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InterviewAirZen Radio· 17 avril 2026 45 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheTravail & emploiInstitutions & élections

Accessibilité, école, emploi : on a interviewé Camille Galliard-Minier, ministre du handicap.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Ça représente quoi pour vous d'être interviewée par une personne porteuse de handicap ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    On va parler de l'école et de l'inclusion. Quels dispositifs existent aujourd'hui pour les enfants en situation de handicap ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    L'école inclusive peut-elle être une réalité ? Comment intégrer le médico-social dans l'école ordinaire ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les AESH sont en demande de formations et de meilleures conditions. Quelles mesures concrètes sont prévues ?

  • 16:00FerméeRéponse partielle

    Les AESH doivent-elles être fonctionarisées ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quelle première mesure pour le handicap adopteriez-vous si vous deveniez présidente de la République ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Camille Galliard-MinierFait
    « un enfant en situation handicap, c'est d'abord un élève et que donc c'est la responsabilité de l'État que chaque élève pu trouver sa place dans notre dans notre école, quel que soit son son handicap. »
  • 6:00Camille Galliard-MinierFait
    « il y a des dispositifs, c'était le dispositif Cliss. Aujourd'hui, a des on a d'autres dispositifs qui sont les dispositifs Ulis ou autres qui permettent effectivement aux enfants en handicap d'être scolarisés. »
  • 20:00Camille Galliard-MinierFait
    « On a des décrets d'application aussi qu'on doit amener jusqu'au bout. Enfin, c'est un travail très large cette accessibilité, mais elle est et je l'entends bien euh une question qui se présente devant chaque personne en situation handicap ou en ou à mobilité euh réduite. »
  • 30:00Camille Galliard-MinierFait
    « Travailler ça veut dire avoir une place dans la société être reconnu et pouvoir également avoir un un logement. Enfin, c'est c'est la base. »
  • 38:00Camille Galliard-MinierChiffre
    « près d'un aidant sur deux ignore ses droits »
  • 42:00Camille Galliard-MinierFait
    « Il y a ma prédécesseur avait engagé un Tour de France des MDPH avec 18 mesures, notamment la simplification du dossier. Le dossier aujourd'hui, il fait à peu près 20 pages, il a été retravaillé et aujourd'hui euh il y a une expérimentation qui va être faite sur cinq départements avec un dossier qui a été réduit à 16 à 16 pages »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et ben du coup bah bonjour à tous et bonjour à moi-même. Vous êtes bah les bienvenues dans le cœur de Jeanne sur Azen Radio et je suis pas toute seule aujourd'hui. Je suis avec Camille Gard Meer.

Bonjour. Bonjour Jean. J'ai pas trop Non, c'est un nom compliqué à dire.

Camille Gallè Minier trop compliqué. [rires] Donc vous êtes donc la ministre chargé de l'autonomie et des personnes en situation de handicap. Merci d'être là.

Merci beaucoup pour ton invitation et je suis aussi avec Olivier. Salut Olivier. Donc salut Jean. [rires] Du coup, tu représentes radio et avec Claudild donc journaliste pour handicap.fr.

Salut Jean. Alors Jeanne, de quoi allons-nous parler aujourd'hui avec madame la ministre ? à vu.

On interview une ministre du gouvernement. Il s'en passe quand même des trucs he dans le cœur de Jeanne aujourd'hui, [grognement] ça c'est sûr. Alors on va donc suivre justement le parcours d'une personne en situation de handicap.

D'abord, on va parler de l'école et comment on apprend quand on est handicapé et on va aller voir ce qui se fait déjà. Des initiatives [musique] positives qui pourraient nous inspirer comme cette fraterie, les tip top qui sensibilisent au TDH dans les écoles de l'Académie de Montpellier. Cette école adaptée aux élèves dyslexiques ou disorthographiques ouvertes près de Bordeaux.

Jeanne l'a dit, on se demandera aussi si l'école inclusive [musique] peut être bel et bien une réalité. Oui, l'un des sujets qui a le plus fait réagir nos auditeurs et nos auditrices concerne la question des AESH et de la gestion du handicap à l'école et beaucoup attendent des réponses de votre part. Ensuite, on parlera d'accessibilité dans les transports en commun, dans les magasins et puis on parlera bah de de moi, je rigole [rires] bah du boulot.

Enfin plutôt le travail au milieu ordinaire. Je, on s'arrêtera 2 secondes effectivement sur ton aventure à Airen radio et de tout ce que ça apporte mais aussi des challenges qu'on a relevé ensemble et puis il sera aussi question madame la ministre de vie courante pour les personnes en situation d'handicap, de rêve, de visibilité, d'esprit paralympique aussi le tout avec un regardillant et on l'espère des réponses concrètes pour ceux qui nous écoutent, nous lisent ou nous regardent. Mais d'abord, j'ai une question.

Ça représente quoi pour vous d'être interviewé par une personne porteuse de 1321 ? Ça représente ben je je me présente surtout dans une journaliste en fait. Je suis invitée par une radio.

Euh je suis ravie. J'aime bien je suis ravie de pouvoir avoir l'occasion de m'exprimer sur tous les sujets que vous avez évoqués. Donc euh en fait c'est surtout la journaliste que je vois en face de moi.

Euh une journaliste qui est importante sur les réseaux qui s'est posé des questions importantes sur le handicap et sur tous les sujets. Donc voilà. Donc moi je c'est surtout le plaisir d'être interviewé par une bonne intervieveuse. [rires] Merci beaucoup Camille Gaillard Minier.

On passe au premier sujet, un sujet important, l'école. Et donc on va te laisser parler jeune. OK.

Alors moi donc par j'étais dans des classes spécialisées dans le milieu ordinaire donc en primaire j'étais en clisse et au collégé au lycée donc en classe Ulisse. Moi ça m'a beaucoup aidé pour certaines matières par exemple he bon le français voir même l'anglais. Voilà.

Euh et j'ai euh appris à lire bah super bien. C'est grâce à ce que j'ai pu réaliser donc le fameux doublage euh dans le film de Valentina et euh c'est super important que qu'il ait des classes adaptées pour tout le monde. Alors moi je me suis demandé où on va aujourd'hui avec le dispositif donc j'ai pu bénéficier.

Merci pour cette question sur l'école parce que sais que c'est un sujet important pour tout le monde. En fait, d'abord il faut prendre bien conscience que un enfant en situation handicap, c'est d'abord un élève et que donc c'est la responsabilité de l'État que chaque élève pu trouver sa place dans notre dans notre école, quel que soit son son handicap. Euh comme ça a été rappelé, effectivement, il y a des dispositifs, c'était le dispositif Cliss.

Aujourd'hui, a des on a d'autres dispositifs qui sont les dispositifs Ulis ou autres qui permettent effectivement aux enfants en handicap d'être scolarisés. Mais il y a surtout aujourd'hui un objectif qui est de faire rentrer le médico-social dans l'école pour que les enfants en situation handicap, quel que soit leur handicap, je par exemple aussi le fait d'être en situation de polyhandicap puisse permettre d'être un écolier, d'être un collégien. J'étais la semaine dernière à côté de Brest dans un collège où il y a une unité qui s'appelle l'unité d'enseignement externalisé pour personnes en situation pour enfants en situation de polyhandicap.

