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interviewINA (sur YouTube)· 30 juillet 2012 12 min

Plateau invité : Dominique de Villepin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et comme prévu on revient maintenant sur l'ensemble de ce dispositif annoncé hier avec le Premier ministre Dominique de Villepin merci d'avoir accepté notre invitation alors vous n'êtes pas le premier à faire de l'emploi la priorité absolue vous savez que les Français sont sceptiques ils doutent vous avez annoncé une série de mesures qui pour beaucoup sont un approfondissement une accélération de mesure déjà existante pourquoi croire que ce qui n'a pas marché hier va marcher demain pourquoi vous faire confiance à vous je comprends très bien qu'on puisse être sceptique qu'on puisse douter c'est pour cela je l'ai indiqué que je veux engager toutes les forces de mon gouvernement toutes mes forces dans cette bataille pour l'emploi et c'est pour cela que je prends résolument le parti de l'action nous sommes en France dans une situation inacceptable nous avons d'un côté 2 millions et demi de chômeurs et de l'autre nous avons 500000 emplois qui tardent à trouver preneur et bien il faut agir agir vite et faire en sorte que nous réglions l'ensemble de ces problèmes alors je veux le faire pragmatiquement au coup par coup j'ai observé longuement quels étaient les points de blocage il faut les lever un à un avec le souci d'encourager l'embauche donc c'est une méthode extrêmement pragmatique et c'est pour cela que ce plan d'urgence fait un tout je veux que ce dispositif soit en place au 1er septembre et je veux le faire dans l'esprit qui est celui de notre pays alors le dialogue social on l'a détaillé on a vu qu'il s'agissait de beaucoup de mesures effectivement très concrètes votre précesseur faisait des grandes réformes l'axe de son action là on a entendu beaucoup de mesures de de pilotage finalement de l'économie et du social mais les grandes réformes de structure c'est fini vous n'en avait pas parlé les grandes réformes ont été engagées qu'il s'agisse des retraites de l'Assurance Maladie de l'éducation maintenant il faut faire marcher ces réformes et j'ai donc je le dis bien longuement analysé quels étaient les principaux blocage qui empêchait l'embuchche dans notre pays et c'est pour cela que je veux véritablement m'attaquer à ces dispositifs nous avons là encore une situation curieuse nous avons une des protections les plus fortes et pourtant il y a dans notre pays un sentiment d'insécurité au travail fort donc dans le respect de notre exigence sociale dans le respect de notre modèle social avançons sur deux jambes plus d'initiativ et plus de solidarité on va rentrer un peu dans le détail un point simplement vous n'avez pas fixé d'engagement d'objectifs chiffrés la semaine dernière on vous avez entendu parler de jours 100 jours pour faire changer le climat économique c'est un objectif qui est abandonné je l'ai dit non pas du tout 100 jours pour recréer les conditions de la confiance c'est-à-dire mettre en place l'ensemble des dispositifs qui nous permettront jour après jour semaine après semaine de faire mieux je le dis je suis un pragmatique je veux créer ce déclic d'embauche je veux recréer la confiance et je suis convaincu qu'à partir de là et bien nous recréerons de l'emploi dansre à quelle échéance on pourra le mesurer 2006 vous espérez améli de l'emploi je pense que d'ici la fin de l'année le mouvement sera enclenché je me refuse à donner des chiffres parce que une fois de plus vous l'avez dit il y a eu trop de déception c'est pour cela que je le redis que l'on me juge sur mes actes alors il y a un point vous l'avez entendu qui soulève la contestation c'est ce fameux nouveau contrat qui allège les contraintes des employeurs qui propose une durée à l'essai de 2 ans les syndicats parlent de brèche dans le code du travail il disent c'est la précarité monsieur est-ce que c'est une brèche la précarité c'est le chômage et ce contrat est un contrat à durée indéterminée c'est un vrai contrat avec une vraie rémunération et qui prévoit toute une série de dispositifs qui sont protecteurs pour le salarié d'un côté cela permet à l'employeur d'embaucher parce qu'il y a nécessité de l'encourager à l'embauche je parle et c'est ce qui a été ciblé des très petites entreprises c'est-à-dire les commerçants c'est-à-dire les artisans les indépendants les professions libérales souvent pour eux