Violences conjugales en ruralité, la double peine
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Défensif 90 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Chiffre
« Une femme sur dix est victime de violences conjugales et une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et [Musique] 1 la délégation aux droits des femmes du sénat consacre un rapport à la situation des femmes en zone rurale une partie des travaux est consacré aux violences conjugales marie pierre monnier est l'une des huit rapporteurs plus d'un an après la clôture le 25 novembre 2019 et grenelle de lutte contre les violences la question se pose de savoir si les territoires ruraux et leurs spécificités ont été suffisamment pris en compte et si la dynamique impulsée par le gouvernement elles suffisantes pour impacter durablement les politiques de lutte contre les violences en milieu rural des femmes résidant en zones rurales sont moins représentées sur la ligne des coupes nationales et lorsqu'elles appellent elles décrivent des moyens contrôle particulier par exemple l'interdiction d'utiliser le véhicule ou le contrôle du kilométrage malgré tout tout se sait et c'est ce qui m'a vraiment mais choqués d'un cette table ronde là c'est le chiffre de 50% de féminicide en france qui ont lieu dans les territoires ont alors que c'est 31 % de la population qui habite qu'au fond ces violences c'est un angle mort ça n'a pas été assez abordé et la spécificité des territoires ruraux n'a pas été prise en compte entre autres dans les grenelles sa pointe aussi un manque de moyens pour les femmes en zone rurale au fond c'est une double violence [Musique] 1 depuis qu'elle a été élue sénatrice de la drôme en 2014 marie pierre mony reçoit de nombreux témoignages de victimes de violences un phénomène dont elle ne soupçonnait pas l'ampleur sur son territoire le fait que je me sois mobiliser là dessus ça a fait que petit à petit j'ai été identifiés comme occupant de ce sujet de violences faites aux femmes sur mon territoire et donc inévitablement j'ai eu des tas d'appels à l'aide de certaines cette semaine j'ai eu quatre contacts quatre femmes que j'avais déjà rencontré une c'est un peu particulier c'est une élue qui un jour quand j'ai rencontré dans sa commune m'a fait écouter un enregistrement en disant est ce que ça pour vous ça veut dire que cette femme est victime de violence cette femme s'était m mais j'ai dit bien sûr la sénatrice rencontre ce jour-là une victime qui a subi des violences pendant 16 ans sortir du silence dans un village de 60 habitants a été pour elle une épreuve c'est vous qui avez fait ça oui une étape de décision ce que choisit aujourd'hui pour ma vie à tous le respect l'amour et tout va bien voilà le 8 mars dernier isabelle a pris la parole en public pour raconter son histoire je rentre pas un podcast qui retrace à ce que vous avez fait le v mars est-ce que vous pouvez nous en parler je savais qu'il y avait un rassemblement qui avait lieu dans la petite ville à 30 km de chez moi et je savais qu'il y avait un micro de disponible pour des prises de paroles ouverte et donc j'ai écrit un texte titré du tabou sociétal des violences conjugales et familiales le 6 janvier 2020 j'ai porté plainte pour violence conjugale entre l'homme qui a été mon compagnon pendant 16 ans et qui est le père de mes trois enfants ça a été un grand moment pour moi parce que ça a été témoigné à visage découvert et en fait après mon dépôt de plainte j'ai entendu les ouï-dire qui circulent en milieu rural du genre non mais tu te rends compte et a porté plainte comment il va faire pour retrouver une nouvelle nana non mais tu te rends compte c'est quand même le père de ces gamins et là je me suis dit il ya un vrai problème il ya eu donc ces années terribles ce que vous avez réussi à faire à vous extraire et à essayer de reconstruire votre vie mais ce que je trouve extraordinaire c'est non seulement la façon dont vous en parlait dans vous allez analyser la situation quand vous êtes arrivé à vous en sortir mais aussi comme vous l'avez dit doser le dire parce que c'est pas toutes les femmes qui ont été victimes de violence qui osent aller sur la place publique 6,1 depuis quand il m'arrive d'aller en ville faire mes courses il ya des personnes que je ne connais absolument pas qu'ils viennent me voir qui me remercient pour cette prise de parole voir qui me confient leur histoire passée ou présente l'histoire de leur soeur de leur mère de leur cousine donc pour moi c c