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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 8 juin 2021 18 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSanté

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis le lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage dans la Drôme.

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Emmanuel MacronChiffre
    « Nous avons collectivement tenu durant cette période où il a fallu fermer les restaurants puis confiner pendant quelques semaines plus durement. Nous avons tenu par une mobilisation de la nation qui a accompagné, et c'était bien normal, l'ensemble des professionnels du secteur, en permettant de garder les employés grâce au mécanisme de chômage partiel, grâce aux accompagnements, au Fonds de solidarité et à ce que nous avons créé en début d'année, qui est le fruit aussi des discussions, c'est-à-dire une compensation en référence au chiffre d'affaires, les 20 % du chiffre d'affaires, qui a permis, contrairement à beaucoup d'autres pays, que nous n'ayons pas de faillites dans le secteur et que nous puissions préserver le savoir-faire, les capacités, les emplois. »
  • 4:00Emmanuel MacronChiffre
    « Les emplois dans le secteur, c'est près de 1 200 000 emplois donc c'est massif, tout compris. »
  • 6:00Emmanuel MacronChiffre
    « Selon les chiffres que nous avons à disposition, et c'était l'objet de la table ronde que nous venons de tenir avec les professionnels du secteur, l'ensemble des organisations locales et nationales justement des secteurs de l'hôtellerie, du café, des restaurants et également de Pôle emploi, c'est que nous avons, dans le secteur de la restauration, environ 110 000 offres d'emplois qui sont à pourvoir »
  • 8:00Emmanuel MacronChiffre
    « Depuis quatre ans, nous avons décidé de mettre plus de 15 milliards d'euros dans les sujets de formations parce que c'est absolument clé pour permettre la reconversion dans tous les métiers »
  • 10:00Emmanuel MacronFait
    « Je vous le dis à toutes et tous, il faut qu'on continue à mobiliser le pays tout entier. Le vaccin, c'est le seul moyen de nous sortir de l'épidémie et donc continuez à prendre des rendez-vous et à aller vous faire vacciner. »

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Heureux de vous retrouver ici dans ces cuisines, et je veux remercier vraiment le lycée, sa proviseure et l'ensemble des personnels, et aussi bien les professeurs que les élèves. Nous sommes ici en effet à Tain-l'Hermitage, volant le départ en quelque sorte de cette deuxième étape de réouverture puisque, comme vous le savez, à partir de demain le couvre-feu évidemment sera décalé à 23 heures et nous aurons la réouverture entre autres de nos restaurants, de nos cafés, c'est-à-dire d'une part essentielle de notre art de vivre à la française auquel nous tenons tant. Au moment où nous rouvrons, je veux vraiment avoir une pensée pour l'ensemble de nos restaurateurs, de nos cafetiers, de tous ces métiers qui, encore une fois, portent l'identité de notre pays, cet art de vivre partout sur notre sol, dans nos grandes villes comme dans nos terroirs parce que je sais que pendant de longs mois ils ont beaucoup attendu.

Beaucoup se sont évidemment mobilisés, ont continué à servir à domicile, se sont adaptés. Les terrasses ont rouvert depuis trois semaines mais enfin demain c'est l'étape importante. Nous avons collectivement tenu durant cette période où il a fallu fermer les restaurants puis confiner pendant quelques semaines plus durement.

Nous avons tenu par une mobilisation de la nation qui a accompagné, et c'était bien normal, l'ensemble des professionnels du secteur, en permettant de garder les employés grâce au mécanisme de chômage partiel, grâce aux accompagnements, au Fonds de solidarité et à ce que nous avons créé en début d'année, qui est le fruit aussi des discussions, c'est-à-dire une compensation en référence au chiffre d'affaires, les 20 % du chiffre d'affaires, qui a permis, contrairement à beaucoup d'autres pays, que nous n'ayons pas de faillites dans le secteur et que nous puissions préserver le savoir-faire, les capacités, les emplois. Les emplois dans le secteur, c'est près de 1 200 000 emplois donc c'est massif, tout compris. Et au moment du redémarrage je voulais ici, accompagné de Guillaume Gomez, du chef Marx, d'Anne-Sophie Pic et de plusieurs chefs qui sont avec nous, vraiment mobiliser l'ensemble des professionnels et l'ensemble de la nation.

On a un premier enjeu qui est évidemment que la réouverture se passe dans de bonnes conditions et j'ai une confiance absolue dans le secteur. Les protocoles sont clairs, ils sont connus, et la réouverture des terrasses il y a trois semaines a été un vrai succès. Moi, je suis convaincu que nos concitoyens seront au rendez-vous et, si j'en crois les réservations, c'est déjà le cas.

Et donc il va y avoir vraiment un retour de l'activité extrêmement fort. Le deuxième élément sur lequel nous devons nous mobiliser, c'est le front de l'emploi. Il faut absolument que cette phase soit une phase de réembauche, de reprise de l'emploi massif.

Selon les chiffres que nous avons à disposition, et c'était l'objet de la table ronde que nous venons de tenir avec les professionnels du secteur, l'ensemble des organisations locales et nationales justement des secteurs de l'hôtellerie, du café, des restaurants et également de Pôle emploi, c'est que nous avons, dans le secteur de la restauration, environ 110 000 offres d'emplois qui sont à pourvoir et on sait que ça fait d'ailleurs des années qu'on a des emplois qui ne sont pas pourvus. Et donc je veux vraiment appeler chacune et chacun, tous celles et ceux qui sont en recherche d'emploi : Le secteur de la restauration embauche et ce sont des métiers dont nous pouvons être fiers, dont nous devons être fiers. Nous l'avons vu ici et je l'ai vu en saluant, en arrivant, tous ces jeunes, qu'il s'agisse de la cuisine, qu'il s'agisse du service en salle, qu'il s'agisse justement de tous les métiers qu'on appelle aussi [INAUDIBLE], qu'il s'agisse de nos sommeliers, je salue un MOF qui est à nos côtés qui est un ancien élève du lycée, l'ensemble des métiers de la restauration dans leur diversité offrent aujourd'hui des perspectives à très court terme, pour nos jeunes qui sont en recherche d'emploi ou d'une formation en alternance ou en apprentissage comme pour nos concitoyens qui ont fait justement l'objet de licenciements dans cette période et qui sont prêts à se reconvertir.

Nous allons nous mobiliser très fortement, d'ailleurs avec ce mot d'ordre " tous mobilisés ", pour que ces 110 000 offres soient pourvues le plus vite possible et au plus près des territoires. En Drôme, où nous sommes aujourd'hui, il y a 500 emplois qui sont à pourvoir. Donc vous voyez que c'est une réalité de terrain et il faut la regarder en face.

À côté de ça, nous allons continuer les formations et je veux ici saluer l'organisation de nos professionnels parce que les formations vont avec des choses très simples et très rapides, pragmatiques, avec des projets et des savoir-faire pour des jeunes ou moins jeunes qui ont beaucoup décroché. Cuisine Mode d'Emploi, que Thierry Marx pilote depuis des années, est un programme qui, en douze semaines, permet à des jeunes ou moins jeunes d'aller vers ces métiers, et il faut faire marcher ces programmes à plein. C'est ce que nous voulons développer avec les branches professionnelles et avec les territoires, jusqu'à des formations qui sont un peu plus longues et qui sont au sein de nos lycées professionnels, comme ici, qu'on rentre en CAP ou qu'on aille ensuite vers un bac pro puis un BTS, en alternance ou pas, et puis qu'on aille aussi vers des formations qui sont proposées par Pôle emploi.

Vous le savez, depuis quatre ans c'est un investissement que nous avons fait et il porte ses fruits. Depuis quatre ans, nous avons décidé de mettre plus de 15 milliards d'euros dans les sujets de formations parce que c'est absolument clé pour permettre la reconversion dans tous les métiers et nous avons beaucoup mobilisé également pour justement permettre de former à la fois les jeunes et les demandeurs d'emploi qui sont nos deux priorités, les demandeurs d'emploi en particulier de longue durée. Les jeunes, ça a été par la réforme de l'apprentissage et de l'alternance.

Nous avons décidé de financer beaucoup plus le jeune qui rentre dans des formations qualifiantes, comme on en a ici dans ce lycée, comme on en a dans d'autres structures plus légères. Depuis le 1er janvier de cette année, un jeune qui rentre dans une formation qualifiante ça va être 500 euros par mois de rémunération s'il a moins de 25 ans et, je le rappelle, un apprenti est aujourd'hui au SMIC. Donc c'est un vrai accompagnement de la nation pour qu'il y ait une attractivité.

Pour nos chômeurs, nos demandeurs d'emploi, là aussi nous avons investi et nous devons encore aller plus loin. Je le rappelais tout à l'heure, nous avons aujourd'hui un demandeur d'emploi sur six qui reçoit une formation et en particulier dans les métiers de la restauration. C'était moins d'un sur dix en 2016 et donc cet effort de la nation doit se poursuivre et on doit faire beaucoup mieux.

