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interviewSud Radio (sur YouTube)· 31 décembre 2025 99 min

Agriculteurs & Mercosur : le premier dossier chaud de 2026 ? - Les grands débats

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud radio 10h 13h Jacques Cardose. Bonjour à tous. On va se régaler aujourd'hui.

Et oui, on va se régaler parce que c'est bientôt le réveillon. J'espère que vous vous apprêtez à passer une soirée sympathique entre amis, avec la famille, dans une salle des fêtes, au restaurant, en boîte, à la maison en mode 31 intime, ça existe aussi et c'est parfaitement acceptable. Et puis on va se régaler parce que j'ai été gâté avec un plateau de premier choix aujourd'hui.

Bonjour à vous vous quatre. Laurence Saillet, Jean-Claude Bejour, Yve Damcour et Quentin Gérard. C'est tous les jours le haut niveau mais aujourd'hui spécialement.

Alors de quoi sommes-nous menacés ? Je parle du sommaire de cette émission, pas de pas de la prochaine nuit. Non, mais quelles seront les promesses politiques du réveillon ?

On est en débat dans un instant parce que ce soir et bien il y aura l'allocution du président de la République et on va examiner les promesses de l'année dernière déjà pour savoir si elles ont été tenues. Juste après, on s'intéressera en détail au Mercos sûr. Ce sera le premier dossier chaud de 2026.

Que contient exactement cet accord ? Peut-il encore évoluer ? J'ai entendu des experts m'expliquer ces derniers jours que ça n'était pas si grave, que les pourcentages d'importation sur les produits agricoles étaient très faibles, qu'il y avait plein de petites clauses destinées à nous rassurer.

Bah, on va examiner tout ça, cela en détail et surtout vous qui êtes dans le sud de la France, vous qui êtes agriculteurs, vous qui êtes proche d'agriculteur, vous nous appelez au 0826 300, vous nous donnez votre avis. 10h45, ce sera l'heure de nos coups de cœur de l'année avec nos nos quatre invités, nos quatre débatteurs 11h, spécial Trump. Le président américain a-t-il déjà bouleversé les cartes de l'ordre mondial ?

On en débattra évidemment 11h30, on s'intéressera à votre réveillon, à vous, à votre sécurité. Faut-il annuler les feux d'artifice pour préserver notre tranquillité ? On l'a fait pour le 14 juillet déjà.

Faut-il revoir nos traditions pour faire baisser la facture de la casse tristement habituelle du 31 au soir à midi, deux actu, deux invités, la sécurité routière essentielle pour ce soir et puis la catastrophe de la filière de l'étant puisque les moules, les huîtres sont impropres à la consommation. Midh30, c'est l'instant magazine avec un invité de choix, Arnaud Levau, qui nous parlera de la Chine. La Chine a-t-elle gagner la bataille commerciale mondiale et à quoi faut-il s'attendre après l'arrivée de Chine en France ?

Les grands débats de [musique] Sud Radio 10h 13h, Jacques Cardose. Très belle, très heureuse année 2025 à vous et à vos proches. Vive la République, vive la France. [musique] ser du bien.

Ça fait toujours du bien d'entendre la Marseillaise. Je ne sais pas si vous avez ce sentiment vous aussi, mais moi quand le 31 approche, je me dis toujours peut-être qu'on va appuyer sur un bouton, un bouton resette et que hop, l'année va s'effacer, l'année 25 et puis que demain on va se réveiller avec d'autres perspectives et là va apparaître une nouvelle année toute belle, toute fraîche avec son son lot de promesse. ce message en tous les cas que j'ai envie de de porter en pensant surtout encore une fois aux agriculteurs, même si la vache ou la betterraave ne savent pas qu'on est le 31 he, ça c'est à peu près sûr.

Bon, en tous les cas, ce soir, il y a les vœux. Laurence, ça y est, vous allez les écouter les vœux du président de la République ? Absolument, comme chaque année.

Oui, c'est vrai. Parce que pour moi c'est un moment important, même si effectivement euh ça devient de plus en plus difficile. Je repensais ce matin à l'époque où j'étais por-parole des républicains, c'est pas pour raconter ma vie, mais juste pour vous dire que c'était une période où on attendait les vœux avec beaucoup d'enthousiasme.

Je me rappelle, on était en train de faire des duplexes de partout. tous les tous les responsables politiques de l'opposition, j'étais dans l'opposition, on était là au ag dehors nos duplexe pour commenter les vœux. Est-ce qu'il y avait une tension très forte ?

Et là maintenant aujourd'hui, on est dans des flops, c'est-à-dire à la fois l'année dernière ou même l'année d'avant, il y a comme une forme de désintérêt et les gens n'ont même plus envie de commenter. Il y a plus de dynamique politique. Et c'est ça qui est inquiétant en fait, c'est quand même les oppositions ne sont plus au zagé pour taper sur les vœux, ça veut dire que il y a une perte de d'influence et une perte de pouvoir quelque part au niveau du président de la République.

Oui, c'est vrai qu'on se pose cette question. Que peut bien annoncer le président de la République pour 2026 compte tenu du blocage dans lequel est notre pays ? C'est sa dernière année pleine à l'Élysée puisque après bah les prochains vœux ceux de fin 26 pour l'année 27, il lui faudra faire allusion à la présidentielle.

En même temps, 16 mois en politique, c'est long. On peut en faire des choses. Alors, on va aussi écouter ce qu'il a ce qu'il a promis l'année dernière, mais on fait d'abord un un rapide tour de table.

Jean-Claude Bejour, avocat, vous aussi. Vous allez écouter, j'imagine le le président de la République. Bonjour Jean-Claude.

Bonjour. Bien bien sûr que on va écouter avec beaucoup d'intérêt les vœux et je ne fais pas d'illusion. Pourquoi ? parce que bon, ça fait des décennies qu'on entend des vœux en espérant que le président de la République fasse ou des choses extraordinaires et on se rend compte qu'il y a pas de choses extraordinaires et en réalité les vœux du président, j'entends j'entends bien ce que disait Laurent Sailler qui indiquait ben finalement c'est un peu tiédas comme veux parce que je crois que c'est la société française.

Ils traduisent une société française qui va mal. Ils traduisent une société française qui aussi n'a plus d'espoir ou a le sentiment qu'elle n'a plus d'espoir. Et voyez alors Oui.

Oui. Mais attendez, mais vous savez que malheureusement malheureusement les hommes politiques sont un peu dans l'air du temps. Vous savez, moi je je pense que l'homme politique aujourd'hui n'est pas l'homme providentiel.

H euh vous disiez à l'instant, vous avez parlé de la de votre invité qui viendra indiquer si la Chine a gagné la bataille de la du commerce mondial. Et bien je vois dans les pays en développement non dans les pays désormais le sud global ou dans les pays les grands émergents, voyez erreur en développement. Non, ils sont plus en développement.

Et bien, il y a un formidable espoir dans ces pays-là. La jeunesse croit, les gens croient, ils se battent. Euh nous, c'est qu'on a beaucoup moins qu'on a beaucoup moins dans des pays peut-être occidentaux parce qu'on a parce qu'on a le sentiment on a été gâté et que maintenant il faut repartir au charbon.

On a du mal à repartir au charbon. Ça suffit pas. Le chef de l'État, il est là aussi pour donner le cas d'accord avec vous.

Il est là pour nous donner mais je suis mais moi je je prends acte et c'est le chef de l'état qui qui a été choisi par les Français. Oui. Alors Yv d'Adamcour est également avec nous, ancien élu local, porte-voie de de Nouvelle énergie.

Vous êtes viticulteur et on en parlera tout à l'heure, ça tombe très très bien avec le débat autour du du Mercosur. Vous aussi vous allez l'écouter mais j'ai envie de dire vous allez l'écouter avec quelle a priori ? C'està-dire vous vous attendez quand même qu'il nous disent quelque chose, qu'il nous fixe un cap, qu'il nous disent voilà, il y a au moins ça qu'on peut faire.

J'ai bien entendu que le pays était bloqué, qu'il y avait des choses qui étaient compliquées. Bon, c'est un peu de sa faute quand même avec cette fameuse dissolution. Mais qu'est-ce que vous attendez ?

Alors, d'abord, je j'écoute rarement les vœux du président de la République en fait. Ouais. [rires] pour la bonne simp, je suis au milieu des bois dans une maison en zone blanche.

Donc pas de téléphone, pas de télévision, pas de radio. Et mais ce que j'attendrais du président, c'est qu'il annonce qu'au mois de juin, il démissionne et queil donne 6 mois à tout le monde pour faire une véritable campagne et que au mois de juin, on fait le reset, c'est-à-dire que le président se retire puisque en fait il a Ouais. Enfin, il y a le il y a le respect des institutions.

Il a il a moi je je je il peut très bien aller jusqu'au bout de son mandat. Mais il peut mais en fait c'est son choix mais mais voilà si si moi je suis un gauliste et donc le président quand il est désavoué quand il a plus la majorité ben il se retire et il dit ben maintenant la parole au peuple pour choisir un nouveau président dans la 5e République on sait que c'est l'élection présidentielle qui engage toutes les autres élections derrière et que donc aujourd'hui on est euh on est dans la merde si je puis me permettre d'ailleurs, il peut rien promettre puisqueen fait il n'a plus de pouvoir. Il a le pouvoir de la parole qu'il exerce bien d'ailleurs depuis qu'il est président de la République.

Il parle très bien. Le problème c'est qu'il parle, il parle, il parle et que quand il a fini de parler, on ne se sait, on ne sait plus ce qu'il a dit, ce qu'il a promis l'année dernière parce que j'ai relu pour préparer cette émission, ses engagements de l'année dernière. On va on va les écouter si vous me permettez, pardon de vous interrompre, mais justement on va les écouter.

On va écouter le premier extrait. Il avait notamment évoqué, vous vous en souvenez, le référendum. Nous aurons des choix à faire pour notre économie, notre démocratie, notre sécurité. nos enfants et c'est pour cela qu'en 2025 nous continuerons de décider et je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants car chacun d'entre vous aura un rôle à jouer.

Ben oui, mais finalement on n pas eu de rôle à jouer. Il nous a pas donné la main, il y a pas eu de référendum. Est-ce qu'il peut encore le faire Quentin Gérard journaliste au JDD ?

Est-ce qu'il peut encore le faire ou est-ce que le calendrier est beaucoup trop complexe maintenant ? Il y a c'est vrai qu'il y a il y a peu de chances. Moi aussi je pense je suis assez résigné.

J'attends pas grand-chose comme la plupart des Français en fait. J'ai vu un chiffre ce matin, seulement 37 % des Français comptent les regarder ses vœux. L'année dernière les audiences était déjà en baisse.

Ce sera encore le cas cette année parce que la parole d'Emmanuel Macron ne porte plus. Les Français n'attendent plus rien et effectivement, il faudrait déjà commencer par mettre en œuvre les promesses de l'année dernière, de l'année précédente. On vient d'entendre le référendum.

C'était pas la première fois qu'Emmanuel Macron nous promettait un référendum. Il n'en a rien été. Toutes ces autres promesses n'ont pas été tenues non plus hein.

L'année dernière, il y avait une autre grande promesse, c'était de tenir l'économie, de faire baisser le chômage, de créer de l'innovation. C'est tout le contraire qui a été fait. Chômage en hausse, d'être en d'être en hausse, un budget de la sécurité sociale qui vient d'être voté avec un déficit porté à à 24 milliards, une suspension de la réforme des retraites.

C'est c'est assez assez catastrophique. Et mais il y a plus de cap, il y a plus de il y a plus il y a plus de chef en fait. Et là, on vient d'assister la à la la à l'année la plus catastrophique en fait d'Emmanuel Macron.

Et et rien de beau sous le soleil n'apparaîtra l'année prochaine non plus. Laurence Saet, ancienne députée européenne LR, vous pourquoi il pourquoi il y est pas allé finalement sur ce référendum Emmanuel Macron ? Il a il a il a il a lancé cette idée comme ça en l'air en se disant pour une raison simple, c'est que et moi je je vais être moins quand même dur et pessimiste par rapport au président de la République hein parce que l'exercice du pouvoir c'est difficile, c'est toujours facile de critiquer, mais une fois qu'on est aux manettes, je sais que là tout le monde me regarde avec des regards noirs mais c'est pas grave.

Une fois qu'on est aux manettes, les choses parce qu'il y a aussi des choses qui vous échappent. On peut on peut être critique. On peut être critique et avoir aussi envie d'une certaine stabilité et se dire que le président doit aller jusqu'au bout.

Ouais. Sinon, ça va fragiliser tous les présidents à venir parce que justement la 5e République est constituée pour que enfin le président de la République n'a pas besoin d'une majorité au parlement pour rester président de la République. Sinon, on n plus dans la 5e République.

Mais après, chacun peut vouloir sa démission. Mais moi, je pense qu'il faut réfléchir euh plus large et plus loin. Et si chaque président à venir quand il a des mauvais sondages ou qui perd une majorité à l'assemblée devait démissionner, là il faut revoir en fait toutes nos institutions.

Mais pour revenir sur cette question, pourquoi il a pas fait de référendum ? Parce que le piège d'un référendum, c'est que on ne répond pas souvent à la question mais simplement on exprime aussi un mécontentement ou un rejet. et compte tenu de son affaiblissement très important dans l'opinion.

Effectivement, quelle que soit la question, peut-être que la réponse aurait été non pour désavouer le président de la République et on a'aurait pas vraiment répondu à la question et il le sait que ce risque est là. Imaginez qu'il mettent en place un référendum, déjà il y a beaucoup de demandes de de démission. Voilà, ça aurait été un référendum contre lui et là effectivement ça l'aurait peut-être précipité si vous voulez dans la démission.

C'est ça toute l'ambiguité, c'est qu'il le savait l'an dernier au moment où il fait cette proposition de référendum. En tout cas, il laisse entendre qu'il pourrait recourir au référendum. Il sait que les sondages ne lui sont pas favorables.

