Logement social "Les classes moyennes n'ont jamais accès au parc social"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci beaucoup Sophie prima merci de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu des iid membres du groupe les républicain vice-président du Sénat et rapporteur du la loi logement dont on va parler dans quelques instants puisque vous avez auditionné hier le ministre Guillaume casbarian d'abord l'actualité on l'a vu c'est en Nouvelle-Calédonie en proid de très violentes tension quatre morts dont un gendarme durant les émeutes est-ce que Gabriel Atal a eu raison déclencher l'état d'urgence et d'envoyer l'armée ah oui oui parce que la priorité des priorités c'est de rétablir l'ordre des rétablir la sécurité moi les informations personnelles que j'ai de quelques contacts en Calédonie c'est une situation extrêmement effroyable effrayante terrible parce que les gens sont barricadés chez eux ils font des barrages ils nont plus grand-chose à manger parce que les magasins sont pillés ceux qui sont ouverts n'ont plus rien donc on est dans une situation insurrectionnelle qui n'est pas digne de notre pays et de la démocratie en causeune révision constitutionnelle c'est ce qu' a d'écran chez les qui est examiné au Parlement elle a déjà été votée par le Sénat elle a été votée il y a quelques heures à l'Assemblée nationale soutenue par la droite est-ce qu'il fallait la maintenir malgré le contexte moi ce que je crois c'est que la question du corps électoral en Nouvelle-Calédonie n'est pas une nouveauté euh moi je me suis rendu en Calédonie il y a il y a maintenant 7 8 ans euh ce cette question était déjà au cœur des discussions on a une partie des habitants de la Nouvelle-Calédonie qui sont des Français qui ont changé de région qui sont sont venus de la métropole et qui sont allés dans un départ enfin dans dans en Nouvelle-Calédonie et qui ne peuvent pas voter et qui habitent là depuis 10 ans donc il y a quelque chose là qui ne fonctionne pas je comprends le point des Canaques qui disent on va être dilué on aura plus de puissance et cetera mais il faut discuter il faut ouvrir ces discussions et là où on manque peut-être de responsabilité c'est que ces discussions là elles auraient dû être poussées elles auraient dû être réglées depuis des années et des années il fallait pas attendre les histoire du référendum donc si vous voulez je pense que ça veut dire qu'il y a une responsabilité politique des gouvernements successifs je pense qu'il fallait traiter ce point-là en réalité depuis les accords de numea on n rien réglé quand vous allez en Calédonie vous voyez bien qu'il y a deux populations qui vivent l'une à côté de l'autre on s'est organisé pour qu'elles vivent l'une à côté de l'autre mais jamais l'une avec l'autre et je pense que ce malaise là en Calédonie il est très très puissant il s'exprime aujourd'hui dans les émeutes et effectivement il y a trois référendums qui ont été organisés sur la question de l'indépendance trois référendum perdu par les indépendantistes est-ce que vous avez l'impression qu'ils n'accepteront jamais les résultats de ces référend je pense que ça sera effectivement très très difficile et que peut-être l'organisation de la Calédonie aujourd'hui ne permet pas se vivre ensemble il y a aussi beaucoup d'inégalités social et puis ce qui se passe aujourd'hui mais en péril toute l'économie de la Nouvelle-Calédonie il y avait déjà des difficultés très importantes avec le nickel on a un des opérateurs qui s'est retiré le cours du nickel baisse c'est la puissance économique c'est le nickel hein mais c'est aussi la prédation des pays qui sont autour des pays qui regardent la Calédonie avec beaucoup d'appétit parce que et notamment la Chine il y a un risque d'ingérence chinoise pour chinoise azerbaïjan qui sont des pays qui regardent comment on peut déstabiliser le poids de la France dans le Pacifique et puis aussi l'intérêt de la Calédonie vous savez que les mines de de nickel en Calédonie sont les plus importantes he et et celles qui donnent le nickel de meilleure qualité elles sont donc regardées avec appétit par des