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interviewRenaissance (sur YouTube)· 24 novembre 2016 10 minAutoproduit

Interview d'Emmanuel Macron sur France 3

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Emmanuel Macron bonjour pas patron du mouvement en marche et depuis la semaine dernière candidat à la présidentielle merci d'être avec nous pour la la sortie de votre livre je l'ai là révolution c'est le titre au singulier d'ailleurs je veux je dois vous dire que quand je l'ai reçu quand je l'ai vu j'ai d'abord cru à l'ouvrage de Jean-Luc Mélenchon et bien vous voyez que on peut parfois avoir tort en tout cas que les idées reçues ne sont pas forcément les bonnes on est en train de vivre une série de révolutions la révolution numérique la transformation énergétique environnementale on a une vraie révolution géopolitique c'est un peu provoquant non comme titre mais c'est surtout un titre qui vise à montrer que face à toutes ces révolutions la France doit rentrer dans le 21e siècle et donc changer la façon de faire la politique et parfois les vieux clivages changer de méthodes en faisant confiance à ceux qui font c'est ce que je propose dans le livre et considérer quelques priorités en disant on doit pas changer tel ou tel paramètrre et sortir de parfois nos vieux débats mais réussir à reconsidérer rebattir le modèle français la France elle est dans une situation historique aujourd'hui alors ce soir c'est d'abord l'actualité c'est le débat de l'entre de tour de la primière de la droite on a beaucoup parlé des programmes d'Alain Jupé des programmes de François Fillon supprimer les 35 heur réduire des prélèvements les prélèvements sur les entreprise finalement vous n'êtes pas si loin d'eux non je pense qu'il y a une vraie différence d'abord il y a une vraie différence entre les deux candidats en tout cas sur ces mesures que vous avez cité ils n'ont pas la même vision des choses j'ai d'ailleurs eu l'occasion de le dire il y a des différences très profondes qui ne sont pas pas mineur au sein des partis que ce soit le parti socialiste ou les républicains qui fait que aujourd'hui pour moi le la vraie différence elle est entre les progressistes et les conservateurs la vraie différence que je peux avoir avec quelqu'un comme François Fillon c'est qu'il a un programme conservateur il propose et j'ai beaucoup de respect pour lui et ce qu'il propose mais à la fois la vision de la société qui est la sienne comme sa vision de l'économie c'est de faire mieux réussir ceux qui ont déjà réussi ou pour qui tout va bien c'est d'avoir un modèle une vision de la société français française historique mais qui n'est plus je crois le visage de notre pays aujourd'hui franis fon qui proch François avec anain Jupé il y a des convergences sur certains thèmes que je n'ai jamais nié d'ailleurs nous avons par ailleurs des vraies différences parce que je pense que les recettes économique et social qu'il propose sont daté la France rentre dans le 21e siècle encore une fois et donc notre façon de travailler de consommer profondément différente nous avons en France des injustices on le voit on a un problème de chômage en particulier de chômage des jeunes on a un problème à l'école on va y revenir on on reproduit des inégalités donc face à ça ce que le la vision qui est la mienne celle que je présente dans le livre révolution c'est de dire réinventons notre modèle n'essayons pas de le changer à la marge pour permettre à chacune et chacun de réussir sa vie dans ce monde qui va plus vite qui est en même temps plus injuste et donc il faut aussi pr autre différence avec François Fillon et et alin Jupé on va dire que ce sont deux hommes qui ont fait toute une carrière pratiquement en politique vous les Français vous connaissent depuis 2012 donc depuis 4 ans d'abord conseiller de François land ministre de l'Économie alors nous avons voulu savoir dans ce 12 13 en région comment est-ce que vous étiez perçu alors je vous propose de regarder ce reportage tourné à rouan hier tourné par Anne Bours et alis bertio très bien une centaine d'ouvrages sortent des cartons Révolution le livre d'Emmanuel Macron est mis en rayon à tous les étages de cette librairie depuis ce matin là ça va faire la une de l'actualité donc il faut qu'il soit tout de suite accessible pour les gens au milieu de l'avalanche des livres politiques un client curieux combien ça vaut 17 il y a beaucoup de là-dedans oui la France des années 2030 sédi sans parti prix ni droite ni gauche mais il faut l'écouter il faut voir faire de la politique autrement une révolution qui ne convint pas forcément c'est un pur produit de la technocratie française qui n'a pour moi aucun intérêt si ce n'est que c'est celui d'une c'est du vedetariat politique à quelques mètres de là sur le marché dans la ville natale de François Hollande Emmanuel Macron suscite un certain intérêt bon puis après on verra voir les critiques qu'il apporte peuv être constructiv Emmanuel Macron où l'ARD de la communication une de journaux de magazine People confidence il est désormais surtout attendu sur le fond économie immigration évidemment sécurité voilà tout ce qu'on attend actuellement on a tellement été dégoûté de droite de gauche de gauche et de droite que même si lui dit sans parti je pense pas que ça puisse changer vraiment grandchose une semaine après l'annonce de candidature emmanu Macron publ son de tour de la primaire de la droite une mise en scène pour faire sa place dans le débat alors vous l'avez vu vous attiser la curiosité certains parlent de pur produit de la technocratie française est-ce que pour être élu tout cela va suffire écoutez pour être élu