Naïma Moutchou, ministre de Outre-mer, est l'invitée de la matinale de franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Naïam Moutu. Bonjour. Le conflit en Iran sans lise et avec lui des conséquences sur les prix des carburants.
Un mot d'abord pour nos compatriotes ultramarins de manière très concrète. Que dites-vous à ceux qui s'apprêtent à rejoindre leur famille cet été ? Est-ce que vous pouvez leur assurer que leur vols ne seront pas annulés ?
Je veux dire à nos compatriotes ultramarins effectivement que je suis très consciente des difficultés, de l'angoisse, de la colère aussi parce que l'augmentation des prix du carburant, c'est un autre élément qui vient s'ajouter à un contexte qui est déjà difficile hein. Ce sont des territoires confrontés très directement à la vie chère en général. Et donc je veux dire que je suis au travail qu'avec le premier ministre nous tenons des réunions très régulières pour faire l'alanice de la situation bien évidemment pour suivre les prix du carburant et pour nous adapter à ces réalités.
Mais voulez dire que pour pour l'instant vous n'avez pas encore de garantie des compagnies aériennes ? Nous avons échangé avec les compagnies aériennes avec le ministre des transports il y a encore quelques jours. Nous avons parlé de continuité territoriale.
C'est important. C'est un sujet majeur pour les ultramarins, la possibilité pour eux de venir en hexagone ou de repartir dans les territoires. Et avec les compagnies, nous prenons l'engagement effectivement cet été qu'il n'y aura pas de carburant, qui fera défaut, qu'il n'y aura pas de vol annulé.
Nous ferons tout. Nous avons pris cet engagement avec les compagnies aériennes pour rassurer cette continuité territoriale et concernant les prix là encore il y aura pas de mauvaise surprise passe de pas de hausse de prix pour ces vols. Là encore nous nous adapterons à la situation en l'état aujourd'hui les prix ont augmenté de quelques dizaines d'euros sur les billets d'avion.
Nous surveillons la situation de presse qui signifie que si à l'été il y a des augmentations considérables, alors il y aura des choix budgétaires à faire. Le premier ministre a bien indiqué et a bien redit que nous nous adapterions que s'il fallait faire d'autres propositions ciblées justement pour permettre aux ultramarins de voyager dans des conditions correctes, alors ces propositions seront faites. Un dernier point dans les outresemes pour lutter contre la vie chère justement dont vous parliez.
Les prix de l'essence sont encadrés par l'État. Ce sont les préfets qui fixent chaque mois un prix plafond à à la pompe. La France insoumise préconise le blocage des prix.
Pourquoi est-ce que ce qui est possible là-bas finalement ne serait pas possible aussi en métropole pour soulager les Français ? Oui. Alors, c'est pas tout à fait un blocage des prix en blag sont des mécanismes.
Ouais. Ce sont des mécanismes réglementés. C'est le préfet qui effectivement chaque mois fixe les prix en fonction du prix du carburant du mois précédent.
Est-ce qu'on peut pas imaginer ça sur en métropole aujourd'hui ? Vous savez la contrainte budgétaire dans laquelle nous sommes. Vous savez le niveau de tête de dette et de déficit.
Faut dire la vérité aux français. La situation est difficile. C'est vrai que le prix des carburants à la pompe à plus de 2 € c'est une facture supplémentaire pour les Français qui font le plein.
Nous nous adaptons avec des dispositifs ciblés parce qu'il faut que chaque euro que nous mettons sur la table soit un euro utile. Il peut pas y avoir de réponse en milliards malheureusement. blocage, il y aura des réponses ciblées adaptées aux besoins de chacun et encore une fois, nous sommes prêts à évoluer si besoin.
Un mot de de la Nouvelle-Calédonie et des élections provinciales du 28 juin. Alors, c'est les élections les plus importantes pour l'archipel qui ont été décidées par Sébastien Lecnu avec un corps électoral élargi aux personnes né dans l'archipel depuis 1998. Alors, je précise que le corps électoral était gelé depuis 2007.
C'est un geste qui est censé renforcer le poids des hein, c'est-à-dire des indépendantistes. Pour eux, c'est un passage en force, hein, ce cet élargissement du corps électoral. Est-ce que vous comprenez leur inquiétude ?