Et c'est des jeunes qui peuvent venir une demi-journée, trois demi-journées dans la semaine pour avoir un enseignement qui leur permet d'être des collégiens. Il y avait les parents qui disaient tout leur bonheur qu'ils voulaient qu' qu'il voyaient à leurs enfants leurs enfants ici dans un collège et considéré comme étant des collégiens et qui partageaient aussi la vie des collégiens pendant les pauses méridiennes et cetera. Donc c'est comme une unité spécialisée mais au sein d'un collège ordinaire pour le coup.

Exactement. Donc c'est vraiment faire euh rentrer qu'on qu'on ne voit plus les la situation en silo avec d'un côté les enfants qui sont à l'école, de l'autre côté les enfants qui sont en médico-social, mais que le médicocial rentre dans l'école, qu'on fasse aussi des actions de formation auprès les auprès des enseignants. On va parler des ABSH qui est des ABSH en fait que chaque enfant de ce pays en situation handicap ou pas soit un élève qui trouve sa place à l'école.

Ça c'est vraiment un objectif qui est qui est qui est le mien et qui est celui de ce gouvernement. Il y a des actions qui sont mées, il y a eu ces classes qui ont permis à Jeanne et c'est et je suis ravi de voir en plus ce que ça a pu effectivement faire la personne que vous êtes aujourd'hui en tant que que journaliste avec l'anglais et puis avec effectivement cette possibilité de doublage que qu' qu'on a vu. Donc voilà, on voit que ces enseignements quand ils sont donnés, bah ça permet aussi à chacun de pouvoir après s'inscrire dans une vie, une formation après une vie professionnelle qui doit être choisie.

Je crois qu'on reparlera des des métiers tout à l'heure. En tout cas, c'est effectivement la clé pour un avenir promis à chacun de ses enfants, situation d'handicap ou pas. Je pense que c'est une promesse qu'il faut absolument en tenir et ça donner les évidemment les moyens aussi de le faire.

Donc vous l'avez dit, l'école inclusive selon vous, ça doit plus être forcément un modèle en silo avec d'un côté tous les enfants à l'école ordinaire et de l'autre finalement une forme de spécialisation. On le sait, il y a des placements quant en IME. Vous votre proposition ça va être plus d'aller vers un compromis avec l'incursion du médicocial au sein de l'école ordinaire. effectivement qu'on réfléchit plus en tout cas en terme comme vous l'avez dit de silo et qu'on fasse en sorte que chaque enfance puisse trouver sa place à l'école et que le médico-social soit effectivement maintenant considéré comme étant totalement partie intégrante de l'école.

On a notamment on développe des pôles d'appui à la scolarité où vous avez dans les établissements maintenant des équipes des binôes. On en a plus de 500 aujourd'hui éducateurs et enseignants qui permet aussi de d'intervenir dans les classes et de voir quelle est la situation des enfants en situation handicap. C'est aussi, on travaille beaucoup avec mon homologue Édouard Gefray qui est ministre de l'éducation nationale pour voir comment est-ce qu'on peut travailler aussi en lien euh ARS et euh et euh et euh et les et et les et les organismes de de l'éducation nationale pour faire que aucun enfant ne soit refusé de l'un côté et de l'autre. si vous voulez qu'on ait vraiment une action coordonnée pour que ce parcours des enfants puisse dès le début avoir un parcours fluide sans interruption de l'école jusqu'à l'université et donc qu'effectivement ce mé le médico-social puisse être intégré partie intégrante de de l'école et le faire de façon personnalisée en fonction de l'enfant.

Alors on le disait en sommaire, l'une des questions centrales de cette interview est celle de l'inclusion au milieu ordinaire et de ces agents que sont les accompagnants d'élèves en situation de handicap donc les AESH. C'est le deuxième personnel de l'éducation nationale après les profs et on a reçu vraiment des dizaines de témoignages d'auditeurs de la part d'AESH elle-même qui disent avoir des rythmes de plus en plus effrainé, devoir accompagner de plus en plus d'enfants avec des handicaps différents parfois et via des contrats précaires. Alors, on a reçu donc ce matin une question sur notre répondeur de Milo 10.

Moi, je vous propose de l'écouter. Bonjour, enchanté. Je m'appelle Mao Germain, j'ai 10 ans et j'aimerais vous poser une question.

Dans mon école, il y a quatre enfants en situation de grand handicap. Mais alors, toutes les AESH ont été réquisitionné pour s'occuper d'eux. Le problème, c'est que donc les enfants qui en auraient eux aussi vraiment besoin ont une part de mépris car on ne peut plus s'occuper d'eux autant qu'avant.

Alors, comment est-ce qu'on pourrait faire pour engager plus de personnel ? Voilà donc la question de Milo euh 10 ans qui soulève un point important, c'est que aujourd'hui on a la chance d'avoir des AESH dans les milieux scolaires ordinaire mais elles doivent s'occuper de plus en plus de handicap, de plus en plus d'enfants sans pour autant avoir suffisamment de moyens. Donc la question de Milo est la suivante : qu'est-ce qu'on fait maintenant concrètement ?

Le nombre des VSH, il faut le savoir, a énormément augmenté depuis 2017 puisqu'on est à plus de 70 %, on est aujourd'hui à peu près à à 150000 SH. Est-ce que ça suffit ? Le témoignage qu'on vient d'entendre montre que ça ne suffit pas forcément et surtout donc il faut continuer d'ailleurs à la rentrée, il y en aura de nouveau 2000 supplémentaires mais surtout je crois qu'il faut et pour avoir échangé avec pas mal de ces enfin avec beaucoup de ces professionnels notamment lorsque j'étais député et je vais continuer maintenant en tant que ministre et essayer de voir effectivement quel est leur statut et quelle est la formation qu'on doit leur apporter et quelle est la formation notamment effectivement compte tenu des des handicaps des personnes et des enfants qu'elles qu'elles accompagnent.

Donc il y a encore des choses il y a encore des des choses à faire. Euh elles sont aujourd'hui aussi euh dans des contrats donc qu'on va pouvoir CDIER, ce qui n'était pas le cas au début, mais elles sont en demande de ces formations, puis elles ont une demande aussi euh euh qui a été entendue qui est de faire partie de l'équipe pédagogique. Je pense qu'il faut vraiment voir aussi l'école avec tous les professionnels qui sont à l'intérieur avec un objectif qui est celui de pouvoir apporter ce enseignement à l'ensemble des des élèves quel que ce soit leur leur leur handicap.

