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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 24 mars 2026 149 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalNumérique

[DIRECT] Vincent Bolloré : audition devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 57 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir auditionné Vincent Bolloré dans le cadre de cette commission sur l'audiovisuel public ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Quel est votre pourcentage exact de participation dans Banij et quel rôle y jouez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels étaient vos motivations pour investir dans Banij malgré votre rôle d'actionnaire dormant ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Pensez-vous que les sociétés de production travaillant avec le service public devraient avoir un actionnariat principalement français ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur la croissance de Banij et son rapprochement avec un fonds étranger ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la mission de l'audiovisuel public français selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 24:00Vincent_BolloréFait
    « Sur 24 heures de diffusion sur France 2, on a à peu près neuf jeux là où sur TF1 on en a à peu près un. »
  • 0:30Vincent BolloréFait
    « Le fondement économique et juridique m'a pas paru effrayant, donc je ne m'en suis pas mêlé parce que je ne me mêle que quand il y a un sujet stratégique ou capitaliste. »
  • 2:30Vincent BolloréFait
    « On a toute une série de gens qui le déclarent. D'ailleurs vous allez sur le net, ils disent il faut aller faire des signalements, attaquer l'empire Bolloré et l'Empire, je suis très fier. »
  • 5:30Vincent BolloréFait
    « C'est pas agréable d'avoir des sanctions, c'est pas agréable surtout pour les équipes. Mais je vous dis, je pense que ces mauvais traitements nous forcent à être plus agile. »
  • 8:00Vincent BolloréFait
    « Il y a des gens qui sont bien vu par le petit caste et donc qui ont ouvert à tout et puis il y a des gens qui sont mal vus et qui ont des ennuis. »
  • 11:00Vincent BolloréFait
    « C'est pas agréable mais franchement je vous dis une fois de plus, je pense que c'est comme ça que s'explique les choses. »
  • 13:30Vincent BolloréFait
    « Il y a toujours eu des casses dans tous les pays, dans tous les moments. La question c'est est-ce que vous êtes avec ou est-ce que vous êtes pas avec ? »
  • 16:00Vincent BolloréFait
    « Je crois dans la France et dans les Français et françaises. Je crois en la religion. Je crois à l'empathie et j'ai pas envie de compromettre euh ce groupe. »
  • 20:00Vincent BolloréFait
    « On avait aucune intention de faire quoi que ce soit dans ce domaine politique pour une raison simple, c'est parce que Canal, je vous redis l'essentiel des programmes de Canal, 99,99 % des problèmes de Canal, c'est pas de la politique. »
  • 0:30Vincent BolloréFait
    « quand on voit par exemple les audiences de C News et d'Europain forcé de constater qu'ils ont trouvé pour certains et pour les l'ensemble leurs auditeurs »
  • 4:30Vincent BolloréChiffre
    « on est tout petit par rapport aux autres. Donc vous pouvez faire toutes les lois de concentration, c'est pas c'est pas nous que ça touchera »
  • 7:00Vincent BolloréChiffre
    « France Info TV plafonne environ 0,9 % de part d'audience sur l'année 2025 malgré un budget qui lui a doublé en 5 ans »
  • 9:30Vincent BolloréFait
    « France Télévision se trouve dans une situation qui n'est plus soutenable et qu'une entreprise normale ne pourrait tolérer »
  • 12:30Vincent BolloréFait
    « Canal aide Cann et va à Cann fait Cann série et couvre le festival de Cann mais ne le fait pas en faisant toutes les fêtes qui existent »
  • 15:00Vincent BolloréChiffre
    « il y a plus de 100000 € de nuité d'hôtel de luxe à Cann pour la seule année 2023, des suites de plus de 1700 € la nuit »
  • 22:30Vincent BolloréFait
    « je suis démocrate chrétien pour de vrai. Je l'ai dit quatre fois sous serment »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

principal. Je me réjouis de vous retrouver pour la dernière partie de nos auditions. Avant d'accueillir monsieur Vincent Boloré, un point de méthode et d'agend, j'ai réuni en début d'après-midi le bureau de la commission d'enquête et en accord avec ses membres et monsieur le rapporteur, j'ai défini le calendrier suivant.

Les auditions se poursuivront jusqu'au mercredi 8 avril, ce qui nous permettra de mener d'ici là une quinzaine d'auditions et d'entendre des acteurs importants et des figures de l'audiovisuel public. Puis le rapporteur rédigera son rapport qui sera ensuite examiné par les députés membres de la commission d'enquête. Un vote sur le rapport interviendra d'ici la fin avril.

Pour être en mesure de voter, de se prononcer sur un rapport, il faut l'avoir lu et pour se faire, il faut donc qu'il soit rédigé. Par conséquent, contrairement à ce que j'ai pu lire ou entendre sur certains réseaux sociaux ou médias, aucun membre du bureau de la commission d'enquête n'a indiqué que par principe il voterait ou ne voterait pas. le rapport tout simplement parce qu'il n'est pas encore rédigé.

J'accueille maintenant en votre nom, monsieur Vincent Bolloré. Monsieur Boloré, vous êtes un capitaine d'industrie, un industriel [grognement] de premier plan et votre groupe familial qui trouve son origine au 19e siècle dans les papéteries de l'OD en Bretagne et présent dans différents secteurs d'activité et dans de nombreux pays dans le monde. Vous êtes notamment un acteur important des médias et du secteur audiovisuel.

Dans les années 90, vous vous êtes intéressé à TF1. En 2001, vous avez repris la Société française de production SFP. Vous participez au lancement de la TNT en 2005 en créant au sein du groupe Boloré la chaîne direct 8 devenue C8.

En 2010, ce groupe rachète au groupe La Gardire la chaîne Virgine 17 devenue CAR. En 2012, après la revente de ces deux chaînes au groupe Canal Plus vient un échange d'action. Vous devenez le premier actionnaire de Vivendy.

Puis en 2015, celui de Canal Plus. Parmi les médias dont vous êtes ou votre groupe directement ou indirectement actionnaire, on peut citer la chaîne d'information C News, le journal du dimanche ou la station europein. Si vous êtes un acteur incontournable du secteur audiovisuel français privé, je veux être très clair que ce n'est pas à ce titre que nous vous auditionnons puisque cette commission d'enquête porte sur l'audiovisuel public.

Monsieur le rapporteur a souhaité auditionner les principaux actionnaires financiers des principales sociétés de production avec lesquelles France Télévision travaille. Or, vous êtes à travers le groupe Vivendy l'un des principaux actionnaires financiers du groupe audiovisuel Banij dont nous avons auditionné les dirigeants il y a quelques semaines. Banij est l'un des principaux groupes audiovisuels français et mondiaux avec lesquels avec lequel pardon travaille France Télévision et c'est donc à ce titre que j'ai souhaité que nous puissions vous auditionner cet après-midi.

Je vais vous laisser la parole pour un propinaire de 10 minutes et j'indique d'ors et déjà à mes collègues que l'audition prendra fin à 18h20. Mais avant de vous donner la parole, comme vous le savez et comme nous l'imposent les textes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prédesserement de dire la vérité. toute la vérité et rien que la vérité.

Je vais donc vous inviter à lever la main droite et à dire je le jure. Je vous remercie et je vous cède la parole pour un proposiminaire de 10 minutes. Il faut appuyer.

Oui. Oui. Ben écoutez, je m'appelle Vincent Boloré.

Je suis le fils de Michel Boloré qui est un industriel breton dans le papier. Euh c'était une entreprise connue parce qu'il faisait les OCB ODC cascadec Boloré que certains d'entre vous peut-être ont utilisé pour le rouler. et ma mère était employée lectrice dans une maison d'édition.

Euh le groupe marchait très bien. J'étais je représentais la 6e génération et puis malheureusement à la sortie de la guerre, les problèmes ont été un peu plus compliqués et le groupe a marché un peu moins bien. Et puis à un moment, il s'est retrouvé en difficulté dans les années au milieu des années 70.

Et bien que je ne sois que le 5e enfant de la 3e branche, je suis celui qui a été choisi ou en tout cas le seul qui a accepté d'aller m'occuper de de cette entreprise. C'est vrai que je je j'avais passé toute ma jeunesse à écouter les histoires de ma famille, le débarquement du 6 juin 44 où sur les 177 français, j'avais deux personnes de ma famille qui étaient là. euh mon oncle qui était à Normandie Yéméen, mon père dans la résistance, mon grand-père qui avait euh euh qui était procureur de la République et qui s'était lancé dans des affaires d'huile.

Enfin bref, ceci a fait qu'il y a eu un affec sociétatis et que je suis arrivé dans cette entreprise bretonne en 1981. Il y a eu un redressement miracle en accord avec les salariés de l'entreprise. Il y avait à peu près 800 personnes.

Nous avons signé un concordat social qui était que en gros ils acceptaient une baisse de leur salaire à condition que si ça se redressait, ils puissent avoir plus. C'était très risqué à l'époque parce que il n'y avait pas les 20 dernières années de salaire, mais c'était sur la dernière année de salaire que si on se retrouvait en faillite euh on était payé. Et donc ça a marché et après que ça ait marché, j'ai eu tellement peur que j'ai pas voulu garder tous les œufs dans le même panier qu'on a commencé à diversifier le groupe.

On l'a diversifié d'abord dans les transports et puis ensuite on a repéré le secteur des médias qui est un secteur très rentable qui nous a paru intéressant et comme vous l'avez dit monsieur le président petit à petit nous avons augmenté notre exposition dans le domaine des médias et c'est en plus quelque chose qui me faisait plaisir parce que comme vous l'avez compris j'étais un héritier. Je suis un héritier et mon sujet était ensuite de pouvoir trouver dans la 7e génération des gens qui prenaient ma place. et mon deuxième fils était parti dans les médias travailler ailleurs parce que le papier ne l'intéressait pas beaucoup enfin les médias l'intéressaient plus et donc j'ai pu le refaire de revenir dans le groupe à cette occasion donc c'était d'une pierre de coup et voilà ça s'est bien passé nous avons fait un certain nombre de développements en réalité c'est un groupe qui a été construit avec une vocation internationale.

Nous n'en sommes pas contrôlants aujourd'hui. Nous ne sommes que actionnaires de référence, mais nous sommes actionnaires de référence de plusieurs très grandes entités d'origine française ayant leur siège en France. D'abord Avas qui est la fameuse agence Avas qui emploie une vingtaine de milliers de personnes dans le monde et beaucoup aux États-Unis.

Ensuite, le groupe Canal qui emploie aussi plusieurs dizaines de milliers de personnes, qui a maintenant pratiquement 40 millions d'abonnés dans le monde et qui a investi au-delà de la France maintenant en Europe, beaucoup euh en Asie et et beaucoup en Afrique récemment. Et puis nous sommes rentrés dans le groupe Laagardaire au moment où le Covid faisait que cette compagnie était un peu en difficulté à la demande d'Arnaud Lagarder et nous sommes devenus donc un actionnaire de référence à côté d'Arnaud Lagarder qui garde bien sûr la présidence direction générale de ce groupe qui a été créé par son père que j'ai bien connu et qui était d'ailleurs à un moment actionnaire chez nous. Euh voilà ce qu'on peut dire.

C'est un groupe donc qui marche bien. Euh c'est un groupe qui se développe. Euh il y a des équipes qui sont compétentes et bah je suis très heureux d'être devant vous.

Alors malheureusement Banig, je peux pas pouvoir vous en dire grand-chose parce que nous avons donc 29 % de Vive Indie qui a 19 % de banjer. Donc ça veut dire qu'on a intérêt économique de 5 %. Je n'en ai jamais été administrateur.

Je n'ai jamais euh j'ai jamais été chez eux. D'ailleurs, je sais même pas où est leur siège social. En revanche, je connais très bien l'actionnaire majoritaire qui est Stéphane Gourbit, qui est le fondateur, qui est un garçon d'origine modeste.

Je crois qu'on peut le dire. Il était dans la drôe. Sa mère travaillait à la poste et je l'ai connu il y a une vingtaine d'années et il a monté un groupe tout à fait extraordinaire.

Et puis à un moment, il a eu quelques difficultés et il avait besoin de trouver des gens qui venaient l'épauler. Et je suis venu l'épauler. Je crois qu'on a mis à peu près 200 millions dans son groupe et bien nous a pris puisqueaujourd'hui ça doit en voloir trois ou quatre fois plus.

C'est un garçon admirable et je sais je crois que vous l'avez vu donc je pense qu'il vous a tout dit sur Bijj. En tout cas, j'espère parce que moi sur Banij, je dois vous dire que je ne connais absolument rien et accessoirement, je regarde pas beaucoup la télévision, donc je suis pas très bon pour répondre aux questions, mais enfin je pense que vous m'avez convoqué aussi pour poser d'autres questions. Donc je pense que le fait que je ne sois pas ex euh diplômé en banidé, vous allez trouver d'autres choses à me demander.

Voilà, monsieur le président, j'ai pris ma retraite opérationnelle il y a quelques années maintenant. Je m'occupe surtout de philanthropie et de spirituel qui est quelque chose qui m'occupe beaucoup à mon âge, c'est normal. Mais je continue évidemment à voir les équipes et à voir un certain nombre de gens.

Et puis j'ai monté avec des amis un institut qui s'appelle l'Institut de l'Espérance. Enfin, à côté de tout ça, je préside encore la compagnie de l'ODEC qui est la société qui contrôle encore le le groupe familial en terme de de voie. Voilà, monsieur le président.

Merci monsieur Boloré. Avant de céder la parole au rapporteur, je vais vous poser quelques questions liminaires. Alors, vous l'avez dit, monsieur Boloret, vous n'êtes pas docteur S Bijet, mais vous êtes un acteur des médias important, un citoyen et puis un un investisseur qui a l'œil assérréisé.

J'imagine que les investissements que que vous réalisez, vous les faites après une analyse approfondie. Euh il me semble que euh dans votre investissement dans BNIJ, une clause prévoyait que vous puissiez même en devenir l'actionnaire majoritaire. Alors, c'est pas le cas aujourd'hui puisque vous êtes un actionnaire euh financier important mais pas du tout l'actionnaire euh l'actionnaire majoritaire.

Mais peut-être pouvez-vous nous expliquer euh qu'est-ce qui vous intéressait dans cette dans cette entreprise, pourquoi avoir investi dans dans Banijet ? et votre éclairage serait intéressant sur la question de l'actionnariat financier. On a appris que le 3 mars dernier, Banij Entertainment, donc cette société de production audiovisuelle se rapprochait de son concurrent britannique Oldstream Media pour aboutir à la création d'une entité qui pèse 4 milliards d'euros et qui est donc détenue par Banny J Group et par le fond Americano Emirati Red Bird Imi qui est propriétaire d' Fre Media.

Ce qui veut dire plus clairement que l'un des actionnaires principaux de Banij Entertainment est un investisseur étranger en l'occurrence Americano Emirati. Et on s'est beaucoup posé la question dans cette commission d'enquête de l'indépendance de la production audiovisuelle français et du risque que pouvait faire peser sur ces sociétés de production pardon un actionnariat qui serait étranger. Quel est votre regard sur ce sujet ?

Est-ce que vous considérez que ces sociétés de production audiovisuelle qui travaillent notamment avec le service public audiovisuel avec France Télévision devrait avoir un investissement principalement un actionnaire principalement français ? Est-ce que s'est posé la question pour vous de d'augmenter votre part dans le capital de Bijet pour garantir, j'allais dire un un capital français et un actionnariat français ? Écoutez, à ma connaissance, il y a jamais eu d'accord ou d'idées ou de quoi que ce soit pour qu'on devienne jamais majoritaire puisque comme vous le savez euh comme je vous l'ai dit, Stéphane Courbit a décidé de créer ce groupe.

Il a très bien réussi. Euh je crois qu'il a un fils qui a même fait polytechnique. Donc je pense que sa famille va continuer.

En tout cas, je lui ai beaucoup conseillé toujours de continuer parce que je pense que c'est quelque chose d'important. Euh bah je crois comme vous que vous avez des actionnaires français, plus les entreprises françaises sont préférées, privilégié. Euh il y a pas de doute que si vous avez un actionnaire étranger, euh le risque social s'élève beaucoup en France au-delà du risque des contenus.

Euh donc c'est vrai que c'est très important d'essayer de maintenir un tissu d'actionnariat français. Mais en ce qui nous concerne donc on est chez Banidij totalement dormant. Vous avez trois sortes d'actionnaires.

Vous avez des actionnaires de contrôle, ce qu'on est nous la famille d'Ambol Boloré, hein. On a 204 ans d'existence. Il y a pas mal d'entreprises françaises qui ont plus de 200 ans, enfin quelques-unes, mais qui ont toujours la même famille comme majoritaire.

Il y en a pas beaucoup. Vous avez les actionnaires minoritaires mais qui peuvent être contrôlants entre 30 et 50. Euh et puis vous avez des actionnaires minoritaires qui peuvent être contrôlants parce qu'il y a pas d'autres actionnaires.

Euh et puis vous avez des actionnaires minoritaires dormant. Là, nous sommes dormant puisque Stéphane Courbit, je vous dis qui est un garçon tout à fait admirable, dirige son groupe et à ma connaissance, vous avez zéro risque dans ce domaine. Alors après, le problème, c'est que les croissances quand vous allez très vite dans les croissances et bien évidemment vous conduisez plus vite véhicule et donc c'est plus intéressant et toujours plus difficile.

Mais je vous redis Stéphane Courbit avec qui on l'a lancé direct 8 il y a 20 ans est un garçon vraiment admirable et en plus il est humble et sympathique. C'est pas les faits qu'il a fait sur la commission mais voilà donc il faut l'encourager à rester en France et à continuer à investir dans d'autres entreprises. Et je pense que c'est essentiel que la France et pas seulement dans les médias d'ailleurs, mais dans tous les secteurs des actionnaires qui restent.

Parce que je redit l'entreprise Bolloré n'aurait pas été en Bretagne et je n'aurais pas été sur cette terrasse avec toute ma famille qui racontait des histoires du grand-père, du père, du grand oncle. Alors sans doute, ils exagéent. sans doute que les histoires étaient un peu enjolivées mais quand même se crée un affecos sociétatism et quand il s'est agit de nos usines françaises, on a toujours été extraordinairement attentif à l'emploi alors que quelqu'un qui est à Chicago ou euh dans les pays du golf évidemment ce qui se passe en France est est moins important pour lui.

Donc oui, la réponse c'est il faut absolument un capitalisme français. Euh je crois que c'est c'est bon non seulement pour la France mais c'est bon pour les gens qui entreprennent. Et alors ça au bout de cette question, pourquoi est-ce que vous êtes posé la question du coup à la faveur de de la croissance de de Banijet et de sa volonté de devenir un champion mondial d'investir ?

Non, pas du tout parce que non, c'est un métier qu'on connaît pas man et je redis de toute façon la question ne se posait pas et ne se pose pas et nous avons nous-mêmes déjà beaucoup de challenges dans le groupe. Mes successeurs ont beaucoup de challenge dans le groupe à effectuer. Alors, une dernière question et puis je cède la parole au au rapporteur, c'est vous êtes un acteur de des médias, de l'audiovisuel, vous êtes aussi un citoyen, un électeur comme tout à chacun et et je voulais vous interroger sur votre vision de l'audiovisuel public.

Euh les médias que vous possédez directement ou indirectement ont pu être assez critiques sur l'audiovisuel public. C'est le cas de ces news du JDD qui se sont souvent euh qui ont souvent porté des critiques sur l'audiovisuel public. En même temps, vous êtes un actionnaire financier, vous l'avez dit, un actionnaire dormant mais d'une société de production qui travaille avec l'audiovisuel public qui est même l'une des principales sociétés de production avec lesquelles travaillent France Télévision.

Et finalement, ma question est assez simple. Quel regard vous portez sur l'audiovisuel public pour vous qui êtes un acteur important des médias, euh quelle est la spécificité de l'audiovisuel public français ? Qu'est-ce que devrait faire ?

Quelle devrait être la mission de l'audiovisuel public dans notre pays ? Et est-ce qu'on a besoin en France d'un audiovisuel public ou pas selon vous ? Bon, alors d'abord, je suis pas très bien placé pour répondre parce que je ne regarde pas souvent la télévision.

Enfin, pour être tout à fait honnête, je regarde Canal euh pour 24 € par mois. Comme vous savez, vous avez les films, les séries et cetera. J'espère que vous êtes tous abonnés.

Euh et une fois que vous avez Canal, vous avez moins de temps pour aller regarder le reste des télés. Mais il m'arrive de temps en temps de rentrer et de zapper. Et euh je dois reconnaître que quand je passe de la une à la 2, à la 3, à la 6 et même à la 8 avant qu'elle nous soit confisquée, voyez pas beaucoup de différence.

Donc sincèrement euh je pense qu'on a rien à à reprocher euh au service public euh ni euh le glorifier. En revanche, le problème c'est les 4 milliards de pertes, les 4 milliards de coûts. Ça, en tant que citoyen, puisque vous m'interrogez, je m'exprime pas à l'extérieur puisque je ne parle jamais à des journaux, mais quand je suis devant une commission d'enquête, bah je suis obligé malheureusement de répondre et comme c'est filmé, bon mais les gens vont reprendre mes propos donc, mais enfin, je peux pas faire autrement.

Mais voilà, les 4 milliards, c'est beaucoup à un moment où la France est quand même en difficulté. Euh quand j'étais jeune, il y avait des problèmes de fin de mois pour un certain nombre de gens. Maintenant, il y a des problèmes de milieu de mois pour à peu près tout le monde, voire même de début de mois pour pour pas mal de gens.

