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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 19 octobre 2025 11 minComplaisantFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesRetraitesTravail & emploi

Budget 2026 : "On peut être aussi heureux en dépensant plus intelligemment" (Philippe Juvin)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous expliquer votre mission dans les prochains jours ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Votre parti doit être choqué par ce budget. Quelles taxes vous font bondir ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La gauche veut réintroduire la taxe Zucman. Est-ce un concours Lépine de l'impôt ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Ce budget est-il pris en otage par la gauche ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la suspension de la réforme des retraites ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur la ligne des Républicains face au gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Philippe JuvinFait
    « ma philosophie elle est simple. Je crois que la situation est tellement grave que nous devons globalement collectivement dépenser moins et dépenser mieux »
  • 5:00Philippe JuvinChiffre
    « Il y a des ronds-points partout. Tous les 300 m, vous trouvez un rond-point. Ça coûte entre 500000 € et 2 millions un rond-point »
  • 6:00Philippe JuvinChiffre
    « Le gouvernement prévoit 17 milliards d'efforts sur les dépenses et 14 milliards sur les recettes »
  • 9:00Philippe JuvinFait
    « les caisses de retraite ne sont pas à l'équilibre compte pour probablement la moitié de la dette accumulée depuis une dizaine d'années »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Europin matin weekend 6h9h Alexis de la Fléchire et à 8h14 sur Europ Alexis vous recevez maintenant Philippe Juvain professeur de médecine ancien chef de clinique et aujourd'hui député LRD Hautsen rapporteur général du budget bonjour Philippe Juventin bonjour Sébastien Lecnu a donc proposé un budget pour 2026 l'examen du projet de loi de finance pour 2026 va débuter demain lundi en commission des finances de l'Assemblée nationale. Depuis le 2 octobre, on le disait, Philippe Juin, vous êtes rapporteur général de ce budget. C'est un rôle clé.

Vous avez la main sur tout le travail budgétaire au Parlement. Vous êtes un peu le monsieur budget au Parlement. En quelques mots peut-être pour débuter, est-ce que vous pouvez nous expliquer quel Oui. votre mission dans les dans les prochains jours qui a qui a déjà débuté ?

Ben comme vous le savez, les députés déposent ce qu'on appelle des amendements, c'est-à-dire des modifications du texte qui est présenté par le gouvernement, modification du budget. Et mon rôle consiste à étudier la totalité de ces amendements les uns derrière les autres et de donner des avis favorables et défavorables pour aider les députés à euh à à déterminer leur vote. Euh en fait mon rôle est de euh de guider la discussion budgétaire.

Hm hm. Euh et moi ma philosophie elle est simple. Je crois que la situation est tellement grave que nous devons globalement collectivement dépenser moins et dépenser mieux.

Hm hm. et produire plus de richesse pour pouvoir les redistribuer. Vous êtes un homme de de droite, Philippe Juin, vous êtes du parti les Républicains.

J'imagine qu'il y a de nombreuses propositions qui doivent vous faire bondir dans ce dans ce dans ce budget pour 2026. J'ai noté quelques quelques taxes, il y en a beaucoup. Prolongation d'un an sur la taxe sur le le bénéfice des grandes entreprises, taxes sur les mutuels, taxes sur les holdings patrimoniales, gel du barême de l'impôt sur le revenu, hausse des franchises médicales.

La gauche dit qu'elle veut réintroduire la taxe Zucman taxe donc sur les les hauts patrimoines. Est-ce que c'est pas un peu le concours lespines de l'impôt ? Vous savez, un budget c'est assez simple hein.

Quand vous voulez trouver de l'argent, vous avez deux solutions. Soit vous dépensez vous vous baissez les dépenses, soit vous augmentez les impôts. Donc moi, je crois qu'il faut plutôt baisser les dépenses.

Alors comment on baisse les dépenses ? Et par exemple dans le projet de budget de monsieur le Cornu, enfin qui est pas celui de monsieur le Cornu, il a expliqué qu'il avait trouvé le budget, il nous le donne comme ça. Il y a une augmentation du nombre de fonctionnaires à l'éducation nationale.

Une augmentation alors qu'il y a moins d'enfants et qu'on ferme des écoles. Donc moi, je suis pas pour baisser le nombre de fonctionnaires tout de suite, on y arrivera pas. Mais au moins qu'on ne l'augment au moins qu'on ne l'augmente pas.

C'est un exemple de dépenses en moins que je propose de faire. Le gouvernement prévoit 17 milliards d'efforts sur les dépenses et 14 milliards sur les recettes, 17 milliards sur les dépenses. Vous l'avez dit, ce n'est pas assez.

Non, ce n'est pas assez parce qu'encore une fois nos marges de manœuvre, il faut bien le comprendre aujourd'hui, elles sont plutôt sur les dépenses. Nous dépensons trop. D'ailleurs, tous les Français le savent.

Promenez-vous un peu partout en France, vous n'êtes pas surpris. Je prends cet exemple qui est un peu anecdotique, mais je trouve révélateur. Il y a des ronds-points partout.

Tous les 300 m, vous trouvez un rond-point. Ça coûte entre 500000 € et 2 millions un rond-point. Est-ce qu'ils sont tous utiles ?

Voyez, en fait, nous devons apprendre la frugalité. La frugalité, on peut être aussi heureux collectivement, probablement en dépensant plus intelligemment. Nous jetons l'argent par les fenêtres.

Je veux qu'on arrête de jeter l'argent des Français par les fenêtres parce que l'argent public, ça n'existe pas. L'argent public, c'est toujours de l'argent qui est pris dans la poche de quelqu'un. sur les impôts.

Philippe Juvin, vous m'avez pas répondu. J'ai cité beaucoup la liste est longue. Bah oui, il y en a des pages des pages de il y a une inventivité fiscale très grande.

Absolument. C'est pour ça que je vous dis que les marges de manœuvre, elles sont plutôt sur baisser les dépenses plutôt qu'augmenter les impôts. Mais c'est vrai qu'on a euh beaucoup de députés, mais c'est leurs droits d'ailleurs hein, qui qui proposent des augmentations de de taxes.

Déjà le gouvernement euh lui-même augmente de 14 milliards la charge fiscale. Je trouve que c'est beaucoup trop important et qu'il faut revoir probablement à la baisse un certain nombre de ces taxes. H sur la taxe Zucman par exemple, la la gauche a dit qu'elle allait vouloir qu'elle veut la réintroduire par amendement.

Il y a pas que la taxe ça c'est ce que la gauche propose. Mais le gouvernement lui-même propose une taxe. C'est très technique mais ça revient quasiment à ça.

C'est ça appelle ça une taxe sur les holdings. Alors le mot holding, ça fait toujours sourire parce qu'on a l'impression de voir un patron avec un gros cigare dans une Holzs. Euh mais une holding, c'est ça n'existe pas d'ailleurs en droit commercial français.

Euh c'est un abus de langage. C'est une société qui euh il y en a il y a 20000 PME ou 30000 PME qui ont des holdings qui vont être taxer avec cette cette affaire-là et ce sont des PME qui mettent de l'argent de côté en vue de leur transmission ou de futurs investissements. Bah ça le gouvernement veut les taxer.

C'est une sorte de taxe dumane. C'est absurde. Pourquoi ?

Parce que il faut bien comprendre que si on veut s'en sortir un jour, ça sera comment ? Et évidemment en ayant dépensé moins, mais en produisant plus. C'est-à-dire qu' il faut produire plus de richesse, vous savez.

Et et donc euh si vous taxez Zucman ou la taxe sur les holdings, bien vous affaiblissez les sociétés françaises qui elles ont besoin d'être aidé. Si vous aviez le taux d'emploi en France égal au taux d'emploi rapporté à la population en âge de travailler de la Hollande par exemple, nous n'aurions pas de problème de déficit. Nous ne produisons pas assez en France et de grâce, je dis à mes tous mes camarades et collègues députés et sénateurs de main, n'affectez pas l'outil de production.

Ne ne ne l'avenir de la France, c'est que nous avons encore une industrie, un commerce, un artisanat donc moi, je veux le protéger. Est-ce que ce budget, il est pris en otage par la gauche et par le Parti socialiste qui, on le sait, le PS a la main euh sur la censure et aurait pu faire tomber le gouvernement euh euh il y a il y a quelques jours. Euh c'est le le mot otage, c'est pas très glorieux, donc je vais pas l'utiliser parce que j'ai beaucoup de respect pour tous les députés et à commencer par les députés socialistes qui sont aussi légitimes d'avancer leur pion.

Je dis seulement qu'à partir du moment où il n'y a pas de majorité, le risque c'est que on ait un budget qui soit épar et qui n'est plus de colonne vertébrale et que on donne un peu à chacun pour essayer de tricoter une une majorité. Je je comprends qu'il faille donner un peu à chaque parti politique, mais ça ne peut pas être au détriment d'une colonne vertébrale qui, je le rappelle, est la suivante : nous sommes un pays qui dépensons trop, nous devons dépenser moins. Qui produit pas assez, nous venons nous devons produire plus si nous voulons nous en sortir.

Vous savez, c'est un état d'esprit. D'accord. Moi, j'attends un état d'esprit.

L'état d'esprit, c'est du compromis. comprendre comprendre qu'il faut faire qu'il faut faire euh d'une manière effectivement d'une situation compliquée mais qu'il faut avoir les réalités en tête. Un budget et c'est probablement la ma mission principale, c'est d'abord un objet économique.

Ça paraît une évidence de dire ça. C'est pas un objet moral. On ne fait pas de la morale avec un budget, de l'économie réelle.