Donc voilà, elles ont un vrai rôle, il faut qu'il en ait encore davantage et on fait en sorte qu'elles soi encore plus plus nombreuses demain et qu'elle soit effectivement formée pour valoriser. Je crois qu'il y a aussi l'objectif de valoriser ces métiers et qu'elles aient aussi des journées continues parce qu'il y a ça aussi une problématique, c'est que souvent elles ont des des journées tout long de la semaine. Exactement. de journée haché.

Donc il y a l'objectif aussi de voir pour celles qui le souhaitent, je dis elle parce que c'est majoritairement des femmes, pouvoir travailler aussi sur la pause méridienne lorsque ça se fait en accord avec avec l'Amérique pour qu'elles aient effectivement des journées continues et des rémunérations aussi qui soient augmentées puisque le nombre d'heures effectué est augmenté. Donc il y a vraiment euh je ce que je souhaiterais faire sur ce sujet-là, c'est vraiment avoir une vision globale du nombre d'abord, mais aussi des conditions de rémunération, des conditions d'exercice dans la classe, du travail avec les enseignants qui doivent être effectivement euh totalement coordonnés avec euh CESH pour que effectivement les enfants soient le mieux euh accompagnés au sein de l'école. Et leur statut, est-ce que vous comptez les fonctionnariser ?

On sait qu'il y a une proposition de loi en ce sens qui a été déposée au Sénat, qui a été retoquée il y a quelques mois. Est-ce que c'est aussi en projet ça ? vous l'avez rappelé, c'est un débat qui est aujourd'hui qui a été engagé au Sénat, qui peut-être arrivera devant l'Assemblée.

Ça ce sera au choix des par des parlementaires. Je pense que là du statut une fois encore, c'est surtout comment on les valorise à travers le nombre d'heures des journées moins découses, leur place dans l'école, leur place dans l'équipe bédalogique et il faut encore la valorisation de leur accompagnement et de la qualité et de la valeur de leur accompagnement auprès des enfants. Et jeune, toi tu avais été suivi par des AESH quand tu étais à l'école, au collège, au lycée ?

Euh oui. Quel souvenir tu en gardes ? Alors euh quel souvenir ?

Ben j'en garde euh plutôt bien je trouve parce qu'ils m'ont bien aidé. Ouais. Et ça te permettrait ça te permettait d'interagir enfin d'être dans une classe ordinaire ?

Euh oui parce que j'étais pas mal inclussi dans des classes ordinaires et euh moi je trouve ça bien justement. Euh la question que soulevait Milo tout à l'heure donc la petite fille qui nous a laissé cette question là en notre vocale ça ça rappelle aussi la question du vivre ensemble. Il y a pas que la question des AESH, même si elle est centrale, il y a aussi de comment on articule dans l'école ordinaire les élèves en situation de handicap et celles et ceux qui ne le sont pas.

On a reçu un autre témoignage Jean. Je te propose de le lire. Je je suis donc psychologue de l'éducation nationale et je constate qu'au nom de l'école inclusif, on inclut des enfants porteurs de handicap parfois lourds dans des classes classiques sans apporter les moyens d'être inclus et épanoui.

On se retrouve avec des enfants en souffrance, des enseignants dépassés mais aussi des difficultés pour le reste de la classe. Alors madame la ministre Jeanne, elle est le produit de l'école inclusive et c'est tant mieux mais euh vous êtes la ministre de tous les enfants euh de tous les parents handicap ou pas. Et l'inclusion c'est de faire coexister ces demandes en leur permettant vraiment de coexister et de favoriser ce vivre ensemble.

Donc comment on fait justement pour que ça fonctionne bien et que on ne détourne pas les AESH des handicaps un peu moins lourd ? Comment ça fait on fait pour ne pas perturber le reste de l'équilibre de la classe dans un milieu ordinaire ? dans les dans les écoles.

Vous là où vous avez là vous avez raison, c'est que chacun doit y trouver sa place avec un accompagnement qui doit être donné euh par à la fois effectivement les enseignants et euh et les FSH ou d'autres avec des dispositifs qui permettent à chacun de trouver euh sa place dans la dans le respect de ses compétences. Et j'entends le le témoignage pour que euh chacun en fonction de ses particularités effectivement soit accompagné de la meilleure des façons. D'où les dispositif que j'évoqué tout à l'heure de l'UEP par exemple où là c'est effectivement des enfants en situation de polyhandicap effectivement qui sont dans l'établissement accompagnés par un dispositif particulier comme les Ulisses et les pôles d'appli scolarité.

Ça a justement aussi cette valeurlà de mettre vraiment des mots sur des situations pour après construire un accompagnement qui soit le meilleur possible. Et vous avez et ça a été rappelé aussi avec les enseignants qui sont au centre du dispositif qui doivent être à la fois formés et effectivement euh bien mieux mieux accompagné pour que chacun puisse trouver sa place à la fois les enfants euh qui ne sont pas en situation de handicap, ceux qui le sont, les enseignants, les sages, c'est toute une communauté et il y a un travail vraiment une fois encore qui est qui est fait avec le ministère d'éducation nationale pour que on puisse trouver des solutions qui permettent effectivement à la fois l'intégration et et l'inclusion de de t de tous les enfants mais en lien c'est évident avec tous les professionnels. On parlait de le témoignage de la de cette psychologue qui est elle aussi que qui eux aussi sont des professionnels qui qui ont leur place.

Donc moi, je crois beaucoup à une une communauté éducative qui soit accompagnée et qui s'engage pour que chacun des enfants, quel que soit son handicap, puisse trouver sa place dans le dans les dans les établissements. Mais comme je disais tout à l'heure, avec davantage d'acteurs du médico-social dans l'établissement qui eux aussi sont formés précisément pour accompagner des enfants dont l'handicap est plus est plus sévère. Et donc pour euh pour clore cette ce sujet qui est important, si on doit résumer, vous avez dit donc recrutement euh de 2000 personnes à la rentrée, accentuer la formation, des journées plus continues, un changement aussi de nature des contrats pour ces AESH, euh les intégrer pleinement à une équipe pédagogique.

Est-ce que euh c'est vraiment une question naïve que je vous pose hein, mais est-ce que tout ça c'est vraiment atteignable là dans les an qui vous reste au ministère, enfin que vous avez au ministère devant vous ? En fait, j'ai envisagé ce ministère comme étant en fait à chaque journée doit être utile à ce ministère, que ce ministère dure une semaine, un mois ou plusieurs mois. Sur ce sujet de l'école, j'en ai fait effectivement une priorité.

C'est pour ça que mon premier rendez-vous c'était avec Édard Geffrey. Euh quand quand on vous annonce 2000 2000 recrutements, ce sont déjà effectivement des choses qui sont qui ont été engagées. Quand j'ai été député, j'ai déjà travaillé sur ce sujet.

Donc l'intégration de l'équipe pédagogique s'est déjà engagé et on doit continuer sur donc sur tous les l'ensemble des sujets que vous avez que vous avez évoqué. C'est des choses qui sont engagées et je crois vraiment qu'il faut répondre à cette promesse là puisque il y a une très forte attente des des parents et c'est une promesse de notre public qu'on doit remplir qui est celui une fois encore que chaque élève doit avoir sa place dans notre dans notre école de la de la République. Donc tous ces chantiers sont ouverts, on va avancer et on va répondre effectivement à cette promesse qui doit être retenue.

