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interviewBLAST (sur YouTube)· 17 octobre 2025 25 min

PS : TRAÎTRES, INCOMPÉTENTS OU LES DEUX ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Ça va vous ? Ah là là, il s'en est passé des choses en une semaine.

On a changé de gouvernement, de premier ministre, tout un tout. Ah non, oups. Euh, autant pour nous, on est tous un peu fatigués.

Et il a insisté sur le fait que ce qui soudent aujourd'hui le gouvernement et certains sont encore plus soulants que d'habitude. Allez dire à vos ministres demain pour ce premier conseil des ministres qui sera déjà menacé. Comme disait ma grand-mère, à chaque jour suffit sa peine.

Donc je vais remonter dans mon avion et préparer demain. Oh le pauvre Macron il est triste parce qu'il a casser son jouet. Et ben, il l'a toujours pourtant son premier ministre chouchou adoré.

Alors, entre l'annonce de la suspension de la réforme des retraites, le budget ultra austéritaire et la trahison du PS, on va vous proposer un décryptage de cette semaine cruciale pour notre vie politique dans ce nouvel épisode de Zofice en Macroni. [Musique] Ah oui ! Quoi ?

Un chef nul, incompétent et dangereux, une équipe de bracassé plus occupé à se faire la guerre qu'à résoudre les vrais problèmes qui se posent à eux. C'est même plus une blague cette comparaison. Allez, générique pour de vrai cette fois.

Je diss donc ce soir l'Assemblée nationale. Ah y est, il a pondu sa deuxième horreur cornue, notre premier ministre. Mais cette fois, c'est pas pareil.

C'est un gouvernement de technicien. De technicien, ça veut rien dire cette histoire. Connaissant Macron, je préférais qu'on l'appelle gouvernement de technicien.

Euh c'est pas très sympa pour les chiens, ils ont rien fait eux. Ah oui, pas faux. Sébastien Lecnu a donc nommé son second gouvernement en une semaine après que le premier est spectaculairement capoté à cause des ambitions présidentielles des uns et des autres.

D'après le corn, l'équipe qui devra prendre les responsabilités dans les temps à venir, quel qu'elle soit, quel que soit le choix du président de la République, devra être une équipe qui est complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027. Et donc Exitre Taillot qui a été remplacé par Laurent Nouz, un haut fonctionnaire proche de la Macronie qui a vogué entre gestion des gilets jaune, direction du renseignement intérieur et préfet de police de Paris. Mais à propos des ambitions pour 2027, Darmanin en revanche lui est resté.

Alors que bon lui 2027 comment dire ça poliment ? Un strabisme est une perte du parallélisme des axes visuels. Ce qui veut dire que les deux yeux ne regardent plus ensemble le même objet.

Ah oui, ça a d'arm nul. On peut dire qu'il louche sévère sur 2027. Ouais, ça ne doit jamais être banalisé.

Il faut euh consulter, subir des investigations pour déterminer la cause de la perte de ce parallélisme oculaire. Sa nomination est d'autant plus suspecte qu'un autre nom avait été envisagé, la professeure de droit Anne Levade. Réputée proche de Gérard Larchet, elle avait été pressentie déjà comme possible nom pour le Conseil constitutionnel avant que le président du Sénat ne lui préfère son proche de toujours Philippe B.

De nouveau en course pour le ministère de la justice, Anne Levade n'a pas réussi à avoir le portefeuille. Même si elle reste une juriste conservatrice connue pour être très proche des Républicains, ça aurait été mieux que d'Armanin parce que franchement Darmanin la justice euh surtout que sa nomination pourrait avoir un rapport avec ses déboires judiciaires dans l'affaire Patterson. En tant que ministre de la justice, c'est quand même plus facile de jeter un coup d'œil discret sur la procédure.

Les équipes enquêtes de Blast sortent une vidéo sur le sujet avec des infos inédites. Et en parlant des enquêtes de Blast, on en profite pour vous rappeler que Blast a besoin de votre soutien. Ces enquêtes et nos chroniques ne sont possibles que parce que vous nous le permettez.

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Alors n'hésitez pas à faire un tour sur la page de soutien blast-info.fr. Revenons à nos moutons cornus parce que dans le lot, il y en a quand même un paquet visé par des enquêtes judiciaires.

Ce nouveau gouvernement a été malgré tout présenté comme étant très différent du précédent d'après le cornu. Il a insisté sur le fait que ce gouvernement était le gouvernement de la République et pas le gouvernement des partis. Ah c'est bizarre.