pays au moment où le monde entier travaille sur la transition énergétique donc il faut pas être naïf non plus euh sur peut-être des histoires d'ingérance qui sont derrière aussi les émeutes Emmanuel Macron il est pas suffisamment alerte sur ce point je pense que la question de la Calédonie aurait dû attirer encore plus d'attention du président de la République du Premier ministre je pense que l'organisation euh gouvernementale de ce sujet de la Calédonie aurait mérité é plus d'attention notamment du Premier ministre l'autre actualité on l'a vu également dans le journal c'est cette violente attaque d'un fourgon pénitentiaire dans l'heure tu en deux agents la traac se poursuit et des mouvements de blocage ont lieu hier dans plusieurs établissements pénitentiaires les syndicats qui appellent à poursuivre les mouvements aujourd'hui est-ce que vous les comprenez est-ce qu'il faut donner plus de moyens à la pénitentiaire Mo je pense qu'on ne peut que les comprendre c'est un choc terribles les images que tout le monde a vu sur sur sur les médias sont juste épouvantable on reste ébahi euh donc je comprends évidemment toute la profession pénitentiaire qui travaille dans des conditions c'est vrai assez difficile moi je me suis rendu plusieurs fois dans une dans des prisons c'est pas c'est pas drôle hein enfin c'est c'est des conditions de travail qui sont déjà difficile je crois que les professionnels ont rencontré le ministre de la Justice hier le garde des saau hier que des propositions vont être faites euh je pense qu'ils ont raison de mettre un peu de pression euh oui il faut il faut que les choses avancent enfin moi je suis très étonnée des images je suis pas une grande spécialiste de la pénitentière mais ce trafiquant de drogue qui a été sauvagement libéré hier un fourgon arrêté par une simple voiture fgon qui est dans une simple voiture enfin bon je sais pas son niveau de dangerosité mais je trouve qu'effectivement peut-être le la sécurité des agents qui sont avec lui était pas forcément très assuré on va parler de la question du logement puisque le gouvernement a présenté au début du mois le projet de loi logement alors le secteur est en pleine crise vous êtes la rapporteur de ce texte vous avez auditionné hier le ministre Guillaume casbari on va voir les temps forts de cette audition avec Audrey [Musique] vetaz bonjour Andre bonjour bonjour bonjour etudre le ministre desg logement était donc auditionné hier par les sénateurs pour évoquer ce projet de loi qui doit permettre le développement de logement abordable oui et il y a urgence on le sait le secteur immobilier est en crise on a une baisse des transactions une baisse des des constructions une grande difficulté aussi pour accéder au logement locatif la présidente de la commission l'a rappelé hier on est à la fois sur une potentielle bombe sociale et politique le ministre a donc détaillé son texte un parmi moute texte puisqu'il n'y aura pas moins de cinq propositions et projets de loi quand on compte bien sur le logement dans les prochaines semaines sans compter le projet de loi de finance et vous l'avez rappelé l'exécutif a décidé de saucissonner les textes vous nous direz ce que vous en pensez tout à l'heure Sophie prima mais d'abord vous l'imaginez le ministre était attendu sur l'article 1 de son texte qui a déjà fait couler beaucoup d'encr et cet article il propose d'assouplir la loi SRU qui impose un quôat de logement sociaux aux communes oui il propose pour les maires qui essayent de rattraper leur retard de faire en sorte que 25 % de ce quotat puissent être remplis par des logements intermédiaires en clair si vous devez construire 1000 logements sociaux 250 d'entre eux peuvent être à loyer modéré et destiné à des classes moyennes certains sénateurs à gauche notamment craignent un détricotage écoutez les inquiétudes de la sénatrice socialiste Viviane Artigalas suivi de la réponse du ministre si tel est le cas il ne va plus rester grand-chose des objectifs de construction de logements sociaux le logement locatif intermédiaire a quand même des vertus qu'il faut rappeler et que j'entends pas