Jeanne, puisqu'on parle d'enfance, d'éducation, d'école, tu avais une question sur le cœur, c'est à toi. Euh quand bah quand vous étiez petite, vous rêviez de devenir ministre ? Quand j'étais petite, je rêvais pas de devenir ministre, je rêvais devenir président de la République. [rires] Et c'est vrai, sans évidemment imaginer une seule enfin sans imaginer que ça puisse se réaliser, mais j'adorais la politique depuis toute petite.

J'ai mon grand-père qui était maire de la ville dans laquelle j'habite encore aujourd'hui qui s'appelle La Tronche à côté de Grenoble. Donc j'ai vu très vite ce que c'était euh ce que c'était que de faire de la politique et de se mettre au service des gens. Donc voilà, j'avais même imaginé euh voilà aller au dans les plus hautes des fonction, mais en tout cas faire de la politique, ça a toujours été euh mon souhait.

Mais j'ai commencé tard après avoir été euh avocat, en tout cas voilà, avoir d'abord travaillé mais euh voilà, c'est une mission dans laquelle je m'épanouis aujourd'hui et je pense que c'est la plus belle la plus belle émission. Et si vous deveniez présidente de la République, quelle première mesure pour le handicap vous adopteriez ? [grognement] Je je j'avais cette ambition quand je quand j'étais quand j'étais jeune.

Euh les ambitions, elles sont données aujourd'hui. Je pense qu'on a on a une politique du handicap qui a été très forte depuis depuis 2017 qui a apporté aujourd'hui ses valeurs. C'est c'est ça a été un sujet prioritaire de ce gouvernement depuis enfin de ces gouvernements successifs depuis 2017.

Et aujourd'hui on arriva à à à des résultats. On a parlé on en a parlé pour l'école, on on va en parler pour la formation. Ce que je voudrais faire moi en tant que ministre, c'est surtout qu'on puisse changer le regard de la société sur sur l'handicap, changer le regard de tous et vous participez d'ailleurs avec avec ces avec cette radio, avec ces ses rendez-vous, avec Jeanne qui montre voilà qu'on est une chroniqueuse reconnue aujourd'hui et compétente et qu'on puisse finalement regarder notre société comme un faisant partie d'un tout en situation de handicap ou non.

Donc je pense que c'est voilà, c'est ça l'ambition que j'ai en tout cas en tant que ministre aujourd'hui. Alors on va passer au deuxième sujet important, le sujet de l'accessibilité et là encore on va démarrer avec un un témoignage de Jeanne. C'est ça.

Alors déjà donc chez moi quand l'ascenseur est en panne, c'est un peu le drame. [rires] Mon voisin qui a fauteuil roulant, il ne peut pas sortir de chez lui tout seul. Donc il faut que bah qu'il soit porté par quelqu'un.

Euh pour moi, je suis pas en fauteuil mais je peux vous dire que les stations de R où je ne peux même pas monter dans le train parce que bah les marches sont très hautes pour moi. Une fois j'ai quand même failli tomber entre le R et le K. C'est là où la chose est très dure pour tout le monde je pense un de handicap.

Euh du coup j'avais une question. Euh vous croyez qu'on va y arriver à adapter tout ce qu'il faut pour celles et ceux qui ont un handicap ? Alors cette question de l'accessibilité, elle est effectivement centrale.

Des choses une fois encore ont avancé mais on le voit l'exemple de l'ascenseur est un très bon exemple. J'en ai parlé avec mon homologue, monsieur Jean-Brin qui est ministre du logement. Doncant qu'il était intolérable aujourd'hui d'avoir des personnes qui sont effectivement assignées dans leur dans leur dans leur appartement parce qu'ils ne peuvent pas se ils peuvent pas descendre parce que l'ascenseur est en pas.

Donc là, il y a vraiment une action qui va être engagée avec les ascensoristes pour voir comment est-ce qu'on peut gérer cette situation. Ça avait été le cas notamment pendant les GO, il y avait il y avait eu un un fond d'urgence qui avait été préparé avec des pièces de rechange pour pouvoir réagir rapidement. Enfin, je crois vraiment que là qu'il faut aller dans du concret, dans des réponses concrètes aux gens et et merci de de nouveau de donner cette alerte.

L'accessibilité, c'est un point central qu'on est à la fois sur les lieux, mais aussi l'accessibilité numérique. Euh c'est c'est c'est une question effectivement qui est qui est large. Il y a des engagements vraiment concrets qui ont été pris et je dirais aujourd'hui que ce n'est pas un privilège mais c'est une obligation cette accessibilité.

Donc il y a aussi euh des préfets notamment pour les commerces qui on à qui on a demandé d'aller vérifier pour que si ça n'est pas respecté, ben que effectivement euh on puisse aller beaucoup plus loin et que ce soit effectivement aujourd'hui une obligation dont on sait se saisir. Mais je je si on reprend toujours cette façon de voir les choses de façon aussi optimiste et positive que chacun s'en saisisse de façon parce qu'il est convaincu que c'est nécessaire. Il y a aussi les priorités du gouvernement qui ont été données sur cinq types de sites.

Les hôpitaux, les gares, les palais de justice et un gendarmerie. Que ces domaines là soit accessible le plus possible, voir et qu'on soit à 100 % d'accessibilité et on on on augmente, on est aux alentours un peu pour ces ces ces lieux là de 70 à 80 % mais on ne sera satisfait que quand on arrivera à 100 %. On a des décrets d'application aussi qu'on doit amener jusqu'au bout.

Enfin, c'est un travail très large cette accessibilité, mais elle est et je l'entends bien euh une question qui se présente devant chaque personne en situation handicap ou en ou à mobilité euh réduite. On peut être on se retrouve en situation de handicap dès lors qu'on se casse la jambe, dès lors qu'on en a un enfant et qu'on a des poussettes. Finalement les situations quand quand on adapte quand quand un lieu est adapté et accessible, il est accessible pour tous.

Et quand c'est pensé dès le début, vous avez vous avez raison de le mentionner. On a fait quelques recherches sur nos articles respectifs sur handicap.fr, FR sur Ren Radio.

On a été voir ce qui se passait dans certaines villes. On pense par exemple à Toulouse et ses ascenseurs dans toutes les stations de métro parce que les le métro est relativement récent par rapport à à Paris, au pictogrammes aussi qui permettent aux personnes qui ne savent pas lire de se repérer. Mais aussi ça marche pour les enfants, pas pas spécialement pour elles.

On a aussi vu les exemples de Berlin, de Madrid, de Londres où les bus sont 100 % accessibles. Donc en fait c'est possible, on a des moyens d'inspiration. On pense à Vienne également, c'est large trottoir.

