Brunet sans filtre du lundi 6 octobre 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue à tous. Vous l'avez compris, suite de notre édition spéciale avec cette journée absolument folle avec ce coup théâtre ce matin quand on a appris que Sébastien Lecornu, quelques heures seulement après avoir formé son gouvernement démissionnait. Il va s'en dire que c'est historique ce que nous nous sommes en train de vivre.
Éric, oui, c'est un véritable saut dans l'inconnu. C'est une situation que vous n'avez jamais vécu de votre vie, mesdames messieurs, hein. S'agit-il d'une crise institutionnelle, une crise française ?
S'agit-il d'ailleurs même d'une crise ? Probablement quand même he on va en parler avec nos invités dans dans ces minutes qui viennent mais surtout on va vous montrer des des images absolument dingue parce que les quelques minutes 10h45 de prise de parole de de Sébastien Lecornu sont assez édifiantes et il a pointé du doigt quand même un mal français qu'on avait jamais pointé du doigt à ce point. On veut y revenir bien sûr avec nos invités.
Isabelle Saporta est là. Bonjour Isabelle. Harlette Chabo est là également.
Bonjour Harlette, merci d'être avec nous. Julien Arnaud, éditorialiste politique chez nous. Bonjour Julien.
C'est quoi ce petit sourire là ? Ça vous fait rire vous la situation dans laquelle on Non pas du tout. Vous me sautez dessus comme ça.
C'est le sourire accueillant. C'est le sourire accueillant. Oui.
Bien. Et puis nous sommes également avec Renault Pila. Bonjour Renault Pila.
Bonjour à tous. Vous êtes d'accord quand je quand je dis Renault les Français qui nous regardent n'ont jamais vécu de leur vie une situation analogue. C'est c'est tout à fait inédit ce que nous vivons là.
Oui, les Français et nous tous d'ailleurs sur ce plateau, on assiste à une journée qui est historique historique puisque nous avons un gouvernement qui a duré euh 14h 14h 14h avec on va le suivre dans une heure tous les ministres à Matignon pour un pot de départ qui est en réalité un pot d'arrivée et pot de départ pot d'arrivée le plus rapide possible de la 5e République. Vous savez qu'il y a eu un gouvernement Frédéric François Marsal il y a un siècle et 1 an 101 an en France. C'est en 1924 qui a duré 1 jour.
Là c'est c'est 14h, c'est encore mieux hein, si je puis dire. Nous avons eu en 1948 sous la 4e République un gouvernement André Marie. Connaissez pas le nom de ce président du conseil. 8 jours, il y a eu en 1950 Henri 2, le 2e gouvernement d'Henry Cuil 2 jours mais 14h.
Alors là, on est on est totalement dans l'inédit, mesdames messieurs et d'ailleurs ça suscite une telle une telle crise institutionnelle, on va y revenir que on se dit tous qu'on ne peut pas solutionner cela en nommant un nouveau premier ministre dans quelques heures. Éric, juste, vous avez donné les heures, la 4e République est battue. Le record de la 4e en en courté du gouvernement est battu.
Oui, c'est fou parce que oui, vous avez raison d'évoquer la 4e République. On on se moquait toujours de cette 4e République parce qu'elle avait des gouvernements qui étaient tout à fait éphémères. La 5e a fait mieux.
Vous avez raison. La 5e, c'est Emmanuel Macron qui a fait mieux, hein. Parce que jouer comme il a joué avec les institutions de la 5e, faut fallait quand même le faire.
C'est remarquable. Vous avez vu cette image. Donc Sébastien Lecornu qui s'avance sur le perron de Matignon pour prendre la parole.
C'était à 10h30 ce matin pour expliquer son geste. Écoutez, être premier ministre est une tâche difficile, sans doute encore un peu plus difficile en ce moment, mais on ne peut pas être premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies. Les conditions n'étaient pas remplies pour Sébastien Lecornu poursuivre dans cette voie.
Tous les regards aujourd'hui sont portés vers un seul homme. C'est Emmanuel Macron. Bien évidemment, que va faire le président de la République ?
La pression est maximale. Marine Le Pen par exemple ce matin, je l'appelle à dissoudre l'Assemblée nationale car nous sommes au bout du chemin et il n'y a pas de solution. Il n'y en aura pas plus demain.
Et par conséquent, la seule décision sage dans ces circonstances et prévue par la Constitution de la 5e République, c'est d'en revenir aux urnes et que les Français donnent une direction au pays. Donc là, Julien Arnaud Ouais. Euh il y a un certain nombre de solutions institutionnelles qui s'offrent à nous.
La dissolution, oui, la démission que certains appellent de ses vœux du président de la République et j'ai même entendu des parlementaires la France insoumise évoquer la destitution par le parlement du président de la République. Bon enfin là c'est un c'est un parcours euh bureaucraticoadministratif institutionnel plus compliqué. C'est ça.
Juridique institutionnel très compliqué. Et vous avez aussi alors l'option elle peut être sur la table, je vous dis pas qu'elle soit faisable, plausible et ce que vous voulez, mais la nomination aussi d'un nouveau premier ministre et la tentative de constituer à nouveau un gouvernement. Je vous dis pas que ça va être facile évident qui va vouloir y aller de gauche alors Julien Arnaud de gauche ce nouveau gouvernement et pourquoi pas regardez quand vous vous entendez Agnè panir une haché alors c'est la tendance gauche on va dire des macronistes mais qui dit bah à un moment donné il faudrait mettre sur la table et considérer les idées de gauche pourquoi pas quelqu'un de gauche vous avez d'autres élus aujourd'hui qui disent allons-y mettons quelqu'un de gauche ce que peut-être aurait dû faire Emmanuel Macron dès la dissolution il y a plus d'en c'est ce que certains avaient dit s'il avait nommer quelqu'un de gauche, on aurait eu la situation, ça aurait marché ou pas marché, mais en tout cas ça aurait été fait.
Solution les scénarios qui sont là. Je je vous je vous cadre parce que vous êtes he vous partez dans tous les sens. Donc premier scénario, vous dites la destitution c'est sur le plan juridique, c'est c'est très compliqué.
C'est très compliqué. Donc une nouvelle dissolution, une dissolution, ça ça il faudrait combien de jours là ? dans 6 mois ou dans non.
Si le si le président de la République dit aujourd'hui il y a 10 solutions, on engage, on part sur des élections, il y a une campagne et je crois que le délai c'est entre, je veux pas dire de bêtises mais entre 20 et 40 jours je crois entre 20 et 40 jours entre jours prè quaine de novembre ou première quinzaine de novembre première quinzaine de novembre ça veut dire que parce que avant Noël ce scénario qui est quand même un scénario j'allais dire probable possible j'en sais rien mais enfin c'est pas il est sérieux sérieux voilà très sérieux donc ça ça pourrait nous faire Pascal PRI vous dites des élections vous dites avant Noël jours Si vous voulez que ça marche pas, c'estàd qu' il faut que il faut gérer le pays quand même parce qu'il y a les enjeux du budget. Il y a deux trois bricoles si vous voulez qui vont nous intéresser en 2026. Euh oui, vous il faut faire des élections.
Il faut faire des élections avant la mi-novembre. À la mi-novembre, les Français auront l'esprit ailleurs. Probablement d'autres préoccupations.
Et il y a aussi le le l'impératif de la rapidité, de l'efficacité. Donc on peut pas attendre. Enfin person c'est dans les textes et surtout c'est dans les textes comme ça.
C'est entre 20 et 40 jours dans les textes. Éric pour répondre à votre question le président de la République peut la décider à tout moment. Il va regarder l'arithmétique de ce qui est possible à l'assemblée et si jamais l'arithmétique ne passe pas et bien il sera obligé de dissoudre. proche un proche du président de la République disait ce matin au téléphone à Patrice Duamel qui nous a donné cette information qu'il hésite encore.
Le président a dit qu'il hésitait encore. Il il l'a dit à quelqu'un qui le fréquente ou qui qui lui est proche. Cette conversation euh son contenu n'a pas été entièrement comment dire révélé.
Mais le président de la République pense hésite à l'heure où on échange là sur la dissolution. Est-ce que je dissou ? Est-ce que je ne dissou ?
Alors alors attendez notre bloc et m'attend dissoudre ou partir une démission d'Emmanuel Macron aussi la Moi je vois pas Emmanuel Macron partir en fait hein. On est personne n'est dans la tête d'Emmanuel Macron. Je pense quand même pour rebondir sur ce que vous disiez tout à l'heure que l'option de gauche, elle est quand même aussi dans les tuyaux parce que sinon il y aurait pas eu ce tweet extrêmement ludateur, cette funèbre extrêmement l'odatrice de la part de Fort en disant que c'était un geste golien de la part du premier ministre sur la la question de partir, je vois pas pourquoi Emmanuel Macron qui jusqu'à présent ne s'est jamais remis en question se remettra en question sur la question de la destitution.
Julien Arnaud l'a très bien expliqué. C'est légalement très très compliqué à mettre en place puisqu'on a à la fois il faudrait effectivement qu' ait l'accord du bureau de l'Assemblée nationale qui a un premier rapport qui ait une majorité à l'Assemblée nationale une majorité au Sénat puis après une majorité des deux cours assemblé ensemble donc tout ça est très peu probable et la vous voyez vraiment vous Magalie Emmanuel Macron démissionné je sais pas vous le voyezon ça fait penser à ce que disait il y a un instant Xavier Bertrand euh sur une opération microendue. Vous savez qu'il y a celle devant les sièges des partis là, il y a des journalistes dans tous les sens, des députés, des politiques qui reviennent qu'on avait pas vu depuis un moment et on leur tend des micros, il s'exprime sur ce ce grand saut dans l'inconnu que nous nous apprêtons à faire.
Il a urgence parce que alors on parle de des possibilités d'Emmanuel Macron mais pour Xavier Bertrand, il y a urgence à ce qu'Emmanuel Macron préside de nouveau. Écoutez, qui est le responsable de cette situation ? C'est Emmanuel Macron avec la décision de la dissolution.
Alors, c'est à lui de réparer cette faute. C'est lui le responsable. Déjà dans un premier temps, il doit parler.
À partir du moment où il a indiqué qu'il entendait aller jusqu'au bout de son mandat, il y a maintenant urgence à ce qu'il se remette à présider le pays. Et il doit parler là dans les heures qui viennent. Les Français ont besoin de savoir.
Il a raison là. Il faut qu'Emmanuel Macron, il prenne la parole. Est-ce qu'il ne préside pas Emmanuel Macron ?
C'est-à-dire ce qui serait intéressant de savoir c'est quelle attitude il a accordé à Sébastien lecornu. Rien ne nous dit et je pense que c'est peut-être même le contraire qui se murmure que tout a été piloté par l'Élysée même si le président n'était pas à Paris en permanence et semblait absorber on le sait par des grandes séquences internationales. Au passage Arlet je vous interromps une seconde mais au passage dans cette interview Xavier Bertrand tacle une deuxième fois le président en disant c'est bien de s'occuper de l'étranger.
Je fais référence à ce que vous disiez mais franchement les Français eux ils sont là pour qu'on s'occupe d'eux et grosso modo vous ne vous occupez pas des Français. Il a raison en ce sens qu'on a tous le sentiment que le président est concentré sur une séquence internationale parce que là il a il obtient des succès diplomatiques et qu'il délaisse la France. Mais c'est pour ça que je me permets de poser la question à haute voie.
Est-ce qu'il a vraiment laissé Sébastien Lecornu totalement libre pendant la dernière séquence ? qui a choisi et qui a décidé de faire revenir Bruno Lemèire apparemment, c'est plutôt Emmanuel Macron qui l'a appelé en fin de semaine dernière pour lui dire Bruno, il faut revenir, la situation est grave et même s'il avait pas envie. Donc au fond aujourd'hui, c'est évidemment vers le président de la République, on se tourne.
Alors après quand il dit il faut qu'il parle, oui mais pour dire quoi ? C'est-à-dire que le président, il va pas nous refaire le récit des séquences qui viennent de s'acher. Il faut qu'il dise quelle décision il a prise.
Alors mesdames, messieurs, merci Rallet, vous restez bien évidemment avec nous. Il est 12h10. La situation est assez grave parce que si vous venez d'allumer LCI, sachez que ce matin le président de la République Emmanuel Macron, a accepter la démission la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu.
Voilà, donc c'est un des c'est un des gouvernements les plus éphémères de la 5e République et même de toute l'histoire de la République française depuis la révolution française, hein. Il n'aura duré que 14h ce gouvernement numéro 2 de le cornu. Bon les évenents numéro 1 suis numéro 1 de le cor mais numéro 3 de la post dissolution ça numéro 3 de la dissolution.
Je trouve que dans sa prise de parole à 10h45 cet homme assez humble en apparence Sébastien le cornu a dit un certain nombre de vérités qu'on entend assez peu en France. En gros, tous les partis, tous les syndicats sont restés sur leur quant à soi, hein, et et j'ai trouvé ça assez vrai sur cette passion de l'idéologie que nous avons nous en France. et parti politique continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Et au fond, je me suis retrouvé dans une situation dans lequelle j'étais près des compromis mais chaque parti politique veut que l'autre parti politique adopte l'intégralité de son programme. Mais c'est tellement vrai Renault Pilata, c'est tellement vrai que ce soit les écolos, la France insoumise, les LR, le Parti socialiste, le RN, tout le monde eu dit "Attendez, nous nous avons ça dans notre programme. Les conditions n'étaient pas réunies pour que nous aidions ce gouvernement pour dégager des majorités car et bien sur les retraites ou sur tel sujet, ils n'en ont pas donné assez".
C'est tellement ça. Comment voulez-vous, vous qui passez votre temps à dire ici, il faut faire comme les Allemands, une culture du compromis. Bon, on va pas parler de l'Allemagne maintenant, mais vous voyez qu'on n'est pas prêt.
On peut pas, on sait pas faire. Et le cornu a raison de dire ça. M'engueulez pas, c'est pas de ma faute.
Non, mais si un peu. Non. Euh, Sébastien Lecnu, premièrement, moi je l'ai trouvé effectivement très digne, comme l' dit de nombreux responsables politiques.
Euh, sa déclaration était assez humble et assez honnête. Deuxièmement, effectivement, nous sommes passés il y a 15 jours, 10 jours en régime parlementaire. En régime parlementaire, les partis politiques sont obligés pour sortir d'une crise de faire des concessions, des compromis, des vrais compromis comme ça se fait chez nos voisins européens.
Les vrais compromis, ça se fait effectivement, ça s'écrit en général entre parties pour dire cette fois on y va mais faut faire des vrais compromis, faut lâcher. Or, qu'est-ce que dit Sébastien le cornu il y a 1hure et3 ? Personne n'a vraiment lâché.
Tout le monde est dans son couloir. J'en veux pour preuve effectivement le RN qui espère aller à Matignon évidemment. LFI qui veut appliquer son programme de gauche radicale et surtout et surtout effectivement Renaissance LR et le PS.
Olivier Fort dit ce matin il faut abandonner la réforme des retraites. Or si vous abandonnez la réforme des retraite il reste quasiment rien du du bilan d'Emmanuel Macron. Donc vous avez effectivement un échec d'une tentative de régime parlementaire.
Dernière chose je vais vous dire la présidentielle rend tout le monde fou. Oui. Fou fou.
Il y en avait un qui avait perçu ça il y a 15 ans, Michel Rocard. La présidentielle rend la classe politique folle parce que derrière ce qu'on vit depuis plusieurs jours, il y a évidemment des arrières-pensées présidentielles. Alors juste on fait le point là, il est 12h13.
On rappelle que le Rassemblement national est toujours réuni en ce moment même. Euh on rappelle que la France insoumise va prendre la parole d'ici quelques minutes. Sans doute appeler le NFP à venir euh à une réunion exceptionnelle pour voir ce qu'on peut faire dans la suite.
Il y a les ministres qui sont invités, donc les nouveaux ministres de ce nouveau gouvernement qui est aussitôt démissionnaire invité à Matignon dans l'après-midi et Bruno Retaillot en trois qu4 d'heure. Ouais. Ouais.
H Bruno Rotaillot est l'invité du 13h de TF1. é en direct interie sur LCI. Est-ce que c'est l'homme parce que moi j'ai envie qu'on fasse une pause.
Ouais. Je je peux me permettre dire que je ne comprends pas ce qui se passe. C'est-à-dire qu'on avait un nouveau gouvernement hier.
Tout le monde a dit hier soir mais c'est suicidaire et effectivement quelques heures après, c'est le premier ministre qui démissionne. Ou vous avez raison Magalie, je pense que vous êtes pas la seule à pas tout comprendre et à nous nous-même. C'est ça j'allais dire le fil de ce qui s'est passé tout au long de de la journée.
Effectivement, on va dire que la nomination, on l'attendait la composition très bien. le tweet de Bruno Rota enfin le message sur X qui fait basculer, on va dire toute l'histoire finalement de cette de cette République et de ce qu'on pouvait de ce qu'on pouvait attendre. surgit au petit matin la discrétion parce qu'on ne savait pas où partait Sébastien le corn ce tweet là parce que vous vous hier soir bah Bruno Raillot qui dit en gros ça ne correspond pas demain à ce pied m'avait en gros été promis et demain je réunis le conseil le comité stratégique des républicains pour prendre une décision demain c'est-à-dire ce matin c'est en ce moment même ce qui est en train de se passer au siège DLR on se dit attendez un ministre qui a dit OK qui retente l'aventure à l'intérieur et qui quelques minutes après dit en gros découvre la composition lui-même du gouvernement en gros Bruno le maire et qu'il n'a pas obtenu assez de ministres les républicains au sein de ce gouvernement il y avait à peu près 60 % de ministres macronistes on va dire donc là clash Bruno Retaillot on est assez surpris s'en suit des discussions tout au long de la nuit de Sébastien Lecornu avec plusieurs interlocuteurs et il sent bien qu'il ne pourra pas faire grand-chose et qu'il ne pourra pas faire avancer la situation petit matin il va voir Emmanuel Macron et on a donc la démission qui est acceptée par le président de la République.
Passage. Au passage quand même petit tacle à 10h45 du premier ministre Sébastien Lecornu à Bruno Retaillot. À Bruno Retagnot.
Regardez, écoutez ça. Ça c'est pour Bruno Retaillot. J'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent mais il faut toujours préférer son pays à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux Français.
Voilà le tacle à Bruno Raillot. Est-ce que c'est l'homme qui a tout fait échouer ? Bah hier soir, en fait quand euh Bruno Retaillot, il apprend la nomination de Bruno Lemire.
Bruno Lemire, c'est l'homme qui a fait déraper le budget dans la tête non mais dans la tête des Républi qui décide. Oui oui bien sûr mais pour voilà il y a une cible c'est le siell ça veut dire que la la réunion est terminée celle qui a été convoquée en urgence par ça ce sont les personnalités du comité stratégique. On a vu François Barouin sortir.
Ils sont une trentaine à appartenir à ce comité stratégique autour du président Bruno Retaillot qui sur quoi sont-ils en train de statuer ? Ont-ils statué ? C'est quoi là ?
La Réunion a été maintenue à la base c'était pour dire est-ce que les LR doivent rester ou pas au sein du gouvernement ? Il y a plus de gouvernement. Donc la situation c'est la suite.
Comment se positionner s'il y a une un nouveau gouvernement ? Quoi faire s' une dissolution ? Euh c'est tous ces sujetsl qui sont sur la table.
Quel est le message qui va être envoyé ? Qui sont au passage les amis à 12h17 je vous pose la question Pascal P qui sont les ministres de la République là ? Il y a des agents publics qui nous regardent qui veulent savoir qui sont les ministres de tutel.
C'est les anciens ministres des missionnaires qui sont toujours ministres des missionnaires ? Ben non, ils sont ministres. Oui, il y a des ministres des missionnaires qui sont là.
Heureusement, la France est aussi un état administratif. C'est qu'il y a des directeurs centraux d'administration, il y a des procédures. Vous m'avez pas compris.
Qui est par exemple le ministre des missionnaires de l'économie aujourd'hui ? Et bien, c'est monsieur l'Excur. C'est monsieur l'Excur.