suffisamment d'ailleurs mais c'est un logement qui permet de s'adresser à la classe moyenne qui aujourd'hui est probablement au-dessus pour pouvoir bénéficier en priorité d'un logement social sur lequel il y a quand même 2 millions de demandeurs qui souhaitent y rentrer et qui attendent parfois depuis des années et des années euh et et donc qui permet d'offrir un logement intermédiaire à des prix qui sont 20 25 % moins cher que les prix de marché aujourd'hui la seule solution qu'on leur propose c'est de dire bah débrouillez-vous sur le parc privé madame priva je vous pose la question est-ce que vous soutenez cette mesure ou est-ce qu'on détricote la loi dite SRU la loi SRU c'est un totem un totem politique donc dès qu'on approche de la loi SRU d'une façon ou d'une autre évidemment toute la gauche monte au créneau en disant qu'on la détricote bon donc c'est c'est c'est j'allais dire c'est c'est habituel euh moi je pense que cette mesure sur le lli on va probablement la retravailler dans le cadre des travaux du Sénat mais c'est une mesure intéressante puceque vous avez aujourd'hui euh un certain nombre comme l'a rappelé d'ailleurs le ministre hier un certain nombre de demandeurs de logement dans le social qui peuvent avoir accès au lli et qu'on pourraité voilà loyer pardon intermédiaire excusez-moi euh qui ont donc des plafonds de ressources qui sont un petit peu plus enfin qui sont plus élevés que les plafonds d'éligibilité au parc social et qui vont pouvoir être logés dans cette partie des intermédiaires donc ça c'est extrêmement important pour essayer de détendre la demande sur le logement social mais est-ce que c'est vraiment un cû de pouce pour les classes moyennes comme l'a dit Gabriel hatal dans son discours de politique générale quand il a présenté la réforme al c'est quand même un coup de pouce sur les classes moyennes parce que vous avez des classes moyennes qui ont des difficultés à se loger dans le parc privé et et qui vont et le loyer intermédiaire c'est quand même les logements intermédiaires c'est quand même des logements qui ont des décotes de loyer qui sont assez importantes par rapport au privés donc oui ça va c'est c'est un outil va nous aider à à loger les classes moyennes qui sont parfois elles-même éligibles d'ailleurs au parc social mais qui sont pas prioritaire parce que comme elles gagnent un petit peu plus d'argent que les autres et ben on on privilégie en fait les personnes qui sont plus modestes donc elles sont en liste d'attente mais en fait elles ont jamais accès au parc social parce que et bien on n pas assez on n pas assez de logement et que la demande est très alors vous nous dites ça va ça va dans le bon sens mais on va quand même la modifier sur quel point vous voulez la modifier bah on veut d'abord s'assurer que toutes les communes qui sont éligibles à la loi SRU donc aux obligations de construction de logements sociaux puissent avoir accès à cette à cette nouvelle disposition parce que vous savez que le logement intermédiaire c'est un peu technique le logement c'est toujours trèss technique mais le logement intermédiaire il est possible et notamment dans sa décotes parce qu'il y a des des des une fiscalité favorable et que cette fisc ité favorable elle est liée à un zonage qui est décidé par le gouvernement et donc il y a une partie des communes SRU il y en a 200 je crois de mémoire qui n'ont pas accès au logement intermédiaire qui sont éligibles à la loi SRU mais qui n'ont pas accès au logement intermédiaire on voudrait que toutes les communes qui font partie du contingent des communes SRU puissent avoir accès à cette disposition c'est par exemple une des pistes que l'on va travailler mais par exemple juste dans cette disposition en fait le ministre dit c'est pas toutes les communes qui pourront avoir accès c'est les communes qui sont proches de respecter le quota faut avoir 10 points de moins entre 15 et 25 % du quota pour accéder à cette disposition est-ce que ça ça vous va ou pas alors ça ça nous va parce que avec Dominique estrosiss Sasson et d'ailleurs avec Amel gaaker qui est ma corapporteur avec qui je travaille