Donc évidemment, les 4 milliards, c'est beaucoup beaucoup d'argent. Alors, milliards, on sait pas bien ce que c'est. Mais enfin, par exemple, moi qui suis très proche des agriculteurs et des paysans parce que je viens d'une région où il y a des paysans et des pêcheurs, vous donneriez 1000 € par mois aux 350000 agriculteurs qui nous restent en France, ça vous ferait 350 millions x 12 = 4 milliards pour vous donner à peu près une idée de la taille.

Donc c'est ça le sujet. Le sujet c'est pas le service public lui-même, c'est le coût. Et puisque vous me posez la question, je dois vous dire que j'ai connu un cas à peu près similaire qui était Canal.

Quand je suis arrivé en 2014 chez Vivind dans le micro, quand je suis arrivé en 2014 chez Vivindi, il y avait une filiale à laquelle on avait pas le droit de toucher qui s'appelait Canal et on avait pas le droit d'y toucher parce que c'est là qu'il y avait tout le Paris qui chante et qui danse et que il y avait des tas de gens qui étaient extraordinairement heureux dans ces cette société. Je comprends très bien d'ailleurs pourquoi ils étaient heureux. Ils allaient au festival de Cann.

Après quand ils avaient fini le festival de Cann, ils allaient à un match de foot, après ils allaient à un match de rugby, après ils allaient à Washington pour des élections, après ils allaient un circuit de Formule 1 en Allemagne ou Japon. Enfin bref, c'était une vie absolument formidable. Mais ça perdait 400 millions ou 500 millions.

Et moi personnellement, n'ayant pas les poches profondes de l'État, je pouvais pas laisser vivindiste et mon devoir fiducière de corriger cette affaire. Voilà, Canal existe toujours, même je l'ai dit tout à l'heure, Canal est beaucoup plus puissant qu'il n'était en 2014. Il a dû quadruplé ou quintuplé de taille, mais maintenant Canal gagne 600 millions ou 700 millions et en gagnera sans doute un milliard.

Donc c'est un problème en effet de euh de gestion en réalité à mon avis qui est le problème essentiel. C'est pour résumer peut-être votre position, donc vous considérez qu'il faut un pour être sûr qu'on la comprenne bien ici, vous vous considérez qu'il faut un audiovisuel public mais pas 4 milliards d'euros. Parce que vous avez employé le mot perte, c'est pour être sûr.

J'ai compris. Oui, la perte c'est qui coûte à l'état. Perte ou coûte à l'État, c'est pareil.

Si si vous recevez 4 milliards de l'État, c'est comme voilà, c'està-dire si l'État ne vous les donnait pas, vous perdriez 4 milliards. Mais est-ce que vous considérez donc moi non mais moi le service public me va très bien. Je suis très content.

Mais il y a il y a deux a dans les moments où on sert la ceinture, il faut savoir ce qu'on veut faire de l'argent. Euh et puisque vous m'interrogez, je vous dis, voyez, on parle du France Libre là ou de la France libre, je ne sais pas le nouveau porta-avion qui va coûter 10 milliards, voilà, qui sera près dans 10 ans peut-être. En 10 ans, vous vous arrêtez de perdre de l'argent dans le service public et vous vous retrouvez avec quatre portes avions au lieu d'en avoir un.

Alors à nouveau, c'est pas les gens du service public. Chez Canal, il y avait 3000 4000 5000 personnes qui travaillaient beaucoup, qui étaient pas payé particulièrement en balle ou bien c'était une petite petite caste qui était à la tête de Canal et qui faisait la fête, qui était très heureux et et je leur en veux pas parce que c'est c'était une vie formidable pour eux. Moi, j'ai connu, je vous ai dit, une famille très riche, on vivait vraiment bien en Bretagne.

C'était formidable. Euh mon grand-père avait une vaisselle spéciale et cetera. Puis un jour, il y avait plus d'argent.

On était obligé de passer au vaisselle Orio que vous connaissez jaune qui était très bien aussi. On mangeait pareil hein. Donc le problème de l'audiovisuel public c'est pas les contenus euh c'est les coûts.

Voilà. Donc si vous me demandez, je pense que le problème de l'audiovisel public c'est essentiellement les coûts. Et à mon avis les coûts viennent pour l'essentiel de dépenses qui ne sont pas ni maîtrisées ni contrôlées.

La preuve, c'est que bah la une et la 6 gagnent de l'argent et font la même chose. Voilà. Donc alors après pub pas pub, vous avez qu'à ouvrir la pub au service public.

Si vraiment il suffit d'ouvrir la pub au service public pour qu'il arrête de coûter 4 milliards à l'État, ouvrez la pub au service public. Mais je suis sûr que les je sais pas combien de personnes qui travaillent dans le service public, 5000, 6000 euh ils se porteront beaucoup mieux quand ils gagneront de l'argent. Et il y a je vois pas pourquoi TF1 gagnerait de l'argent, la SI gagnerait de l'argent et le service public gagnerait pas d'argent.

Voilà. Mais pardon, je suis pas spécialiste. Voilà, si ce n'est que j'ai monté quand même des télés, je sais quand même à peu près comment ça marche.

Et vous allez me parler de C News tout à l'heure. C'est news, c'est pareil quand je suis arrivé, j'ai rien contre Itél, voilà. Mais Itlé perdait 30 millions.

Maintenant Itlé, il y a des mois où il gagne un million par mois. Voilà. Donc bah, on est plus content avec une chaîne qui gagne un million par mois que des chaînes qui perdent 30 millions par mois.

Donc pour aller au bout de la question et c'est tout de suite à parler au rapporteur, comment vous analysez ce que par exemple Delphine Ern a dit sur vous dans le monde en disant que Vincent Boloré voulait la peau de duel public ? Vous nous expliquez, je termine juste ma question, je vous laisse répondre, monsieur Boloret, vous nous expliquez que finalement vous êtes plutôt favorable à user le public que pour vous c'est une question de gestion et de périmètre sans doute, enfin vous irez sans doute plus loin et le rapporteur a l'occasion de vous vous interroger. Comment vous vous analysez du coup cette cette remarque à votre endroit ?

Bah écoutez, je connais bien la vie malheureusement pour l'avoir vécu un certain temps. Quand on a des problèmes, il y a deux sortes de comportements. Premier comportement, vous reconnaissez vos problèmes.

Voilà. Et puis 2ème comportement, vous dites c'est la faute d'un tel. Voilà.

Donc pour essayer d'éporter l'attention de il faudrait mieux gérer, il faudrait pas dépenser de l'argent euh on reporte sur il y a un ennemi commun et on essaie de trouver un ennemi commun. Et moi, malheureusement, ça on peut en parler, je suis l'ennemi commune. Je suis le bouc émissaire parfait, je suis le paratonaire idéal parce que je représente toutes les cases que la casse n'aime pas.

Voilà, des origines familiales, des entreprises avec des salariés qui ont l'air heureux de travailler en Bretagne. Il y a même une chapelle dans le jardin. Alors, vous rendez compte, ça c'est le pire du pire.

Donc voilà, il faut trouver un ennemi commun et je suis l'ennemi commun parfait. Mais honnêtement, nous le service public d'abord sur le plan personnel ne me dérange pas du tout. Je vous dis, j'ai rien de je ne vois rien de mal.

J'ai pas de d'abord je regarde pas et puis ensuite je ne vois rien de mal dans ce qu'ils font particulier par rapport à ailleurs. Euh mais surtout en ce qui concerne sur le plan économique et financier, nous n'avons aucune concurrence avec le service public. Voilà, Canal c'est un groupe qui marche par abonnement.

Rien à voir avec ce que fait le service public qui vend des abonnements dans le monde entier. Voilà, donc ça n'a rien à voir. Donc le seul truc qui pourrait être en concurrence avec le service public, ce serait peut-être C News qui fait je sais pas 80 millions ou 100 millions de chiffres d'affaires sur les 40 milliards de chiffres d'affaires de canal achète et compagnie.

Donc si vous voulez, on a aucun intérêt à être en éemi du service public. Moi, j'ai pas de problème. En revanche, c'est sûr que quand vous avez fait ce que j'ai fait, c'estàd que vous êtes arrivé chez Canal et que vous avez supprimé ce cette ce temple, il y avait les guignoles, il y avait des trucs de toutes sortes.

Enfin, c'était un machin, je dire, à 500 millions. Bon, c'était formidable. C'était très bien.

C'était 500 millions. Et bien évidemment, je suis pas une bonne personne parce que on risque de me dire bah tiens, allez donc faire la même chose ailleurs ou d'autres gens pourraient se dire tiens va faire ce que tu as fait Boloré ailleurs. Donc je suis pas la bonne personne.

C'est comme ça. Merci de cette première réponse et je la parole au rapporteur. Merci.

Ah bon ? Pardon. Merci monsieur le président.

Merci monsieur Bolori pour votre participation cet après-midi. Première question assez courte puisque pour commencer l'objet de cette audition même si vous avez fait état de vous avez fait mention de quelques chiffres dans votre proposiminaire. Est-ce que vous pouvez nous repréciser le pourcentage exact de votre participation dans le groupe Banigé ?

J'ai cru comprendre que c'était près de de 5 %. Est-ce que vous siégé au conseil d'administration ? J'ai cru comprendre que vous ne siégiez pas.

Et est-ce que vous exercez un rôle opérationnel au sein du groupe ? Je crois que vous êtes qualifié dans votre propre liiminaire d'actionnaire dormant. Et en effet, nous avons 29 de 19 ou de 18, donc ça fait à peu près 5 % de BANJ et nous avons aucun rôle.

Ni moi, évidemment, ni personne de mon groupe n'a aucun rôle dans Banijet. Moi, je n'ai jamais été administrateur. Je ne suis jamais allé dans les locaux de Banij.

Honnêtement, je sais pas ce qu'ils font. Je connais pas leurs émissions, ne m'en veuillez pas. Mais je connais Stéphane Courbit comme je vous l'ai dit qui est un garçon tout à fait admirable.

Il faut que je l'étaigne maintenant. Merci pour votre réponse. Deuxème question.

Alors je j'en viens peut-être à vos motivations d'investisseur. On a vu que le groupe Big était parvenu au cours de son développement à maintenir à la fois un contrôle des capitaux très majoritairement français. Le président l'a rappelé.

On a pu voir que d'autres groupes de l'audiovisuel comme par exemple Media One avait davantage ouvert leur capital par exemple à des fonds d'investissement américain. Monsieur Courbi à la tête de Big qui que l'on a entendu il y a quelques semaines a expliqué avoir pu bénéficier d'une aide importante auprès d'un terro d'entrepreneurs français comme vous comme monsieur Marc Ladré de la Charière comme Bernard Arnaud. Quels étaient pour vous les rationnels, les raisons d'investissement dans le groupe Big alors même d'ailleurs que vous détenez les studios de production euh Studio Canal ?

Quels sont au fond les facteurs qui ont pu guider ce choix ? Est-ce que à l'avenir vous comptez peut-être monter au capital de ce groupe ou est-ce que vous le suivez de façon un peu plus précise ? Euh il faut que je revienne 2 secondes dans le passé pour répondre à votre question.

Donc moi, j'étais le 5e enfant de la 3e branche de la famille Bolloré. je devais ne rien faire et avoir suffisamment d'argent pour rien faire. Et ça m'allait bien pour être tout à fait honnête.

C'était un début de ma vie tout à fait délicieux. Euh et puis ça s'est pas passé comme ça. Il a fallu que je m'y colle, que je travaille et comme j'avais pas les capacités sans doute, j'ai développé un 6e sens qui est de repérer les talents.

Euh donc j'ai repéré en arrivant chez Canal, je crois que j'ai dû faire partir sur les 50 premiers dirigeants 48 ou 49. J'ai repéré Maxime Saada et Grégoire Castin et cetera et cetera. Quand je suis arrivé chez Universal Musique chez Vivindi, on a repéré Luion Grange et bah voilà, j'ai vu Stéphane Courbit et j'ai pensé que ce garçon était un garçon tout à fait capable d'aller créer et développer un groupe.

Et voilà, c'est un il y a des gens qui choisissent des tableaux, de la peinture, il y a des gens qui choisissent de la musique, il y a des gens qui choisissent la politique et qui repèrent les talents. Moi, je repère les talents économiques et financiers. Et c'est comme ça qu'on est rentré dans cette affaire et et qu'on en sortira comme on est rentré le jour où il n'aura pas besoin de nous.

Mais à l'époque les les conditions financières pour lui était assez difficile et comme on est rentré avec des obligations convertibles avec des taux assez bas, je pense que ça l'a aidé à faire son développement. Et voilà. Donc j'ai aucune intention moi personnellement de faire quoi que ce soit et à mon avis mes successeurs, je ne sais pas mais n'iront pas dans une affaire où il y a déjà un fondateur entrepreneur qui fait très bien.

Je pense qu'il y a tellement d'opportunités d'investissement dans le monde que il faut essayer d'aller dans des endroits où vous avez plus de chance de réaliser des des performances et pas d'aller chez chez les autres. Merci. Est-ce que vous ou vos représentants au conseil d'administration de Banigé, est-ce que vous veillez à ce que le groupe contribue activement à la promotion du savoir-faire culturel français, à la création d'emplois par exemple sur le territoire national ou par exemple aussi au maintien effectif d'un contrôle actionnarial français.

Le cas échéant, comment est-ce que ça se traduit ? Bon, encore une fois, vous avez expliqué en propolyaire que vous étiez un actionnaire dormant, mais est-ce que dans les discussions que vous pouvez avoir avec monsieur Courbi, ce sont trois dimensions sur lesquelles vous attirez particulièrement son attention ? Non, pas du tout.

Je pense que c'est pas mon rôle. Je pense que c'est un grand garçon euh et que je vois pas à quel titre je pourrais lui donner des conseils. Euh je pense que Stéphane Courbit est très attaché à la France et qui fera tout son possible pour y rester.

Mais c'est pas à moi d'aller donner conseils aux autres. Donc je n'ai jamais donné de conseil à Stéphane et je lui en donnerai pas. Une autre question sur les contenus proposés par Biget.

Même si j'ai cru comprendre dans votre propulinaire que la télévision vous la regardiez assez peu à part le le groupe Canal mais vous le savez Big aujourd'hui leader mondial du divertissement. Il est spécialisé dans les jeux dans la téléréalité dans des formats aussi de type talent show. Lors de l'audition de ses dirigeants, on a appris que France Télévision avait de manière assez exceptionnelle choisi puiser dans le catalogue international de Banig notamment pour adapter en France une émission comme Drag Race.

Alors dans ce programme, on en a parlé notamment avec madame Laro Aubouert, certains participants tiennent des propos quand même très militants qui revendiquent par exemple, je cite "Je suis woke, je suis queir, je suis noir, je suis non binaire ou" ou encore "On est woke, on le reste et on l'assume." Bon pourtant cette émission est interdite au moins de 10 ans. Elle a fait l'objet d'une campagne importante de promotion de la part de France Lévision, y compris sur les réseaux sociaux, parfois avec des messages visant à un public familial.

Est-ce que vous pensez que ce type de programme est adapté et au contraire et enfin et la vocation du service public et est-ce que en tant qu'actionnaire même dormant de Bigé, vous avez eu un jour à vous prononcer sur des choix éditoriaux et des choix de contenu à aller distyler sur le service public ? Je suis jamais prononcé et je me prononcerai pas parce que je suis pour la liberté. Ça ça coule dans mes veines.

Et quand vous êtes pour la liberté, vous êtes pas simplement pour la liberté pour vous et ceux que vous aimez. Vous êtes la liberté pour les autres. C'est le principe de la démocratie.

Donc si les dirigeants de France Télévision pensent que c'est bien, voilà, il faut s'adresser au dirigeants de France Télévision. Mais moi personnellement, j'ai pas de j'ai de conseil à donner à personne. Une autre dimension dont on a beaucoup parlé en commission d'enquête concernant Banig et concernant France Télévision, c'est l'omniprésence des jeux notamment sur France 2.

J'ai pu voir que par exemple sur 24 heures de diffusion sur France 2, on a à peu près neuf jeux là où sur TF1 on en a à peu près un. La majorité de ces programmes de divertissement sont produits par le groupe Benig, notamment par Nag qui est aussi l'un des coactionnaires du groupe Big. On a pu le voir, ces émissions génèrent des marges très élevées qui peuvent atteindre par exemple 42 % pour l'émission chacun son tour.

Il y a des rapports aussi d'audit interne qui montrent que la rémunération finalement versée au producteur dont Nagi est bien supérieure à celle prévue dans les devis initiaux alors qu'il s'agit d'argent public. Alors que les aujourd'hui les conditions, les efforts que l'on demande aux français budget après budget sont quand même de plus en plus importants. Alors que ces ressources pourrai aussi être investie dans la création dans la production audiovisuelle française et le développement de nouveaux programmes.

Est-ce que vous considérez peut-être d'un regard un peu plus extérieur que c'est la vocation du service public notamment sur France 2 proposer autant de divertissement où est-ce queon pourrait pas trouver un axe plus différenciant sur le sur le service public par rapport au schèmes privé commercial ? Moi, je pense que à nouveau que voilà le problème du service public en fait, c'est le problème de la France. Quand vous parlez du service public, vous parlez de la France.

Euh donc là, c'est un c'est quelque chose dont vous occupez qui coûte 4 milliards par an au français, mais quelque part, c'est la translation de la France en général. À-ton les moyens et qu'est-ce qu'on veut faire ? Quelles sont les priorités ?

Moi, je suis pas homme politique ni femme politique, donc je ne je ne sais pas ce qu'il faut faire pour ce genre de choses. Moi, ce que je sais faire, c'est redresser des situations qui ont l'air compromise. Je l'ai fait dans le papier dans les années 80, je l'ai fait dans le transport dans les années 90, euh je l'ai fait ensuite dans l'audiovisuel.

Euh donc je sais comment redresser des choses mais je n'ai jamais travaillé avec l'État. Donc je ne suis pas capable de vous dire ce qu'il faut faire avec l'argent public et où est-ce qu'il est le mieux à louer. Est-ce que c'est dans l'éducation ?

Est-ce que c'est dans la défense ? Est-ce que c'est dans la santé ? Est-ce que c'est dans la sécurité ?

Je ne sais pas. Ou dans le service public, je ne sais pas. Mais à la limite ce que je voulais dire en disant c'est une transaction de la France.

Quand la France était très riche, pas de problème de les de mettre 4 milliards ou 5 ou 10 ou 15, peu importe dans le service public, c'est pas le sujet. Après, vous pouvez faire que le service public est plus ou moins performant et des émissions qui plaisent ou qui plaisent pas. Mais ça, ce sont en fait les dirigeants de de que vous nommez là-bas euh qui doivent dire ce qui est bien pour leur public et et ce qui est bien pour la France.

Le vrai sujet, c'est "At-on l'argent encore aujourd'hui ?" Euh, on sait que non. Voilà, on sait que la situation française est extraordinairement glissante.

Avant est vacillé mais enfin maintenant on voit qu'on glisse sur le plan financier. Et donc la question qui se pose pour le service public, c'est comme pour la France. Où l'État doit-il mettre son argent en priorité ?

Parce que malheureusement les cartes de crédit vous en avez tous je pense il y a un moment où voilà vous avez un appel du banquier, il y a un moment où ça marche plus. Donc c'est ça la question et je peux pas répondre à cette question parce que je n'ai pas les éléments pour y répondre mais je me suis retrouvé souvent malheureusement dans des situations difficiles où il fallait d'abord faire preuve de lucidité parce que la première condition d'raissement c'est la lucidité. Voilà, c'est quelle est la vraie situation ?

Quelqu'un qui boit trop, tant qu'il se dit pas je bois trop, il ne s'arrêtera pas de boire. Ou quelqu'un qui est trop gros, tant qu'il ne s'arrêtera pas de manger, continuera à être avec du surpoids. Donc quelqu'un qui se trouve dans une situation financière difficile, tant qu'il ne le reconnaît pas, il ne fera pas d'efforts.

Donc ça c'est la première chose, c'est la lucidité. Euh après, il faut analyser les raisons pour lesquelles cette situation est comme ça et essayer de trouver les les moyens, c'est-à-dire les voies par laquelles on peut redresser. Puis après, il faut trouver l'équipe.

Ça, évidemment, c'est le point fort, c'est de trouver les gens parce que si vous voulez faire vous-même, ça vous n'y arriverez pas. En revanche, si vous trouvez des gens qui eux-mêmes sont capables de faire des équipes, ça marche. Et vous voyez notre groupe, je vous dis quand je suis arrivé, on était 800.

Maintenant, alors on n'est plus en contrôlant mais il y a 80000 ou 100000 personnes qui travaillent quelque part loin de notre groupe. Ça s'est fait parce que à chaque fois nous avons trouvé des dirigeants qui ont été capables de trouver des dirigeants qui ont été capables d'analyser les problèmes et puis du courage. Ça veut dire que les dirigeants pour vous actuels de de l'el public ne sont pas capables.

Je sais pas mais je dis simplement que ça dépend. C'est peut-être la faute de l'État aussi. Moi si vous me donnez 4 milliards, peut-être que je vais pas vous dire que je vais pas les dépenser.

C'est pas il faut pas acheter la pierre, il faut dire voilà ce que vous voulez. C'est un C'est pour ça que je vous dis le problème que vous posez c'est pas le problème de France Télévision ou Radio France ou des services publics. C'est le problème de la France.

Où voulez-vous mettre votre argent ? Est-ce que vous avez de l'argent ? Combien vous en reste ?

Combien il nous en reste ? Pardon, je m'excuse, je m'associe au représentant de du peuple que je respecte et que j'admire par nature où où on peut mettre notre argent en priorité, où est-ce qu'il est le plus utile ? Et et je vous dis moi quand je vois que ça coûte 4 milliards alors que c'est les mêmes programmes que sur la une ou la 6, je pense que vous avez des choses que vous pouvez faire pour éviter d'avoir un m 4 milliards.

Mais c'est un avis personnel. Bon la mère note ne s'inquiète pas. Mon âge je vais pas aller faire embaucher chez France Télévision.

Puis je pense de toute façon que vous m'embaucheriez pas. Donc il y a pas de problème. Dernière question sur ce sujet, je vais me permettre d'insister, mais est-ce que au fond la vocation de l'audiovisuel public, c'est de chercher d'une certaine façon la rentabilité comme par exemple des groupes privés commerciaux ou est-ce que c'est de proposer des contenus différenciants, peut-être plus audacieux qu'on verrait moins sur les chaînes privées parce que il y a une incertitude de rencontrer une audience.

Quelle est votre vision aussi sur le cœur de l'ADN ? parce que au fond, c'est peut-être la question la plus importante que l'on se pose dans le cadre de la commission d'enquête. Quelle est la vocation première de l'audiovisuel public ?

Pardonnez-moi, je je reviens toujours. Je crois que le sujet n'est pas ça. Le sujet c'est combien d'argent vous êtes prêt à mettre dans les principaux services régaliens de l'État.

Et une fois que vous savez combien d'argent vous avez disponible, vous savez ce que vous pouvez faire pour l'audiopiser le public. de dire je vais faire ceci ou je vais faire cela, ça dépend quels sont vos moyens. Moi, vu de l'extérieur, les moyens ils sont pas bons, hein.

Après, on peut aller pas se dire la vérité, mais ça glisse. Moi, vous savez, j'ai connu le général de Gaulle Pompidou, très bien. Il venait à la maison, jou aux cartes, il est venu en Bretagne, mon père lui a trouvé sa maison et puis j'ai connu comme ça toute la France.

Voilà, écoutez, regardez les chiffres. Donc je pense que malheureusement votre commission, pardon, je peux pas vous aider beaucoup sur Bijj ou le service public, Banij parce que j'y connais rien et le service public parce que je regarde pas la télé à part Canal. Je suis très content avec Canal, je vous assure.

Franchement [raclement de gorge] euh c'est un truc vous avez tous les films. Sais que sur la plateforme Canal, monsieur Bolloré, on peut accéder aux chaînes du service public. Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Elle a une, elle a de Il y a 40 chaînes ou 50 chaînes plus gratuites, j'en sais rien. Le problème simplement c'est voilà qu'est-ce que vous voulez faire, qu'est-ce que l'État doit faire de son argent. Si vous avez beaucoup d'argent, bah faites ce que ce qu'il vous pensent.

Mais je vous redis, je ne vois pas pourquoi. Le problème c'est ça, c'est quand vous avez deux ou trois sociétés à peu près équivalentes, qui semblent à peu près équivalentes, qui font à peu près le métier et qu'il y en a un qui coûte rien, même qui rapporte de l'argent et des gens se battent pour l'avoir. Euh je crois que la privatisation de la 6, vous allez avoir la queue à la porte, voilà, pour savoir qui veut rentrer dans la 6.

Et puis il y en a une, il faut mettre 4 milliards. Donc le sujet c'est pas voilà et je crois que personne n'en veut au service public. C'est je pense que tout le monde est content ou ça n'a pas d'importance.

Le sujet c'est maintenant vous demandez aux français, tout le monde demande aux français de faire des efforts. C'est là qui est le problème. Donc le problème c'est pas le service public pardon, c'est l'argent de la France pour le service public.

Alors juste avant que le rapporteur change de su je pense qu'il a posé une question fondamentale, monsieur le rapporteur. On a besoin d'avoir quand même aussi votre éclairage là-dessus. Monsieur Courbi avait résumé, vous connaissez bien, avait résumé parfaitement la question qui se pose à nous.

Finalement, mettons qu'on ait un peu d'argent pour financer le service public audiovisuel. On va raisonner ainsi. Mettons qu'on a de l'argent et un peu d'argent pour financer service public audiovisuel. demeure cette question fondamentale.

Est-ce que parce que c'est l'argent des Français, il faut que le service public finalement soit des antennes et des chaînes généralistes populaires qui proposent finalement presque la même chose que le service privé, le service audiovisuel privé ou parce que c'est justement de l'argent public, l'argent des Français, il faut proposer des contenus qui soient différenciants, très différents pour garantir à chaque instant une complémentarité. Vous voyez ce que je veux dire ? que pour vous finalement si on a un peu d'argent pour financer le service public audiovisuel, il faut que ça soit finalement très généraliste, très populaire, que ça soit pour tous les Français et dans ces cas-là, il y a pas tellement de complémentarité avec le service audiovisuel privé ou est-ce qu'au contraire, il faut une complémentarité et si oui laquelle et après je laisse rapport changer de sujet, mais je pense ça serait quand même important de vous entendre là-dessus.

Donc moi [grognement] pour résumer, je suis favorable au services public, je trouve ça très bien. Je ne suis pas favorable à ce qui coûte 4 milliards. Voilà.

Donc moi, si vous me demandiez, je vous dirai gardons le service public et faisons qu'il ne coûte pas 4 milliards. Et on voit bien qu'il y a des tas d'endroits où on peut faire des économies. Alors bon, je vous dis quand je suis arrivé chez Canal, tout le monde m'a dit c'est impossible de faire les moindres économies.

On a fait 500 millions d'économies il y a 10 ans ou 12 ans, ça ferait un milliard avec l'inflation de maintenant. Et franchement, c'était pas un truc très très compliqué. Alors en revanche, dire ça, bah vous mettez en cause toute une série de gens qui vivent, qui sont heureux de vivre ensemble, qui se reçoivent, qui passe leurs vacances, qui vont déjeuner, dîner, qui se font des projections de film.

Là, vous vous attaquez à un truc terrible. Quand je suis arrivé d'ailleurs chez Vivindi, Jean-Renéis Fourtou et qui était mon prédécesseur et l'équipe m'a dit "Oh là, surtout faut pas lécher Canal parce que Messier c'est comme ça qu'il a sauté." Je dis "Pourquoi il a sauté Messier ?" Non.

Oui oui, il a voulu aller changer canal et là s'attaquait à changer Pierre l'Elescu. Alors là c'était un déchaînement. Voilà et donc [grognement] faut quelqu'un de courageux pour aller parce que quand vous donnez 4 milliards à quelqu'un bah ou à des ou à quelques personnes, quelques centaines de personnes parce que c'est ça dont il s'agit malheureusement si c'était tous les gens au-dessous.

Mais je vous ai fait le calcul. Moi, je préfère que vous remettiez le service public à zéro et que vous sauviez les agriculteurs et les pêcheurs. C'est voyez si vous me demandiez mon avis, c'est ça.

Et moi, je ne vois pas de raison pour lequel le service public coûte tant d'argent à l'État. Je ne vois pas de raison parce que je vois les autres chaînes autour qui font la même chose pratiquement. Si on fait un blind test, on vous met des trucs, on vous dit pas quelle est la chaîne, vous enlevez les numéros, vous regardez dans la semaine ou le weekend, je suis pas sûr que vous voyez une grande différence.

Or, dans un endroit, vous mettez 4 milliards, dans l'autre endroit vous mettez rien. Il y a quand même un petit une petite interlocation. Voilà.

Et le fait qu'il m'en veulent, c'est normal parce que rien que je le dis là, alors j'ose même pas penser ce qui va se passer. En plus, c'est filmé. Bon, enfin, là où j'en suis, c'est pas très grave.

Merci pour votre réponse. Dernière question qui concerne le groupe Benig dans [grognement] le cadre de cette commission d'enquête. Vous l'avez peut-être vu mais on s'est largement penché sur les situations de conflit d'intérêt notamment les les cas de pantouflage qui pouvaient exister entre les sociétés de production privée et l'audiovisuel public.

On s'est notamment penché sur le cas de monsieur Takis Candy ce qui concerne la société Benigé. Je vais rappeler l'effet. En février 2018, France Télévision recrute Takil Scandils comme directeur des programmes, c'est-à-dire en quelque sorte numéro 2 du groupe.

Si les contrats sont formellement signé par la direction de la production, c'est au directeur des programmes qu'il revient commander les contenus auprès des sociétés de production. Or, avant son arrivée au sein du groupe, monsieur Candy était directeur de Banig Studio et dès 2018 année de sa nomination, Banig a vu le montant de ses contrats et le France Lévion augmenter de 8 millions d'euros puis encore de 11 millions d'euros en 2019 sur une hausse de près de 30 % de son chiffre d'affaires avec France Liv Vision depuis son arrivée. On a interrogé madame lors de son audition sur ce cas ainsi que sur d'autres situations comparables notamment celui celle de madame Darry Grand chez Tous Gazer Media qui peuvent s'apparenter à des situations de pantouflage ou même de prise illégale d'intérêt.

Madame Ern lors de son audition a estimé qu'il revenait au législateur et bien de changer la loi et de s'emparer du problème. Est-ce que vous estimez donc d'un point de vue extérieur parce que j'ai compris, vous avez insisté pour expliquer que vous étiez un actionnaire dormant sans contrôle et sans influence sur le groupe mais est-ce que vous estimez que ce type de situation est déontologiquement au moins problématique et peuvent venir aussi aux missions de l'audiovisuel public ? Écoutez, j'ai aucune idée pour être tout à fait franc.

Le le sujet c'est est-ce que les gens qui sont recrutés sont compétents ou pas ? Moi quand je suis arrivé chez Canal euh mon fils m'a dit il y a un type épouvantable quand je dirigitais dirigé la 8 qui s'appelait Gérald Bris Viret qui était un concurrent atroce. Donc j'ai décroché mon téléphone, j'ai appelé Géral Bris Viret, je lui ai dit "Est-ce que vous voulez venir travailler avec moi ?" Bon, il m'a dit "Je peux pas, je suis chez Arnaud Lagard, je l'aime beaucoup." Donc j'ai appelé Arnaud Lagard, c'était 15 ans avant hein, donc il y a plus longtemps.

Et il m'a dit "Écoute, je te rends service au nom de l'amitié, prends Géral Briseviret." Voilà. Donc après, est-ce que c'était pas bien que Géral Briseviret passe de l'un à l'autre ?

Je peux pas vous dire. En tout cas, il m'a aidé beaucoup. Et donc la question que vous posez, c'est plus de devant la taille du problème que vous avez, c'estàd 4 milliards.

La question c'est qui sont les personnes capables d'aller redresser, d'aller d'aller faire que vous dépensiez pas 4 milliards. C'est beaucoup beaucoup beaucoup d'argent. Et donc après les problèmes de pantouflage tout ça, c'est sûr que c'est mieux qu'il y en ait pas.

Mais l'efficacité c'est quand même dans les affaires de ce type, c'est important. Et puis vous avez bon c'est pas un problème social parce que de toute façon France Télévision demain vous le privatisez vous aurez 12 personnes qui se précipiteront en tout cas cin ou six et il y aura pas de problèmes sociaux il y aura des problèmes peut-être pour la les quelques centaines de personnes qui dirigent et encore je suis même pas sûr mais le sujet c'est comment l'État arrête à un moment où il doit faire des économies où il doit avoir besoin d'argent pour faire autre chose comment il arrête de dépenser cet argent et vous achèteriez vous France Télévision si c'était Personellement non. Moi personnellement non.

J'ai assez là des médias. Ça va, c'est bien. On a assez mais il y a plusieurs personnes que je peux vous indiquer si vous voulez à titre gratuit euh si vous voulez les noms.

Monsieur le rapporteur, je vous laisse la parole. Non non parce que c'est pas qui vous aideront peut-être même qu'ils vous donneront de l'argent pour l'acheter en plus. Donc c'est non seulement vous souveriez non seulement vous souver mais en plus peut-être qu'il vous donnerait de l'argent sans doute parce que c'est un outil de puissance.

Vous voyez, on parle pas d'une crémerie, on parle de quelqu'un qui fait des contenus, qui voit des metteurs en scène, qui voit des acteurs, des actrices, qui peut aller déjeuner, qui va dans les festivals. C'est un monde, excusez-moi, je crois pas que vous connaissiez ce monde directement. Je crois pas que vous avez réalisé.

Moi, je l'ai repéré parce que je les connais bien tous ces gens. C'est extraordinaire comme vie. C'est c'est les films américains.

Donc si vous voulez Bon voilà rapporteur autre sujet autre question. Le 6 juin 2025 le groupe Canal Plus qui diffusait jusqu'ici ses contenus sur le canal numéro 4 en lieu et place de France 4 a quitté la TNT dans un communiqué de presse le 5 décembre 2024. Vous motivez votre décision par le non renouvellement de la fréquence de C8 mais également je cite par un environnement fiscal et réglementaire de plus en plus contraignant.

Fin de la citation. On a eu l'occasion d'auditionner les représentants des producteurs cinématographiques. Canal Plus, c'est aujourd'hui l'un des plus importants financeurs du cinéma en France.

Alors, au-delà de la décision de l'ARCOM de retirer la fréquence de C8 dont on reparlera d'ailleurs plus tard, est-ce que vous estimez que le cadre réglementaire et fiscal qui s'applique au diffuseur est obsolète ou du moins inadapté à des chaînes payantes comme Canel Plus ? Le 6 juin ? B, j'en ai parlé tout à l'heure, mais enfin voilà, le général de Gaulle, le 5, a été prévenu qu'il allait avoir le débarquement et il a dit "Je veux absolument que ce soit des Français parce que c'est la France." Church, il a dit "Mais il y a pas de Français." Et puis finalement, ils ont trouvé 177 qui étaient sous les ordres de Lord Lovat.

Et mes deux oncles me racontaient que le matin du 6 juin, toutes les troupes se sont arrêtées, tous les bateaux se sont arrêtés pour les laisser passer les premiers. Ils ont dit non non, on veut pas gêner. Mais enfin bon, en fait c'est pas tout à fait vrai.

Mon oncle disait qu'il y avait une telle tempête qu'il était content de débarquer. Ils étaient 177. Il y en a eu 27 qui n'ont pas été tués ou blessés au cours de cette bataille de Normandie.

Donc ce jour du 6 juin pour nous, il était important. C'est le jour où en effet on a décidé de retirer l'essentiel de nos chaînes Canal de la TNT parce que nous avons à la tête de Canal un garçon qui s'appelle Maxime Saadac. Vous connaissez ?

Vous l'avez entendu ou vous le réentendrez la semaine prochaine. Voilà. qui est un garçon difficile, exigeant, difficile et il a été extrêmement euh euh mécontent de l'injustice qui a été de lui retirer la 8.

Euh il a été extrêmement mécontent des problèmes de TVA. Bah oui, c'est comme ça. Tout d'un coup, on est venu dire que Canal n'était plus une chaîne de télévision.

Canal avait été créé avec une TVA à 5 % puis on l'avait monté à 10 qui était normal parce que finalement bah je disais tout à l'heure fallait chercher de l'argent puis tout d'un coup on a dit Canal n'est plus une chaîne de télé donc faut le passer à 20 or 90 % ou 85 % des programmes de canal sont regardés en direct notamment le sport enfin bref donc Maxime Saada pour résumer avec ses équipes ont décidé de retirer de canal l'échelle de la TNT et vivent maintenant sur le net. Euh voilà donc euh c'est vrai que Canal euh n'est pas extraordinairement favorisé. Vous parliez tout à l'heure des groupes euh français qu'il fallait aider à rester et à se développer.

Canal si vous interrogez Maxime Sada va pas vous dire que c'est un groupe qui a été aidé. Euh c'est en permanence. Alors c'est des petites choses.

Voyez avant pour résilier son abonnement à Canal les deux jours de RTT. Maintenant vous pouvez le faire avec un clic. Voilà, profite, tout est comme ça et bon mais il vous le racontera.

Moi, je recueille les sentiments de Maxime Saada et de ses équipes qui viennent me voir de temps en temps, comme je suis le sage entre guillemets, je sais pas si je suis sage, mais enfin au sens âgé, euh je leur dis "Calmez-vous, c'est pas grave, tout ça va aller" et cetera et cetera. Donc en effet, voilà, ils ont pas l'impression d'être soutenus dans leur effort. Moi, vous savez, je pense que quand vous êtes maltraité, c'est pas agréable, mais que ça vous force à devenir agile et ça force à une certaine exigence.

Et je pense que Maxime et ses équipes maintenant sont beaucoup plus compétents que quand je les ai rencontré il y a 12 ans. Studio Canal, vous en avez parlé tout à l'heure, c'est une vraie grande société aujourd'hui de production. Euh ça doit être une des tops dans le monde.

Canal lui-même est un succès formidable. Le digital de Canal, c'est-à-dire toute la partie informatique qui a été créé est exceptionnelle. Donc je pense que nécessité fait loi et que donc c'est vrai que sans doute ils sont pas aidés et que de ce point de vue- là vous facilitez pas la vie de canal.

Mais d'un autre côté ça les rend plus agile, plus dynamique et que finalement à toute chose malheur est bon. Autre sujet, une autre question. En novembre dernier, France Télévision et Radio France ont chacun de leur côté déposé une plainte pour nénigrement contre trois médias de votre groupe, C News, le JDD et Europain, sans en informer leur tutelle, au frit du contribuable.

La ministre de la culture d'ailleurs s'est étonnée d'une telle initiative dont elle n'avait pas été prévenue. Dans l'assignation déposée par Radio France, il est indiqué que votre groupe aurait mené, je cite la signation, une entreprise organisée de déstabilisation visant à saper la confiance de ses auditeurs en mettant notamment publiquement en doute le respect par Radio France de principes essentiels de sa mission de service public, la neutralité, l'indépendance et le pluralisme de l'information. Fin de la citation.

Lors de son audition, Rashid Adati estimé, je cite, qu'il n'est peut-être pas habile d'indiquer qu'un média qui n'est pas un concurrent, l'audiovisuel public n'est pas en concurrence avec le privé. Il n'a ni même ni la même mission, ni le même positionnement et d'extrême droite, ajoutant encore la tutelle aurait dû aurait pu être informée s'agissant d'une procédure engagée auprès des Français et assez singulière. Est-ce que vous considérez que cette assignation pour dénigrement est fondée ?

Où est-ce qu'on en est aujourd'hui de cette procédure judiciaire et est-ce que depuis vous avez eu des échanges avec madame Veale ou madame Ernotamment à ce sujet ? Écoutez, j'ai j'ai suivi cette affaire par la presse. Le fondement économique et juridique m'a pas paru effrayant, donc je ne m'en suis pas mêlé parce que je ne me mêle que quand il y a un sujet stratégique ou capitaliste.

Ça me paraît pas un sujet stratégique ou capitaliste. Et au fond de moi-même, j'ai pensé que c'était ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire qu'au lieu de regarder comment faire des économies, c'est plus facile de dire qu'il y a des gens qui les dénigrent. et que voilà notre groupe est un coupable idéal euh ce qui je reconnais.

Voilà. Mais enfin bon, une fois qu'on a dit ça, c'est pas grave. Alors maintenant, est-ce que il aurait fallu prévenir la tutelle ?

Je n'ai jamais travaillé dans le public, donc je ne suis pas capable de vous répondre sur ce que doit faire quelqu'un dans le public ou pas. H voilà, dans le privé euh nous avons des des règles de fonctionnement tout à fait euh tout à fait particulières parce que je vous dis, nous sommes fiducièrement redevables à nos actionnaires euh du des dépenses de notre argent et quand on a des problèmes, ben on est de toute façon obligé d'aller les résoudre. Sur ces procédures de de dénigrement, je pense que tout observateur objectif pourra dire que vous êtes régulièrement mis en cause personnellement sur les antennes du service public.

Je vais citer quelques exemples. Le 28 octobre 2024, un journaliste de France Info demande à Thierry Hardisson, je le cite, c'est un fachaotud boloré, point d'interrogation. Alors, ce dernier a répondu par la négative, mais le journaliste a insisté et il a dit donc à nouveau, je je cite Vincent Bolor est-il d'extrême droite sans obtenir de de réponse positives.

Un an plus tard, le 29 octobre 2025, le même journaliste a reproché à Madame Royal d'avoir été édité dans une maision d'édition qui vous appartenait, d'avoir été aussi chroniqueuse sur TPMP, l'obligeant d'ailleurs à invoquer une liberté d'expression. Le 18 septembre 2025, dans une interview au monde, Delphine Ernut, présidente de France Lévision, déclaré à propos de ces news qu'ils assument d'être une chaîne d'extrême droite. Fin de la citation.

Et enfin, le 16 avril 2025, on a eu d'ailleurs l'occasion d'y revenir lors de son audition, Thomas Le Grand a partagé sur son compte X un message intitulé Boloré égal pétin fin de la citation. Alors même qu'il était toujours à l'antenne de France Interre sans qu'aucune sanction ni mise en garde n'ait été prononcée à son encontre. Est-ce que vous aussi vous avez envisagé d'engager une action pour dénigrement contre l'audiovisuel public ?

Oh, écoutez, je pense qu'ils ont assez de problèmes comme ça pour que j'en rajoute. C'est assez rigolo qu'on mette Boloré Galpétin après l'histoire que je viens de vous raconter et que j'ai une des familles les plus actives dans la défense contre l'occupant nazi et fasciste. Euh voilà, je pense que il faut laisser passer.

Je vous ai dit, je crois que je fais partie des des paratonaires qui servent pour le groupe. Euh je suis pas sûr que ça leur serve à eux vraiment. Euh mais en tout cas, moi en ce qui me concerne, je suis démocrate chrétien.

Je l'ai affirmé sousement déjà, je crois que c'est la 4e fois que je suis reçu dans des commissions euh démocrate, c'est-à-dire que je respecte le vote des citoyens et des citoyennes et chrétien, c'est-à-dire que je crois en Dieu et en le Christ. Voilà. Et euh le Christ, comme vous savez, est venu sur terre il y a un peu plus de 2000 ans avec euh un message extrêmement précis sur le comportement qu'on devait avoir euh et notamment l'empathie vis-à-vis des autres, l'écoute, le pardon.

Euh et donc je me vois comme un démocrate chrétien. Et ça ça se concrétise dans un parti politique ça aujourd'hui dans le paysage dans le paysage politique français, c'est ça se concrétise dans un dans un engagement politique ? Non, je ne fais pas de politique.

Je vous dis je suis démocrate chrétien parce que je crois à la démocratie profondément à la liberté et euh je crois vraiment en Christ. Euh mais enfin vous savez, on est 2 milliards, hein. Donc euh je suis pas tout seul là dans la France maintenant.

Ça a l'air un peu bizarre. Euh vous savez, c'est Gadel Malé. Euh euh il dit c'est bizarre parce que quand on dit "Est-ce que tu es musulman ?" "Oui, évidemment, je suis musulman.

Est-ce que tu es juif ?" Oui, évidemment. Et toi, tu es catholique.

Non, mais pas vraiment. Oui, mais ma sœur. Voilà.

Donc il y a un problème, les gens n'osent plus le dire mais moi je suis chrétien et je suis démocrate. Bah vous venez de le dire. Bah voilà et je le répète Nvari.

Dernier point sur ce sujet de procédure pour dénigrement. J'ai examiné notamment parce qu'on a reçu le responsable la programmation de l'émission Complément d'enquête et j'ai le sentiment que il y a un intérêt fort porté à votre groupe qui s'inscrit d'ailleurs dans une certaine continuité éditoriale le 7 avril 2016. complément d'enquête a diffusé Vincent Boloré, le milliardaire impitoyable.

Le 25 novembre dernier, la même émission diffusait un complément d'enquête sur C News en s'appuyant notamment sur des témoignages de personnel ou de proches de salariés de France Télévision. J'ai eu l'occasion d'ailleurs de leur poser la question. Le 30 novembre 2023, c'était aussi Cyril Anouna qui était alors animateur de votre groupe qui était la tête d'affiche d'un autre complément d'enquête.

Dans le même temps, monsieur Pigas qui pourtant est actionnaire et fondateur de Media One, propriétaire de groupe de médias combat depuis 2008, qui inclut notamment Radio Nova, le journal Lesroques, le Fton Post et qui expliqué encore le 13 janvier dernier dans Libération. C'était à la une qu'il mettrait notamment les médias et tous ses moyens au service d'un combat contre la droite radicale. Lui n'a jamais fait l'objet d'un complément d'enquête.

Bon, je je le cite mais il y en a bien d'autres. Je pense notamment à Martin Big à la tête du groupe TF1. Je pense à Rodolphe Saadé, propriétaire notamment de BFM TV et RMC, qui eux non plus n'ont jamais été au cœur d'une telle enquête.

Comment est-ce que vous expliquer un tel intérêt de la part du du service public et comment est-ce que vous envisagez aussi cette étude et cette enquête assez approfondie ? Je crois que c'est pas que le service public. Je crois que si vous voulez, je vous l'ai dit tout à l'heure, on je représente quelque chose que qui est un monde que certains voudraient voir disparaître. euh c'est-à-dire un monde attaché à ses racines euh mais qui avance.

Euh moi je crois pas du tout qu'il faille je crois pas qu'on est ou conservateur ou progressif. Je pense qu'il faut être les deux. Je pense qu'il faut être attaché à ses racines, célébrer ce qui ce qui a fait votre entreprise ou votre famille et que il faut que tout en célébrant et en se rappelant d'où vous venez, vous soyez actif dans ce qu'il faut.

Pour revenir d'ailleurs sur les questions spirituelles, c'est la parabole des talents. On n pas le droit de garder son talent et de ne pas essayer de le développer. Donc, j'énerve.

Je vous dis, je le vois bien quand on reçoit en Bretagne certaines personnes, j'ai reçu notamment les deux derniers présidents de la République, c'est compliqué quand il voit ça et ça plaît pas. Bernard Poignan que j'aime beaucoup qui a été maire de Quimpère et qui a été pendant plus de 40 ans 45 ans notre ami fidèle me dit il faut faire venir les gens pour qu'il voient ce que c'est que la Bretagne. Mais quand il voit là, il trouve ça épouvantable.

Je dis il voit des salariés qui sont contents, qui sont contents du concordat social qui ont signé à l'époque, il voit les usines qui sont flambre. On est quand même numéro 1 mondial du des films pour condensateurs, des composants pour condensateurs. On a développé à une époque le sachaté en papier qui existait peu ou pas.

On a fait des tas de choses comme ça et en plus je vous dis il y a voilà le musée de tonton Gen qui est un musée oanographique avec un requin de tête et un sé lacante. Enfin bref, il y a tout ce qui est ce qu'on peut dire entre guillemets voilà conservateur ou moisi. Donc c'est normal que tous ces gens voilà je comprends très bien que je ne leur plaise pas.

J'en suis désolé pour eux mais moi je pense que il est important de combattre pour notre pays qui est en difficulté, je l'ai dit tout à l'heure et il faut que ceux qui ont du courage disent voilà peut-être qu'on vous plaît pas mais on est comme ça et la plupart des on a réussi à réunir au sein d'un petit institut qui s'appelle l'Institut de l'Espérance une vingtaine de personnes qui qui réfléchissent et qui essayent de ramener du bon sens et de la prospérité pour la France et les Français. Et donc je pense que ça ça ne plaît pas à la petite caste dirigeante aujourd'hui qui a envie de rester aux manettes de ce qu'elle a. Elle a pas vous pouvez pas le en vouloir.

Ils ont pas envie. Et pour qu'on comprenne bien monsieur Boret pardon vous interrompe c'est la casse dirigeante c'est qui ? C'est le gouvernement place c'est des dirigeants de public qu'on comprenne c'est qui la casse dirigeante ?

Ben la caste dirigeante, comme son nom l'indique, c'est la les personnes qui sont aujourd'hui à diriger, qui sont très heureuses de diriger aujourd'hui. Elles sont très contente, voilà et elles ont pas envie qu'il y ait des empêcheurs de tourner en rond qui disent "Faut faire des économies, faut faire attention et cetera." Euh on m'a souvent demandé pourquoi ces news avaient du succès.

Et je dis ces news a du succès parce que malheureusement ces news dit des choses que les autres chaînes ne disaient pas sur la situation financière, sur un certain nombre de choses comme ça. Et donc on dérange, voilà, on dérange ces gens qui ont envie de continuer à vivre dans la, j'allais pas dire l'opulence quoique, alors que la situation est pas bonne. avant que le rapporteur chance de fuset s'il me le permet.

Est-ce que vous trouvez sain dans une démocratie ce à quoi on assiste c'està-dire une certaine manière une guerre de l'audiovisuel public privé ? Le le rapporteur a cité des choses vous vous concernant. On pourrait citer aussi les unes du JDIDD parfois [grognement] assez virulente contre l'audiovisuel public ou en tout cas assez forte pour essayer d'être le plus objectif et impartial possible. euh parfois des émissions de ces news aussi qui qui qui critiquent euh et c'est tout à fait leur droit l'audiovisuel public.

Mais est-ce que finalement euh alors je sais pas si on va parler de guerre audiovisuel public et privé, mais ces tensions qui émergent, cette procé de dénigrement, est-ce que c'est tout à fait sain dans une dans une démocratie ? Vous avez dit vous-même que vous étiez attaché à la complémentarité de l'audiovisuel public et privé. Comment tout ça peut fonctionner de manière plus complémentaire et apaisée ?

Écoutez, en tout cas, moi je suis pas du tout en guerre euh pour les raisons que j'ai évoqué tout à l'heure de démocratie chrétienne. Donc, j'ai la guerre avec personne. Je dois vous dire que je je ne ai personne, voyez, et je prie pour mes ennemis, ce qui me coûte, mais je le fais quand même.

J'en ai quelques-uns. Euh non, je pense que il faut pas je je crois que franchement notre groupe n'est pas en guerre. Notre groupe, l'audiovisuel public ne le concerne pas.

Euh je vous ai dit euh franchement Canal et c'est un groupe qui est complètement en dehors de tout ça. Alors maintenant ce qui concerne CS ou JDD dont vous parlez euh c'est vrai que comme sont des espaces de liberté avons des talents qui sont extraordinairement indépendants. Pascal Pro, il aime la France et les Français.

Bon, il est né à Nant ou en tout cas il est intéressé par Nant qui était la la ville de ma grand-mère et euh voilà, il aime la France, il se balade partout et donc il donne son avis. Alors après ça plaît, ça plaît pas, c'est comme ça. Voilà.

Mais enfin, visiblement ça plaît à beaucoup de monde puisque c'est lui qui fait des records d'audiences. Mais je crois que c'est pas le sujet. le il n'est pas contre l'audiovisuel public, il est contre les dépenses.

Et je pense que c'est arrivé à un moment où il y avait une séquence budget de la France où tout le monde disait "Chez les politiques, ça va très mal, c'est épouvantable, la retraite, les il faut faire des efforts épouvantables." Et il avait le sentiment qu'il n'y avait pas ces efforts qui étaient faits en face. Voilà.

Et donc comme je n'interviens pas, je vais pas aller dire quoi que ce soit Pascal Pro qui dit ce qu'il pense, mais il y a pas que Pascal Pro, ils sont tous indépendants. Euh et je pense que c'est bien d'avoir un petit espace de liberté même si ça plaît pas. C'est bien.

Le 11 décembre dernier, notre commission d'enquête a auditionné monsieur Rock Olivier Mestre, ancien président du du CSA. J'ai pu l'interroger sur l'écart très important observer ces 15 dernières années entre les sanctions pécunières infligées aux chaînes de votre groupe C8 et C News et celle de l'audiovisuel public. Alors même que des manquements au pluralisme à l'indépendance y sont régulièrement relevés.

C'est d'ailleurs l'un des objets de notre commission d'enquête. Je rappelle que vos chaînes sur les 15 dernières années ont été sanctionnées, peut-être que le chiffre d'ailleurs n'est pas exact, à hauteur de 8 millions d'euros tandis que aucune chaîne de l'autel public n'a eu à payer le la moindre amende, le moindre euros sur la même période. Je lui ai posé cette même question que je vous poserai et sa réponse a été pour le moins surprenante.

Il m'a indiqué, je le cite, si le juge considère que nos sanctions sont disproportionnées, il n'hésite pas à le dire. La première mesure que j'ai été amenée à prendre en tant que président de l'ARCOM a été de verser un chèque de 1 million à C8, ce qui n'était pas la décision la plus agréable à prendre pour un magistrat de la Cour des comptes. Fin de la citation.

Alors, je rappelle les faits et le contexte, mais en juin 2017, il évoquait le CSA infligait une sanction inédite à la chaîne en privant TPMP de publicité pendant une semaine, estimant que C8 avait gravement méconnu son obligation de faire preuve de retenu dans la diffusion d'images susceptibles du milier des personnes. Fin de la citation. Suite à un canular de Cyril Anouna à l'encontre de Mathieu Deorma, en 2018, le conseil d'État a pourtant annulé la sanction du CSA, jugeant au contraire qu'à aucun moment Mathieu de Lorma, je cite la décision du Conseil d'État, n'avait été montrée sous un jour dégradant, humiliant ou attentatoire à sa dignité fin de la citation.

C'est un exemple parmi d'autres. Comment est-ce que vous interprétez les déclarations de monsieur Rock Olivier Mestre qui expliquait que verser un chèque de 1 million à C8 n'a pas été la décision la plus agréable à prendre pour un magistrat de la Cour des comptes ? Je précise écoutez je je vais pas faire de commentaires.

Ça ne c'est pas de mon rôle c'est pas de mon ressort. Euh comme vous savez sur ces histoires euh de pénalité, l'ARCOM fonctionne en fonction des signalements. Voilà.

Donc il se trouve qu'on a toute une série de gens qui le déclarent. D'ailleurs, vous allez sur le net, ils disent il faut aller faire des signalements, attaquer l'empire Bolloré et l'Empire, je suis très fier. Euh faites des signalements.

Donc l'ARCOM doit recevoir, je voir 5000 sign signalement par jour ou un truc comme ça. Dès qu'il y a une phrase, dès qu'il y a un truc qui est fait et voilà. Et puis bah ils mettent des sanctions derrière parce qu'ils peuvent pas faire autrement.

Euh et on voit bien que c'est une attaque vers nous d'ailleurs. C'est il y avait la preuve par neuf quand on était petit et puis il y a la preuve par Hanouna. Voyez en fait euh ce qui nous était reproché sur la 8 et les 99 % des amendes c'était Anouna.

Maintenant Hanouna est on nous a confisqué la 8. Non on a plus la 8. Hanouna est passé sur la 9.

Il y a plus aucun problème sur Hanouna. Nouna qui est un type hein, mais parce que les gens ne sont plus intéressés par attaquer la 9, c'est-à-dire la 6. Donc je pense que voilà, sans faire Calimero parce que c'est pas mon c'est pas mon ma nature, je suis dans la résistance.

Euh je pense que voilà, c'est comme ça. Mais à nouveau, voilà, c'est pas agréable d'avoir des sanctions, c'est pas agréable surtout pour les équipes. Mais je vous dis, je pense que ces mauvais traitements nous forcent à être plus agile.

Peut-être qu'on aurait pas fait avec Canal nos acquisitions à l'étranger, nos investissements aussi rapidement si on avait eu un soutien en France extraordinairement important. peut-être qu'on se serait endormi et et qu'on aurait été très content d'aller bavarder avec les uns et les autres dans les festivals diverses. Euh et je pense que le fait qu'on était un peu maltraité, vous savez, ça arrive dans les familles.

Les enfants qui sont un peu secoués, parfois sont ceux qui qui réussissent le mieux, même si c'est sur le plan moral pas très agréable. encore 5 minutes puis je donne la parole aux orateurs de groupe. J'ai un certain nombre de de questions encore.

Alors je essayer d'être un peu plus synthétique. En 2005 puisque vous évoquez le le sujet, je passe cette question. Vous avez été avec monsieur Bacou, l'un des premiers à croire au développement de la TNT avec le lancement de Direct 8.

Vous êtes revenu sur le sujet devenu par la par la suite C8. Près de 20 ans plus tard, l'ARCOM a a refusé donc le renouvellement de cette chaîne alors qu'elle figurait parmi les les plus regardés à la 6e place. En audience, le canal a été depuis attribué un investisseur étranger, monsieur Daniel Kretinski, qui à ce stade n'y a pas encore installé de nouvelle chaîne.

Euh alors invité de ses médiatiques sur France 5 en janvier dernier, Alexubert, directrice de Banig, a qualifié cette décision de dénit démocratie. Comment est-ce que vous analysez cette décision de l'ARCOM puisque vous avez voulu revenir sur le sujet euh sur les dernières réponses ? Comment est-ce que vous analysez cette décision de l'Arcom ?

Quel se quels sont selon vous les fondements, les rationnels ? qui ont poussé l'ARCOM à prendre cette décision de ne pas renouveler votre fréquence. Pardon, toujours pour la même raison.

Je sais pas si vous avez reçu Daniel Crétinski, il est charmant. Il parle avec un accent allemand, un français parfait. Il donne, je crois, 15 ou 20 millions par an pour enflouer Libération et plein d'autres choses comme ça un peu partout.

Donc il est extraordinairement bien vu. Donc comme il est extraordinairement bien vu, il a beaucoup d'argent parce qu'il fait du charbon. Il est très francophile, il est formidable et voilà, il donne de l'argent et donc il est bien vu.

Et nous on dit des choses, voilà, on redresse, on trime, on développe. Voilà, ça fait 204 ans que ça dure et j'espère que ça va durer encore un petit moment. Je dis souvent, on a connu trois rois, un empereur, 26 présidents de la République.

On va se débrouiller quoi. Euh c'est pas agréable mais franchement je vous dis une fois de plus, je pense que c'est comme ça que s'explique les choses. Il y a des gens qui sont bien vu par le petit caste et donc qui ont ouvert à tout et puis il y a des gens qui sont mal vus et qui ont des ennuis.

Mais ces gens qui ont des ennuis, je vous dis, travail peut-être plus dur pour compenser et et réussissent mieux et et leurs groupes sont peut-être à terme plus profitable ou en tout cas plus résistant. Mais c'est des propos forts que vous tenez, monsieur Bolloré, je pense que c'est important que vous les précisiez parce que ça peut jeter quand même une forme de suspicion sur des liens finalement politiques, économiqu, financiers en disant que certains sont aidés, d'autres pas. Est-ce que vous pouvez quand même préciser ?

Je pense que c'est important quand vous dites cette petite casque qui nous gouverne, c'est quoi ? les dirigeants actuels, c'est les responsables politiques, c'est des je redis c'est les gens qui sont aujourd'hui aux manettes sont très très contents de rester aux manettes. C'est vous pouvez politique les gens au manett la vie est ainsi.

Vous lisez les journaux, vous allez sur le net et la vie est ainsi. Voilà, nous notre groupe est plutôt paratonaire. Voilà.

Alors peut-être que c'est notre faute he je veux pas dire le contraire. On peut pas dire qu'on nous aide à fonctionner. Voilà, on peut pas dire qu'on nous aide.

Vous allez parler, attendez parler à Maxime Sada, vous allez le recevoir. Vous m'avez dit, je sais pas, demain ou après-demain la semaine prochaine, vous allez voir avec lui quand vous recevez Maxime Sada ce qu'il pense. Par exemple, les ministres de la culture successive, vous considérez qu'ils vous ont pas aidé parce que c'est dans le champ du ministre.

Mais nous, on ne demande pas aider. C'est pas Vous dites nous a mis des bâtons dans les roues, il y a une petite caste qui se Nous ne sommes pas soumis. Voilà pour répondre concrètement, nous ne sommes pas soumis, nous sommes libres et donc on déplaît.

C'est comme ça, c'est l'indépendance. Voilà, c'est le la valeur de notre indépendance et c'est pas quelque chose comme la France est de plus en plus en difficulté financière et donc avec tout ce que ça suppose pour les gens qui se trouvent avec des difficultés eux-mêmes, c'est sûr que les positions se radicalisent et que on représente en effet un espace qui qui ne plaît pas à certains mais qui plaît à d'autres. Vous vous l'avez abordé dans votre précédente réponse.

Donc je me permets de de basculer sur cette question. Le non renouvellement de la fréquence de C8, c'est en partie fondée sur un nombre de sanctions que vous avez reçu. Je vais vous donner un exemple.

C'était le 5 novembre 2022. Vous l'avez d'ailleurs rappelé mais monsieur Anouna qui a été particulièrement ciblé par l'Arcom appelé la mère de Paris Anniealgo, je le cite fermer sa gueule et à chasser les rats la nuit au lieu de dire des conneries. J'ai déjà eu l'occasion de poser cette question notamment au président de l'Arcom et pour ses propos, l'ARCOM a infligé à votre chaîne une sanction, une amende de 300000 € et dans le même temps, 3 semaines plus tard sur France Interre, France Inter n'a reçu qu'une simple lettre de rappel pour avoir appelé sur son antenne, je cite, à baiser les femmes des chasseurs en visant particulièrement la femme de Willy Schrenédération nationale des chasseurs.

Donc c'est sur la base de de sanctions comme celle-ci qu'en juillet 2024, l'ARCOM a justifié le non renouvellement de la fréquence de C8 et depuis on remarque une accélération des sanctions désormais prononcé à l'égard de CS depuis donc la fermeture de C8 en février 2025. Les interventions de l'ARCOM envers C News ont ont connu une accélération. 1/3 des interventions formelles de l'ARCOM envers CS, c'est-à-dire 1/3 des mises en garde, des mises en demeure et des sanctions pécunières. ont été prononcés depuis le début officiel de cette commission d'enquête en octobre.

Donc, on observe quand même une accélération assez importante. Est-ce que vous êtes directement concerné, mais est-ce que vous estimez qu'il y a un risque aujourd'hui que fait peser l'ARCOM sur une fermeture éventuelle à court ou moyen terme de la chaîne C News ? Je vous laisse répondre monsieur Boray.

Je dis juste au rapporteur, on sort un petit peu du périmètre de la commission d'enquête, mais c'est des questions importantes et je vais bien sûr vous laisser y répondre, mais il faut qu'on se recente quand même sur les questions d'audiovisuel public, même si l'audiovisuel même si l'audiovisuel est un paysage. Je vous laisse répondre monsieur Boloré sur la question du la question du rapporteur. Pardon.

Oh, je crois que tout est possible donc je peux pas me prononcer, j'en sais rien. Mais j'ai donné la dernière fois que j'ai été reçu par votre commission l'exemple à l'école quand quand les profs n'aiment pas un élève ou une élève. Voilà, on regarde son comportement, ses notes, son machin, elle a oublié son sac de gymnastique, elle a pas fait et cetera et à la fin, à la 3e ou à la 4e remontrance, on est convoqué chez le proviseur et puis après voilà, écoutez, franchement dans notre situation, on a vu beaucoup beaucoup de choses, donc on en verra encore d'autres mais enfin rien de tout ça n'est mortel.

Euh c'est un peu triste pour la liberté d'expression. parce que je crois qu'en effet C News a apporté beaucoup et les équipes de C News sont des équipes absolument remarquables. Serge Njar en plus a un gros crédit pour une acquisition donc il doit être très inquiet pour tout ça.

Et ses équipes, moi j'ai vu les pauvres équipes de la 8, voyez qui faisait mal à personne. Les animaux de la 8, tuil voilà William l'énergie tout ça. Et finalement celui qui était visé c'était c'était moi et Cyril à travers Cyril Anouna.

Et Cyril Anouna il a retrouvé je pense même et il le mérite parce que je l'ai dit, il fait venir 2 millions de personnes tous les soirs. Donc Cyril il a retrouvé sans problème. Donc on tire des voilà ça tire sur des cibles qui sont pas forcément les bonnes mais enfin bon à votre question j'en sais rien.

Faut demander à l'arc. Voilà. Merci de votre réponse monsieur le rapporteur.

Une question que que l'on posera d'ailleurs à à l'ARCOM. En février 2025, le journaliste Laurent Nerveux a publié une enquête assez fouillée au sujet de l'ARCOM dans Marianne, une enquête qui l'a conduit à éplucher d'ailleurs le profil des 298 profil LinkedIn, soit près 80 % des employés de l'ARCOM. et ces conclusions sont éloquentes.

On ne trouverait au sein de l'ARCOM aucun employé ayant précédemment travaillé pour votre groupe. En revanche, il y a plus de 15 % des employés de cette autorité qui seraient issus directement de groupes de médias concurrents au vôtre comme France TV, TF1, M6 ou BFM TV. Et ces effectifs sont précisément surreprésentés dans des directions administratives qui ont eu un rôle stratégique dans l'instruction des dossiers, dans l'envoi de sanctions.

Les anciens concurrents de votre groupe représentent ainsi 28 % de la direction des plateformes en ligne, 36 % de la direction des publics, du pluralisme et de la cohésion sociale et enfin 50 % de la direction de la communication. Est-ce que vous avez eu connaissance de cette enquête ? Est-ce que vous pensez que une surreprésentation de vos concurrents, notamment privés parmi les employés de LARCOM, puisse être un facteur d'explication sur cette forte augmentation sur les derniers mois de sanctions qui ont été prononcées contre votre groupe ?

Je suppose, j'ai pas d'avis particulier, je connaissais pas cette étude et voilà, je sais simplement qu'on dérange. Voilà, nous sommes dans un dans une situation d'un combat où nous avons redressé l'entreprise Canal qui a échappé à cette euh joie collective euh qui existait. Euh et donc bon ben c'est normal qu'on soit la cible.

Enfin bon, ça va, le groupe va bien, on va pas mourir. Ça veut dire que pour vous l'ARCOM est soumise au pouvoir politique. J'essaie de comprendre mais parce que c'est important ce que vous dites.

C'est pas des petits mots dire qu'il y a une casse qui se protège et qui veut qui vous cible. Parce que une casse qui protège, c'est pas moi qui le dis, c'est pas gens qui le disent. C'est ça existe.

Voilà, c'est ça a toujours été pour qu'on comprenne de qui dirigeant. Voilà les Mais est-ce que l'arcom est soumise au pouvoir politique ? Vous diriez par exemple que l'arcom quand elle vous sanctionne ?

Mais j'en sais rien. Je ne sais pas. Je ne sais pas.

Mais enfin, on a vu déjà dans des pays et dans des histoires des choses un peu qui sont bizarres. Mais c'est pas Attendez, je vous dis, je redis, nous on a connu des guerres mondiales, on a connu des révolutions, on a connu des tas d'évolution. Voilà, on passe à travers maintenant.

Voilà, moi j'ai connu cette caste chez Canal. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je peux pas vous dire autre chose.

Ils étaient très contents, ils s'amusaient beaucoup, hein. C'était très joyeux. Encore deux questions du rapporteur et je cède la parole au aux différents représentants des groupes politiques.

Merci monsieur le président. Dernière question sur l'ARCOM. C'est une question l'une des premières questions que j'avais posé au président de l'Arcom.

C'était d'ailleurs la première audition de cette commission d'enquête. Le 18 septembre 2024, le militant d'ultra gauche Fouette Braou appelé publiquement sur ses réseaux sociaux à une mobilisation antifasciste dans l'archipel des Glénants pour, je le cite, s'opposer à l'Empire Bolloré. Le 25 août 2025, soit à peine un an plus tard, il a été nommé au collège de l'Arcom, lors [grognement] de cette audition, le 25 novembre dernier, dans le cadre de la commission d'enquête, j'ai pu interroger monsieur Hdari, président de l'ARCOM sur ce cas.

Il nous a indiqué ne pas avoir eu connaissance de ces publications pourtant public sur les réseaux sociaux. Il a annoncé d'ailleurs vouloir s'en saisir à la suite de son audition. Rachid Dati, ministre de la culture, je lui ai aussi posé la question. [grognement] Elle nous a indiqué qu'elle avait interpellé le président de l'Arcom sur ce point précis, mais qu'elle n'avait pas obtenu la moindre réponse depuis.

Euh et donc depuis je je le confirme et je n'ai pas reçu de réponse ou de garantie clair apporté quant à l'indépendance de l'ARCOM depuis la nomination de cette personne. Monsieur Berraou est visiblement toujours en poste à l'ARCOM. Est-ce que vous aviez connaissance de cette nomination et d'un point de vue un peu plus général, est-ce qu'il ne faut pas euh et bien euh faire preuve de la plus grande précaution sur les nominations au sein de l'ARCOM pour éviter toute forme de militantisme de ces membres qui peuvent aussi être amenés à prononcer des des sanctions.

Juste indiquer monsieur Boloré que que suite à cette audition Martin Adjari le président de la de l'ARCOM nous a indiqué a indiqué au bureau de la commission qu'il n'avait jamais saisi, en tout cas c'est ce qu'il dit de courrier de la ministre au sujet de ce salarié qui est au comité de l'ARCOM comme vient de le rappeler vient de le rappeler le rapporteur. Je vous laisse répondre à sa question maintenant. Écoutez, je ne connais pas ce monsieur.

Je ne savais pas qu'il avait été nommé, mais enfin évidemment c'est embêtant que soit nommé arbitre des gens qui sont extraordinairement orientés. On a eu ça avec Reporteur sans frontières, on a eu ça avec dans des tas de cas mais enfin bon la vie est ainsi comme ça. Dernière question du rapporteur et puis je donnerai la parole à madame madame Sicard pardon pour le ressemblance.

Merci. Merci monsieur le le président pour prendre un peu de recul. La dernière fois que vous êtes intervenu dans cette salle, enfin en tout cas dans dans le cadre des traes de l'Assemblée nationale, c'était lors de la commission d'enquête sur l'attribution des fréquences TNT qui a été créée suite à un droit de tirage de la France insoumise avant même que cette précédente commission d'enquête ne rende ses travaux et avant même d'ailleurs qu'elle noe du groupe Canal des membres de cette commission issus de la gauche dont certains d'ailleurs présents aujourd'hui et qui m'accusent d'intention de privatisation matin, midi et soir du service public que je n'ai jamais eu, que je n'ai jamais tenu. ces mêmes députés ont signé et ont relayé des pétitions pour appeler à la fermeture de C8 et C News dans le cadre de cette commission d'enquête avant même que les travaux ne se terminent.

Et quelques mois après cette commission d'enquête, leur pétition a visiblement été entendue puisque l'ARCOM a décidé de ne pas renouveler la fréquence de ces h. Est-ce que vous estimez qu'il y a eu un impact de cette commission d'enquête sur la décision de l'ARCOM et quelles sont selon vous les en tout cas les analyses à faire sur les conclusions et la façon de tenir une commission d'enquête quand elle concerne un sujet aussi médiatique et qui concerne des millions de français ? Écoutez, j'ai pas d'avis.

Je sais qu'il y a des tas de gens qui voulaient fermer C8, ça m'avait été annoncé. Je sais qu'il y a des tas de gens qui veulent fermer ces ces news. Euh enfin puis il y a des tas de gens qui voudraient arrêter tout ce qu'on fait déjà.

Voilà, qui voudrai nous arrêter. Bon tas de gens qui vous regardent et il y a aussi des tas de gens qui vous regardent et qui souhaitent que vous puissiez continuer. Attendez, je suis pas bisous.

C'est-à-dire que je suis tout à fait conscient de de ce qui se passe autour. Je je pense je vous redis, je pense que la France est rentrée dans un moment de combat particulier eu égard à sa situation financière et que comme on nos chaînes, nos médias disent la vérité, en tout cas disent des choses différentes de ce que disent les autres et que nous ne sommes pas complaisants, c'est normal qu'on dérange et qu'on veuille nous supprimer. C'est arrivé dans des tas de pays, dans des tas de périodes, j'allais même dire ça arrive tout le temps.

Vous m'interrogiez sur la casse. Il y a toujours eu des casses dans tous les pays, dans tous les moments. La question c'est est-ce que vous êtes avec ou est-ce que vous êtes pas avec ?

Il se trouve que je suis pas avec mais je suis pas avec pas parce qu'ils ont pas voulu que je sois. Je suis pas avec parce que je j'ai des convictions. Voilà, je crois dans la France et dans les Français et françaises.

Je crois en la religion. Je crois à l'empathie et j'ai pas envie de compromettre euh ce groupe et comme on est un espace de liberté, ben on a en effet un certain nombre de patriotes qui sont venus travailler dans ce groupe et qui je crois ils sont bien en général. Est-ce que vous supprimeriez l'ARCOM euh considérant que pour vous, elle menace finalement une forme de liberté, d'expression à laquelle je crois que nous sommes tous ici attachés, mais vous avez eu des propos là encore forts et je vous remercie d'ailleurs de nous parler en transparence et sans aucune langue de bois.

Je crois qu'on peut tous considérer quel que soient les la manière dont chacun peut recevoir vos propos. En tout cas, vous remercier de au moins de nous dire les choses clairement telles que vous voulez penser. Et donc je vais aller directement à cette question.

Est-ce que vous supprimeriez l'ARCOM ? Est-ce que vous diriez aujourd'hui que c'est une instance qui qui veut vous censurer, qui veut même peut-être vous supprimer, vous l'avez dit hein, qui veut qui veut finalement faire en sorte que nous sessions nos activités ? Vous nous avez m parlé de confiscation.

Crois pas. Je ne crois pas. Vous avez dit qu'on vous a confisqué.

Ah bah oui, ça nous l'a confisqué. C'est un fait. Je ne crois pas que l'Arcom agisse proprio motu.

Voilà, ça veut dire par lui-même. Voilà, je pense que l'Arcom représente une voilà une un ensemble de gens qui pensent que voilà donc ils ont le droit de le penser. C'est la liberté.

Je je laisse à mes ennemis la liberté de vouloir nous supprimer. C'est pas chacun fait comme il pense. Mais j'essaie vraiment c'est pas c'est pour essayer de comprendre vraiment ce que ce que votre propos.

Non, je pense dire que si vous supprimez l'ARCOM, ça supprimerait pas les problèmes qu'on a. D'accord. Mais parce que pour vous a un prolongement politique.

C'est pas c'est je crois pas qu'on puisse s'exprimer comme ça. Vous avez des gens voilà dans la France d'aujourd'hui vous avez je sais pas si c'est 90 % ou 95 % ou 85 % de gens qui voient leur situation qui se dégradent tous les jours. Voilà, ils ont des problèmes non seulement financiers, c'est-à-dire que leur pouvoir d'achat a baissé, ils n'arrivent plus à vivre.

Je disais tout à l'heure en souriant c'est pas à sourire, il y a ils de montant on avait des problèmes de fin de mois, maintenant on a des problèmes de milieu de mois voire de début de mois. Et puis vous avez encore malgré ça un certain nombre de gens qui vivent dans un voilà dans une prospérité, dans une félicité qui n'est pas forcément d'ailleurs une félicité uniquement financière mais c'est une félicité. Voilà comme dans les films, vous regardez Gatsbille magnifique, vous regardez je sais pas ce que vous regardez au cinéma ou pas.

Bon, des films où les gens sont contents, ils dansent et ils chantent. Voilà, moi quand je suis arrivé chez Canal, je vous dis les gens ils dansaient, ils chantaient. Ils c'étaaient pas malheureux mais il dansait, il chantait parce que Vivindi n'osait pas aller arrêter les 500 millions qui coûtaient chaque année.

Donc après, c'est une question de volonté. OK ? Mais aujourd'hui, c'est sûr que ça se radicalise et puis ça va se radicaliser parce que non seulement les gens ont moins d'argent, mais on voit bien que l'État lui-même ayant moins d'argent euh donne moins au service public qui faisait qu'en France même sans beaucoup d'argent, on vivait bien.

Les gens vivent mal, les gens sont en difficulté. On a parlé des agriculteurs, des pêcheurs, des commerçants, parler tas de gens comme ça et donc bah voilà comme on le dit comme je le dis voilà pourtant je m'exprime jamais dans la presse mais comme vous me convoquez sous le prétexte de Banijet j'y connais que dalle mais comme je respecte les parlementaires, vous me demandez, je vous réponds. Vous voulez que le rapport à plein de questions autres que Bij donc finalement c intéressant de vousci je vous ai dit que j'étais démocrate. pour moi, toutes les personnes qui sont dans cette salle qui sont députées je crois et je vous remercie d'avoir répondu à notre convocation et je dois dire que vous yz répondu directement sans aucune forme d'entrave et très spontanément et ça a été très simple d'organiser cette audition avec vous et je voulais vous en remercier même si nous sommes pas tout à fait à la fin.

Monsieur Boloré, je cède la parole à madame Sicard pour le Rassemblée nationale pour 2 minutes et vous aurez 2 minutes de réponse monsieur Boloré. Merci monsieur le président. Monsieur Boloré, je vais vous soumettre deux déclarations qui ont choqué beaucoup de monde et je voudrais connaître votre votre réaction.

La présidente de France Télévision, madame Delphine Ernaut, a déclaré publiquement dès sa prise de fonction, je cite, "On a une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change." Faites l'exercice mental avec moi si vous le voulez bien. Imaginez qu'un dirigeant de C News, de TF1, de M6, peu importe, se lève un matin et déclare devant les caméras : "J'ai trop de femmes noires dans mes équipes, ça va changer." Vous le savez aussi bien que moi.

L'Arcom serait saisi dans l'heure. Le parquet s'intéresserait à lui dans la semaine et il il n'occuperait plus son poste avant la fin du mois. Madame Hernot, elle a entamé son 3è mandat à 400000 € par an payé par les Français, dont des hommes blancs de plus de 50 ans.

Voilà le premier choc. Voici le second. En juillet 2023, ici même devant la représentation nationale, madame a déclaré, je cite ses propres mots, on ne représente pas la France telle qu'elle est.

On essaie de représenter la France telle qu'on voudrait qu'elle soit. C'est-à-dire que les Français financent à hauteur de 4 milliards d'euros par an non pas un service public mais le projet idéologique d'une femme que personne n'a élu. Ma question est simple monsieur Boloré.

Si l'un de vos directeurs de chaîne avait stigmatisé publiquement une catégorie de collaborateurs en raison de leur sexe, de leur âge ou de leurs couleurs de peau, combien de combien d'heures auraient-il conservé son poste ? Et si ce même directeur avait confessé devant un comité parlementaire que vos médias ne reflètent pas la réalité mais sa vision du monde fausse et manipulée, quel aurait été votre réaction ? Je vous remercie.

Merci chers collègues. Monsieur Boloré, je vous laisse répondre. Pardonnez-moi madame la députée, je peux pas juger quelqu'un quoi qu'il est dit, quoi qu'il ait fait.

Je suis pour le pardon et donc je ne sais pas dans quelles conditions a été dit. Est-ce que c'est sous l'énervement ? Est-ce que c'est stratégique ?

Je sais pas. Mais franchement voilà, je jette pas la première pierre, moi vous savez, j'ai dit des tas de trucs pas agréables sur beaucoup de gens. Donc je ne vais pas jeter la pierre à qui que ce soit d'autre.

Ne m'en veuillez pas. Merci madame Calv pour 2 minutes pour ensemble pour la République. Merci monsieur le président.

Euh monsieur Boloré, dans vos propos liminaires, vous avez retracé l'histoire de votre groupe d'origine familiale. Euh je vous cite, "On a repéré le secteur des médias qui est un secteur très rentable qui nous a paru intéressant. Pensez-vous que l'audiovisuel public doit être rentable ?

Et si oui, à quel critère ?" Euh vous avez dit que l'audiovisuel public c'est je cite 4 milliards de pertes. Vous êtes repris en en parlant de coûts.

Or l'audiovisuel public c'est l'accès gratuit à euh de nombreuses informations qu'ell soient nationales ou encore international euh gratuit. Alors vous allez me dire oui mais 4 milliards c'est l'argent public mais si on le rapporte au nombre de foyers ça fait quand même bien moins que 24 € par mois. C'est aussi l'accès à des créations de débats de sur les des débats de société.

C'est la constitution d'un patrimoine de films, de séries, de documentaires. C'est la création d'emplois sur tout le territoire, que ça soit en Île-de-France, en Bretagne, que ce soit les salariés, mais aussi tous les emplois indirects. Et c'est une véritable contribution à l'économie, à la culture et à l'espace démocratique français.

Alors, je sais au regard des difficultés financières de l'État comme des Français que vous avez rappelé, il faut se serrer la ceinture. Mais quand vous avez parlé des services régaliens, est-ce qu'on ne pourrait pas considérer aussi que l'audiovisuel public s'apparente un outil régalien ? Parce que au regard des menaces d'ingérence, que ça soit face à la radicalisation des discours politiques, à la guerre informationnelle à l'international comme presque à l'intérieur aussi du paysage audiovisuel et numérique français, au regard des évolutions technologiques massives qui demandent des investissements massifs dans ces technologies, on a peut-être même sûrement à investir encore davantage dans la création de cet espèce public d'information fort.

Vous qui avez suivi de près sur les différents continents l'évolution des sociétés, comment jugez-vous la puissance informationnelle communicationnelle de la France et comment l'audiovisuel public doit y prendre sa part ? Merci madame Calvels, monsieur Boloret. Non, je pense que vous avez raison. le le l'audiovisuel public dans les pays, c'est quelque chose de précieux, d'utile.

Euh la question c'est le coût à nouveau. Et moi, je pense que voilà, TF1, on pourrait dire des autres chaînes, exactement la même chose de ce que vous avez dit. Ils emploient des gens, ils font de la création, ils font des reportages, ils font de l'information et ils coûtent à l'état zéro.

Et je suis pas sûr qu'il fasse ni de l'ingérence, ni de la manipulation de cerveau, ni quoi que ce soit. Donc je suis pour le service public et je suis pour un service public qui gagne de l'argent et moi je crois que c'est possible. Voilà.

Moi je pense qu'on peut avoir un service public de qualité, même peut-être encore plus de qualité que d'autres chaînes mais qui gagnent de l'argent. Je pense que c'est faisable. C'està dire sans argent public.

C'estd sans argent public. Bien sûr. Sans argent public.

Je pense qu'on peut. Mais moi, vous savez, voilà, j'ai fait 40 ans ou 45 ans de travail où j'ai redressé du papier, j'ai fait du plastique, j'ai fait du transport, j'ai fait des tas de trucs. Voilà, c'est c'était des problèmes comme celui que vous dites.

Mais mais je ne vois pas d'impossibilité à faire exactement ce que vous dites, contribuer, faire quelque chose de formidable, réunir les Français. Et je trouve ça sain d'ailleurs que l'État ait son service public, mais je pense que ce service public devrait ne coûter rien au Français. Et du coup, je pense que c'est possible.

Et du coup, qu'est-ce que ça aurait de public ? Parce que finalement, si c'est de l'argent privé, c'est pas de le public. Ça peut appartenir à l'État.

C'est-à-dire que l'État nomme les dirigeant, vérifie si le représentant du peuple contrôle. Mais c'est pas parce que vous êtes ça dépend des représentants de l'État que ça doit coûter 4 milliards. Je veux dire, c'est pas parce que vous rentrez dans une pièce que tout d'un coup l'entreprise doit se mettre à perdre de l'argent.

Moi, je pense que c'est possible vu mon expérience et je pense que c'est ça qui est souhaitable. C'est un beau service public avec et à nouveau vous verrez c'est pas les salariés du pouvoir public des services publics qui coûtent, c'est pas eux. Comme j'était chez Canal, c'est pas eux.

C'est un petit ensemble qui est au-dessus et qui fait voilà des trucs et des machins de toutes sortes et qui font qu'à la fin de la journée, pouf, vous avez coûté 4000 mais il se réfugie derrière le Attendez, nous c'est l'État, c'est formidable et cetera et il y a des méchants qui nous attaquent. Merci de votre réponse madame Abomangoli pour la France insoumise. Merci monsieur.

Merci monsieur le président. Chers collègues, monsieur Boloré, à nouveau, vous êtes auditionné dans le cadre d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Ça a déjà été le cas avec le le président Saint-Thoule, le rapporteur, pardon.

Votre présence parmi nous se justifie tant les chaînes de votre groupe se présentent voir revendiquent qu'elle soit un contre à l'audiovisel public. un contemodèle où à nos yeux la liberté journalistique s'efface devant une ligne éditoriale monolitique, celle de la réaction contre les antiracistes, les féministes ou les écologistes. Un modèle pluraliste entre 23h et 5h du matin où on peut voir des orateurs de la France insoumise et qui donnent la parole le reste du temps à l'extrême droite.

Sur vos médias se multiplient des procédés journalistiques désignant des classes dangereuses et de nature à exciter des réflexes raciste et particulièrement islamophobe. Fauchem assument ce contreemodèle et d'ailleurs monsieur le rapporteur y est régulièrement invité pour attaquer l'audovisel public. La concurrence entre le privé et le public implique le respect de règles strictes tout comme notre commission d'enquête pour la confiance envers les témoignages qui y sont versés.

Or, nous avons un problème. Les propos que vous avez tenu sous serment lors d'une précédente commission d'enquête ont été mis en doute par monsieur Onf et par monsieur Devilier puisque le 13 mars 2024, soucèement, vous déclariez je ne suis jamais intervenue dans les contenus en aucune façon dans le groupe Canal et en plus je n'ai pas le temps comme vous l'avez répété aujourd'hui. Alors monsieur Deviler dans son ouvrage populide a dit le contraire.

Il a dit que vous auriez indiqué et bien on inventera une formule où tu seras les deux les deux à savoir chroniqueur et éditorialiste. Depuis Philippe Deviler anime tous les vendredis sur C News l'émission face à Philippe Devilier. Pareillement, monsieur Onfay déclaré en direct sur C News que vous lui auriez personnellement demandé de participer à une émission de cette chaîne.

Ces propos contredisent donc ce que vous aviez tenu lors de notre commission d'enquête à l'Assemblée nationale et donc la question de votre sincérité se pose. Monsieur Deviler et monsieur Onf ont-ils menti ? Et s'ils ont menti, pour quelle raison n'avez-vous pas dénoncé ces propos ?

Merci. D'accord. Je suis pas du tout d'accord avec ce que vous avez dit dans votre propinaire sur l'aspect raciste ou non féministe des chaînes en aucune façon personne de ce groupe, en tout cas pas moi.

C'est complètement un bracadabranque comme disait l'ancien président de la République. Donc je n'y réponds pas mais je pense que vous vous trompez largement sur ce que sont ces chaînes. Alors vous parlez de Philippe Dovid mais vous avez lu son livre.

Voilà ce qu'il écrit dans son livre. J'aurais dit c'est entre guillemets, nous sommes tous deux sortis des mêmes chirons de granit et de jeû en fleurs. Au nom du voisinage armoricain, je viens t'arracher aux délices d'une retraite de plume et destul.

Voilà. Donc si vous voulez, l'histoire elle est simple. Philippe Devilier m'invite depuis très longtemps au puit du fou.

Honnêtement, j'avais pas envie d'y aller. C'est un peu loin, c'est compliqué. J'avais pas envie d'aller voir.

Je pensais que c'était un truc à peu près nulass. Et puis il y a 2 3 ans, je suis obligé d'aller à Nant pour une œuvre de générosité que nous entreprenons et puis la personne avec qui je suis me dit "Bon écoute, on n'est pas très loin, viens au puit du fou." Donc j'arrive du P du fou et là je suis estomaqué.

Je sais pas si vous êtes allé au puit du fou, mais allez-y. C'est un endroit c'est incroyable. C'est mieux que R Disney, mieux que tout ce que vous pouvez voir et en plus c'est l'histoire de France.

Voilà. Donc vous avez Jean d'Arc, les mousquetaires, la pérouse. C'est un truc sensationnel la pérouse.

Pardon, je m'arrête 2 secondes mais c'est pour vous donner envie d'aller là-bas. Il y a un bateau qui part et faire naufrage. J'ai presque fini.

Le bateau part, va faire naufrage mais à cause des handicapés, ils n'ont pas le droit de faire bouger le bateau. Donc il y a un type qui vient et qui dit "Je vais faire bouger le toit." Et là, vous rentrez dans cet endroit et comme le toit bouge, vous avez vraiment l'impression d'avoir le mal de mer.

Bon bref, je passe de jours là-bas, fantastique et je dis à Philippe "Mais c'est incroyable, tu devrais J'étais vraiment j'étais surpris hein, tu devrais venir raconter des émissions d'histoire et de raconter à la télé des trucs comme ça." Voilà et puis après je rentre à Paris, je vois Maxime Sahad, je lui dis "Tu sais, j'étais au pu du foot, tu es déjà allé ?" Il me dit "Non".

Je lui dis "C'est formidable, tu devrais y aller." Voilà. Donc je n'ai jamais menti.

Voilà. Et quand Philippe Deviler dit "Oh camarade des Chirons et des Genèes enfirs, je viens t'arracher des trucs, c'est un machin à la Victor Hugo." Voilà.

Non non mais ben c'est le si c'est ça le passage comme ça. C'est comme ça qu'il le raconte. Voilà.

Donc concré voilà je ne sais pas moi qui suis. Voilà donc je réponds. Voilà je réponds.

Je vois beaucoup de gens c'est mon côté. Je vous l'ai dit tout à l'heure comme j'étais fait pour ne rien faire [grognement] le talent de découvrir des talents. Voilà.

Et quand je vois Philippe Devillier au puit du fou, je lui dis "Tu devrais venir parler." Voilà, c'est pas ce qu'on appelle faire une émission. Je n'ai jamais signé un contrat.

Je ne me suis jamais occupé de rien du tout. Et d'ailleurs, pour tout vous dire, que ce soit pour on frrai ou pour les autres, je ne suis jamais allé dans l'immeuble Sven. C'est-à-dire c'est là où sont tous les les Je ne suis jamais pénétré dedans, voyez.

Donc voilà. Mais je rencontre du monde en effet comme je vous rencontre aujourd'hui. Il y a plein de gens qui viennent me demander conseils et quand je vois un talent, je le dis et on ferait.

En effet, j'ai lu un de ces livres, je l'ai trouvé bien et je l'ai signalé et je crois que je sais plus qui. Géral Bris Viret ou je sais pas qui l'a pris mais je n'ai pas le pouvoir d'intervenir. Alors je reviens en arrière 2 secondes, je vais me brouiller avec Maxime Sada ou avec Arnaud Lagarder mais c'est pas grave.

Si je leur demandais quoi que ce soit, je suis même pas sûr qu'il le feraiit. H voilà donc ce sont des recommandations quoi. On peut faire mieux signalement de gens compétents.

Voilà signalement c'est mauvais signe généralement mais ça dépend. Je laisse la parole merci de votre réponse. Je laisse la parole à madame Aida pour 2 minutes pour le groupe socialiste.

Mais merci monsieur le président. Monsieur Boloré, vous avez développé ici une vision du service public audiovisuel comme quoi il ne devait pas coûter 4 milliards d'euros et que vous-même vous pouviez le faire fonctionner sans qu'il ne coûte rien et sans qu'il rapporte. Mais vous-même dans vos activités d'industriel, vous avez coûté de l'argent à la nation, à la collectivité.

Vous avez bénéficié de subvention publique pour vos activités industrielles et vous avez aussi bénéficié de remise sur des concess enfin vous avez bénéficier sur une concession euh d'un avantage pour l'acquérir à bas prix si je me trompe pas et ça a été racheté par l'État à plusieurs millions d'euros alors que vous deviez le rendre gratuitement. Ça, on s'éloigne un petit peu du sujet de l'autel public mais je voulais vous pointer le fait que vous-même dans vos activités industrielles, vous avez goûté de l'argent au contribuable pour de bonnes ou pour de mauvaises raisons. En tout cas, c'est un fait.

Vous avez insisté à plusieurs reprises sur vos valeurs chrétiennes. Elles sont admirables. Moi, je j'en partage beaucoup.

Notamment sans être chrétienne, notamment celle de l'empathie. Alors, je m'étonne d'une chose sur vos médias que vous dirigez, que vous présidez, la dimension d'empathie est un petit peu absente. Vous vous semblez dire que on en veut euh à vos chaînes parce que vous dérangez, vous ne faites pas partie de la casse.

Mais ces milliers de gens qui se lèvent et qui écrivent au CSA, enfin àcom, excusez-moi, ils n'écrivent pas, enf ils le font pas de quêté de cœur, ils le font parce qu'ils sont heurtés par des propos qui sont non seulement dénigués de toute empathie, mais qui tombent sous le coupt de la loi. Et c'est bien pour ça que vous êtes condamné. Je n'en prends qu'un seul.

Je peux en prendre beaucoup. Quand monsieur Pro dit sur votre antenne le 29 septembre 2023 au sujet de la recrudescence et punisse de lit en France qui était par ailleurs une intoxe russe, il y a beaucoup d'immigrations en ce moment. Est-ce que ce sont les personnes qui n'ont pas les mêmes conditions d'hygiène que ceux qui sont sur le sol de France qui les rapportent en posant une question, une question pleine d'insulination et on sait ce que ça veut dire.

Moi, je suis étonné parce que je lis aussi dans la Bible, pour être très précise, dans le Lévitique chapitre 13 verset 33, quand un émigré viendra s'installer chez toi dans votre pays, vous ne l'exploiterez pas. Cet émigré installé chez vous, vous le traiterez comme un indigène, comme l'un de vous. Tu l'aimeras comme toi-même, car vous-même, vous avez été des émigrés dans le pays d'Égypte.

Et bien, sur vos antennes, vous faites un parallèle systématique entre immigration, insécurité et islam. Les trois I. Je voudrais vous entendre là-dessus.

Et enfin, dernière chose, vous dites que vous savez repérer les talents. Moi, je vous pose une question très directe. Est-ce que vous avez rencontré monsieur à l'oncle durant la commission d'enquête ou avant la commission d'enquête puisqu'elle a bénéficié d'une certaine couverture médiatique dans les médias que vous possédez ?

Je vous remercie. Merci chers collègues. Monsieur Boloré.

Bon, alors d'abord la troisème question. J'ai jamais rencontré monsieur à je viens de le rencontrer en arrivant. Il m'a salué quand j'étais assis sur le petit canapé en vous attendant mais je ne l'avais jamais vu avant.

Mais il a l'air très sympathique et très efficace. Bon alors euh sur le premier point euh je peux pas être tenu pour responsable de tout ce qu'il y a sur nos chaînes ou tous les livres qui sont écrits ou les journaux qui sont écrits. Voilà.

Mais enfin globalement, je l'ai dit déjà, vous pouvez aller regarder des choses avec un certain œil et dire par exemple que je suis W. Je l'ai dit la dernière fois. Pourquoi est-ce que je suis W ?

Ça vous étonne que je dis ch parce que le petit Robert qui est il ou elle, voilà, c'est le c'est lui qui a inventé le le wisme, c'est chez nous. Donc après vous allez me dire Vincent Boloré, vous êtes W. Après vous allez me dire "Vous êtes CGT, vous êtes communiste parce que je crois que le numéro 2 de Sophie Binet travaille dans un de nos groupes." Attendez, on a 100000 personnes ou je sais pas combien je peux pas être tenu pour responsable de ce que vous pouvez trouver à droite à gauche sur les punaises de lit.

Je sais pas qui a parlé des punaises de lit, des choses comme ça. J'en sais rien. Je peux pas être tenu pour responsable.

Ce que je peux vous dire, c'est que voilà ce que je peux vous dire c'est que en ce qui me concerne, voilà, j'accueille évidemment euh tous les émigrés. J'ai beaucoup d'amis musulmans avec qui nous prions chacun parce que nous partageons ensemble le fait que nous croyons en un Dieu. Nous ne pensons pas que nous sommes Dieu.

Donc au contraire, vous pouvez pas dire ça. C'est inexact. Bah non.

Merci de de votre réponse monsieur François Xavier pour la droite républicaine. Ça a marché. Un petit propos liminaire sur les coûts que que vous nous avez indiqué.

Je parchettage totalement le souci d'économie dans le public, mais il existe quelques missions et vous me l'accorderez comme par exemple les télérégional qui vous sont si précieuses en Bretagne et qui sont si précieuses en Corse et qui auraient du mal parfois peut-être à être équilibré en budget. Mais c'était un propos liminaire. Votre arrivée dans le paysage audiovisuel a de manière assez nette contribue à garantir, moi je le trouve et nous sommes donc pour le penser l'expression d'un réel pluralisme en donnant notamment du temps d'antenne à des opinions qui jusqu'alors bon sans aller dire qu'elles étaient tues, elles étaient au moins pour le moins minorées et y compris dans le débat public.

Alors le fait que les audiences aient suivies, bien c'est le meilleur indicateur. Ça le démontre inconttablement puisque quand on voit par exemple les audiences de C News et d'Europain forcé de constater qu'ils ont trouvé pour certains et pour les l'ensemble leurs auditeurs. Alors moi j'ai une question sur la stratégie.

Au moment où vous avez engagé la transformation de ces médias, est-ce que vous aviez déjà cette ambition de rééquilibrage du débat public ? Est-ce qu'elle faisait partie explicitement de votre projet stratégique ou bien est-ce que c'était vraiment, j'ai envie de vous dire et c'est pas un gros mot, l'homme d'affaires qui avait simplement vu une opportunité de développement. Donc en clair, est-ce qu'il y avait une partie uniquement stratégique et financière ou bien est-ce qu'il y avait aussi un enjeu sociétal ?

Merci chers collègues. Monsieur Boloret. Alors d'abord sur la Corse, je partage absolument votre avis. les Bretons et les Corses sont doivent être aidés, respect, c'est en effet pour ce grand pays qui est la Corse.

Euh ensuite, ben non, malheureusement je n'ai eu, je dois l'avouer, que des ambitions mercantiles quand on est rentré dans Vivindi. On avait aucune intention de faire quoi que ce soit dans ce domaine politique pour une raison simple, c'est parce que Canal, je vous redis l'essentiel des programmes de Canal, 99,99 % des problèmes de Canal, c'est pas de la politique. Certaines personnes d'ailleurs chez Canal trouvent que si on avait pas de chaîne gratuite, ce serait aussi bien.

Bon, donc on n jamais eu ça comme ambition. Il se trouve en revanche qu'on a laissé la liberté aux gens qui sont venus chez nous. Et les gens qui sont venus chez nous, ils ont développer quelque chose qui ça s'appelle la vérité.

C'est-à-dire que à un moment tout le monde disait que Biden allait être élu, les chaînes gratuites ont commencé à dire "Attention, Trump peut être élu". C'est pas ça veut pas dire qu'ils étaient pour Trump. Ça veut dire qu'il peut être élu.

Après, il y a eu la guerre entre l'Ukraine et la Russie. la Russie et l'Ukraine plutôt et ils ont dit "Attendez, ça va être plus compliqué, ça va durer plus longtemps, c'est compliqué, c'est un truc dramatique." Voilà.

Et puis pareil récemment sur l'Iran disant "Oui, les les Molas, c'est pas des gens formidables, mais qu'est-ce qui va se passer derrière ? Et est-ce que la crise énergétique ?" Donc, c'est cet espace de liberté qui donne une impression de politique.

Pourquoi ? Parce qu'elle vient contrecarrer ou contredire certaines histoires qu'on veut nous raconter. Alors là, j'ai parlé de choses extérieures pour être simple, mais le sujet essentiel, c'est la situation économique de la France.

On nous a raconté qu'on était la startup nation, que et cetera et cetera et cetera. Voilà, la vérité c'est que notre groupe, ces personnes dans notre groupe ont expliqué quelle était la vraie situation malheureusement et c'est eux qui ont eu raison. Donc c'est pas du tout en voulant faire de la politique, ce qui était ni notre ambition et ça ne représente pas d'argent chez nous.

Mais c'est en laissant la liberté aux gens qu'on s'est retrouvé en effet avec une situation, une image politique qui était un peu plus déterminé. Merci de votre réponse madame Tailler Polluant pour le couple écologiste et social. Merci monsieur le président.

Alors monsieur Boloré, je ne souhaitais pas particulièrement que vous veniez dans cette commission et comme vous l'avez dit, vous n'avez pas grand-chose à dire, si ce n'est votre avis personnel sur cette petite caste. Alors, ce serait intéressant, vous nous en disiez plus. Moi, je considère que vous faites partie de cette grande caste des ultra riches qui est vraiment extrêmement protégé et si elle était moins protégée, peut-être la France aurait moins de problèmes financiers.

Alors, vous nous avez dit que les médias étaient des outils de puissance. On voit bien donc pourquoi vous avez investi dedans. Vous seriez le bou émissaire facile peut-être parce que vous utilisez à fond vos outils de puissance.

Alors, ma question est simple. Avez-vous demandé aux directions de vos médias de pour retourner le stigmat et faire en sorte que le débat se déplace de bolorer la concentration des médias à bout le service public pas gentil. Avez-vous demandé à monsieur Pro, à d'autres dans les médias que vous possédez de mener la véritable je dirais campagne contre le service public qu'ils ont mené notamment le 9 septembre dernier mais ce n'est qu'un exemple.

Monsieur Pro a dit tous les jours, je dis bien tous les jours, nous parlerons de France Interre et de France Télévision tous les jours. Donc l'avez-vous demander ? Alors vous allez certainement me dire "Non, non, je je n'interviens jamais." Mais comme on l'a vu et comme l'a dit ma collègue la vice-présidente de l'Assemblée nationale, il a été démontré que votre non ingérence, non intervention était de fait fausse et que vous intervenez régulièrement dans les médias.

J'ai une dans les médias que vous possédez. J'ai une dernière question, monsieur Boloré. Pensez-vous que le soutien sans faille de la direction de C News à monsieur Morandini était juste étant donné le pouvoir d'influence et d'exemplarité dont on fait preuve la télévision dans notre société.

D'abord, je suis pas du tout d'accord sur ce que vous dites. Je n'interviens pas. Je l'ai redit.

Je présente des gens mais j'interviens pas. les gens qui sont chez nous, il y a une ligne de commandement qui est extraordinairement importante. Ensuite, si on voulait faire de la politique, on ninvestirait pas à l'étranger.

On ne ferait pas un groupe international, on ferait un groupe purement français. On concentrerait si notre objectif était uniquement en politique en France et ben on investirait tout en France. Voilà.

Troisièmement, on est tout petit par rapport aux autres. Donc vous pouvez faire toutes les lois de concentration, c'est pas c'est pas nous que ça touchera. Voilà.

Donc vos trois propos liminaires sont malheureusement ou heureusement faux. En ce qui concerne l'affaire Morandini, évidemment, bien sûr, je condamne absolument tous les tous les fait déltuel et çaen est un grave sur lequel tout le monde est d'accord parce que les problèmes, moi j'ai quatre enfants, neuf petits enfants, on a tous ou des enfants ou ou pas d'ailleurs, mais ce sont des sujets insupportables. Il n'en reste pas moins que dans ces moments-là, il y a deux forces qui s'affrontent.

Il y a d'abord la justice. Voilà, quelqu'un fait quelque chose comme ça, il doit être condamné. Voilà, la justice, elle est passée.

Et la justice, qu'est-ce qu'elle a dit ? Dans le cas de Jean-Marc Morandini, elle a dit 2 ans de prison avec surcis. Surc, ça veut dire deuxième chance.

Ça veut dire tant que vous ne faites rien, vous ne ferez pas de la prison. Si vous recommencez, vous irez en prison. Mais la justice est passée.

Et puis après, il y a une deuxième vertu qui s'affronte, c'est le pardon. Voilà. Est-ce qu'on pardonne aux gens qui ont fait des choses ?

Ça c'est un vaste sujet et autant c'est facile de pardonner aux gens qui sont très lointain et euh ça vous est égal. Autant le pardon quand c'est un préjudice qui vous concerne, c'est presque insupportable. Voilà.

Mais je vous l'ai dit tout à l'heure, donc je suis chrétien, nous sommes 2 milliards et je récite tous les jours le Notre Père dans lequel je dis notre père qui est au cieux, pardonnez-nous offenses comme nous pardonnons les offenses. Voilà. Donc je pardonne.

Les dirigeants de ces news, je pense ont pris les bonnes décisions. C'est-à-dire d'abord, ils ont laissé monsieur Morandini regretter amèement par écrit ce qu'il avait fait. Il a fait une déclaration en disant "Je regrette amèement." Et ensuite il a démissionné, il est parti.

Voilà. Donc je pense que malheureusement justice est passée et maintenant miséricorde doit passer. La miséricorde, le pardon, c'est pas une faiblesse, c'est une force.

Parce que la miséricorde, elle vous libère. Elle libère l'autre, mais elle vous libère. Voilà.

Et moi, je ne fais pas partie, j'ai jamais fait partie et je ferai jamais partie de ceux qui hurlent avec les loups sur tout problème. Voilà. Donc, ce sont des histoires dramatiques mais dans toute structure humaine.

Vous avez ce genre d'histoire qui arrive et donc il faut justice et miséricorde. Merci monsieur Boloré. Je laisse la parole à madame Bess.

Merci monsieur le président. Monsieur Boloré, tout d'abord merci d'avoir fait la belle promotion du puit du fou qui est au cœur de ma circonscription et qui est une fierté vendéenne et une fierté française. Alors la la chaîne France Info a été créée en Catini à l'été 2016, juste un an avant la présidentielle de 2017. certains articles de presse à l'époque, il voyait une rampe de lancement pour une éventuelle candidature de François Hollande à la présidentielle donc de 2017 et à titre de comparaison au Royaume-Uni, en Italie, en Allemagne, on ne compte que trois chaînes d'infos en continu.