Voilà le mot d'ordre. Au-delà des retours dans les restaurants demain, c'est un mot d'ordre " tous mobilisés pour l'emploi ", en particulier dans le secteur de la restauration. Et je veux vraiment passer ce message pour nos jeunes, pour tous celles et ceux qui doutent un peu en cette sortie de crise pour leur carrière.

On peut rentrer dans une tâche qui est peu qualifiée dans un restaurant et gravir les échelons parce que la culture de notre secteur de la restauration, c'est aussi une culture qui est faite d'amitié et de compagnonnage. Et je crois que ça se voit très bien avec le chef Gomez qui est mon représentant pour le secteur et avec lequel on va travailler tout à l'heure sur le lancement de la gastronomie, et avec tous les chefs qui sont ici mobilisés. On le voit tout de suite quand on parle à Anne-Sophie Pic et à Thierry Marx qui sont ici à nos côtés et à tous les chefs qui sont là, chaque jeune ou moins jeune est une personne que l'on regarde avec considération pour la faire grandir.

Et, que vous rentriez en salle, commis de cuisine, c'est un début mais vous allez être pris dans un compagnonnage qui va vous permettre, si vous êtes motivés, de gravir des échelons, de devenir, pour les plus jeunes, meilleurs apprentis de France, puis ensuite meilleurs ouvriers de France. Et moi je suis attaché justement à ce compagnonnage et à ce chemin de l'excellence. Il ne faut pas penser qu'on va rentrer dans une case dans laquelle on est assigné à vie et donc, s'engager aujourd'hui pour travailler dans la restauration c'est s'engager aussi pour une expérience de vie et un parcours qui va vous permettre de progresser.

Voilà ce que je voulais vous dire, avec moi aussi beaucoup de passion parce que demain c'est une grande nouvelle pour la nation. C'est la réouverture de nos restaurants, de notre art de vivre à la française. C'est une formidable nouvelle pour 68 millions de Français et beaucoup, quels que soient les portefeuilles, qui voulaient retrouver le café qui leur est cher, le restaurant qui est abordable jusqu'au restaurant étoilé.

Mais c'est aussi le retour de l'emploi. C'est aussi le moment où on doit se remobiliser pour réembaucher. Monsieur le Président, la situation s'améliore, mieux que prévu même si on en croit le président du Conseil scientifique.

Est-ce qu'il n'est pas temps de se reposer la question de cette échéance du 30 juin pour peut-être l'anticiper un peu ? Vous savez, rappelez-vous, il y a quatre semaines parfois les mêmes, beaucoup de gens en tout cas, me disaient le président de la République n'est pas sérieux, ça va beaucoup trop vite, etc. Je peux vous ressortir les articles et les commentaires.

Quand j'ai annoncé cette réouverture en trois phases avec les dates, on m'a dit qu'est-ce que c'est que ça ? Ce n'est pas raisonnable. Il faut le conditionner à des indicateurs sanitaires beaucoup plus stricts.

Il faut faire attention. Je pense qu'on a eu raison, que la concertation, l'esprit de sérieux des Français, moi je veux remercier les Françaises et les Français parce que c'est très contraignant ce qu'on fait, mais tout le monde tient. C'est pour ça qu'on a ces résultats.

Donc je pense qu'il faut continuer à adopter ce que j'ai appelé cet optimisme un peu précautionneux. Il faut rester prudent. Bien sûr on est tous joyeux, demain, de retrouver les restaurants, de pouvoir avoir un couvre-feu qui va jusqu'à 23 heures, de retrouver les petits plaisirs de la vie.

Il y a le sport qui a rouvert, on va continuer à pouvoir se retrouver davantage mais, si nous perdons en quelque sorte toute vigilance, le risque c'est de revenir en arrière. Et moi je n'oublie pas l'expérience de l'été dernier. On a fait des erreurs, tous, durant cette crise.

L'erreur qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de ne pas se souvenir de celles qu'on a commises. Et, quand on rouvre trop vite en lâchant le contrôle, c'est terrible pour tout le monde de revenir en arrière d'une case. Je crois que demain c'est une étape importante.

Il faut se donner ces trois semaines parce que ce sont les trois semaines qui vont nous permettre de voir si des risques réapparaissent, si des départements ou des villes redécollent, si on a des problèmes avec de nouveaux variants qui peuvent arriver. Donc je pense qu'il faut se tenir au calendrier qu'on s'est donné. Il est prudent mais il permet, vous le voyez, en se préparant avec optimisme, d'avancer.