embaucher c'est prendre un risque pour le leur entreprise là ils auront 2 ans pour changer d'avis ils auront 2 années pour consolider cet emploi cela leur donne la possibilité parce que vous savez dans une très petite entreprise on s'attache à ceux qui travaillent avec vous c'est le quotidien on vit avec ses salariés on les connaît et donc on ne prend pas à la légère la décision de euh les licenciés ce n'est pas véritablement l'esprit dans lesquel les choses sont faites et je le redis il y aura plus de protection un accompagnement personnalisé pour ces salariés et par ailleurs des indemnités des allocations accrues donc c'est plus protecteur que le système actuel la question qu'on se pose est-ce que ça n'est pas un ballon d'essaiis est-ce que ça n'est pas finalement un système qui pourra être ensuite étendu à l'ensemble de l'économie avec effectivement un emplooc pendant et demi de chômeurs nous l'avons vu dans votre reportage 2 millions et demi de chômeurs peut-on s'interdire dire de tout essayer donc c'est une expérience qui pourra être étendue mais c'est la réponse au besoins je vous l'ai dit j'ai regardé là où il y avait des blocages beaucoup de petits entrepreneurs de petits patrons dans notre pays veulent embaucher et ils hésitent pour les pousser à l'embauche il faut donc les inciter leur apporter la souplesse dont ils ont besoin et en même temps il faut apporter aux employés les garanties indispensables mais pour être très précis Monsieur le Premier Ministre ça pourra être étendu aux grandes entreprise ensuite il ne s'agit que des très petites entreprises et je le précise les droits mais rien n'est exclus non je le précise cela n'est valable que pour les très petites entreprises et les droits des salariés augmenteront à mesure du temps passer dans l'entreprise donc vous voyez il s'agit véritablement de tirer avantage et pour l'employeur et pour le salarié dans le respect une nouvelle fois de notre droit social un un point aussi on a dit créer des conditions d'embauche c'est bien mais si la croissance n'est pas là à quoi cela va-t-il servir est-ce qu'il ne faut pas relancer le pouvoir d'achat pour recréer une augmentation de la consommation et donc de la croissance vous a pas entendu là-dessus créer des emplois c'est évidemment créer les conditions pour relancer la croissance et donc encourager la consommation et le pouvoir d'achat est bien sûr essentiel dans ce domaine quand j'ai pris l'engagement d'augmenter au 1er juillet le SMIG horaire de 5 % l'état donne l'exemple il y a des négociations de branche qui vont s'ouvrir dans le secteur privé je seraai bien sûr très attentif et je souhaite que l'on puisse prendre en compte la situation vous encouragez les entreprises à augmenter le prendre en compte la situation chaque fois qu'on le peut des salariés et en particulier de ceux qui ont des revenus les plus modeste et puis si je décide de relancer la participation c'est bien pour aller dans le même sens nous débloquerons en 2005 les sommes versé au titre de la participation en 2004 donc vous voyez le pouvoir d'achat n'est pas oublié le pouvoir d'achat est au R mais la priorité c'est l'emploi pour ramener vers l'activité le plus grand nombre de nos compatriotes un point très précis encore sur cet aspect économique vous avez dit la baisse de l'impôt on n parle plus pour l'instant ça veut dire que la promesse de jacquesirac était inconsidéré estce que ça n'est pas ça aussi qui crée une distance entre les citoyens et la politique depuis le début du quena ce sont 10 points de baisse de l'impôt sur le revenu qui ont été effectués 30 ét promis c'està-dire 6 milliards 6 milliards aujourd'hui je le dis au français dans un esprit de responsabilité aujourd'hui toutes nos marges de manœuvre doivent être mises pour gagner cette bataille pour l'emploi c'est aujourd'hui la responsabilité et c'est la justice que nous devons à nos concitoyens alors vous restez avec nous Monsieur le Premier Ministre car on va parler dans un instant d'un autre volet de l'action gouvernementale l'immigration votre Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozi a dévoilé les axes de son programme premier point pour les clandestins une augmentation de 50 % des reconduites à la frontière c'est l'objectif second point il sera sans doute plus contre controversé pour l'immigration régulière Nicolas Sarkozi se prononce pour l'instauration de quotas même si vous allez l'entendre le mot n'est pas utilisé amor Guber Alix byag il avait fait de l'insécurité son principal objectif lors de son premier passage au ministère de l'Intérieur pour le deè Nicolas Sarkozi attaque sur l'immigration devant une convention de l'UMP à l'Assemblée il a repris l'une de ses formules phar immigration choisi plutôt que subi je veux que l'on reconnaisse au gouvernement et au Parlement le droit de fixer catégorie par catégorie le nombre de personnes admis à s'installer sur notre territoire en clair ce sont bien des quotas que le ministre de l'Intérieur veut instaurer pour faire venir en priorité entre autres travailleurs qualifiés chercheurs ou universitair deè axe du programme du gouvernement les reconduit à la frontière des immigrés clandestins je vous annonce que j'ai fixé au service un objectif de reconduite à la frontière pour les clandestins augmenté encore de 50 % pour la seule année 2005 ses reconduites sélevaient à 11000 en 2003 15000 l'année dernière avec l'objectif fixé par Nicolas Sarkozi cela porterait le nombre à 22500 cette année sur ce point comme sur celui des quotas le ministre de l'Intérieur va plus loin que la déclaration de politique générale de Dominique de Villepin aucune arrièrepensée pourtant à entendre Nicolas Sarkozi oui je crois DOM et MO a fait on a fait des efforts pour que les choses soient cohérentes les deux hommes se retrouveront d'ailleurs dès demain pour l'installation du comité de contrôle de l'immigration alors vous Dominique de Villepin vous avez dit je ne suis pas favorable au cota là quand on entend Nicolas Sarkozi évoquer catégorie par catégorie des objectifs chiffrés il s'agit bien de quota non non monsieur poujadas nous disons la même chose pas de quota ethnique ou par nationalité ce n'est pas l'esprit de notre pays n sommes fidèles à une tradition humaniste que nous soyons soucieux de planifier les besoins de l'économie française en prenant en compte par profession ces besoins en liaison avec les pays source de l'immigration quoi de le plus naturel mais le plus urgent je l'ai dit 500000 emplois dans notre pays qui ne sont pas pourvu c'est de faire en sorte qu'avec nos compatriotes tous ceux qui aujourd'hui souffrent du chômage nous puissions satisfaire ces emplois donc pror Nicolas Sarkozi ne pensait pas au quotat quand il s'exprimait ainsi priorité à l'emploi pour nos nationaux pour pour ceux qui vivent dans notre pays et pour le futur dès lors que nous aurions d'autres besoins faire en sorte bien sûr que nous répondions à l'exigen de notre économie le quota tel qu'il est appliqué ailleurs évoque le quota par nationalité ou par ethnie une fois de plus ce n'est pas l'esprit de notre pays que l'on réponde à nos besoins économiques bien sûr un mot sur le binôme l'expression a été employée que vous formez avec Nicolas Sarkozi c'est un vice-Premier ministre ou c'est un numéro 2 avec un numéro 1 qui décide et lui qui exécute pour reprendre prendre une expression consacrée le président de la République m'a confié une lourde tâche qui est de diriger un gouvernement de service public et j'entend que ce gouvernement soit mené dans la collégialité chacun à sa place nous travaillons tous ensemble dans la même direction mais c'est vous le patron bien évidemment c'est le premier ministre qui dirige le gouvernement mais vous savez je suis d'abord soucieux du résultat et de l'action je n'ai pas de susceptibilité pas d'amour propre l'important pour moi comme pour Nicolas Sarkozi et comme pour tous les ministres c'est le service des franç et les Français mais si on lit bien le journal Le Monde Nicolas Sarkozi aurait déclaré je partirai en 2006 en pensant à préparer 2007 est-ce que ça n'est pas déjà un premier accro que il y ait des rumeurs qu'il y ait des commentaires qu'on veuille prêter à tel ou tel des arrière-pensées c'est le traditionnel petit jeu de la politique ce n'est pas le mien ce n'est pas celui de mon gouvernement et ce n'est pas aujourd'hui l'intérêt des Français un tout dernier mot Dominique de villepan on vous connait pour votre Panach votre éloquence souvent flamboyante et puis hier on a découvert quelqu'un de beaucoup plus sobre et c'est ça le nouveau style Villepin Premier ministre le style Villepin Premier ministre c'est il y a les problèmes il faut les solutions rassemblons-nous travaillons ensemble de façon déterminée nous aurons les solutions pour la France Merci monsieur le Premier ministre d'avoir répondu à nos questions