Il a l'expérience tout comme nous des précédents référendums. On sait ce que ça donne. Donc c'est très compliqué.

Annoncer quelque chose qu'on ne fait pas, c'est toujours très embêtant parce que le peuple se dit "Ben, vous voyez, on nous dit des choses et on on ne les fait pas." Alors, il a annoncé d'autres choses il y a exactement un an et figurez-vous qu'il y en a certaines et bien qu'il a euh il a tenu certaines promesses. On en parle tout de suite après ça.

Les grands débats de [musique] Sud Radio 10h 13h, Jacques Cardose. Les grands débats avec autour de la table Laurence Saillet, ancienne députée LR européenne et ancienne porte-parole. Yve Damcour, viticulteur, ancien élu local, porte-voie de Nouvelle énergie.

Jean-Claude Bejour, avocat. On parlera tout à l'heure des États-Unis. Jean-Claude Bejour, vous voyagez beaucoup entre les États-Unis et et la France et on parlera de Donald Trump, ça tombe très très bien.

Euh Quentin Gérard, journaliste OJD, tout à l'heure, vous nous donnerez vos coups de cœur, coup de gueule à 10h45 pour le moment. On on poursuit la discussion autour des vœux du président de la République et évidemment, on se pose la question de savoir ce qu'il pourrait bien annoncer ce soir, ce qu'il peut nous promettre. Alors, on va réécouter un petit extrait de l'année dernière euh où il nous parlait de la nécessité euh de plus de cohésion au sein de l'Union européenne.

Il nous faut le réveil européen, réveil scientifique, intellectuel, technologique, industriel, réveil agricole, énergétique et écologique. Il faut pour cela aller plus vite, prendre nos décisions plus rapidement, plus fortement en européen, simplifier nos règles pour nos compatriotes comme nos entreprises et investir davantage. Et oui, mais là, est-ce qu'il a tenu parole sur ce sujet ?

Bah la la voix de la France est complètement démonétisée au Parlement européen et et Emmanuel Macron euh est un peu la risée des autres chefs d'État parce que en fait la France peut donner de leçons à personne avec une dette qui augmente avec une partie de sa dette qui a été rachetée par la Banque centrale européenne et donc elle est entre les mains du de de du machin quoi. Et donc ça ça augure rien de bon pour la suite. et le le les gesticulations dont on parlera tout à l'heure autour du Mercosour du du président français sont à l'image de de cette France que plus personne n'écoute.

Et donc aujourd'hui les pays qui qui sont en train de reprendre de la vitalité en Europe, c'est l'Italie, c'est l'Espagne, c'est le Portugal parce qu'ils ont ils ont fait ce qu'il fallait pour que bah ils ont ils ont ils se sont engagés et ils ont tenu parole ce que la France ne fait plus depuis 15 ans. Elle s'engage chaque année et elle ne tient jamais parole ni auprès des habitants, ni auprès des dirigeants européens. Alors, il y a un problème supplémentaire, c'est qu'en fait faire cette promesse ne peut pas être tenu pour une raison simple, c'est que ça ne dépend pas de lui.

Le gros problème du système européen et pour avoir été à l'intérieur, c'est que les parlementaires, je veux pas jeter le enfin dire des choses négatives sur les parlementaires français européens, mais ne prennent pas du tout le mandat de députés européens avec la même le même engagement que les autres pays. Moi je vois par exemple, j'étais grave grave parce que ce écoutent et ceux qui en attendent. Mais dans notre culture, mais je vous dis la vérité telle que je l'ai vécu dans notre culture le Parlement européen bon bah c'est moins important que le parlement français.

Les Allemands eux c'est tout le contraire. En commission par exemple, moi j'étais en commission éconne, les Allemands toujours là, toujours à fond, ils se battent comme des malades. En Allemagne, le le mandat de députés européen, c'est le Graal.

D'ailleurs, vous pouvez plus retourner en mandat national. très fortemps les députés c'est pas des listes qui font qui se défont au petit bonheur on aime bien celu on va le mettre deuxè là on a mis par exemple bah il y avait la crise agricole ben on met numéro 2 une agricultrice au petit enfin voyez ce que je veux dire j'ai rien non mais j'ai rien de contre cette personne particulier mais on a besoin de valoriser le le mandat européen exactement parce que le travail n'est pas le même en commission notamment les les arbitrages sont gagnés notam par les allemands les espagnols, les italiens parce qu'ils sont très très engagés et beaucoup plus investis. Mais c'est pas la faute des députés européens, c'est parce que regardez, je vous le dis, les médias français ne parlent jamais du travail au Parlement européen.

C'est jamais un sujet. Jean-Claude Bejour. Il avait raison quand même le président de la République il y a un an de dire ça et oui, on a besoin de plus de poids l'Europe et on le voit à travers tous les éléments qu'on a vécu cette année.

Je pense qu'au cours des des 20 dernières années, on a pris conscience plus que jamais que la politique internationale, j'inclus là pour le coup tout ce qui se fait au plan européen, pas seulement européen, mais aussi au-delà un impact direct sur nos politiques nationales. Pendant très longtemps, l'international, il restait le truc de diplomate de généraux et de gens qui allaient dans les cocktails et on regardait ça un peu de loin. Aujourd'hui, c'est une réalité.

Lorsqu'il y a un conflit entre l'Ukraine et la Russie, quoi que l'on en pense, ça a un impact directement sur notre énergie, sur notre indépendance, sur ce qui se passe en Afrique, sur l'immigration et cetera. Donc ça c'est une c'est une une réalité et cette réalité là parce qu'on ne l'a pas suffisamment prise en considération et bien on voit qu'on est désarmé. Il faut des personnalités hommes politiques ou membres du secteur privé qui soient suffisamment armé expérimenté pour défendre nos positions en Europe et au-delà de l'Europe.

Alors on est avec Philippe Baptiste, pardon, qui qui nous appelle, vous le savez sur Sud Radio, les auditeurs ont la parole. Euh Baptiste, j'imagine que vous voulez intervenir sur les les vœux d'Emmanuel Macron que vous allez écouter avec beaucoup d'attention, j'imagine. Absolument pas.

Vous imaginez très très mal. Je vais absolument pas les écouter avec attention. [rires] Ouais, vous avez bien compris.

Euh, je n'attends rien. Je sais que même en attendant rien, je serai quand même déçu. H euh voilà.

Et j'ai envie de dire et tant que ça se termine, le crépuscule des Quinquena Macron est très très pénible pour lui et pour nous. Ouais, c'est très difficile parce queon a envie d'être positif. On a envie de donner de l'espoir aux gens, on a envie de se dire que il y a probablement des choses à faire.

Enfin, je veux dire, moi je peux pas croire qu'avec les institutions, la puissance euh de que que nous sommes et que représente la France encore dans le monde, je sais que en permanence, on dit bah oui, on a moins de puissance. Ben oui, on on en parlait hier également dans le choix d'Air France d'aller choisir Starling plutôt que tel stat. bah, ils ont fait le choix de la raison, c'est normal, ils sont allés chercher un industriel qui fonctionne très très bien.

Donc, on a on a envie de donner de l'espoir. Et moi, j'ai je je me disais pourvu qu'il il annonce une mesure une mesure que pourrait qui pourrait peut-être tenir, je je enfin c'est c'est mon espoir. Est-ce que c'est votre espoir, Baptiste ?

Non, mais attendez, bah à vous entendre, on a l'impression que le pouvoir d'Emmanuel Macron vient de commencer à à se mettre en place. Ça fait 11 ans qu'il est là. s'il avait dû y avoir une mesure concrète, serait très bien.

Merci Baptiste. Bon écoutez, vous allez passer le réveillon quand même avec de la bonne humeur bien sûr mais dès qu'on arrête d'écouter Emmanuel Macron, la bonne humeur revient tout. Bon ben écoute écoutez au moins vous avez de l'humour.

Merci beaucoup. Passez une très belle soirée, un bon un bon 31. Quentin Gérard, est-ce qu'on peut journaliste au JDD, est-ce qu'on peut quand même avoir un peu d'espoir pour ce soir ?

Bah non, c'est c'est compliqué. Et puis d'ailleurs, bah comme l'iteur, la plupart des Français ont résigné, je crois 40 % sont optimistes pour l'année prochaine. C'est c'est c'est assez dramatique mais ça correspond voilà à la réalité à la réalité du pays et les choses, je pense que tout le monde a conscientisé que les choses pourront changer quand Emmanuel Macron ne sera plus là, qu'il démissionne ou pas.

A priori ça ne sera pas le cas. Il va rester jusqu'à la fin. Donc à partir de 2027, on pourra on pourra peut-être penser penser à à changer vraiment le cap et à à prendre des décisions.

Il a plus de il a plus de majorité à l'Assemblée nationale et sa voix ne porte pas en France, ne porte pas en Europe et la voix de l'Europe ne porte pas dans le monde non plus. Donc c'est assez c'est assez compliqué. Alors justement vous parliez de politique intérieure, il y a fait allusion l'année dernière.

On écoute. Je souhaite que l'année qui s'ouvre soit celle du ressaisissement collectif. Qu'elle permettent la stabilité, les bons compromis pour prendre les bonnes décisions au service des Français.

Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre. L'année 2025 doit être une année d'action, une année utile pour vous et pour vous permettre de vivre mieux. En réalité, ça fait presque mal d'écouter ça.

Yve d'amco. Ah oui oui. Non mais là moi je je c'est quand j'ai reçu les thèmes de la d'aujourd'hui j'ai j'ai réécouté le président.

C'est terrible en fait. H c'est un théâtre d'ombre. C'est affreux quoi.

C'est-à-dire qu' il est complètement déconnecté des réalités déc enfin il est déconnecté de tous les points de vue et tout le monde le sait et il y a que lui qui le sait pas. C'est l'histoire du du roi est nu quoi. Il a il donne enfin on a l'impression en l'écoutant qu'il a encore le pouvoir de faire quelque chose.

En fait, il est complètement euh enfin il est enfin il est discrédité quoi. C'est alors alors juste une alors juste un point quand même parce que l'année dernière il avait également parlé du budget de la défense et là pour le coup bah c'est promesse tenue. Le projet le le le budget de la défense va être en augmentation.

Ben à condition qu'il soit voté. Oui. À condition qu'il soit voté.

On trouvera toujours des solutions. La loi de programmation militaire a quand même été votée à l'unanimité euh enfin pas l'unanimité mais grande majorité pardon parce que Sébastien Lecornu avait réussi euh à mettre ça en place. Je pense quand même alors moi je vais essayer quand même de dire des choses positives parce que je pense que ça sert à rien d'accabler tous les présidents en fin de quinquena.

On pouvait dire la même chose. Excusez-moi Hollande ça m'a pas fait rêver hein ces deux derniers vœux. Donc là, je trouve que le on se souvient pareil de la fin de Mitteran, la fin de Chirak, dans tous les cas de figure, à chaque fois, c'était pas des moments très heureux, hein.

Exactement. C'est toujours difficile et je pense que de trop affaiblir notre président de la République, qu'on soit d'accord ou pas avec lui, ça affaibli la France. Parce que ça aussi quand on parle de sa position à l'international, quand vous avez euh des gens qui demandent sa démission, c'est un affaiblissement de la France parce que un président qui annoncerait sa démission, soit on serait dans le cadre normal avec une campagne très courte, c'est-à-dire 6 ou 8 semaines et auquel cas euh ben on aurait pas le temps d'un grand débat aussi, on se prerait d'un grand débat.

Soit il ferait est-ce que comme vous proposez euh cher Yve euh si vous voulez 6 mois de campagne, bon là déjà j'imagine pas que le président dise je laisse 6 mois, c'est pas comme ça que ça se passe, c'est pas la règle mais ça voudrait dire que là il perdrait totalement son pouvoir à l'international. On a des conflits internationaux qui sont très importants. Je pense que c'est un affaiblissement.

Donc parfois il faut prendre sur soi et réussir quand même à ne pas trop taper sur le patron. Pourquoi ? Quand je dis patron, c'est une image bien sûr, on affaiblit la France dans son entité et et et les institutions.

Donc, j'appelle à la raison sur ce sujet, sur la loi de programmation militaire, sur les engagements militaires. Emmanuel Macron a quand même fait beaucoup et dans le domaine de la réserve, enfin, il y a plein de domaines dans lesquels il a fait de bonnes choses. Maintenant, ce bashing permanent, si vous voulez, même dessert même la cause qu'on pense produire, qu'on pense défendre. et je pense qu'il faut réussir à à se tenir à se contenir un petit peu.

Alors, il y a un un terrain sur lequel peut-être il peut encore agir, c'est euh sur le terrain européen. Euh j'en suis sûr, les agriculteurs aimeraient beaucoup qu'ils puissent encore euh faire modifier le le Mercosur qui est qui va être le premier dossier chaud de l'année 2026. On en parle tout de suite.

Jacques Cardos, vous êtes nombreux à nous appeler et pour cause on ouvre le dossier Mercure. On est avec Paul qui qui est avec nous déjà. On va essayer d'y voir plus clair avec nos experts autour de la table.

Cela fait plusieurs jours que j'entends certains spécialistes direent "Mais c'est pas si grave, les pourcentages d'importation agricole sont très faibles." On entend cette petite musique monter et c'est vrai que les volumes sont tellement faibles que finalement on aurait plus à y gagner qu'à y perdre. Bah oui, le problème c'est que ça dépend des filières.

Ça dépend des filières et on va être précis qui va y gagner, qui va y perdre. Si je pose la question à Yve Damcour, vous qui êtes viticulteur, j'imagine que pour vous c'est l'opportunité, l'occasion de pouvoir vendre. C'est la réalité.

Oui, c'est vrai que pour la filière vin et spiritueux, à la fois pour les vins et pour les alcools, l'Amérique du Sud est un des seuls marchés mondiaux qui est en progression. Donc avoir accès à ce marché là pour les vins spiritueux, c'est une bonne chose. Mais je suis aussi frère d'éleveur.