Alors, d'abord, vous l'avez dit, les élections provinciales se tiendront le 28 juin. C'est important, c'est un exercice démocratique. Nous redonnons la parole au calédoniens pour relégitimer les institutions.
C'est la première chose. Nous le faisons avec un ajustement du corps électoral qui n'est pas un bouleversement démographique, qui est pas non plus une remise en cause euh de ce qu'est la tradition jusqu'ici en Nouvelle-Calédonie. C'est un ajustement.
Vous avez voilà, vous avez des milliers de Calédoniens qui sont nés sur le territoire ou des conjoints de citoyens calédoniens qui font vivre le territoire, qui ont fondé leur famille, qui travaille, qui ne peuvent pas voter. C'est une question de justice, c'est aussi une question d'équilibre et donc ça n'est pas un grand bouleversement, c'est un point d'équilibre qui a été trouvé. Nous voulons donner la possibilité à ces Calédoniens de pouvoir se prononcer eux aussi au même titre que les autres ce 28 juin.
Sauf que ce corps électoral élargi, ça satisfait aucun camp. Je l'ai dit, les Canac disent que c'est un passant. J'en force.
Pour les loyalistes qui disent non à l'indépendance, eux, ils disent que c'est insuffisant. Est-ce que c'est pas quand même le signe d'un échec politique ? Bah si c'est une concession faite dans chaque camp, je dirais que c'est plutôt la voix du compromis.
Comme les compromis se construisent en Nouvelle Calédonie, les accords qu'on a pu trouver jusqu'ici n'ont jamais été des accords pleinement satisfaisants. C'est un pas qui est fait par l'un, un pas qui est fait par l'autre. Et encore une fois, c'est une question de justice aujourd'hui, d'exercice de la démocratie.
Il faut que nous avancions sur ce sujet. cet élargissement du corps électoral, il avait malheureusement créé des les émeutes étent le point de départ des meutes en 2024 au printemps 2024. Est-ce que vous ne redoutez pas à nouveau des violences dans l'archipel ?
Alors, ce qui est prévu aujourd'hui n'est pas un dégel du corps électoral, mais un ajustement, une ouverture. Ça n'est pas la même chose. Ce qui nous préoccupe, c'est plutôt l'enlisement, c'est le statut quo.
Je pense que dans un territoire qui fait face à des fragilités, vous avez un chômage qui augmente, vous avez des institutions euh qui sont euh affaiblies, vous avez des gens qui perdent leur travail. C'est précisément l'immobilisme qui peut créer de main des tensions, qui peut créer de la crispation. Ce que nous voulons, c'est précisément éviter cela.
Voilà pourquoi les élections au lieu. Voilà pourquoi il faut ouvrir le corps électoral pour donner de la perspective aux caléoniens. Alors vous parliez d'enlisement l'accord de Bougival he sur le futur statut de l'archipel qui prévoit de créer une Nouvelle Calédonie largement autonome dotée d'une quasi souveraineté tout en restant lié à la France semble enlysé et bloqué politiquement au passage après son rejet à l'Assemblée nationale.
Premier ministre souhaite reprendre les négociations euh en juillet. Pourquoi ça pourrait marcher cette fois-ci ? Vous savez, l'accord de Bougival, il est utile quoi qu'il arrive parce qu'il a permis de réunir tous les acteurs, tous autour de la table après de longues années justement où personne ne se parlait plus.
Il a permis de remettre tous les sujets sur la table, tous les sujets institutionnels, l'identité Canac, l'autodétermination, les compétences de l'État de Nouvelle-Calédonie. Donc tout ça n'est pas acheté à la poubelle. Tout ça, ce sont des fondations utiles et solides pour précisément, comme l'a dit le Premier ministre, reprendre la discussion après le 28 juin, après l'installation du nouveau congrès.
L'État, en tout cas, sera au rendez-vous pour renouer le fil du dialogue. Euh, Édouard Philippe rénuissait hier à Reince les cadres de son parti Horizon dont vous êtes effectivement membre également. L'objectif, c'est vraiment se mettre en ordre de marche pour pour la présidentielle.
Euh l'ex-premier ministre hier s'est vraiment posé en homme de droite. On a le sentiment que rassembler d'abord son camp, c'est ça sa stratégie avant le premier tour. Bah c'était d'abord c'était plus qu'un lancement hein parce que ça fait ça fait 5 ans qu'orizon existe.
Ça fait 5 ans qu'on construit déjà absolument et 5 ans qu'on construit déjà un projet. 5 ans qu'Édouard Philippe va à la rencontre des des Français qu'il les écoutent et que il apporte des réponses parce que c'est bien ce qui nous préoccupe he c'est c'est le projet les perspectives qu'on peut offrir demain aux français. Et donc on a on a eu hier un grand moment de rassemblement avec des élus, des parlementaires autour d'Edouard Philippe.
Grand moment d'accélération aussi pour nous projeter parce que ce qui nous intéresse c'est la suite. Ce qui nous intéresse c'est dans un monde dangereux, c'est dans un monde instable pouvoir apporter des réponses concrètes. C'est cet exercice hier qui a démarré que nous allons accélérer.
Plus de 1000 réunions d'appartements seront organisées simultanément le 25 juin et le 5 juillet nous nous tiendrons un grand meeting autour d'Édouard Philippe. Mais Édouard Philippe, c'est aussi l'homme de la retraite à 67 ans. C'est ce qu'il avait évoqué hier.
Il nous a promis un programme massif sans rien dévoiler de concret. Est-ce qu'on peut quand même faire campagne et surtout la gagner hein en vendant un programme qui s'apparente tout de même à du sang et des larmes ? Alors, c'est pas ce que nous faisons.
Édouard Philippe hier quand il s'est exprimé, il a aussi parlé d'espoir. Il a aussi parlé d' un programme massif et massivement optimiste. Mais alors, ça veut dire quoi ?
Bah la vér la vérité pas incompatible avec l'optimisme. On doit la vérité aux français sur la situation aujourd'hui sur les difficultés mais on doit aussi des réponses qui permettent de se projeter. C'est ça verge de la politique avec un grand paix.
C'est précisément pas aller dans les slogans, dans les les petites réponses faciles ou populistes. C'est dire ce qui est et c'est d'abord tout dire avant pour faire après et donner de la perspective. Et donner de la perspective c'est précisément créer cette espérance qui étant attendue par les Français.
C'est ce que nous ferons. Voilà pourquoi Édouard Philippe s'intéresse au sujet de fond. On a parlé sérieux budgétaire bien sûr, on a parlé travail qui pai mérite, on a parlé d'école, de transition écologique et de jeunesse, tout sujet qui intéresse les Français.
Il y a quand même un homme qui monte en ce moment, c'est Gabriel Atal qui devrait être candidat dans les semaines qui viennent. Euh et on voit que dans les sondages, selon plusieurs instituts, he j'en cite deux, Verant ou encore Closster 17, bah il y en a un en terme de popularité qui monte, c'est Gabriel Atal et Édouard Philippe qui a tendance à descendre. Pourquoi il a pas plié le match alors que ça fait on le dit 20 mois qu'il est candidat ?
Vous savez, même quand quand Édouard Philippe était au-dessus euh dans les sondages, on a toujours dit que ces sondages n'étaient que des photos à un instant. Et ce qui nous intéresse, c'est la c'est la suite. Le temps viendra et montrera que euh il y a des personnalités politiques différentes avec des styles différents et des projets différents.
Mais ça veut dire que Édouard Philippe et Gabriel Atal, ils ont en quelque sorte un pact. Le mieux placé en février et bien laissera sa place à l'autre. Ce sera le cas ?
Non, ce qui est ce qui est important pour nous, c'est de créer les conditions de la maison commune. C'est de dire que dans ce bloc central, il y a bien une maison commune qui a un objectif, une ambition partagée, c'est celle de redresser le pays autour de quelques valeurs et je crois que nous convergerons. En tout cas, vous nous dites ce matin, quoi qu'il se passe, quoi qu'il arrive, Édouard Philippe ne participera jamais à une primaire.
Il y aura pas de primaire pour Il n'y aura pas de primaire. Bah, ça le mérite d'être clair. Merci beaucoup Naamou.
Bonne journée à vous. Bonne journée. Merci beaucoup à DIX et merci à Neimau d'avoir été l'invité de la matinale.
Naïma Moutchou