Moi je savais pas que République ça s'écrivait M A C R O N parce que bon dans ce gouvernement de techniciens pas politique et de la République, il y a surtout des fidèles parmi les fidèles du macronisme depuis 8 ans. Macron a promu les macronistes de carrière à la fois parce que personne ne veut vraiment y aller et parce qu'il ne veut mettre personne qui ne lui serait pas fidèle. président de la République a tenu à rappeler que c'était un moment particulier, un moment qui nous oblige.

Lui en fait quand il dit qu'un truc nous oblige, c'est que ça l'oblige à faire ce qu'il veut parce que à ce stade c'est quand même [Musique] bon on va pas se mentir, l'annonce de la composition du gouvernement a été un peu éclipsée par la promesse faite par le Cornu lors de sa déclaration de politique générale du mardi 14 octobre 2025. L'assemblée voulait débattre à nouveau des retraites. Elle en débattra et chaque parlementaire pourra défendre ses opinions.

Sébastien Lecornu a donc reçu l'autorisation du leader maximal de faire suspendre la réforme des retraites. Un geste définitivement dirigé vers les socialistes qui ont clamé victoire. La suspension de la réforme des retraites, la voici.

Enfin, c'est une victoire assurément. Alors, est-ce vraiment cette version socialiste du grand soir ? Le grand soir ou la grande trahison ?

Parce que sérieux, moi je suis en mode palpatine là. [Musique] En tous les cas, les socialistes ont évité la censure à le cornu jeudi 16 octobre 2025. Voici le résultat du scrutin.

Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure sur la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 271. La majorité requise n'étant pas atteinte. Sa motion de censure n'est pas adoptée.

À 18 voix près, mais en réalité la noncensure était déjà pliée. La partie était jouée lors de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu mardi 14 octobre 2025. Alors, pour savoir si le PS a trahi, dans quelle largeur et pour quelle conséquences, il faut d'abord se concentrer sur le contenu de cette supposée suspension pour voir ensuite les moyens par lesquels les macronistes pourraient nous la mettre à l'envers.

On verra enfin ce qui anime les socialistes et le nouveau paysage politique que cela dessine pour les prochaines années. Alors, regardons plus précisément ce dont il s'agit. Sébastien Lecnu a promis qu'il ferait porter cette suspension par le gouvernement.

Pourquoi c'est important ? Tout simplement parce que d'après l'article 40 de la Constitution, il n'y a que le gouvernement qui puisse diminuer les recettes ou aggraver les charges publiques, ce qu'est la suspension de la réforme des retraites. C'est pour cela que son initiative est aussi importante.

C'est aussi pour cela que Macron a toujours refusé de nommer un premier ministre de gauche qui aurait alors les mains libres pour vraiment faire ce qu'il veut de la réforme des retraites. C'était donc bien la première étape absolument nécessaire à la suspension de la réforme des retraites. Cette suspension permettrait aux premières générations impactées par la réforme de partir à la retraite à l'âge prévue avant la réforme.

Ce serait donc une victoire politique et pas uniquement symbolique. Mais quoi ? Mais quoi ?

Normalement, tu rajoutes toujours un mais ou un malgré tout après les victoires de socialistes qui sonnent plus souvent comme le gla pour les classes laborieuses. Et oui, parce qu'il y a évidemment pas mal de douilles dans la pâte à cake macronocialiste. Qui aurait pu prédire ?

En effet, plusieurs problèmes se posent sur la réalité de cette suspension, sur sa dimension et ses conditions précises. Alors, tout ça, c'est assez compliqué en terme de technique parlementaire, mais c'est quand même très intéressant de comprendre comment les macronistes vont essayer de la mettre à l'envers à tout le monde. Étudions donc les instruments de notre infortune.

Alors, d'abord, la suspension concrètement, ça veut dire quoi ? Parce qu'il y a plusieurs options assez différentes. Spontanément, on se dit bah, on fait comme si la réforme de borne de 2023 commençait à s'appliquer pour 2028.

Autrement dit, on décale toute l'application. Ça ressemble un peu à une mini victoire. On décale tout et on laisse les présidentiels trancher vraiment.

Mais il peut y avoir un autre sens à la suspension. Ah, tu vois, il y avait un mai. C'est moi qui a raison.

Et oui, parce que ça peut aussi vouloir dire une pause dans l'application. Et une pause, c'est pas pareil qu'une suspension. Si, mais avec une douille en plus.

