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AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 24 avril 2026 37 minContradictoireMixteBudget & impôtsÉconomie & entreprises

L’épargne des Français face à la crise

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 11 %Attaque 3 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 32:37InvitéFait
    « L'épargne moyenne est très faible. »
  • 32:43InvitéChiffre
    « Il y a 32-33 millions de Français qui sont soit titulaires d'un contrat d'assurance-vie, soit ils en sont bénéficiaires. »
  • 32:55InvitéChiffre
    « Sur une épargne globale en assurance-vie de 2200 milliards, divisé l'un par l'autre, et on obtient quoi ? »
  • 33:05InvitéChiffre
    « On obtient 62 000 euros. »

Temps de parole

  • Invité35 %
  • Invité 230 %
  • Présentateur19 %
  • Présentateur 27 %
  • Invité 35 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, France Inter, le 18-20, Eric Delvaux. Êtes-vous prêt à taper dans votre bas de laine pour ceux qui ont l'opportunité d'en avoir un face au prix des carburants toujours plus haut et l'incertitude sur l'inflation à venir ? Question ce soir sur votre épargne. Quelles habitudes avez-vous déjà changées depuis le début de cette guerre en Iran ? Quels sont vos premiers sacrifices pour contenir vos dépenses ? Ou à l'inverse, que souhaitez-vous sanctuariser parmi vos dépenses ? Ce soir, on va beaucoup parler du livret A, longtemps en valeur refuge des épargnants. Il est désormais boudé par les Français, lassé de la chute de son taux d'intérêt historiquement bas lui aussi.

Les Français se détournent donc du livret A au profit de l'assurance-vie. On verra dans quelle proportion tout à l'heure. Ce soir, il sera donc question de votre épargne. Eh bien, venez nous dire comment vous traversez cette longue séquence d'incertitude sur le coût de la vie. J'attends vos questions, vos témoignages. Appelez-nous, 01-45-24-7000 ou bien via l'appli Radio France. Le téléphone va sonner jusqu'à 20h. Le téléphone sonne, 01-45-24-7000. Avec un premier auditeur en ligne. Olivier, bonsoir. Vous nous appelez de Tours, soyez le bienvenu. On vous écoute.

1:27
Invité

Bonsoir Eric, bonsoir aux auditeurs et à vos invités. L'économie et les dépenses, vaste question actuellement. Et quand on baisse le taux du livret A, comme vous dites, forcément on le boute parce qu'il nous rapporte de moins en moins. Et on peut noter qu'on nous a incité à dépenser 2000 euros dans le courant de l'année dernière, de l'année passée, pour pouvoir relancer l'économie. Et en fait, moi ça m'a fait penser à quelque chose, une petite réflexion. C'était une comparaison avec une fable de La Fontaine qui est La cigale et la fourmi. Et dans laquelle, en fait, la cigale, elle a une vie rigolote et tout.

Mais Jean de La Fontaine nous fait bien comprendre que c'est la fourmi qui a raison d'économiser quand les temps sont durs pour pas se retrouver le bec dans l'eau comme la cigale. Et je trouvais ça très étrange qu'en fait, on nous fait repousser le désir d'économiser en enlevant le premier plan épargne des Français. On nous demande de piocher dedans pour relancer l'économie, mais pas pour nous dire préparez-vous, les temps sont durs. D'ailleurs, on voit, on a une nouvelle crise, l'essence qui remonte, qui remonte, qui remonte. Comment on fait si on crame toutes nos économies du jour au lendemain pour être résiléant, en fait ?

3:01
Présentateur

Eh bien, merci de ce témoignage. Merci beaucoup, Olivier. Je vais soumettre votre intervention à nos deux invités. Deux invités ce soir. Christian de Boissieu, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes vice-président du Cercle des économistes. Vous êtes professeur émérite à l'Université Paris 1, Panthéon, Sorbonne, dans ce sens-là, ça va mieux. Et puis Gérard Beckerman, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes président de l'affaire, l'association française d'épargne et de retraite. Vous êtes aussi le fondateur de la chaire finance de l'école de l'ESSEC. Notre auditeur, Gérard Beckerman, notre auditeur, nous parlait de ce livre. Oui. Mais j'aimerais bien lui répondre. Mais répondez-lui.

3:40
Invité

J'y vais. Bon, c'est très bien la référence à La Fontaine. La ségalée, la fourmi, et il a oublié le prince. Le prince, c'est qui ? C'est les autres. C'est le gouvernement. Le prince, c'est les élus de la République. Il n'y a pas de crise pour l'épargne. L'épargne, aujourd'hui, cher Olivier, c'est 6 800 milliards d'euros. C'est beaucoup. C'est le plus du double de notre dette publique. Il oublie le prince parce qu'il n'y a pas que la cigale et la fourmi. L'épargne, elle appartient aux épargnants. Le problème, c'est qu'il n'y a pas de crise de l'épargne. Nous épargnons beaucoup, tant mieux. Parce que l'épargne, elle est un réflexe existentiel.