c'est vraiment embêtant parce que oui tout à fait mais tout a libéré la parole vous avez libérer votre parole vous expliquer que c'est important pour vous mais c'est important pour toutes les femmes qui sont encore dans le silence qui sont parfois encore dans le déni de plus en plus nous n'aurons plus peur nous sommes les femmes qui marchent debout [Musique] [Applaudissements] le village de miscou habite isabelle est situé au coeur du diois dans le sud de la drôme où la quasi totalité des communes ont moins de 1000 habitants valence ville la plus proche est à 60 km en ruralité la mobilité c'est vraiment le sujet parce que on est là on est dans un endroit magnifique un cadre de vie exceptionnel mais par contre on est un peu loin des services publics il faut avoir une voiture les moyens de se le payer et ça veut dire qu'on va se déplacer pour tous pour les courses comme pour les soins ça veut dire aussi que si elle veut le porter plainte il faut qu'elles se déplacent à la gendarmerie donc tout ça ça rajoute c'est un peu une double peine pour les femmes qui sont en réalité par rapport à d'autres qui sont en urbain face au manque de structures c'est le tissu associatif qui prend le relais dans la prise en charge des victimes les femmes nous nous parle par exemple très souvent soir soit les enfants sont couchés sans pousser plus propice souvent à caractère urgent on l'entend dans la voix et puis elles ont un tel sentiment de honte qu'elle ne fréquente plus personne autour d'elle les cas de violences se multiplient françoise marc a décidé de co fondé en 2020 une association d'aidé aux victimes cette disponibilité ses précieux je pense pour les femmes parce que souvent c'est difficile pour elle d'appeler la saison ça peut se permettre des semaines voire des mois avant avant qu'elle se décide dans la petite ville de 10 aucun lieu de permet d'accueillir les femmes dans l'urgence il existe bien des permanences mensuelles avec un juriste à valence mais la distance et le fait de devoir prendre rendez vous décourage beaucoup de femmes la plupart des femmes qu'on accompagne elles sont pas prêtes à aller déposer plainte c'est une étape lointaine et hypothétique de leur parcours et à ce moment là ça sera très bien les juristes des associations des deux victimes mais non nous nous relayons les conforte déjà dans les petits pas qu'elles font sans aller encore en justice et elles n'iront peut-être pas c'est pas indispensable c'est très coûteux d'aller en justice sur le plan psychosocial et psychologique donc c'est vraiment elle qui prennent les décisions nous on sait que ça va prendre du temps et on vise l'or en vises leur mieux mieux être mais immédiat avec un budget annuel de 200 euros difficile de louer un local alors elle reçoit les femmes chez elle [Applaudissements] en pleine procédure judiciaire sept victimes que nous appellerons sahara ne s'exprimera pas sous sa véritable identité ça avance donc il va être entendu là dans les shows qui dans quelques jours moi je suis un des performances et on a discuté vous étiez encore très très mal vous étiez encore je pense dans la dépression mais vous vous étiez comme une terre cpt a soif est en fait le peu que je disais ça vous parle j'avais besoin de dire stop le truc c'est que c'est ce qui fait hésiter aussi d'aller porter plainte c'est le fait de ne pas être entouré le fait d'être peut-être mal reçue à la gendarmerie pas cru il faille se justifier sur des choses que l'on a vraiment envie que l'extérieur mais aussi le fait que ça se sera peut être classée sans suite et ça en dit mais à quoi bon quand vous avez besoin de petites d'information et puis effectivement d'orientation vers des professionnels sélectionnés mais c'est vraiment un travail intérieur vous avez fait c'est des dossiers qu'il touche plein de choses le problème c'est que c'est un peu le parcours du combattant parce que une personne vous renvoie vers une autre personne c'est bien d'avoir quelqu'un qui fait le lien avec tout ça ce que fait votre association je sais pas si j'aurai la force d'aller déposer plainte et quand bien même j'y serai peut-être à l'élément dans les poches entre guillemets et sans sens sans rien sans attestation pas préparé et je pense que ça aurait pas donné grand chose en zone rurale seulement 12% des femmes pousse la porte d'une gendarmerie contre 36% en ville a dit l'accueil s'est améliorée mais comme partout les plaintes ont augmenté dans la drôme avec le confinement lorsqu'une personne se présente pour