C'està-dire d' C'est c'est la pardon, j'avais pas saisi votre question. Ah oui, donc c'est pas le ministre des missionnaires d'hier. C'est pas le même ça.
Nouveau ministre des missionnaire. Il y a eu une nomination le stratire général de l'Élysée, il a été 14h et ça a été publié au journal officiel. Pris la parole.
Publié au journal officiel. Monsieur l'escur, il aura été ministre de l'économie et des finances euh je sais pas 18h dans sa vie. Ministre des armées.
Mais non, je pensais que votre question concernait, c'est peut-être pas idiot d'y répondre d'ailleurs, concernait le le fonctionnement de la la maison France. Elle elle marche, hein, la maison France, rassurez-vous, c'est pas parce qu'il y a l'incertitude politique, enfin le brouillard et même au-delà le chaos. Mais on commence en avoir l'habitude de ces ces gouvernement la maison s'arrête.
On reste au siège du LR. Petit, vous êtes devant visiblement donc ce comité stratégique convoqué hier soir est terminé ou en passe d'être terminé. Que se passe-t-il ?
Oui. Alors, on a vu pour l'instant François Barouin quitter le siège de des Républicains. Donc peut-être un signe que cette réunion est terminée.
Pour l'instant, les autres cadres ne sont pas encore sortis. On attend une potentielle prise de parole. Alors, a priori pas celle de Bruno Retaillot qui devrait réserver sa parole pour le 13h de sur TF1, mais peut-être François Xavier Bellami qui pourrait prendre la parole pour donner les conclusions de cette réunion.
Alors, réunion qui à l'origine était prévue pour décider de la participation au non au gouvernement qui forcément a changé son ordre du jour et qui se pose désormais de savoir s'ils retourneront dans un gouvernement. Est-ce qu'ils appelleront à la dissolution ? A priori, ça n'est pas la piste qui est envisagée.
On ce que l'on dit dans l'entourage de Bruno Rotaillot, c'est qu'on ne va pas fermer la porte à un gouvernement aujourd'hui. Mais je vois mal qui et comment évidemment on suivra très attentivement cette prise de parole des républicains et les réactions qu'on pourra avoir à la sortie. H merci Thba.
Petit, la situation politique, on l'a compris, les nouveaux ministres d'hier soir qui sont restés ministre 14h deviennent les nouveaux ministres démissionnaires, c'est-à-dire ceux qui vont gérer les affaires courantes de la France en ce moment. C'est plus les ministres des missionnaires de ce weekend puisqu'il y a de nouveaux ministres. Certains ont été reconduits mais pas tous.
Donc les tout nouveaux ministres d'hier soir deviennent les nouveaux ministres des missionnaires. Voilà juste une chose deavant il y a pas eu de cérémonie. Juste juste une chose, on se marre pas car cela ce que nous vivons là a des conséquences sur l'économie française qui sont pasines.
Non. Alors, ça a été une réaction quasi instantanée. Les prêteurs, la communauté des prêteurs, ceux à qui l'agence France Trésor emprunte ont fait monter la prime de risque.
La France est considérée aujourd'hui comme un pays très risqué. Et alors que c'est assez peu de choses, mais c'est entre 6 et 10 points de base, c'est-à-dire qu'on emprunte à 10 ans à 360 % et ça a un effet immédiat. Ça veut dire que ça alourdit la dette française, que ça alourdit les intérêts d'emprunt et ça a des conséquences pour les Françaises et les Français. pour les ménages qui ont besoin d'emprunter pour acheter un appartement, les entreprises qui ont besoin de liquidité des concours bancaires pour investir.
Puis un deuxième effet qui est peut-être encore un peu plus inquiétant. Je regardais le détail de la bourse de Paris. Là, il y a une plongée du du CAC.
Dès dès lors qu'on apprend que le Premier ministre démissionne, vous vous regardez, c'est un mur. Vous voyez, c'est l'endroit où vous avez un mur. Là, c'est quasi vertical.
Mais quand vous rentrez dans le détail, ce sont les ce sont les les valeurs bancaires qui ont qui ont plongé et pas de 1 ou 2 % mais de 5 à 6 %. Il y a on voit immédiatement qu'il y a il y a un problème de confiance qui se pose. C'est une réaction, vous savez, c'est le premier choc de fièvre ce que je vous décris.
Puis après, il y a un deuxième choc de fièvre et éventuellement une maladie plus longue. Il faut trouver une solution. Alors vite, Robert Ménard, maire de Béier est avec nous.
Robert Ménard, merci d'être là. Lorsque je vous ai envoyé un petit mot hier soir pour vous demander d'être avec nous dans l'émission, j'ignorais bien évidemment qu'on qu'on vivrait ces heures très étranges, très singulières, très inédites. Le gouvernement le plus short hein de l'histoire de la République depuis la révolution 14h qui était qui qui se démissionnait.
Bon, d'abord votre commentaire, j'ai pas de questions brillantes à vous poser, votre commentaire sur ce que nous sommes en train de vivre maintenant. Robert Ménard. Ben écoutez, tu tu as l'impression que c'est un va de ville.
Tu pourrais en sourire mais vous le disiez tout à l'heure, ça me fait pas sourire. Moi, je suis maire dans dans ma ville et je sais qu'il y a tout un tas de gens parce que je le constate qui doivent qui ont des projets et donc des emplois à la clé et tout ça ne se fera pas parce que personne aujourd'hui ne va prendre un risque. Tout ça est une pagaille, un bordel.
C'est innommable. En plus, je vous dis pas à l'extérieur de notre pays comment on est la risée du monde et on va essayer d'expliquer comment il faut faire la paix au Moyen-Orient ou donner une leçon à Donald Trump. Enfin, on est en état de rien donner du tout.
Tout à l'heure, j'étais avec un ami qui est entrepreneur en Italie et et lui ça le faisait souirer en disant longtemps. Vous savez, on se moquait de l'Italie où les gouvernements duraient l'espace de quelques mois. Là, on a explosé tout ça et en plus je vois pas comment on peut en sortir.
Les gens qui commencent à nous expliquer, on va nommer un autre un autre premier ministre et ce sera la même chose. Il faut combien de temps pour s'en rendre compte ? Il faut combien de temps pour que monsieur Macron comprenne chose toute bête, c'est de sa faute.
Pardon. un moment donné dans la vie, tu peux pas trouver que des boumissaires. C'est pas toujours les autres qui sont moins intelligents euh qui sont pas capables de faire du billard à 18 bandes, qui sont moins cultivés, qui ont moins esprits de saintesse que toi.
C'est juste peut-être que tu fais des bêtises, des conneries, des erreurs, que tu te trompes, que tu ne connais plus ce pays, que tu n'es plus capable de mesurer ce que les gens vivent, ce que les gens disent, ce que les gens pensent et que donc tu es incapable d'en tirer des leçons. Aujourd'hui, ce serait quoi la leçon ? Alors, ce serait quoi la leçon ?
Il faut qu'il parte. Il faut qu'il parte madame, comment vous voulez faire ? On est dans un état où tout remonte au au chef de l'État.
C'est ça la la la 5e la la Constitution aujourd'hui de la 5e République. Euh manifestement, j'en sais rien. Mais les échos que que j'ai, c'est quoi ?
C'est que c'est quoi c'est que j'ai ? C'est que manifestement comme Bruno Rotaillot était était à Matan, ils lui ont caché queil y aurait Bruno Lemire. Mais qu'est-ce que c'est ça ?
C'est des trucs c'est des trucs d'enfant. Est-ce que Robert Ménard ? Robert Ménard, je sais pas si c'était le souhait de Sébastien Lecornu lorsqu'il a pris la parole à 10h45 depuis Matignon pour pour expliquer un petit peu qu'il qu'il quittait le gouvernement, que sa démission avait été acceptée.
Mais mais en tout cas le doigt est pointé sur Bruno Rota. Certains disent même "Bah voilà, si la France est dans cette panade, c'est parce que Bruno Rotaillot s'est rédit dans la nuit. il a rédit sa position et qu'il a dit qu' tenu de ce gouvernement plus macroniste que LR, je n'ai pas envie de continuer l'aventure.
Est-ce que la crise que nous vivons est à mettre sur les épaules de Bruno Retaillot ? D'abord juste de façon factuelle, moi Bruno Rota je lui j'ai changé des des des SMS hier soir avec lui, il était déjà outré donc ça date pas de de de ce matin. Le mot outré est en dessous de de la réalité.
Attendez, on va pas tout confondre. Qui c'est qui a qui a décidé la dissolution ? C'est Emmanuel Macron qui ensuite a décidé de demander qu'on qu'on lui fasse qu'on lui fasse confiance.
Il s'appelle j'en oubliss son monsieur Baou. Enfin, c'est ça la réalité. La le tort des républicains, il est quoi ? il est de ne pas regarder de l'autre côté de l'échiquiers politiqu aujourd'hui il faut pas que regarder que du côté des socialistes.
Il faut peut-être discuter avec les gens du rassemblement national. Je moi je je suis pas militant du rassemblement national mais rapport avec Marine Le Pencrap pour dire les choses brièvement mais enfin elle a changé de position c'est pas les fachaot que dont veulent nous faire que veut nous faire croire la gauche. Ils sont pas ça.
Ils ont changé. Peut-être que la France aujourd'hui, elle est plus proche de Marine Le Pen qu'elle est proche des socialistes. Qu'est-ce qui pèsent les socialistes aujourd'hui ?
Rien du tout. Et le RN, il pèse plus de 30 %. Alors, je vois les haut le cœur, les donneurs de leçon, ceux qui vous disent "Ah non, pas les fachaotud, pas l'extrême droite et tout." Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Peut-être qu'il faut aller voir de ce côté-là. Mais en tout cas aujourd'hui ce qu'il faut faire c'est que le chef de l'État démissionne. Il faut qu'il dise "Je m'en vais, j'ai compris, j'aime ce pays, j'aime la France, j'y suis attaché, j'ai fait ce que j'ai pu.
On m'a pas compris. Peut-être qu'on l'a pas compris, peut-être que il est plus intelligent encore que je ne l'imagine et que mon maigre esprit n'est pas capable d'arriver à son niveau. Peut-être tout ça, mais il faut qu'il parte maintenant.
Il faut qu'il parte. Merci beaucoup Romert Lénard d'avoir répondu à nos questions. En tout cas, on garde un œil. regarder sur cette porte du siège des républicains.
On attend les sorties voir ce qui a été décidé parce que on parlait de Bruno Rotaillot et cette la responsabilité de Bruno Retaillot dans dans ce qui est en train de se passer. Est-ce que les républicains finalement ont été pris à leur propre piège ? La question et on va entendre la réponse sans doute de Bruno Retaillot tout à l'heure à 13h, c'est est-ce qu'effectivement il y a il n'était pas informé de l'arrivée de Bruno Lemire ?
Est-ce que c'est pour lui effectivement une cause de rupture totale définitive ou pas ? Visiblement, il a passé sa journée hier à se battre avec les amis de Laurent Voquier pour dire faut continuer à participer au gouvernement. S'il a l'impression puisqu'on est dans le ville d'avoir été cocu, on va le dire comme ça parce que c'est une expression qui correspond à ce genre de théâtre, il s'est senti totalement floué hier en en découvrant si c'est le cas qu'on lui avait caché le retour de Renault le maire.
Il y a quand même des conséquences politiques. Après, qu'est-ce qu'ils font aujourd'hui ? C'est ce qu'il disent bah nous on veut bien continuer à assurer à gouverner la France puisque notre but c'est d'empêcher la gauche d'arriver au pouvoir.
Donc on accepte de continuer avec un 4e premier ministre ou bien s'ils disent basta fini on ne joue plus c'est une deuxième hypothèse. Et si effectivement ils ne jouent plus ne veulent plus participer à aucun gouvernement bah ça veut dire qu'Emmanuel Macron effectivement n'a plus le choix. Soit il nomme quelqu'un de gauche et alors là franchement ça va être dur pour lui ou bien c'est la dissolution, pas de choix.
Alors les amis, il est 12h28 que vous dire ? Si vous prenez l'antenne, sachez que Sébastien Lecornu a présenté sa démission. Le premier ministre, président de la République, il a accepté.
C'est donc le gouvernement le plus fugace de l'histoire de la République française depuis 1789, hein, soyons fous hein. 14h 14h pire que sous la 4e République se pose un certain nombre de questions. Ça devrait être tranché maintenant que vont faire les les LR est-ce que c'est stop ou encore les LR ?
Est-ce qu'ils disent on rentre dans l'opposition, c'est fini ou est-ce qu'on continue à soutenir d'une façon ou d'une autre un prochain gouvernement, voilà, avec un prochain premier ministre de ce pays. Est-ce qu'on va aller vers la dissolution ? Est-ce qu'on va aller certains en rêve vers une démission d'Emmanuel Macron ?
En tout cas, une question Isabelle Saporta vient d'être évoquée par notre invité Robert Ménard, maire de Béier qui connaît bien les droites et qui est revenu sur le le rêve, le fantasme de certains d'une grande union des droites qui irait DLR jusqu'au rassemblement national avec la formation d'Éric Sioti au milieu. Oui, au fond aujourd'hui c'est la victoire idéologique d'Éric Zemour. En fait, ça a été une défaite politique Écour mais une victoire idéologique et on voit bien d'ailleurs Laurent Voquier il y a quelques semaines, je parle sous votre contrôle, Julien Arnaud avait déjà parlé de l'ouverture au fond de la droite euh des macronistes jusqu'à de Rotaillo jusqu'à effectivement Saraknafo.
Là on voit avec Robert Ménard effectivement qu'il est en train de dire aujourd'hui c'est cette main-là qu'il faut tendre. Ce qui est très intéressant, c'est que si on se remémore ce qui était euh la droite de Nicolas SarkoZi en 2007, la droite de Nicolas SarkoZi espérait encore au fond absorber le RN et ce qu'elle avait réussi à faire lors de cette élection. Et là aujourd'hui, on voit bien que la droite ne peut prétendre qu'à être le supplétif au fond du Rassemblement national.
Donc c'est vrai que c'est la bascule. Aujourd'hui, ça a été aussi au fond une victoire de Laurent Voquier qui a perdu la présidence du parti mais qui a gagné cet arbitrage politique. Puisque au fond, on peut se dire qu'il a eu quand même peut-être plus de né politique le renvoquer que que ce qui a été le cas euh de Bruno Rotaillot.
Parce que vous disiez tout à l'heure euh Harlette que au fond euh il avait été surpris pas surpris. Prenons les deux hypothèses. Imaginons Bruno Retaillot patron DLR il est au courant que ce sera Bruno Lemire.
Ça veut dire qu'il n'a pas senti que ces militants ne le suivraient pas s'il est au courant. Si on croit ce qu'il dit et qu'il n'était pas au courant, alors ça veut dire qu'il est d'un amateurisme ahurissant en fait. Et dans un cas comme dans l'autre caché aussi.
Oui, mais enfin ça ça n'existe pas de caché. Si quelqu'un prétend au fond, existe en ce moment, je suis d'accord avec vous. Tout est possible tous les coûts sont permis.
Donc euh mais enfin en tout cas ça ne préjuge pas d'un très grand fave politique. Il est un tout petit peu plus de mill et demi. On poursuit sur le le plateau.
Il est un tout petit peu plus de m et demi. On va partir à l'Élysée maintenant. rejoindre Cla Bougriou.
Cla on a toujours dit que Sébastien Lecnu était peut-être la dernière option d'Emmanuel Macron. Cette option n'a pas fonctionné. C'est un échec, on le voit aujourd'hui.
Est-ce que le président de la République est aujourd'hui en première ligne ? Évidemment, un échec pour Emmanuel Macron. Évidemment, en première ligne, là encore, le chef de l'État qui voit les options se réduire au fur et à mesure.
Euh c'est le 3e Premier ministre du Socle Comitonges faute de soutien en quelques mois à peine. Emmanuel Macron continue en quelque sorte de payer la décision de la dissolution de l'Assemblée nationale. Quand je vous disais qu'il lui restait que peu d'options, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on voit mal d'abord comment il va pouvoir justifier ce nouvel échec, la responsabilité des oppositions certes, mais pas que.
Par ailleurs, il faut maintenant savoir si le chef de l'État va décider de s'exprimer, va décider de dissoudre une nouvelle fois l'Assemblée nationale. Décision qu'il a finalement fini par regretter mais qui peut-être devrait aujourd'hui être euh la seule la seule et unique option. Vous le savez, il y a aussi de nombreux appels à la démission.
Des appels qui au départ étaient isolés mais qui se font de plus en plus insistants. La première de ses opposantes, Marine Le Pen, l'a rappelé encore tout à l'heure et donc reste reste à savoir désormais ce que ce que va faire le le chef de l'État puisque tous les regards se tournent vers lui désormais. Merci beaucoup.
Cla Briillou compte tenu du fait que nous vivons des heures inédites, singulières que vous n'avez jamais vécu. Ah Jean-Luc Mélenchon s'exprime en direct. On l'écoute Jean-Luc Mélenchon.
Elle nous permet de nous adresser directement par votre entreise à nos concitoyens dans un moment qui est un moment politique sans précédent historique dans la 5e République. trois gouvernements en l'espace d'un an à la suite d'un président de la République battu dans toutes les élections depuis la sienne en sorte que plutôt qu'à l'addition de ces mésaventures, c'est au tableau général qu'il faut réfléchir. Cette situation est le symptôme de l'impasse dans laquelle plonge inéluctablement la 5e République.
Dès lors qu'il y a une contradiction entre la légitimité de l'élection présidentielle et celle des élections législatives. À quoi s'ajoute l'incapacité du président de la République à maîtriser une telle situation ? Il en résulte une confusion dans les esprits, dans les institutions, parmi les acteurs économiques, dans les rangs des décideurs politiques qui aggravent le tout.
Il faut donc pour répondre à ce moment prendre à bras le corps le cœur du problème, c'est-à-dire le président de la République et sa légitimité a continué à décider dans de telles circonstances. VO voit, il est l'origine du chaos parce qu'il a convoqué des élections législatives anticipées dont il n'a pas voulu assumer le résultat. Et depuis cette heure, la République, la démocratie est faussée.
Et ce type de situation se pai toujours. La vie politique d'un peuple passe par ses institutions et le respect du fonctionnement de ces institutions suppose le respect scrupuleux de la volonté du peuple. Sinon, ça n'est plus une démocratie.
Et puis après cela, un acharnement du président de la République à vouloir décider le contraire, je dis bien le contraire, l'exact contraire de ce qui avait été dit par les élections. Bien sûr, personne n'avait la majorité absolue à l'issue des élections, mais enfin, un bloc était arrivé en tête. Tout ce qui a suivi a été la négation méthodique acharnée de ce résultat des gouvernements choisi avec pour premier ministre des personnalités figurant sur les bancs les plus minoritaires de l'Assemblée nationale et s'obstinant à prendre des décisions qui sont à l'exacte opposé de ce qui avait été souhaité par le vote.
Et pour finir, tandis que se multipliait les signaux d'alerte et de mobilisation, aucune prise en compte de ce qu'il signifiait. Rien comme réponse à la mobilisation spontanée du 10 septembre. Aucune réponse à la mobilisation intersyndicale massive du 18 septembre, ni à celle du 2 octobre.
À chaque étape tout le monde a eu le sentiment d'avancer la dist d'avancer toujours. On écoute François Xavier Bamique car la réunion à la sortie des républicains vient de s'achever et c'est le porte-parole qui parle que nous venons d'avoir nous avons eu une très bonne réunion et nous sommes tous unis pour dire que nous souhaitions être utiles au pays. C'est ce qui a déterminé notre engagement derrière Michel Barnier il y a un an après la dissolution dans cette situation si particulière née d'une majorité introuvable à l'Assemblée nationale.
Ce choix nous l'avons fait pour éviter le pire au pays et pour faire au mieux dans les circonstances que nous connaissions et que nous connaissons encore et qui n'ont pas changé. Hier, une très très grande majorité des parlementaires de notre famille politique se sont prononcés au cours d'une longue réunion pour dire que cette logique de participation était toujours la nôtre, sur la base d'un engagement clair sur le fond qui permettait de répondre aux aspirations des Français sur la question du budget, des économies nécessaires, de la revalorisation du travail, sur la question de la sécurité, de la lutte contre l'immigration irrégulière et du rétablissement de l'ordre. Mais ce que nous constatons, ce que nous avons constaté, ce que tous les Français ont constaté, ce que nous avons ressenti comme des millions de Français, c'est qu'en réalité le président de la République et le Premier ministre n'avaient pas tiré les enseignements de ce que la dissolution avait apporté de résultat.
Nous sommes là pour servir le pays, pas pour servir de béquille à un système politique incapable de se renouveler. Et c'était le message de la nomination de ce gouvernement. Et c'est ce message qui a fait que nous avons interrogé de nouveau notre participation et que nous avions convenu de nous retrouver ce matin.
Le Premier ministre a choisi Le Premier ministre a choisi de présenter sa démission. Désormais, c'est au président de la République qu'il appartient d'en tirer les conséquences et c'est le sens de notre échange ce matin que de redire de manière unie que nous n'avions pas d'autre choix que de réinterroger cette participation au regard du message que portait la composition de ce gouvernement. Merci beaucoup.
On répondra pas à d'autres questions si ça vous convient. Notre président Bruno Rota s'exprime dans un instant au trésor. Merci beaucoup.
Merci à tous. Voilà. Voilà monsieur Belami qui s'exprime à la sortie de cette réunion au siège des Républicains.
Je tiens à dire, mais vous le voyez écrit en bas de notre écran depuis de longues minutes, je tiens à dire que tout à l'heure aux alentours de 13h05, 13h07, 13h08, Bruno Retaillot sera l'invité juste à côté dans le studio de TF1 de nos confrères de TF1. Donc nous diffuserons en intégralité sur LCI l'interview de Bruno Rotaillot et en fait beaucoup de de regards sont pointés par sur Bruno Rotaillot. Il faut bien le dire en gros que s'est-il passé hier soir ?
Il y a beaucoup de Français qui étaient en weekend qui qui ont pas regardé LCI. Hier soir euh Bruno Rotaillot pensait semble-t-il dit-il de bonne fois faire partie de la nouvelle équipe gouvernementale, ce qui était son cas. Et il semblerait qu'il y ait une grosse vexation quand il a vu que le ministre de la défense qui avait été nommé par Sébastien Lecnu le premier ministre était Bruno Le maire.
Et dans la il faut parler un peu de l'humiliation politique et de du psychologique parce qu'on là on est que sur du factuel. Le psychologique pour Rotaillo c'est Bruno Lemire. C'est le premier DLR à avoir trahi et à être parti chez Macron.
Il l'a très mal pris, hein. Et puis la deuxième chose, c'est qu'il considère que Bruno Lemire est l'homme qui est responsable des dérapages budgétaires considérable de ces dernières années en tant que ministre de l'économie. Donc Bruno Rotaillot de bonne foi ou l'a-t-il fin, je n'en sais rien, a dit s'il est là, c'est pas possible pour nous, c'est une humiliation, nous ne participerons pas au gouvernement.
C'est ça qui s'est passé. Renault PID. Oui, humiliation.
Mais il y a à la fois le mot très important que vous avez prononcé, trahi. Hm. trahi.
Et effectivement euh le mot n'a pas été prononcé par euh Bruno Rotaillot euh dans son tweet hier soir euh vers 21h30, mais c'est le sentiment. Il dit quoi en gros de ce tweet ? Il dit il dit les équilibres les équilibres du socle communés, ne sont pas représentés.
En gros, il y a pas assez de ministre. Il il ne pointe pas dans son tweet Bruno Rotaillot. Qu'est-ce qui s'est passé avant l'annonce du gouvernement ?
Bruno Rota passe 1h30 dans le bureau du premier ministre. Il n'échange pas sur la composition de du gouvernement dit Bruno Rotaillot. Il y a pas de confirmation évidemment de Matignon.
Il regarde la situation politique, les grands axes à venir et puis patatra. Qu'est-ce qui se passe lors de l'annonce de la composition du gouvernement ? Une demi-heure après, Bruno Rotaillot et tous les cadres et tous les ministres affirment qu'ils ont appris en direct la nomination de Bruno Lemer.
Et la nom la nomination de Bruno Leer, vous l'avez dit, c'était le chiffon rouge écarlate. Le chiffon rouge écarlate parce qu'effectivement le traître pour les cadres LR et pour les militants LR. Vous savez, lorsque j'interrogeais ce matin les élus, ils ont dit qu'au moment où il y a eu le nom de Bruno Lomer prononcé sur le p de l'Élysée, leur portable a vrillé de boucles, WhatsApp, Telegram, tout ce que vous voulez de réaction de militants et d'élus locaux qui ont dit "C'est pas possible, pas Bruno le maire, mais eux ils étaient bien ministres." Vous vous vous allez pas accepter ça.
Oui. Non mais vous voulez on reproche à Bruno le maire d'avoir creusé le trou. D'abord, c'est le président qui décide.
Deuxème point, les gens là à qui s'adressaient ces messages de la droite, ils étaient bien au gouvernement. Non non non non, je parle des militants et des cadres. Non non mais moi je vous parle des des ministres qui reçoivent qui qui reçoivent des messages en leur disant c'est une situation insupportable, vous pouvez pas collaborer avec le traître mais eux-mêmes sont pas membres du gouvernement pas été com mais il a raison.
Non mais c'est pour ça que c'est une tartuerie pas possible que non mais est-ce qu'on peut là on peut faire un pas de côté et se dire quand même que malgré tout on avait 80 % de ce gouvernement qui était LR ou ancien LR donc moi je veux bien qu'on joue l'espèce de cinéma permanent où tu dis ça c'est un ancien LR il a trahi plus tôt que nous donc il est vraiment plus méprisable que nous-même mais au fond c'était un gouvernement de droite donc on a beau se raconter l'histoire qu'on veut pour les concitoyens que nous sommes, c'est quand même assez incompréhensible de considérer que DL LR qui ont trahi plus tôt sont moins respectables que DLR qui ont trahi plus vite et que au fond c'est un gouvernement de droite. Donc pourquoi ils n'essayent rien ? Vous avez raison Isabelle.
J'entends qu'on vie à dire que c'est les oppositions qui sont pas au gouvernement qui sont coupables mais enfin malgré tout là c'est pas très audible tout ça. Mais vous avez entièrement raison Isabelle mais il y a eu un manque de sens politique une fois de plus et de sens et de sens politique du président de la République puisque c'est les présidents de la République qui a qui a qui a proposé le nom de Bruno Lemire en fin de semaine dernière. Tout comme l'an dernier, il a prononcé cette dissolution folle et ben l'absence de sens politique du président de la République fait qu'on en est là aujourd'hui.
C'est pour ça qu'aujourd'hui les appels à la dissolution ou certains à la démission sont forts et nombreux. Alors parfois dans la la vie de l'histoire de notre pays, il y a il y a des prises de parole de politique qui échappent à l'insupportable langue de bois. Je me souviens il y a quelques semaines quelques jours de Nicolas Sarkozy sortant du tribunal, il avait été remarquable.
Il av parlé 3 4 minutes, ça a été un moment fort qu'on a Gérard Larchon le président et là on va écouter. Ah ben voilà, je voulais je voulais en arriver à Sébastien Lecordu mais vous le fera écouter un peu plus tard. Gérard là pour l'instant onente l'image, il y a pas de prise de parole.
On l'a bien compris en fait c'est ce que disait tout à l'heure François Xavier Bellami, on va laisser notre président donc Brena Rotaillot s'exprimer dans quelques minutes au 13h de TF1 qu'on écoutera donc sur LCI d'où les sorties les unes après les autres mais il y a pas de prise de de parole. D'accord. Alors Sébastien le Cornu, vous disais-je, un peu comme Nicolas SarkoZi s'est exprimé dans un moment très tendu tout à l'heure à 10h45 pour nous dire que sa démission de Matignon avait été acceptée par le président de la République et il a dit, il a envoyé quelques vérités, cet homme humble qui parle assez peu, il a envoyé quelques vérités qui sont pas mal à écouter.
Sébastien lecornu. Ces formations politiques ont fait mine parfois de ne pas voir le changement, la rupture profonde que représentait le fait de ne pas se servir de de l'article 49 à ligne 3 de la Constitution. C'est-à-dire que au fond, il n'y avait plus de prétexte pour une censure préalable.
Regardez, vous avez vu l'image furtièement, on va la revoir. Bruno Retaillot, ça y est, est arrivé à TF1, accueilli par la direction du de du de TF1m bien évidemment dans les locaux, dans nos locaux pour se diriger vers cette interview du 13h par Marie-Sophie Lacarot. C'est à quelques mètres de notre studio il est là juste là, voyez Harlet Arlet Chabo, il est il est derrière vous.
Et bien évidemment, comme nous sommes le même groupe TF1 et LCI, vous restez sur notre antenne car nous diffuserons en direct la totalité de l'interview de de Bruno Rotaillot qui n'a pas lieu maintenant mais dans dans à peu près 20 20 minutes 20 25 minutes. On diffusera tout parce qu'attention c'est très très stratégique. Restez avec nous.
Donc vous avez compris vexation hier soir de Bruno Retaillot parce que Bruno Lemaire est nommé ministre de la défense et donc sorti des des LR de ce gouvernement démission ce matin de Sébastien le cornu qui n'est plus premier ministre. Je je tiens à dire que que les ministres d'hier, ceux qui sont restés ministres de façon très fluce pendant 14h vont rester les ministres des missionnaires. C'estàd que Bruno le maire, l'homme par qui le scandale est arrivé entre guillemets, va rester le ministre des missionnaires de la défense.
Voilà, il va quand même rester en poste le temps qu'il y ait un nouveau ministre qui qui n'y aura peut-être pas si vite. Alors, quatre scénarios quand même. Là, là, je me tourne vers vous, Pascal Péry.
Quatre scénarios. Euh la démission d'Emmanuel Macron. Qu'est-ce qui se présente devant nous institutionnellement ?
La démission d'Emmanuel Macron que certains voudraient une nouvelle dissolution. Vousieiez vous disiez Pascal Perry que le président y réfléchit, il a pas pris sa décision mais il y réfléchit selon nos informations. La destitution que demande un certain nombre de parlementaires, la France insoumise notamment, mais sur le plan juridique, c'est très compliqué de destituer un président de la République.
C'est même quasiment impossible. ou ou alors autre scénario qui paraît totalement loufoque, un nouveau gouvernement, un nouveau premier ministre, un nouveau gouvernement et qui partirait un peu dans la direction de des intermoiements que nous vivons depuis Barnier Bau et le il y a des hypothèses plus solides que que d'autres. Mais ce qui est très intéressant là, c'est qu'on a compris avec les prises de parole quelle était la le choix de de chacune des familles politiques.
Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est la destitution ou c'est la démission du président de la République. Son intérêt à lui, son intérêt personnel, c'est qu'il y a une élection présidentielle rapidement. Il pense que il sera très haut, qu'il est capable d'être au second tour et que sur sa sur ses compétences personnelles, sur sur sa capacité à convaincre, il est capable de gagner.
Ça c'est la première hypothèse. La deuxème hypothèse qui est celle qu'envisage probablement plus le président de la République, c'est de dissoudre l'Assemblée. Pourquoi euh il doit l'envisager ?
Euh euh parce que le l'alternative ce serait de chercher un autre premier ministre. Mais les mêmes causes produiraient les mêmes effets. On va écouter avec beaucoup d'intérêt ce que dit monsieur Rotaillot.
Mais s'il y a pas eu d'accord en ce moment entre des socialistes et des républicains, par exemple, si chacun n'a pas accepté de faire un pas vers l'autre, pourquoi est-ce que chacun accepterait de le faire demain ? Donc le plus vraisemblable c'est qu'il y ait une une dissolution de l'Assemblée nationale. Et là il y a deux cas de figures qui paraissent possible.
Un les électeurs reconduisent une géographie de l'Assemblée nationale qui ressemble un peu à celle qu'on a aujourd'hui avec un RN plus fort. Le centre étant siphonné par les extrêmes mais pas de majorité enfin suffisante pour gouverner. 2è cas de figure peut-être le plus probable aujourd'hui, les électeurs envoient une majorité relative du Rassemblement national qui trouve un accord avec une partie des Républicains et une partie euh de ce groupe qui s'appelle Liot, c'est ça ?
Euh il trouvera outreem, vous allez toujours trouver 5 si parlementaires qui pour des raisons locales seront seront capables. Et donc vous avez un un bard à Matignon et c'est une situation de cohabitation. Regardez dans cette crise, on a une seule image d'Emmanuel Macron donc prise ce matin parce que cette semaine, il y a un rendez-vous important, c'est la panthéonisation de Robert Bernatel.
Il y a des répétitions et on l'a aperçu très brièvement au panthéon le chef de l'État donc ce matin avec Badinter avec Ellisabeth Badère bien évidemment l'épouse la veuve de Robert Badater. Harlette donc tout repose sur cet homme maintenant. Oui.
Comment est-ce que vous voyez vous les choses ? dans les différents scénarios, on disait pourquoi pas renommer un premier ministre pour vous c'est une option ou c'est je pense que c'est pas impossible qu'il qu'il essaie de toute façon il y a une hypothèque gauche c'està-dire que au fond si bon les dissolutions, on ne sait pas si l'assemblée qui reviendra sera pas aussi ingouvernable. Deuxièmement, s'il y a une progression forte du Rassemblement national et si Jordan Bardella va à Matignon ou est appelé à Matignon par le président de la République, vous imaginez le climat en France ?
Vous imaginez la réaction ? C'est-à-dire que le président sera responsable au fond, je mets des guillemets bien entendu un jugé responsable de l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir et vous imaginez aussi ce que fera la gauche. Il y a une autre hypothèse effectivement, c'est encore une fois de tester pourquoi pas un premier ministre de gauche raisonnable qui essaiera effectivement de constituer un gouvernement.
Mais du côté de son camp, ça me paraît extrêmement difficile. 1 2 3 euh c'est pas 1 2 3 1 2 3 0 Voilà 1 2 3 0, on en est là. Donc ça me paraît extrêmement difficile.
Donc soit il tente effectivement quelqu'un de la gauche, encore une fois raisonnable ou bien alors c'est la dissolution mais avec deux risques énormes quand même pour le président de la République. Et après c'est lui hein, c'est-à-dire que s'il se plante avec une deuxième dissolution, cette fois lui sera imposé. là, il pourra pas continuer à exercer le pouvoir et si cette tripartition, ce parlement divisé en trois parties très étanches qui ne veulent pas tellement gouverner les unes avec les autres et si cette tripartition était maintenue dans la future, c'est une dissolution demain quelques jours nouvelles élections législatives avec trois parties très étanches, même si ça monte un peu du côté du RN et cetera, on n'est pas sorti des ronces en France.
Ça veut dire qu'il va falloir changer nos institutions parce que nos institutions été faites pour la gauche et la droite. Ça ça marchait bien. Si maintenant il y a trois parties irréconciliable avec une gauche qui a pas envie de faire le jeu du centre et une extrême droite qui a pas envie ou une droite qui a pas envie de faire le jeu des autres, donc qu'est-ce qui il va falloir changer d'institution ?
Hein ? Non mais c'est pas le débat, on va pas l'ouvrir maintenant. On peut dire on peut dire deux phrases, deux possibilités.
Première possibilité effectivement vous gardez trois blocs de différence un peu inégale et vous avez la même situation. Ahoui ! able des blocs qui ne peuvent pas s'entendre sur le compromis.
Ouais. Et donc dans ce cas-là, vous avez on va de dissolution tous les ans à un gouvernement technique pour gérer les affaires courantes ou alors et c'est pas impossible, le président de la République annonce une dissolution et vous avez des élections anticipées qui donnent et ce n'est pas impossible une majorité forte au RN voire absolu au Rassemblement national et du coup on passe de deux blocs on passe de trois blocs à deux blocs avec des petits parties au milieu très rétrécis. Exact.
On a les le regard tourné vers vers la droite parce qu'on attend de savoir ce qui ser ce qui a vraiment été décidé au cours de cette réunion. On va le savoir dans d'ici quelques minutes avec l'interview de Bruno Rotaillot. On a vu un mot, on a vu quand même Jean-Luc Mélenchon prendre rapidement la parole à gauche.
Oui, vous vous avez raison parce que Jean-Luc Mélenchon a été de manière coupée par François Bamie par mais c'est intéressant de voir Jean-Luc Mélenchon à gauche aujourd'hui. C'est le premier en fait qui a sauté sur l'occasion. J'allais dire comme d'habitude, vous avez raison et Isabelle comme toujours, en reprenant, j'allais dire son statut ou son bâton de commandeur.
En gros, Jean-Luc Mélenchon est là, je prenne l'union. Alors qu'on peut pas dire que ces derniers temps, c'est lui qui avait forcément prené l'union, bien au contraire en disant voilà je suis là, c'est moi qui donne le tempo pour assembler, venez. C'est assez quand même, j'allais dire ça doit être examiné dans les écoles de de sciences politiques parce que c'est vraiment quelque chose d'assez particulier. et d'ailleurs, il coupe l'herbe sous le pied du Parti socialiste qui réunit son bureau national à 13h.
Les écologistes sont réunis, ont dit "Nous aussi, bah oui, réunissons-nous tous autour de la table." On voit petit à petit, donc on a un Jean-Luc Mélenchon qui saisit cette occasion, qui saisit la balle au bon. On verra ce que ça donne.
Mais je dirais que d'un point de vue de la communication politique, bah il est toujours là, toujours en premier. Et c'est là Boug, notre journaliste est sur place là du côté de l'Élysée. C'est là.
C'est vrai que dans les scénarios probables qu'on évoque là, c'est la Bourillot, il y a le scénario de la dissolution et d'après les informations dont nous disposons euh Emmanuel Macron y songe, il a pas pris de décision mais il y songe. Une nouvelle dissolution. Et puis il y a le scénario inexploré d'un du choix d'un premier ministre qui incarnerait plutôt des valeurs de gauche.
C'est la bouillou. Et ça c'est encore techniquement possible. C'est encore un scénario qui s'offre à Emmanuel Macron.
Oui, un scénario qu'il a refusé jusqu'ici depuis juin 2024. À chaque fois qu'il a été question de nommer à Matignon un représentant du nouveau Front populaire ou en tout cas quelqu'un à gauche, le chef de l'État s'est refusé. Alors certes, c'est vrai qu'il y avait eu Bernard Casneuve mais cela avait coincé sur la question de la de la réforme des retraites et à l'époque le chef de l'État estimait qu'il était hors de question de revenir là-dessus.
En tout cas, l'argument qui est donné jusqu'ici par l'Élysée pour ne pas nommer quelqu'un à gauche, il s'éti au fur et à mesure du temps puisque l'argument principal qui était donné par les conseillers d'Emmanuel Macron jusqu'ici, c'était de dire "Mais la gauche au fond ne peut pas euh ne peut pas réunir une majorité de circonstances et la seule majorité dont on dispose actuellement qui est capable de travailler ensemble et bien c'est celle du socle commun. On l'a vu, celle-ci s'est frité ne fonctionne plus. Donc reste à savoir si désormais le chef de l'État va s'y résoudre.
Vous le savez, à chaque fois qu'il est question de remettre en place un nouveau gouvernement, Emmanuel Macron insiste sur un point. Il ne faut pas détricoter la politique qui a été la sienne jusqu'ici. C'est là.
Merci beaucoup. Marion Maréchal s'exprime du côté de l'assemblée. On l'écoute.
À faire en sorte et bien qu'il puisse y avoir un dialogue et dans le meilleur des cas un programme commun. Et donc, j'appelle son allinement euh Bruno Retaillot euh et bien à écouter à écouter ses électeurs et donc à construire cette coalition et et ce programme commun qui sera la seule manière finalement de battre la gauche et donc de sauver la France parce que si nous repartons demain devant les Français aux urnes avec une dissolution et que nous restons dans le statut coût, nous prenons le risque qu'il n'y ait pas de majorité absolue. Or, je crois que la situation nous appelle tous à la responsabilité vous dire mieux.
Je crois qu'il faut indéablement pas stabilité retrouvée sans cela. La meilleure des situations serait bien sûr qu'Emmanuel Macron prenne ses responsabilités et démissionne. Après tout le général de Gaul lui-même l'avait fait lorsqu'il avait perdu son référendum.
Donc je vois pas pourquoi Emmanuel Macron se dispenserait de cette hypothèse. Et à défaut bien sûr une dissolution, mais une fois de plus une dissolution avec cette question préalable. Quel moyen se donne la droite et le camp national pour gagner ? parce que nous ne pouvons pas prendre la responsabilité de nouveau de ne pas avoir une majorité absolue que la menace de la gauche petit à petit se dessine.
Je ne vous apprends pas évidemment les derniers sondages qui révèle qu'Emmanuel que que pardon monsieur Gluxman pourrait se faufiler au second tour et donc une fois de plus Bruno Raillot est face à un choix historique et je fais partie des gens qui souhaitent ardemment cette coalition et qui mettra toute son énergie à aider à la construire. Est-ce que vous avez appelé Marine Le Pen Jord ? Nous allons évidemment discuter avec Marine Le Pen et Jordan Bardella puisque comme vous savez euh j'ai je fais partie des des alliés bien sûr du camp national mais je le dis et le redis, ça a été le message ardent que j'ai porté ces dernières semaines.
Aucun parti politique ne veut gagner seul. Il faut rassembler au-delà du RN des gens bien sûr qui peuvent aller jusqu'à Nicolas Duconignan. les républicains évidemment Éric Sioti sur le modèle aujourd'hui qui est érigé par tous à droite celui de Georgia Méloni.
Voilà Georgia Meloni a passé un message au français il y a une dizaine de jours de cela. Elle a appelé à la victoire d'un gouvernement conservateur. Elle a appelé la droite à se rassembler.
Elle a proposé que nous et bien défendions son modèle aujourd'hui de gouvernement qui est celui sûr et bien de la coalition la plus droite possible qui irait du centre droit jusqu'à la droite nationale. Écoutonsla. Voilà, elle est au pouvoir depuis 3 ans.
Nous, depuis un an, nous avons eu trois gouvernements. Elle est elle a elle a fait la démonstration que cela fonctionnait pour battre la droite dans de la gauche, pardon, dans les urnes et pour faire appliquer sa politique. Donc, je ne peux qu'enjoindre une fois de plus tous ceux qui participent de cette potentielle coalition à l'entendre et je ferai partie de ceux qui se se missionnent pour aider à cela et à créer le dialogue entre les droites.
Qui est responsable de la situation ? Est-ce que c'est Br c'est les républicains. Qui est responsable selon vous de la démission ?
Je dois partir au Parlement européen. Voilà la décision de Sébastien Lecnu ce matin de démissionner quelques heures seulement après avoir formé son gouvernement est une déflagration, vous l'avez bien compris sur cette scène politique française, tous les partis les uns après les autres sont en train de se positionner, sont en train de se réunir en urgence pour savoir quelle marche à suivre, quel avenir pour pour ce pays, pour chacun d'entre eux bien évidemment avec cet appel encore Isabelle, on le voit Marion Maréchal qui appelle à écouter ses électeurs, appellent la droite et Bruno de Rotaillot a écouté ses électeurs et à l'appel à bâtir cette coalition des droites. Oui.
Oui. C'est vraiment la victoire de de d'Éric Zémour, de Philippe Devilier, de toute cette droite dure qui en appelle à l'Union des droites depuis des années au fond et qui aujourd'hui voit Marian Maréchal l'a toujours fait aussi parce que c'était sa voix au fond. C'est pour ça d'ailleurs qu'elle avait rejoint Éric Zemour avec le succès qu'on connaît d'ailleurs.
Ça n'a pas très bien marché mais c'est vrai qu'on en est là aujourd'hui et au fond si on fait un pas de côté et qu'on regarde les chiquers politiques, ça a son sens en fait. Effectivement hein, je veux dire c'est vrai que au fond entre Bruno Rotaillot et Marion Maréchal Le Pen, il y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette hein. C'est quand même plus proche Bruno Rotaillot de Marion Maréchal Le Pen que de Gabriel Atal par exemple he ou d'Éisborne.
Donc oui ben on va vers ça, on voit bien qu'on va voir ça. Laurent Voquier était parti sur cette ligne. Il va y avoir à mon avis si on va vers ça une partition DLR parce que on ne voit pas un Xavier Bertrand par exemple qui a fait toujours campagne contre le Rassemblement national le railler.
Alors les amis à 12h59 pardon qu'est-ce qu'on peut dire ? On peut dire que d'abord on garde ces images parce que là c'est Matignon et tous les ministres démissionnaires vous avez si vous si vous êtes tombé dans le coma hier soir et que vous vous réveillez à l'instant il s'en est passé des choses. Le sommeil suffit.
Ouais le sommeil suffit. Le sommeil suffit. Tous les ministres d'hier soir à 14 Tous les ministres d'hier soir sont désormais démissionnaires.
Vous allez les voir parce que les ministres des missionnaires, ceux qui ont été nommés hier soir vont se retrouver du côté de Matignon autour du Premier ministre des missionnaires Sébastien Lecnu aux alentours de 13h. On verra leur visage. La deuxième chose c'est que si vous restez sur LCI dans un instant Bruno Rotaillot l'homme par qui le scandale est arrivé bien sûr il va s'exprimer LCIT.
Nous diffuserons cette interview dans les prochaines minutes. Donc restez sur notre antenne. Justement, puisqu'on parle de Bruno Retaillot, je je je ne résiste pas au plaisir de vous montrer encore une fois la pique de ce matin du du Premier ministre qui s'est exprimé après avoir démissionné Sébastien Lecornu.
C'était un moment de sincérité assez inoui, hein. Il a été assez dur avec les partis politiques françaises et il avait réservé un petit tacle semble-t-il pour Bruno Rotaillot qui après avoir dit qu'il était OK pour être ministre et bien a considéré que l'arrivée de Bruno Lemire ne cadrait pas avec le projet qu'il y avait trop de macronis. Voilà petit tacle ce matin du premier ministre des missionnaires à l'endroit de Bruno Retaillot.
J'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent, mais il faut toujours préférer son pays à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux français. Voilà, petit intérêt de boutiquer. Alors, il ajoute un peu plus tard d'ailleurs que il s'en serait fallu de peu trouve un accord.
C'est c'est là où j'ai un vrai mystère si vous voulez parce que il y a il y a trois il dit il y a trois raisons pour lesquelles ça a échoué. Première raison, j'avais offert le 493. Je pensais que les partis seraient raisonnables et que les parlementaires accepteraient de de d'amender un projet de budget par exemple de pas assez de souplesse, c'est-à-dire pas de volonté de compromis.
Question pourquoi est-ce que demain il y aurait une volonté de compromis alors qu'elle n'existait pas hier ? Regardez cette image, c'est le la réunion du Rassemblement national qui vient de se terminer et Marie Le Pen qui prend la parole. Il faut arrêter.
Voilà, il faut arrêter les ministres. ministre, ministre de droite, ministre de gauche qu'on arrête, on retourne aux urnes. C'est votre seule demande et ce sont les Français qui vont décider.
C'est clair et nous nous sommes dans cet état d'esprit là. C'est eux qui vont décider. Donc c'est-à-dire que si Emmanuel Macron nom un nouveau gouvernement, ce serait une censure à priori du RN.
C'est clair, c'est concis mais tout est dit. Il faut arrêter. Premier ministre de droite, premier ministre de gauche.
Non, on arrête. Il faut retourner aux urnes et ce sont les Français qui vont décider. Petite chose quand même interrogation.
Le problème si c'est vraiment la nomination de Bruno le maire, il y avait quelque chose qui était très simple, c'est que Bruno Lemire sorte tout seul en disant "Ma nomination suscite une polémique, des débats. Je ne veux pas mettre en danger l'avenir du gouvernement, l'avenir de la France, je renonce." H et il aurait renoncé où le premier ministre aurait dit à ma demande Bruno le maire a compris que là on ouvre une vraie crise si c'est vraiment limité à Bruno Lemire on ouvre une crise nationale politique économique parce qu'on est dans un dans le flou total pour juste sa domination le retour de Bruno Lemire il y avait un autre choix le choix n'a pas été fait de cette solution pourquoi parce que peut-être que le président ne voulait pas se déjuger. il avait choisi Bruno Lemire, pas question de céder ou alors que la grive est la crise est beaucoup plus grave.
Et c'est pour ça qu'il faut écouter Bruno Retaillot. Ça va largement au-delà de la personnalité du ministre démissionnaires avant d'avoir été en fonction Bruno le maire des désarmé. Oui.
Restez avec nous. Ou restez avec nous car sur notre antenne interview de Bruno Rotaillot l'homme par lequel le scandale entre guillemets est arrivé. Je tiens quand même à dire si vous nous rejoignez qu'il y a eu il y a 101 ans un gouvernement 3e République avec un président du conseil.
On disait pas premier ministre à l'époque c'était le président du conseil. qui s'appelait Frédéric François Marsal 1924 il y a 101 ans. Lui, ça a duré un jour.
Son gouvernement a duré un jour. Il y a eu sous la 4e République en 1950 4e République cette fois-ci Henrique Cuueil de gouvernement Henrique Cuueil 2è gouvernement Henricueil ça a duré 2 jours mais 14h 14h on avait jamais vu ça depuis la révolution française mesdames messieurs Renault Pil et le gouvernement le cornu a duré deux fois en même temps que celui du président du conseil Frédéric François Frédéric François ça chan non non son nom à la Fré Frédéric Frédéric François Martial donc il a duré deux fois moins que le gouvernement le gouvernement savez-vous pourquoi le chanteur c'est s'appelé s'est appelé Frédéric François ou oui parce qu'il il a émergé en 74 et il y avait une présidentielle entre François François Mitter je pensais à François Valérie Franç c'est une information politique majeure juste un mot très important parce qu'on est en crise est en crise on est on est en crise politique. qui grave une information importante sur les 10 dernières minutes et c'est très important ce qu'on vient de vivre avant la prise de parole de Bruno Rotaillot sur TF1 et LCI dans quelques instants.
On vient d'avoir pendant 10 minutes ce qui peut arriver pendant la campagne des législatives à venir si jamais il y a une dissolution. Vous avez eu d'abord Marian Maréchal qui appelle à l'Union des droites. C'est son crédau depuis toujours.
Il faut que le RN ait des alliés. Marine Le Pen il y a 4 minutes, qu'est-ce qu'elle a dit ? Ça suffit, on arrête, on arrête.
Tel ministre ou tel ministre, ce n'est plus important. Il faut une dissolution. Donc on aurait s'il y a une campagne qui s'ouvre et sil se mettent d'accord.
Euh évidemment le RN, Eric Sioti, Marion Maréchal, d'autres, on le sait euh Robert Ménard et d'autres qui appellent à Union des droites. Et si jamais dans de très nombreuses circonscriptions cette Union des droites et le RN et bien fonctionnait, on pourrait avoir un très fort score du RN en cas d'olution. voir si on voit les derniers sondages du weekend une majorité absolue pour le RN.
C'est c'est cette union des droites d'ailleurs qui a jamais tellement pris jusqu'à présent parce que les LR s'opposaient. Il y a beaucoup de gens qui qui en sont les prosélites hein. Robert Ménard, Marion Maréchal, Sarah Cafo bien évidemment, Éric Zemour, euh l'entrepreneur Charles Bec Bédé, il y a beaucoup de gens qui en parlent mais il prêchait dans le désert.
Vous croyez pas qu'il y a plus que ça ? Ouais, moi je pense qu'il y a les électeurs. Ouais, les électeurs français.
Ouais. Moi, je pense que il y a une convergence aujourd'hui, enfin j'observe ça avec mes mes lunettes, mais il y a une convergence quand même entre les Républicains sur des questions liées à l'immigration, à l'insécurité. On prenait la charte des la charte des des républicains.
Ça s'appelait le RPR en 1990. C'était encore plus à droite que le les propositions du Rassemblement national aujourd'hui sur l'immigration. C'était le droit du sol par exemple.
Écoute Jup. Mais c'était c'était extrêmement spectaculaire et puis voyez bien aussi qu'à l'intérieur du Rassemblement national, vous avez des gens qui sont en train de bouger sur le terrain économique et qui choisissent aujourd'hui des positions un peu plus libérales, un peu plus pro business. Donc finalement tout ça commence à faire un ensemble assez cohérent sur le plan idéologique et puis surtout les Français, les électeurs.
Il y a le le l'histoire du Front républicain, c'est fini. Ça n'a produit comme le disait Harlet que des cocus jusqu'à présent. Les gens, attendez, une partie des électeurs une partie des électeurs de droite, c'est elle qui a utilisé ce mot-là.
Cocu puisqu'on est dans le vot de ville. Voilà une partie quand quand on quand il y a des sondages. Non mais c'est pas vrai Renault.
Non mais quand il y a des sondages des enquêtes d'opinion sur l'électorat de droite pas LR plus largement de droite et bien vous avez il faut les prendre avec prudence parce que les échantillons sont faibles. Vous avez 30 35 % 40 % dans les derniers mois qui sont pour effectivement une alliance des droites et il considère que dans une future coalition le RN et LR peuvent tout à fait gouverner ensemble. Mais mais il va falloir voir si l'inflexion économique et je suis en entièrement d'accord avec vous Pascal l'inflexion économique que Marine Le Pen a développé il y a 10 jours chez Darius Rochemin sur LCI son changement son grand changement programmatique dans une dans une on disait toujours qu'elle avait un programme plutôt de gauche sur le plan économique et vous dire ça a changé il y a une inflexion ça a changé et je vous incite pour ceux qui l'ont pas vu qui sont passionnés de politique à regarder en replay l'émission de Darius Rogem avec Marine Le Pen certains point une inflection économique qui pourrait permettre peut-être peut-être un accord s'il y avait une dissolution.
Mesdames, messieurs, désormais nous allons vous montrer l'interview que mené Marie-Sophie Lacarot dans à peu près 15 secondes de Bruno Retaillot. Il est l'homme par qui le scandale est arrivé. Il est l'homme qui a refusé de rentrer dans ce gouvernement.
Interview de Bruno Rotaillot en direct sur LCI. Mesdames, messieurs et sur bonjour à vous. ministre démissionnaires de l'intérieur, président des Républicains, vous avez choisi le 13h pour votre première prise de parole dans cette crise.
Pour beaucoup, c'est vous qui l'avez précipité. Est-ce que vous vous sentez responsable de la démission du gouvernement qui aura tenu seulement une douzaine d'heures ? Écoutez, pas du tout et je vais vous expliquer comment les choses se sont passées.
Je fais partie avec ma famille politique il y a 1 an de celles et de ceux qui ont accepté d'entrer au gouvernement. Nous étions des opposants à Emmanuel Macron, mais nous avons considéré qu'il fallait de la stabilité, éviter à la fois le chaos pour le pays et faire barrage à la gauche. Et je suis rentré dans ce gouvernement avec toutes les difficultés que ça peut comporter.
J'ai essayé de donner malgré ses limites le meilleur de moi-même pour la France et les Français. Hier, j'ai été reçu pendant 1 heure et dem par le Premier ministre. quelques minutes avant que la composition du gouvernement ne soit donnée.
Jamais il ne m'a dit, il m'a caché qu'il y aurait la nomination de Bruno Lemire. Donc un problème de confiance, quand on est dans une équipe, on a besoin de confiance. Vous savez, les valeurs de la vie politique, ça devrait être les valeurs de la vraie vie.
Et ensuite la rupture. Premier ministre, vous l'avez entendu comme moi, il voulait cette rupture et on se retrouve avec un gouvernement où il y a le retour importe Bruno Lemè, c'est pas pour ce qu'il est lui, c'est sans doute une personne inestimable. Mais c'est quand même lui qui a déclenché euh votre tweet incendiaire d'hier soir.
Pourquoi pose-il autant problème ? Mais c'est c'est vous pour la représentation que les Français peuvent en avoir. Moi, j'ai ressenti hier ce que des millions de Français ont aussi ressenti.
Pourquoi ? On promet une rupture et on se retrouve avec des chevaux de retour et y compris je ne connais pas moi sa vraie responsabilité dans les plus de 1000 milliards d'euros de dette mais il y est associé peu importe il le symbolise. C'est un révélateur d'une forme de déconnexion c'estàdire d'un côté on promet la rupture et de l'autre côté il y en a pas du tout.
Mais les vrais gens les gens qui voient ce spectacle affligeant comme l'a dit quelqu'un ils en reviennent pas. Vous voyez ? Donc pas de confiance, pas de rupture.
Qu'est-ce qu'on peut faire dans ce cas-là ? Et je pense que justement ce gouvernement malheureusement concentrait toutes les conditions pour être censuré. Justement, j'aimerais vous citer une phrase, il faut préférer son pays à son parti.
Qui a dit cela ? Le Premier ministre. Oui.
Ce matin, mais c'est parce que Mais cela veut dire que le compromis n'est plus possible en France. Écoutez, je je suis vraiment je suis le témoignage vivant que je n'ai euh que le compromis est nécessaire. C'est ce que je fais depuis 1 an.
Le parti ou le pays ? Moi, je fais le choix du pays. Vous pensez que euh quand on est au ministère de l'intérieur, on est exposé, j'ai pas voulu m'accrocher moi à un poste.
Je ne m'accroche pas à un fauteuil. Pas du tout. Au contraire, je veux servir mon pays.
Mais pas dans n'importe quelle condition. J'observe que d'autres regardez l'UDI, les centristes, regardez le communiqué qu'ils ont fait. C'est la même ligne et euh eux aussi ont manifesté là encore leur mécontentement.
Est-ce que vous regrettez le choix de Sébastien Lecnu d'avoir démissionné ? Mais ça n'est pas à moi de le dire. C'est il a fait ce choix-là.
J'ai écouté son alcution. Simplement ce que je veux dire moi, c'est que à aucun moment je n'ai pris cette décision sur des critères partisans. J'ai entendu oui, mais il y avait pas assez de ministre.
On s'en fiche. Le nombre de misses, on s'en fiche. L'important pour moi, c'est que les Français qui nous regardent ne se sont pas trahis.
Et quand on leur dit il y a rupture, il doit y avoir rupture. Alors, justement, venons-en à ce qui attend les Français maintenant dans cette crise ouverte la plus aigue, même on peut le dire, depuis depuis 16 mois. Est-ce que vous plaidez pour en retour aux urnes une nouvelle dissolution ?
Moi, je suis gauliste et je respecte les institutions. Dans les institutions de la 5e République, fondée par le général de Gaulle, il y a un principe, la clé de voûte, c'est le président de la République. Le président de la République a le pouvoir de dissoudre.
Il le fait ou il le fait pas. Le président de la République a le pouvoir de nommer un autre gouvernement. C'est à lui de choisir.
Ça n'est pas moi qui est engagé la France dans cette dissolution du mois de juillet 2024. C'est à lui, c'est lui qui a les clés pour notre avenir. Il faut Mais en tant que en tant que chef de parti, vous que dites-vous ?
On est coincé, on est dans une situation de blocage, on n'y arrive plus. S'il y a situation de blocage, alors il faudra le retourner aux urnes. Mais je pense que il y a d'autres moyens avant d'en arriver là.
Simplement, ces moyens-là ne m'appartiennent pas. Ça n'est pas moi. Quel quels autres moyens ?
Quels autres moyens ? En tout cas, ce que je veux dire moi ce soir, c'est que il y a un énorme contraste entre le paysage politique qui est complètement morcelé, complètement morcelé à l'Assemblée nationale. Et j'observe que la majorité nationale, c'est-à-dire la France des honet, la majorité silencieuse, 70 % veulent moins d'immigration, veulent plus de sécurité. 80 % considèrent que il y a trop d'assistana, qu'il faut que le travail paye plus.
On doit pouvoir construire un socle, voyez, pour les Français, pour servir notre pays justement en oubliant précisément tel ou tel parti ou tel ou tel objectif. C'est le seul objectif, c'est l'intérêt général, l'intérêt supérieur de la nation. Ce qui est certain aujourd'hui, c'est qu'il va quand même falloir trouver un nouveau premier ministre alors qu'il est c'est ça aussi l'urgence.