Donc tout ça c'est jouable. Mais il y a la question donc des projets euh natifs, on va dire, qui démarrent en étant accessible direct, mais il y a aussi la question d'adaptation qui est là. Donc, on avance comment là-dessus ?

Il faut réfléchir à chaque fois à chaque euh dans chaque situation, quelles sont les solutions ? Vous avez rappelé les différentes solutions. C'est bien ainsi de montrer que c'est une compétence qui est à la fois de l'État, mais c'est aussi la séité de chacun et notamment euh des élus locaux euh départements, régions, communes qui doivent se saisir de ce sujet.

Et on le voit, vous avez vous avez donné exemple de Toulouse, quand vous avez aussi voilà des communes qui s'engagent, on peut trouver des solutions. Donc ces solutions soit elles sont comme on l'a rappelé dépensé dès le début lorsqu'on construit le projet, soit effectivement quand on doit adapter avec la limite de la de avec la limite de de ce qui est de la situation. Mais je vais vous donner un seul exemple qui est celui de mon suppléant qui est devenu député à ma place Alim Lache, champion paralympique d'escrim dont je suis voilà qui qui a appris qui a pris ma suite qui était en situation de handicap qui est en fauteuil qui a fait son rentrée à l'Assemblée.

C'est le deuxè député en fauteuil avec Sébastien Petavi et bien l'Assemblée a fait des travaux. On est dans un lieu qui est historique et bien il a fallu réfléchir pour voir comment le rendre accessible. L'acception c'était pas est-ce qu'on va y arriver ?

On y est arrivé et aujourd'hui le l'hémicycle est accessible et les choses ont été pensées pour que Sébastien Patavi et et Alimatr puisse se siéger. Donc ce que je veux dire c'est que toute à tout problème il y a une solution. C'est pas moi qui l'ai dit, c'est ça a été dit déjà avant.

Et donc chaque chaque situation doit être pensée pour voir comment est-ce qu'on permet cette accessibilité et comment on rend lisible cette accessibilité. également, on a aujourd'hui aussi des différentes applications et il y en a une qui a été doppée notamment à Grenoble qui permet aussi d'avoir aussi un la possibilité de simplifier la vie et que quand vous voulez vous rendre d'un point A à un point B, vous vous soyez pas vous trouviez pas tout d'un coup empêché parce que vous ne pouvez pas passer. Au-delà de la question de l'accessibilité, il y a la question de la sécurité notamment sur le réseau ferroviaire en France.

Euh vous l'avez peut-être euh entendu, il y a eu plusieurs accidents récents dont un mortel en fin d'année 2025 sur le métro parisien. Un utilisateur, un usager euh aveugle qui est tombé sur les voies, qui en est décédé. Euh il y a une jeune femme qu'on a reçu chez handicap.fr qui a elle-même malvoyante et qui est tombée sur les voies par manque de bandes d'éveil qui sont censées être obligatoires au niveau des des quai.

Euh qu'est-ce qu'on fait euh face à ces situations-là qui sont extrêmement dangereuses et face à l'impossibilité technique de mettre tous les qu à niveau rapidement ? Quelle solution alternative comptez-vous imposer aux opérateurs de transport ? Je pense notamment à Île-de-Fance Mobilité qui a été saisie de ces affaires là bien évidemment mais pour l'instant les réponses sont assez floues restent assez flou.

Est-ce que vous avez prévu des mesures concrètes ? Donc là, il y a il y a effectivement une action à mener. Il y a des a il y a des discussions qui vont s'engager avec euh avec l'opérateur pour voir de quelle façon est-ce qu'on peut de façon évidemment parfaitement efficace sécuriser ces personnes.

Il est intolérable qu'une personne puisse décéder dans ses dans dans ces circonstances. Donc tout doit être fait. Des mesures doivent être prises mais elles doivent être prises aussi par l'opérateur lui-même.

La la place à laquelle je suis, je suis là effectivement pour venir les rencontrer et leur dire que des changements doivent être opérés pour que ces situations effectivement ne se reproduisent pas. Alors, on va passer à une nouvelle question de Jeanne. Jeanne, la question qui vient du cœur, c'est à toi.

Euh, qu'est-ce qui vous donne la pêche maintenant que vous êtes ministre ? Qu'est-ce qui me donne la pêche ? Ce qui nomme la pêche, c'est de d'avoir d'être aujourd'hui en situation, de pouvoir changer la vie des gens et de changer de façon concrète.

Ce que je souhaite effectivement, c'est de pouvoir euh prendre des décisions et engager des actions qui fassent que concrètement la vie des gens puisse changer. Voilà, c'est ce qui fait que quand en tant que ministre, on a comme ça cette possibilité et cette cette capacité à pouvoir agir, mais c'est des choses qui donnent envie de se lever évidemment tous les matins avec la pêche qu'il faut avoir pour parce que c'est c'est évidemment une fonction qui est à la fois très exigeante, mais c'est un grand honneur et une très grande responsabilité. Merci beaucoup.

On va passer à notre troisème sujet qui est le travail Jean. Et ben moi j'ai la chance de travailler en CDI à radio et ils m'ont embauché il y a déjà 3 ans. Tu imagines qu'il Ouais, on est déjà il y a 3 ans et c'est très rare pour une personne atteint de 1321 que ce soit en ESAT ou en entreprise adapté ou en milieu ordinaire s'apportant que chacun puisse travailler en fonction de ses capacités.

Oui, et Jeannes, c'est vrai que c'est un peu une une exception chez nous puisqu'on sait que plus de 80 % des personnes trisomiques en l'occurrence souhaiteraiit avoir un emploi et c'est souvent euh compliqué. Euh ce que ça nous a demandé, c'est en fait beaucoup de temps pour se comprendre, Jean et moi, Jean et le reste de l'équipe, euh à se parler autrement aussi, à ralentir un petit peu, à s'adapter. Alors, je sais pas si vous l'avez noté depuis le début de de l'interview, mais il y a des moments quand ça devient un peu long, par exemple, ça peut jouer sur ta fatigue, Jeanne ou ta concentration.

Donc il faut adapter aussi nos façons de faire. Euh quand vous entendez cette cette histoire-là, donc l'histoire de Jeanne qui est recruté ici dans une radio nationale comme les autres journalistes de cette rédaction, qu'est-ce que vous en pensez vous ? Moi ce que je voudrais c'est qu'il y a plein de jeunes et encore plus de jeunes partout en France dans tous les secteurs.

Effectivement ce que je disais tout à l'heure c'est pas juste une pétition de principe de dire que ce soit que les personnes dans c handicap soient au centre de cette politique c'est de dire qu'on doit effectivement faire en sorte de pouvoir écouter et répondre à leurs besoins et à leur et à leur dédire. J'ai rencontré d'autres euh d'autres j'ai fait pas mal de rendez-vous depuis que je je suis je suis ministre et effectivement cela m beaucoup remonté sur cette volonté de pouvoir agir et de pouvoir être demain et de pouvoir travailler parce que le travail on sait que c'est la première des choses. Travailler ça veut dire avoir une place dans la société être reconnu et pouvoir également avoir un un logement.

