es.

4:57
Invité

– Et Olivier Faure a même ajouté ensuite, est-ce que 80% qui ont voté contre le retour en arrière vont voter jeudi prochain contre le retour des éléphants ? Il n'y a pas d'image de cette phrase citée par la presse écrite. Que lui répondez-vous ?

5:11
François Hollande

– D'abord, effectivement, je suis un adhérent du Parti Socialiste. – Jusqu'à quand ? – Nous ne sommes pas si nombreux. Donc chaque mois compte. Je pense que l'orientation qui a été prise par Olivier Faure n'est pas la bonne. Non pas de faire l'union. J'ai toujours fait l'union de la gauche. Ça fait partie de la seule stratégie possible si on veut gagner une élection. mais de le faire sous la férule de LFI et de Jean-Luc Mélenchon qui d'ailleurs soutient Olivier Faure. Pour reprendre sa formule, dis-moi qui tu soutiens, je te dirai pour qui tu es.

5:46
Invité

– Mais là, il fait un référendum contre les éléphants. En gros, si vous voulez que les éléphants du Parti Socialiste reviennent, tapez un, sinon tapez deux.

5:54
François Hollande

– Je me rassure, j'ai été premier secrétaire dix ans, c'est peut-être ça qui confère le statut d'éléphant. Mais je n'entends pas revenir du tout à la tête du Parti Socialiste. Je pense qu'il y a besoin en revanche d'une force bien supérieure à celle du Parti Socialiste pour aller donner une espérance. Parce qu'en ce moment, quel est le problème ? C'est qu'au-delà de la mobilisation sociale contre le gouvernement, éventuellement le président de la République, il y a besoin d'un débouché politique. Quel est-il le débouché politique ? On sait très bien que l'union autour de Jean-Luc Mélenchon et de LFI ne peut pas produire une majorité, ça se serait vu.

On voit bien que la droite, maintenant, est confondue avec la majorité. En tout cas, sur ce texte, c'est évident.

6:43
Invité

– Jusqu'à nouvel ordre, oui, c'est pas complètement sûr.

6:45
François Hollande

– Et puis, il y a le Rassemblement National. Donc, si on veut éviter que ce soit le Rassemblement National qui apparaît comme l'alternative, ce qui serait extrêmement dangereux pour notre pays, il faut reconstituer une force de gauche qui puisse apparaître crédible, cohérente. Je pense que c'est la bonne idée.

7:04
Invité

– Vous puissiez avec d'autres créer un mouvement qui dépasse justement…

7:07
François Hollande

– Le Parti Socialiste doit en être le fer de lance, mais il faut aller agréger beaucoup d'autres, parce qu'on a besoin de cette force-là, celle qui doit préparer l'alternance. Et il y faudra, alors là je vous dis, le concours de tous, de toutes les générations, de tous ceux qui ont gouverné, pas gouverner, les événements et même les petites souris.

7:25
Invité

– Et à propos de petites souris, je suis toujours estomaqué en écoutant Olivier Faure, en entendant son animosité à votre égard. Parce que moi, la première fois que je l'ai vu, Olivier Faure, il était dans votre cabinet, rue de Soil-Ferrino, il travaillait avec Stéphane Le Foll, il était directeur adjoint de votre cabinet. Il est resté longtemps, en plusieurs années. En plus, sous votre quinquennat, il n'était pas frondeur, je ne crois pas. Qu'est-ce que vous lui avez fait ? – Je ne sais pas, il faut lui poser la question.

7:57
François Hollande

Je pense que l'idée… – Vous avez raison, l'idée qu'il faudrait se différencier à tout prix de ce que j'ai fait ou de ce que je suis, a été la stratégie qui a été conduite depuis 5 ans.

8:12
Invité

– Donc c'est personnel.

8:12
François Hollande

– Non, c'est une stratégie politique. On veut rompre avec l'histoire du Parti Socialiste, celle que j'ai pu représenter au gouvernement, avec ses réussites, ses faiblesses, ses erreurs, il y en a toujours. Et je les ai à chaque fois analysées et reconnues pour ce qui me paraissait le plus nécessaire. Mais en se différenciant, quel est le résultat qui a été obtenu ? 2%, et je suis large, pour l'élection présidentielle ? C'est ça la différenciation qu'il fallait opérer ? Eh bien oui, c'est une différence. Moi j'avais fait 28% au premier tour d'une élection présidentielle. – Vous ne vous êtes pas à la sortie de votre quinquennat ? – Non, enfin je ne me suis pas… – Représenté. – Représenté.

– Oui. – Oui.