de l'Union centriste ce qui nous importe c'est de pas dédoiner les maires de leur responsabilité sur le logement social il s'agit pas de ça c'est pour ça que je dis c'est pas du détricotage de la loi etrue nous on est donc les maires qui font qui qui n'arrivent pas à atteindre les 25 % en tout cas qui ne font pas déf pour l'atteindre ils sont ils sont exclus du dispositif non c'est pas ça c'est pas tout à fait ça en fait on a des mères qui ont des beaucoup de difficultés à faire du logement social des difficultés techniques physiquees pas des difficultés intellectuelles alors il y en a bien quelques-uns qui sont des réfractaires bon faut continuer un peu à les pousser mais la majorité des mères qui n'y arrivent pas c'est parce que techniquement ils ont des difficultés donc là on vient les aider par un nouveau dispositif en fait la loi ce qu'elle ce qu'elle le projet de loi ce qu'il prévoit c'est qu'en fait vous ne vous pouvez prendre vous avez des objectifs de construction chaque année dans vos triéau dans dans période de 3 ans et on vous dit bah 25 % de ces objectifs peuvent être du logement intermédiaire mais 25 % seulement voilà on va parler d'autrees chose hein parce qu' il y a beaucoup d'autres choses justement quelque chose dont je viens de parler je l'ai dit il y a cinq textes euh très technique beaucoup de propositions de loi est-ce que c'est la bonne manière finalement ce saucissonnage ben écoutez je pense qu'en réalité c'est la bonne manière pour le gouvernement parce qu'il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale je pense que le sujet principal est là mais globalement nous et c'est c'est ce que la présidente Estrosi a dit hier en introduction nous on pense qu'il y a pas de grande loi à logement or on est dans une telle situation aujourd'hui sur le logement à la fois dans la production et puis dans les besoins l'offre et la demande qu'on a on a besoin d'une grande vision sur le logement on a besoin d'un texte qui dise ce que le gouvernement veut faire globalement ça n'est pas le cas là ça n'est pas le cas sur l'ensemble des textes qui sont saucissonnés bon je pense que c'est une méthode que le gouvernement privilégie aujourd'hui pour essayer de passer ces textes à l'Assemblée nationale parce queil y a pas d'autrre façon et qu'ils auraiit des difficultés sur un texte très très large avoir une majorité cohérente à l'Assemblée nationale je pense que c'est le bonheur de presque proportionnel voilà il y il y a un autre point avant de parler au choc avant de parler de choc du logement c'est la question du logement social alors Guillaume casbarion il veut mettre fin au logement social à vie je simplifie beaucoup quand je dis ça parce qu'en fait il y a une loi de 2019 qui existe déjà avec déjà des conditions de ressources les bailleurs sociaux doivent contrôler chaque année leur locataire est-ce que ça veut dire que cette loi aujourd'hui est mal appliquée voire pas appliquée elle est pas appliquée elle elle est pas applicable en fait c'est ça la difficulté c'est-à-dire que il y a il y a des questions techniques c'est comment on fait le recensement chaque année et puis il y a beaucoup de gens qui répondent pas en fait et les bailleurs sociaux ont pas les moyens d'aller les relancer de redemander et cetera donc il y a des difficultés techniques il y a des difficultés aussi humaines moi j'aiété maire d'une ville dans lequelle il y a 40 % de logements sociaux certains qui sont là depuis des années voire des dizaines d'années qui sont avec des niveaux de rémunération plus plus élevé en fait que que les baremes en fait ils sont là depuis 40 ans et c'est chez eux en fait donc leur dire maintenant vous partez c'est des gens qui habitent là depuis 40 ans donc qui sonton voilà à la retraite voir un peu plus loin que la retraite et cetera leur dire vous partez c'est quand même un peu difficile voyez c'est c'est humainement c'est très très compliqué euh donc on a ces problèmes là à gérer et en même temps je comprends l'objectif qui est de se dire bah voilà les personnes qui ont les moyens soit d'aller dans le logement intermédiaire soit d'aller