Enfin, c'est c'est la base. Et euh répondre à la demande des personnes s handicap, c'est répondre à ceux qui souhaitent travailler en milieu ordinaire comme Jeanne euh et c'est ceux qui veulent qui préfèrent rester en s'ils le souhaitent dans un milieu qui est plus protégé. Mais ça c'est correspondre à la demande et ne pas assigner effectivement les personnes en situation de handicap à des situations dont on pense qu'elles sont les meilleures euh comme des milieux protégés.

Donc, il me semble important de garder la diversité des solutions et de faire ce qui euh ce qui ce que vous avez fait effectivement euh avec Jeanne, mais comme vous l'auriez fait, j'imagine avec n'importe quelle euh effectivement autre personne qui souhaitait travailler avec cette adaptation commune qu'on a qu'on doit faire avec chacun de des salariés, il y a des initiatives qui sont prises sur le territoire et ça aussi c'est la volonté de ce ministère de c'est de s'inspirer de de solutions trouvées sur les territoires pour voir comment on peut les dupliquer. Il y a une solution qui s'appelle VTA qui est qui est là pour l'emploi de personnes en situation de polyhandicap avec des entreprises qui s'engagent très fort et je vais en voir une très prochainement. Vous avez aussi des entreprises qui engagent dans dans des manifestes s'appelle le manifeste Inclusion.

Donc aujourd'hui je pense que c'est plutôt les entreprises qui ne regardent pas ce sujet qui vont être mis à l'écart. Dans dans le cas de Jean c'est une une structure qui t'accompagne aussi he qui nous accompagne d'ailleurs. C'est Access Job.

Tu peux en toucher deux de deux trois mots peut-être à madame la ministre sur comment ça se passe ? Alors comment ça se passe avec Accès Job ? C'est la personne qui est enfin oui donc la personne vient à àen justement pour pour mieux adapter des outils pour mieux travailler justement mes chroniques les interviews.

Voilà. Ouais c'est Yve qui est super qui vient deux fois par semaine avec toi et qui vient passer voilà quelques heures pour t'aider à travailler nous aider aussi répondre au salariés. Donc c'est typiquement j'imagine ce genre d'initiative qu'on peut faire monter.

Exactement, c'est sur initiative et qui montre effectivement qu'avec un accompagnement Jeanne peut a pu parfaitement trouver sa place dans votre dans votre équipe. Il y a d'autres initiative. Je suis allée inaugurer une colocation qui s'appelle Frat avec une association qui s'appelle Fraterie dans le 15e la semaine dernière et ils ont justement cette cette envie à la fois d'accompagner des personnes euh effectivement trésomique à la fois dans le logement mais aussi dans l'accompagnement au travail et souvent les deux sont liés et cette colocation c'est une colocation effectivement de personnes avec situ avec qui ne sont pas en situation de handicap sur l'idée voilà d'une colocation qu'on pe on peut trouver partout dans dans Paris donc voilà c'est initiative effectivement qu'on peut mettre en avant Tu disais quoi je disais je connais quelques-uns qui sont mes potes [rires] connais tout qui sont mes potes de base.

Non sont mes potes qui sont atteints de handicap eux aussi d'ailleurs trésomique qui sont aussi dans ce groupe fraterie. Voilà donc on l'a vu à travers l'exemple de jeune l'emploi accompagné fonctionne mais il manque encore de moyens. Est-ce que vous allez le développer pour qu'il soit accessible partout ?

Au-delà des moyens, il faut euh c'est ce que je disais tout à l'heure, que la société se saisisse de cette opportunité et euh que il y a davantage encore de de personnes sur Handicap qui travaillent. Aujourd'hui, il y a un taux il y a un taux de chômage d'environ 12 % qui est donc euh 5 points supérieurs au aux autres, ce qui n'est pas euh ce qui n'est pas normal. Et donc il faut faire effectivement il faut travailler et il faut d'abord que les entreprises effectivement s'engagent dans le dans dans cette démarche parce que ce sont des personnes qui peuvent apporter à leur entreprise.

Vous avez une très bonne chroniqueuse qui a pu effectivement rejoindre vos équipes et qui aujourd'hui euh et est une faance de votre de votre radio. que voir ça comme étant des voir l'engagement enfin le fait d'employer des personnes handicapes comme des opportunités effectivement avec des moyens comme on disait tout à l'heure de sécurisation avec des des besoins spécifiques à à adresser mais mais une fois encore je crois qu'il faut aborder ça de façon positive comme étant effectivement des personnes qui ont envie de travailler et répondre à leur vous avez aussi dans dans concernant les les entreprises des emplois aujourd'hui qui étaient classé dans une liste qui dans lequel il y avait des emplois qui ne pouvaient pas être occupés par des personnes en situation dans ça s'appelait des écap aujourd'hui est-ce que cette liste soit supprimée qu'on qu'on considère que tout emploi peut-être effectivement peut-être occupé par une situation par une personne en situation de handicap quitte parfois à l'adapter ou avoir un accompagnement comme c'est le cas pour pour Jeanne mais ne plus avoir de limites. Il y a d'autres dispositifs.

Il y a notamment les entreprises adaptées et aussi les travailleurs enfin les ESATes concernant les travailleurs donc des ATES. Quelle est la prochaine étape pour aligner leurs droits sociaux sur ceux des salariés ordinaires notamment sur la question de la rémunération et de la retraite ? On le sait, leurs droits ont été étendus notamment sur le droit de grève et d'accès au syndicat mais leur rémunération reste échelonnée à 44 % de moins que le SMIC en rémunération directe.

Qu'est-ce que vous comptez faire ? à ce titre. Alors, les ades comme je l'ai les comme je l'ai dit tout à l'heure est un dispositif qu'il faut absolument maintenir parce que précisément ça peut correspondre à la demande de certaines situations handicap qui préfèrent travailler dans un milieu qui effectivement est est protégé.

Euh j'ai eu l'occasion d'ailleurs de d'en visiter un la semaine dernière de nouveau à Bress lorsque je suis j'ai fait cette visite officielle dans un établissement qui faisait de la de la cuisine et qui permettait à tout un secteur économique de pouvoir déjeuner à midi. Euh donc j'ai rencontré certains de des personnes qui qui y travaillaient et qui effectivement avec qui on a échangé sur le rapprochement qu'on doit opérer aujourd'hui entre les droits sociaux des salariés et leurs statut. Donc c'est des choses qui sont en train de d'être travaillé et je pense qu'effectivement c'est un sujet qu'on doit qu'on doit adresser sur lequel on doit travailler sur les prochains mois.

Alors on va passer à la question suivante. La question qui vient du cœur. Je c'est à toi.

Ouais. Alors c'est c'est quoi la chose dont vous êtes la plus fière dans votre vie ? Alors c'est pas la chose ce sont mes enfants [rires] évidemment.

Voilà, j'ai j'ai deux garçons deux garçons merveilleux voilà qui évidemment voilà que je vois moi en ce moment mais qui sont voilà les choses don les choses ou les personnes en tout cas dont je suis le plus fier. Et est-ce que eux sont fiers quand ils voi disz tout à l'heure vous aviez le rêve d'être présidente de la République est-ce que quand ils voi que leur maman est ministre d'un gouvernement et donc peut comme vous le disiez changer des choses dans la société. Est-ce que eux sont fiers ?

Oui, je pense qu' oui, ils sont très fiers. Ils me l'ont dit. Euh c'était à la hauteur de la réaction qu'ils ont eu lorsque j'ai lorsqu'ils ont su que j'étais ministre puisque ont ils l'ont appris évidemment après ma nomination mais ils ont été les premiers à être à être informé.

Je les ai appelé pour pas qu'ils l'apprennent par la presse. Euh ils ont 15 et 16 ans. Donc ils ont été en capacité d'exprimer effectivement leur leur leur fierté.

Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui je crois qu'ils acceptent qu'on se voit moins parce que justement ils savent que je suis aujourd'hui utile dans ce que je fais et et ils sont évidemment fiers de leur maman. On va passer à notre 4e sujet, l'avantdernier qui est le sujet la vie de la vie courante. Jeanne, c'est à toi.

OK. Alors à [raclement de gorge] la ru moi je suis autonome au travail mais j'ai quand même besoin des dents. Lien donc un job coach de l'association Access Job donc ce qu'on avait dit tout à l'heure qui m'accompagne une deux fois par semaine à Airen Radio.

C'est un peu comme un AVS mais professionnel qui m'a [raclement de gorge] offert Airen pour pour m'aider à bien travailler. Mes parents aussi sont des aidants par exemple c'est eux qui gèrent mon argent. Et donc sur la question des aidants comme pour tout le reste, on a du boulot Air Zen radio car des initiatives positives, il y en a des centaines.

J'en cite quelques-unes. La start-up Air Revolution et l'Association française des aidants qui ont lancé une formation en réalité virtuelle pour sensibiliser les salariés, la ressourcerie à Bordeaux qui organise des ateliers et des groupes de parole pour les aidants, des applis comme famille relais ou LPO qui aident à rompre l'isolement ou faciliter la logistique. Toutes celles-là, vous pouvez les retrouver sur suren.fr.

Donc là encore des initiatives, il en existe énormément sur le terrain. Et heureusement parce qu'on parle de plus en plus des aidents qui sont de plus en plus nombreux, près d'un aidant sur deux ignore ses droits, allez-vous créer un véritable statut de l'aid qui inclut une rémunération digne et une protection sociale complète au-delà du simple congé de prochédent qui est déjà une réelle avancée ? Alors, la question des aidants est évidemment essentielle euh et centrale sur la question des du handicap, ce qui m'a amené à rencontrer effectivement des collectifs et ce qui aujourd'hui vous avez énormément d'initiatives et c'est et c'est c'est très bien autour autour des aidants.

Euh j'ai lorsque j'étais j'étais député, ensuite la personne qui m'a qui m'a suivi, c'est elle s'appelle Servane Hug. Elle est elle-même maman euh d'un d'un jeune Antoine avec lequel j'ai beaucoup échangé sur cette situation, sur cette sur ce rôle sur ce rôle des aidans. Ça m'a permis, si vous voulez, de bien comprendre au plus proche de la réalité ce que c'était que un aidant et comment est-ce qu'il fallait euh euh l'accompagner.

Et elle m'a beaucoup parlé effectivement de l'accompagnement des du rép. Quelle solution on peut donner pour pour le répi de l'accès au loisir ? Je crois qu'il faut pas aussi oublier.

Alors, il y a tous ces dispositifs extrêmement importants sur lesquels évidemment on va travailler, mais elle me disait aussi "Ce qu'on voudrait nous c'est que comme famille on puisse être considéré comme les autres et que quand on veut aller à un match de foot, quand on ve un concert, qu'on veut aller à la montagne, on soit pas empêché et qu'on puisse y aller avec notre enfant et qu'on puisse avoir ces moments aussi euh en dehors de la maison pour se se ressourcer comme vous comme vous et moi." Donc, je pense que cette question des aidants de manière comme tout à l'heure pour l'accessibilité doit être vu de façon effectivement globale. Vous avez parlé rémunération mais il faut aussi parler des jeunes aidants.

Vous avez aussi des des aidents qui aident leurs parents et donc c'est une situation aussi qu'on adressée. On a aussi la situation des parents dont les personnes sur handicap vieillissent avec effectivement des des initiatives qui ont pris sur l'après l'après-dent. Donc c'est vraiment quelque chose de très global.

C'est ce que je souhaite faire. C'est-à-dire que et et ce sera évidemment abordé dans l'enre du conseil du de la conférence de handicap qui est relié à la fin du mois de juin. Ça sera un point important, c'est comment est-ce que on travaille avec les aidents pour qu'il soi mieux accompagnés, qu'ils aient des périodes de répis euh et des des séquences de répis et comment est-ce que on peut on peut faire en sorte effectivement que ce rôle qui est difficile mais qui est extrêmement important et essentiel puisse être euh qui puisse être soutenu.

On a donc une question d'une au détrit sur Instagram qui demande à quand une vraie indemnité et un vrai soutien financier. C'est un élément sur lequel on on doit on doit discuter. C'est c'est une une question à laquelle je peux pas répondre là maintenant, mais c'est mais je crois qu'une fois encore, c'est un élément qui doit participer d'une réflexion globale sur les aidents et et qu'on répond de façon concrète à la fois à cette demande là, mais surtout quelle est leur place au cœur au cœur de nos sociétés et comment notre société peut-être à la hauteur de leur de leurs attentes.

Alors, on a dit sur Instagram que j'allais interviewer donc la ministre du handicap et j'ai invité justement à nos auditeurs à poser des questions. On voit c'est une [rires] est-ce que les dossiers MDPH sont les plus simples à réaliser ? Seront plus simples à réaliser seront plus simples.

J'ar plus à parler. Alors la simplification, ça c'est encore un autre sujet. Vous voyez, il y a de multiples sujets sur sur l'handicap, mais ça çaen ét important, notamment effectivement avec le euh les MDPH qu'on a dans les dans les départements et donc sur ces dossiers qu'on demande aux personnes dans cette handicap de remplir régulièrement.

Il y a ma prédécesseur avait engagé un Tour de France des MDPH avec 18 mesures, notamment la simplification du dossier. Le dossier aujourd'hui, il fait à peu près 20 pages, il a été retravaillé et aujourd'hui euh il y a une expérimentation qui va être faite sur cinq départements avec un dossier qui a été réduit à 16 à 16 pages pour voir si et bien ce dossier suffit. Il a été travaillé, c'est c'est très bien avec les personnes de handicap pardon, notamment avec le CNCPH, donc conseil national donc de consultation des personnes handicap et le collectif handicap qui regroupe 58 associations pour précisément bien travailler pour que ce dossier il soit moins important mais qui répondent quand même à la spécificité de chacun d'handicap. qui a un équilibre à trouver mais c'est un travail qui est en cours.