Donc ma question est toute simple. Est-ce qu'il y a aujourd'hui dans le paysage audiovisuel français de la place pour une 4e chaîne d'information en continu ? Bravo pour le puit du fou parce que c'est, je redis, un endroit extraordinaire.

Philippe Deviler a fait un travail avec ses équipes incensées. Son fils continue, donc en plus ça va continuer et c'est surtout les milliers de personnes qui travaillent qui sont impressionnants. Pardon pour cette digression mais quand on a un truc qui marche, faut en parler quand même.

Moi, je crois qu'il y a la place pour autant de personnes qui le veulent. Après, la question c'est qui paye les pertes ? Donc on pourrait avoir cin chaînes, 6 chaînes, sep chaînes, h chaînes.

Mes parents, je me souviens très bien, sont allés pour la première fois aux États-Unis après guerre et ma mère, on avait à peine une télé et et une chaîne [grognement] et ma mère m'avait rapporté le le guide de la télévision qui faisait 300 pages, il y avait je sais pas 400 chaînes. Voilà. Donc moi qui est 400 chaînes, 600 chaînes, 800 chaînes, 12 chaînes d'information ne me gêneent pas.

Après la question c'est qui les finance ? Voilà. Mais aujourd'hui, les quatre chaînes tiennent, je pense.

Maintenant, C News gagnent de l'argent. Je pense que BFM doit en gagner encore. LCI, je crois, en perd, mais le groupe TF1 globalement est très profitable.

Bon, et France info, nous retombons dans le la situation de ce qu'on a dit tout à l'heure. Tout dépend d'eux, mais il y a la place, le sujet, c'est pas un problème de place. Le sujet, c'est s'il y avait pas de chaîne info.

Là, sans doute, il faudrait que l'État s'y mette. Mais le sujet, c'est voilà, c'est qui finance et comment. Et peut-être juste pour ces news, si ces news perdaient de l'argent, est-ce que vous continueriez d'être actionnaire ?

Est-ce que c'est simplement un investissement financier mercantil ou lucratif ou est-ce que vous considérez qu'il y a besoin en France aussi d'un espace avec des lignes éditoriales différentes et que c'est votre rôle aussi de permettre que ces médias existent ? Est-ce que vous voilà vous considérez comme un actionnaire financier mercantil ou est-ce que vous considérez que cet engagement que vous avez auprès de ces médias garantisse aussi un pluralisme et et l'existence de médias qui ont des lignes éditoriales différentes ? Non, enfin quand on est arrivé chez Canal, il y avait déjà Ité qui était là qui était je crois d'ailleurs la première chaîne à l'époque qui était qui s'était installée euh ou la deuxième, je ne sais plus.

Euh donc on a essayé de le redresser, on a mis des équipes qui l'ont dressé mais on n' pas l'habitude d'aller laisser des pertes longues sans espoir de retour parce qu'on a pas les moyens. J'ai dit à la dernière commission, moi j'ai des actionnaires qui regardent quand il voit le cours qui baisse, quand il voit les résultats qui baissent, il téléphone, hein. J'ai dit en riant "Mais c'est vrai, Alberto qui est un ami restaurateur italien, il a mis tout l'argent de sa famille dans le groupe.

Je peux vous dire que je pense à lui voilà quand quand je regarde". Donc on ne fait rien pour répondre à votre question, monsieur le président. Ce qui est définitivement non rentable, nous ne le gardons pas.

Alors, d'abord, on se bat pour essayer de faire que ça devient rentable. Merci votre répondre madame Souet pour une minute et je redonne la parole au rapporteur ensuite. Monsieur Boloré, bon au-delà du fait que je suis assez choquée d'entendre à l'Assemblée nationale un cours de catéchisme, je vois que vous avez été invité aujourd'hui pour vous offrir une tribune et pourtant vous êtes l'exemple parfait de ce qu'il ne faut pas faire puisque vous vous êtes échiné à faire mtir à l'antenne un pédocriminel notoire. vous vous êtes ingéré dans vos rédactions notamment pour interdire un certain nombre de sujets et vos chaînes, elles ont été quand même très longtemps ultra déficitaires.

Alors, en parlant de sous, j'ai également été choqué de vous entendre dire tout à l'heure que les 4 milliards de l'audiovisuel public, c'est beaucoup quand la France est en difficulté. Est-ce que ça ne vous dérange pas, monsieur Bolloré, de demander à ce que l'on fasse les fonds de tiroir de l'audiovisuel public quand on sait en plus que vous avez bénéficié vous-même pendant des années de cadeaux colossaux d'argent public ? Je pense notamment aux 300 millions de cadeaux fiscaux qui vous ont été faits pour vous éviter de payer une amende.

Et je voudrais savoir aussi, monsieur Boloré, si vous maintenez votre mensonge. Tout à l'heure, vous avez dit que Canal est un groupe qui n'a pas été aidé. Je vous rappelle que Hollande est intervenu pour sauver Canal Plus dans le cadre d'une intervention enfin dans dans le cadre d'une app d'appel d'offre où il est intervenu pour permettre à Canal Plus de garder le football.

Alors juste madame Souet pour vous rappeler que que j'ai convoqué monsieur Vincent Boloré. Je remercie de cette d'ailleurs rendu disponible parce qu'il est actionnaire de Banij qui est l'une des principales sociétés de production avec lesquelles travaillent France Tévision que par ailleurs c'est un acteur important du paysage audiovisuel français. Il s'agit pas de donner une tribune à quiconque dans une commission d'enquête.

Une commission d'enquête, on pose des questions, les personnes disionnées y répondent et je vais donc laisser monsieur Boloré répondre à vos questions. Madame Souette, je suis désolé du cours de catéchisme que je ne voulais pas vous imposer mais c'est inhérent. Ma foi itinérente, elle rend joyeux et paisible.

Et comme vous m'interrogez sur des sujets, enfin vos collègues m'interrogent, je suis obligé d'expliquer d'où viennent les décisions et comment ça se passe. Alors, d'abord, on a jamais eu d'argent public. En tout cas, par rapport aux impôts qu'on paye, c'est une blague.

Euh, franchement, regardez le bilan fiscal, l'histoire des 300 millions, je crois que j'en ai entendu parler. Je crois que même monsieur Coquel lui-même est allé vérifier et s'est aperçu qu'il y avait pas de problème, enfin sous réserve de vérification. Donc, on a jamais eu de cadeaux fiscaux.

Et alors quant à François Hollande qui nous aide, euh ça ce serait une première et ça ce serait sympa que vous me disiez ce qu'il a fait parce que c'est lui qui a commencé l'avant d'état dans son livre en disant Boloré catholique. On a le droit d'être tous sauf catholique. Voilà.

Donc je suis pas sûr qu'il ait aidé à quoi que ce soit à ma connaissance mais peut-être qu'il a aidé et je lui en suis reconnaissant si c'est vrai. Merci. Vous savez dans ce qu'il y a dans la presse, il y a pas toujours tout tout est vrai [rires] dans la presse.

Merci beaucoup. Je laisse la parole à monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Quelques questions complémentaires effectivement même si certaines ont été posées. Monsieur Bolor, vous êtes l'actionnaire d'un groupe de médias qui détient donc la première chaîne d'information de France, Cs. Cette chaîne, vous l'avez rappelé, a succédé à Itlé en mars 2017.

Elle a connu une progression objectivement rapide. Elle ne représentait alors que 0,6 % de part d'audience à cette période. En mai 2024, elle dépassait pour la première fois BFM TV sur un mois, devenant alors la première chaîne d'information du pays avant d'atteindre 3 % de part d'audience en février 2026.

En quelques années, vous avez multiplié par plus de 5 l'audience de cette chaîne. Et dans le même temps, ça a été une question posée par ma collègue Veronic Bess. France Info TV plafonne environ 0,9 % de part d'audience sur l'année 2025 malgré un budget qui lui a doublé en 5 ans sans impact d'ailleurs notable sur ses résultats.

Je rappelle d'ailleurs que cette chaîne existe depuis 2016 soit avant CS. Comment est-ce que vous expliquez cet écart de performance en terme d'audience ? Pourquoi est-ce que selon vous, même si visiblement vous ne la regardez pas vraiment, mais pourquoi selon vous France Info TV ne parvient pas à trouver son audimat ?

Je suis désolé parce que j'ai jamais regardé, je crois, peut-être regarder une fois en passant, mais j'ai jamais regardé donc je ne sais pas du tout ce qu'il y a dessus. Donc je peux pas vous répondre malheureusement. Ce qui est vrai, c'est que Itlé perdait beaucoup d'argent et que les équipes ont changé comme vous le savez à la suite d'une grève.

Euh, on a fait rentrer beaucoup de nouveaux journalistes qui ont été recrutés par les équipes et ces équipes ont fait rentrer des gens qui étaient sans doute plus motivés ou plus compétents, je ne sais pas. Mais en tout cas, ce qui est vrai, c'est que maintenant, il y a des mois où ça gagne un million. Donc c'est satisfaisant.

Voilà. Alors, est-ce qu'elle restera première chaîne tout le temps ? J'en sais rien.

Vous savez, c'est comme les courses de voiture. Voilà, en janvier, en février, on était premier, ils étaient premiers. En mars, ils étaient un peu au-dessous parce qu'il y a eu la guerre en Iran.

Peut-être qu'en avril, ils seront au-dessus. J'en sais rien. C'est honnêtement, voyez, je suis reçu par cette commission et j'en suis je vous remercie et je suis venu sans me dérober.

J'aurais pu écrire en disant "Attendez, bah NJ, je suis pour rien, excusez-moi, je ne viens pas." Le sujet du groupe n'est pas c'est news. Le sujet du groupe c'est Canal, c'est le groupe la garder, c'est Avas, c'est trois fleurons qui sont extraordinairement importants et qui emploient, je vous dis, je sais pas, au total 80000 personnes, peut-être 100000 avec Universal Music.

Ça sont des sujets essentiels ces news. C'est pour ça que ça énerve des gens dans le groupe d'ailleurs de temps en temps parce qu'ils disent "Attendez beaucoup de bruit, beaucoup d'énervement, vous mettez mal avec tout le monde." Voilà c'est voilà mais je peux pas vous répondre pour France info.

Je suis sûr que ce sont des gens très méritants et je veux pas du tout dire que c'est mal géré parce que je ne sais pas. Merci. Bon, dernière question sur ce sujet de France info, mais peut-être en comparaison au budget associé aux chaînes d'information, on a pu apprendre dans le dernier rapport de la Cour des comptes page 34 que les charges de France Info TV s'élevaient à 28 millions d'euros mais lors de son audition Delphine Arnut nous a expliqué que les charges étaient plutôt autour de 40 millions d'euros.

Donc on peut quand même s'étonner d'une différence aussi majeure d'estimation des charges et du coup en quelques mois à peine entre le rapport de la cour des comptes et l'audition de de madame lors de la préparation de ces auditions, j'ai rencontré un certain nombre de patrons de chaînes d'information en continu notamment privé qui m'ont indiqué qu'un tel média nécessite généralement un budget compris à minima entre 60 à 90 millions d'euros par an. l'absence de comptabilité analytique aussi performante que celle par exemple de de Radio France à France Télévision fait peser aussi un doute sur le coût réel de de France info TV. Est-ce que vous pensez qu'un coût réel de 40 millions d'euros par an est plutôt le bon et plutôt la bonne estimation pour France Info TV ?

Et vous qui avez un peu d'expérience dans le domaine, quel est le coût objectif pour faire fonctionner une chaîne d'information en continu ? Peut-être combien coûte ces news ? Parce qu'elle gagne 1 million.

Mais combien elle coûte ? Ce qui permettra de d'avoir les comparaisons. Ces news doit coûter 80, j'en sais rien, je sais pas.

Mais il faut leur demander à Maxime Sada. Mais j'allais dire 70 60, je sais pas. J'en sais rien.

J'imagine. Je je suppose. Euh je pense que votre problème c'est pas France info si vous me posez la question.

Vous avez 4 milliards d'un côté et 40 millions de l'autre. Donc vous, c'est pas la peine d'aller vous attaquer à 1 % du de la dépense. Comme on sait, enfin pardon, je m'excuse, je vous me demandez donc je suis obligé de répondre ce que je pense.

Voilà, je pense que c'est pas le sujet essentiel des 4 milliards si c'est que 40 millions. Voilà. Mais enfin, je bon j'en sais rien.

Bon, si on dézoome un peu alors et qu'on s'intéresse aux 4 milliards et pas simplement aux 40 millions de de France info TV, je pense que vous le savez, vous avez dû suivre comme beaucoup de Français cette commission d'enquête. France info enfin France Télévision pardon, on se retrouve dans une situation quand même particulièrement dégradée. On a pu observer 80 millions d'euros de déficit depuis 2017. une trésorerie abondée à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros qui est devenu négative en quelques années, des capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social, ce qui fait peser d'ailleurs un risque de dissolution sur l'entreprise.

Même Pierre Moscovici, alors à la tête de la Cour des comptes déclaré en septembre dernier, je le cite, France Télévision se trouve dans une situation qui n'est plus soutenable et qu'une entreprise normale ne pourrait tolérer. Fin de la citation. Dans le cadre de cette commission d'enquête, on a aussi mis en lumière des indemnités de départ de plusieurs centaines de milliers d'euros inexplica des soupçons d'emploi fictifs, de salariat déguisés, des conflits d'intérêt avec des sociétés de production.

On a eu l'occasion d'en d'en parler en amont de cette commission enfin au début aux premières questions de cette commission d'enquête ainsi qu'un certain nombre d'échecs éditoriaux comme par exemple Slash ou salto de plusieurs dizaines de millions d'euros en tant que dirigeant industriel et et de médias à la tête notamment du du groupe Canal. Quels seraient selon vous les remèdes à appliquer ou les projets de réforme pour redresser les finances de France Télévision ? Je pense que ça permettra aussi d'apporter une réponse claire sur le fameux bon usage pardon de ces 4 milliards d'euros.

Heureusement, c'est les dépenses. Voilà, il faut aller s'asseoir. Moi, c'est comme ça que j'ai fait.

Voilà, j'ai regardé les dépenses les unes après les autres. Je vous dis le festival de Cann, ils allaient à 500, 400 ou 500, passait 15 jours, ils allaient dans des beaux hôtels, ils allaient dans les restaurants et cetera. Alors après, il y avait même des dépenses annexes parce que de temps en temps, c'est pas eux qui payaient mais les gens qui les invitaient bah ils se sentaient redevables vis-à-vis d'eux alors ils y allaient et cetera.

Pierre l'escur lui-même a dit "Je regrette le temps où Canal venait avec ses 500 personnes." Bon puis et cetera et cetera, faut prendre toutes les dépenses, faut faire venir quelqu'un. C'est c'est pas honnêtement, c'est pas intellectuellement un truc compliqué hein.

C'est comme de faire du ménage dans un hôtel. Vous rentrez dans la chambre numéro 1, vous nettoyez, vous passez dans la chambre numéro 2. À ce moment-là, au moment de finir la chambre numéro 2, il faut retourner à la chambre numéro 1 parce que les enfants sont revenus et renversé de la confiture.

Puis après, vous retournez à la chambre numéro 3 et puis vous revenez à la chambre numéro 2 parce que et voilà, c'est un truc, c'est très ingrat mais c'est facile à faire et voilà, c'est un truc à faire mais après vous êtes pas copain avec les gens à qui vous avez mis la fin à la fête. Voilà. Du coup, vous êtes surpris que France Télévision a acheté les droits du festival de Cann surpris ?

Non. Surpris. Non.

Oui. Alors, je la dés. Non, mais tant que l'état de Attendez, vous pouvez pas en vouloir, pardonnez-moi, vous pouvez pas en vouloir à France Télévision qui dépense de l'argent que vous lui donnez.

C'est pas c'est pas c'est le sujet. Enfin, à mon avis, il n'est pas là. Enfin, pardon, je me permets de de rebondir sur ce que vous venez de nous dire sur cette question là.

Le 13 mars 2024, vous avez donc été auditionné par la commission d'enquête sur l'attribution des fréquences TNT et vous avez déclaré au sujet du rachat de Canal Plus à peu près les mêmes termes d'ailleurs que vous venez de dénoncer. Je vous cite "Persne n'avait envie de changer de train de vie." Vous n'avez donc pas connu le Canal Plus de cette époque où les dirigeants étaient des seigneurs.

C'était extraordinaire. À l'occasion du festival de Cann, 300 personnes étaient logées pendant 15 jours dans des hôtels pour un coup avoisinant 50000 € par semaine. Le champagne coulait à flot.

Quand nous sommes arrivés, nous avons fait 400 millions d'euros d'économie. J'étais le salip, le paratonaire, le bouc émissaire. Fin de la citation.

J'ai le sentiment, ça fait à peu près 5 mois de cette commission d'enquête a démarré, que ces pratiques n'ont pas disparu mais qu'elles se sont déplacées notamment au sein de France Télévision. Il y a plus de 100000 € de nuité d'hôtel de luxe à Cann pour la seule année 2023, des suites de plus de 1700 € la nuit pour certains dirigeants, des frais de réception et de mission de plus de 120000 € par jour pour France Télévision, un salaire moyen autour de 72000 € des primes de performance injustifiée, une piscine qui a été rénovée pour un million d'euros dans dans un château en Dordogne. Le tout dans une situation financière que la Cour des comptes et l'IGF qualifi quasiment de quasi fate.

Et pourtant cette année, cette année encore, on l'a appris, mais des émissions comme c'est à vous, comme c'est ce soir, comme la Grande Libra seront encore délocalisé à Cann. Comment est-ce que vous expliquez la persistance de ces dirigeants dans ces choix ? Vous nous venez de nous dire qu'il faudrait prendre toutes les dépenses les unes après les autres, que même si c'est un travail ingrat, il peut porter ses fruits.

Comment faire demain ? Notamment dans les recommandations que l'on pourrait émettre au titre de cette commission d'enquête pour sauver l'audiovisuel public. pour réduire ces gabis et euh les réorienter vers des missions fondamentales.

Vous embauchiez un un équivalent Michel Siboni qui est notre monsieur Coup chez nous, voilà, qui vient et qui dit "Attendez là, il y a trois projecteurs, il en faudrait deux et cetera et cetera." Et vous interrogez les gens, euh vous interrogez les salariés de France Télévision. Il y en a tas de gens qui vous donneront des consignes et des idées en disant "Mais attendez, là on dépense trop et là c'est trop cher et cetera." C'est comme ça que vous faites.

Vous faites venir par la base des gens qui travaillent et qui franchement ont envie que leur boîte gagne de l'argent. Et là, vous faites des économies. Mais là, ça c'est le visible, les frais généraux extérieurs.

Après, vous avez tout le coût des émissions, comment c'est fait, combien ça coûte, comment ça se passe. Voilà, il faut aller regarder tout. Voilà.

Donc faut une équipe de personnes qui s'occupent des coûts. Alors l'autre solution qui est plus simple euh c'est vous dites au lieu de donner 4 milliards, je donne plus que 3 5 puis 3 puis 2 et demi et cetera et vous verrez qu'il se débrouille eux même. Voilà.

Donc si vous avez pas de courage, pardon, excusez-moi de parler comme ça au représentant de l'État, euh vous réduisez l'eau du robinet. Voilà, vous réduisez l'argent de poche et puis si vous avez des courages, vous envoyez quelqu'un qui fait tout de suite les l'argent. Voilà.

Mais je vous dis comme les autres chaînes gagnent de l'argent et qu'elles font à peu près la même chose. Voilà et puis moi je rouvrirai la publicité au service public. Je sais pas s'ils en ont ou pas d'ailleurs maintenant un peu beaucoup passionnément jusqu'à un petit peu.

Voilà vous rouvrez le marché du service de la publicité, vous économisez 4 milliards et avec ça vous payez les pêcheurs, les agriculteurs, vous achetez des portesavions, enfin vous faites ce que vous voulez, vous faites de l'écologie, vous faites voilà ce qui vous arrange. Mais vous avez économisé 4 milliards. Ça c'est plus digne que d'aller vendre mon avis. que de privatiser public micro votre micro monsieur je dis c'est plus digne de faire ça que de vendre et c'est quand même bien de garder un service public moi personnellement je crois comme la France d'avoir un service public qui vous qui vous coûte pas d'argent c'est quand même voilà c'est ce qui à mon avis c'est le but ça va pas être très compliqué hein c'est pas nucléaire si je résume bien monsieur Boloré vous êtes favorable à un service public financé par la pub en fait je suis favorable à un service public financé comme les autres chaînes oui voilà exactement d'accord mais qui appartiennent à l'état parce que comme ça si l'un d'entre vous considère queil y a quelque chose de mieux à faire et ben vous lui ferez faire.

Voilà, je me suis fait plein d'amis aujourd'hui et je vous suis reconnaissant de m'avoir reçu dans votre commission. Pas terminé encore quelques Ah bon ? Il y a encore des choses pardon.

Vous me avez donné jusqu'à 18h20. Oui oui 1815. Parfait.

Merci beaucoup à votre disposition. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Une toute dernière question. Vous avez évoqué euh ce sujet, mais je voudrais y revenir. Pendant près de 30 ans, Canal Plus a été le partenaire historique du festival de Cann.

La chaîne a diffusé le le festival en clair. Ce qui a permis d'ailleurs aux Français d'accéder gratuitement à cet événement qui fait d'ailleurs rayonner, on peut le dire, notre pays dans le monde entier. En 2022, France Télévision a décidé de récupérer les droits en formulant une offre très généreuse.