déposer plainte donc elle est reçue ici par le chargé d'accueil s'il s'agit de violences conjugales contrairement à l'an passé où la plainte s'étaient recueillis ici comme vous pouvez le voir la confidentialité n'est pas exceptionnel allez maintenant prise en charge est accompagné dans un bureau plus à l'écart ou honte aux procédés son audition en toute confidentialité pour lionel gracia cette confidentialité est primordial en zone rurale il est le référent violences conjugales de la brigade et joue un rôle de premier plan on les installe sur cette chaise dans un premier temps il ya une phase d'écouté où elle nous relate les faits d' entre les gens et des victimes il pouvait arriver qu'on renvoie chez elle une femme venue porter plainte sans certificat médical ou 100 marques de coups sur le visage des lacunes qui font partie du passé assure le gendarme c'est l'investissement refuser dépose plainte on va faire un renseignement judiciaire avec rechute dépôt de plainte qu'on va transmettre au procureur mais qui peut nous demander de procéder à l' enquête malgré tout et si la victime accepte de déposer plainte on ouvre une enquête tout simplement on leur conseille vivement de déposer plainte aussi parce que le je pense que pour leur construction c'est important de pouvoir exercer ses droits de victime est d'avoir accès aux droits de la victime je pense que c'est important lionel gracia en est convaincu il faut proposer autre chose qu'un numéro de procédure pour mieux accompagner ces femmes c'est primordial d'être formés et de comprendre la psychologie de ses victimes on marche souvent sur des oeufs on essaye d'établir un lien de confiance de comprendre pourquoi ils réagissent comme ça pourquoi elle retourne assez régulièrement auprès de leurs auteurs pourquoi parfois les défendre lorsqu'on intervient elles prennent la défense de l'auteur alors qu'elle nous demande de venir intervenir mais voilà ces personnes qui sont souvent prises et ça c'est pas évident de le savoir si on n'est pas formé à ça ils sont une quarantaine de gendarmes de tous grades de différentes unités de la drôme en formation ce jour là l'objectif est de former tous les gardiens de la paix du département c'est l'une des mesures fortes du grenelle contre les violences conjugales nous allons passer plus de six heures ensemble pour une formation à la prise en compte des violences intra familiales sujet grave gravissime l'actualité nous le rappelle tous les jours quasiment un des féminicides donner des outils aux gendarmes pour mieux reconnaître les violences et comprendre leur impact psychologique il va mener tombe il taclé ma cuisse si je ne fais qu à davantage de l'année sera jamais non il va nous tue c'est pas tous dupes et des enfants et dans la même phrase il va me dire je t'aime personne ne démarre à me regarder moche et ça c'est le prix vous allez voir que pour une personne comme ça faire là les forts parce qu'il s'agit vraiment d'un effort de venir se confier à un gendarme pour dire qu'elle est violente et ça nécessite du courage il faut le respecter il faut le prendre en compte dès le départ et donc votre attitude au moment de cet accueil de cette première prise de contacts qu'elle soit à l'unité ou parfois en intervention sera déterminante pour la poursuite de l' enquête vous devez impérativement avoir la confiance de cette personne vous êtes neutre vous êtes là pour traduire des éléments objectifs aux magistrats pour lui permettre d'entrer en voie de condamnation ça c'est les fondements notre métier fournir aussi des clés pour améliorer le recueil de la plainte et faire en sorte qu'elles aboutissent bien au parquet car pour les victimes ce n'est pas évident d'année des preuves l'audition de la victime est certes très importante mais le gendarme l'enquêteur s'attache également à essayer d'obtenir des témoignages pour corroborer lorsqu'on est dans un milieu familial avec des enfants les enfants aussi seront associés participeront à lenquête avec des moyens adaptés vous savez qu'on a des enquêteurs qui sont formés à la prise en charge est allé aux auditions de mineurs donc en fonction de l'âge de la victime on aura des personnels adapté qui vont essayer avec des mots simples de décrypter les situations la difficulté à préserver l'anonymat en milieu rural pèse aussi sur la libération de la parole un obstacle supplémentaire pour marie qu'il oblige encore aujourd'hui à ne pas donner son vrai prénom y'a pas sur le moment où je suis tombée enceinte les