Quand on consomme, on mange parce qu'on a faim, on boit parce qu'on a soif. Mais quand on épargne, on ne sait pas pourquoi. On sait qu'il y a une incertitude qui est dans les mains de notre prince, qui peut toujours légiférer, qui peut toujours, parce qu'il a la bougeotte fiscale, contrarier la nature des choses. Et il faudrait un code de l'épargne. Comme il y a un code de la route, on ne franchit pas les lignes blanches, on ne franchit pas les feux rouges, on s'arrête au stop. C'est ça qu'il manque à notre épargne.

Parce que les élus, trop d'élus de la République, pas tous, mais trop souvent, ils ont cette bougeotte à vouloir tout taxer, y compris la richesse, alors qu'il s'agit tout au contraire de créer un climat de confiance pour notre prospérité à tous.

5:18
Présentateur

Christian de Boissieu, pourquoi le gouvernement décide-t-il de baisser le taux du livret A ? Ça répond à quelle logique ?

5:25
Invité

Écoutez, il y a une formule qui n'est pas de moi, mais qui existe depuis quelques années, qui relie le taux du livret A au taux d'inflation et au taux d'intérêt à court terme. Bon, alors, si on a baissé en février le taux du livret A à 1,5, c'est parce que l'inflation avait baissé de manière significative par rapport au début 2025. Alors, il faut un peu calmer le débat, parce que la formule, elle joue dans les deux sens. Et je pense qu'avec les événements actuels, l'inflation va continuer à monter. En mars, en mars 2026, en France, sur 12 mois, l'inflation était à 1,7% sur un rythme annuel. Le mois d'avant, le mois d'avant en février, un mois avant, elle était à 0,9%.

En un mois, le taux d'inflation en France, en rythme annuel, a pratiquement doublé. Je pense que, vu l'évolution des prix de l'énergie et d'un certain nombre de matières premières, je pense que, j'allais dire, malheureusement, le taux d'inflation va continuer à accélérer. Et donc, le gouvernement, qui décide du taux du livret A en appliquant la formule ?

6:41
Présentateur

C'est la Banque de France, le gouverneur de la Banque de France.

6:42
Invité

C'est le ministre des Finances sur proposition du gouverneur de la Banque de France. C'est comme ça que ça se passe. Généralement, la proposition du gouverneur est acceptée. Elle est suivie. Donc, simplement, ce que je suis en train de vous dire, c'est que mon pari, c'est que le taux du livret A va remonter d'ici l'été. Il peut y avoir un petit décalage. Je répète, aujourd'hui, le taux du livret A est à 1,5%, alors que l'inflation, je vous l'ai dit en mars, est à 1,7%. C'est-à-dire que la rémunération réelle, c'est-à-dire après inflation, du livret A est légèrement négative. Mais je pense que ça va être corrigé.

Et j'ajoute, si vous voulez, le point fondamental, c'est que Gérard Becker-Amane disait, l'épargne, c'est bien, je suis d'accord, parce que l'épargne, ça sert à financer le développement, la croissance, l'investissement et l'emploi. C'est fondamental. Bon, en même temps, le fait, la situation actuelle en France comme dans d'autres pays, la suivante, le taux d'épargne est historiquement élevé. En moyenne, les Français épargnent 19% de leur revenu après impôt. Avant le Covid, on était à 15% pendant plusieurs années. Alors, il y a eu un pic avec le Covid, mais ça a retombé, mais on est encore à 19%. Et ça, c'est quoi ?

C'est la marque de la défiance vis-à-vis de l'avenir, vis-à-vis de l'incertitude. Donc, ce taux d'épargne élevé, c'est à la fois une bonne nouvelle et pas une très bonne nouvelle.

8:05
Présentateur

Gérard Beckerman, les Français épargnent donc de plus en plus. L'enveloppe globale, elle tourne autour de 6 600 milliards d'euros, je crois bien. Comment se répartisse cette épargne, d'ailleurs ? On dit souvent, c'est un tiers sur le compte bancaire, un tiers sur les assurances-vie et un tiers en détention d'actions d'entreprises. C'est toujours ces trois tiers qui tiennent l'accord ? C'est toujours vrai ?

8:31
Invité

Il y a une constance dans la répartition de l'épargne. Christian de Boissieu, que je salue, c'était mon meilleur collègue pendant des décennies et a tout à fait raison. Le taux d'épargne a fortement progressé. Ce qui est intéressant, c'est ce que vous soulignez, c'est-à-dire la structure, non pas la quantité, mais la qualité, la répartition de cette épargne. il y a une constance qui est les livrets, à peu près 480, près de 500 milliards d'euros. Il y a les comptes bancaires, les comptes à terme rémunérés, les actions et l'assurance-vie qui, à elles seules, représentent à peu près 2200 milliards d'euros.

Mais ce qui est intéressant, ce n'est pas tellement que le taux d'épargne monte, c'est le fait de s'intéresser à quoi sert tout cet argent, à quelle est la finalité sociale, civique, citoyenne de cette épargne. C'est une question que je voulais vous poser plus tard,

9:32
Présentateur

mais allons-y maintenant. À quoi sert l'argent ?

9:34
Invité

Non, on verra tout à l'heure, si vous voulez. On verra tout à l'heure. Mais je suis absolument d'accord avec Christian et avec ce que vous dites. La répartition est constante au cours du temps, relativement constante, même si l'assurance-vie continue de représenter le placement préféré des Français. Et ce n'est pas pour rien.

9:55
Présentateur

Magali est en ligne au Standard de France Inter. On vous écoute. Magali, bonsoir. Oui, allô, bonsoir. Vous êtes à l'antenne. Oui, alors j'avais écrit tout à l'heure, oui, sur WhatsApp. pour dire qu'en ce qui concerne notre famille, donc c'est juste un témoignage, on est donc une famille de quatre avec deux enfants. Et donc mon conjoint et moi-même avons un travail, donc deux salaires à la maison. Et pour ce qui nous concerne, pour l'instant, alors on est bien sûr un petit peu impactés par le coût de l'essence, du carburant. pour les dernières vacances, on avait déjà prévu nos vacances, notre tout petit séjour à Pâques. Donc on y est quand même allé en voiture.

Après, je pense que les premières économiques que nous allons faire, ça concernera plutôt les dépenses du quotidien. et puis... Alors on vous a perdu, Magali, vous étiez en train de nous dire qu'effectivement, le coût de l'énergie et ses hausses successives, notamment du carburant, avaient forcément un impact sur le revenu du foyer. Christian de Boissio, on a bien compris que les Français, une partie des Français, devaient commencer à serrer la ceinture.

11:16
Invité

On l'a dit, Gérard et moi, nous l'avons dit, rappelez, le taux d'épargne des Français est élevé, en moyenne. Si vous êtes au SMIC, vous n'épargnez pas. Je dis en moyenne, c'est des raisonnements forcément en moyenne. C'est-à-dire que plus on est riche, plus on épargne. Voilà, non, non, c'est ce que je suis en train de dire. Quand vous êtes au SMIC, vous n'épargnez pas beaucoup, vous consommez tout. Simplement, ce que dit cette dame, on le retrouve dans les chiffres globaux. Vous l'avez à nouveau à l'antenne, non ? Je ne veux pas parler pour elle, mais ce qu'elle dit, c'est qu'aujourd'hui, c'est plutôt la consommation qui trinque que l'épargne.

Bon, et le pouvoir d'achat, avec la relance de l'inflation, le pouvoir d'achat va baisser parce que les salaires vont mettre du temps à s'ajuster et donc, cette baisse du pouvoir d'achat, elle va se retrouver dans différents postes de consommation avec des arbitrages qui vont être très difficiles pour beaucoup de ménages français et pas uniquement ceux qui sont en bas de l'échelle ou dans les classes moyennes. Il va y avoir des arbitrages compliqués. Vous avez vu, comme moi, les premières indications sur le tourisme, les Français disent qu'ils ne vont pas partir... Ils vont partir moins loin.

Voilà, parce que derrière la hausse des prix de l'énergie, vous avez une augmentation du coût des transports. Regardez ce qui se passe dans l'aérien. C'est la même chose dans le ferroviaire, etc.

12:33
Présentateur

Oui. Gérard Beckerman, avant la séquence Covid, les Français épargnaient en moyenne 14% de leurs revenus. Aujourd'hui, ce taux, il est passé à combien ? Aujourd'hui, ça a augmenté encore ?

12:46
Invité

19. 19. 19%. 19% du revenu. Mais, vous savez, cette auditrice qui a posé, Magali, qui vient de poser une question, c'est très intéressant. Moi, je voulais lui poser une autre question. vos vacances que vous allez écourter parce que le pouvoir d'achat n'est plus préservé, eh bien, vous allez les financer comment ? Eh bien, par l'épargne. Et c'est ça qui est un élément nouveau. Vous vous adressez à Magali,

13:14
Présentateur

on l'a retrouvé, on va vous reprendre, Gérard Beckerman, mais Magali est revenue à l'antenne de France Inter. Vos vacances s'écourter, vous allez les financer comment ? Demandez Gérard Beckerman. Oui, alors, le tout petit séjour, je ne sais pas où on a coupé, mais le tout petit séjour qu'on avait fait à Pâques, bon, c'était sur trois jours, pas très loin de chez nous. Donc là, on a dépensé normalement. Bon, on avait des chèques vacances, il faut dire, donc on a utilisé ça. Et puis, ensuite, là, pour cet été, de toute façon, ça faisait un moment qu'on ne faisait pas des vacances. Enfin, ça reste des vacances honorables pour nous, mais on partait, en général, 15 jours dans l'été.