Oui. Et pour ce qui est de la viande bovine, la concurrence de des pays du sud qui utilisent des méthodes qu'on a pas le droit d'utiliser en France et en Europe, bah elle est désastreuse. Donc il faut que l'Europe prenne ses responsabilités. quand elle autorise d'importer quelque chose, il faut qu'elle autorise les méthodes de production en Europe.

Sinon, il y a il y a une il y a une distorsion de concurrence alors que la devise de l'Europe, c'est une concurrence libre et non faussée. Jean-Claude, le le vrai sujet qui nous est posé, c'est que dans un un accord commercial et c'est c'est toute la difficulté dans celui-là, euh vous avez évidemment des secteurs qui sont favorisés et vous avez des secteurs qui sont défavorisés. Et donc par rapport au macro, certains pourraient dire et je crois que c'est ça le problème de enfin en tout cas le propos de vos experts de de des plateaux précédents de dire en terme de chiffres ça peut être marginal en tout état de en tout état de cause contenu.

Moi ce qu'il faut garder et nous parlions euh du contact que les hommes politiques, les responsables politiques peuvent avoir avec le peuple. Moi ce que je garde de mes séjours vraiment en région, je connais bien le monde vitinicole, c'est que derrière une industrie, il y a des hommes et des femmes. Il y a des gens qui empreintent pour pouvoir faire fonctionner leur leur élevage, pouvoir faire fonctionner leur leur business.

Euh, il y a des gens qui se réveillent tous les matins. Il y a des gens qui sont seuls face à la banque qui vous dit qu'on vous accorde ou on ne vous accorde pas de près. Ils sont seuls à ce moment-là.

Et vous ne pouvez pas répondre avec des revenus très faibles. Il faut le rappeler. Vous pouvez pas monsieur Cardos, vous ne pourrez pas répondre au banquier, vous comprenez.

Au nom de l'Europe, on va gagner. Accepter que je sois franchement à découvert ou que je ne puisse pas payer mes dettes, on va gagner. Et ça, il faut le prendre le prendre en considération.

Et juste un mot, c'est tout le problème de la transformation de nos économies. C'est tout le problème de comment est-ce qu'on accompagne ce qui ici ou là risquent d'être marginalement ou en tout état de cause un peu laissé sur le bas côté. La facture.

Vous avez tout à fait raison Jean-Claude, c'est exactement ça. Alors Paul nous appelle de Damazan dans le sud-ouest. Paul vous êtes dans quelle dans quelle filière ?

Mais moi, je produis des fraises. On fait du des canards gras aussi. On fait du garage de canard.

Hm. Donc moi, le mercur, le problème c'est que ça va venir euh dans un moment où l'agriculture française est extrêmement fragilisé. Oui.

Les chiffres de la balance commerciale le démontrent. On importe beaucoup plus qu'on exporte. Aujourd'hui, on produit plus grand-chose.

Alors, moi, je me dis qu'une bouteille de vin, monsieur Damcour doit le connaître quand même, un vin de qualité, c'est pas parce qu'il y aura 1 € ou un dollar de moins que ça, ils vont en vendre plus, ça va faciliter, ça va fluidifier les échanges commerciaux. Mais en fait, à un moment donné euh nos emplois vont disparaître dans les filières agricoles. On le voit.

Euh moi, j'ai 10 salariés quand on est en pleine production de fraises. Euh on a des transporteurs, on a on livre dans une coopérative où il y a des chiambales et autres. Euh dans l'OTGAR, l'agriculture c'est énorme.

Ça ça représente énormément d'emplois direct et indirect. Et aujourd'hui, le problème c'est que le mercur pour moi c'est pas vital du tout. On importe beaucoup plus qu'on est que que que on importe trop aujourd'hui.

Il faut se recentrer sur ce qu'on consomme en France. et nous donner vraiment les moyens de lutter armégal avec nos voisins parce que là le problème qu'on a Espagne euh l'Italie les pays du Nord parce que la Hollande la Belgique ils ont d'autres molécules que nous on ne lutte pas armégal et on a des contraintes des salaires plus élevés des normes qui sont c'est c'est énorme. On a un satellite qui prend des photos de nos parcelles tous les 3 jours.

Ouais faut faut voir où on arrive c'est oui Laurence ça y est. Ouais, c'est un enfer en fait euh bureaucratique et de norme. Et le problème c'est que non seulement l'Europe s'est autoflagé en s'imposant des normes, en voulant être des modèles d'écologie, modèle euh d'environnement, mais la France a surtransposé pour s'imposer des normes encore supplémentaires.

Donc non seulement l'Europe n'est plus compétitive mais la France est encore moins compétitive au sein de l'Europe. Et on rappelle Laurence que les produits qui seront importés ne répondent pas exactement aux mêmes normes que celles que l'on impose à nos propres agricules. Ser impossible parce qu'on s'est imposé des normes parab dingues.

Je vais vous donner un exemple. Au Parlement européen, parfois j'étais obligé de voter pour durcir des normes européennes alors que c'est totalement contre ma psychologie pour que la France redevienne compétitive au sein de l'Europe. Je sais pas si vous comprenez.

C'est-à-dire que comme on s'était soi-même en France imposé des normes hyper dures, je comprends. J'étais obligé mais c'est un monde de fou et on est dans une course. Pourquoi ?

Parce que c'est une l'Europe est une grosse machine qui est totalement enquistée de gens qui ne sont déconnectés des réalités. Mais surtout, on n'a pas les mêmes intérêts, pardon. Mais enfin, je veux dire, je comprends que les Allemands est en vie du mercur parce qu'ils vont pouvoir vendre leur voiture et que l'industrie automobile est dans très en très très mauvais état.

Tous les traités de libre échange, c'est un problème. Radio, je sais pas, je sais pas si c'est le cas pour tout. Moi, c'est un sujet qui me rend fou hein, je vous le dis tout de suite.

C'est un sujet qui me rend complètement. Je peux pas comprendre que on fasse du mal à ceux qui travaillent notre terre, nous donnent à manger tous les jours. On va être avec Pierre qui nous appelle de Perpignan dans un instant.

Moi, j'ai envie de poser une question très simple. Vous qui avez été député européenne et vous connaissez de l'intérieur ça. Est-ce qu'on peut encore faire des modifications ?

à l'intérieur du Mercossur, est-ce qu'on peut par exemple préserver notre filière agricole ? Je pense que ce ne sera pas possible à ce stade. Mais ça c'est pas possible.

Et parce que vous vous rendez compte ça fait ça fait des années qu'on négocie cette et chaque accord de libre échange, moi quand j'étais député, j'ai des j'en ai je me suis abstenue, parfois je déteste m'abstenir parce que d'un côté j'avais tel par exemple les producteurs d'agneaux qui me disaient je vous en supplie sauvez-nous et après j'avais les producteurs de bœuf qui me disaient non votez compte, sauvez-nous. Et vous êtes dans un truc, c'est tout le problème d'un accord de libre échange, c'est que il y a un déséquilibre. Mais non, mais le problème de les aes d'agriculture, c'est pas seulement le Mercure.

C'est beaucoup plus profond que ça. C'est beaucoup plus profond que ça. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il y a une crise agricole, on met des petits pansements.

Euh chaque année, il y a une crise agricole, hein, vous remarquerez hein. On met des existe he actuellement, il est en application. On parle d'une nouvelle en fait d'une nouvelle d'un élargissement de certaines disposition.

Le problème est bien plus profond pour les agriculteurs. Il faut revoir un certain nombre de modèles agricoles. On nous a fait croire que le bio ça allait être génial.

Donc il y en a plein qui ont investi dans le bioz plutôt dans des mesures de de fond et de réparation en vraiment prendre le tran avec les agriculteurs, toute filière confondue de poser les choses et pas seulement faire des coups de com comme l'avait fait Gabriel Atal sur sa botte de foin. Non mais c'est insupportable. Il faut faire un travail de fond avec les agriculteurs.

On va appeler Pierre et puis on a beaucoup de choses à se dire parce que tout le monde veut intervenir. Beaucoup de d'appels au au standard évidemment. Vous continuez de nous appeler. 0826 300 300 on est avec Pierre qui nous appelle de Perpignan.

Vous êtes dans quelle filière ? Je suis véticulteur. Je crois que vous avez un ancien député là qui est aussi viticulteur à côté de vous là.

Alors vous parlez des produits qui sont minimes qui rentrent d'Espagne. Moi je suis là je suis en train de dire en France depuis 40 ans. Absolument. 20 quand nous avons bloqué l'autoroute l'année dernière avec la coordination rurale, nous avons chopé des camions avec du vin blanc qui venait soit d'Espagne acheter à 30 centimes le litre.

À mon avis, c'est faux parce que l'agriculteur espagnol à 30 centimes lit, il se sert pas. Je pense que ces vins viennent de de la région de Megnè du Maroc que je connais très bien. H vous voulez dire je pense que les gens qui parlent de la de l'agriculture sont complètement déconnectés de ce qui se passe.

L'agriculture française est en train de crever. Merci Pierre pour pour ce témoignage et et encore une fois, on a pas envie, on n pas envie que l'agriculture soit en train de crever. On a envie de sauver notre agriculture en France et on se dit que peut-être que quelques négociations sont encore possibles à travers c nouvelle mouture de Mercossur, on va me dire que je rêve.

Oui, peut-être je rêve, mais je me dis que les les les institutions sont là, les hommes politiques sont là, peut-être même que leurs intention sont bonnes, alors peut-être qu'on peut encore faire quelque chose. Jean-Claude Bejour ? Oui.

Euh non seulement euh il y a il y a il y a des questions de de de qualité pour l'agriculture en elle-même, mais je rappellerai que par effet indirect, qualité de nourriture, c'est aussi qualité de santé parce que ce que l'on ne dépense pas aujourd'hui, on le dépense demain parce qu'il faut soigner nos aînés, il faut qu'on se soigne, ce sont tous des males. Bref, il y a il y a des effets indirects. Je crois qu'il ne su moi je je refuse de dire qu'on nen a pas envie.

Ça ne se produira pas. C'est-à-dire que nous devons on a beaucoup parlé de souveraineté. souveraineté alimentaire.

Nous ne pouvons pas accepter de ne pas être autonome sur le plan de la souveraineté alimentaire. C'est c'est tout c'est mais on est autosuffisant en France he mais [rires] justement à part le riz je crois que c'est la seule filière euh vous me corrigez dans mes cours si je me trompe mais en théorie on peut être autosuffisant en France. Aujourd'hui, on a on importe la moitié de la viande blanche que l'on consomme.

On on importe 30 % de la viande rouge que l'on consomme. On on importe 40 % des fruits que l'on consomme. Alors, il y a les oranges et les bananes qu'il faut sortir du du lot.

Et donc voilà, 80 % des fleurs que l'on offre euh sont arrivent d'Afrique et et donc on n'est même plus capable de de de faire des fleurs. Enfin, tout ça est complètement désastreux en fait hein. Tout tout ça est on est en train de mourir.

Le le notre collègue de de Perpignan disait que la balance commerciale agricole de la France était pour la première fois déficitaire depuis 40 ans. Il a raison. C'était encore 10 milliards d'excédents il y a il y a il y a 3 ans et on était la 2e euh contributrice à à la balance commerciale de la France après l'aérospatiale et devant euh les cosmétiques et donc on est en train de tuer une à une toutes les filières.

Je me demande si les gens qui sont au pouvoir dans ce pays sont pas en train de finalement volontairement flinguer toutes les filières d'excellence français dire que nous sommes pas souverain jusqu'au jour où on va se dire ben on dépend de x y ou z pour pouvoir assurer le quotidien de nos concitoyens. Alors, est-ce que la France a pu a su préserver nos intérêts ou bien est-ce qu'elle joue un double jeu ? Peut-être qu'elle n'en a pas les moyens.

Cette souveraineté, on en reparle juste après ça. De Sud Radio 10h [musique] 13h, Jacques Cardose. Le débat est enflammé autour du Mercosur et vous nous appelez, vous continuez de nous appeler au 0826 300300.

On parlait de cette fameuse souveraineté européenne. Est-ce qu'on peut encore faire modifier ce ce fameux ce fameux Mercosur qui bah qui fait réagir et qui flingue, pardon de le dire, mais qui flingue la la filière bovine, la filière de la volaille. Moi, j'ai peur aussi que le loup soit dans la bergerie parce queà partir du moment où des produits arrivent et qui sont pas de même qualité que les autres, enfin, je veux dire, c'est c'est aussi une forme de concurrence déloyale et le coût du travail, c'est-à-dire que pour aujourd'hui pour produire en France, ça y est, vous voulez embaucher quelqu'un, vous payez une blinde de charge.

Donc vous n'êtes pas compétitif. Regardez les poulets qui venaient d'Ukraine. Bon, au début, c'était super.

On s'est dit tiens bon les pauvres, on va faire on va les aider. on va aider, on va acheter des poulets ukrainiens. Sauf queen fait, on a totalement ouvert la filière et ceux qui se sont enrichis en Ukraine pour vendre des poulets et qui ont tuer notre nos nos poulets français.

Après, il faut pas en vouloir au consommateurs parce que vu le pouvoir d'achat des gens, moi je comprends, il faut surtout pas taper sur les consommateurs, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Mais simplement le coût du travail est terrible en France. demander à des agriculteurs quand ils veulent embaucher quelqu'un pour les aider.

Est-ce qu'il paye en charge ? Bah bien sûr qu'en Espagne ça n'a rien à voir. Bien sûr qu'en Italie ça n'a rien à voir.

Donc vous pouvez pas produire pareil. Et d'autant plus je reviens sur les contraintes par exemple sur les emballages. En Espagne vous n'avez pas les mêmes règles qu'en France même si on a essayé de donc vous vous voulez faire un emballage de légumes en France vous on vous va vous contraindre à des des difficultés énormes alors que ils n'ont pas les mêmes normes en Espagne ou en Italie.

