Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 12 mai 2022 7 minComplaisantActualité / polémiqueSantéEurope & international

Catherine Hill : "Il faut aller vacciner les gens chez eux parce que le vaccin protège"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    L'épidémie reflue, 40 000 nouveaux cas de contamination hier, c'est 15% de moins qu'il y a une semaine.

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Passez ces chiffres Catherine Hill, on va faire avec vous un point sur la situation sanitaire en France.

  • 0:39OuverteRéponse directe

    C'est le dernier grand marqueur, le masque dans les transports, que l'on retire. C'est le bon moment pour vous Catherine Hill ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Donc ça veut dire que dans les transports, il fallait absolument garder le masque ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Si je vous suis bien, en fait, Catherine Hill, masque ou pas masque, en tout cas, l'épidémie n'est pas terminée.

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Et est-ce que les variants, on dit que les variants de Delta à Omicron deviennent au fur et à mesure moins dangereux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53InvitéFait
    « Pas particulièrement. C'est un moment purement électoral à mon avis. »
  • 1:00InvitéFait
    « Omicron contamine des gens qui sont vaccinés et bien vaccinés et contamine des gens qui ont déjà eu le Covid. »
  • 1:30InvitéFait
    « Le meilleur outil, c'est la vaccination. »
  • 1:38InvitéChiffre
    « Comment vous expliquez qu'il y a 1% de la population de 70 à 79 ans qui n'est pas vacciné et 11% de la population de 80 ans et plus qui n'est pas vacciné ? »
  • 1:49InvitéFait
    « Il n'y a pas 1% d'antivax à 75 ans et 11% d'antivax à 85 ans. »
  • 2:44InvitéFait
    « Il ne protège pas complètement d'Omicron, mais il protège complètement d'Omicron grave. »
  • 3:05InvitéFait
    « En plus, maintenant, il y a ce nouveau variant. Ces nouveaux variants qui viennent d'Afrique du Sud, BA.4 et BA.5. »
  • 4:44InvitéChiffre
    « Les Portugais ont vacciné 100% de leur population de 60 ans et plus. »
  • 5:19InvitéFait
    « Pour l'instant, trois doses, ça protège encore pas mal. »
  • 6:17InvitéFait
    « La quatrième dose rajoute de la protection, il n'y a pas de doute là-dessus. »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur34 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave Roussy à Paris, plus de deux ans après le début de l'épidémie de coronavirus en France. L'épidémie reflue, 40 000 nouveaux cas de contamination hier, c'est 15% de moins qu'il y a une semaine. Environ 20 000 personnes hospitalisées, mais quand même plus de 1300 en réanimation. Une centaine de personnes qui entrent en réanimation chaque jour en moyenne sur ces sept derniers jours et une centaine de décès par jour.

Alors passez ces chiffres Catherine Hill, on va faire avec vous un point sur la situation sanitaire en France, avec notamment la dernière décision donnée hier par le gouvernement, Olivier Véran, ministre de la Santé, qui annonce la fin du port du masque dans les transports à partir de lundi prochain, même s'il reste recommandé. C'est le dernier grand marqueur, le masque dans les transports, que l'on retire. C'est le bon moment pour vous Catherine Hill ?

0:53
Invité

Pas particulièrement. C'est un moment purement électoral à mon avis. Parce que le virus continue à circuler. Omicron contamine des gens qui sont vaccinés et bien vaccinés et contamine des gens qui ont déjà eu le Covid. Donc le virus circule. Le virus circule et il y a 100 morts par jour, comme vous venez de le dire. Et aussi beaucoup de gens qui arrivent en réanimation et aussi beaucoup de gens qui arrivent à l'hôpital tous les jours.

1:16
Présentateur

Donc ça veut dire que dans les transports, il fallait absolument garder le masque ?

1:22
Invité

Le masque, c'est une mesure qui n'est pas si importante que ça. Les meilleurs outils qu'on a en magasin sont quand même... Le meilleur outil, c'est la vaccination. Or, on n'a pas bien vacciné les personnes âgées dans ce pays et les personnes pas mobiles et les personnes pas connectées. Comment vous expliquez qu'il y a 1% de la population de 70 à 79 ans qui n'est pas vacciné et 11% de la population de 80 ans et plus qui n'est pas vacciné ? Il n'y a pas 1% d'antivax à 75 ans et 11% d'antivax à 85 ans. Personne ne va croire ça. Pourquoi ces gens ne sont pas vaccinés ? Parce qu'on n'est pas allé les vacciner chez eux. Mais qu'est-ce qu'on attend ? Ces gens sont très en danger.

Ils ne sont pas isolés, vraiment isolés, ces gens qui ne sont pas mobiles à la campagne ou dans les appartements à Paris, sans ascenseur, trop âgés pour descendre de chez eux. Il y a des gens qui viennent les voir, qui leur apportent de la nourriture, qui viennent les soigner. Ils ont des infirmiers, c'est des gens souvent qui ont des maladies chroniques, qui sont diabétiques. Donc il y a des trous dans la raquette. Il y a un énorme trou dans la raquette. La Sécurité sociale sait où sont ces gens, mais qu'attend-on pour aller proposer la vaccination à ces 11% de personnes de 80 ans et plus, et d'autres plus jeunes, tout aussi pas mobiles ? Il faut aller vacciner les gens chez eux.