Et puis, surtout, il nous permet de continuer à vacciner. Et, au moment où je vous parle, je veux inviter tous nos compatriotes à continuer de se faire vacciner. Vous le savez, au 15 juin, nous avons ouvert aux moins de 18 ans la vaccination, aux 12-18 ans, mais je vois aujourd'hui des communes qui me disent on a du mal à donner les rendez-vous parce qu'au fond les gens qui avaient peur se sont fait vacciner et, comme ça semble aller mieux, les gens qui se posaient un peu la question n'y vont pas.

Je vous le dis à toutes et tous, il faut qu'on continue à mobiliser le pays tout entier. Le vaccin, c'est le seul moyen de nous sortir de l'épidémie et donc continuez à prendre des rendez-vous et à aller vous faire vacciner. Allez chercher vos amis, allez chercher vos proches ou vos connaissances.

Allez chercher les gens qui parfois hésitent, qui sont le plus loin du soin et qui sont les plus fragiles. Il faut qu'on continue ce travail qu'on a fait depuis plusieurs mois avec l'Assurance maladie et avec nos maires, qui est d'aller chercher les gens qui sont loin du soin. Tant que nous n'aurons pas vacciné au maximum, nous ne serons pas complètement protégés.

Et, on le voit d'ailleurs chez certains de nos voisins, l'épidémie repart un peu parce qu'on est dans cette situation. On va faire ces trois semaines puis le 29 juin, enfin le 30 juin matin, on aura une nouvelle étape d'ouverture que nous goûterons d'autant mieux qu'elle se fera dans de bonnes conditions parce qu'on aura été collectivement responsables. "Tous mobilisés pour l'emploi ", c'est votre mot d'ordre aujourd'hui ?

Vous nous parlez gastronomie, est-ce que néanmoins, à ce stade, puisque des licenciements risquent de se profiler à la rentrée dans le pays, vous ne devez pas préparer les Français et également des dispositions pour éviter que, justement, les Français ne mangent leur pain noir ? Vous savez, nous vivons dans l'actualité quotidienne, parfois même moins que quotidienne, je dirais vous et moi réunis. Je pense qu'il faut qu'on fasse attention à une chose.

Ça fait quand même des mois, plus d'une année, que nos concitoyens vivent une période qui est très difficile. Gardons-nous de multiplier les mauvaises nouvelles tout le temps. Je pense que ce que l'on est en train de vivre, les Françaises et les Français y ont droit parce qu'ils ont été prudents, ils se sont battus.

Nos soignants se sont battus pour justement pouvoir tenir. On s'est battu pour organiser la vaccination, on a fait des efforts. Je pense qu'il ne faut pas commencer à se faire peur avec ce qui peut advenir ou pas dans des mois et des mois, sinon on devient tous collectivement fous ou névrosés.

Moi je ne fais pas partie de celles et ceux qui pensent que le pire sur le front de l'emploi arrive. Je l'ai dit il y a maintenant un an, nous aurons des secteurs qui seront en effet malmenés sur le plan de l'emploi mais, parce que la nation a fait aussi le choix de préserver l'emploi en temps de crise, je pense qu'on peut regarder la période qui est devant nous avec une forme d'optimisme lucide. Ce serait faux de dire que, dans le secteur de la restauration ou du tourisme, on va vers des licenciements.

Faux. Si nous n'avions pas aidé, comme certains de nos voisins ou d'autres pays dans le monde, vous auriez aujourd'hui des licenciements massifs. Mais nous avons investi.

Nous avons accompagné des femmes et des hommes courageuses et courageux qui ne comptent pas leurs heures et donc il n'y aura pas de licenciements dans ce secteur. Il faut simplement que, justement, là où il peut y avoir des industries qui sont plus fragiles, des secteurs plus en difficulté, on puisse réorienter, reformer nos concitoyens pour qu'ils aillent vers ces opportunités. Mais je ne crois pas dire qu'on aille vers le sombre.

Je pense que la période qui s'ouvre est une période qu'on doit vraiment regarder avec cet optimisme, cette capacité à nous organiser, à nous tenir tous ensemble, à créer le maximum d'emplois et à consolider les secteurs qui sont aujourd'hui en train de se réouvrir. Vous pouvez promettre aux Français qu'il n'y aura pas de période d'austérité ? Vous pouvez vous engager là-dessus ?

D'abord la France, je tiens à le dire, y compris pour mes prédécesseurs, je pense qu'il faut qu'on regarde les choses, la France n'a jamais connu ce qu'on appelle une période d'austérité à l'échelle de l'Europe. La Grèce et l'Espagne ont connu des périodes d'austérité, c'est-à-dire des périodes où on baisse le niveau des retraites, des périodes où il y a vraiment des licenciements massifs dans le secteur public etc. Nous n'avons jamais vécu cela, même au moment de la crise de 2008-2010.