Bah du coup la tomate espagnole ou ben c'est sûr que vous l'achetez plus que la tomate française sans parler des fraudes dont nous parlait ou dont que suggérait l'auditeur que nous avions tout à l'heure au téléphone au sujet de de certaines provenances qui seraient pas forcément et de de qui serait pas forcément très bien étiqueté. Ça c'est un vrai problème hein. Je rappelle qu'il y a une délégation de la de la Commission européenne qui est allée au Brésil l'année dernière enfin cette année en 2025 pour vérifier que ce qui était imposé dans les clauses de d'échange était respecté.

En fait la conclusion c'est que rien n'était respecté. Donc en fait l'accord du Mercosu on va mettre des clauses miroir, on va mettre des clauses de sauvegarde et cetera mais en fait derrière il y a personne qui vient contrôler que tout ça a effectivement été mis en place. Alors pourquoi pourquoi ne pas commencer par faire une pause plus longue si on n'est pas content du du contenu de ce de ce de de de ce de cet accord ?

Bien sûr parce que Oui, excuse-moi. Non, parce que la France n'a pas les moyens aussi de de de bloquer vraiment ce texte. En fait, c'est l'Italie qui a permis de bloquer ce texte quelques semaines parce que à côté de Georgia Méloni voulait renégocier la Pâque.

Ça a été un cadeau de l'Italie à la France, c'est ça ? Non non, c'était ses propres intérêts parce qu'elle voulait renégocier la PAC avec la Commission européenne. Ça a été acté.

L'Italie a eu des garanties que la PAC serait renouvelée un montant similaire et aujourd'hui bah on sait très bien que la rentrée se sera chaude après les fêtes. Bah est-ce que le Mercur le Mercosur sera signé ? Il y a eu quelques vous parliez de changement, il y a quand même eu quelques changements mais les en tout cas F Bovine nous dit que c'est pas nécessaire.

On parlait de contrôle. Bon, il y a une annonce du d'une tas tasque force qui est appelé comme ça de de 2000 personnes, je crois qui vont contrôler davantage les produits. Mais bon, ce sera ce sera sûrement pas suffisant pour le coup.

On est avec Adonis, elle est consommatrice du côté de de de Blay. Euh il est consommateur, pardon. Et il nous dit Adonise.

Pardon, bonjour Adonis, que et bien le Mercosur vous révolte. Oui, bonjour. Euh alors le mercur me révolte oui oui bien sûr je suis entièrement d'accord avec tout ce qui se passe enfin les actions des agriculteurs.

Sauf que ben la concurrence des loyales ça fait très très longtemps qu'elle a commencé hein. H euh j'ai été dans le prête à porortter textile c'est sûr. Euh donc si vous voulez la concurrence des loyal le textile chinois ou qui vient d'Inde ou du Pakistan, ça fait très longtemps qu'on le subit.

D'ailleurs, on peut en en voir actuellement euh les dégâts, hein, avec tous ces tous ces ces magasins qui ferment alors textile français ou pas, mais des pertes d'emploi direct sur le terrain. Est-ce que ça veut dire pour autant qu'il faut baisser les bras sur le Mercour ? Peut-être pas quand même.

Pas pas du tout, pas du tout. Euh sauf que ben je trouve qu'on se réveille encore une fois bien trop tard. Hm.

Parce que on dirait qu'on découvre cette concurrence desloyales euh là euh depuis quelques semaines, quelques mois alors qu'elle a commencé depuis 30 40 ans hein. Ouais. Le textile notamment euh est carrément euh enfin a été abandonné.

Ça fait belle belle lurette. Euh mais ce que je voudrais quand même préciser que le pouvoir d'achat du consommateur certes, il est de plus en plus euh euh il est de plus en plus compliqué d'aller vers les produits de qualité. Ça, je vais pas je vais pas aller à l'encontre de ça.

Par contre, euh comme tout français, on a dans notre entourage des gens qui ont un pouvoir d'achat bien au-dessus de bien au-dessus de la moyenne. Euh et aujourd'hui, on achète quoi ? Et bien un prix.

On nachète plus un produit, on achète un prix. C'est-à-dire que dans le rayon euh de d'un grand magasin euh à l'époque de la fraise, entre la fraise française je veux dire un prix comme ça au hasard, la barquette de fraise à 5 € française et la barquette de fraises d'Espagne qui est à 2 2,50 €. Pouvoir d'achat ou pas pouvoir d'achat, le consommateur 9 fois sur 10 va choisir la fraise d'Espagne parce qu'il achète le prix.

Ouais. Et on sait et on sait merci à Donis pour votre témoignage. Vous êtes du côté de de Bleay en Gironde et on sait que il y a une baisse des droits de douane, qu' a une baisse de la qualité parce que la qualité n'est pas la même.

Jean-Claude Bejour, c'est c'est quoi l'avenir de ce mercur ? Alors moi moi je pense qu'au-delà au-delà du Mercosur, il faut bien garder à l'esprit deux choses pour pour l'Europe. C'est vrai que on aura compris, je suis au côté des agriculteurs, il faut défendre notre sovérité alimentaire.

La difficulté que nous avons aujourd'hui, c'est que nous sommes dans une union qui est une union qui est vaste, qui est grand et vous parliez tout à l'heure des États-Unis. Il se pose le même problème aux États-Unis entre des intérêts en fonction des États. Nous avons ce sujet parce qu'on voit bien que parfois les intérêts français ne corrobore pas avec intérêts allemands ou italien ou quoi qu'on en fasse.

Et en réalité, il faut quoi ? Il faut deux choses. La première, il faut un débat politique plus large à l'intérieur de l'Union pour fixer quelques grandes orientations pour qu'on soit d'accord là-dessus parce que on peut comprendre ici ou là du ressentiment en disant ben nos intérêts à nous.

Sauf que nous sommes dans une union et on voit bien qu'on ne peut pas vivre non plus tout seul. Que serions-nous ? Que serait la France aujourd'hui face à la Chine, aux États-Unis, à l'Inde et cetera ?

Donc il faut en fait il faut arriver à trouver ce bon compromis et là-dessus seul le débat politique. Et c'est vrai qu'on peut remarquer, moi je je regrette une chose, c'est très souvent dans cette démarche européenne, on a vu certains servir leurs intérêts. Je pense notamment à nos amis allemands qui négociaient tranquillement avec la Chine parce qu'il y allait de l'intérêt allemand aussi bien en Chine qu'aux États-Unis.

Là, on disait qu'il faut qu'on soit fort au niveau européen. Là, nous avons un vrai sujet. Merci Jean-Claude.

On va passer au coup de cœur, coup de gueule. Il est 10h52. Laurence Laurence, ça y est, vous vous votre coup de cœur de l'année, c'est l'incarcération de de Nicolas Sarkozy.

C'est l'image qui vous a qui vous a choqué euh cette c cette année et au-delà de l'image évidemment tout le symbole euh qui qui va avec, j'imagine. Alors voilà, coup de gueule hein plutôt mais euh c'est vrai que bon à titre personnel, j'ai été profondément meurtri euh de de On rappelle que vous avez travaillé avec Nicolas Sarkozi. Voilà, je je suis proche et je suis une amie.

Donc bien sûr que mon opinion est engagée de par mon amitié avec lui. Et bon, non seulement ça m'a meurtré, mais ça à la rigueur c'est pas le sujet, mais c'était il me semble quelque chose de très déstabilisant. Nous sommes aujourd'hui dans une un dans un moment où les institutions sont énormément fragilisées, où tout ce qui incarne la France est énormément fragilisé.

On le voit avec les forces de l'ordre qui sont attaquées sans cesse notamment par des partis politiques mais aussi par euh des citoyens euh des délinquants qui s'y attaquent. On le voit par rapport euh au parlement où euh on a énormément de mal si vous voulez à comprendre encore ce qui s'y passe politiquement. Euh on a on est en incapacité de gérer aujourd'hui nos frontières.

C'est-à-dire que on est totalement désœuvré par rapport à l'immigration et on voit bien queon on peut regarder le les situations d'Qutf qui agissent qui restent sur le territoire où on est voyez on est dans un une ambiance très anxiogène avec énormément de pertes de repère et incarcérer un ancien président de la République c'est quelque chose qui ajoute si vous voulez me semble-t-il à cette atmosphère anxion anxiogène et déstabilisante et de défétisme de défétisme. Euh et puis on se dit mais en fait plus rien n'a de sens. H on verra ce qui se passe en appel.

Mais rien ne justifier euh que effectivement le président de la République soit mis derrière les barreaux compte tenu de sa situation. Et c'est quelque chose voilà qui je pense a affaibli encore plus la France qui n'a pas besoin de ça et j'espère que et je suis très heureuse effectivement qu'il en soit ressorti. On a fait du mal à la France.

Ouais. Euh bon, c'est 10h 11h vous êtes sur Sud Radio et c'est vrai que là depuis 54 minutes, je me dis je me dis c'est terrible, c'est terrible parce que il y a pas d'espoir en fait et et tout ramène à quelque chose de de défétiste, tout nous ramène à de la tristesse. C'est vrai le symbole de l'incarcération de Nicolas Sarkozi, ça a été un moment avant tout triste en réalité.

Avant tout triste se dire quoi qu'il ait pu faire, quoi qu'il ait pu faire, il a été condamné. Enfin, je veux dire, il faut je je préfère dire je préfère dire quoi qu'il ait pu faire parce [rires] que je ne veux pas être me substituer au magistrat, je veux pas avoir ce discours-là mais je me dis c'est un symbole moi qui m'a fait mal parce que on parle d'un président de la République. Voilà, c'est vrai que dans cette tranche là où on vient de parler des vœux d'un président de la République qui peut pas faire grand-chose, d'un mercur où finalement on se dit bah on peut pas faire grand-chose.

Oh là là, non, je t'ai plus. J'espère qu'il y a un peu d'espoir autour de cette table. Je moi, moi je voudrais compléter là-dessus.

Ce qui ce qui m'a beaucoup gêné dans l'exécution de cette décision, c'est l'exécution provisoire puisque rien ne justifiait que Nicolas Sarkozi aille en prison tout de suite puisqu'il était non seulement présumé innocent, il risquait pas de s'enfuir, il donnait des garanties et cetera. Donc ça c'est pour moi c'est c'est vraiment le le bac qui blesse. Cela étant, il y a des pays où les présidents ont été incarcérés.

Je pense au Brésil avec Loula Borsonaro, je pense en Israël, je pense à d'autres. Il en Corée du Sud. Oui, mais justement quoi que c'est pour ça que je ne suis pas je ne dis pas la la France s'est abattue pour cela.

Ce qui est scandaleux en revanche et là j'attire l'attention de tous ceux qui participent au débat public. Ce sont des textes et en tant qu'avocat jevis qui sont faits dans la précipitation parce que les magistrats n'ont pas inventé le texte. Bien sûr, je redis que les magistrats n'ont pas inventé le texte.

Sauf que lorsqu'il y a un problème en France, le moindre homme politique se quit obligé d'aller dire et bien il faut un texte et rapidement on fait un texte sauf que ce sont des hommes et des femmes qui écrivent et que lorsqu'on écrit dans la précipitation on peut laisser des zones d'ombre et effectivement on a laissé cette zone d'ombre dans laquelle c'est en c'est c'est en en filé les le le tribunal. Je je je précise que c'est pas la décision de magistrat mais de Non mais c'est une belle mise en garde Jean-Claude Bejour vous l'homme de loi avocat attention dans dans l'émotion on écrit des textes et puis après on se fait oups on a écrit un texte qui est complètement pas adapté. Alors, on poursuit euh ces coups de gueule et coup de cœur, je précise, et là, et j'ai peut-être un peu d'espoir parce que il y a trois coups de cœur, il y a trois coups de cœur autour de la table.

Y Dam etcour euh ancien élu local, porte-voie de nouvelle Élergie. Vous voulez nous parler de Philippe Agon, prix Nobel 2025 ? Ouais, formidable.

Hm. Pourquoi ? Ben parce que en fait ce ce type là qui d'ailleurs a été conseillé d'Emmanuel Macron au début de son premier quinquena apparemment mais Emmanuel Macron était a pas dû l'écouter beaucoup parce queen fait tout notamment au sujet de la retraite je crois tout le travail de Philippe Agon c'est c'est le ce qu'on appelle la la destruction créatrice.

Il explique que en fait ça sert à rien d'essayer de se partager un gâteau qui ne lève plus. Il faut éduquer, il faut euh faire de la recherche, il faut innover, il faut enlever les freins qui qui à la recherche, à l'innovation et cetera. Ça rejoint tout tout notre débat d'avant et et comme ça on crée de la croissance et que c'est la croissance de demain qu'on pourra partager et pas le le gâteau qui ne mè plus d'hier.

Et donc c'est vraiment un bel espoir pour notre pays en disant on a plein de talent aujourd'hui, il faut libérer tout ça, il faut libérer les gens, libérer l'innovation créatrices et on va et et on va se relever tous ensemble. Et je vous le promets, il y a encore deux autres coups de cœur. Donc beaucoup d'espoir sur Sud Radio.

Euh il est il est 11h. Bientôt 11h. Les grands débats de Sud [musique] Radio 10h 13h, Jacques Cardose.

Le 31 décembre, il y a toujours de l'espoir. Il y a toujours de l'espoir. Et en plus autour de la table, on est avec Laurence Saet, Yve Damcour, Jean-Claude Beau Quentin Gérard, un plateau de choix pour ce 31 décembre. d'avance.

Je vous souhaite un excellent réveillon, un bon cudent comme on dit dans le sud. Je sais c'est moi c'est une expression que j'aime bien. Alors ce qui est ce qui est juste avant la la petite pause là, on était avec Yv d'amcour qui nous parlait de cet espoir euh du prix Nobel 2025.