Vous êtes député les républicains, rapporteur Philippe Juvin du général de ce budget 2026. Je voulais quand même vous faire parler de cette réforme, cette suspension de la réforme des retraites. Comment on va s'en sortir ?

Ah ben moi, je suis très opposé à la suspension ou ou pire encore à l'annulation. Pourquoi ? Parce que on nannule pas la réalité.

Bien sûr, on ne suspend pas la réalitement att écouter Pierre Moscov ici qui dit qu'il y a un déficit de 6,6 milliards d'euros sur le financement des retraites sur le régime général en 2025. Il dit ça si ça continue comme ça, il y aura 15 milliards en 2035, 30 milliards en 2045. Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes.

Donc on peut on peut pas ne rien faire. Non mais bien sûr, mais encore Moscovici est sympa de pas vous tout vous dire parce qu'il ne vous dit pas c'est que ça c'est le déficit euh euh immédiat mais tous les ans, l'État, c'est-à-dire vous avec vos impôts, vous mettez plusieurs dizaines de milliards, dizaines de milliards pour équilibrer le le le budget des retraites. Il faut bien comprendre que les pourquoi on parle tous des retraites c'est que dans le déficit de l'État le poids des retraites qu'on doit compenser que l'État doit compenser puisque les caisses de retraite ne sont pas à l'équilibre compte pour probablement la moitié de la dette accumulée depuis une dizaine d'années.

Donc si vous ne remettez pas le système des retraites à l'équilibre, vous ne pouvez pas rétablir les finances publiques. En fait, ce n'est pas possible. Et pourtant, on va pas forc on ne va pas y échapper.

Et bien la suspension, a priori, sauf rebondissement incroyable, elle va être actée avant avant Noël en fait. Oui. Et moi je vous ai dit mon grand scepticisme et mon grand regret, mais en fait un certain nombre de gens vous disent "Oui, mais ça ne va pas coûter aussi cher la première année." C'est vrai que la première année, ça ne coûte pas aussi cher, mais c'est pas la question en fait.

Le coût il est bien plus que budgétaire. C'est un coup de paralysie mentale. C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez dit on a suspendu, les gens ne comprendront pas demain qu'en réalité il faut travailler plus longtemps.

Philippe Juvin, je voulais aussi vous poser une question sur la guerre ouverte. On peut on peut dire ça chez les Républicains. Bruno Rotaillot appelle à une opposition frontale au gouvernement.

Le renvoquier prenne la responsabilité. Trois députés LR, je le rappelle quand même aux auditeurs d'Europain ont voté la censure du RN. Quelle est votre position ?

Puisque on a l'impression qu'il y a plus vraiment de ligne claire chez les Républicains. Quelle est la ligne ? la question la ligne, je crois que c'est celle que je viens de vous dire.

J'ai vu les les amendements de mes collègues députés, moi je juge les gens sur leur sur le travail qu'il produisent en réalité, pas sur ce qu'ils disent sur les plateaux de télévision et parfois il faudrait d'ailleurs mieux se taire et faire attention à ce qu'on dit. Il ne fallait pas censurer le Non, il fallait pas censurer. Pourquoi ?

Parce que si vous censurez, vous donnez en fait les clés à la gauche et là le budget que vous avez un mauvais budget qu'une censure. Non, il vaut mieux un budget où on contrôle les choses et on fait en sorte qu'il y ait pas trop de d'énormité. Et encore une fois, moi par exemple, je vais proposer que les opérateurs de l'État, vous savez qui chaque année ont des taxes qui leur sont affectées, ces tax ces taxes vont produire produisent tous les ans de l'argent.

Moi, je souhaite que l'argent qu'ils ont récupéré en 2025 et bien on leur redonne en 2026, pas plus. Je souhaite que les retraités qui continuent à travailler ne soient pas taxé à l'impôt sur le revenu. Pas d'impôt sur le revenu pour les retraités qui travaillent.

Je souhaite que les petits colis chinois qui tuent le commerce, très important, tuent le commerce centre-ville. On voit tous nos commerces finir et bien qu'on taxe les plateformes chinoises qui tuent notre petit commerce. Je suis pour la concurrence parce que c'est un fruit un élément de de croissance une concurrence loyale.

Donc tous ces éléments-l que je mets sur la table dans le débat qui vont permettre de faire des économies en même temps de sauver l'économie, je pense qu'il n'aurait pas été possible si on avait laissé les clés du camion totalement à un seul parti qui est le Parti socialiste. Bon, on espère en tout cas que votre mission qui n'est pas simple va bien se passer. Ça va pas être simple, il y a pas de 493 donc il va falloir concerter tout le monde, prendre les les bonnes idées.

Bon courage à vous Philippe Juvin et merci d'avoir été avec nous. Je rappelle que vous êtes rapporteur général du budget député les Républicains des Hautes SC.