Invité : Lionel Jospin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le Premier ministre est donc sur notre plateau lional Jospin bonsoir bonsoir On l'a bien compris en voyant ce reportage l'attente des chômeurs est particulièrement forte hier Marie- Thérèse join Lambert vous rendait son rapport quelles sont les propositions que vous allez retenir quelles sont celles que vous allez modifier et quelles sont celles que vous allez écarter vous avez raison de poser la question ainsi parce que Marie-Thérèse joint Lambert que je remercie pour son travail a fait son rapport en toute indépendance entre le moment où je lui ai confié cette mission et le moment où elle m'a remis lepp hier nous n'avons pas eu de contact elle ne m'a pas soumis son travail il y a des disposition que nous allons appliquer dans la loi contre les exclusions par exemple il y a des problèm qu'elle pose le lien entre l'assurance chômage le système d'indemnisation du chômage et les minimas sociaux c'est-à-dire les mesures de solidarité en quelque sorte qui sont des problèmes extrêmement important dont il faudra discuter mais sans doute avec les partenaires sociaux et puis il y a toute une série de mesures qu'elle propose qu'on retrouvera progressivement dans la loi contre les exclusions alors justement quelles sont les mesures que que vous allez retenir et qui vous semblent les plus importantes à prendre dans l'urgence et bien d'abord je rappelle que sur une autre antenne mais lorsque il y a eu ces mouvements organisés par des collectifs de chômeurs j'avais pris cinq engagements et j'avais dit que je m'exprimerais sur ces cinq engagements au moment moment où Marie- Thérèse joinlambert remettrait son rapport et c'est donc ce que je veux faire ce soir j'avais pi un premier engagement j'avais dit et l'un des des personnes des militants que vous interrogiez à l'instant il faisait allusion que il faudrait que les minimas sociaux soient tous indexés sur le coûte de la vie et ce n'était pas le cas de tous c le cas du RMI par exemple ou de la location adulte handicapé c'était pas le cas de laallocation Spécifique de Solidarité de laasss dont on a parlé beaucoup ou bien de l'allocation d'insertion et bien à partir de l'année prochaine du 1er janvier tous les minimas sociaux seront indexés sur la hausse des prix c'est-à-dire qu'au début de l'année en janvier on augmentera ses minimas sociaux de la prévision de la hausse des prix ça c'est un rattrapage Monsieur le Premier Ministre est-ce que vous faites un effort supplémentaire ça ça n'est pas un rattrapage rrapage de pouvoir d'achat ça c'est dans l'avenir tous les minimas sociaux ne obligatoirement augmenteront d'autant que le coûte de la vie plus si nous le décidons si des gouvernements le décident mais de toute façon au minimum cela en ce qui concerne le rattrapage j'avais pris un deuxième engagement qui était le rattrapage de l'ASS de l'Allocation Spécifique de Solidarité touché par des hommes et des femmes plus de 500000 environ qui n'ont plus qui sont en fin de droit en quelque sorte qui touche plus de la loocation du système d'assurance chômage géré paritairement par le patronat et les syndicats dont je parlais tout à l'heure et j'avais dit que ce rattrapage serait fait intégralement alors nous avons déjà opéré une partie du rattrapage comme c'était indiqué tout à l'heure puisque nous l'avions augmenté de 2 % au 1er janvier 98 et bien nous allons revaloriser laasss de 6 % supplémentaire avec effet rétroactif au 1er janvier 1998 ce qui veut dire que pendant l'année 1998 l'ASS aura été augmenté sera augmenté de 8 % donc il y a un coup de pou supplémentaire de 8 % c'est un rattrapage intégral et qui va représenter un effort de plus de 1 milliard de francs sur sur le RMI est-ce que là quelle est exactement votre logique et question complémentaire notamment ce que demande un certain nombre d'associations de chômeurs pour un RMI jeune apparemment votre réponse est plutôt négative est-ce que vous pouvez expliquer pourquoi je vais je vais vous répondre mais je vrais ajouter que la loocation d'insertion qui touche 15000 personnes c'est pas beaucoup mais des publics particulièrement en difficulté fragile que c'est allocation qui avait 29 % de retard elle aussi va subir un rattrapage intégral les jeunes ça attrait à mon troisème engagement j'avais dit un effort supplémentaire doit être fait en faveur des chômeurs de longue durée et éventuellement des jeunes sans ressources sur les chômeurs de longue durée les chômeurs âgés de plus de 55 ans qui ont cotisé 40 ans à la S sécurité sociale et qui touche à l'actuellement soit la SS soit le RMI bénéficieront d'une augmentation de 1750 francs par mois jusqu'à l'âge de 60 ans c'està-dire qu'ils ne pourront pas toucher moins de 5000 