Donc là, on va de nouveau partir en Bretagne avec les enfants. Alors malheureusement, des fois, on a fait des séjours un peu plus proches. Donc là, c'est vrai que ça va nous coûter en carburant. Et je pense que, pour l'instant, enfin, nous, dans notre situation, en tout cas, on est des gens qui épargnons pas mal, mais on a déjà payé la maison, par exemple, si vous voulez. Donc, c'est vrai que ça ne va pas nous coûter de payer, enfin, de rester dans cette location. Le CEO de l'entreprise de mon mari va en prendre une partie en charge. Donc, en fait, c'est les dépenses sur place qui vont être plus réduites. On va cuisiner tous les jours, on va pas aller au resto, voilà.

on va faire des petites activités qui ne coûtent rien quand on sera sur place ou qui coûtent moins cher. Ça sera ça, la différence par rapport à l'an dernier. Et puis, comme je l'écrivais, nos économies, nous, on préfère voir à long terme et puis, peut-être à terme, investir dans autre chose que des voitures puisqu'il va falloir passer à autre chose de toute façon un jour. Merci de ce témoignage, Magali. Gérard Beckerman, ce que nous dit Magali, c'est qu'elle veut voir à long terme.

15:04
Invité

Je m'associe à tout ce que dit Magali parce que de quoi s'agit-il finalement ? Si on veut que l'épargne ait un rôle pour nous permettre, comme Magali, comme M. Olivier juste avant elle, de faire face aux aléas de la vie car ce qu'ils font de l'assurance-vie, c'est l'aléa. Eh bien, je dirais, raison de plus pour que nos députés se calment, pour que nos députés cessent de considérer l'assurance-vie comme une épargne improductive. Il n'y a pas plus productif que l'assurance-vie. Pourquoi ?

Parce qu'elle finance 600 milliards d'obligations pour les États et donc si on veut la taxer, on va taxer les routes, on va taxer les voyages de Magali, on va taxer les ponts, la justice, la défense du territoire, l'éducation, on va taxer tout ça et on ne veut pas de cela. Donc, nous disons à ces députés cessez votre bougeotte fiscale, nous voulons la stabilité des règles. C'est ça qui est fondamental.

Et j'ajoute que l'assurance-vie, elle n'est pas altruiste uniquement vis-à-vis de l'État, à part les emprunts publics, elle l'est également vis-à-vis des PME, de l'emploi, de la jeunesse, des entreprises qui créent de la richesse, 600 milliards autres sont consacrés aujourd'hui par l'assurance-vie pour l'économie réelle. Vous faites la promotion de l'assurance-vie

16:33
Présentateur

pour être tout à fait transparent, je crois que l'Association Française d'Épargne et de Retraite est à côté d'une banque me semble-t-il. Ça joue peut-être un peu dans votre discours.

16:47
Invité

On est indépendant. C'est une association qui fédère près de 800 000 adhérents. Nous sommes totalement indépendants. Nous ne sommes pas une compagnie d'assurance. Nous ne sommes pas une banque. On est mieux. Nous sommes des assurés. Merci. Nous sommes des assurés. Et surtout, nous avons une vision. Et c'est quoi cette vision ? Notre argent, pour ne parler que de l'affaire, nous avons à peu près 60 milliards d'euros. À quoi ça sert ? Gérard Beckham,

17:15
Présentateur

on est obligé de partager la parole. Et donc, je suis obligé de vous couper un peu violemment. Pardon, Gérard Beckham, mais on distribue la parole. Christian de Boissieu.

17:25
Invité

Par rapport à ce que disait Magali, bon, elle est dans une position tant mieux pour elle. Son ménage où elle a financé ses vacances, d'abord en faisant des économies et deuxièmement en tirant éventuellement sur son épargne. Mais je pense qu'il y a pas mal de Français qui vont financer leurs vacances en s'endettant. Et que derrière ce que nous sommes en train de discuter, il y a l'évolution de l'endettement des ménages dans un contexte où les taux d'intérêt ont monté. Ça, c'est lié à l'inflation aussi. Et donc, il va falloir surveiller ce qui se passe globalement et aussi, j'allais dire, en regardant clairement l'évolution de la dette des ménages.

Parce que, je me souviens, il y a quelques années, quand la situation économique et financière était plus facile, il y avait déjà des ménages dont on disait qu'ils partaient au sport d'hiver grâce à des crédits bancaires que vous vous souvenez. Donc là, dans le contexte actuel, ça risque aussi d'être un levier. Et je voudrais terminer, alors je ne sais pas si on l'aborde maintenant, mais Gérard Beckermade l'a un peu abordé. On a plus de, vous l'avez dit, plus de 6 000 milliards d'épargne des ménages en France. bon, une partie importante, je ne parle pas de l'assurance-vie, je parle du REC, je parle des livrets A, des autres livrets, etc.