Parce que le vaccin protège. Il ne protège pas complètement d'Omicron, mais il protège complètement d'Omicron grave.

2:49
Présentateur

Si je vous suis bien, en fait, Catherine Hill, masque ou pas masque, en tout cas, l'épidémie n'est pas terminée. Il ne faut pas la penser terminer.

2:59
Invité

L'épidémie n'est pas terminée. Le virus circule. En plus, maintenant, il y a ce nouveau variant. Ces nouveaux variants qui viennent d'Afrique du Sud, BA.4 et BA.5. J'ai regardé hier soir sur le très bon site Covariant, qui montre les variants dans les différents pays, et j'ai vu qu'il y avait un de ces deux variants, je ne sais pas si c'est le BA.4 ou BA.5, qui est déjà au Portugal. S'il est déjà au Portugal, il sera en France dans pas longtemps. Donc, cette nouvelle variété d'Omicron va arriver et va faire une nouvelle vague.

3:31
Présentateur

Et est-ce que les variants, on dit que les variants de Delta à Omicron deviennent au fur et à mesure moins dangereux ?

3:41
Invité

Le variant Omicron est moins dangereux que les variants précédents, mais la suite, on ne peut pas savoir.

3:48
Présentateur

Ce n'est pas le signe d'une extinction, en tout cas, un variant d'un variant d'un variant.

3:52
Invité

Ça, je ne suis pas assez virologue. Je ne suis pas du tout virologue. Au départ, j'ai étudié des mathématiques, donc je suis vraiment en dehors de mon domaine de compétence. Mais je ne vois pas très bien. Le virus mute d'une façon aléatoire. Quand la mutation le rend plus contagieux, il gagne du terrain sur le variant précédent. C'est comme ça qu'on sait, c'est pour ça qu'on voit apparaître les nouveaux variants, c'est quand il est plus contagieux. Quand la mutation rend le virus moins efficace, cette mutation-là disparaît. Ça veut dire qu'on ne va pas passer un été tranquille ? En acceptant que 100 personnes meurent chaque jour, on vit très tranquillement. En l'acceptant ?

Oui, c'est ce que les autorités font en ce moment. Et c'est ce qui vous met en colère, visiblement ? Je trouve ça quand même dommage qu'on n'arrive pas à faire une couverture vaccinale correcte. Les Portugais ont vacciné 100% de leur population de 60 ans et plus. Comment ont-ils fait ? Il n'y a qu'à leur demander. Mais c'est sûr qu'ils sont allés vacciner les gens chez eux.

4:53
Présentateur

Et précisément, hier, le gouvernement Olivier Véran a évoqué la possibilité d'une nouvelle campagne de rappel de vaccination cet automne. Est-ce que pour les moins de 60 ans, en l'occurrence, il y aura besoin d'une quatrième dose à l'automne, selon vous ? Est-ce qu'il faut ?

5:12
Invité

C'est très difficile de savoir quel sera le paysage des variants en octobre. Pour l'instant, trois doses, ça protège encore pas mal. Le moment de la quatrième dose est un moment très discuté. Est-ce qu'il vaut mieux faire la quatrième dose vite, sachant que probablement six mois après la quatrième dose, on est moins bien protégé ? Ou est-ce qu'il faut attendre qu'il y ait une pression de l'épidémie plus forte pour se revacciner ?

5:43
Présentateur

Vous avez l'impression qu'on suit justement ce processus-là ? C'est-à-dire qu'on attend qu'il y ait une pression plus forte et qu'on n'anticipe pas finalement ?

5:51
Invité

Non, mais c'est facile de convaincre les gens qui ont déjà eu trois doses d'en avoir une quatrième. La difficulté, c'est d'aller vacciner les gens qui ne sont pas du tout vaccinés. Donc on ne prête qu'aux plus riches, c'est ça que je trouve pas très intelligent.

6:08
Présentateur

Et en même temps, vous le dites dans une étude que vous avez regardée en Israël, la troisième dose protège moins que la quatrième dose.

6:17
Invité

Ah oui, la quatrième dose rajoute de la protection, il n'y a pas de doute là-dessus. Mais la question c'est à quel moment faut-il s'en servir ?

6:25
Présentateur

Donc pour vous, là, on est dans un entre-deux en fait.

6:31
Invité

On a proposé une quatrième dose aux 60 ans et plus. Pour l'instant, les gens ne se sont pas énormément précipités. Et puis en plus, il y en a beaucoup qui ont eu le Covid.

6:44
Présentateur

Alors, ça veut dire quoi ? Vous militez pour quoi ? Pour qu'on l'impose finalement ? La quatrième dose ? Oui.

6:50
Invité

Non. Non ? Non. Je pense que ce n'est pas une urgence. Je pense que ce que j'imposerais volontiers, c'est d'aller vacciner les gens. Ils n'ont pas vaccinés chez eux parce que ces gens sont en grand danger. Et même dans les EHPAD, il y a encore des gens qui ne sont pas vaccinés. Je ne crois pas qu'il y ait tant d'antivax que ça.

7:06
Présentateur

Merci beaucoup Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave Roussi à Paris, d'avoir été l'invité de 5-7. Je vais y arriver décidément aujourd'hui, c'est compliqué. Merci à vous. Merci beaucoup. France Inter Sous-titrage Société Radio-Canada

7:19
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada