SARKOZY : ON VOUS RACONTE LE TOURNANT DU PROCÈS
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Chapitres
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Nicolas SarkoZ était de nouveau à la barre aujourd'hui pour le procès en appel pour le financement libyen de sa campagne de 2027. Maître Vincent Bragard, avocat des partis civiles, vient de sortir de l'audience et il est en direct avec nous. [musique] Maître Vincent Bragard, merci d'être avec nous.
Le point central d'aujourd'hui, c'était un pacte de corruption donc conclu entre le camp SarkoZi et les autorités libiennes. C'est ça. C'est exactement ça.
Et le le point central euh qui s'est joué euh aujourd'hui, euh c'est le basculement qui est intervenu en cours d'audience, à savoir ces attestations produites par Claude Guéan qui confirme qu'il avait informé Nicolas Sarkozi de ce qu'il avait rencontré en Libye. Abdeli qui a été condamné par contumas pour pour un acte pour un acte terroriste. Et donc c'est pour ça que c'était véritablement un jour décisif et la juridiction avait fait le choix de concentrer les débats autour de ces nouvelles attestation sur une journée entière et par conséquent NCK SarkoZi et bien a dû répondre à la fois aux questions de la cour, aux questions des avocats des partis civiles, aux questions également de l'accusation et d'autres avocats de la défense.
Nicolas Sarkozi a d'ailleurs changé de stratégie avec Claude Gon. Ben, on voit qu'il y a une évolution qui est quasiment constante dans ce dans ce dossier parce que en première instance, on était resté face à une logique qui était une logique de distanciation. euh logique de distanciation qui faisait que même s'il reconnaissait les mérites euh de ses collaborateurs euh sur euh tel ou tel acte et en l'occurrence sur ces rencontres euh clandestines intervenues avec ces et bien il est renvoyé [grognement] euh à leur propre responsabilité et à des erreurs que ces derniers auraient pu faire en sous-entendant évidemment par là et d'ailleurs en l'affirmant je dire clairement que il n'aurait pas été au courant intervenci et quees collaborateurs en dépit de l'étroitesse des liens qu'il peut entretenir avec eux ne les aurait jamais informé l'aurait jamais informé de la tenue de ces rencontres clandestines ce qui ce qui est totalement invraisemblable et donc on en était resté à une logique de distanciation et il y a un pas supplémentaire qui était marqué en appel probablement parce que Nicolas Sarkozi cherche à se sortir de cette accusation d'assalur et autrement dit chercher à se sortir du fait de se retrouver et bien dans une dans une entente entre plusieurs personnes à une distanciation euh qui n'est pas seulement une distanciation mais qui désormais en fait une dissociation euh avec Claude Guéan dont il a remis en cause la probité au cours des débats mais en remettant en cause la probité de Claude Guéan, il s'est exposé à une riposte et cette riposte n'a pas tardé puisque Claude Guéan a a fait le choix de sortir du silence imposé par le fait que il ne peut pas se présenter devant la cour en raison de sa santé en produisant deux attestations dans lesquelles il confirme que d'une part il a pu informer Nicas Sarkozy de la rencontre avec Senous et que d'autre part l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy et bien Nicolas Sarkozi avait pu lui demander de gérer la situation de Sensi dont j'ai redit tout à l'heure qu'il avait été condamné par contumasse pour un acte terroriste et par contum par les juridictions françaises.
Évidemment que toute l'accusation derrière ce gérer, il y a tout le soupçon qui existe autour du fait que on est cherché les autorités françaises et cherché à obtenir les moyens de pouvoir adoucir, assouplir la situation judiciaire qui était celle de ses condions et le mandat d'arrêt international qui avait été émis à son encontre. Et donc c'est pour ça que ces deux attestations, elles étaient d'autant plus spectaculaires que jusqu'à présent et notamment en première instance, on avait assisté à une défense de bloc. On avait assisté à une défense de blan et qui était quasiment en fait au diapason euh de euh la défense de Nikas Sarkozi.
Et moi, j'avais le sentiment en fait que c'était presque une défense qui était une défense cadnassée euh parce que elle attendait les éléments de réponse qui étaient donnés euh par Nicolas Sarkozy pour s'inscrire un peu dans le dans le sillage. Sauf que ça la machine a déraillé en appel par la violence de l'attaque qui a été portée contre Claude Guéan par Nicas Sarkozy qui a qui a qui était donc Claude Guillant qui était amené à produire ces deux attestations et aujourd'hui Nicas Sarkozi était amené à et bien répondre des affirmations connues dans ces attestations et on l'a vu à nouveau en fait évoluer dans son positionnement parce que il est plus aussi catégorique, il s'est pas montré aussi catégorique. sur l'atteinte à la probité ou en tout cas sur la remise en cause de la probité de Claude Guant mais avec une position en fait d'équilibriste.
Cette charge violente contre Claude Guan, c'est finalement ce qui a provoqué ces nouveaux de nouveaux éléments et ces nouveaux documents. Et c'est finalement ça qui a porté préjudice à Nicolas Sarkozi, c'est cette stratégie de de d'accablement de Claude Guéan et qui finalement démontre aujourd'hui, si je comprends bien ce que ce que vous me dites, maître, que il a il aurait menti première instance. [grognement] à l'échelle de ce dossier en fait c'est un tsunami parce que il faut bien comprendre qu'il y a eu évidemment une longue information judiciaire des débats extrêmement long en première instance et que jusqu'à présent en fait il n'y avait pas eu de contradiction à ce point spectaculaire à ce point visible comme s'il y avait une fracture en fait dans cette ligne cohérente que pouvait constituer constituer la défense.
Et surtout qu'en plus on comprend que à travers la production de ces ces attestations, c'est d'une saine façon aussi un message qui est envoyé à Nicolas Sarkozy sur le fait que Claude Guin est susceptible aussi d'avoir d'autres informations qu'aujourd'hui peut-être il fait le choix de ne pas révéler, de pas aller plus loin de sa démarche, mais déjà parce qu'en fait c'est un premier signal qu'il cherche à à lui envoyer et je pense que de ce point de vue par rapport à au déroulement de l'audience d'aujourd'hui, on a l'impression que ce signal a été reçu parce que moi j'ai trouvé que Nikas Sarkozi était beaucoup moins virulent curieusement euh à l'encontre de Claude Guéan, son ancien collaborateur où il a évoqué une mémoire évolutive, il a évoqué des désaccords mais pas dans des termes qui étaient ceux qu'il avait pu utiliser jusqu'à présent. Donc c'est une nouvelle évolution qui montre à mon sens l'embarras aujourd'hui dans lequel il se trouve face à ces deux attestations, face à ces contradictions. Surtout que il y a un point évidemment qui est extrêmement important à rappeler, c'est que vous avez au dossier différentes exploitations techniques qui ont été faites et notamment des retranscriptions d'échanges qui ont pu survenir entre Claude Guéan et ses enfants et notamment en 2013 où par exemple il a un échange avec sa fille et sa fille en fait ne comprend pas les raisons pour lesquelles et bien Nikas Sarkozy n'est pas plus protégé par ses ses anciens euh les anciens cas notamment de l'UMP et on comprend évidemment par Nikas Sarkozy et que il peut être en capacité de balancer des choses et que dans cette retranscription on voit que Claude Guant ne conteste pas véritablement le fait qu'il est en possession d'information qui pourrai être des informations déstabilisantes mais que il fait choix de ne pas forcément les balancer.
Évidemment que lorsque vous avez ces éléments antérieurs présents à la procédure qui montrent que il y avait une suspicion de la part des enfants de Claude Guéan, que Claude Guéan servait de paratonire pour Nicolas Sarkozy et servait de paratonire dans ce dans ce dossier. Évidemment que la production de ces deuxations n'est absolument pas un élément qui est un élément, si je peux dire euh tout à fait inédit parce que à mon sens en fait totalement dans le sens des de ces de ces messages et devant le fait que il y avait déjà eu une volonté de la part des enfants de Claude Guéan que ce dernier et bien aille un peu plus loin dans sa défense et je pense que c'est parce qu'il a été remis en cause dans sa probité par Nicolas Sarkozi lui-même qui est quand même son ancien son ancien supérieur et celui auquel il a prêté véritabement allégence et pour lequel il a accompli un centre d'acte et c'est aussi parce que il est dans un état de santé très dégradé que sa parole me semble-t-il c'est davantage libéré. Oui.
C'était son bras droit politiquement. Il y avait une relation très forte entre les deux. C'était son bras droit et c'est ça en fait qui qui rend ces attestations d'autant plus précieuses parce que il ne fait aujourd'hui aucun doute que il y avait une relation qui était extrêmement forte avec Claud Guant.
Vous aviez déjà Bris Ortefeu avec lequel la relation était très forte, mais Bris Ortefeu c'est l'ami, c'est le frère Claude Guéan, c'est euh le collaborateur euh acharné euh de travail qui est en fait le bras droit administratif euh de Nicas Sarkozy. Et c'est sûr que euh il était en fait totalement impensable et à mon sens il est parfaitement impensable d'imaginer que euh Claude Guéan n'ait pas répercuté de façon systématique les différentes rencontres qui ont pu intervenir et notamment en Libye lorsqu'il a rencontré euh ses nous. Et à partir du moment où en fait vous avez cette contradiction qui apparaît de façon aussi flagrante euh dans le cas des débats, évidemment euh que ça vient euh nourrir euh un certain nombre d'interrogations euh et que euh vous avez aujourd'hui Nikas Sarkozi qui a été lâché euh par le biais de cette par celui qui était l'un de ses collaborateurs anciens collaborateurs les plus dévoués.
Même si je le redis par rapport au déroulement euh des débats euh aujourd'hui, on a senti malgré tout euh que euh la démarche de la part de Nikas Sarkozy n'était pas entièrement la même. Mais j'espère en tout cas que la cour d'app ne s'y trompera pas sur le fait que en tout cas nous c'est une analyse qu'on en fait que ça ça semble davantage lié à la crainte inspirée par d'éventuelles révélations que par le fait que Nikas Sarkozi aurait subitement et bien opéré un revirement et que il aurait changé par rapport à son à Claude Guand dans la perception qu'il peut en avoir. Moi je pense que c'est un changement de de tonalité qui est un changement de tonalité qui s'explique surtout par la crainte que lui inspire d'éventuelles nouvelles révélation de Claude Guant.
Pour finir, vu que le calendrier de de Nicolas Sarkozi, le calendrier judiciaire est assez difficile à suivre, c'est quoi les la suite de cette affaire ? C'est quoi les prochaines échéances ? Alors, les prochaines échéances, c'est que le le procès touche à sa fin puisque c'était aujourd'hui un des derniers jours de débat.
On va encore en avoir un lundi après-midi mais sur des points techniques qui ont été soulevés par les défense de Nicas Sarkozi. Mais il faut bien comprendre en fait à ce stade ce qu'on est en train de vivre. C'estàd que on on n pas arrêté de nous dire avant notamment le procès de première instance que ce procès et que cette procédure était entièrement vide.
Et on se rend compte que aujourd'hui, on était susceptible d'avoir une journée qui était décisive précisément en raison ces attestations. Et comment voulez-vous que vous ayez une journée susceptible et décisive euh dans le casre d'un dossier vide ? Évidemment qu'il y a une contradiction qui est flagrante et ce qu'il faut également rappeler c'est l'évolution constante qu' a pu avoir Nicolas Sarkozy dans ce dossier parce que en premier instant ce qu'il nous disait c'est que c'était une vengeance de la part du clan Kaddafi en lien avec le fait qu'il avait annoncé une opération militaire en Libye. aujourd'hui, il a évolué dans là aussi dans ses perceptions où il est plus question d'une vengeance parce qu'il voit bien qu'en plus il y a des éléments qui sont antérieurs à l'annonce de l'opération militaire en lien notamment avec les carnets de Chokriganem.
Mais finalement, il évoque un financement qui serait intervenu ou en tout cas le fait que les autorités libiennes auraient pensé financer la campagne électorale mais qu'elles auraient été trompées par certains intermédiaires et que de fait évidemment ces fonds ne seraient jamais parvenus. euh dans le cadre dans le cadre de la campagne, mais on voit bien que il y a un delta considérable euh entre la perception qui était donnée au départ par Nikas Sarkozi dans le cas de sa défense en parlant euh d'une campagne qui était ourdie par le clan Kaddafi à euh un régime libyen qui pense et qui est en fait escroqué par des intermédiaires mais qui pense financer une campagne une campagne électorale et qui non seulement en fait pense financer une campagne électorale et qui reçoit en plus ce qui peut pour lui être des contreparties puisque que on se souvient notamment que Kaddafi a été reçu en grande pompe par les autorités françaises à Paris. Donc si veux dire que vous avez Kaddafi qui peut penser par exemple financer une campagne électorale qui est reçue par les autorités françaises mais en fait les seuls à ne pas savoir que il y aurait eu un financement ce serait Nikolas Sarkozy et ses collaborateurs dont dont dont Claude Guéan qui a par ailleurs été mis en cause pour d'autres d'autres faits matériels.
é successives évolutions sur des éléments qui sont qui sont centraux aujourd'hui permett véritablement de renforcer l'idée et la conviction de l'existence d'un pacte corruptif dans ce dossier. Oui, merci beaucoup maître Vincent d'avoir été avec nous. Je suis désolé de nous avoir on doit passer à la suite et on continuera de couvrir en tout cas cette affaire cette affaire que ce soit avec vous.
On vous recevra peut-être bientôt et les chroniques judiciaires de notre collègue Nadia Su disponible sur le média 247. [sifflotement] [sifflotement] Ah. Ah.
Nicolas Sarkozy