Une partie importante se présente sous forme liquide ou à court terme. Le livret A, il n'y a rien de plus liquide. Bon, même si ça sert à financer en grande partie le logement social via la Caisse des dépôts et consignations. Je dis simplement que le problème, nous avons en France un problème de tuyauterie. Excusez-moi de parler comme ça. Je veux dire par là qu'il y a de l'épargne et une partie importante est liquide ou à court terme, pas l'assurance-vie mais d'autres composantes et nous avons besoin de financer du long terme. Nous avons besoin de financer la transition énergétique et écologique. Nous avons besoin de financer l'augmentation des dépenses de défense.

Nous avons besoin de financer un certain nombre d'infrastructures. Donc, le problème, un des problèmes centraux en France et dans d'autres pays européens, c'est aborder ce problème de tuyauterie. Est-ce qu'on a les bons instruments financiers ? Vous avez vu comme moi qu'on crée, par exemple, des produits pour attirer de l'épargne vers la défense. Ce n'est pas très efficace. C'est un souhait du gouvernement. On a créé, il y a deux ans, un produit pour les jeunes de moins de 21 ans pour financer la transition énergétique. Le plan à venir, etc. Le plan à venir climat. Cette épargne fléchée, elle ne donne pas toujours les résultats qu'on pourrait espérer.

19:54
Présentateur

Vous avez pensé quoi ? les appels du pied du gouvernement qui commencent à dire tiens, il faudrait peut-être que les Français commencent à s'intéresser dans leur épargne, à financer ce qui ressemble à un effort de guerre. Vous avez ça

20:06
Invité

dans vos tablettes aussi ? Vous avez pensé à l'histoire, à notre expérience passée au moment des deux guerres mondiales, mais je dis qu'on n'en est pas là, heureusement. Je vous dis, la Banque publique d'investissement a lancé un fonds des fonds. La BPI, oui. La BPI, on va voir ce que ça donne, mais le rendement peut être intéressant, mais le problème, c'est qu'on demande aux gens de bloquer pendant plusieurs années. Or, les épargnants, moi, j'en fais partie comme les autres, je suis un épargnant comme les autres, je veux dire, on est intéressé par le rendement, on est intéressé par la sécurité de notre épargne, on est intéressé par la liquidité.

Et si vous mettez votre argent bloqué pendant des années, c'est aussi, le PER, le plan d'épargne retraite, il a du succès, mais les avantages fiscaux, ça marche que si vous bloquez pendant un certain temps.

20:56
Présentateur

Et vous, chers auditeurs, en ces temps d'incertitude économique, comment envisagez-vous l'épargne ? On en parle jusqu'à 20h. France Inter, le téléphone somme. On est avec Fabrice, non, Patrice, Patrice est en ligne. Bonsoir Patrice. Bonsoir. On vous écoute.

21:15
Invité

Alors voilà, depuis plusieurs années, j'ai constaté que le gouvernement a torpillé l'épargne-logement, que ce soit compte-épargne-logement ou plan-épargne-logement. Moi, autrefois, j'utilisais beaucoup ça pour pouvoir acquérir un logement ou faire des travaux, mais maintenant, je constate que les taux ont beaucoup baissé, le rendement est très faible, la taxation s'est rajoutée par-dessus avec les prélèvements sociaux et compagnie. Et donc, les prêts qu'on peut faire ne sont pas tellement intéressants par rapport à autrefois, alors qu'au contraire, il faudrait favoriser ce dispositif pour que les ménages puissent entamer des travaux de rénovation énergétique.

là, franchement, on se tire une balle dans le pied, quoi.

21:59
Présentateur

C'est d'actualité, cette rénovation. Gérard Beckerman, le gouvernement, il a donc affaibli l'épargne-logement en même temps que la taxation a augmenté ?

22:12
Invité

Tout cela, il a raison, l'auditeur, tout cela, c'est la même chose. Il faut avoir des règles et une stabilité dans ces règles. Et pour revenir sur votre idée de la contribution de l'épargne à la guerre, moi, j'ai une position très claire, on a prouvé que l'épargne était citoyenne. Elle est très responsable. Si l'on veut, un jour, quoi, je ne sois pas du tout convaincu que les chars soviétiques arriveraient sur les Champs-Élysées, ça, c'est notre histoire. Mais à supposer que nous devions faire appel à l'épargne pour financer la paix, eh bien, je dis, pourquoi pas, mais il y a un prérequis. Et c'est quoi ce prérequis ?