Vous êtes-vous prêt à participer à un nouveau gouvernement ? Écoutez, écoutez, écoutez, il y a rupture ou il y a pas rupture ? J'ai indiqué et j'ai travaillé pendant toute la semaine à faire en sorte qu'il y ait une lettre d'engagement gouvernemental qui était assez timide mais qui allait dans le bon sens mais qui était pour moi trop timide et je pense qu'on ne peut plus s'engager s'il y a pas vraiment un cap qui soit très franc et et faut faut faut-il que la gauche gouverne ?
Non. Quand on a entendu la gauche nous seriner les vieilles lunes de la gauche qui ont affaibli la France. La gauche euh pour la gauche, il fallait dépenser plus parce que c'est la dépense publique qui crée la croissance.
C'est faux. Les Français s'appauvrissent. La gauche nous a dit travaillez moins.
La retraite à 60 ans avec François Mitterran, les 35 heur avec le nepin. Les français s'appauvrissent il y a 25 ans, un français et un allemand même niveau de vie. 25 ans plus tard aujourd'hui la différence 7000 €. chercher l'erreur.
Donc il est hors de question de cautionner aujourd'hui un gouvernement et un premier ministre de gauche. Pour que les choses soient claires pour tout le monde, est-ce que vous êtes toujours au bloc central d'Emmanuel Macron ou bien est-ce que vous basculez dans l'opposition ? Nous ne basculons pas dans l'opposition.
Moi, si je suis allé servir la France autour d'une table du conseil des ministres où j'avais des gens qui étaient très différents de moi, encore une fois, c'était pour servir le pays mais sur des lignes très claires. C'est la raison pour laquelle au ministère de l'intérieur, j'ai voulu que et j'ai même assumé de dire que l'immigration n'était plus une chance. Tous les pays d'Europe, tous les pays d'Europe de l'Angleterre, y compris sur des pays socio-démocrates de gauche, veulent maîtriser l'immigration.
Donc il faut des lignes claires. Regardez le travail. Le travail doit payer et non pas l'assistana.
Nous réclamons, ma famille politique cette idée qu'on puisse plafonner l'ensemble des aides sociales à 70 % du SMIC pour qu'à tout moment il y ait un écart entre le revenu du travail et la revenue de la solidarité. Regardez l'école, c'est terrible. Est-ce que les Français savent aujourd'hui que c'est en France où le succès des élèves dépend le plus du revenu de la position sociale des parents ?
Et on ose appeler ça l'école républicaine. Franchement, terrible injustice. C'est tout cela qu'il faut redresser.
Et vous voyez bien que ce que je dis, c'est pas uniquement des idées de droite. Encore une fois, il y a une majorité nationale, une majorité de françaises et de Français qui se retrouvent dans du bon sens, dans des idées simples. Il faut que l'école instruise, qu'elle ne déconstruise pas, que le travail paye bien entendu.
Et il faut de l'ordre. Voilà, l'ordre public. Vous avez Est-ce qu'une prise de parole d'Emmanuel Macron est est nécessaire ?
Il doit prendre la parole ce soir. Vite vite, le rythme lui appartiendra. Mais je pense que dans cette période de trouble que traverse le pays, il faut qu'il prenne la parole.
Évidemment, en tout cas, le spectacle qui est qui est donné aujourd'hui au niveau national est en train de désappointer les Français. On a besoin d'un budget. La France a besoin d'une stabilité.
Malheureusement, encore une fois, on l'a bien vu d'ailleurs euh dès la nomination de ce gouvernement, le gouvernement tel qu'il avait été nommé concentrait toutes les raisons de la censure. Donc c'était une question de jour, voyez. Et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu moi avoir une parole forte pour dire attention, quand on promet la rupture, bah il faut l'assumer et il y a une confiance qui est nécessaire et quand on me cache des choses, moi je peux pas m'engager dans un gouvernement où on ne me dit pas tout.
La politique encore une fois, c'est la loyauté, c'est la confiance. Moi je suis comme ça mais je pense que c'est important que ces valeurs qui sont des belles valeurs de la vie imprègnent aussi la vie politique. Merci Bruno Retaillot pour cette clarification sur le plateau du 13 aujourd'hui.
Merci dans l'un 13h de TF1 avec ses mots on nous a promis une rupture. On se retrouve avec des chevaux de retour expression extrêmement violente. Et dans le même temps, il dit "Nous ne basculons pas dans l'opposition.
Analyse sur notre plateau Isabelle par exemple. Peut-être que vous allez pouvoir nous aider. Est-ce que vous avez compris quelque chose ?
Ah, c'est totalement illisible ce qu'il a fait aujourd'hui. C'est dire qu'il a pris la parole pour dire au fond, j'étais fou d'orage qui m'est mis Bruno Lemè de façon forcée. J'étais fou d'orage mais c'est quand même pas parce que Bruno Lomè a été nommé que j'ai fait ce que j'ai fait.
Donc du coup, on comprend rien du tout. En fait, c'est totalement illisible. Il dit "Oui, je suis pour une participation mais pas n'importe quel prix." Donc moi, si quelqu'un a compris ce que voulait aujourd'hui Bruno Rotaillot, pas moi.
Et on voit bien qu'il a les fesses pour pas dire autre chose entre deux chaises. C'est-à-dire qu'à la fois il ne veut pas d'une dissolution. Il a dit il y a encore la chance d'avoir un nouveau premier ministre.
Pourquoi il ne veut pas d'une dissolution ? C'est parce qu'ils savent qu'ils vont être laminés, hein. Mais par contre, sa ligne claire, pardon, mais je ne la comprends pas.
Soit il y a rupture, soit il y a pas rupture, dit-il. Écoutez, il est depuis 1 an au gouvernement. Il y avait 80 % de LR.
Là, soit-disant c'était Bruno, c'était Bruno Lemire le problème, mais finalement c'était pas le problème. Il y a un problème de confiance. On a l'impression d'enfantillage qui ne sont pas du niveau d'un homme politique de ce niveau-là et de cette envergure là.
Un moment pareil de crise pour la France. Il parle d'une forme de déconnexion la sienne d'abord pardon et d'un spectacle affligant et dans le même temps, il semble quand même préserver Emmanuel Macron. Oui.
Alors, pris séparément à côté, je comprends tout à fait ce que dit Bruno Rota. C'est-à-dire que si on prend juste le bout euh euh on m'a caché des choses. Oui, très bien.
J'ai pas eu la rupture. Oui, très bien. Mais le problème c'est qu' il vient venu nous expliquer quelque chose avec une logique.
Or la logique comme Isabelle, moi je ne la comprends pas. S'il y a un traducteur ou un interprète spécialisé en Bruno Retaillot, nous sommes preneurs. C'estends les amis, je vous trouve épouvantablement sévère.
Bruno Rotaillot a été très clair dans le trésor de TF1 de de de Qu'est-ce que vous avez alors alors vous avez compris quoi ? Gros, il dit c'est quand même dur symboliquement d'être avec Bruno Lemer qui est le responsable des dérapages de 1000 milliards. C'est pas rien.
C'est quand même un argument lourd. Voilà, j'ai rien contre l'homme. Bah oui, il vient de sa famille politique mais le symbole pardon récupéré ministre de l'économie qui a planté la France.
Non, il dit a bon il y a trop de il y a trop de macronistes, pas assez de LR, ça nous ressemble pas. Il dit c'est pas ça le problème. Et ben du coup, on s'en va et on y ressend plus.
Bah oui, je comprends parfaitement. Vous faites semblant de ne pas comprendre. Non, c'est vous vous êtes mauvaise foi.
La seule chose qui est entendable et compréhensible, c'est qu'il dit aujourd'hui ce que moi je comprends, c'est qu'il ne veut pas aller jusqu'à la en tout cas la dissolution est le dernier recours. Voilà, on a compris et qu' a un futur gouvernement pour faire un budget. Voilà moi ce que j'ai soit sûr que pas de gauche.
Ah non mais je suis d'accord. Juste il y a trois petits points. Trois petits points.
Il ne cite pas Bruno Lemire mais tout le monde a compris et Magali mais a donné la phrase essentielle. Non mais les chevaux de retour quelle formule quelle formule. Le jour Renault Pil où on dira Renault Pila est un cheval de retour dans l'éditorialisme politique en France, je pense que vous pouvez partir à la retraite tout de suite.
C'est Non mais c'est une Non mais sérieusement c'est une c'est une formule terrible prononcée à 13h au à la France entière par Bruno Rotaillot à propos de Bruno Lemire cheval de retour. Franchement il y a mieux comme compliment hein. Oui je je suis assez peu susceptible.
Vous avez totale liberté de parole. Mais vous savez, un un un un un dirigeant un dirigeant PS chevrené me disait il y a quelques années au moment où vous savez vous souvenez de La Rochelle le congrès de le congrès de Rennes et tout ça les socialistes lorsqu'ils avaient des mots lorsqu'ils avaient des mots extrêmement durs les uns contre les autres il disaient vous savez là les animaux montent très très haut sur le cocotier il va bien falloir qu'il redescendent il va bien falloir qu'il redescendent effectivement là moi moi ce qui me frappe depuis hier soir c'est que l'inflation des mots l'inflation des mots au sein même de ceux qui étaient au gouvernement ensemble est extrêmement forte. Les divisions vont se creuser très fort par les mots.
En gros, on voit pas dans les jours ou les semaines qui viennent comment ces gens vont pouvoir gouverner ensemble. Deuxè mot attends Renault juste vo Non, c'est juste sur l'inflation des mots. Il y a un effet performatif de ces mots pardon mais là Sébastien Lecornu, il a démissionné en fait.
C'est trop facile de dire je l'ai dit mais je l'ai pas dit mais en fait c'était pas de ma faute si Sébastien le cornu a démissionné que c'est un peu ce qu'il nous a dit aujourd'hui là Bruno Rotaillot c'est quand même un peu gênant non quand vous vous substituez au premier ministre et que vous dites au fond je suis pas d'accord avec ceux qui sont dedans, je suis ministre de l'intérieur mais je suis pas d'accord en fait c'est lui qui l'a fait tomber Sébastien Lecornu donc il en est responsable donc c'est pas que des mots aujourd'hui. vous dites attendez attendez vous dites je vous repasse le micro c'est un débat juste vous vous allez la voir Isabelle Saporta vous dites ah bah ah direct Michel Barnier pardonnez-moi faut surtout et d'abord penser au français et enfin c'est le moment pour le président public de s'exprimer donc nous attendons ce qu'il va dire est-ce que les républicains ont défendu leur propre intérêt à défaut de celui du pays c la sortie de la la réunion c'était à la sortie de la réunion des républicains. Michel Bar très courte penser il faut penser au français dit un député français mais là non mais faut dire que parfois Michel Barnier nous nous fait le plaisir de d'plucher le registre des banalités ce n'est pas la première fois ne vous en déplaise juste une chose qu'il a dit oui debout on aurait pu le dire assis ou est-ce est-ce que vous pensez est-ce que vous pensez que Bruno Rota pour bien enfoncer le clou qui vient de s'exprimer il y a quelques minutes en direct sur nos antennes est responsable de la chute du gouvernement le cornu Isabelle Simporta ce que vous disiez.
Oui, pardon. Enfin, à partir du moment où il fait le tweet qu'il fait, il est ministre d'État, il est ministre de l'intérieur et il dit au fond la la composition de ce gouvernement ne me convient pas, au fond il se substitue au rôle du premier du premier ministre, il s'autonomme premier ministre en disant ça me va pas et si ça me va pas, je ne reste pas. C'est quand même enfin je veux dire quelle était la légitimité de Sébastien Lecnus s'il était resté en fait premier ministre, il pouvait plus rester Rota si on le si on lui on lui a raconté des bobar Ouais, c'est pas de sa faute.
Mais est-ce que c'est une question est-ce que c'est juste une question de de qu'est-ce qu'on pense ? Enfin, c'est pas une question de Bobar, c'est une question de la France en fait. Est-ce que la France s'intéresse quelqu'un ?
Non non, c'est factuel. C'est pas factuel. Le deuxième point qui est très important dans ce qu'a dit Bruno Rotaillot, c'est qu'il dit pourquoi j'ai démissionné en tout cas je j'ai fait mon tweet hier soir et nous ne participons plus pour l'instant au gouvernement c'est que il y a rupture de confiance il y a rupture de confiance en gros il dit on m'a menti hier on m'a pas dit non maintenant je on m'a menti.
À partir du moment où il y a pas de confiance, on ne peut plus gouverner ensemble. Donc effectivement c'est c'est alors Sébastien Lecorn Matignon aura peut-être une autre version mais vous avez là un Bruno Rot qui dit il y a plus de confiance quand il y a plus de confiance et ben et ben on Arlette Arlette qu'est-ce que vous vous avez compris ? Ce que j'ai compris c'est que effectivement Bruno Rotaillot a le sentiment qu'on lui a fait un mauvais coup. euh lui a caché effectivement alors Bruno Lemars effectivement oui, il y a rupture de confiance surtout qu'il y avait un sérieux doute sur les engagements parce que la lettre programmatique, je vais le dire comme ça envoyée par euh euh le premier ministre Sébastien Lucornu au groupe de la majorité, franchement c'était assez flou hein.
On va lutter contre l'immigration, on va pas augmenter les impôts, on va faire en sorte que la sécurité s'améliore. On était dans le flou. Donc voilà et encore une fois rien n'empêchait le premier ministre ou le président de la République de dire il y a un problème Renault le maire OK on on change là il y a vraiment une rupture.
Moi ce qui me frappe c'est que alors les chevaux de retour ou ça c'est ce que dit la gauche he c'està-dire il parle comme la gauche et comme la droite Bruno Rota et comme le RN les chevaux de retour c'est ce que dit la la gauche en disant mais c'est quoi en faire sortir les vieux de la macronie les plus anciens les rallyis et cetera et le retour d'Eric Bert et de l'autre côté c'est c'est le slogan de Marine Le Pen s'il y a pas rupture il y a censure. Euh Rota il dit s'il y a pas rupture, nous on participe pas au gouvernement. Donc on est dans le même donc même s'il ne veut pas de dissolution, ça fait quand même toute la classe politique qui plus ou moins dit quand même la même chose, c'est-à-dire est en train de dire au président de la République, vous n'avez pas le choix.
Ouais. Alors mesdames, messieurs, j'ai un scoop que je viens d'apprendre. Vous voyez l'image que vous devant vous là, c'est la rue de Varen.
C'est c'est Matignon làin. C'est Matignon. Bon, dans quelques instants, les ministres des missionnaires, enfin les tout nouveaux ministres des missionnaires qui ont été ministres et 14h, enfin hier soir et qui sont déjà plus ministres vont se retrouver.
Alors alors justement, il le reste il ils vont ils sont ils sont ministres des missionnaires. C'est par exemple Bruno Lemire qui a été nommé hier soir va rester ministre démissionnaires de la défense. Bon, ils vont gérer les affaires courantes.
Mon scoop, vous le voulez mon scoop ? c'est que Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur des missionnaires, n'y va pas. Ouais, il n'y va pas.
Il est l'homme par qui le scandale est arrivé. Celui qui a dit sil y a Bruno le maire, moi je ne joue pas, j'y vais pas. Voilà, il n'y va pas.
À partir du moment où il y a rure de confiance, vous allez pas à un pot, il y a rupure de confiance. Non mais c'est surtout Léonard Ratal, vous êtes donc à Matignon, racontez-nous. Effectivement donc Sébastien Lecnu a invité tous ses ministres à venir à Matignon déjà un pour leur dire quoi et deux et quand on entend Bruno Rotaillot avec les mots qu'il a utilisé sur ce gouvernement tout à l'heure au 13h on se dit que l'ambiance n'aurait pas été très au beau fixe d'où peut-être l'absence du ministre démissionnaires de l'intérieur ça je confirme.
Oui tout à fait ce déjeuner Magali a commencé déjà il y a 25 minutes. On a vu arriver les premiers cortèges ministériels, celui par exemple de Catherine Vrin, la ministre des missionnaires du travail et de la santé, celui de Jean-Noël Barreot, ministre des missionnaires des affaires étrangères. Les 18 ministres des missionnaires tout juste nommés hier soir étaient conviés.
Ce qui est sûr, c'est qu'il y en a un qui n'est pas là ce midi, c'est Bruno Rotillot. Alors, vous me direz, il était il y a quelques instants encore sur le plateau du 13h de TF1, mais avec son cortège de voiture, il peut se rendre très rapidement Rud Varen. Donc, c'est un vrai choix de la part du ministre des missionnaires de l'intérieur.
Euh, d'où le scandale est venu, vous vous l'avez dit en tout cas, d'où la rupture est venue avec entre LR et le camp présidentiel. C'est un vrai choix de sa part de ne pas être présent cet après-midi pour cette réunion à Matignon. Ces ministres des missionnaires nommés hier soir devaient dans un premier temps se retrouver pour pour des passations de pouvoir qui n'auront pas lieu.
Puis pour un conseil des ministres à 16h, un conseil des ministres bien sûr qui n'aura pas lieu. Il devait également se projeter, se demander comment éviter la censure, comment doter la France d'un budget. Finalement, ils auront à gérer les affaires courantes du pays pour certains alors qu'ils n'ont jamais occupé de fonction ministérielles.
H Merci beaucoup Léonard Atal. Vous voyez mesdames messieurs, c'est fini. Hier soir, j'ai échangé avec le rédacteur en chef de notre émission qui s'appelle Justin et Justin me disait, on échangeait pas, prépare l'émission parce qu'on on travaille énormément avec Magalie, on prépare les émissions la veille.
Il me disait pendant votre émission, demain Magalie et toi, vous allez être interrompu sans cesse par les passations de pouvoirs. On les on les jouera en direct hein. On vous on vous préviendra.
Attention, passation de pouvoir du nouveau ministre nommé hier soir. Et donc en fait, c'est pas les passations de pouvoir qui nous interrompent, c'est cette image là. Et cette image, c'est le pot de départ et pas les passations de pouvoir.
C'est que 14h après leur nomination, c'est déjà le pot de départ des nouveaux ministres. Pendant que Léonard, notre envoyé spécial à Matignon, prenait le micro, j'ai vu euh Pascal Perry, j'ai vu Pascal Perry qui s'est pris le le visage entre les mains et qui a dit "C'est concernant Pascal, c'est qu'est-ce qui vous consterne Pascal Écoutez, il y a assez peu de sincérité quand même dans tout ça. Alors, tout le monde vous parle des Français, vous pensez aux Français.
Mais il pensent-il seulement une seconde les Français qui vont retourner travailler là, qui ont suivi LCI entre midi et 14h, qu'est-ce qu'ils vont penser à votre avis de la classe politique ? La politique c'était l'exemplarité, c'est la gestion du bien commun de la caisse de communauté, c'est tout ça. C'est ce qui vous dites.
Non mais Harlette, c'est on est c'est pas c'est pas comme si on était c'est pas comme si on était riche et prospère et qu'on pouvait s'offrir une crise de plus. On l'a vu ce matin, la communauté financière nous regarde avec des doutes et je j'ai c'est un mot aimable. Le le CAC 40 a légèrement dévissé, c'est stabilisé.
Les Français rencontrent des difficultés. Euh bon, est-ce que tout ça est très sérieux ? Moi, je je me pose une question que je vous pose tiens puisqu'on est dans sur un mode très direct là.
Est-ce que vous avez puisqu'on est sans filtre, moi j'ai trouvé que monsieur Rotaillou n'était pas convaincu de ce qu'il disait. Et vous d'accord. Je crois qu'il est très très embêté mono Raillot parce que c'est tout son schéma qui s'effondre au fond.
Il s'est battu pour continuer à être au gouvernement être ministre de l'intérieur. La la mauvaise manière si on le croira que lui a fait effectivement Sébastien Lecnulier l'affaiblit énormément au sein de son parti. On va lui dire bon tu nous as tu nous as entraîné dans sur une pente qui nous mène dans le mur c'est pas bien.
Donc le invoqué ce matin il s'est levé en disant super j'ai gagné. Donc il est très affaibli politiquement Bruno Rota et je crois qu'il est touché et il voit aussi sa carrière, c'est-à-dire je suis au ministère de l'intérieur, j'arrive tranquillement sur la route de 2027 avec des succès que je vais essayer de consolider, je l'espère dans les semaines qui viennent. Terminé quo se coup.
Donc je pense que ça là il sort c'est pas qu'il sort de l'autoroute, c'est qu'on le fiche dehors quoi en gros hein. tout à l'heure tout à l'heure. Non mais pardon Magalie mais je je me disais ce matin vers 9h 9h30 on arrive nous on arrive enfin on arrive on était là depuis un bon moment déjà mais on on commence à on arrive à finaliser l'émission on commence à finaliser l'émission quelque chose comparer nos notes non et là on découvre on découvre que toute émission qu'on avait écrite doit partir à la poubelle déchire tout parce que le service politique de LCI TF1 nous dit le premier ministre va démissionner va démissionner on se regarde on dit c'est c'est pas possible incrédulité incrédulité totale et on se dit mais non c'est une rumeur et cetera non erc service politique decif c'est confirmer ça va tomber et le premier ministre va parler il va parler il va s'exprimer à 10h45 c'était ce matin vous l'avez raté un moment assez fort assez fort d'humilité sincérité de modestie de sincérité et un premier ministre qui a pas mal taclé regardez être premier ministre est une tâche difficile, sans doute encore un peu plus difficile en ce moment, mais on ne peut pas être premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies.
Voilà, donc coup de théâtre, une déflaglaration dans la classe politique. Évidemment, tous les partis, les uns après les autres, ont commencé à organiser des réunions de crise. Comment faut-il se positionner ?
Comment on peut préparer l'avenir ? Le Rassemblement national était donc réuni au cours de la maté matinée. Écoutez, son président Jordan Bardella à la sortie.
Ça va ? Écoutez, il y a maintenant plus d'autre choix que de revenir devant les Français. Donc notre position, elle ne va pas varier dans ses prochains jours.
Elle a toujours été la même. Nous considérons que tout gouvernement, aussi macroniste soit-il, n'aura aucune légitimité pour agir. Plus le président de la République patiente, plus il prend le risque de laisser la France sans budget et de prolonger l'instabilité.
Et donc plusôt nous retournons aux urnes et plutôt nous permettrons aux Français de se choisir une majorité, plus tôt nous pourrons remettre le pays sur le chemin de la stabilité. Tout arrêté. Philippe Ballard est avec nous, député de Loise, porte-parole du Rassemblement national.
Merci d'être avec nous. Vous vous prenez votre portefeuille, vous avez peur que Non, c'est que je cours de on court beaucoup ce matin depuis même hier soir. Mais j'étais sur le plateau hier soir et Harlet Chavou, on n'imaginait pas un tel scénario avec une nuit courte, non ?
Ah oui, avec une nuit courte, on n'imaginez pas telag ou quand même là je pense que comme l'expression populaire, on est en train de de toucher le fond. Euh moi j'ai enfin j'ai appelé ma permanence électorale et on voit des gens alors qu'on ne connaît pas forcément mais qui sont mais complètement enfin débousselés en colère. on peut a égrainer les adjectifs qui ne me comprennent pas mais euh il y a une une colère faut faut faire attention une colère sourde qui se enfin les gens le 15 du mois pour beaucoup n'arrivent pas à boucler leur fin de mois et là c'est la cour de récréation mais c'est pathétique ce qu'on voit mais pathétique quoi.
Ah tu as mis du genou mais non fallait prendre du flanc. Oui puis alors tu as mis machin tartampion et puis bah on s'occupe des du des problèmes des Français à partir de quel moment ? Je voudrais vous faire écouter un petit un petit un petit extrait de la prise de parole à 10h45 de Sébastien Lecornu [Musique] sur la question des lignes rouges, des lignes vertes.
C'est très intéressant. Il accuse en gros les partis de de considérer tous à l'Assemblée nationale que voilà, il faut appliquer intégralement leur ils font pas partie de la coalition gouvernementale rouge dans la bouche de beaucoup en tout cas de certains pas de tous. pas de tous, il y a rarement des lignes vertes.
Or, le principe même de bâtir un compromis entre les formations politiques, c'est d'être capable justement de conjuguer des lignes vertes et de tenir compte d'un certain nombre de lignes rouges. En gros, mais c'est pas le RN que je vise à travers ma question à vous Philippe Ballard, mais en gros, c'est vrai qu'on est un pays d'idéologie et que on c'est difficile de bâtir pour un premier ministre quel que soit son son projet parce que c'est comme ça. Les syndicats, c'est nous, c'est la retraite à 32 ans.
Syndicat patronau, ils disent nous c'est voilà les les partis politiques, les écolos disent nous, on un programme écolo. Le RN dit on veut vraiment sur l'immigration autrement on participe pas, on vous aide pas. Donc en gros, le pauvre le cornu, il se retrouve euh avec une coalition impossible à aller chercher et il arrête au bout de 14h son équipe gouvernementale, il met la clé sous la porte.
Est-ce que le problème c'est pas nous français, nos partis politiques, nos syndicats qui sont trop psychigides ? Mais on a des on a des lignes vertes. Par exemple, les lignes vertes, la lettre de Marine Le Pen le 25 juillet à François Baou, euh il y avait ce qu'on appelle les lignes vertes, c'estàdire emprunter ce chemin en ce qui concerne l'immigration, notre contribution au budget de l'Union européenne, la lutte contre la fraude fiscale euh sociale, euh arrêter ces euh ces subventions pour les énergies intermittentes.
Je pourrais continuer de grainer la liste comme ça. Voilà, empruntons ce chemin. Il on peut trouver des compromis là-dessus.
Alors, il y avait des lignes rouges aussi qui ont été franchies par monsieur Barnier notamment et on avait voté la censure euh des remboursements de certains médicaments, les retraite qui n'étaient pas revalorisé. Bon voilà, il peut y avoir des lignes vertes et des lignes rouges. Mais après, il y a un problème aussi un peu fondamental euh je vais dire démocratique.
Euh moi, j'ai rencontré des électeurs qui m'ont dit qui m'ont fait confiance et qui m'ont dit "Mais attention hein, les compromis, attention parce qu'on votera pas pour vous hein, si vous transigez sur l'immigration, la sécurité, les impôts, les taxes." Donc faut aussi faire attention à ça. Ouais.
Mais non, mais il faut y faire attention quand on le parti socialiste est dans votre position, les LR sont dans votre position, c'est-à-dire que leur base leur disait attention, on n'acceptera pas les cont, c'est la démocratie. C'est voilà et ce qui a tout faussé la jeunesse de la situation actuelle, c'est ce qu'on a appelé le Front républicain. Voilà, il y avait aucun programme, il y en avait un, c'était battre le Rassemblement national.
Donc les maléanchistes se sont désistés pour les Macronistes et puis les Macronistes pour les chist mais les électeurs ont fait leur choix. Sauf que là, il y a un sondage élable qui est sorti. 53 % des Français n'en veulent plus, hein.
Oui, mais j'entends j'entends votre analyse Philippe Ballard, mais c'est une analyse en même temps de parti pour le coup. Chaque parti dit "Mes électeurs, mes militants et évidemment mes cadres veulent qu'on applique notre programme, rien que notre programme, tout notre programme. Mais mais lorsqu'on fait des sondages depuis des années, puisqueen gros on est dans une crise politique larvée depuis des années et une défiance depuis des années, tous les sondages montrent qu'une immense majorité de Français, y compris chez les sympathisants RN, en tout cas dans lectorat RN, sont pour un gouvernement d'union nationale.
H non mais d'union nationale avec des Français qui disent franchement les divisions il y en a ral bol effectivement sur certains points une une vous êtes majoritaire sur l'immigration la sécurité sur même l'Europe certains critiquent l'Europe mais sur l'économie vous êtes vous êtes minoritair sur les retraites vous êtes minoritair donc il il y a un paradoxe dans tout ça regardez Philippe Balard Regardez Philippe Ballard parce que je je sais que quand on a un premier ministre qui démissionne on se dit les téléspectateurs n'étaient pas sur devant leur télévision devant LC à 10h45 5, on passe des petits extraits comme ça, ça permet d'informer les gens. Mais mais moi c'est pas ce que je souhaite faire là. Je trouve que Sébastien Lecornu a eu il a été inspiré, il a eu le courage de de mettre un point de mettre le doigt sur un sujet qui est une pathologie nationale.
Et et je trouve que c'est courageux de la part de d'un homme politique de dire "En France ça va pas, on fonctionne mal que ce soit à gauche, à droite, au RN, au Parti socialist." Regardez ce qu'il dit encore une fois, c'est très simple. Regardez, les partis politiques continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Et au fond, je me suis retrouvé dans une situation dans lequelle j'étais près des compromis mais chaque parti politique veut que l'autre parti politique adopte l'intégralité de son programme. C'est un peu vrai ça quand même. Oui monsieur.
Alors, on est très à l'aise pour en répondre parce que nous, vous voyez, on vote des propositions de loi ou des projets de loi qui ne viennent pas de de chez nous. Moi, je vous donne les exemple. La loi sur les narcotraafiquants, la loi sur la simplification administrative, la loi pluriannuelle de sur l'énergie, je pourrais continuer dégrainer.
On a voté. Voilà. Par contre, nous quand on propose un texte de loi, je pense à l'endométriose par exemple.
Euh mais alors personne la vote sur l'endométriose quand même. Là, on s'était dit pour le coup ça va passer même pas. Donc voilà, on est face à des gens sectaires dans l'hémicycle.
Nous, on n'est pas sectaire. Moi j'ai voté des textes. Voilà, la délinquence des mineurs, c'était monsieur Atal pourtant qu'il l'avait présenté.
Ça allait dans le bon sens, ça allait pas assez loin mais on la vote. Voilà. Donc franchement, on a aucune leçon à recevoir.
Ce qu'on est en train de vivre finalement, ça va donner lieu à quelque chose, c'est-à-dire un bouleversement du paysage politique français. On on pense par exemple à l'Union des droites. On a entendu Marian Maréchal tout à l'heure qui appelle à la faire, à la bâtir maintenant.
Elle a tendu la main par exemple à Bruno Rotaillot. Quelle est votre position aujourd'hui sur cette union des droites ? Bah, je vous citais Marine Le Pen dans un premier temps qui a dit "Nous, on est pour l'Union des nationaux et Jordan Bardella qui dit "On tend la main à tous ceux qui sont sincèrement patriotes et et souverainistes." Voilà.
Donc en fait, ça se fait dans les urnes au deuxème tour cette union union des droites. Qu'est-ce qu'on dit aux gens qui sont pas de droite mais qui sont patriotes, qui sont souverainistes ? Effectivement, il y a un certain nombre de valeurs que l'on peut partager avec les lèes.
Mais pas quand ils se comportent comme ça. Là, moi, j'ai pas envie de d'aller jouer à la maternelle dans la cour de récréation. Regardez ce que disait il y a quelques minutes sur notre antenne Bruno Retaillot justement sur le programme des droites.
Et j'observe que la majorité nationale, c'est-à-dire la France des hon la majorité silencieuse, 70 % veulent moins d'immigration, veulent plus de sécurité. 80 % considèrent que il y a trop d'assistanaat, qu'il faut que le travail paye plus. On doit pouvoir construire un socle, voyez, pour les Français, pour servir notre pays justement en oubliant précisément telle ou telle parti ou tel ou tel objectif.
C'est le seul objectif, c'est l'intérêt général, l'intérêt supérieur de la nation. Il est un peu sur vos plat de bandes, hein. C'était il y a il y a 10 minutes dans le studio d'à côté le TF1 là, je juste ici, juste derrière.
Donc il est voilà. Alors, je sais pas la question porté sur quoi ? sur l'union des droites ou parce qu'en fait non c'était pas du tout sur l'un des droites c'était l'étape d'après ou mais on peut partager enfin voilà ce que dit Bruno Rota enfin c'est suffit les sondages et c'est ce que nous pensons.
Mais après pourquoi se sont-ils fourvoyés dans un gouvernement macroniste avec les résultats que l'on connaît ? Enfin quand on va prendre un exemple, les visas accordés aux étudiants algériens enfin l'ambassade de France se félicite à Alger, le Kers félicite qu'on en accorde encore plus et Bruno Rotaillo dit "Non, non, ça ça va pas mais enfin on peut pas gouverner un pays dans ces conditions là." Donc il y a un moment faut être clair, faut prendre des décisions et là bon ben ils prennent la décision de partir mais on a compris que c'était pour un problème de personnes plus que de ligne politique.
Pour aller un peu plus loin et se projeter si jamais il y a une dissolution et que vous avez des des élections législatives anticipées, est-ce que dans les circonscriptions, il y a certaines circonscriptions où si vous y allez seul, vous perdrez. Il il y en a pas mal. Non non mais attendez, vous allez pas vous allez pas avoir 450 députés Philippe Philippe Ballard si vous aviez des élections.
Donc donc euh ce que disent Marion Maréchal et euh même certains en coulisse, il faut qu'on ait un candidat unique dès le premier tour. Premièrement, est-ce que vous êtes prêts dans certaines dans certaines circonscriptions difficiles pour vous à avoir des candidats uniques avec LR ou avec au premier tour ? Voyez-moi ça.
Attendez, je pose une question à Philippe Ballard. Moi je je pose une question premièrement au premier tour et deuxièmement quand vous entendez Bruno Rotaillot est-ce qu'est-ce qui vous empêche de gouverner ensemble ? Ah bah je vais vous dire moi je l'ai vécu en commission des affaires culturelles cette semaine à l'Assemblée où c'est un LR qui a été élu à la présidence.
On a je on a dé pendant plusieurs jours euh et il m'a dit mais vous saurez tu en fais pas tu auras la vice-présidence de cette commission. Et ben on n pas eu la vice-président de la commission parce que l' euh soit ils sont partis au moment du vote euh soit ils ont partiraé leurs candidates. Donc moi négocier avec des gens qui n'ont pas de parole ça me pose un vrai problème quand même.
Donc vous êtes senti trahi aussi. Ah ben je lui ai dit oui. Ah bon ?
Ah bah oui, c'est le moins Bah écoutez, quand on fait quand on passe àî comme l'ont dit parce que c'était une commission qui était socialiste, donc il voulait la récupérer nous aussi mais on se met d'accord sauf que bah le jour du vote c'est pas respecté. Donc moi ça me pose un problème et sur le candidat unique au premier tour ? Alors pour les circonceptions, est-ce qu'il y a des circonceptions où le LR serait mieux passé que nous ?
À mon avis, ça doit sectter sur les doigts sur les doig d'une maincore moins mieurs. Mesdames, messieurs, si vous prenezci en cours, sachez que nous sommes face à une situation quelque peu trop traumatisante, inédite, totalement inédite. Le gouvernement, tel qu'il a été décrit hier soir par LCI, hein, le nouveau gouvernement de la France, premier ministre Sébastien Lecornu, a donc démissionné ce matin présentation de la démission de Sébastien Lecornu à Emmanuel Macron qui l'a accepté.
Sébastien Lecornu s'est exprimé peu avant 11h avec des accents de de sincérité, d'humilité qui étaient assez intéressants et il a dit quelques vérités surtout à à Bruno Retaillot hein qu'il considère comme le responsable de ce naufrage puisque Bruno Rotaillot considérant que Bruno Lemire ministre de la défense n'avait pas infiguré dans ce gouvernement a fait comprendre et bien qu'il ne participerait plus. Donc ça a été vraiment un cataclysme. C'est un saut dans l'inconnu absolument sur le plan institutionnel. politique pour les Français.
Un gouvernement qui a tenu 14h, on n'a pas vu ça depuis la Révolution française, ça n'existe pas. Il y a eu des gouvernements de 1 jour sur la 3e République, de 2 jours sous la 4e mais 14h, ça n'existe pas. Et là, on voit Matignon, c'est une porte clause puisque Sébastien Lorcornu a invité ses ministres démissionnaires donc à déjeuner.
Ça se passe en ce moment même en l'absence de Bruno Rotaillot. Un point concret sur le calendrier, il devait y avoir des passations de pouvoir aujourd'hui. Elles sont il devait y avoir un conseil des ministres.
Il y en a pas bien évidemment. Demain, il devait y avoir une déclaration politique générale et il en aura pas. Effectivement, pour l'instant, le seul rendez-vous qui est tenu là, c'est on imagine Sébastien Lecornu avec ses ministres des missionnaires.
Donc, on imagine Annie Geneva, on imagine Ellisabeth Borne, on imagine Éric Wt là autour alors qui aurait pu être un pot de normalement d'arrivée qui cétait prévu comme ça. Quand on a je le redis Julien, quand on a envoyé nos équipes ce matin sur place là ici à Mat, les journaliste partait en en équipe pour faire filmer les passations de pouvoir et bien ils vont filmer le pot d'adieu. C'est le pot d'adieu, le pot de départ de Sébastien Lecnu et des ministres des missionnaires.
Effectivement deux choses. La réunion les républicains qu'on a vécu en direct, on vient de me dire en participant, j'avais pas fait attention mais où était le renvoqué ce matin ? Ben pas physiquement.
Il n'a pas voulu se connecter non plus en visoconférence à cette réunion alors qu'il fait partie de ce comité stratégique. Certains bah certains disent "Bah regardez en gros traduction, je vous l'avais bien dit hein ce qui allait se passer. Il fallait pas rentrer dans ce gouvernement.
En gros, vous avez voulu y aller. Bah, regardez les conséquences aujourd'hui. Donc, vous voyez déjà ce ce qui est en train de se dessiner euh euh avec un zoom, une focale puissance 1000 de ces dernières heures.
Et puis un élu là vient de me dire "Mais tout ce qui est en train de se passer et c'est ce que disait Pascal sur la maison France en quelque sorte l'entreprise France, euh vous aviez normalement des nominations qui devaient avoir lieu. Donc, conséquence en cascade, la poste, la SNCF, tiens Jean Castex devait être auditionné mercredi par les commissions." Alors ça, normalement, il y a pas de souci.
être auditionné par les commissions mais il faut que ça soit ratifié en conseil des ministres donc il y ait un gouvernement bah ça ça va devoir attendre ça peut paraître anecdotique pour ça peut paraître ancé qui sont Jean-Pierre Farandou devait l'actuel patron de la SNCF devait partir déjà l'an dernier puisque problème de limite d'âge puis alors de 6 mois en 6 mois finalement il y a il y a des Ouais le le CDD est prolongé et peut-être qu'on va retrouver bah le même président de la SN mais moi je pense que la dimension du temps va jouer un rôle quand même. Là, il est 13h46, situons-nous demain matin. La pression quand même la pression va monter sur le président de la République.
C'estd que on commente un peu à chaud, la blessure est chaude, elle va se refroidir mais le malade est toujours malade si vous voulez. Demain, il y aura en effet des ministres des missionnaires mais il y a des décisions à prendre. Et puis l'opinion, elle regarde quand même le pouvoir quand euh certains enfin quand on entend dire que le président doit présider.
Oui, il doit quand même préser c'est il faut conduire le pays et là des situations extrêmement baroques. On parle de Bruno Lemire ministre des armées démissionnaires. Si jamais cette situation perdurait, on serait amené à le voir, prendre des décisions, prendre la parole.
Bien sûr, bien sûr. Parce que le le gouvernement à 14h comme le dit Eric, mais dans une heure il en aura 15 et cetera et cetera. En fait, c'est toujours des ministres même s'ils sont des missionnaires et qu'ils exp et donc ça le truc ne peut pas durer pendant 107 ans.
À un moment l'opinion va se retourner. Pascal, je voudrais que vous commentiez euh ce graphique mesdames messieurs. Regardez ce graphique, vous allez voir un graphique avec un une courbe qui se casse la figure soudainement.
Que se passe-t-il quand elle se casse la figure ? Et bien le monde entier, les investisseurs apprennent que le premier ministre de la France encore une fois est démissionnaire après 14h. Pascal.
Alors ça c'est le 440 en effet, c'est les 40 valeurs les plus importantes en bourse en France. Et vous avez ce mur qui correspond, voyez la la partie verticale, ça correspond à l'annonce de la démission du premier ministre. Mais quand on rentre dans le détail, ce qui est très intéressant, c'est de voir qu'un certain nombre de valeurs qui se projettent vers l'extérieur sont toujours plutôt bien notées, qu'en revanche, les trois grandes valeurs bancaires se sont effondrées de 5 à 6 %.
Et on voit bien que il y a un lien direct, il y a un lien de causalité entre l'instabilité politique et euh la situation financière du pays. Euh le point faible, ce sont les banques. Les banques, c'est les outils de financement de l'économie.
Et il y a un 2uxème élément que vous évoquez euh Éric, les prêteurs ont immédiatement réagi. Le le taux, la prime de risque si vous voulez, la la Maison France a été considérée comme encore plus risquée. La prime de risque a augmenté de entre 6 et 10 points de base pratiquement par rapport à l'Allemagne.
Et donc on nous prête aujourd'hui à 3,60, c'était moins de 3,50 il y a 72 heures, un peu de choses près. Ce sont des indicateurs qu'on peut pas ignorer parce que ce ne sont pas simplement des indicateurs théoriques, c'est aussi ce qui détermine le prix de l'argent pour les ménages français et pour les entreprises françaises et pour les l'état mais mais plus que l'État la charge de c'est c'est terrible. Il y a la charge des des emprunts, mais il y a aussi le prix de l'argent pour tout pour pour les ménages et pour les entreprises.
Il y a urgence, c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron va devoir trancher et vite. Alors, c'est pas son genre hein, en plus c'est à la pression, il déteste ça. Je voulais juste dire à tous ceux, petit mot, alors pardon avec un peu d'ironie, à tous ceux qui ont envie d'être ministre, qui ont envie de faire une carrière politique, il faut avoir des ners en Macronie, hein, parce que globalement ce soir des européennes, il annonce la dissolution.
Il y a tous ceux qui étaient au gouvernement y compris à Matinon qui s'appelle Gabriel Tal badabou terminé il a dissou sa majorité gouvernement terminé ils ont attendu jusqu'au mois de septembre en expédiant les affaires courantes hier pas depuis un mois d'ailleurs depuis la nomination de Sébastien Cornu on attendait le nouveau gouvernement qui allait rester qui allait partir. Hier parf ça y est il y a tous ceux qui attendaient en se disant je reste je pars ils apprêtent la plupart d'entre eux restent dans leur poste. Donc ouf, super sympa, je conserve mon portefeuille.
Et aujourd'hui, ce matin, il se réveille avec un Sébastien Lucornu qui démissionne et tout est par terre. Et même chose pour ceux qui espéraient, c'était le dernier train dans lequel il pouvait montrer pour devenir ministre d'un d'un gouvernement puisque c'est quand même la fin du mandat. Donc avis amical qu'aurait pu donner, je m'étonne qu'il n'ait pas été donné par l'homme qui anime cette émission aujourd'hui Brunet.
Si vous n'avez pas de nerf, ne faites pas de la politique. Surtout en ce moment, c'est pas la peine, hein. Voilà.
Ouais. Sinon, allez chez le médecin d'urgence et prenez un soutien psychologique. Moi, je moi je m'étonne aujourd'hui au fond Philippe Balard que vous fassiez pas vous disiez pas un grand merci à Emmanuel Macron parce qu'en quelques années en fait, il aura fait exploser la gauche, fait exploser la droite et balayer toute une catégorie d'hommes et de femmes politiques tout à fait respectables qui en fait sont aujourd'hui très affaiblis politiquement.
Bruno Rota là, l'exercice auquel il a été contraint de se plier au fond, c'est épouvantable pour lui. On peut pas au fond remettre en cause le fait que c'est un honnête homme qui croit en ses convictions et qui est quelqu'un qui s'est toujours battu à peu près dans le même sens et qui se retrouve aujourd'hui obligé d'aller aux 13h de TF1, je sais pas si on s'imagine ce que c'est, pour dire "Bah écoutez, en fait, j'aimais pas Bruno le maire, mais c'est pas vraiment pour ça, mais cetera." Donc au fond, est-ce que vous devez pas lui dire un grand merci ?
Là, il a balayé tout l'espace. Non, ça devait être le rempart contre vous. Ce sera votre marche-pied finalement ?
Non. Ouais. Et lui dire merci, on en aura peut-être un peu de mal.
Ce qu'il faut avoir aussi présent à l'esprit, c'est que lors de la présidentielle 2022, il y a pas eu de campagne électorale. Je sais pas si vous vous souvenez, mais Emmanuel Macron a refusé tout le Oui, il fallait refuser tous les débats avant le premier tour et après entre le deux tours, il y a eu un débat. En 2024, il y a eu ce ce front républicain.
En fait, il a abîmé la France de tout point de vue. Vous avez raison d'un point de vue politique mais d'un point de vue financier, enfin on en parlait 1300 d'euros de de dette. Alors, il y a la dette Covid mais on aurait pu la faire autrement.
C'est 300 milliards sur les 1300 milliards sécuritaire, immigration, enfin il a tout faux, tout faux, tout faux, tout faux. Et y compris effectivement cet aspect purement politique. Ça devait être faut souvenir de la campagne de 2017 quandme la startup nation, la nation pro business.
Moi à l'époque, je me disais mais il nous en mais nous en fait on comprend pas très très bien effectivement nous on peut être pro business et c'est pas c'est pas un souci à condition que la concurrence soit loyal mais en fait il y avait pas de ligne directrice c'était le en même temps et on voit où le en même temps nous mène. Non le en même temps ça ne marche pas. Euh des des observateurs et des proches d'Emmanuel Macron ont rapporté qu'il y a quelques temps et il avait dit euh dans les grands mots qui pourraient le toucher lui sur le plan politique, il avait dit euh vaut mieux un premier ministre RN à Matignon jusqu'à 2027 que de de donner le bâton à Marine Le Pen ou à Jordane Bardella présidentiel à partir de 2027 dans les moindres mots. que euh aujourd'hui faire les deux hein.
Oui oui faire les deux aujourd'hui. Il est clair que je sais pas je si j'étais patron d'un parti politique de gauche les LR le RN que sais-je euh moi moi j'irai pas. Enfin je pense que c'est c'est pas du tout l'intérêt d'une formation politique de gouverner la France pendant quelques mois là jusqu'à la présidentielle.
Bah parce qu'on a fait baisse de penser que c'est l'intérêt de la France qui passe avant toute chose et chaque minute compte là parce qu'elle permet de nous parler de ce qu'on appelle le spray d'un l'écart de taux entre la France et l'Allemagne mais 0,10 ce sont des milliards des dizaines de milliards. Ce qu'il faut ce qu'il faut avoir présent à l'esprit c'est que le premier poste budgétaire euh ça va devenir le remboursement de la rembourse les intérêts. C'est même pas le capital hein.
Donc voilà politique migratoire politique sécuritaire il y a des mesures d'urgence à prendre. On sait très bien, n'étant pas à l'Élysée, qu'on a'ura pas toutes les euh les clés sur la table. Ah mais en politique Chabo nous le rappel.
En politique, il y a quand même beaucoup de coups à prendre. Ça je vous le confirme. Solid.
Non non mais quand même là, attendez là, il y a que des mesures il y a que des mesures désagréables à proposer hein. Si on fait ça, on rentre chez soi puis on va se coucher quoi. Donc il faut redresser la France.
Oui, ça sera ça. Attendez, on n pas en train de vous dire que ça va être un chemin de pétal de rose, hein. Est-ce que est-ce que c'était digne de la part de Sébastien le Cornu de démissionner dès ce matin ? for interpellé le patron du parti socialiste qui a réagi après la prise de parole de Sébastien le le Cornu, je me demandait s'il restait un gauliste dans ce pays, il en restait un.
Il vient de démissionner avec dignité et honneur. Non mais effectivement dire Attendez, attendez, arrêtons-nous là-dessus. Pardon, mais Magali, vous avez 1000 fois raison que que ne l'a-t-on montré avant ce tweet ?
Incroyable hein. Je me demandais s'il restait un gauliste dans ce pays. Il en restait un et il vient de démissionner avec.
On aime toujours les politique quand il démissionne hein. Ça on les adore tous les démissionnaires. Formidable.
C'est le patron du PS et quand le patron du PS dit ça. Non mais comme quand le premier ministre enfin ancien premier ministre monsieur le Cornu avait dit je renonce au 493. Marine Le Pen avait dit oui c'est plutôt respectueux des institutions.
Après il y a la forme et le fond. Enfin, je pense que monsieur le Corn doit quand même avoir la dendure contre Emmanuel Macron parce que un c'est lui qui l'a nommé mais enfin tout le gouvernement qui a été dessiné notamment hier, c'est Emmanuel Macron qui a tenu la main euh de monsieur le Cornu. Donc bah voilà, il paye l'addition à la fin.
Mais alors, j'ai j'ai une bonne nouvelle pour vous parce que Gilles Platay, le maire de Chalon Surchas le maire d'hivers droite de Chalon Churchon est avec nous. Gill Platay, bonjour. Bonjour.
Il y a sur le plateau, figurez-vous, Philippe Ballard du Rassemblement national. Si vous le savez, nous les journalistes, on aime bien que les événements se passent sur nos chaînes, hein. Je vous propose de jeter là l'acte 1 de l'Union des droites, hein.
Vous êtes peut-être chez vous à Chalon sur Saude là dans le studio, il y a le le RN incarné par Philippe Ballard. Allez-y, unissez-vous puisque il paraît que c'est imminent tout ça. Oh, monsieur Ballard est un homme très estimable et je n'ai aucun griève contre lui, mais je ne répondrai pas. hélasse en direct et tant pis pour le scoop à la proposition que vous me faites.
Je pense que on est au contraire dans un contexte où les partis politiques sont en train de monter montrer toutes leurs limites. C'est peut-être une crise macronienne, mais c'est surtout une crise du régime politique. C'est une crise des partis qui aujourd'hui honnêtement sont complètement détachés des considérations d'intérêt général et se retrouvent finalement dans une espèce de bocal où ils se tirent la bour les uns des autres sans aucune solution pour les Français.
Enfin pour moi, c'est pas une crise institutionnelle. Nos institutions sont solides. C'est une crise des partis politiques qui ne dépassent rien de leur différence et qui n'ont rien à secouer des Français quel qu'il soit d'ailleurs.
Donc voyez que l'Union est pas encore pour demain. Bon, est-ce qu'on est en train tout de même vivre un moment charnière ? Est-ce que cette crise, elle va donner lieu peut-être à une recomposition du paysage politique en France ?
Écoutez, je n'en sais rien. La grande recomposition, elle aura lieu en 2027 et je ne crois pas une seule seconde et je ne le souhaite pas d'ailleurs, que le président de la République démissionne avant cette date. Pourquoi ?
Parce que euh dans le désordre complet et l'image d'ailleurs terrifiante que nous sommes en train de donner notre pays à l'extérieur, il y a un pôle de stabilité, c'est les institutions de 1958. Donc si Emmanuel Macron devait démissionner maintenant, ça veut dire qu'il accuserait sur lui-même le l'intégralité de la situation. Et pour moi, c'est une mauvaise chose.
On peut le rendre responsable de la dissolution, on rendre responsable de l'instabilité politique. Mais aujourd'hui, ça n'est pas le rôle du président République qui est en jeu. C'est l'incapacité des partis politiques à s'entendre pour essayer de tirer la France du néant.
Je ne suis pas un soutien et vous le savez très bien, je l'ai souvent dit sur votre antenne. Je n'ai jamais voté une seule fois Emmanuel Macron. J'ai refusé toutes ces invitations lorsqu'il essayait de redorer son blason avec le grand débat.
Il avait besoin des maires à ce moment-là. Donc je ne suis suspect d'aucune conognivance avec lui. Mais franchement, ça n'est pas le sujet aujourd'hui de la démission.
Donc il y aura une recomposition politique en 2027 et hélas avant cela, il faut trouver des solutions mais qui soient évidemment pas des solutions partisanes parce que voyez bien que ça ne fonctionne pas. Mais est-ce que est-ce que Gilles Platay, il est pas temps de de prendre un peu de hauteur et de considérer les choses avec un prisme différent ? Euh, considérons que les Français sont des gens singuliers.
Je me souviens il y a il y a quelques années pour euh TF1, il y avait une adaptation d'une émission de variété qui marchait dans le monde entier, qui avaient acheté une boîte de production néerlandaise. Bon voilà. Alors tout le monde disait puisque cette émission cit une émission du samedi soir, je sais plus laquelle, c'était bien avant The Voice, puisque cette émission marche dans le monde entier, elle marchera le samedi soir sur TF1.
Elle avait pas marché finalement. Nous sommes des gens singuliers, des téléspectateurs différents bien sûr, mais nous sommes également des électeurs différents. Nous avons psychologiquement un mode de fonctionnement qui fait que nous adorons l'idéologie, que nos partis des gaulois réfractaires, que nos partis politiques aiment bien voilà que ce soit leur programme et rien que leur programme et si on touche 1 mm ben ils vont pas dans une coalition de gouvernement, ils votent pas pour un projet de loi et cetera.
Donc donc simplement vous dites il faut de nouvelles solutions, mais elle n'existe pas parce que le problème finalement c'est pas notre classe politique. Le cornu il est pas pire qu'un premier ministre né arlandais allemand que sais-je et cetera. Le problème c'est nous collectivement on est des gens qui n'aiment pas les coalitions, qui qui on s'entend pas, on est dans notre truc idéologique.
Les les syndicats patronaux ou les syndicats salariés, c'est la même chose que les partis politiques. Donc euh vous pouvez décréter tout ce que vous voulez en terme de changement au sommet de l'État. Nous nous demeurerons des gaulois réfractaires.
Mais j'ai terminé mon petit édito mais je suis convaincu que ça se passe aussi là. Gill Platay. Alors je sais pas s'il y a une une question de psychologie et moi je honnêtement enfin je tant pis, je vais être sévère et puis après tout vous pouvez me mettre dans le sac aussi puisque il n'y a pas encore si longtemps j'exerçais des fonctions dans un des partis politiques dont je suis aujourd'hui sorti.
Mais franchement Éric Brunet, ce qui vous frappe pas, c'est quand même pas le manque de courage depuis toutes ces années à la tête de la classe politique. Est-ce que vous trouver beaucoup de personnes courageuses dans la classe politique ? Vous nous dites "C'est un effet de système, finalement c'est la France, c'est comme ça" mais non, il y a eu des périodes beaucoup plus intéressantes et beaucoup plus glorieuses quelque part sur le plan du courage politique où on arrivait à trouver des solutions.
Vous croyez que la solution était pas pire en 58 ? Vous croyez qu'elle était pas pire après la guerre ? Donc on a toujours trouvé des solutions mais là on est face à une classe politique qui en fait ne joue plus que par démagogie.
Regardez tous les partis politiques. Il y a plus de principe. PL de Gaulle, vous parlez de 58.
Ouais de Gaulle. Est-ce qu'il y a un de Gaulle ? Alors je pense qu'il faut trois choses en fait pour qu'émerge peut-être des solutions et c'est forcément à l'horizon de 2027.
Il faut évidemment une volonté déjà des Français pour arriver à sortir de situation. Je pense qu'elle est parce que franchement le degré d'exaspération est inédit dans ce pays. Euh il faut quelque part aussi euh la volonté de poser des mots sur les solutions.
Voyez bien qu'on biaise à chaque fois parce que les partis politiques sont des démagogues aujourd'hui. Il y a pas de solution de penser. On regarde le dernier sondage et on dit il faut qu'on dise ça ce matin parce que ça va plaire à nos auditeurs.
C'est pas comme ça qu'on fait de la politique. Et ensuite ensuite effectivement faut que des chefs émergent. Et là on est quand même sacrément en panne je vous l'accorde.
Gill Platay vous parlez de solution à partir de maintenant là c'est quoi ? C'est une dissolution. C'est Emmanuel Macron qui renomme un nouveau premier ministre.
Moi, j'avais j'ai depuis le l'été 2024, j'avais d'ailleurs dans chez vos confrères du Figaro produit un texte en disant et je pense que j'ai pas à en changer beaucoup de lignes, en disant il y a deux solutions. La pire sera effectivement une fraction. Euh c'est ce qui se passe avec Eler qui s'est fondu plus ou moins dans le macronisme.
Alors là, il y a eu une petite crise euh d'adolescence en disant finalement on veut pas de le mer. Enfin, il bossent quand même depuis 18 mois avec les Macronistes sans que ça leur pose aucun problème de conscience. Donc on va arrêter aussi de raconter n'importe quoi.
Donc il y a deux solutions. Ou bien on nomme un gouvernement technique, c'est-à-dire qu'il soit dépolitisé. C'est ce que de Gaul avait fait avec Pompidou en 62.
On a des personnalités de la société civile qui pourrait être nommé à Matignon pour mettre les partis politiques face à leur responsabilité mais en les sortant pas du panier de crab des partis politiques ou la deuxième solution mais alors celle-ci évidemment Éric Brunet a rab jeux de me dire qu'elle est impossible c'est de mettre tous les partis politiques dans le même gouvernement dès qu'une feuille minimaliste. Mais en tout cas la seule solution que je vois moins, c'est un un gouvernement dépolitisé avec des personnalités. J'avais avancé à l'époque l'idée que le général de Villier pouvait parfaitement être un profil intéressant et vous mettez vous mettez les parlementairire face à leur responsabilité avec quelqu'un qui justement ne sort pas de leur jeu et qui pourra parler directement français en disant je vous prends témoin est-ce que les partis sont capables de travailler un jour pour l'intérêt du pays ben là on en est encore loin gill il faut un militaire pour réorganiser le paysage politique je dis je dis simplement je vous ai donné un exemple me fait pas dire ce que je pas Je vous dis pas qu'il faut que l'armée prenne le pouvoir.
Je vous dis qu'il faut une personnalité hors de tout soupçon qui soit capable de parler au pays par-dessus des partis politiques. Je vous parle de Matignon en l'occurrence. On est bien d'accord.
C'est bien ce que j'ai dit. En tout cas, bon la solution immédiate, elle ne sortira pas du chapeau parce que encore une fois notre problème c'est un problème de classe politique qui manque singulièrement de courage. Merci beaucoup Gill Platay d'avoir répondu à nos questions.
Deux hommes sont donc au cœur de l'actualité. Sébastien Lecornu qui en ce moment même discute avec ses ministres des missionnaires et Emmanuel Macron. Que va-t-il faire ?
Que va faire le chef de l'État ? Donc on reste à Matignon, Léonardal, vous êtes donc sur place et il y a un déjeuner en cours donc entre le premier ministre et ses ministres. Oui, tout à fait. déjeuner en cours depuis 1 heure maintenant ici à Matignon avec autour de la table le premier ministre fraîchement démissionnaire et puis les ministres nommé il y a moins de 24 heures.
Ces ministres qui devaient initialement se réunir une première fois à 16h à l'Élysée pour un premier conseil des ministres parler budget parler peut-être comment éviter une censure comment parler à la gauche. Non finalement ils n'auront qu'à gérer les affaires courantes. Et donc ce premier rendez-vous aujourd'hui ici à Matignon avec 18 ministres des missionnaires qui ont été conviés.
On en a vu certains arriver dans leur cortège, par exemple Catherine Vautrin, la ministre des missionnaires du travail de la santé, le ministre des affaires étrangères des missionnaires Jean-Noël Barot. Un manque à l'appel, c'est Bruno Rotaillot qui était il y a quelques minutes encore sur le plateau du trésor de de TF1 et qui a fait le choix de ne pas se rendre à à Matignon. Alors alors même que c'est de lui qui est venu et bien la rupture entre le Premier ministre et le camp de la droite, le camp des républicains en cause notamment la nomination aux armées de Bruno Leire.
Bruno Rotaillot estime que Sébastien Lecornu, il l'a redit sur TF1 dans le JT de 13h, que Sébastien Lecornu lui a caché cette nomination que et bien la la confiance n'existait plus entre le Premier ministre et donc le patron de la droite, le patron des Républicains. Il y a fort à parier que Sébastien Lecornu pendant ce déjeuner, on en saura évidemment plus à l'issue de ce rendez-vous, est en train d'expliquer les raisons de son choix aux membres des missionnaires donc de son gouvernement. Merci beaucoup Léonard.
Direction maintenant l'Élysée, c'est la bouger où vous êtes sur place avec une pression maximale sur le chef de l'État aujourd'hui. Oui, absolument. Qui voit les options se réduire au fur et à mesure que le temps passe signe des grandes crises, des grandes zones de turbulence ici au palais de l'Élysée.