Il y a eu des moments très durs mais je pense qu'il faut qu'on sache raison garder et nous comparer avec le reste du monde. Ce que je peux vous dire c'est que, si nous sommes tous mobilisés, organisés, patriotes, responsables, c'est-à-dire que si on regarde qu'à chaque fois qu'on veut avoir un droit il y a d'abord un devoir, alors nous pouvons sereinement regarder notre avenir parce que nous avons des savoir-faire, parce que nous avons de la force dans notre agriculture, dans notre industrie et dans nos secteurs économiques. Et donc je peux vraiment m'engager auprès de vous, vous dire que, parce que la nation a investi, nous pouvons sortir de cette crise plus forts et nous allons d'ailleurs continuer à investir, c'est aussi l'objet de ces consultations que je fais, de ces écoutes, c'est de voir aussi dans quel secteur on a des potentialités de rebond pour investir encore plus massivement.

Monsieur le Président, quelle réponse apportez-vous aux différents propos de Jean-Luc Mélenchon, et notamment sur la panne des numéros d'urgence derrière laquelle il voit la main de l'État ? Et, parallèlement, est-ce que vous lui apportez votre soutien après la vidéo qui a ciblé ses sympathisants, parfois même menacés de mort ? Je ne ferai aucun commentaire politique.

Je n'ai pas envie de rentrer dans ce jeu du commentaire incessant. Je pense simplement que la vie démocratique a besoin de calme et de respect de la part de tout le monde, des responsables politiques comme des concitoyens. Dans la démocratie, les oppositions peuvent s'exprimer librement dans la rue, dans la presse, à la télévision et elles s'expriment ensuite à échéances régulières dans les urnes.

La contrepartie de cela, c'est la fin de la violence et de la haine. Si la haine et la violence reviennent, elles fragilisent une seule chose, c'est la démocratie. Et donc j'appelle tout le monde au respect et au calme.

Et surtout, aujourd'hui, les Françaises et les Français ont besoin d'autre chose. Je le redis, ils sont fatigués de la crise et des mauvaises nouvelles. Ils ont envie de se remettre au travail à plein.

Ils ont envie de construire leur vie et d'avancer. Ils ont envie de construire les projets de leur famille et de leurs enfants et ils ont envie de retrouver le travail, pour tous ceux qui avaient été tenus loin de celui-ci. Il faut qu'on soit dans le temps de la vie de la nation.

C'est celui de l'ambition lucide, c'est celui du réengagement, c'est celui de la volonté et de ces retrouvailles avec l'art de vivre à la française. Vous l'avez vous-même évoqué, dans le Lot la semaine dernière, le Conseil d'orientation des retraites dans son dernier rapport révélé ce matin par France Inter, laisse entrevoir une trajectoire qui est meilleure que prévu, avec un déficit moins important que redouté et un retour à l'équilibre au milieu des années 2030. Est-ce que vous estimez, compte-tenu de cela, que la réforme des retraites est toujours indispensable ?

D'abord j'ai répondu à une question la semaine dernière, parce que je suis courtois comme je fais avec vous aujourd'hui, je n'ai pas mis ce sujet dans l'air. Je vous redis ce que j'ai dit, à horizon des années à venir le sujet des retraites existe pour notre pays et on ne va pas dire, comme diraient les enfants, que c'est moins pire que prévu. C'est quand même très mauvais et il y a un déficit de plusieurs milliards d'euros.

Est-ce qu'on peut le laisser à nos enfants ? Non. Est-ce que c'est la priorité du moment ?

Est-ce que c'est mon objectif de cette semaine ? Non. Mon objectif de cette semaine, c'est rouvrir en bon ordre la vie économique de notre pays, accompagner justement cette reprise, avoir de l'ambition partout, et c'est l'emploi.

L'emploi, l'emploi et la reconquête industrielle. Ces choses, tous les débats sont légitimes et ils viendront en temps voulu. Je pense que notre rôle, chacun là où nous sommes, à vous et à moi, c'est de ne pas les confondre parce que sinon ça fait de la mauvaise cuisine.

On confond tous les ingrédients en même temps. Ils peuvent être délicieux pris séparément, si on les confond tous ça ne marche pas. Les Françaises et les Français sont au temps de la réouverture, retrouver les restaurants, du travail et de l'emploi, et c'est ça la priorité du moment.

Il y a une discothèque, à côté de ce restaurant, qui a mis une grande banderole " Pensez à nous "...

Pour les discothèques, rendez-vous le 21 juin, avec moi.