Eh bien, je dis au gouvernement, vous aurez l'épargne pour la paix si vous, vous nous apportez la paix pour notre épargne. Et ce monsieur a raison. Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit qu'il a ouvert un pelle ou un sel, je ne sais plus très bien, et qu'aujourd'hui, il est contrarié parce qu'il ne peut pas l'utiliser comme il souhaitait. Pourquoi ? Parce qu'on a changé les règles en cours de route. C'est comme si on allait nous dire demain matin, vous pouvez passer au rouge ou vous pouvez francir la ligne blanche. ça devient fondamental et je dirais mais mieux constitutionnel.

Je ne peux pas entrer dans le détail que de graver dans le marbre des règles pour les pouvoirs publics afin que la stabilité nous permette et leur permette d'avoir la confiance dans l'épargne.

23:40
Présentateur

Gérard Beckerman, on a commencé à en parler tout à l'heure. L'argent déposé sur le livret A, par exemple, il finance quel type de projet ? La solidarité sociale, notamment ? Essentiellement,

23:50
Invité

il finance, Christian l'a dit, le logement social. C'est très vertueux le livret. Le livret A ? C'est très vertueux comme épargne. Il a été créé au tout début, je crois, en 1818. C'est une épargne qui est très populaire, près de 65 millions, 63 millions de Français détiennent un livret. C'est même nécessaire pour tous ceux qui ont des revenus très modestes et parfois qui n'en ont pas du tout pour une domiciliation. Donc, c'est une épargne et il faut s'inspirer de ce modèle qui a été valorisé au début par la Caisse des dépôts, par les caisses d'épargne et nous devrions nous en inspirer pour d'autres formes d'épargne aujourd'hui.

Et ce qui est fondamental, comme le livret qui finance le logement social parmi d'autres finalités, eh bien, il faut que les autres segments de l'épargne servent à des grandes missions publiques comme nous savons le faire.

24:54
Présentateur

Christian de Boissieu, face à toutes ces incertitudes économiques, se repose régulièrement à la question de la capitalisation. Introduire une part de capitalisation, est-ce qu'il faut le faire aujourd'hui en France

25:06
Invité

à vos yeux ? Écoutez, d'abord, il y en a déjà un petit peu. Je parlais du plan d'épargne retraite qui est une forme de capitalisation et puis vous avez des régimes. Moi, en tant que fonctionnaire, j'étais affilié et je suis affilié à la Préfonds. La Préfonds, c'est un régime qui fonctionne sur la capitalisation. Donc, on a deux ou trois fonds de pension. Le mot... Le mot fait peur. Il est même de ta mot. Non, mais c'est pour ça que... Fonds de pension américain, ça les fait tout le monde. Je le mets entre guillemets, si vous permettez. Bon, je pense que par rapport à la viabilité de notre système de retraite, il va falloir... On va forcément vers un système mixte.

Mais on va conserver le socle de répartition qui existe depuis le début de la sécurité sociale et du régime des retraites. Sauf que la pyramide d'âge est en train d'évoluer par la faveur. C'est la raison pour laquelle. C'est parce que le vieillissement de la population, etc., tout ça, ça fait qu'il va falloir une dose de capitalisation, augmenter la dose de capitalisation. Ne parlons pas de fonds de pension, parlons de ce qui existe déjà. Je répète, moi, je suis frappé du succès du plan d'épargne-retraite auprès des Français. Il y a l'avantage fiscal, mais il n'y a pas que ça.

Il y a des jeunes, aujourd'hui, qui souscrivent des plans d'épargne-retraite parce qu'ils voient loin, en quelque sorte. Vous ne voulez pas parler des fonds de pension américains parce que c'est un sujet tabou ? Non, ce n'est pas que je ne veux pas en parler, ça ne me pose pas de problème d'en parler. J'ai bien compris, mais vous ne voulez pas effrayer. Il ne faut pas... Voilà. C'est un mot un peu galvaudé.

26:35
Présentateur

C'est galvaudé, mais il y a la réalité. La réalité des fonds de pension américains, c'est que quand ils ont pris leur bonus, ils s'en vont, ils se retirent. Est-ce qu'on peut laisser la retraite des Français à des investisseurs capitalistes américains ?

26:47
Invité

Je suis en train de vous dire qu'il faut une dose de capi. J'ai dit le socle, le socle de régime de retraite doit rester la répartition. Je n'ai pas changé d'avis. Jean nous appelle de Poitiers.

27:02
Présentateur

Bonsoir, Jean.

27:03
Invité

Oui, bonsoir. On vous écoute. Alors, ce soir, j'ai l'impression qu'on parle de l'épargne des Français, mais est-ce qu'on parle de qu'est-ce qu'on veut faire de notre épargne ? Vous parlez d'épargne des ménages. Moi, je parlerais plutôt de l'épargne des individus parce qu'en fait, la courbe des âges passe. Et moi, autour de moi, j'ai plusieurs exemples de différentes façons d'épargner. J'ai des amis qui vont dans les crypto-monnaies et qui perdent régulièrement d'argent. Et j'en ai d'autres qui se sont lancés dans l'or, l'or physique, pas l'or papier, l'or physique, et qui, en un an, ont fait des plus-values ahurissantes, même assez incroyables.