En gros, on suspendrait juste l'application pour ces deux années, mais en 2028, tout reprendrait comme si ça avait continué pendant tout ce temps. Bref, un peu comme si rien ne s'était passé pendant la suspension. Une suspension qui à la fin fait comme si rien n'était suspendu.

Hm, ça ressemble bien à des macronneries, ça. Il y a donc déjà une première douille, mais en plus la réalité concrète et tangible d'une suspension pourrait être rapidement noyée dans le broua parlementaire. En effet, une seconde embûche réside dans le texte législatif choisi pour introduire cette suspension.

Il y a plusieurs options. Un amendement au PLFSS, le projet de loi de financement de la sécurité sociale ou une loi indépendante. Tout ça a son importance.

Si c'est un amendement au PLFSS, il n'est pas dans la copie originale du PLFSS du gouvernement. Or, selon l'article 47-1 de la Constitution, il doit donc être voté dans les temps pour être adopté. Parce que si le PLFSS n'est pas adopté dans les temps comme h l'an dernier par exemple ou à tout hasard par exemple, si le Sénat traînait trop des pieds cette année, et bien c'est la copie originale du gouvernement qui est adoptée par ordonnance.

Existe donc l'amendement et la suspension. Mais la suspension pourrait aussi être portée par une loi séparée de celle du PLFSS. Dans ce cas de figure, la situation serait plus favorable.

H quoique je dis potentiellement parce que j'ai entendu derrière votre prise de parole beaucoup de parlementaires du groupe du bloc central dire à quel point ils allaient combattre cette mesure et que ils comprenaient que vous en faisiez l'annonce pour pouvoir démarrer le débat budgétaire et pas être censuré immédiatement. Mais quand les choses viendront en débat dans l'hémissique, ils utiliseront tout leur poids pour essayer de la combattre et que cette suspension n'adienne pas. Que ce soit un amendement au PLFSS ou une loi ordinaire, ça devra être voté en termes identiques par les deux assemblées.

Et le Sénat, comment vous dire ? Le Sénat va vous aider pas à faire plaisir aux socialistes, mais à leur résister. Certes, nous n'avons pas le dernier mot, mais nous pouvons faire beaucoup comme nous l'avons fait pour le budget 2025.

Nous allons d'abord purger le PLF et le PLFSS de tout ce qui va dans le mauvais sens. Nous allons le rajouter tout ce qui va dans le bon sens. Puis nous continuerons le travail en commission mixte paritaire où comme l'an dernier les parlementaires raisonnables sont plus nombreux que ceux qui sont toujours prêts, même lorsqu'ils sont à jeun à dépenser plus que des marins iivres.

En effet, en cas de désaccord entre les deux assemblées, une commission mixte paritaire est réunie et comme l'an dernier, elle sera largement dominé par des forces favorables au maintien de la réforme des retraites. Le texte qui en sortira sera donc rejeté par l'Assemblée, massivement favorable à la suspension de la réforme. Et là, pour que ça se débloque, il faut que le gouvernement donne le dernier mot à l'Assemblée nationale qui peut voter sur le dernier texte qu'elle a elle-même choisi et donc bien peut-être suspendre la réforme des retraites.

Ça n'est donc pas tout à fait impossible aux socialistes. Il ne leur reste plus qu'à espérer que le Sénat conservateur et la commission mixte paritaire ne détruisent pas trop la suspension, que le gouvernement Macronise le cornu tienne parole et qu'il donne le dernier mot à l'Assemblée nationale. Bref, bon courage.

Et ben en tout cas, va pas moisir ici. J'ai un petit plan pour tous nous évader. Le roi répudie la reine, la vieille épouse le perroquet.

César devient un roi. Je l'épouse et me voit la reine. Dites celui par moment. pas moment.

Vous n'auriez pas un peu la tête qu'il devient énorme. Vous voyez ce que je veux dire ? La suspension de la réforme des retraites, la voici enfin.

Ouais, le plan a l'air solide. Ouais. La dinde s'efarcit d'elle-même avec le sourire et le sentiment d'avoir arraché une victoire.

Le plus cruel dans tout ça, c'est que si ça prend le chemin du PLFSS, il va devoir être voté. Autrement dit, les socialistes ne pourront pas se contenter de ne pas censurer le corn. Ils vont devoir activement voter pour le budget des macronistes s'ils veulent que la suspension ait lieu, consolidant durablement leur image de béquille du macronisme jusque- là réservée à l'extrême droite.

Alors, sont-ils des socioîtres ou juste des incompétents pathologiquement nuls ? Et oui, parce que dans tous les cas, les socialistes auront sauvé la peau du gouvernement le cornu pour une victoire mineure et incertaine au prix d'un budget austéritaire sanguinolant. Le budget le cornu c'est le budget qui a fait tomber Bairou mais en pire.

Année blanche, gel du barême de l'impôt, augmentation des taxes de consommation, diminution des contributions des plus fortunés. On âge en plein délire néolibéral et le PS avec ses alliés de place publique continue à faire son bonhomme de chemin comme si de rien n'était. On va vous remettre le toette hein parce que notre époque est formidable.

Aurélien Rousseau, député place publique, se félicite de cette suspension de la réforme comme étant un compromis. Et juste en dessous, le contexte ajouté sur Twitter rappelle qu'il a activement participé à écrire cette réforme quand il était directeur de cabinet d'Élisabeth Born. Au-delà de la vaste blague que devient la stratégie des socialistes, il faut quand même essayer de comprendre s'ils ont trahi pour le macronisme ou s'ils sont juste nuls.

On peut comprendre un peu mieux la situation des partis traditionnels du centre et de la droite en se souvenant que les municipales approchent. Et s'il n'y a pas de budget parce qu'il n'y a plus de gouvernement par exemple, il n'y a plus d'argent dans les caisses de la plupart des mairies. Commencer une campagne électorale pour sa ville avec l'arrêt des services publics, c'est un boulevard pour l'opposition.

Et le PS risque très gros dans ses municipales. Ce sont ses élus qui lui assurent une place institutionnelle importante malgré leurs échecs électoraux nationaux successifs. Les mairies socialistes permettent à ces derniers d'avoir pas mal de sénateurs et surtout de l'argent au titre du financement de la vie politique.

Bon alors vous allez me dire avec leur image de Sosdem macroniste, il torpit pas aussi pour les municipales ? Peut-être. L'avenir le dira, mais c'est en sauvant ses baronies que le PS a pu survivre après autant de présidentiels ratés et de trahison électorale.

Leurs bastions locaux leur donne les ressources financières et politiques pour résister. Et ces baronies sont surtout l'endroit où les militants qui votent donc lors des congrès se trouvent majoritairement. Une équipe dirigeant le PS ne peut donc pas tanker la campagne des municipales sans perdre la confiance lors du prochain congrès.

Perdre l'argent du PS et ses derniers soutiens institutionnel. Les insoumis auront beau attaquer le PS sur ses scores présidentiels. C'est sans effet sur la position institutionnelle du PS.

Le PS ne mourra pas tant qu'il gardera une présence sur le terrain aussi étendue. Surtout que les campagnes locales se jouent avec des enjeux très éloignés des grandes postures nationales. Et ce sont des scrutins où les insoumis sont chroniquement sous-performants jusque-l.

Tant que les insoumis ne changeront pas de stratégie électorale pour s'attaquer sérieusement aux enjeux complexes de la gouvernance locale, le PS aura son boulevard pour survivre. C'est pour sauver ses baronies avant le Congrès de Nancy de juin 2025 que Fort n'a pas voté la censure contre Bairrou. C'est pour la même raison que les socialistes érigent aujourd'hui la suspension de la réforme des retraites en victoire.

Il faut bien donner une raison à la capitulation. Cette capitulation risque de coûter cher à la gauche dans son ensemble et encore plus à ce PS qui visiblement ne semble pas s'inquiéter de l'accusation de social traître. Arrêtez avec l'histoire du NFP.

Ah ouais, c'est même plus dissimulé maintenant. Et qui est traître ? Alors ça commencé de plus en plus c'est qui tout double, je vais trahir tout le monde.

Chacun sa gueule. Mais alors qu'en est-il des autres partis ? Et bien, on voit qu'ils visent directement les présidentiels.

Les LR ont annoncé qu'il soutiendraient le gouvernement malgré la suspension de la réforme des retraites qui a toujours été une ligne rouge pour eux. Notre 2è priorité, c'est que la France ne soit pas bloquée et nous nous engageons conscient des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées. Ce changement de braquet s'explique par le changement de paradigme que Macron a réussi à leur faire avaler.

Les retraites, c'est pour les présidentielles de 2027. Mais on peut le lire dans l'autre sens. Les présidentiels de 2027 commencent cette année avec les retraites.

Juste 1 an, 1 an avant qu'il y ait la campagne présidentielle. 1 an avant ce débat décisif sur les causes de notre impuissance et les moyens d'en sortir. Les LR sont repartis sur leur plateforme politique classique.

Les macronistes crament la caisse et le RN fera pareil. Les seuls sérieux, ce sont eux. Et le RN semble lui aussi se préparer au présidentiel de 2027.

Le PS acheté à pas cher sera roulé dans la farine. Vous aurez le maintien de la réforme des retraites et le déshonneur. Il a pas tort hein, juste il oublie de se mettre dans l'eau.

Dites-le-vous bien, monsieur le premier ministre. Nous ne sommes dup de rien. Nous ne sommes pas achetables.

Nous ne sommes pas négociables. Par ici la bonne soupe. Si si les dernières gorgées dégoûtent les Français ici l'air les aventc.

Alors bon, le RN sert de béquille au Macronis depuis 1 an, n'a voté la censure que contraint et forcé par sa propre base militante. Mais désormais, il n'est plus à acheter. Pourtant c'est lui aussi qui s'est fait acheter et pour encore moins cher par Bairou l'hiver dernier.

Je sens tout. Voilà, là maintenant stop. La plaisanterie a assez duré.

Bon déjà, ils étaient quand même les premiers guignoles de la plaisanterie pendant des mois. Mais alors pourquoi désormais il censureraient tout le temps et au plus vite ? Et bien, il semblerait que ce soit pour sauver Marine Le Pen.

La surprise du jour. Alors, c'est vraiment une surprise, hein. Et oui, si une dissolution a lieu, certes, Marine Le Pen perd son siège, mais le RN fait le pari d'arriver en tête et de remporter la majorité relative qui lui avait été refusée en 2024.

Le gouvernement de coalition mené par le RN pourrait alors sans encombre, faire adopter une loi d'amnistie par le Parlement qui annulerait purement et simplement la condamnation de Marine Le Pen. Elle serait alors libre de se présenter à la présidentielle de 2027. Mais pour ça, le calendrier est très serré et le RN veut saturer la crise le plus rapidement possible.

Ça l'a poussé au pire dérapage. Entre ministre épuisé, recyclé, débauché qui trouve sur ce radeau de la méduse l'espoir d'exister encore un peu et technel. Sébastien Chenu, désormais vice-président de l'Assemblée nationale grâce au macroniste, vient de convoquer le concept de pays réel, popularisé par Charles Mor, directeur de l'Action française et théoricien royaliste et raciste.

Il renvoie à ce vrai pays que serait la France si elle était débarrassée des élites juives, franc-maçonnes, mtec, ça veut dire étrangère, et protestante. Bref, le pays réel ce serait le pays des blancs catau droitard. Malheureusement pour lui, si Chenu croit appartenir au pays réel de ses comparses d'extrême droite, il se trompe bien fort.

Moi, je n'ai rien contre les homosexuels, hein. On les aime et c'est contre nature. Mais Sébastien Chenu ne s'est pas arrêté là.

Et puis et puis comment ne pas voir avec ce holdup de la technure sur les grands ministères du quotidien la main mise de l'État profond qui gouverne ici en pleine lumière ? L'allusion est à peine voilée au délire trumpiste d'un complot dans l'État pour affaiblir la droite ultraradicale. C'est un appel de pied d'une vulgarité repoussante à ce que Trump s'ingère dans nos élections comme il l'a fait à plusieurs reprises dans d'autres pays comme en Allemagne.

Bref, l'international fasciste est en marche et l'extrême droite française veut s'y accrocher pour essayer de prendre le pouvoir le plus vite et le plus fort possible. Aujourd'hui, l'incapacité des forces de gauche à travailler sérieusement ensemble est une menace existentielle pour nous. Alors, le PS se sauver en protégeant ses municipalités.

Très bien. Mais que restera-t-il des municipalités socialistes après 5 ans de néofascisme ? Alors, fini pour fini, on va se détendre un peu parce que nos ministres sont vraiment très fatigués alors que ça fait qu'une semaine qu'ils ont pris leur fonction ou quelques jours.

Bref, je poursuis vers le troisème podjet de loi. Le potjet de loi. Aïe.

Il s'agit désormais de doter la Nouvelle-Calédonie d'une organisation politique pérenne pour rtisser le lien du vivre ensemble. Du vivre ensemble, pardon. Oups.