francs par mois et quant aux jeunes oui nous n'envisageons pas de créer un Rémi jeune je pense ça oui ça veut dire que vous suivez les recommandations de Marie- Thérèse Join-Lambert mais on a entendu que tous ces chômeurs aujourd'hui récl très fortement cette allocation RMI jeune ça veut dire que je pense que pour les jeunes ce que nous devons trouver c'est l'emploi c'est pas un revenu d'assistance au début de leur vie je ne suis pas sur cette philosophie j'ai dit que je voulais une société du travail et pas une société de l'assistance et pour les jeunes alors d'une part il y a les emplois jeunes quand même non seulement il y a une croissance plus forte on en parle une reprise des emplois une baisse du chômage qui va favoriser les jeunes mais nous avons déjà créé des emplois pour les jeunes avec les emplois jeunes de près de 50000 et nous envisageons d'en créer 150000 dans l'année 98 pour les jeunes c'est l'emploi qu'il faut créer maintenant il y a néanmoins des jeunes dépourvus de ressources ceux-ci bénéficieront on en parlera dans le projet de loi contre les exclusions d'un nouveau dispositif d'insertion et d'accompagnement qui sera doté au titre de l'État il y a l'action des régions dans la formation qui sera doté de 700 millions de francs pour les les personnes qui qui ont aujourd'hui ces minima et qui sont en passe peut-être de trouver un emploi demain mais qui ne sont pas certains que cet emploi va être durable ou pas est-ce que là il y a pas une piste également à trouver pour qu'il garde une partie éventuellement de ces minima c'est vrai c'était le 4è engagement que j'avais pris nous devons faciliter le retour au travail nous devons passer de l'assistance à l'insertion par le travail et de ce point de vue le gouvernement a donc décidé j'ai décidé que désormais tout àocataire du RMI ou de la SS ou de la loocation parents isolés qui reprend un emploi pourra conserver son allocation de façon dégressive pendant 1 an dans la limite en gros d'un SMIC donc voilà une mesure qui est une mesure d'incitation au travail forte et je crois novatrice globalement ça coûte combien tout ça vous avez pu chiffrer je suis pas sûr qu'il fasse faire des chiffrages parce que j'ai je vous ai chiffré un certain nombre de mesures oui j'ai indiqué j'ai parlé d'un milliard j'ai parlé de 700 millions enfin je ne suis pas sûr qu'il faille à chaque fois vouloir totaliser parce que on se réfère à des situations souvent diff alors justement on va parler si vous voulez bien de ces mesures qu' va falloir financer vous bénéficiez en ce moment de d'une un 5è engagement quand même pe pas l'oublier parce que pardonnez-moi je sais que ça donne un côté un peu copieux à ce début d'intervention j'essai d'être un peu plus àagre ensuite mais j'avais un 5è engagement c'était le projet de loi contre les exclusions en disant qu'il serait doté des moyens nécessaire alors je voulais vous dire que Martin va présenter le 4 mars au Conseil des ministres au prochain conseil des ministres son programme triénal d'action contre les exclusions et le 25 mars un projet de loi sera présenté au Conseil des ministres contre les exclusions qui devra être discuté et voté avant l'été et qui sera doté de moyens tout à fait significatifs revenons si vous voulez bien là sur le sur le financement de ces mesures vous bénéficiez il faut le dire plutôt d'une d'une bonne croissance mais justement les les fruits de cette croissance vous allez les employer en majorité pour le chômage vous allez aussi vouloir réduire les déficits publics pour pouvoir rentrer dans l'Europe de mastrich correctement je crois que si nous bénéficions d'une certaine reprise de la croissance c'est que nous y avons travaillé nous l'avons aidé certes il y a la conjoncture internationale qui est peut-être moins défavorable mais depuis que nous sommes aux responsabilités nous avons fait des choix très clairs nous avons d'abord décidé d'avoir la croissance la plus forte possible et je crois que nous avons fait un bon diagnostic économique c'està-dire que nous avons compris que les politiques menées antérieurement maintenaient le taux de croissance français en dessous de ce qui était possible de son taux de croissance potentiel au fond on la faisait fonctionner avec un moteur nous avons débridé ce moteur en comprenant que à partir du moment où les entreprises avaient retrouvé leur compétitivité leur efficacité avait des profits importants c'est la demande qui les faire de cette énergie justement qu'alz-vous faire de cette énergie qui va profiter d'abord cette croissance retrouvée si on vous écoute bien non vous allez trop vite il faut avoir la croissance maximum c'est ce que nous sommes en train d'essayer d'obtenir il faut que cette croissance soit aussi riche que possible en emploi