Philippe Agon et Laurence Sa vous vous souhaitiez réagir. Alors merci d'am cours de nous avoir parlé quelque chose de positif qui grandit la France. Il y a plein d'autres choses, hein.

On a une la couture qui est formidable, les parfums, on sait faire le vin, on sait faire plein de choses. J'ai envie de redire des choses positives. Mais pour revenir sur Philippe Agon, moi je trouve cette ce personnage assez extraordinaire parce que c'est quelqu'un déjà qui vulgarise l'économie euh si vous voulez sans idéologie parce que lui-même dit là j'ai eu raison, j'ai eu tort.

Vous parliez de son du fait qu'il est conseiller Emmanuel Macron. Il le dit lui-même. Oui.

Oui. Il avait mis en place la retraite à point et il s'est rendu compte lui-même au moment, si vous voulez, de du côté législatif qu'ils avaient oublier plein de de d'éléments si vous voulez dans la réforme qui a rendu cette réforme très compliquée à mettre en place. Et puis après on a connu les événements, c'est très dommage.

Mais merci à Philippe Agon qui a eu le courage de contrer monsieur Zucman avec sa taxe complètement stupide, infondée, mensongère et il a eu ce courage parce que moi à chaque fois que je tapais sur Zucman, on me disait les prix Nobel le soutiennent. Enfin, on a eu un prix Nobel qui a dit la vérité. On on poursuit les coups de cœur.

Oui. Et quel contraste aussi avec l'Assemblée nationale où on a vu des déluges de taxe ces ces ces dernières semaines et oui coup de cœur pour pour moi. J'ai on reste avec vous Quentin Gérard journaliste au JDD justement votre coup de cœur vous c'est le papel.

Oui j'ai essayé de trouver une personnalité bon une personnalité qui [rires] qui qui qui a plutôt apaisé les choses. J'ai j'ai trouvé je trouve très discret. Ben je je dis ça d'autant plus que je fais pas partie forcément de voilà de de de l'église de l'église catholique mais bon on souvient tous de ce conclave qui avait été qui avait été surmédiatisé.

Léon XIV en était sorti à une sur une demi à une demi surprise et finalement quelques mois plus tard je trouve que c'est l'une des meilleures nouvelles pour les pour les pour les catholiques qui avait besoin d'un apaisement. On sortait d'une d'une période où un pape était ou François en l'occurrence qui était assez clivant qui tranchait peut-être trop vif de manière trop vive pour pour les pour l'église catholique pour pour ce qu'elle est. Il veut rassembler notamment entre des courants aujourd'hui qui sont face qui est le courant traditionnaliste et progressiste.

Euh il il revient à certains classicismes aussi. on l'a vu reprendre des tenues liturgi qui qui avait été qui avait été laissé de côté et on bon on l'a vu au Liban ces dernières ces dernières semaines et puis bon c'est aussi la tradition papale un petit peu naïve mais aussi assez noble et assez belle de prener le le la paix dans le monde dans dans un monde si si compliqué et qui et qui est si mouvant ces ces ces derniers temps. Je trouve ça assez assez touchant naïf mais mais touchant et c'est un oui c'est un pape qui qui apaise et je pense que l'église catholique a besoin a besoin d'apaisement ces ces derniers temps.

Jean-Claude Bejour. Moi moi je suis je suis plus réservé que vous lorsque vous dites une un appel naïf de la part du pape. Le le pape est tous sauf en général à ce niveau, on est tous sauf naïfs et le le le Vatican a une politique diplomatique importante, influente, qui se fait moins connaître.

Je pense que la paix n'est pas nécessairement enracinée dans la culture humaine. On se fait plutôt la guerre. C'est pour ça que c'était naïf mais quand je dis quand je dis c'est parce que il faut voir comment nos auditeurs pourraient l'entendre, ils pourraient se dire c'est un peu pieux.

Et c'est vrai que rappeler que l'objectif c'est quand même d'arriver à faire en sorte qu'on vive euh qu'on arrive à cohabiter. Les êtres humains arrive à cohabiter. C'est peut-être quelque chose qui nous échappe et ça n'est pas plus mal qu'on le redise encore et encore et encore.

Yvdam courour toujours sur le pape. Ouais. Moi je voudrais dire deux choses à propos de Léon X.

D'abord il a choisi ce nom Léon pour se s'inscrire dans la lignée de Léon X. Léon X'était un pape important. C'est le premier pape qui en fait résolument fait le choix de soutenir la République française et donc a a pris le large vis-à-vis de l'empire et et de l'ancien de l'ancien régime.

C'est un pape qui a écrit une encyclique très importante aussi pour les chrétiens qui est le rerum novarum, c'est-à-dire la doctrine sociale de l'église dans laquelle pas mal d'élus, d'hommes politiques puisent des idées intéressantes qui sont toujours d'actualité aujourd'hui et j' les les les élus de tout bord à à relire cet encyclique. Et puis il est allé discrètement à Nissé en Turquie rappeler qu'un concile très important de l'Église catholique avait eu lieu à Nissé, donc en Turquie et c'était un concile très important sur lequel se fonde l'église d'aujourd'hui. Autre coup de cœur pour cette astronaute française là aussi c'est un beau message d'espoir.

Je vous reconnais bien là Jean-Claude Bejour. Elle s'appelle Sophie Adenau et elle se rendra aussi elle elle aussi dans l'espace. Absolument. 30 ans après Claudieuré, elle va s'envoler pour la station spatiale internationale et c'est c'est rappelé aussi, voyez là encore, ça n'est pas de la naïveté et ça n'est pas juste un coco pour pour une femme au-delà du fait que qu'elle elle représente, elle incarne aussi ce que c'est qu'une forme de bah de féminité, de femme d'engagement, de femme engagée.

C'est que derrière deux choses, on parlait de points positifs. C'est c'est tout d'abord que nous puissance française, nous sommes une puissance spatiale et avec l'Europe la la politique spatiale européenne est importante parce qu'elle a un impact sur notre politique de communication, elle a un impact sur les questions de santé, elle a un impact sur la recherche. Bref, elle a un rôle déterminant et il faut pas l'oublier parmi tout ce qui va mal et bien nous avons aussi des choses dans lesquelles nous réussissons et c'est l'occasion de dire qu'il nous faut savoir mobiliser.

On parlait d'attaque Zucman et puis l'idée folle de dire ben on va financer les retraites en allant en prendre un petit peu à droite et à gauche et cetera, c'est de dire en revanche qu'il faut mobiliser des moyens pour l'innovation, pour la recherche, pour ceux qui fonctionnent et là où nous pouvons être véritablement les premiers de la classe. Alors dans un instant, on va passer au débat, on va ouvrir un nouveau débat. Donald Trump Donald Trump qui bouleverse l'équilibre mondial et là il y a de multiples multiples axes d'attaque si je puis dire parce que évidemment il y a il y a Gaza, il y a l'Ukraine, il y a ce qui se passe au Venezuela, il y a les droits de douane, il y a les problèmes qui pourraient avoir sur le terrain intérieur pour pour Donald Trump et on a les experts autour de la table pour évoquer ce sujet parce que Donald Trump il nous bouge en fait, il nous bouge tous, il perturbe tout.

Mais auparavant, on vient de l'apprendre. Euh Evveline Leclerc, vous savez l'animatrice de de Tour Manège. Euh on va écouter euh cette musique qu'on a tous en tête et bien malheureusement elle vient de nous quitter.

Euh elle avait euh 74 ans. Euh elle a animé Tourné Manège ce jeu matrimonial emblématique des années 80 90 et bien pendant une dizaine d'années. C'est sa fille qui vient d'annoncer sa la disparition de de sa maman d'Éveline Leclerc.

Elle est morte à Grâce dans les Alpes maritimes. Elle était entourée de sa famille et elle est décédée d'une suite d'une longue maladie. Allez, on écoute quelques secondes de ce de ce générique.

On se souvient du pianiste Charlie Oleg, lui aussi décédé en septembre dernier. Ça vous évoque quoi ces souvenirs de d'Eveline Lecler ? Ben, à la fois le l'émission elle-même qui était euh une émission charmante et puis euh le le le sketch des inconnus qui avait euh qui avait euh qui qui était très drôle tourné.

Ouais. Ouais. qui était très très drôle.

Des des hommes et des femmes qui étaient assis dans un manège séparé par une poison. Ils se questionnaient sans se voir et se découvrait à la fin et et la France adorait parce que bah oui, c'était c'était des rencontres, c'était des histoires amoureuses. Laurence ?

Ah oui, moi j'ai j'adorais cette émission. Je trouvais ça en fait il y a plein d'enseignements sur la nature humaine, sur les comportements. En plus c'était traité avec beaucoup de délicatesse, de finesse.

Il y avait pas de de moquerie, pas de méchanceté. C'était des programmes. J'aimerais bien queon refasse des tourner manège et sur la personne en elle-même, c'était énormément de talent et justement d'intelligence en fait dans la manière de présenter les choses de subtilité.

Donc euh voilà, c'est une tristesse aujourd'hui de savoir que malheureusement elle est décédée. Peut-être elle est décédée et peut-être que des patrons de chaîne se diront il y a il y a moyen il y a moyen de faire revenir tourné manège parce que c'est une euh ça revient ça aussi. Euh il y a il y a il y a il y a une envie, un appétit euh j'ai envie de dire pour les téléspectateurs à à revivre sous une autre forme des grandes émissions qui ont fait les années 80 90.

Jean-Claude, moi je trouve que ce qu'il y avait de bien c'est c'était une façon de parler du quotidien des Français comme on dit des vrais gens mais sans voyurisme. Ce qui me gêne dans certaines émissions et et je je sais bien mais ce qui me gêne dans certaines émissions et je n'en vise aucune ou je n'en cite aucune à dessin c'est que parfois ça ça frôle de mon point de vue dans ma ma façon de voir les choses bien uniquement la mienne une forme d'indessence. Je n'ai pas envie de tout savoir et par pudeur à la fois personnelle mais aussi pour les personnes qui parfois parlent, il y a des choses qui sont tellement intimes dont on n pas besoin de connaître dans le détail et c'est un peu ce que je ce qui me plaisait dans dans les émissions animées par Éviline Neclaire, c'est que c'était le quotidien, c'est la France que nous vivons tous les jours mais sans parfois l'excès.

C'est vrai, c'est vrai. et elle avait al elle était très très appréciée et elle avait démarré comme speakerine et elle dédicaçait encore des photos ces dernières années. Elle était restée extrêmement populaire.

Voilà, elle disait "J'aime bien les gens, rencontrer des gens dans toute la France, ça me touche, je continue de faire partie de la famille, on a vieilli ensemble. Euh voilà ce qu'elle a ce qu'elle a déclaré euh à son ancien groupe TF1 qui j'imagine va lui rendre hommage dans les les prochaines heures. Vous avez raison euh Jean-Claude d'insister sur cette sur cette pudeur.

On a on a on n' pas envie et on n' pas besoin de de tout savoir. Allez, on va ouvrir le le dossier Donald Trump qui bouleverse l'équilibre mondial tout de suite. À tout de suite.

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Donald Trump a-t-il déjà bousculé l'ordre mondial ? En tous les cas 2025, c'est je crois le nom le plus recherché sur sur les serveurs et sur notamment Google. Alors on pose cette question mais on va évidemment resserrer la problématique évidemment à la France mais notamment à travers quatre sujets.

Il y a eu Israël, il y a eu Venezuela, l'Ukraine, les droits de douane grosso modo, c'est les c'est les thèmes qui qui reviennent le plus. L'actualité c'est la guerre contre la drogue au Venezuela. Alors là, franchement, c'est un concept nouveau, relativement nouveau.

En tous les cas, Jean-Claude, vous allez vous allez nous dire ce que vous en pensez. Euh vous qui voyagez en permanence entre les États-Unis et et la France, vous êtes euh vous êtes citoyen américain ? Non, non, français, je n'ai que ce pass et pas de carte il y a pas d'QTF, pas de [rires] et pas de carte verte non plus.

Non, non, mais je n'ai qu'un seul passeport français. Vous faites bien parce que la carte verte, moi je l'ai rendu hein, personnellement, je l'ai rendu parce que j'avais peur du du fisque. Ces dernières années, les opérations mené par des Américains concernaient des États censés abriter des refuges pour terroristes.

Là, on passe à autre chose. C'est une guerre contre la drogue. Bon, moi j'y crois pas trop à cette guerre contre la drogue.

Il veut il veut il veut récupérer le Venezuela en fait. sur sur le Venezuela, ça peut pas être une guerre contre la drogue. Parce que quand on est un petit peu aguéri à ces sujets, sans être un expert, j'ai un peu compris que la drogue c'était essentiellement en Colombie.

Il y avait il y avait des points de passage au Mexique. Donc s'il fallait véritablement mettre le paquet sur à la racine du mal, c'est la Colombie un d'État. C'est pas le Venezuela comme ça déjà été fait avec des opérations conjointes.

Absolument. Au Venezuela, il y a une un vrai sujet énergétique parce que on rappelle le Vénzuel grosse réserve de pétrole, grosse réserve de chocolat, de café. Absolument.

C'est essentiellement essentiellement économique. C'est la première chose. Et puis la deuxième chose où je dis un président devrait pas faire cela, c'est que lutter contre le narcotrafic oui bien évidemment mais lorsque vous mettez à tirer sur des bateaux euh même s'ils sont soupçonnés d'être des trafiquants de drogue dans un ordre international et je reste attaché à l'ordre international, on arrête, on traduit les gens devant un tribunal.

Et n'oublions pas, juste un dernier point, n'oublions pas que puisque nous parlons beaucoup de souveraineté, quand on parle des Caraïbes, la France est un état des Caraïbes et donc nous avons nous français notre mot à dire. On ne peut pas laisser faire euh des choses sans sans considération juridique dans cette zone. Quantin Gérard journaliste au JDD, qu'est-ce qu'il veut Donald Trump ?