choses ont commencé à gagner dans le groupe je savais pas au fait comment m'en sortir par rapport à un cyclone de violence qui se répétait moi j'en pouvais plus au fait ce qui m'a fait déclencher en fait le départ c'est que je me disais mais notre enfant il subissait violence parce qu'en fait c'est il était témoin des violences et lorsqu'elles a porté plainte marie s'est senti plus isolé que jamais moi j' avais pas vraiment conscience que ça jusqu'ici mais le milieu rural c'est le village c'est tout le monde se connaît et à passer en mauges est énoncée à plusieurs personnes de mon entourage qu'on se séparer et que j'avais en fait subi des violences et bains ni personne à qui j'en ai parlé elles n'ont pu adresser la parole j'ai pu contact avec elle je pensais qu'en en parlant à des personnes que je connaissais au contraire j'allais recevoir un soutien on allait au contraire peut-être est tous là pour moi reflète et ça a été complètement contraire donc ça a été vraiment extrêmement dur e une fois que les victimes commencent à parler il n'y a souvent pas de retour en arrière et c'est à ce moment là qu'elles sont le plus en danger n'oublions pas qu'une femme qui est victime de violence risque si elle restée chez elle au moment où elle part c'est là le plus souvent que ça se passe ça peut aller jusqu'aux féminicide elle risque sa vie donc c'est important justement de pouvoir l'extraire quand elles ont décidé de franchir le cap et de et d'arrêter ces violences et donc de partir de chez elle pour recevoir pas mal à la permanence c'est compliqué de trouver un lieu j'en ai même une et qui m'a appelé à quinze jours qu'ils savaient plus comment faire les termes pleurs au téléphone parce que le savez pas où aller et les places ne sont pas si nombreuses que ça neuf maisons de bénévoles offrent un refuge temporaire aux femmes qui ont quitté leur domicile vanessa perez coordonne cette initiative soutenue par le département votre réseau et créer de people c'est ça depuis août 2019 du coup la mise en place du réseau d'accueil ce qu elle est dense et un accueil qui se fait au sein de sa muse voilà des parties du vécu sans nuage effectivement dans l'accueil des femmes victimes de violence alors soit seul soit avec leurs enfants voilà pour les accueillir au moment de leur départ on n'a pas effectivement pu développer d'autres types d'accueil dans appartenant notamment d'urgence le grenelle nous annoncer mille places d'accueil mois concrètement drôme franchement depuis 2010 neigeux je ne les vois pas le besoin est toujours aussi important on entend que c'est vraiment la grande cause du quinquennat la cause des femmes mais concrètement sur le terrain pour le moment les moyennes on ne les voit pas donc madame monnier on va aller rencontrer un couple d'accueillant du réseau d'accueil citoyens donc c'est important que le lieu restent à doni mékong ardossi leur anonymat voilà pour les protéger mais aussi pour protéger les femmes qu'ils accueillent avec les enfants pour paquet représailles de risques voilà un concernant l'auteur rejoint je veux lui mange [Musique] merci de nous recevoir ce couple de retraités accueil des victimes depuis un an pour eux les moyens accordés par l'état ne sont pas à la hauteur lui plusieurs cas de violences conjugales sinon sur le village c'est vrai qu'on est on est dans un lieu assez désertique mais c'est sûr qu'il ya un déficit en lieux on en parlait avec vanessa n'est généralement elles sont pas nombreux acides et ses citoyens de se prévaloir tout à fait combien de femmes avec des enfants notamment accueilli cinq femmes ah oui déjà 3 qui avait deux enfants et deux qui n'avait pas d'enfant d'accord sur quelle durée il est à la vente alors le minimum c'était une quinzaine de jours et le maximum c'était un mois et demi deux mois je prends un oxymore manque on a réfléchi aux difficultés parfois les accueille des femmes victimes de violence à l'antenne que ce que ça implique de se retrouver seul dans un hôtel au moment d'un départ du domicile et qu'est-ce qu'on pouvait proposer d'autres une autre à c'est en activant fait pour accueillir les femmes une solution d'hébergement qui permet aux femmes d'être accompagnés dans leur reconstruction et limite le retour au domicile avec le conjoint violent [Musique] et puis pour le reste de la vie avec nous elles vivent partage la cuisine se baladant chambre quand elles ont vu de se balader à l'organiser moi ça va leur faire une bonne bouffée d'oxygène plus isolé encore une fois sorti du silence marie n'a pas été accompagné dans les différentes étapes de son parcours se sentant livrée à elle même elle a hésité plusieurs fois avant de déposer plainte un an après son dossier a été classé sans suite sans aucune enquête elle a décidé d'écrire au procureur de la république pour exprimer son désarroi cette décision de votre part d'un classement sans suite sans aucune enquête a été traumatisante je me suis sentie nié dans l'existence du phénomène de violence qui a pourtant porté atteinte à mes droits les plus fondamentaux à savoir le respect de mon intégrité physique c'est chic intellectuelle et morale un classement sans suite faute de preuves matérielles marie avait pourtant fourni des éléments dont l'attestation d'un témoin je souhaitais avoir une reconnaissance et [Musique] un espace pour réparer le préjudice heures qui a été fait reconnaître les faits reconnaître ce qui s'est passé c'est grave c'est répréhensible pour moi ça ça ça permet juste à l'auteur des faits de d'être confirmé dans sa posture de ce que tout est un peu tout va mieux en fait on peut continuer à la violence en fait c'est pas punis en france 80 % des plaintes pour violences sont classées sans suite pour françoise marre c'est bien le signe que la chaîne pénale est insuffisante un sujet qui revient fréquemment lors des réunions avec les autres intervenants de l'association d'aidé aux victimes leur priorité les aider à constituer un dossier solide car seulement 18 % des plaintes donne lieu à des investigations d'autant que dans les campagnes récolter des preuves est loin d'être évident comment mourir le dossier des éléments qui serviront aux femmes à passer le premier clanwar de quand elles vont faire un renseignement judiciaire encore plus une crainte que leur affaire soit prise au sérieux par le procureur que ça soit pas classé les éléments de preuve par exemple même le médecin il hésitera parce que il est là il à monsieur est il à madame dans sa classe sa patientèle beaucoup plus je pense qu'en visionnaire ou en ville on a nous on n'a pas trop le choix pour les pour le choix de ne pas trop le choix des soignants il ya eu les voisins je souhaite témoigner aussi quand on a un trou il aime ça c'est clair souvent ce salon qu'un des représailles en fait ce qui ressort de notre de nos échanges de manière vraiment frappante c'est la difficulté que ces femmes même avec notre elle des difficultés qu'ils ont à réunir les preuves des témoignages ont ce territoire rural parce que on ne sait pas les alliances que les auteurs font avec les voisins étaient même avec les amis quand c'est pas la famille il ya quand même beaucoup d'auteurs qui ne veulent pas se reconnaître responsable qui joue un jeu d'alliances pour se démarquer et même décrédibiliser la famille enfin les églises et voilà déstabiliser la femme et la rendre responsable de ce qui se passe mais là donc ça apprendra c'est aussi fondamentale interne une seule solution selon elle pour que les plaintes aboutissent donner des moyens à la justice que la france se dote de tribunaux spécialisés comme en espagne à peine plus de 10% des femmes déposent plainte et parmi celles qui dépose plainte à peine plus de 12 13% voient leur agresseur condamné donc ça continue dans le diois comme ailleurs avec le règne de l'impunité pour les auteurs nous croisons les hommes ils sont récidivistes dans les agressions mais ils sont tranquilles en milieu rural comme partout près de deux ans après le grenelle lancé par le gouvernement beaucoup dénoncent des lenteurs et un manque de financement alors qu'en france les chiffres ne bougent pas une femme sur dix est victime de violences conjugales et une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint actuel des femmes sont victimes de violences donc il ya urgence à faire quelque chose pour leur sauver la vie il faut vraiment s'attaquer à la racine et travailler pour qu'elle n'ait plus lieu plus pour qu'on ne se permettent plus d'être violents vis-à-vis des femmes et bien c'est reconnaître qu'elles sont légales des hommes et si on veut vraiment s'y atteler pour les supprimer si on veut vraiment en faire la grande cause du quinquennat est fausse monnaie les moyennes mais de travailler en amont c'est à dire c'est la prévention et c'est l'éducation c'est la société qu'il faut changer c'est le regard et la place qu'on donne aux femmes donc c'est un travail en profondeur t il faut des moyennes et dès le plus jeune âge [Musique] 2 2 [Musique]
Marie-pierre Monier