Gérald Briseviret, directeur général de Canal Plus, a déclaré dans le Figaro en décembre 2021, je le cite, entre Cann et Canal Plus, c'est une longue histoire d'amour. On a fait face à une surencherre de la part du service public qui a proposé davantage d'argent que nous. On ne voulait pas participer à cette escalade.

Alors, on s'est retiré de l'appel d'offre. fin la citation tout en précisant que malgré le prestige du festival, je le cite à nouveau, l'audience n'est pas toujours à la hauteur avec environ 600000 téléspectateurs par soirée de gala. Fin de la citation.

Ce contrat, on l' dit, s'élève aujourd'hui à plusieurs millions d'euros pour des audiences en baisse d'ailleurs depuis plusieurs années. D'ailleurs, on m'a reproché dans cette commission d'enquête d'avoir rendu public ce montant d'ailleurs au motif qu'il pourrait avoir un effet inflationniste. Alors que je pense au contraire que d'autres groupes pourraient se positionner pour faire la même chose à moindre coût et aussi qu'il s'agit d'un contrat payé par nos impôts qui étaient jusqu'à présent diffusé en clair et qui ne coûtait rien au contribuable français.

Donc ma question est simple. Le groupe Canal partenaire histogrique a refusé de surenchérir dénonçant un montant peut-être trop élevé pour être rentabilisé. Comment est-ce que vous expliquez cette surenchère du groupe Franceision ?

Quelles sont selon vous les raisons fondamentales qui ont conduit le groupe public à se positionner sur ce sur ce contrat ? D'abord, j'adore Cann qui est un endroit merveilleux. Euh la ville est gérée magnifiquement.

Tous les internationaux viennent. C'est magnifique. J'y suis allé d'ailleurs il y a peu de temps et donc je trouve ça très bien pour faire rayonner la France de montrer can le festival et cetera.

Voilà. Ce qui ne va pas c'est euh à l'occasion de ce festival et de Cann d'aller faire des dépenses exorbitantes. Voilà, vous pouvez tout à fait aller à Cann.

D'ailleurs, Canal aide Cann et va à Cann fait Cann série et couvre le festival de Cann mais ne le fait pas en faisant toutes les fêtes qui existent. Moi, j'y suis allé à Cann au festival au début. Il y avait des fêtes sur des bateaux.

Après, vous étiez invités dans une fête dans une ville là qui était louée. Après, voilà. Et puis je vous dis tous ces gens se réinvitent les uns les autres.

C'est un petit, on va me dire "Mais c'est qui ? C'est quoi la casse ?" Mais voilà, c'est un petit ensemble de gens qui vivent entre eux qui sont vraiment très très Mais ils ont Attendez, tant que vous les laissez faire, je vois pas pourquoi eux-mêmes se feraient un autosuicide.

Ils ont pas besoin de se faire un rakiri en disant à partir de demain matin, voilà, on est je suis sans faire de cours de catéchisme, la route de la sainteté c'est bien, le dépouillement c'est excellent. Enfin voilà, il faut que les gens qui sont en charge aident. Donc ils ont envie de faire Cann parce que c'est sympa d'aller à Cann.

Il fait beau, je sais plus c'est en mai ou un truc comme ça. Il y a des des trucs qui qui poussent les trucs jaunes là. C'est formidable.

C'est sensationnel. La mer, la Méditerranée, c'est pasant des bateaux, des yachtes, il saluent, ils se disent "Ça va, comment tu vas ?" Il se mangent des sardines grillées sur les plages du Calton.

C'est un truc et patent après il y a aussi vous admettez monsieur Boret des réalisateurs, des acteurs, des actrices, enf c'est aussi un festival de cinéma d'acc. Non mais est-ce que vous pensez que c'est important ce festival pour la France ? Non mais je pense que c'est c'est très important mais vous pouvez y aller dans des cons normal et pas à 500.

La preuve c'est qu'on y va studio Canal va et présente ses films au festival de Cann parce que en plus votre problème c'est qu'il y a pas que Cann. Cann c'est sympa pour les Français parce que c'est une heure d'avion mais vous avez Toronto je sais pas quoi machin quoi. Louour, je sais pas où il y a des festivals, le musée d'Abou Dhabi, enfin non moins moins.

Mais bon, c'est et pour bien comprendre extraordinaire que que moi j'ai j'ai assisté à ça. C'est une vie extraordinaire. L'un de vos députés a dit tout à l'heure "Mais vous faites partie de la caste et cetera." Ils m'ont proposé de faire partie de la caste.

J'ai frôlé la caste en effet. J'éis au conseil de la Banque de France, j'étais administrateur, j'étais au conseil du patronat français. Je connais bien comment il travaille.

Mais c'est vrai que quand vous arrivez dans les médias, c'est un voilà, c'est un miroir extraordinaire. Des jeunes gens, des jeunes femmes magnifiques, des straces, des machins, des bijoutiers qui prennent des bijoux. Enfin, c'est un truc enf c'est les films quoi.

C'est les Vous avez vu des films ? Vous voyez des films, c'est donc ça donne envie d'y aller. Après, c'est à la direction de dire "Attendez, on est désolé, on peut pas, on n pas les moyens et on regrette." Mais ça n'enlève rien à Cann à son festival et à son maire. bien compris que c'était vous remettiez pas en cause le partenariat entre France et Vision et CAN mais la manière dont il se déploie et se se met en offre.

Peut-être juste trois dernières questions pour creuser des sujets importants pour cette commission d'enquête le groupe UDR et le rapporteur ont souhaité qu'elle s'intéresse aussi à la question du pluralisme et à l'impartialité de l'information dans l'audiovisuel public. Delphine Ern il y a quelques semaines, quelques mois a déclaré, je crois que c'est dans le Figaro, qu'il fallait changer la loi et accepter que dans le pays les médias audiovisuels soi puissent être des médias d'opinion. Je le dis pour les Français qui nous écoutent, dans la presse écrite, on a des médias, on a des journaux d'opinion qui assument des lignes éditoriales.

L'humanité, c'est pas le Figaro. Mais en ce qui concerne les radios, les télévisions, la loi de 1986 impose un pluralisme, un pluralisme politique, des règles très strictes. Et madame suggérait dans une interview qu'il fallait peut-être abandonner ce pluralisme externe, c'està-dire finalement donner la parole à toutous les courants politiques, les courants d'opinion pour assumer des médias d'opinion.

Pour le dire plus simplement, ça voudrait dire par exemple qu'une chaîne comme C News ne serait plus tenue de respecter le pluralisme politique, c'est-à-dire d'inviter par exemple des responsable politique de tous les parti des groupes politiques pour assumer euh totalement une ligne éditoriale. C'est un débat important euh parce qu'on réfléchit au secteur audiovisuel. Vous avez beaucoup parlé de la case, vous avez beaucoup parlé d'espace de liberté, de liberté d'expression.

Est-ce que vous considérez aujourd'hui que ces règles de pluralisme que la loi de 1986, c'est un carcan qui empêche qui freine la liberté d'expression et que finalement il faudrait faire pour les médias audiovisuels ce qu'on a fait pour la presse écrite, c'est-à-dire d'assumer euh l'absence de pluralisme ou en tout cas, on va dire le les médias d'opinion et des lignes éditoriales assumées qui ne respectent pas forcément le pluralisme politique. Je pense que c'est une mauvaise idée. Je pense que la situation actuelle est tout à fait vivable et agréable et que c'est une pas une idée, moi personnellement, qui me paraisse intéressante d'aller transformer de l'information en opinion avec toutes les dérives que ça peut avoir.

Là, vous avez des systèmes de contrôle de l'ARCOM, je crois derrière du Conseil d'État. Moi, je pense que c'est très bien comme ça et que ça sert à rien de vouloir changer. Et je redis, je pense que c'est pas le sujet du moment. sujet c'est les 4 milliards, c'est pas d'aller changer voyez des règles de quelque chose qui est tout à fait sans importance.

Vous avez dit que vos médias permettai de garantir des expressions qui qui n'existaient pas toujours dans dans d'autres médias. Est-ce que vous trouvez vous que la la les lignes éditoriales ? Est-ce que vous trouvez que le pluraliste l'impartialité est respectée sur l'audiovisuel public ? puisque vous avez dit à plusieurs reprises dans dans cette audition que que ces news de JDD permettaient effectivement de faire entendre des voix différentes, d'avoir des lignes éditoriales différentes.

Euh est-ce que c'est, j'allais dire en en complément de vous êtes public que vous jugeriez trop partial ? Euh comment vous regardez ? Alors, je sais que vous regardez peu, vous nous l'avez dit, le service public audiovisuel que vous regardiez peu la télévision et la radio, mais le peu que vous regardez et puis vous lisez vos journaux, vous regardez peut-être vos chaînes de télévision, comment vous appréhendez cette question de l'impartialité du pluralisme sur l'audiovisuel public ?

Écoutez, en ce qui concerne ces news, il respecte parfaitement les temps de parole et on vient encore d'avoir les dernières on vient encore d'avoir les dernières études de l'ARCOM. Ça, je suis ça de très près parce que ce sont des sujets stratégiques, je me mets le pas mais ça je regarde. Donc il se respecte parfaitement la loi.

Donc j'ai pas de problème sur ces deux. Honnêtement, la télé publique je la regarde pas. Et la radio, j'écoute Europ.

Quand Europe est pas très bien, j'écoute Europe 2. Ou sinon Lovely qui est une truc de musique. Mais voilà, je peux pas vous donner des avis sur des choses que je ne connais pas.

Euh moi je pense qu'il y a suffisamment aujourd'hui de il y a suffisamment aujourd'hui de possibilités s'exprimer et c'est vrai que voilà nous on reçoit y reçoit chez ces news ou dans leurs journaux tous les gens qui veulent s'y exprimer et dans le groupe en général on est pour la liberté. Maintenant, je ne sais pas ce qui se passe sur le service public parce que je ne suis pas je lis des journaux qui disent que c'est pas bien mais j'en sais rien. J'ai pas vu moi-même.

Peut-être rebondir sur une question du du rapporteur et qui est quand même une question importante et j'aimerais recueillir votre avis, enfin mieux comprendre ce que ce que ce que vous pensez. Euh on a compris au terme de cette audition que pour vous le duel public est important dans dans un pays comme la France, devait coûter moins d'argent que vous metteriez ce qu'on appelle un cost killer pour pour faire des économies et et réduire réduire les dépenses. Mais ça ne ça ne n'enlève pas la question fondamentale qui est qu'est-ce qu'on se demande à ce service public audiovisuel ?

Même si demain il devait coûter 2 milliards, 1 milliard, 500 millions d'euros, quel que soit le chiffre sur lequel on atterrirait. Si si si on s'engageait vers une baisse des des dépenses, il faudra bien choisir des programmes et des contenus parce que les coûts quand même principaux, vous qui possédez des télés, des médias, vous le savez, c'est quand même des contenus qui coûtent cher en tout cas dans dans dans la télévision. Et donc à un moment donné, la question fondamentale et c'est celle que Stéphane Courbi avait posé lors de son audition que je vous ai posé tout à l'heure mais qu'on pourrait peut-être approfondir quelques minutes, c'est pour vous qu'est-ce quelle serait la raison d'Uel public ?

Qu'est-ce qui ferait [grognement] que vous le regarderiez par exemple ? vous êtes un homme de médias, qu'est-ce qui qu'est-ce que doit faire le service public audiovisuel ? Est-ce qu'au contraire, il doit faire des missions de service public qui ne seraiit peut-être pas rentable ?

Il a il y a des il y a des choses qui ne sont pas rentables dans la télévision que vos médias ne font pas. Aller couvrir peut-être une cérémonie, un hommage national, des choses qui coûtent cher ou France Télévision, des poids des caméras. Enfin, après on peut se poser la question de l'utilité de ces ces choses-là, mais il [grognement] y a des documentaires qui sont par définition pas toujours les les contenus les plus les plus rentable.

Il y a des contenus qui par définition auraient du mal à trouver de la publicité. Donc, est-ce que vous vous admettez ? Est-ce que vous pensez que il y a quand même des missions de service public audiovisuel, des contenus particuliers que que l'audiovisuel public devrait faire et et peut-être recentrer ses missions sur ces quelques sur ces quelques contenus ?

On a parlé des jeux, voilà, est-ce que c'est service public qui doit faire des jeux ? Est-ce qu'il doit se concentrer sur les documentaires, le cinéma, euh les magazines politiques ? Euh voilà, essayer de réfléchir avec vous à ce que pourrait être la raison d'être du service public audiovisuel qui justifierait dans le pays de mettre l'argent dans ce service public audiovisuel quels que soient les montants qu'on y consacrerait.

Alors, d'abord euh toutes les émissions dont vous avez parlé peuvent se financer. La preuve, c'est qu'elle vous les trouvez sur le privé. quand il y a une cérémonie, les documentaires Canal, il y en a plein, on en fait passer sur nos chaînes.

Non non, je pense que vous pouvez passer tous les programmes que vous voulez. Je pense que le sujet, je l'ai dit au début de votre commission d'enquête, c'est que ça pose le sujet de la situation de la France. La situation de l'audiovisuel public, en d'autres termes, est un petit reflet, enfin est un reflet d'un problème plus grand qui est le problème de la France.

C'est quoi vos priorités ? Voilà. Est-ce que c'est l'éducation ?

Est-ce que c'est la sécurité ? Est-ce que c'est la santé ? Je ne sais pas mais en fonction de ça, les priorités de la France font que voilà, en tout cas ce qui est sûr, c'est que le fait que ça appartienne à l'État et que l'État c'est quand même quelque chose de rémanent donne une certaine autorité et sérieux à la chaîne publique.

Donc moi, je pense que une chaîne publique part avec un avantage à partir du moment où elle appartient à l'État. Euh et donc moi, je pense queil faut euh euh faire les les le programmes comme vous faites la France, c'est-à-dire avec la meilleure bonne volonté pour aider nos citoyens, pour aider les Français à vivre. Euh et et je pense que vous le financerez.

Donc je pense que malheureusement on est arrivé à un moment de la vie de notre pays. C'est arrivé beaucoup de fois hein dans l'histoire. Je vous l'ai dit au début, on a créé l'Institut de l'Espérance avec des des collègues, des amis. sont des gens de bonne volonté qui qui pensent qu'on peut redresser.

Euh d'abord regardez l'Italie, l'Espagne, le Portugal se sont redressés, même la Grèce s'est redressé. Donc on voit pas pourquoi la France baisserait et que les autres qui sont à peu près pareils, qui ont à peu près la même géographie ne se redresserait pas. En plus, la France est un pays merveilleux géographiquement.

Il y a pas de tyfon, il y a pas de rat de marée, il y a pas de volcans, sauf dans les territoires d'Autre qui tout d'un coup empêche les Français de vivre. C'est même un état monde. Donc on voit bien que la France c'est un état magnifique et que simplement il faut faire attention à un moment où au aux missions régaliennes.

Et je pense que l'audiovisuel public rentre dans ce problème, c'est que de la même façon qu'on s'est pas rendu compte qu'on dépensait trop d'argent euh à un moment quand il s'agit de revenir aux priorités euh donc on s'aperçoit que l'armée a un problème, la santé a un problème et cetera et cetera. Mais moi je pense que ça se redresse facilement parce que en fait on avait autrefois quand j'étais plus jeune des producteurs. La France c'était un pays de producteur, c'était un pays d'ingénieur, c'était un pays de commerçant et on fabriquait des choses.

On fabriquait des centrales nucléaires, on fabriquait des des avions, on fabriquait des trains, on fabriquait des routes et puis tout d'un coup, on s'est mis à avoir des contrôleurs qui se sont mis à dire "Non, non, on va remplacer, regardez." et et on s'aperçoit que voilà, il y a plus de contrôleurs que de gens sur le terrain. Donc si vous remettez les gens sur le terrain, voilà, et vous aurez peut-être la même chose quand vous allez regarder l'audiovisuel public à mon avis.

Enfin, je vous dis si la une, la 6 le font, vous êtes capable de le faire à mon avis. Et en plus, vous avez l'État derrière vous, c'est quand même important la France. Formidable.

Et puis c'est vous savez enthousiasment de redresser quelque chose. C'est pénible hein parce que ça fait pas plaisir aux gens hein. Mais c'est enthousiasment quand ça marche.

Peut-être pour conclure le rapporteur a cité tout à l'heure Mathieu Pigas qui assume de vouloir mettre ses médias ou en tout cas d'être engagé dans une bataille culturelle et contre contre l'extrême droite. Et dans les différentes auditions, vous exprimez peu mais on vous sent réticent finalement d'affirmer que que vous vous le dites en filigrane et vous l'avez dit. Vous vous êtes un homme de conviction, vous êtes un homme d'engagement et et vous êtes attaché à la liberté d'expression, au pluralisme des opinions, à à la capacité dans notre pays qu'on puisse entendre toutes les voix, toutes les voix politiques, tous les points de vue, tous les regards.

Et pourtant, quand on vous interroge finalement sur les lignes éditoriales de de vos de vos médias, peut-être cette bataille culturelle qui existe dans notre pays, il y a une forme de réticence euh à reconnaître finalement aussi cet engagement et cette volonté de de faire exister euh ce pluralisme euh auquel je crois ici, queles que soient nos sensibilités politiques, nous sommes tous attachés. Pourquoi souvent vous voyez cette réticence ? Vous pourriez dire comme Mathieu Pigas, moi je pense qu'il y a des courants d'opinion qui ne sont pas assez représentés dans le pays, des courants politiques et il faut que il y ait des espaces médiatiques qui puissent les faire entendre et leur donner une voix et pourtant quand on vous interroge sur ces stud là vous gardez une forme de voilà de de réticence.

En tout cas, vous n'assumez pas comme Mathieu Pigas de vouloir euh mettre vos médias, je vais pas dire au service parce que je pense pas que c'est le sujet, mais en tout cas de permettre que des voies euh puissent exister dans le pays, que ce pluralisme puisse être garanti. Tout à l'heure quand je vous ai posé la question, m'avait dit "C'est un investissement financier. Moi ce qui m'intéresse surtout c'est mercantiles et en même temps quand on sent la la profondeur et l'intensité de vos de vos engagements, de vos convictions que je remets pas en cause qui qui viennent de loin et et sans doute la longue histoire de de votre famille, on peut se dire que voilà vous vous êtes attaché aussi à faire entendre toutes ces voix et ses et tous ses regards et tous les points de vue et que vos médias peuvent aussi permettre de les faire entendre là où ils n'ont pas toujours d'espace ailleurs.

C'est beau, c'est beau comme tout ce que vous racontez monsieur le président, mais voilà, conviction assez magnifiques. J'ai mes convictions. En effet, je suis un un homme de valeur qui croit au combat, qui aime son pays, qui aime le Christ, pardon, pour ceux qui à qui s'appaisent pas, qui sont partis d'ailleurs.

Euh mais non, je je ne mélange pas ce que je suis, ce que je pense, ce que nous sommes euh avec des affaires industrielles, commerciales, économiques. Si vous commencez à mélanger, c'est pas raisonnable. Et comme je l'ai dit, si c'était vraiment mon propos, on investirait pas.

L'essentiel maintenant du groupe, 90 % se fait hors de France. Donc voilà, monsieur Pigas, il a un petit truc de rien du tout. Je sais pas, il a un truc à 200 personnes ou j'en sais rien, on en a 80000.

Donc il fait ce qu'il veut d'ailleurs si ça le regarde, mais c'est pas du tout notre intention. Il n'en reste pas moins que à partir du moment où on est indépendant. Pourquoi est-ce qu'on est indépendant ?

On est indépendant parce qu'on s'est jamais trop endetté. On est indépendant parce qu'on a gardé le contrôle de notre entreprise. Donc en tant qu'administra, en tant que actionnaire de référence, nous donnons aux gens avec qui nous travaillons une indépendance et le long terme.

C'est ça qui fait que sans doute il y a la liberté qui est derrière. Mais en tout cas, ça n'est pas notre intention. Nous n'avons pas monté cette affaire pour ça.

Sinon, on aurait pas mis la location de notre argent là-dessus. Mais c'est beau ce que vous racontez ça. Merci monsieur le président.

C'est possible de mieux comprendre. Tour intéressant en tout cas. Magnifique.

Magnifique. Mais je redis en plus mes idées. Vous vous lisez sur moi que je suis à droite ou plus à droite.

Je suis démocrate chrétien pour de vrai. Je l'ai dit quatre fois sous serment. Voilà.

Et vous trouverez tous les gens qui me connaissent qui trouvent que je suis plutôt quelqu'un de sympathique, d'empathique. Je dis du mal de personne. Vous avez vu ?

Je dis du mal de personne. J'ai dit du mal des gagis financières. H j'ai dit du mal de personne.

Il fait un temps il je prie pour mes ennemis. Il fait un temps où il y avait un parti démocrate chrétien. Je sais pas s'il en existe encore aujourd'hui.

Je sais pas. En tout cas, les chrétiens se débrouillent. En tout cas, je vous remercie monsieur Boloré d'avoir répondu à nos questions, de vous être rendu disponible et d'avoir permis l'organisation de cette audition et d'avoir pris le temps de répondre à la fois aux questions du rapporteur de manière approfondie et de l'ensemble des collègues.

Je remercie les collègues de leur présence et je vous donne rendez-vous demain mercredi 25 mars à 14h30 pour l'audition conjointe de monsieur Takis Candilis et de madame Catherine Alvarez. suivra l'audition de la direction générale des médias et des industries culturelles et puis l'audition des représentants de la plateforme SLA. Merci monsieur Boris.

Merci de m'avoir accueilli.