Et ma question, en fait, elle est assez simple, c'est par rapport à l'individu qui épargne pour lui-même. Il y a une vision de l'État qui veut utiliser cette épargne. Est-ce que cette façon d'épargner une nouvelle crypto-monnaie hors physique n'est pas un moyen pour l'État de voir ses fonds s'échapper ?

28:00
Présentateur

Merci, merci beaucoup de ce témoignage. Je vais le soumettre à Gérard Beckerman, qui est le président de l'affaire, à l'Association française d'épargner et de retraite. Quel commentaire ça vous inspire, Gérard Beckerman ?

28:13
Invité

Ça m'inspire que ce doit être, d'abord, le concept de ménage, c'est un concept de comptabilité nationale qui parle de ménage et non pas d'individu. Mais ce que veut dire l'auditeur, c'est intelligent. C'est-à-dire le cycle de vie de l'épargnant quand il a 20 ans et quand il en a 90. C'est ça qui est très intéressant. Mais nous, nous raisonnons l'épargne brute divisé par le au quotient pour obtenir le taux d'épargne des ménages, le revenu disponible. Mais ça donne le taux de 19%.

La crypto-monnaie, pourquoi pas, mais ce doit être marginal, on ne va pas tenter de construire une épargne pour sa retraite, pour les impôts, pour les dépenses, pour les aléas, pour la santé, pour l'éducation, en faisant tour opposer sur des crypto-monnaies. Je dirais que c'est une épargne exotique, marginale, qu'on peut avoir comme l'or. Mais ce ne peut pas en aucune mesure constituer un élément fédérateur de l'épargne pour avoir une tranquillité de vie au cours de notre existence. Ce doit être toujours très marginal. C'est ça, mon point de vue sur les crypto-monnaies.

Et puis l'origine de ces crypto-monnaies est l'idée où je vous avais dans les manuels de droit civil, Christian de Boissieu le dirait mieux que moi, on définit la monnaie comme une émanation d'un État. Je ne vois pas où est l'État en matière de crypto-monnaie. Et je partage les hésitations, les interrogations de la Banque de France, de la BCE sur cette nouvelle monnaie.

29:50
Présentateur

Parce qu'elle n'est pas émise par l'État, évidemment. Christian de Boissieu, je voudrais vous citer cette enquête Elab pour nos confrères de BFM hier. La dernière enquête Elab qui nous a appris que 42% des Français ont déjà ou s'apprêtent à puiser dans leur épargne pour faire face à l'augmentation des prix de l'énergie et de l'essence. Tapé dans le bas de laine, est-ce obligatoirement un mauvais signal pour l'économie française ou est-ce que ça relance un peu de consommation ?

30:18
Invité

Écoutez, je veux dire, pour avoir de la croissance, il faut avoir à la fois de la consommation de l'investissement et puis exporter. C'est les trois composantes principales de la demande globale. Si vous n'avez pas de demande, vous n'aurez pas de croissance. Il faut à la fois de la demande et de l'offre pour avoir de la croissance. Donc, quand vous regardez les prévisions de croissance en ce moment qui sont faites à la lumière des événements géopolitiques, les Allemands viennent de diviser par deux leurs prévisions de croissance pour 2026. Ils étaient à 1% de prévision, ils sont à 0,6 aujourd'hui.

Et je pense que la France, le gouvernement va devoir revoir à la baisse les prévisions de croissance pour 2026. À cause de cette guerre en Iran ? À cause des conséquences. Des conséquences, bien sûr. Nous sommes au cœur du sujet. Les conséquences, c'est qu'il y a moins d'investissement parce que les entreprises sont face à une énorme incertitude et quand vous avez cette incertitude, vous hésitez à investir. Donc, l'investissement souffre et la consommation souffre. Donc, d'un côté, ce n'est pas terrible de réduire l'épargne parce que l'épargne, ça sert à financer aussi des investissements, mais de l'autre, vous avez à court terme besoin d'avoir une consommation qui soutienne la croissance.

Donc, je répète, dans les mois qui viennent, il va falloir attacher les ceintures, comme disait la directrice générale du FMI récemment, attacher les ceintures parce que ça va ça va tanguer.

31:47
Présentateur

Gérard Beckerman, il y a, je crois, 58 millions de livrets A en France. Qui sont les propriétaires et ça représente quel pourcentage de Français ? C'est une question que nous pose Maryse de Franconville via WhatsApp.