Silence radio de la part de ces conseillers qui s'en tiennent à quelques mots la conique. En tout cas, vous le disiez, trois options sur la table pour Emmanuel Macron désormais. Va-t-il dissoudre l'Assemblée nationale ?
Va-t-il consulter Yael Bron Pi et Gérard Larchet comme c'est l'usage avant de prendre une telle décision ? Va-t-il au contraire décider de nommer un nouveau Premier ministre ? Là aussi c'est une probabilité, même si c'est le 3e Premier ministre Sébastien Lecnu à avoir jeté l'éponge faute de majorité faute d'accord.
Et puis dernière chose, vous le savez, euh cela fait des mois des des mois et des mois que l'opposition, en tout cas une bonne partie d'entre elles, euh met sur la table la question de la démission du chef de l'État qui a très souvent rappelé qu'il en était hors de question. Mais c'est un sujet qui continue là encore d'infuser et de s'imposer ici tant la situation politique est grave et donc reste à savoir désormais ce que le chef de l'État va décider. On ne sait pas non plus s'il va prendre la parole ou non dans la journée pour expliquer euh et donner donner les clés de de lecture de de ce que nous sommes en train de vivre.
Merci. Cel beaugriou depuis l'Élysée les amis. Bien évidemment 14h c'est un record dans l'histoire de la République depuis 1789.
Aucun gouvernement n'a dit durer si peu longtemps. Pourtant on a connu la 3e République avec notamment le gouvernement de Frédéric François Marsal 1924. C'était il y a un siècle, un jour, on a connu la 4e République avec André Marie en 1948, 8 jours.
On a connu le gouvernement André Cueil, le deuxème gouvernement Andrée en 1950. 2 jours mais 14h, ça on avait jamais vu. Alors, on a sur ce plateau une Isabelle Saporta qui ne décolère pas.
D'abord, d'abord vous en voulez terriblement à à Bruno Rotaillot. J'en veux pas terriblement à Bruno Rota mais je trouve que si vous voulez quand on a on aspire à être l'homme fort effectivement du gouvernement ce qu'il a été à vré comme il a œuvré parce qu'on peut lui reconnaître ça pendant des mois je trouve que cette façon au fond de dire oui il y a une rupture de confiance avec le maire si c'est comme ça je m'en vais et cetera n'est pas lisible pour nous nous tous et alors moi il y a une petite information que j'aimerais bien mettre au jour ici qui a été révélée par nos amis du Figaro c'est quand même ils s'interroge en fait vous savez normalement quand on a été ministre on a le droit à 3 mois d'indemnité Est-ce que là les gens qui sont restés aussi peu ministres vont avoir le droit à 3 mois d'indemnité ? Moi je pense qu'il pourrait renoncer à leur indemnité.
Je sais pas ce que vous en pensez que là franchement 3 mois pour 14h en même temps c'est hyper rentable he mais ça ça alors ça ça va beaucoup agacer les Français ce que vous évoquez. Si c'est le cas, on va voir les réponses qui sont données. Mais si c'est le cas, si ceux qui sont restés ministres 14h vont percevoir des indemnités pendant je ne sais combien de temps, mais à voir.
Ça va agacer beaucoup. Philippe Balard, qui a dit "On nous avait promis la rupture, on se retrouve avec des chevaux de retour." Ça ça sent venir du LR, du côté des LR, non ?
Bruno Rotaillot, le patron des LR sur le plateau de du 13h de TF. Bruno Rotaillot qui fait partie pourtant de ce gouvernement. Oui, ça aurait des mots que vous auriez pu vous-même.
Non, mais encore une fois, enfin quand on entend tout ça, enfin quand il on a regardé le trésor de de TF1, enfin ce sont des gens qui ont gouverné ensemble, qui étaient prêts à éventuellement regouverner ensemble et quand les Français encore une fois 10 du mois, le 15 du mois tirent la lang, arrivent plus à remplir leur cadis et qui voi ça mais enfin attention, il y a une colère sourde là qui se qui qui monte du pays. Il faut vraiment tenir compte. Ah ben enfin c'est pas le propos enfin les les propos retour de chevau enfin je enfin c'est pas digne quand même de enfin d'être un responsable politique.
Faut prendre un peu de hauteur. On règle pas des comptes comme ça. Enfin franchement moi ça me fait penser à la cour de récréation on en est à ce niveau-là.
Mais vous avez compris ce qui s'est joué dans les heures ? Ah non faut si c'est la macronie en perdition. C'est le radeau de la méduse.
He c'est ce que Jordan Berdela a tweeté. Oui, c'est c'est vraiment ça. C'est le radeau de la la méduse et même Jacques Catalic on ne cite jamais mais dis c'est soit le radeau de la méduse soit l'arche de Noé avant le déluge.
C'est un petit peu entre les deux. C'est rare quand on sait Jackali mais là pour le coup l'analyse est plutôt bonne. Donc désormais le président de la République a le choix entre quatre solutions.
Un nouveau gouvernement, un de plus, c'est possible. Certains disent qu'il pourraient regarder du côté de la gauche. Euh la dissolution, hein, on sait que ce matin le président de la République a dit qu'il y réfléchissait, qu'il n'avait pas pris sa décision, une nouvelle dissolution.
Une démission, ça c'est a priori, c'est pas vraiment un scénario qui le privilégie. Et puis un autre scénario là qui n'est pas de de son fait, c'est celui de la destitution qui est demandée par la France insoumise ça Philippe Ballard, la destitution techniquement du président de la République par nos autorités institutionnelles. Faut même pas y penser, c'est trop compliqué.
C'est il y a tout y a je crois il y a 10 filtres à passer. Ouais. Dernier c'est les tiers de l'assemblée 2/3 du Sénat et 2 Congrès.
C'est du Mélenchon enfin c'est l'agit de propre lesfi. Mais c'est enfin voilà, c'est un chemin qui est totalement non mais enfin Emmanuel Macron à côté de ça peut prendre ses responsabilités, se dire parce que là enfin ce qu'il faut quand même voir aujourd'hui c'est que il y a plus de premier ministre, il y a une personne qui est en première ligne tout seul exposé c'est Emmanuel Macron et c'est lui qui a mis le pays dans cette situation. Donc on n'appelle pas à sa démission mais il peut peut-être aussi réfléchir.
Est-ce qu'une façon de débloquer la situation ce n'est pas euh bah de démissionner de l'Élysée et après une présidentielle, vous le savez très bien, il y a des élections législatives qui seraient il y a une vague comme on dit qui porte un parti le vainqueur. On espère que ce sera Marine Le Pen avec une majorité à l'Assemblée nationale. Imaginez alors il y a l'éternel bah oui une une démission ce que je viens de dire.
Oui. Non mais alors un point technique, c'est la question qu'on se posait pardon dans la rédaction ce matin, mais si jamais il y avait une démission d'Emmanuel Macron aujourd'hui, Marine Le Pen n'est pas éligible, elle ne peut pas se présenter à une élection tant qu'il y a pas eu son procès en appel du mois de janvier, nous sommes d'accord. Mais elle c'est un peu on peut poser la même question en cas de dissolution de l'Assemblée nationale parce que elle ir en préfecture dépose son Oui mais enfin le chemino est à peu près le pas tout à fait le même mais un peu.
Et le préfet bah dirait le vendredi à 18h non vous pouvez pas vous présenter parce que vous avez été déclaré inéligible et là tribunal administratif conseil d'état conseil constitutionnel donc c'est un peu le donc elle se présenterait malgré tout et après vous auriez des c'est le chemin qui serait parce que il y a cette phrase alors c'est pas du verbati mais on en parlait chronopila du conseil constitutionnel qui dit queon ne peut pas priver en fait les électeurs du choix voilà les électeurs du choix je pense que quand on a été trois fois candidate à l'élection présidentielle deux fois au deè tour, il y a quand même des éléments juridiques qui plaident en en cette faveur. Une question sur une question sur ce que vous venez de dire Philippe Ballard, est-ce que appeler à une démission alors je sais pas ce que vous faites vraiment pas dissolution mais vous dites c'est une hypothèse tandis que LFI remet la démission du président de la République ce matin dans les demandes LFI pour la la démission du président de la République vous pour une dissolution mais vous évoquez l'hypothèse. Est-ce que si le président démissionnait, est-ce que ça serait pas premièrement une remise en cause des institutions ?
Une députée Daniel Obon a dit que le président de la République n'était plus légitime. C'est une remise en cause des institutions. Est-ce que deuxièmement ça serait pas un précédent catastrophique pour la l'institution présidentielle et le pouvoir présidentiel ?
Si Emmanuel Macron devait démissionner parce que c'est bloqué ou qu'il est impopulaire, ça veut dire que si demain Bardella ou Marine Le Pen était élu, ce sera la même chose. Et ça veut dire qu'on change de République, le président serait totalement affaibli. Alors la légitimité Emmanuel Macron là, il a été élu par contre, il y a un problème bah de gouvernabilité du pays, si l'on peut dire, et c'est lui qui bloque tout.
Et après, bah souvenez-vous le général de Gaulle qui perd un référendum qui portait sur le Sénat en 1969, il démissionne. Est-ce que le pays s'en est plus mal porté ? Non.
George Pompidou malheureusement est décédé. Al Poer est arrivé qui était président du Sénat est arrivé à l'Élysée. Il y a eu un processus électoral et il y a eu une élection présidentielle.
Donc bah c'est la marge des institutions tout simplement. Sauf que on est quand même pardon petite note dans une situation internationale un tout petit peu compliquée. Alors si on s'offre déjà un supplément d'élection législative pas prévu avec une dissolution, ça va déjà mettre la France à l'arrêt pendant 2 mois.
Si c'était une démission du président de la République, quand je dis à l'arrêt sur le plan économique en attendant de savoir ce qui donne, si on se payait une élection présidentielle qui serait forcément suivie de législative compte tenu de la situation, je pense que c'est quand même très très compliqué de se dire même si on peut considérer qu'Emmanuel Macron est responsable du chaos politique de lui dire partez maintenant parce que finalement tout va bien, on est peénard, on peut faire des élections tranquillement en France. Je pense que ça pose un vrai problème mais il y aurait une mais il y aurait une clarification pour des mois voir des années parce que là la guerre en Ukraine que je pense que c'est penser c'est février 2022. Le moment est quand même un tout petit peu compliqué.
On serait dans un monde idéal et en paix mais non on est dans un monde instable totalement déstabilisé même de plus en plus. Bien Philippe Ballard, merci beaucoup d'être venu nous voir euh et bonne après-midi à vous avec une ce coup de théâtre donc ce matin la démission de Sébastien Lecordu. Quelques heures seulement après avoir nommé son nouveau gouvernement, vous l'avez compris hein, les partis politiques les uns après les autres organisent des réunions de crise pour préparer l'après.
Que va décider Emmanuel Macron ? Il faut de toute façon être prêt. Réaction politique toujours en direct sur notre antenne.
Sabrina Séba. Bonjour. Vous êtes député les écologistes des Hautes SC.
Alors, d'après ce qu'on a compris, en écoutant votre patronne Marine Tondolier, vous vous n'appelez pas à la dissolution. Marine Tondolier a parlé il y a quelques minutes d'une cohabitation. C'est ce qu'elle souhaite.
Une cohabitation. Ouais. Oui.
Écoutez, je pense que nous, on a toujours été assez clair, c'est-à-dire qu'il y a eu des élections maintenant il y a un an et quelques mois qui ont certes pas donné de vainqueurs, qui ont donné un une assemblée nationale qui a été divisée en trois blocs et qui donne une majorité à une à une légère majorité à une partie de ce bloc. Donc maintenant, il y a plusieurs choses. Si on dit qu'on demande une dissolution, ça voudrait dire qu'on acte le fait que le problème est à l'Assemblée nationale et que le problème ce sont les parlementaires et le fonctionnement de l'Assemblée nationale.
Or, nous ce que nous disons aujourd'hui, c'est que le problème n'est pas à l'Assemblée nationale, il est à l'Élysée. Et je crois qu'il y a deux options pour cela. Soit effectivement le président de la République décide d'accepter le résultat des urnes de l'année dernière et donc de nommer un premier ministre issu du rang du bloc qui est arrivé en tête charge à ce bloc. d'essayer de gouverner et on sait que ça sera pas facile ou alors reste sa démission parce que je ne vois pas d'autres issues aujourd'hui en réalité dans la configuration politique actuelle parce que même si on faisait une dissolution la réalité c'est que globalement on retrouverait à peu près les mêmes équilibres et peut-être aucune majorité absolue qui se dégagerait dans cette assemblée nationale.
Donc on referait des élections pour avoir quasiment le même résultat. Donc vous appelez, les écologistes disent "Nous voulons une coalition des gauches" euh n'est-ce pas euh sur une base programmatique, une sorte de de programme commun. Euh qui qui sont les noms des premiers ministres qui sont avancés ?
Vous avez euh une idée en tête ? Vous pensez à Marine Tondelier, la patronne des écologistes ? Alors, il y a pas de nom qui est annoncé.
Je crois que justement le problème dont on souffre depuis maintenant plusieurs semaines, c'est cette question des noms qui sera où et cetera. La réalité, c'est qu'on est phase à trois crises. Une crise sociale qui est extrêmement importante, une crise démocratique et une crise et une crise enfin économique, donc écologique, pardon.
Donc il faut d'abord regarder ce qu'on souhaite faire, comment est-ce qu'on veut répondre aux préoccupations des Français. Nous, on l'a dit, par exemple, on avait proposé le gouverner sans l'utilisation du 493 en mettant en place une constituante, en changeant la question des institutions pour répondre à cette crise démocratique. Nous avons des propositions aussi pour répondre à la crise sociale et à la crise écologique et environnementale.
Je crois que c'est ça qui est important, qui doit nous réunir. Vous savez, moi tout ce que je rencontre aujourd'hui, il y a personne qui me disent "C'est super, c'est le chaos" et cetera. Les gens ont envie de stabilité. s les gens ils ont envie de pouvoir se projeter de pouvoir se dire qu'à la fin du mois ils pourront payer leur loyers ils pourront remplir leur frig ils pourront travailler et donc c'est ça la réalité à laquelle nous devons répondre toutes et tous collectivement.
Moi c'est ça qui m'importe. Moi ça ne m'intéresse pas la question des noms de qui sera où. Franchement je vais vous dire très sincèrement je m'en contrefiche.
Ce que je veux par contre c'est lever le chaos qui est aujourd'hui dans le pays qui n'est de la responsabilité que d'une seule personne c'est Emmanuel Macron. Et donc on le sait aujourd'hui, vous savez, on peut toujours venir en randonnion vous expliquer on veut ça, on veut ça, on veut ça. La réalité c'est qu'il n'y a qu'une seule personne aujourd'hui qui a la main sur les décisions qui nous concernent, que ce soit la dissolution, que ce soit la démission.
Et cette personne, elle s'appelle Emmanuel Macron. Merci Sabrina Sbaï, député parlementaire écolo. Donc je rappelle les écolos, c'est une position intéressante, un peu nouvelle.
Ils ne veulent pas de la dissolution que tout le monde appelle de ses vœux, mais euh plutôt d'une de la construction d'une coalition de de toutes les gauches. Euh Julien Arnaud, il est 14h18 19. Euh ce matin, nous avons vécu une situation tout à fait incroyable et inédite et on est en train de on est on saute dans le vide là.
C'est qu'on a on a on est dans le plongeoir, on est couru, on a couru et pour l'instant même pas sûr qu'il y a de l'eau. On est en suspension. Oui, on est même pas sûr qu'il y a de l'eau au fond.
Oui, ça fait pouac comme ça. Ouais. soit dans l'inconnu total et effectivement euh depuis euh ce matin, c'est vraiment c'est complètement dingue ce qui est en train de de ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui depuis ce matin effectivement avec la démission de Sébastien Lecnu acceptée par le président de la République.
Jusqu'à maintenant, c'est intéressant cette voix singulière des écologistes au sein de la gauche. Pendant ce temps, tout le monde se réunit, fait son bureau politique à gauche, les républicains ont l'a suivi en direct. Horizon Eddouard Philippe cet après-midi, le modè Marc Fenot qui dit "J'ai honte".
Il vient de publier un long message en disant "J'ai honte". Voilà. Bon bah tout le monde est un peu Marc du du modèle dit "J'ai honte.
J'ai honte de ce qui se passe en France." Ouais, j'ai honte. Et il faut qu'on arrive à un compromis historique.
Bon bah voilà encore le mot compromis. On verra ce que ça donne. Le Rassemblement national qui aussi a tenu et va se réunir avec ses ses députés.
Bruno Retaillot qui vient au journal de trésor, patron des républicains mais aussi ministre de l'intérieur, ministre des missionnaires qui a dit "Non, moi je veux pas participer à ce gouvernement de Sébastien Lecornu parce que notamment pourquoi pas Bruno Lemire était présent à l'hôtel de Brienne, ministre des armées. Vous vous rendez compte quand même. Donc tout ça en même pas quelques heures.
C'est ce que nous avons vécu. Donc saut dans l'inconnu, je ne sais pas ce que ça peut donner. Tous les regards sont tournés vers effectivement vers Emmanuel Macron.
Est-ce qu'il veut constituer un nouveau gouvernement, faire appel à un nouveau premier ministre ou aller vers la dissolution ? Est-ce que c'est une phase de réflexion qui s'ouvre et qui peut être plus ou moins longue ? C'est c'est ça la question.
H Renault Pilard, bien sûr, comme le dit Julien, c'est rendez-vous en terrain connu et on se retrouve avec un président de la République qui a très très peu de solutions. Effectivement, soit essayer de renommer un premier ministre avec un gouvernement mais quand on regarde l'arithmétique, c'est compliqué. soit une nouvelle dissolution 1 an à peu près à 1 an et demi après la précédente.
Et je peux vous dire qu'en tout cas les messages que l'on reçoit ici euh depuis 1h 1h30 c'est que dans les cabinets ministériels et dans les partis politiques, de plus en plus de de cadres ou de conseillers se préparent à une éventuelle dissolution. Et dans le même temps, regardez cette image d'Emmanuel Macron. C'était ce matin au moment où on apprenait la la démission de Sébastien Lecornu.
Regardez le chef de l'État au Panthéon en train de préparer la cérémonie de jeudi, la pantthéonisation de de Robert Badar. Effectivement, c'est sur cet homme-là que tous les regards se tournent aujourd'hui. Isabelle, c'était au fond la seule action de gauche que qu' fait Emmanuel Macron pendant ces deux ces deux ces deux quinquenas, c'est la panthéonisation de Robert Binter.
Donc au moins il restera ça, c'est déjà ça. H voilà. Et Harlette ?
Oui. La distance d'un président de la République qui continue à respecter son agenda et son emploi du temps en regardant l'agitation un peu de loin de la petite classe politique. Mais ah bah non, ça je vous confirme, ça peut pas durer.
Donc le président garde les distances mais évidemment qu'il est obligé de s'en mêler. D'ailleurs, il n'a jamais cessé de se mêler puisqueencore une fois, je dis le choix de Bruno Lemèire, c'est bien celui du président de la République. Peut-être parler ce soir là, on le saurait si ça avait peut-être Oh oui, sans doute, il faut qu'il éclaircisse un peu le paysage et qu'il ait choisi ce qu'il veut souhaite faire, nommer un autre premier ministre et et quel premier ministre, la tentation de la gauche, va-t-il y céder ou ou pas ?
Ou bien va-t-il choisir quelqu'un de de son camp dans une 4e version, chercher un premier ministre pour un gouvernement technique ? Vous saz, on revient toujours dans ces cas-là, qui est le technicien qui accepterait voilà avant de se résoudre, je ne pense pas qu'il annonce demain une dissolution, mais comme tout est possible, je vais m'arrêter là. Bon, en tout cas, tout est annulé.
Oui, tout est annulé. Pas de conseil des ministres cet après-midi, pas de déclaration de politique générale du premier ministre demain, vous l'aviez bien compris. d'émission spectaculaires donc de Sébastien Lecornu ce matin accepté par le chef de l'État.
Que peut-il se passer à présent ? En tout cas, Sébastien Leurcnu est à Matignon avec son gouvernement démissionnaire. Que peut-il se passer par la suite ?
Marie Aline Mél arrive sur LCI pour LCI direct. et à demain midi.
Bruno Retailleau