Cette exposation est concours jusqu'au mois d'août et au mois d'août on en tira les conséquences pour voir si c'est satisfaisant si on doit le le retravailler de manière plus générale. On est aussi sur les droits à vie. C'estàd que c'est exactement ça.

Donc comment faire en sorte qu'une fois que le dossier est rempli sur un handicap dont on sait qu'il ne va pas évoluer ? Ça ça a été inscrit dans la loi en 2021 par Sophie Lusel. On travaille dessus.

C'est c'est de nouveau pour les euh les AEH aussi pour la location d'éducation pour les enfants qui a été qui viennent d'être décidé, mais c'est demain aussi pour tous ces droits, pour les personnes qui sont en situation d'handicap au-delà de 80 %. On travaille, il y a un vrai baromètre de MDPH que je suis et je demande au MDPH effectivement d'être à la hauteur de cet engagement qui a déjà été pris et ça évite là de de nouveau faire des dossiers. Donc il y a une vague, est-ce qu'on peut dire qu'il y a une vague de simplification qui arrive pour les personnes en matière administrative ?

Sur ce champ-là, il y a des engagements qui ont été pris, ils sont concrets. Il y a ces 18 mesures que je regarde et qu'on regarde comment on évolue. On travaille aussi avec les les départements, avec les NPH elle-même.

Une fois encore, j'en ai de nouveau à Brest, j'en ai vu une mais surtout j'ai vu les directrices aussi de de ces ce MDPH pour travailler ensemble pour effectivement de la simplification que ce soit aussi plus rapide. On a des délais aussi he de traitement qui sur lesquels on doit être encore meilleur. Certains MDPH arrivent à des délais de 2,2 à 3 mois, d'autres encore au-delà de 6 mois.

Donc voilà, comme je dis, il y a ce baromètre qui me permet d'être au contact et d'être très vigilante sur ce sujet et qui est en tout cas sinon une vague en tout cas des des améliorations très concrètes et très précises qui soi faites dans le quotidien des personnes en situation handicap sur ce champ-là. Alors on va passer à notre dernier sujet puisque le le temps presse, on va boucler là-dessus. C'est un sujet qui est important.

On a un petit peu évoqué tout à l'heure la question du regard, mais pour aller plus loin, celle du rêve et de la représentation. Vas-y Jean. Alors, j'aimerais qu'on parle de l'image des personnes en situation de handicap et j'ai l'impression qu'on les voit plus aujourd'hui dans la vraie vie et aussi bah dans la télé, à la radio sur Arsen Radio par exemple.

Ouais, il y a beaucoup plus d'événements dans l'histoire récente et ça c'est une bonne nouvelle à souligner. Il y a aussi eu euh des événements récents sportifs notamment. Oui.

Et bah il y a déjà eu les Géoparalympiques de Paris en 2025. Alors moi, je suis allée au Stade de France et j'ai pu interviewer Charles Antoine Quakou, un coureur paralympique. Et ensuite bah je viens de passer sur Gully Prime dans l'émission sur la route avec mes amis porteurs de trésomi et Mat Pocora, un artiste qui a découvert la trésomie grâce à nous et je fais ça pour que le bah le regard change sur le handicap.

Est-ce que vous pensez qu'il est en train de changer positivement le regard ? Alors, c'est effectivement, je pense que le regard est en train de changer, mais qu' encore du il y a encore du chemin euh à parcourir. Effectivement, les GOS les les Jeux Olympiques Paralympiques de 2024 ont été un vrai euh un vrai accélérateur sur le regard qu'on a pu euh euh porter.

Il y a je viens, j'étais il y a il y a 3 semaines à Cortina aussi pour accompagner nos athlètes au jeux paralympique de en Italie. Mais voilà, au-delà de ça, c'est effectivement cette émission avec Mcora et que j'ai pu regarder également, c'est c'est des façons effectivement d'aborder le handicap de façon beaucoup plus joyeux, enfin de façon joyeuse, optimiste, positive avec effectivement des personnes qui qui s'engagent et c'est ce que je souhaite demain, c'est qu'on a une société dans lequelle on considère non pas le handicap comme étant effectivement une différence à part puisque finalement chacun est différent et en même temps chacun est unique et et la dernière j'ai pu échanger avec une personne effectivement qui me disait qu'en en fait ce qu'elle souhaitait elle me se revendiquait comme étant en situation de handicap mais elle disait ce handicap ne me définit pas mais je pense que c'est effectivement ce qu'on doit ce ce ce sur quoi on doit appuyer pour que demain on a une société qui soit beaucoup plus qui soit encore plus elle l'est déjà et ces initiatives ne peuvent qu'apporter ça et le rôle de Jean aujourd'hui en est également fait en fait partie sur ce regard qu'on doit apporter effectivement de façon de façon positive inclusive et optimiste sur ce sujet. Tu as l'impression qu'il change toi le regard des gens jeunes ?

Euh moi, j'ai l'impression que ouais le le euh justement oui, ça ça enfin je sais plus comment répondre à cette question. [rires] Tu l'avais très justement dit il y a pas très longtemps dans une interview avec Alice Drich. Tu disais que dans les transports, tu avais le sentiment qu'il y avait beaucoup plus de sourire à ton égard.

Oui, ce que j'ai pu voir dans les transports ou ou en dehors aussi et ça c'est plutôt top. Enfin enfin on nous regarde quoi. Enfin on est là en fait.

Il y a le cinéma aussi un petit truc en plus. Enfin voilà, je pense qu'il y a une addition aujourd'hui d'engagement à la fois de personnes qui sont engagé dans la vie publique qui qui participe de ce changement et j'espère qu'avec ce ministère je serai aussi voilà je permettrai que ce changement se fasse de façon le plus rapide possible et voilà le fait d'y participer effectivement me met en joie comme on le disait tout à l'heure avec Jean. Bon et bien je vous propose qu'on s'arrête là-dessus.

Jeanne, je te laisse faire ta conclusion. OK. Et ben [grognement] euh du coup bah merci d'avoir répondu à toutes nos questions, pas très simples. [rires] Merci beaucoup pour cette invitation et à très bientôt.

Ouais et à très bientôt hein pour euh [rires] du coup là j'ai plus j'arve plus à parler pardon. On n'est pas en direct. Ouais et merci de m'avoir écouté, de de nous avoir écouté justement sur bah dans le cœur de Jeanne et puis à très bientôt pour de nouveaux épisodes et rêvons tous ensemble.

Merci beaucoup. Merci à vous. Le cœur de Jeanne [musique] à retrouver tous les lundis et vendredi suren radio en podcast [musique] suren.fr FA et notre application Azen Radio.

Accessibilité, école, emploi : on a interviewé Camille Galliard-Minier, ministre du handicap. — Camille Galliard-Minier · Pourquijevote