dans le logement privé il faut il faut qu'il fasse cet effort là parce queon a de ce sujet sur la table voilà mais par contre il faut probablement l'entourer de précaution pour être sûr que on ne déracine pas les gens qu'on leur propose quelque chose qu'on les accompagne dans ce déménagement voilà il faut être très attentif à la part humaine et puis très attentif aux moyens qu'on donne au sociaux pour réagir donc je comprends qu'il va y avoir des liens avec la Direction des finances publiques bon il faut mettre les moyens donner les moyens aussi aux Bayers sociaux de réaliser vraiment cela c'est ce qu'il redoute d'ailleurs aujourd'hui audre alors le le ministère a des idées hein pour créer une un choc du logement j'en ai noté quelquesunes le ministre propose notamment une simplification des processus administratifs le placement aussi de 800 nouvelles communes en zone tendue et la création de logements dans les zones qui sont déjà densifi les zones commerciales par exemple à l'entrée des villes vous l'avez alerté aussi sur un point l'espèce d'entre deux dans lequel se retrouvent certains mères qui doivent construire des logements sociaux mais qui manque de fonciers du fait de l'objectif zéro artificialisation net il a semblé entendre vos remarque on l'écoute la question c'est comment est-ce qu'on arrive à objectiver du mieux possible pour que ce soit de vraies contraintes qui soi reconnu de tous qui soi unanimement reconnu plus que des exemptions qui donneraient j'allais dire qui mettrai une brche sur le sujet voilà je sais bien mais je j'entends la nécessité de le faire projet de loi sera peut-être l'occasion d'ouvrir le débat vous vous avez l'impression que qu'il y a de la place que le ministre laisse la place au Parlement pour pour modifier ce pro je je pense que le ministre laisse la place à la discussion et et à l'évolution de son texte je je sens cette volonté chez lui qui est d'ailleurs une volonté qu'il a exprimé avant même la publication de son projet de loi parce qu'on l'a rencontré enfin les uns et les autres on a échangé déjà sur les objectifs de de ce texte donc donc il y a de la il me semble qu'il y a de la place à la discussion euh mais mais je je voudrais dire que nous on va on va si vous me permettez on va on va profiter de l'examen de ce texte là pour essayer de répondre aux difficultés des maères qui encore une fois ne sont pas récalcitrants au logement social mais se trouveent parfois dans des difficultés techniques qui sont terribles donc dans la loi 3DS on avait mis en place à l'époque c'était Dominique estros Sasson qui était rapporteur on avait mis en place le contrat et renforcer le contrat de mixité sociale qui éta un espèce de contrat département mental que passe enfin qui est pas un espèce qui un contrat que passe le le le Département et l'État départemental avec les maires en tenant compte des réalités techniques de la commune vous savez quand vous pouvez pas construire parce que vous avez plus de foncier vous pouvez pas construire du tout bah vous pouvez pas construire du tout non plus de logement social donc il faut prendre en considération les difficultés techniques des maires justement oui les maires parlons-en on le sa le Sénat ACC cœur leur intérêt je vous propose d'écouter un échange entre le ministre et la sénatrice Amel gaker la sénatrice centriste à propos de leur pouvoir d'attribution des logements sociaux il nous faut faire confiance au maire pour les encourager à battir davantage c'est vraiment une philosophie constante de mon côté madame la Présidente vous dites faire confiance au maire euh tant mieux ici vous l'avez dit he nous sommes des fervants défenseurs de de ces élus locaux en première ligne or dans ce projet ce pouvoir est particulièrement cadré puisqu'il porte sur la première attribution du logement social neu question simple pourquoi ne leur faire confiance qu'une seule fois il leur fait confiance au maire où il leur fait pas trop confiance bah écoutez on va parler de ce que nous on imagine euh et vous savez qu'il y a une proposition de loi qui était la première proposition de loi d'ailleurs de la session de septembre dernier d'octobre dernier qui était une proposition de loi que j'avais j'avais inscrite que mon groupe avait inscrit à l'ordre du jour qui a été passé qui faisait confiance au maire totalement pas une seule fois nous c'est on on plaisante mais la question du peuplement aujourd'hui est une question extrêmement importante il y a deux questions qui sont importantes pour les mairres aujourd'hui pour construire d'une façon générale et construire du logement social en particulier c'est la condition de la du peuplement j'aime pas ce mot-là mais c'est quand même le mot qui est employé c'est-à-dire de qui on met dans les quartiers et où on met qui euh la question du dalallo par exemple les maires ne refusent pas d'avoir du DALO simplement ils veulent pas qu'on leur par le droit au logement on veut pas des dossiers qui sont difficiles on ne leur ils ne veulent pas qu'on leur impose la cage d'escalier ou l'immeuble dans lequel on met le DALO parce qu'ils savent que dans cette cage d'escalier dans cet immeuble allier il y a déjà des difficultés et que rajouter des difficultés aux difficultés ça n'aorte pas de solution donc la question du peuplement est une question très importante pour les maires et la deuxième question dont il n'est pas du tout question dans ce texte là c'est la question des moyens aujourd'hui quand vous augmentez votre population en en en construisant du logement social ou pas de logement social vous n'avez plus de taxe d'habitation vous n'avez plus de fiscalité et ça ça donne pas des moyens d'accompagner dans la durée la population que vous accueillez ça c'est un problème majeur j'en ai parlé au ministre très très souvent c'est pas le lieu de ce texte là parce qu'on a pas le droit de parler de de question fiscal mais c'est un un problème majeur Orian on a le temps pour une dernière dernière info elle a été donnée par le ministre hier cette mesure ne figurera pas dans ce projet de loi parce que pour des raisons techniques notamment mais elle sera dans projet de finance il veut faire en sorte que les locataires de logement à loyer intermédiaire puissent acheter leur résidence après avoir habiter 5 ans dans les lieux Orian juste en un mot Sophie Prim il tout très peu de choses sur l'accession à la propriété cette mesure là fait partie d'un package de mesures qu'il faut mettre en place mais là aussi on a supprimé le l'AP l'accession en 2017 me semble-t-il ou 2018 c'est une faute énorme sur l'accession à la propriété sur la fluidité du logement et le texte sera examiné la semaine du 18 juin ici au on suivra on suivra bien sûr tout ça avec vous merci audre à tout à l'heure à tout à l'heure on va parler de la réponse politique à la situation en Nouvelle-Calédonie ce sera à suivre dans le club on va voir l'actualité dans nos régions on va à Bordeaux avec nos partenaires de la presse régionale bonjour Jefferson des sport merci beaucoup d'être avec nous journaliste à sud-ouest Jefferson on va parler du sommet tus France qui se tenait à versaill dans votre département Sophie prima parmi les projets mis en avant celui d'une usine de conversion de nickel et de cobalt sur la Garonne dans l'estuire de la giron un projet qui ne fait pas l'unanimité Jefferson ça va salut exactement bonjour Orian bonjour Sophie prima oui on va revenir sur ce projet parce qu'il a été mis en avant au sommet de chous France c'est un investissement de 300 millions d'euros à la clé 200 emplois et localement vous l'avez dit ce projet est classé cvau seuil haut inquiète principalement pour des raisons écologiques alors Sophie prima je vais pas vous interroger précisément sur ce projet mais plus généralement on voit que réindustrialisation et environnement semble toujours difficilement compatible est-ce qu'on est là devant une équation impossible et vous qui avez été maire comment on aborde ce type de projet ah c'est c'est un sujet extrêmement compliqué la nécessité de réindustrialisation et de privilégier le produit reconsommé en France elle est elle est essentielle donc on a besoin d'usine on a besoin de produire on a besoin pour des questions de souveraineté