il faut que les gens vote POUR VOUS j'entends beaucoup de commentaires depuis que en effet j'ai décidé d'être candidat j'en avais même entendu avant ceux qui sont en place vous expliqueront généralement que le portrait robot c'est celui qui leur correspond les uns qu'il faut incarner le renouveau les autres qu'il faut avoir de l'expérience bon il faut convaincre les Françaises et les Français je le dis dans mon livre d'abord j'explique qui je suis parce que c'est ce que je devais à nos concitoyens à celles et ceux qui s'y intéressent je suis pas un pur produit de la technocratie je ne suis pas sorti d'une famille de technocrates français je ne suis pas non plus réductible à telle ou telle étiquette qu'on m'a parfois accollé j'ai mon parcours de vie je suis né en province je suis arrivé à Paris et j'ai construit à force de travail et sans doute de chance le parcours qui est le mien et de conviction et ce que je crois très profondément c'est que notre vie politique ne peut pas rester dans l'état où elle est aujourd'hui parce que les défis du pays sont profondément nouveaux alors vous vous le dites souvent vous n'aimez pas être enfermé dans une boîte vous dites même dans le livre vous voulez défier les règles de la politique vous n'acceptez pas les règles pourtant dites-moi qu'est-ce qu'il a-t-il de de révolutionnaire quand depuis la déclaration de votre candidature rendez-vous donner aux journalistes ours assez classique sur fond bleu drapeau français et puis maintenant la publication de ce livre mais c'est le fond qui doit changer en profondeur c'est la démarche qui est la nôtre moi je m'arrête pas à ces chosesl il faut que les images soient propres je vais pas faire de l'anecdote vous me reprochez le fond de le jour de ma déclaration j'aurais pu mettre un fond rouge avoir des gens derrière je pourrais très classique c'est mais je la forme dans les règles de l'art de la politique la forme doit être celle dans laquelle je viens au journal de télévisé pour expliquer mon livre donc oui vous pourvez me dire que c'est très classique en même temps il faut parler à celles et ceux qui commentent la vie politique pour y exister mais est-ce que j'ai les mêmes règles que les autres non à 38 ans j'étais ministre de l'Économie j'aurais dû prendre mon ticket dans la file demander comme tout le monde une place qu'on m'aurait garanti pour me faire élire la prochaine fois et jouer le jeu de l'alternance je ne l'ai pas fait quand j'étais à l'Élysée j'ai démissionné j'ai pas demandé une banque ou un cadeau j'ai démissionné pour prendre mon risque quand j'étais ministre j'ai porté ma voix en indépendance et en responsabilité on me l'a parfois reproché ça c'est nouveau et c'est nouveau puisque ça n'était ça ne s'était jamais fait durant ces dernières décennies j'ai lancé un mouvement en disant ce monde-là ne nous permet plus d'avancer moi comme ministre je l'ai vu on a des défis aujourd'hui qui font qu'on est bloqué entre des gens de gauche qui disent je pense pas comme vous et des gens de droite qui vous disent moi je pense comme vous mais vous êtes de gauche donc on refonde c'est ça la différence c'est celle qui parz pas François Holland dans votre lit vous dites je mets sur le compte de la distraction les propos tenus par le président de la républque sur la dette que j'aurais eu à son égard est-il distrait le président où est-ce vous qui êtes trop pressé vous le dites vous avez 38 ans mais je l'ai dit je ne suis pas trop pressé parce que je pense que c'est le pays qui est pressé je pense que c'est la situation de nos concitoyens qui exige une action rapide et de ne pas rester dans les vieux Doges et pour le sujet que vous évoquez j'ai était toujours très clair j'ai du premier jour été constant avec mes convictions et la loyauté que j'ai à mon à l'égard de mon pays et ce que je rappelle dans le livre c'est que la loyauté à son pays à ses idées au président de la République ça n'est pas pour autant un système de féodalité où on est l'obligé d'un homme il y a un sujet qui qui presque intéresse les Français ce sont les chiffres du chômage du mois d'octobre ils vont tomber ce soir ce sont les dernier avant la possible déclaration en tout cas de François Hollande est-ce que selon vous il peut y aller sachant qu'il a bien sûr conditionné sa candidature à l'inversion de la courbe du chômage d'abord je ne sais pas la décision que prendra le président de la République est que selon vous il doit y aller elle lui apparti tiens je n'ai pas de recommandation à lui faire et si j'en avais je ne le ferai pas par votre truchement la deuxième chose c'est que j'espère très profondément que les chiffres de ce soir seront bons pas tant pour les conséquences politiques qu'ils peuvent avoir mais pour ce qu'ils veulent dire de la société française et du destin de chaque femme et chaque homme qui sont touchés par cela alors juste une dernière question vous expliquez que le travail votre travail en tout cas dura 10 ans c'est un peu c'est un peu on va dire audacieux vous n'êtes pas encore élu que déjà vous briguz deux mandats c'est pas audacieux c'est franc c'est sincère je le dis il y a des réformes qu'il faut faire vite parce qu'elles mettent du temps à agir et à avoir leurs effets mais cette transformation cette révolution démocratique que nous voulons conduire elle prendra du temps certains prétendent changer le pays en 100 jours moi je crois que ça n'est pas possible qui plus est dans un pays qui depuis 35 ans n'a pas réussi à relever ses grands défis merci beaucoup Emmanuel Macron d'avoir été notre invité aujourd'hui dans ce 12 1 merci à vous

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