Le vivre ensemble. La soirée a dû être rude ou alors le conseil des ministres bien arrosé parce que Maot Brégon a ensuite sorti une de ses horreurs. Vraiment, il y a que les macronistes pour faire un truc pareil.

Ça me semblait important de le redire devant vous que la France n'a jamais eu de politique austéritaire euh ni sous Emmanuel Macron euh ni sous ses prédécesseurs. Wou ! On n'a jamais connu de budget austéritaire.

Attendez parce que la suite est encore plus délicieuse. On compare souvent notre pays à l'Italie, à l'Espagne euh mais que l'Italie et l'Espagne tirent aujourd'hui les dividendes euh de politiques extrêmement austéritaires qui ont eu lieu par le passé. Ah, je suis pas sûr que le Premier ministre socialiste de l'Espagne réponde comme Maot Brégeon le pense, mais elle ne s'est pas démonté et a enfilé les perles dignes d'un collier de Bernadette.

Nous allons avoir un processus de délibération complètement ouvert dans un esprit de coconstruction qui devrait être partagé. Ils ont toujours cette incroyable conception du dialogue et de la coconstruction. H c'est très délicieuse.

C'est une marque de confiance. C'est une marque de respect-à-vis du parlement. Chacun votera en son âme et conscience.

Mais et attention, personne ne peut nier la réalité économique, budgétaire et démographique du pays. Ah oui, ce fameux vote en âme et conscience avec des trucs que personne ne pourra nier. H délice.

Et alors là, cerise sur le gâteau. Le vrai débat en matière de justice en France n'était pas en premier lieu un débat fiscal. C'était le débat sur la signation à résidence.

C'est le débat sur la reproduction des inégalités. c'est le système scolaire, c'est le système de santé. Euh et que avoir le courage de poser vraiment la question de la justice, c'est être en capacité d'aller sur ces débats, de les investir et pas de se cantonner uniquement à la question fiscale.

Comprenez bien, la justice sociale n'a rien à voir avec la fiscalité, pauvre maintenant. La justice sociale, c'est le travail. La réalité est simple.

La meilleure de toutes les mesures sociales, c'est un travail. Et c'est là où ça devient malheureusement beaucoup moins drôle. Derrière ces petites phrases, il s'attaque aux quelques maigres protections sociales qui restent, estimant que la meilleure protection, c'est le travail.

La meilleure protection contre les IST et les enfants, c'est l'abstinence. C'est bien connu. Oui.

Bref, la meilleure protection, c'est pas de protection. Vraiment le truc du mec de droite qui te fait les poches pendant ce temps pour remplir celle des ultra riches, quoi. Dernier sujet, moins léger et rigolo.

Je crois que le premier ministre l'a dit. On n'est pas sourd, on n'est pas autiste, on voit bien que elle passe mal cette réforme. Lui, c'est notre nouveau ministre du travail, Jean-Pierre Farandou.

Et pour un ancien président de la SNCF est désormais ministre, c'est c'est une boulette. Ça dépasse tout ce que j'ai pu imaginer. Ah oui, j'ai fait la boulette.

Alors, rien ne va. D'abord, les sours comprennent tout aussi bien que les entendant les besoins des autres. Mais en plus, il ne faut pas oublier que pendant longtemps, la psychiatrie a classé les personnes sourdes et malentendantes dans la catégorie dite Dile légers.

Et en plus, les personnes sur le spectre autistique n'ont jamais insulté sans raison d'hommes politiques à la télévision. C'est là où je vous dis que je ne suis pas évidemment autiste, je suis pas du tout enfermé, je suis pas du tout autiste. Cette séquence révèle la psychophobie encore extrêmement pesante qui dégrade le vécu social de ces personnes, encore plus exclus par ces mots de l'espace collectif.

Elles sont ramenées à cette unique facette de leur personne qui est très vite vue et présentée comme une tarre qui ferait d'eux des humains dégradés à insulter, plaindre, commémorer ou héroïer. Voilà pour cette fois. On se retrouve très bientôt pour commenter l'actualité politique et parlementaire.

N'oubliez pas de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Et en attendant, la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation inspirante. Dès l'origine, le vice secret de la social-démocratie, le conformisme, n'affecte pas sa seule tactique politique, mais aussi bien ses vues économiques.

Walter Benjamin, thèse sur la philosophie de l'histoire numéro 11. La suspension de la réforme des retraites, la voici. Enfin, c'est une victoire assurément. [Musique]