c'est le rôle des emplois jeunes c'est le rôle de la diminution négocié du TR de travail avec l'objectif des 35 heur et puis il faut que cette croissance s à la solidarité alors là par rapport à votre question je voudrais quand même il y a un débat y compris je dirais dans votre famille politique làdessus j'ai entendu Dominque stroskan dire il ne faudrait pas recommencer les erreurs des années 80 faut jamais commencer recommencer les erreurs si on peut les éviter ce que je voudrais vous dire c'est qu'il faut peut-être se mettre en garde contre les emballements il y a 15 jours 3 semaines on disait à cause de la crise asiatique on ne pourra pas obtenir le taux de croissance que prévoit le gouvernement pour 98 3% aujourd'hui on oublie tout ça et on nous dit il faut déjà distribuer les fruits de la croissance avant même d'être sûr si cette croissance va être durable moi je vrais vous dire à la place où je suis je peux pas fonctionner comme ça je suis obligé de former ma pensée d'examiner les faits d'essayer de choisir avec le gouvernement avec dominiic stroskanan notamment avec tous les ministres la bonne politique et de la mener dans la durée je peux pas aller d'un emballement à l'autre si vous voulez un premier ministre ça fonctionne sur du courant continu hein pas sur du courant alterntif la raison et le long terme avant de de redistribuer tout tous les fruits la croissance mais les fruits de la croissance dans l'année 98 nous allons déjà nous les distribuer on notre budget de 1998 il est en progrès par rapport au budget 97 parce que nous engrangeons les fruits de la croiss c'est plutôt la distribution ou plutôt les grands équilibres je pense qu'il ne faut pas opposer ces deux dimensions de façon factice nous nous avons favorisé la croissance et en même temps nous avons tenu le déficit budgétaire pourquoi bien sûr à cause de nos engagements européens mais aussi parce que si on dépasse 3 % de dette de 3 % de déficit on fait de la dette et quand onôle les déficits on fait baisser les taux d'intérêt or les taux d'intérêt qui baissent c'est favorable à la croissance vous voyez qu'il faut se méfier des analyses trop superficiel et donc je voudrais vous dire que pour distribuer faut produire donc notre action elle va être menée sur le long terme avec comme objectif de produire et de distribuer de chercher la croissance la plus forte possible de chercher l'emploi et je pense que l'évolution en matière d'emploi est relativement positive et puis aussi de veiller à la solidarité voyons maintenant si vous voulez bien notre 3ème chapitre celui du du conflit iraakien le président de la République donne aujourd'hui une longue interview à nos confrères du monde elle contient un avertissement à l'Irak puisque Jacques shirac affirme que toute violation éventuelle de l'accord entraînerait les plus sévères conséquences mais le chef de l'État déclare aussi que s'il y a violation de l'accord les États-Unis ne doivent pas répliquer militairement et que c'est au Conseil de sécurité d'apprécier la situation c'est une position qui vous convient bah me convient forcément puisque nous l'avons élaboré ensemble de depuis toutes ces semaines le gouvernement le Premier ministre moins entendu quand même que le Président de la République et il n'est pas interdit d'être élégant sur un certain nombre de sujets sur un certain nombre de questions mais le Premier ministre le ministre des Affaires étrangères le ministre de la Défense dans des réunions particulières les ministres vous savez que des hommes comme Jean-Pierre chevedem et d'autres s'expriment sur ces sujets à l'intérieur du Conseil des ministres l'ensemble des ministres se sont exprimés sur ces problèmes au Conseil des ministres les i définies par la France ont été élaboré en commun entre le Président de la République le Gouvernement cette politique diplomatique auquel le président de la République a donné NOTAM l'éclat qu'il convenait par ses contacts ses rencontres ses coups de téléphone elle a été conduite par le ministre des Affaires étrangères par l'ensemble de nos postes diplomatiques c'est-à-dire par l'administration qu'anime le gouvernement donc tout ça a été fait en commun et je pense que ça a donné un résultat positif cette unité de la France sur cette question a permis à la France de faiser d'avantage alors justement toujours sur l'IRAC le chef de l'État dans la même interview souhaite que si cet accord est respecté l'embargo en Irak soit sérieusement allégé qu'en pensez-vous nous avons compris dès le début que nous n'étions plus dans la phase de 91 et de la guerre du Golfe que nous n'avions plus l'Irak occupant un pays des Nations Unies le kowit d'un irac terriblement menaçant par sa puissance militaire que nous étions face à un Irak qui avait dû