Il veut déloger Maduro parce que c'est un régime voilà, c'est un régime qu'il ne lui qui ne lui plaît pas. c'est un régime cast, on va dire les choses qu'elles sont et que il veut placer un homme à lui, il veut placer quelqu'un ou une femme d'ailleurs euh qui pourrait servir les intérêts américains. Bah c'est possible.

Il faut déjà comprendre la logique internationale de Donald de Donald Trump qui n'est qui n'est ni néocconservatrice ni isolationniste. Il fonctionne en terme de bloc et pour lui le l'Amérique c'est le c'est c'est le bloc qui doit être sous l'égide entre guillemets des des Américains. C'est une sorte de retour de la doctrine Monorau 2.0 un retour des des empires.

Donald Trump en tout cas sa conception du monde il participe et bon on a parlé de de de des réserves d'énergie au Venezuela. En fait, Donald Trump ce qu'il veut c'est en fait se débarrasser de on parlera de de l'Ukraine de proche rien mais de toutes les guerres pour confronter la Chine. Et au Venezuela, il y a aussi des intérêts chinois, des actifs Oui, au Venezuela aussi des actifs pétroliers, des intérêts iraniens aussi avec des des ventes de drones.

Oui, c'est une possibilité. veut reprendre le Vené qui qui est un qui qui est un régime adverse communiste en tout cas socialiste en tous les cas qui ne sert pas les intérêts américains. Spécifique, vous le savez bien euh euh ça n'est pas spécifique à Donald Trump.

Les États-Unis ont toujours considéré que le l'Amérique latine était la sphère d'influence naturelle du pays. Oui. Alors moi, il y a quelque chose qui me choque toujours lorsqu'on parle de Donald Trump et de ce qu'il a dans la tête, c'est qu'on essaie de l'expliquer par un biais politique.

Moi, j'ai toujours eu la conviction qu'il avait absolument mais aucune colonne vertébrale plus. Je pense non, je pense que il ne fait que du business par tout dans le monde. Je je pense que pardon hein, enfin moi c'est mon opinion.

C'est c'est voilà, je pense que il ne fait ça que parce qu'il se dit il y a du business à faire avec le Venezuela parce que vous l'avez dit le pétrole en fait il a un problème c'est que l'économie américaine elle va pas si bien que ça. cours. Est-ce que vous vous pensez aussi que Trump en fait c'est un businessman qui est à la tête de la Maison Blanche ?

En fait, moi je pense que pour comprendre Donald Trump, il faut lire les bouquins sur le management, les rapports de force dans l'économie, la stratégie achat vente, les méthodes d'achat, les méthodes de vente et cetera. Je pense que c'est ça son truc. du jeu disait en fait quand il a annoncé ses droits de douane, il a il a suivi par le menu le le la façon de faire d'un prix Nobel de 2005, je sais plus comment il s'appelait, et qui disait "Mais pour il faut asseoir le il faut asseoir le rapport de force et après on discute." Nous les viticulteurs, on travaille beaucoup avec la grande distribution.

Je peux vous dire que quand vous avez un rendez-vous avec un acheteur de la grande distribution, la première étape, faut retenir son plexus, hein, parce que rien ne va. on vous envoie la la purée et puis après on se met à discuter. Mais on vous a bien Oui.

Bien. Ça c'est ça c'est une notion dont je me souviens très bien euh en 2016 lors de la l'élection de Donald Trump, la première, c'est que le les Américains disaient "On a besoin d'un homme fort." Moi je me souviens de Rigan, je vois Poutine, on a besoin d'un homme fort.

Donc euh avant de parler de politique, moi j'ai enfin c'est c'est basique hein. Mais est-ce que vous avez ce sentiment aussi ? Alors trois trois points à la question que vous avez posé.

La première, c'est que homme politique est toujours marqué par son expérience, par son vécu, son background et c'est vrai que Donald Trump est avant tout un homme d'affaires. C'est pas bien au mal, c'est comme cela. C'est un homme d'affaires.

C'est nou qu'il a eu un moment démocrate. Et et il a il a été Oui, mais ça c'était il y a il y a raison, c'était raison. Mais bien bien avant et vous vous en souvenez tout comme moi, Donald Trump c'était aussi celui qui a 30 ans savait ramasser le maire de New York qui n'était pas rien à 30 ans.

C'est donc un homme d'affaires redoutable et vous connaissez tout comme moi Atlantic City et son histoire. C'est d'abord ça. Deuxièmement, c'est effectivement un homme qui a été démocrate et est devenu républicain parce qu'il sent venir le vent.

Et ça n'est pas Donald Trump, c'est avant tout l'Amérique qui change. L'Amérique qui change en même temps que le monde change. Parce qu'en réalité, vous voyez bien qu'aux États-Unis et vous avez raison de dire qu'on demande lesat globalement dit on a besoin d'hommes forts.

Mais c'est vrai aussi ailleurs. C'est vrai en Europe parce que dans nos social démocraties au sens large, on a eu la démocratie mais le social n'a pas fonctionné. Donc les nos concitoyens disent on veut de l'efficacité dans les politiques publiques.

Laurence ça est-ce que vous avez le sentiment que ceux qui aiment bien Donald Trump en France voi avant tout ça ? C'est-à-dire ce côté euh businessman, homme fort et je parle pas forcément de ses choix et je parle pas forcément de ses travers, mais vois d'abord ce côté-là. Ben, on aimerait bien euh effectivement que les politiques parfois gèrent le pays un peu comme un business parce qu'on serait moins en faillite, me semble-t-il, parce que alors là, j'ai j'exagère un peu le trait parce qu'il faut être aussi un homme d'état, il faut avoir de l'expérience politique.

Moi, je suis très partagé sur Trump. Il y a des choses que je trouve formidables, il y a des choses que je trouve exécrables. Donc, euh, et on a le droit de l'avoir d' nuance.

Exactement. [rires] Malheureusement, je sais que c'est plus à la mode de d'avoir une position entre deux. Par exemple, moi je suis très je suis très contente qu'il ait fait bouger les choses au niveau international.

Euh on le voit pour les otages, bah Israël et les otages, enfin je veux dire euh franchement enfin je veux dire, on peut poser la question de cette façon-là. Est-ce que sans Trump mais n'aurait pas continué ? Non, mais il se passerait rien, il se serait rien passé.

Euh, je veux dire, je peux je je pense à tous les otages qui sont morts. Euh donc, je peux pas me réjouir de la manière dont tout ceci a abouti. Néanmoins euh ben moi, j'aime bien son côté euh voilà, je bouge les choses quoi.

Et même là sur l'Ukraine, bon tout en lit, c'est très compliqué mais c'est le seul qui sait de changer les choses. Moi, je trouve ça fou. Au niveau européen, on est complètement dans l'expectative.

On fait rien, on dit rien, on attend quelque chose sans lisse. Ce conflit n'en finit pas. C'est des morts, c'est des milliards qui sont déversés et on est là attentiste.

Trump, c'est pas encore une réussite mais au moins il essaie de faire bouger les choses même avec un esprit business parce qu'on se doute bien que la NGO derrière est très business. Mais moi aussi, j'en ai marre de voir ces politiques qui sont comme ça à regarder les choses et à toujours ne vouloir vexer personne. Alors, il est excessif mais d'un autre côté, il a fait il a changé aux États-Unis quelque chose aussi qui était en train de nous envahir ce hquisme complètement délirant.

Alors, il le fait trop euh trop brutalement et il va trop dans les extrêmes. Mais stop quoi maintenant. Je veux dire, on en était à un truc qui était en train de déverser aussi sur l'Europe avec ses idées complètement dénaturées.

Donc voilà, je trouve que c'est quelqu'un, moi j'aime bien les gens qui sont business parce que je trouve que les chefs d'entreprise eux sils avaient si vous voulez autant de de nullité, leur boîte aurait coulé depuis longtemps par rapport à des politiques qui coulent la France ou qui coulent les autres pays et qui n'en tirent jamais les conséquences. Parce que vous allez voir là la France avec ce qui s'est passé au niveau économique là, on a bien quand même euh on est bien en difficulté mais quand les gens vont finir leur mandat et ça, eux ils s'en foutent. Il ils s'en iront, il y aura les successeurs mais ils n'en tireront aucune conséquence.

Je peux vous dire qu'un chef d'entreprise quand il plante une boîte, il en a les conséquences et pour longtemps. Ouais. Et c'est là où Donald Trump fait de la Excuse-moi, c'est là où Donald Trump fait de la où Donald Trump fait de la politique justement parce que il tape fort, il impose des rapports de force et c'est ça la politique.

Il il dresse un cap qu'on soit d'accord ou non avec lui. À l'international, il y a il y a des résultats. En économie, on peut être pas d'accord et et les résultats sont nuancés quand même.

Une exception près, c'est Poutine. Oui, mais enfin c'est le se qui parle encore avec Poutine. Oui, il parle avec les deux et c'est compliqué.

Il pensait que il a pas institué de rapport de force avec Poutine à ma connaissance. Personne ne peut le faire. Oui, c'est c'est ça.

C'est important, sa pourquoi ? Parce que je vais vous dire, à mon avis, Poutine a des information du côté de Poutine a des informations sur les uns et les autres qui lui permettent d'avoir le pouvoir au niveau mondial. Et quand vous voyez les gens qui rencontrent Poutine et qui ressortent avec le visage des confiss, à mon avis euh il a un pouvoir d'information et en plus quand vous voulez négocier avec des gens qui n'ont aucune limite peur tout simplement.

Mais sû mais non mais par une opération pardon de le dire mais par peut-être des opérations inavouables parce que on sait que c'est un régime qui a éliminé un certain nombre d'opposants sans limite. C'est-à-dire que quand vous allez en ego avec des gens qui n'ont pas de limite ni moral ni ben vous êtes dans une négociation quand même parce que Poutine lui n'a pas de limite. Et pourquoi on n pas voulu mettre hors d'état de muur Poutine ? parce qu'on a toujours peur qu' est pire que lui parce que ce qu'on a fait en France mais bien sûr en France on a toujours mené une pseudo diplomatie entre deux parce que on se dit que un moment il y avait Wagner enfin bon ça pourrait être pire donc on les par moi moi je je ne sais pas si Poutine détient des informations qui pourraient faire trembler de toujours été une sorte de rumeur aux États-Unis ça c'est une rumeur on peut l'utiliser dans un sens moi j'ai envie de regarder ce que nous savons de manière objective Poutine a l'avant avantage d'être tout d'abord, il n'est pas dans une démocratie, d'avoir un peuple qui le suit dans sa croisade majoritairement et jeune et et et on voit bien qu'en dépit du fait qu'on peut encore mettre en doute certains sondages, mais même les sondages les plus fiables indiquent qu'effectivement 70 % de la population soutient l'action de de Vladimir Poutine.

Poutine croit encore en la grande Russie, que le peuple russe a considéré que finalement Golbatchov c'était un échec pour l'URSS. Et donc on a cette story qui fait que lui il tient, qu'il a des moyens que nous que quand qu'en démocratie on n pas et que Donald Trump n'a pas parce que Donald Trump a un mandat qui est limité, il a un congrès, il a des règles, il a des mécanismes et encore heureux parce que c'est un package qu'il faut prendre. En face chez Poutine, il y a pas d'opposant.

On sait ce qui est devenu euh Navalni, on sait ce que sont devenus un certain nombre de choses. Donc c'est c'est là où on a une grosse difficulté avec un Putin qui est en face et il n'en a rien à faire de sacrifier s'il fallait sacrifier 200 300 500000 1 million de Russes. Il n'en aurait rien à faire puisqu'il n'a pas une opinion publique, un contestataire et deux à qui il doit rendre des comptes.

On en reparle. Comment Donald Trump bouleverse l'équilibre mondial. On a parlé du Venezuela, un petit peu de Israël.

Euh et on poursuit la discussion. Sud Radio, pas de Sud Radio 10h 13h, Jacques Cardos qui dis hein. Euh Donald Trump a-t-il bousculé l'ordre mondial ?

Il est là depuis quelques mois et c'est déjà fait euh sur l'Ukraine, sur Israël. Cette question, est-ce que Nethanahou ne se serait aurait continué sans Donald Trump ? Est-ce que Netaniaahou se serait arrêté avec un président démocrate ?

On peut le prendre dans l'autre sens. Finalement, c'est c'est est-ce que c'est pas là pour le coup bien Trump qui a mis fin à cette guerre à à Gaza ? Voilà.

Bon, je vais pas rentrer, on va pas refaire le film. Enfin bon, sur de ce point de vue-là, moi j'ai le sentiment que c'est l'homme fort qui a compté. Ah ben moi, je suis persuadé que sur ce conflit en particulier, s'il avait pas été là euh ça aurait été enfin les otages seraient toujours oage ou non mais les otages seraient toujours otages et on en serait toujours à la même situation.

C'est-à-dire que on avait des otages français. Euh j'ai pas envie de critiquer la diplomatie euh parce que c'est tellement compliqué, il y a plein de choses qu'on sait pas donc c'est trop facile et populiste que de dire ça. Mais euh moi j'ai envie qu'il a des dirigeants français qui une détermination euh très forte quoi.

Quitte à à être critiqué. Le le problème des politiques français c'est qu'ils ont peur d'être critiqués. Donc plus personne n'ose rien faire.

On fait des trucs entre deux là maintenant ni droite ni gauche. Vous voyez bien. Enfin c'est on est dans un truc complètement tout mou. personne n'ose proposer des choses parce que tout de suite ça ça amène voilà, il faut accepter de d'être détesté pour avancer.

Alors, il s'est imposé sur le terrain des conflits, des conflits armés. Je serai beaucoup plus mesuré sur la question de de la Russie et de l'Ukraine. On verra.