dont les gens auquels les gens ont été confrontés pendant la période du covid évidemment c'est extrêmement difficile quand vous avez une usine et quand vous avez une usine C vaisau parce qu'immédiatement les oppositions se cristallisent les inquiétudes se cristalise donc il faut être extrêmement pédagogue il faut présenter très en amont les projets il faut travailler avec la population il faut essayer d'éviter les extrémistes mais ces usines y compris ces usines difficiles on en a besoin on a besoin de produire en France si on veut réussir notre transition environnementale de façon souveraine il faut qu'on ait ce type d'US dans dans nos dans notre pays c'est essentiel et donc il faut aussi réveiller ceux qui sont pour parce que ceux qui sont contre sont souvent réveillés avant ceux qui sont pour merci Jefferson sauf si vous avez une autre question ou tout est dit juste pour pour précis pour préciser en en 2 secondes justement vous parlez de pédagogie d'expliquer les choses est-ce que vous sentez que la la situation permet encore le débat sachant que ça se crispe très vite entre ceux qui se réveillent très tôt et ceux qui se réveillent un peu tard qume c'est c'est de plus en plus difficile je je vous l'avoue c'est c'est c'est difficile mais c'est c'est une question fondamental pour la nation est-ce qu'on est encore capable de faire des usines en France et de produire de faire de la production industrielle en France c'est une question majeure et il faut que les Français s'en emparent parce que sinon on sera dépendant de l'ensemble des autres pays merci Jefferson on regarde la Une de Sud-Ouest c'est la flamme olympique en Gironde la flamme sous haute surveillance c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Jefferson d'avoir été avec nous un dernier mot Sophie prima sur la question du nucléaire parce que ça fait aussi partie des des dossiers que que vous suivez alors où le Pr de flamandville est lancé enfin on a envie de dire avec 12 ans deetard et et des surcouts et des surcouts énormes dans le programme des républicains pour les européennes qui a été présenté cette semaine parmi les mesures il y a un grand programme européen de construction de centrale nucléairees est-ce que dans la période actuelle ça vous paraît tenable ça rejoint un petit peu ce qu'on vient de dire c'est tenable et c'est surtout souhaitable i je voudrais juste dire que on est très heureux que Flamanville prenne enfin son son envol que j'espère qu'on aura la courbe d'expérience pour les autres EP naturellement je voudrais juste dire que le fait de ne pas faire de programmation de l'énergie comme c'est indiqué dans la loi de la part du gouvernement probablement pour des questions de de majorité à l'Assemblée nationale c'est un drame parce que aujourd'hui dans la programmation pluriannuelle de l'énergie telle qu'elle est inscrite aujourd'hui et bien on ferme toujours 14 réacteurs français donc je voudrais euh nuancer un petit peu l'enthousiasme du ministre de l'énergie qui nous dit tout le temps que le Président de la République a lancé le nucléaire à date il a rien lancé du tout flamamentville c'est pas lui il a mis sur pied six réacteurs nucléaires pr qui étaient vraiment très attendu mais dans la loi aujourd'hui il y a toujours la fermeture de 14 réacteurs nucléaires donc moi j'attends vraiment cette relance du nucléaire c'est important il y aura ces 6 EP vous pensez qu'elle sera revue cette loi ou pas ça vous paraî compqué républicain nous venons de déposer une proposition de loi qui sera examinée avant la avant la fin de la session donc avant le avant le mois de juillet avant la mi-juillet et que le gouvernement suivra selon vous je ne sais pas mais en tout cas il faut montrer notre volonté là aussi c'est une question de souveraineté énergétique pour notre pays merci Sophie prima merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club des territoires on parla de la situation Nouvelle-Calédonie situation extrêmement tendue mais d'abord c'est l'heure de notre rendez-vous sur les européennes avec les principales têtes de liste rapael glxman nous rejoint
Sophie Primas