32:01
Invité

C'est un peu plus de 60 millions, mais il y a des millions de livrets qui ne bougent pas, vous savez. Il y a même des détenteurs de livrets A qui n'ont pas donné signe de vie depuis des décennies, même si la plupart des établissements font un gros effort pour rechercher ces bénéficiaires de livrets. Donc, ça représente une très grande proportion, je dirais, en individus, pour reprendre le terme de l'auditeur tout à l'heure, probablement plus de 60 millions. Mais l'épargne moyenne est très faible. C'est comme l'épargne moyenne de l'assurance-vie, vous savez. Il y a 32-33 millions de Français qui sont soit titulaires d'un contrat d'assurance-vie, soit ils en sont bénéficiaires.

C'est beaucoup, 33 millions de Français. Sur une épargne globale en assurance-vie de 2200 milliards, divisé l'un par l'autre, et on obtient quoi ? On obtient 62 000 euros. On n'est pas millionnaire quand après avoir travaillé toute une vie, on se retrouve avec 62 000 euros pour compléter sa retraite. C'est essentiellement une épargne, ce n'est pas un produit de classe, ou je dirais plutôt si l'assurance-vie, c'est un produit de classe moyenne, de classe moyenne avec un patrimoine qui est moyen, eh bien je dirais ce n'est pas si éloigné que le livret A.

Et souvent, on m'a posé la question l'année dernière, lorsque il y avait de très grandes performances du livret A, n'avez-vous pas peur de l'assurance-vie ? Mais pas du tout. Moi, je suis content lorsque le livret A performe. Je suis triste lorsque, pour les raisons qui ont été si objectivement présentées par Christian de Boissieu tout à l'heure, le taux de rémunération doit être révisé à la baisse. Je ne suis pas content. Ça pourrait me donner un avantage concurrentiel, mais l'avantage, je préfère l'avoir par ma propre énergie dans la vertu de l'assurance-vie plutôt qu'en pénalisant par des taux d'inflation le pouvoir d'achat du livre.

34:13
Présentateur

Moins de livret A en ce moment et les banques et les compagnies d'assurance se frottent les mains depuis le début de l'année. Je voudrais vous soumettre ce commentaire de Bastien qui nous l'a écrit. Bastien qui habite dans L'Ain. Il dit qu'il faudrait rappeler que les épargnes n'ont jamais été fléchées sur ce qui était convenu au départ, c'est-à-dire développement durable ou logement. Quand on regarde les pourcentages, on voit que ça bénéficie plus aux banques qu'aux personnes. Est-ce que vous êtes

34:38
Invité

d'accord avec ça

34:39
Présentateur

tous les deux ?

34:40
Invité

Je vais réagir sur le premier point de la question, c'est-à-dire le fléchage. Oui, les pannes fléchées, la réussite n'est pas toujours au rendez-vous. Je vous donne un exemple qu'on n'a pas encore cité. On a créé il y a quelques années un PEA fléché vers les PME. Donc, des sommes collectées par les banques, les intermédiaires financiers destinées à financer les PME. Les Français n'ont pas tellement mordu à l'absent. Les encours ont été très en retrait en deçà de ce qui était anticipé.

Le logement, on a parlé d'ailleurs des PEL, les plans d'épargne logement sont en train de baisser parce que derrière, il y a le problème de la crise du logement et donc le financement aussi du logement n'est pas indépendant de l'évolution du secteur de l'immobilier. Les pannes fléchées défense, il y aura des limites. Donc, voilà, ça ne réussit pas toujours. Peut-être que le seul, juste pour terminer, le seul point dans lequel ça marche, c'est le fléchage du livret A vers le financement du logement social.

35:37
Présentateur

L'autre partie du commentaire de Bastien qui nous appelle Delain, il dit que quand on regarde les pourcentages, on voit que ça profite plus aux banques qu'aux personnes en matière d'épargne. Vous êtes d'accord avec ça, Gérard Beckerman ?

35:51
Invité

Moi, je pense qu'il faut que ça profite en premier lieu non pas aux intermédiaires que fûtent-ils banquiers ou assureurs, il faut que ça profite à ceux qui détiennent ces contrats, c'est-à-dire aux épargnants. Et si ça profite aux épargnants, bon, il y a énormément de supports, de sous-jacents, comme on dit en termes techniques, la transition écologique, les PME, le développement durable, le RSE. S'agissant des quantités, bon, quand il y a 6 800 milliards d'euros d'épargne, l'auditeur, il a mille fois raison de s'interroger sur la finalité de tout cet argent. À qui ça profite ? C'est une vraie question. C'est une vraie question. Je peux le rassurer. Ça profite aux grandes missions publiques.

Nous finançons les besoins d'endettement de l'État et des administrations publiques. Nous finançons les PME, les entreprises, dans des proportions considérables, probablement le tiers de cette épargne.

36:59
Présentateur

Merci bien. Merci à tous les deux. Pardon de vous avoir coupé un peu violemment, mais on n'a plus le temps. Merci d'avoir répondu aux auditeurs de France Inter.

L’épargne des Français face à la crise · Pourquijevote