évacuer le kit à qui les Nations Unies légitimement avaient imposé des contraintes dont l'appareil militaire avait été en partie brisé et dont la population souffrait sous l'embargo en même temps cet Irak gardait un potentiel d'armes de destruction massive nucléaire balistique celles-ci ont pratiquement été contrôlé mais aussi potentiellement bactériologique et chimique et là le contrôle reste à être poussé jusqu'au bout donc donc l'Irak doit respecter les obligations qui sont les siennes face au Conseil de sécurité sur ce point nous pensons les choses de la façon la plus claire la pression militaireaméricaine a joué un rôle certainement dans cette affaire mais en même temps nous pensions les autorités publque française qu'il fallait chercher une issue diplomatique une issue pacifique et l'accord intervenu à Bagdad entre le secrétaire général Kofi Hanan et tarekazis et les autorités irakiennes est un succès je crois de tous ceux qui n'ont pas voulu l'engrenage de la guerre est un succès aussi pour la diplomatie française il faut donc est ce n'est pas un succès pour la diplomatie européenne Monsieur le Premier Ministre est-ce que vous le regrettez est-ce que par exemple vous regrettez la position de l'Angleterre qui s'est alignée sur celle des États-Unis je veux pas porter jugement sur des pays amis je pense que Tony Blair s'est certainement d'exprimé davantage comme un premier ministre britannique que comme un président de l'Union européenne nous allons vers une politique européenne commune en matière de politique étrangère elle n'est pas encore faite elle reste à construire et de toute façon j'ai toujours pensé que construire l'Europe ne signifiait pas effacer la France la France doit continuer à parler sur la scène internationale on a montré ensemble que cela pouvait être utile et je crois que l'ensemble des forces politiques françaises en tout cas l'essentiel et l'opinion française ont été derrière la position qui a été exprimée officiellement par la France par toutes ces autorité alors je termine enfin je réponds plus précisément à à ce qui était une partie de votre question effectivement l'Irak doit remplir ses obligations c'est-à-dire se accepter le contrôle y compris de ces sitites présidentiel et l'élimination de ces armes de destruction massives si cela est fait effectivement nous devons viser à réintégrer l'Irak dans sa région et dans la communauté internationale ce qui veut dire que nous devons envisager de mettre fin à l'embargo qui pèse essentiellement sur la population pas sur les dirigeants c'est-à-dire qu'au fond nous devons montrer à l'Irak qu'ils ont une perspective long terme s'il se comporte comme un membre normal de la Communauté des États Monsieur le Premier Ministre dernière question on revient en France et aux élections régional on a le sentiment que vous ne vous impliquez pas énormément dans cette campagne vous allez je crois animer deux meetings tout au long de cette campagne est-ce que c'est un choix est-ce que vous avez le sentiment que ce sont justement des élections locales et qu'elles n'ont pas un enjeu national non c'est pas cela je pense que ce sont des élections locales régional et cantonal et en même temps que elles auront une signification nationale délivront un message politique national sur ce que pensent les Françaises et les Français de la majorité et de l'opposition ce n'est donc pas du tout un objectif à cette majorité ça n'est pas j'essaie de terminer la réponse que elle est importante elle dit quelque chose de la façon dont je veux me situer je pense fondamentalement que les élections sont de la responsabilité des partis politiques quand je dirigeais un parti politique je pensait que le gouvernement quand nous avions des gouvernements devait essentiellement agir sur son plan pour valoris son bilan et que c'était au responsabl de partis et notamment au responsablebles socialiste de mener la campagne vous êtes le chef de la majorité tout mêmeist Audi moi je je n'utilise jamais ces termes je suis le premier ministre le chef de gouvernement c'est ça ma mission et donc je considère que pendant cette campagne je suis socialiste je suis un des animateurs de cette majorité en tout cas je dirige un gouvernement de cette majorité mais pendant cette campagne je vais continuer à gouverner j'irai faire quelques meetings de soutien mais je vais continuer à gouverner et j'espère que le jugement que portent les Français sur notre façon d'agir d'être d'affronter les problèmes économiques sociaux aussi internationaux et bien aura plutôt un effet positif pour les candidats de la majorité éventuellement les candidats socialistes mais voilà mon approche Monsieur le Premier Ministre merci infiniment d'être venu dans dans le 19 et puis toujours cons
Lionel Jospin