Ilv cour vous nous disiez il est finalement le seul à pouvoir parler avec Poutine. C'est vrai mais pour le moment il dit pas à Poutine d'arrêter sa guerre quand même. Non mais je pense que on peut pas sortir un accord de paix si on parle pas avec tout le monde.

Et donc je pense que le succès de Gaza et de la libération des otages, c'est parce que euh dans son mandat précédent, Donald Trump avait avait c'est grâce à lui qu'on a les accords d'Abraham, enfin je pense. et donc il avait parlé avec tout le monde et donc ces liens ils existaient et et donc on l'a vu se déplacer pour aller parler avec les uns avec les autres ce que ce que qu'Israël était incapable de de faire et donc il a il a encerclé le le problème parler et ils sont arrivés à quelque chose avec une proposition concrète ça fait bouger les lignes à chaque fois ça fait bouger les lignes alors il y a il y a la question du terrain armé mais il y a aussi la question des droits de douan là aussi on a on a beaucoup rigolé avec son tableau lorsqu'il est arrivé et qui nous a présenté l'adition N'êche que là encore une fois c'est quelque chose de spectaculaire tout le monde se dit wou car vous avez raison de dire c'est quelque chose de spectaculaire et un homme de communication je dis la politique ne peut pas ne peut pas être que spectaculaire parce que moralité d'histoire c'est même dans son son secrétaire au trésor son ministre d'affair son ministre des finances les responsables économiques lui disaient mais monsieur le président vous pouvez pas annoncer comme ça des des droits de douane ça se calcule c'est plus c'est plus complexe quand même Et oui, mais mais c'est du bluff pour finalement et ça peut décrédibiliser aussi la politique et son action parce queéconomiquement il n'a pas vous le voyez bien les résultats ne sont pas au au rendez-vous. L'inflation est quand même un petit peu plus haute qu' dou il a obtenu satisfaction par rapport à un certain nombre de pays face à la avec gros recul mais c'était la Chine le le gros dossier avec avec dis pas qu'il ne fallait pas qu'il ne faut pas de temps en temps mettre les pieds dans le plat mais je dis simplement que la politique ne peut pas être surtout parce que le les la population en tout cas nos concitoyens regardent ça ils ont une annonce et puis derrière quand on gratte un peu, on dit mais c'est quoi le résultat parce que je peux vous dire que sur le terrain.

Euh les gens disent que la vie reste encore très cher aux États-Unis. Vous vous voyez le le problème du coup de la santé, de l'assurance, du quotidien. Euh vous savez mieux que moi que vivre à San Francisco.

On peut on peut être pauvre avec 4000 dollars par mois. Ah oui oui à 400000 dollars par mois. On a pas d'argent.

Et donc les gens s'en vont s'en vont de la Californie, ils vont travailler dans dans les États voisins parce qu'ils ne peuvent plus rester et donc qui reste à à subir ça sont les plus modestes qui qui vivent très très pauvrement et qui ont voté pour lui quand même. Et il faut et il faut malgré tout ce qu'on dit, il faut dire une chose euh j'ai comme vous quelques contacts avec des Américains qui me disaient "On craint quand même la guerre civile aux États-Unis." Il y a aussi ce sentiment là.

Donc euh Non, non, mais c'est très parce que à la fois avoir quelqu'un d'homme fort, c'est bien. Euh mais ça ça crée à nouveau du climage parce que les amis les les États-Unis nous avaient habitués euh et moi ça a été assez frappant. Euh le soir où il a j'étais j'étais avec certains de vos collègues à Washington et puis le soir où Donald Trump a été candidat, a été victime de l'attentat, Biden l'a appelé pour lui souhaiter un prétablissement.

Et cette Amérique là, c'est celle-là à laquelle nous sommes habitués. Et c'est c'est qui c'est c'est mais pas seulement. C'était aussi c'était aussi l'Amérique de Bouge, c'était aussi l'Amérique de Kennedy, c'était l'Amérique de Johnson, c'était aussi l'Amérique de Rean lorsque Rean a été victime de tir, y compris le le Congrès vous dit même dans son opposition, nous prions pour le président.

Quentin Gérard, journaliste au JDD, vous dans dans vos papiers, dans vos contacts, est-ce que vous ressentez que lorsqu'on parle de Donald Trump en France, en France je parle, il y a une forme de respect. On se dit bah il a quand même réussi quelque chose. Il y a ce côté fort, il y a ce côté puissant, je tape du point sur la table.

Encore une fois, qu'on soit d'accord ou pas d'accord, mais il y a ce côté un peu impressionnant euh qui qui qui nous fait face. Il il y a des deux effectivement, il y a des gens qui sont impressionnés par par les rapports de force qui qu'il impose, par son caractère, mais il y a aussi une partie en tout cas de la classe politique française, je trouve qui qui est qui est dans le déni et qui se contente un petit peu de l'attaquer sur avec une vision morale derrière alors que parce qu'ils veulent pas être rangés du côté de la mauvaise morale en fait. Mais justement et la difficulté celle-ci c'est que Donald Trump au moins pour les Européens nous met face à nos difficultés, nous met face à nos tranchants.

On dit souvent que Donald Trump n'aime pas l'Europe. Je je je pense que c'est faux parce que d'ailleurs il il prend souvent parti prend souvent position sur sur l'Europe et qu'on soit d'accord ou pas avec avec lui hein, mais il à prendre position sur des partis sur des partis politiques. Il va parler de sécurité, d'immigration, il va pousser les Européens à dépenser plus pour pour leur PIB et ça nous met face à nos tranchant ça.

Ça nous met aussi face à ce qui est aujourd'hui l'Europe. C'està dire que c'est un continent, une institution mais un continent aussi qui ne parle plus au monde autant qu'avant et ça donne face à à notre à notre à notre déclin en tout cas qui est celui que que nous vivons aujourd'hui et le regarder en face n'est pas forcément facile surtout pour pour la classe politique qui qui est en partie responsable de ce déclin et ce qui est très frappant je trouve aussi concernant Donald Trump c'est que le le Trump 2 n'a rien à voir avec le Trump 1. On a entendu beaucoup sur les plateaux de télévision et de radio dire "Ah mais Trump il fait tout ce qu'il a dit.

C'est pas vrai. Il y a une il y a un think qui a repris la totalité de tout ce qu'il avait promis en 2016. 30 % seulement des mesures sont passées et certaines ont été même détricotées.

Après, vous souvenez, il y a eu des interdictions à l'égard de certains qui venaient de tel ou tel pays et puis finalement ça s'est écroulé parce que bon euh voilà, je pense que c'est quelqu'un qui fait de la comit mais donc il y a cette volonté de vouloir faire fort, de vouloir impressionner le monde entier parce qu'il a la chance d'être à la tête d'un président d'un pays extrêmement puissant. Mais en revanche, le Trump 2 est très différent, me semble beaucoup plus euh réaliste et presque plus dangereux, mais c'est un personnage euh ambivalent. C'est-à-dire que il y a à la fois, on aurait en fois à la fois envie nous aussi d'avoir quelqu'un qui tape un peu du point euh sur la table et en même temps euh par certains côtés, par ses amis aussi, euh il fait un peu peur parfois.

Oui, en fait, en plus, il est capable de raconter n'importe quoi mais avec une assurance incroyable. là quand euh il a fait la conférence de presse avec Zelenski, il dit euh rien ne se serait passé euh pour la guerre euh si j'avais été euh élu président et d'ailleurs parce qu'on m'a volé mon élection. ou c'estàd qu'il était en train de nous expliquer encore que en fait on lui avait volé son élection il en profitait pour mais là où il est très malin c'est que par exemple au début de son propos, il dit beaucoup de choses positives sur sur Poutine et il dit oui le président Poutine veut aussi la paix machin et là vous avez les gens bas de coffre qui disent ouais comment il ose dire du bien de Poutine mais ce que les gens ne comprennent pas c'est que quand on veut négocier si vous commencez à dire que l'autre il est nul, qu'il est dangereux, que c'est un dictateur, c'est sûr qu'on arrivera pas à la négociation, voyez.

Et tout à coup, vous avez tous les grands démocrates français qui ont commencé à dire "Mais quelle honte, il dit du bien de Poutine." Mais chers amis, si vous voulez négocier un accord, il faut pas aller taper sur le type que vous avez envie de convaincre, le franco-américain Jean-Claude Bejour. Justement, vous trouvez vous aussi que Trump 1, Trump 2, c'est très très différent ?

Alors, c'est différent pour deux raisons. La première, c'est que Trump lors de la première élection, lui-même, il ne s'attendait pas à être élu. Absolument.

Je me souviens du soir de son élection, un certain nombre d'entre nous étions invités au QG de campagne de madame Clinton et tous les sondage donnent Clinton gagnante. Et je me souviens qu'avec une de vos collègues Jean Kalimi, nous avions au mois d'octobre dit dans un article du Parisien Donald Trump peut peut gagner et le soir de l'élection quelques minutes avant au moment de son annonce lorsqu'on voyait que ça c'était bâché, il y a Jean-Pierre Cabache qui est à New York nous dit "Alors, on fait quoi ça sera musclé mais la démocratie a fonctionné. Donc la première chose, il ne s'y attendait pas.

En tout cas, oui non, il a gagné. il n'était pas préparé au pouvoir et les équipes il a été pris en main par des équipes traditionnelles. que la deuxième fois toute la différence c'est que I will come back mais d'un point de vue politique après j'y viens I will come back il se dit je viens je reviendrai mais comme je reviendrai après avoir été battu indépendamment de la raison je reviendrai après avoir été battu je fais mes propres équipes je ferai ce que je voudrais parce qu'en plus je n'aurais pas à jouer pour la réélection et donc il a il a il est sans phare il a composé si vous regardez son équipe elle a complètement changé il y a pas tous ces C'est tous ces gens qui étaient autour ces politiques extrêmement rodées.

Il a autour de lui vraiment une équipe Oui. Mais il a autour de lui une équipe des gens qui disent par exemple sa famille. Vous vous parlez du proch, c'est pour ça qu'il fonctionne comme un businessman.

Quelqu'un qui ferait une entreprise à un moment donné il se resserre aussi et il choisit en fonction de son cerc. Alors businessman j'ai envie il faut pas penser que dans le business on peut tout faire. On a aussi des comptes à rendre y compris aux actionnaires et cetera et cetera.

En revanche, il se dit tant qu'à faire, je dois être et c'est pour moi ce que je retiens au-delà du businessman, c'est un homme pragmatique. Il se dit comment puis-je atteindre ou comment me donner un maximum de chance d'atteindre tel résultat ? D'une part, qu'est-ce que je risque si je fais cela ?

D'autre pas et puis il se dit toujours, je pourrais toujours faire marche arrière. quand il va voir Poutine et il nous dit Poutine c'est le merveilleux mais qu'en même temps il dit "Mais attention je peux me fâcher, prendre des sanctions" mais il se dit "Mais aujourd'hui je prends telle position, demain ça ne m'empêche pas de prendre telle autre position parce que ça n'est pas un intellectuel, c'est un homme pragmatique." Ouais.

Alors, une petite anecdote parce que pendant que vous racontiez 2016, je je me revoyais là-bas à New York vivant cette élection et au fil des minutes évidemment chacun comprend, voit dans les visages des selon qu'il soit démocrate ou républicain que les choses sont en train de se de basculer. C'était notamment le vote en Floride qui a fait que à ce moment-là les gens ont compris que que ce serait pour Donald Trump et on se demandait où était Hillary Clinton parce que vous étiez au QG. On avait évidemment une conseur qui était au QG, Valérie Struc et je me souviens que euh je me souviens queon se demandait où était Hillary Clinton.

Et bien, elle a passé 45 minutes dans un taxi ou dans une voiture particulière, c'est pas un taxi, mais dans une voiture particulière, elle était 45 minutes dans une voiture, stationné devant le QG à se dit qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je dis ? C'est que il n'avait pas envisagé même ça au point que concrètement d'une minute à l'autre, il elle ne savait pas ce qu'elle devait faire.

Absolument. Les démocrates n'avaient pas on avait on parce que précisément ils se disait il n'est pas possible que l'Amérique vote pour Trump et toute l'erreur des démocrate ça a été de mettre l'accent sur la personne de Donald Trump alors qu'à ce moment-là il fallait comprendre que l'Amérique en tant que telle changeait euh et c'est ce qu'on a vu au fil au fil des mois bien sûr il y a sa personnalité qui vient comme la cerise sur le gâteau mais c'est l'Amérique toute entière qui change à ce moment-là bon on est en 2025 et bientôt en 2026 vous êtes sur Sud Radio, on parle de Donald Trump mais juste après on parle de votre réveillon. La sécurité, les fêtes de village.

Est-ce qu'il faut annuler les feux d'artifice ? Parce que le réveillon en France, malheureusement, quand on parle feu d'artifice, on parle aussi incendié. Mon dieu, quelle horreur !

Non non, on va pas parler voiture incendié. Si si, on va quand même en parler un peu parce que c'est votre sécurité ce soir. Vous allez peut-être dans une salle des fêtes, vous allez devoir faire la route.

Il y a plein de fêtes de village partout. J'espère que vous vous préparez. Préparez-vous bien.

Restez à l'eau pour le moment hein. Il est 11h43. Sud Radio 10h 13h Jacques Cardose.

On parle de votre réveillon ce soir. Vous allez faire la fête. Peut-être que vous serez en famille, entre amis, à la salle des fêtes de la v du du village du coin ou de votre village.

Malheureusement, vous aurez peut-être un peu de route à faire. Bah, tout à l'heure, on en parlera justement à midi avec une responsable de la sécurité routière qui nous annoncera tous les changements pour 2026. Mais là, on est avec nos débatteurs.

On est avec nos débatteurs. Un plateau de choix comme je le disais tout à l'heure, Laurence Saillet, Yve Damcour, Jean-Claude Bejour et Quentin Gérard. Alors, vous allez faire quoi ce soir Laurence ?

Vous avez prévu quelque chose ? Alors, moi j'ai du monde à la maison là. Je m'étais un peu emballé là, j'ai invité plein de gens, je suis déjà un peu fatigué à l'avance mais euh je suis très heureuse hein, mais c'est un peu de travail mais surtout j'ai bien pris une précaution, c'est 20h30.

Pourquoi ? parce qu'à 20h, comme je l'ai dit, je vais écouter les vœux du président et si vous invitez les gens à 20h et que tout le monde regarde en même temps les vœux du président, ça peut tourner à la catastrophe parce que ça engage tout de suite. Ah oui oui, parce que moi je refuse dans ma vie personnelle de parler de politique.

Ça c'est vachement bien que j'estime que je le fais déjà très souvent et que c'est un sujet mais effroyable. Donc j'ai bien fait attention 20h les vœux du président et 20h30 interdiction de tout propos politique pendant la soirée. Si vous êtes invité chez Laurence Ça y est ce soir c'est 20h30 hein. 20h30 pas avant et à partir de 20h30 tout propos politique est banni.

C'estàd je repars en cuisine dès que ça parle de politique parce que je peux vous assurer que ça peut vraiment créer énormément de tension. Un conseil ne parlez pas de politique le soir du réveillon. Ouais.

Alors bah vous pouvez nous appeler 0826 300300. rappelez-nous pour nous dire ce que vous pensez de de ce réveillon 2025 parce que ce soir vous avez peut-être vous un peu de route à faire, il y a il y a il y a la problématique de l'alcool. Voilà.

Bon Jean-Claude Bejour, vous avez prévu quoi pour ce soir ? Alors ça sera pas 20h30 mais 21h30 pour tout le monde. J'aurai effectivement des amis mais je vais vous dire j'invite mais je cuisine parce que l'une de mes passions c'est la cuisine et j'adore bien manger et si vous voulez me voir fâché c'est lorsque je mange mal donc et je suis vraiment fâché.

Euh mes clients le savent d'ailleurs, on m'invite souvent au restaurant avant une bonne audience l'après-midi, il faut que je mange bien. Donc euh je et puis surtout non plus sérieusement, vous avez dit deux choses. Euh euh évidemment faire attention à ce qu'on boit et c'est très simple, c'est très classique, on se fait raccompagner, on prend un taxi finalement et même si on est en campagne, ça s'organise à Paris.

Non, non, mais ça ça se calorganise très bien. Oui, mais il y a transport à un moment donné de d'ouvrir le toutes les lignes de métro la nuit du 31. Je sais pas si ça se fait pas.

Moi, je préfère conserver les gens, trouver toujours un peu de place pour mettre accoucher les gens plus sérieusement parce que le drame sur les routes et même en région, on peut on peut s'organiser. Moi je je pratique des choses où quand on a bu et bien on se fait conduire. Quentin Gérard, est-ce qu'il faut aller jusqu'à la solution de supprimer les feux d'artifice en France ? parce que on le sait ce soir il y a plein de fêtes hein, je je vais en parler dans un instant.

Il y a il y a plein de fêtes qui sont organisées un peu partout en France mais malheureusement et ça s'est fait au moment du 14 juillet, on a annulé le feu d'artifice pour éviter les rassemblements et ce soir évidemment il y a je ne sais combien de milliers de policiers qui sont 900 en France. Voilà. Euh et on craint à nouveau le festival des voitures brûlées.

Oui. Bah ça serait euh bah ça serait cédé, ça serait euh ça serait lâché parce qu'il y a une partie de une partie de la population euh une partie une partie des gens qui qui mettent le bazer. Mais en fait le plus le problème le plus profond c'est qu'on a conscientisé qu'à chaque fête qu'à chaque réveillon on allait faire le comptage de nombre de voitures brûlées.

L'année dernière c'était près de 1000 du nombre d'interpellation du nombre de caillassages de de de force de l'ordre et c'est un c'est un peu c'est un peu navrant. Et d'ailleurs, les les gens les Parisiens aux Champs-Élysé, mais les gens de manière générale, surtout dans les grandes villes, ont conscientisé ça et les familles ne vont plus euh à ces fêtes de moins en fait avec leurs enfants. Les femmes savent qu'elles peuvent euh qu'elles peuvent être victimes d'agression. qui é absolument affolant et c'est un problème plus profond derrière qui est sorte de défaite de la fête où à chaque fois et ben ce sont les mê sont les mêmes problèmes.

Il faut dire les choses. sont des voyou et il faut que nous ayons la capacité d'arrêter dans ces débats qu'a fait la police qu'a pas fait la police refaire la doctrine sur la police qui a une culture plus de Non je pense qu'il faut dire que ce sont des voyou et il ne faut pas que des voyou prennent le pas et c'est la justice qui est défaillante pardon de vous le dire mais quand vous voyez si si attendez quand vous voyez à la fois les manifes à la fois tout ça quand on arrête les gens qui ont tapé sur des flics qui ont caillassé qui ont détruit qui ont cassé vous avez regardé vous le savez les jugements Ah oui mais on va il avait un CDI donc on va rien lui faire jugement pour une voiture brûlée ce soir mais rien du tout. Qu'est-ce que vous vous croyez que la personne qui a brûlé une voiture elle va craindre quoi que ce soit de la justice ?

Rien du tout. Là je voudrais je voudrais quand même préciser une chose. Je ne peux pas dire je ne peux pas laisser dire parce que justement si vous faites de la politique on va faire de la politique sérieusement.

Je ne peux pas laisser dire que la justice est défaillante. Les justes attendez les justes ne sont pas défaillants. Je suis premier.

Attendez, j'y viens, j'y viens, j'y viens, j'y viens, j'y viens. Je suis le premier parce que je suis citoyen comme vous à à m'insurger contre ce type de comportement. Je viens de dire que ce sont des voyouent plus et les Français ne supportent plus.

Sauf que vous les mettez où les gens que vous arrêtez ? Vous elles sont où ces ces c'est elles sont où ces attendez attendez mais attendez attendez. Oui mais payer ne suffit pas.

Sont des voyou à un moment donné on veut sanctionner rapidement. Non non mais les magistrats ont c'est pas la justice qui est défaillante sont les moyens brûl bonjour une voiture brûé vous risquez quoi en France pour une voiture brûlée ? Alors, je n'ai pas les peines en tête parce que je n'ai pas les peines.

Je n'ai pas les peines en tête. Mais non non non, mais à ce momentl c'est le législateur. Attendez. les les réquisitions qui sont faites et les l'application.

Non non, il y a une marge de manœuvre du juge et quand vous voyez, je suis désolé qu'on a relâché des gens, qu'on a pas mis en prison des gens qui caillassaient la police parce qu'on nous a expliquer qu'ils avaient des CDI et qu'on voulait pas les sortir de leur cycle, ça existe ça. Attendez, attendez, c'est là où je pense que mais il aurait fallu refaire le débat parce que débat trop complex en une minut on a quelques minutes. Vous dites et il y a dans la magistrature et je ne suis je ne suis pas en train de prendre partie mais on essaie de raisonner quand vous dites que la magistrature est défaillante c'est laissé croire à nous concitoyens que tout type qui est que j'ai dit que la magistrature était défaillante transformez mes proposissez dans ces casl justice est défaillante la j attendez vous ne pouvez pas dire vous dites la justice la justice est défaillante ça veut dire que le système et oui le système est défaillant et je dit bien qu'évidemment vous aurez toujours certains magistrats qui jugeront parce qu'effectivement il y a une appréciation personnelle de la sur la peine qui jugeont ça arrive mais dans toutes les communautés vous en avez chez les journalistes chez les médecins partout cela étant pris globalement parce que ce qui nous intéresse c'est la globalité c'est pas parce qu'il il va y avoir une situation à un moment donné qui est dérapante.

Oui, globalement, nous avons un vrai sujet. Ce sont les moyens que nous mettons parce que les magistrats dans ces cas-là et quand il y a eu quand il y a eu des situation dramatique, elles ont été sanctionnées. Moi, je vois le les les comparions dit immédiates.

Et contrairement à ce qu'on pense, quand vous regardez le total des comparutions immédiates, elles ne se font pas au elles ne se font pas de manière aussi souple que cela. Moi, je voudrais dire que là, on touche vraiment euh aux fondamentaux de la République. Dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789, on disait que tout devait être organisé pour protéger les droits de l'homme et ces droits, c'étaient la liberté, la propriété, la sûreté et la lutte contre l'oppresseur.

C'était pas liberté, égalité, fraternité en 1789. La liberté, la sûreté, la propriété et la lutte contre l'oppresseur. Aujourd'hui, l'État ne fait pas son job.

Il s'occupe de la réparation des chaussures, de la réparation des chaussettes, de la réparation des grripins, mais il s'occupe pas de la sûreté. Et donc, il est important queon revienne aux fondamentaux et que l'État fasse son job, qu'il arrête de dépenser de l'argent sur des dossiers inutiles, qui redonnent de la dignité, la liberté aux gens, mais qui s'occupe de son métier. La la mise à feu d'une voiture en France expose à des sanctions pénales sévères pouvant aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150000 € d'amende.

Je voudrais bien savoir, je voudrais bien savoir, pardon, hein, je voudrais bien savoir quel juge demain va appliquer ça. Si vous êtes juge, vous avez un type qui est vous avez un type qui est parce que on parle de voyou, vous avez un type qui bidouille, vous le condamnez à 150000 € d'amende. Bien sûr que non.

Bien sûr que non. Et la première chose que fait le tribunal, attendez, vous me demandez comment ça se passe. La première chose que fait le tribunal, il vous demande vos revenus, vos fiches de pay et je partage complètement.

Moi, je suis un homme, je suis fils de policier, je suis un homme pour la sécurité. Je je suis pour l'état de droit. Ça veut dire qu'on sait pendant des années et là encore justement on va éviter de faire de fausses déclarations pendant 20 30 40 ans tout pouvoir confondu.

Non non quand je dis fauses déclaration on va faire de fausses annonces tout pouvoir confondu. On a très peu donné à la justice et on a dépensé de l'argent sur les sommes d'ésolè en prison par00 € vous vous condamnez pas le problème au prat ce que la personne touche donc si enfin déjà quelqu'un qui a pas beaucoup de moyens si vous lui mettez 10 ou 20000 € déjà ça va lui faire moi je pense que la justice n'a pas assez de moyens évidemment néanmoins vous ne pouvez nier quand vous regardez journalistes du JDD à ma gauche pourra nous confirmer les choses me semble-t-il. Quand vous regardez dans les comparutions immédiates des personnes qui attaque les forces de l'ordre qui s'en sortent comme ça, je suis désolé, vous pouvez nous dire que la justice pas de moyen, c'est aussi les appréciations des juges et le fait de dire que c'est proportionné au revenus.

Mais c'est super. En France, vous avez le RSA, vous ne travaillez pas, vous choisissez de pas travailler et ben vous pouvez faire ce que vous voulez parce que vous ne serez pas solvable. Les Français en ont marre de payer la casse, les cotisations d'assurance augmentent à cause de ça.

Les Français en ont marre de payer la casque. Pense que c'est ce qu'il voit. Il voit aussi que face à eux, ils ont des gens qui touchent le RSA ou des allocations et que d'autres ils peuvent pas les taxer fortement.

Juste cours et vous reprenez la parole juste après. Aujourd'hui dans dans les dans les jugements, il y a deux choses. Il y a la loi telle qu' a été écrite par le législateur et ensuite il y a la jurisprudence. et la jurisprudence, comme elle tient compte des cas particuliers, et bien en fait, il y a une autre loi qui est écrite.

Or, la justice, c'est normalement la bouche de la loi. C'est ce que disait Monte Montescux et et bien souvent aujourd'hui, il y a une autre loi qui est créée par la justice elle-même et qui vient infléchir les sanctions. Voilà.

Et c'est ce qui se passe en ce moment. Le sens de je pense de ce que disait Laurence tout à l'heure, c'est que précisément peut-être qu'il faut revenir à des sanctions beaucoup plus fortes. C'est l'application l'application des peines qui est qui est à revoir.

Demandz aux forces de l'ordre, ils en ont ralbol. Les multirécidivistes, regardez encore les cas qu'on a eu des gens qui sont celui qui a attaqué les femmes dans le métro. C'est des gens, ils sont multiv Qu'est-ce que vous lisez à chaque fois ? bien connu des services de police à sa 12e condamnation et dans la nature vol fait allusion à l'histoire du franco-alien qui savait pas qu'il était français pas de sa nationalité on en a marre d'avoir dans nos rues des multirécidivistes si vous voulez je moi moi je vais vous dire ce que parce que justement précisément il y a des situations qui sont des situations horribles.

Moi, je regarde simplement les rapports des magistrats, soit de magistrats instructeurs, des rapports des procureurs qui regardent le on n'est pas dans une sorte de de de de gentillesse né. Les sanctions sont relativement sévères. Après, vous avez effectivement une difficulté dans l'application des décisions qui sont rendues, des décisions qui sont rendu he malheureusement parce que c'est pas les juges.

Les juges parfois prennent des décisions sévères et derrière pas de suivi, pas de place si pas de personnel. Et bien écoutez, on on suivra ça parce que malheureusement, je le crains ce soir il y aura probablement encore des voitures brûlées. Je l'espère pas.

J'espère pas. Peut-être que ce sera zéro. Peut-être qu'on va nous surprendre.

Mais si jamais c'est le cas, oui, je suis optimiste. Je suis toujours optimiste. J'ai essayé de l'être pendant pendant 2hes et c'est pas fini parce qu'on va rester ensemble encore pendant pendant 1 heure.

On a plein de choses à se dire avec deux invités à midi et 12h et demi, on ouvre un chapitre très intéressant sur la domination de la Chine. Je remercie nos débatteurs du jour. Merci beaucoup Laurence Saet, Yve Damcour, Jean-Claude Bejour, Quentin Gérard. tout de suite les infos sur Sud Radio.