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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 19 novembre 2020 37 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleÉducation & recherche

#RDLS126 : Autoritarisme macronien, Chine VS USA, université menacée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Locuteur 1Chiffre
    « la Chine a signé un accord avec un très grand nombre de pays de la zone asiatique qui est un accord de libre échange, et cela signifie que quelque chose comme 2 milliards d'êtres humains, un petit peu plus je crois d'êtres humains, sont en quelque sorte pris dans un marché unique d'échange »
  • 4:30Locuteur 1Chiffre
    « ça représente 30% de la richesse produite dans le monde »
  • 5:00Locuteur 1Chiffre
    « l'Union européenne c'est 25% »
  • 8:00Locuteur 1Fait
    « les États-Unis d'Amérique savent depuis de très nombreuses années que c'est leur point faible, ils le savent depuis 1971, parce que c'est le jour où ils ont décidé, c'était le président Richard Nixon, que vous ne pourrez plus échanger vos dollars contre de l'or »
  • 17:00Locuteur 1Fait
    « la volonté de Trump était de relocaliser les productions aux États-Unis d'Amérique en taxant tout ce qui arrivait de Chine et d'ailleurs »
  • 26:00Locuteur 1Fait
    « elle dit "voilà, on va tout réorganiser, notre armement, on va jeter à la poubelle tout ce qu'on a" »
  • 29:00Locuteur 1Fait
    « la première des libertés, c'est la sécurité »
  • 32:00Locuteur 1Fait
    « depuis 2015 vous vivez en état d'exception »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Figurez-vous que au cours du mois dernier, on a gagné dix mille abonnés donc on est à 475 mille, on va arriver un de ces jours à 500 mille, évidemment c'est impressionnant, merci. 126e édition de la revue de la semaine. Évidemment quand je prépare ce que je vais dire, je regarde un petit peu l'actualité en général, et le risque, souvent, c'est d'être continuellement impressionné par ce qui se passe très directement autour de nous, et en général, ce qui se passe très directement autour de nous, en réalité, c'est ce qu'en dit, soit la presse écrite, qui a peu d'intérêt, soit la presse audiovisuelle parce que tout le monde regarde, si bien que ça a tendance à resserrer le champ de vision, et quand on s'aperçoit qu'on s'est presque enfermé soi-même tout seul, il est temps de reprendre un petit peu de distance pour regarder le tableau d'ensemble.

Aujourd'hui le tableau d'ensemble, celui du monde, il connaît quelques modifications qui me semblent être majeures, parce qu'elles préparent une écriture nouvelle de la suite des événements. Je ne vais pas vous parler de Joe Biden et Trump, ou seulement dans un instant, je vais vous parler d'un autre événement, quasi totalement inaperçu, c'est le fait que la Chine a signé un accord avec un très grand nombre de pays de la zone asiatique qui est un accord de libre échange, et cela signifie que quelque chose comme 2 milliards d'êtres humains, un petit peu plus je crois d'êtres humains, sont en quelque sorte pris dans un marché unique d'échange et ça représente 30% de la richesse produite dans le monde. C'est le plus grand accord commercial de libre échange qu'il y ait jamais eu, ça représente 30 % de la richesse produite dans le monde quand l'Union européenne c'est 25%, d'accord, donc c'est pour dire que c'est un événement d'une très grande importance, même s'il est très peu analysé et très peu présenté, et évidemment ces pays vont commercer entre eux et à partir de là, ils en attendent un développement de leur activité, ce qui n'est pas certain, mais ils en attendent ce développement de leur activité, parce qu'ils pensent qu'il y a une certaine complémentarité entre eux qui fait que les uns peuvent acheter aux autres ce qu'ils n'ont pas, et leur vendre ce que les autres n'ont pas.

C'est toujours ce qu'on dit au départ d'un accord de libre échange, la vérité c'est que très rapidement, c'est le moins disant social qui tire vers le bas toutes les législations sociales du secteur et qui gagnent des capacités de production. C'est comme ça que, en Europe, il y a eu un intense mouvement entre les pays européens, de désindustrialisation pour les uns, ceux qui avaient les rapports de force sociaux les plus avancés, et de réindustrialisation ou d'industrialisation pour les autres. Je pense à des pays comme tous les pays de l'Est, qui après la sortie du bloc communiste, ont vu leurs économies d'abord s'effondrer, et puis être mises à l'encan et être en gros rachetées, pour les bons morceaux par les capitalistes de l'Ouest de l'Europe et ensuite équipées d'usines, parce que les mêmes capitalistes transféraient, délocalisaient vers eux les productions, parce qu'elle leur coûtaient moins cher tout en bénéficiant du même marché intérieur.

Il est vraisemblable que dans la durée, c'est sans doute ce qui se produira entre les pays de cette zone, dans laquelle il y a aussi bien la Chine que le Japon, pour ne citer que les deux grandes composantes, alors chacun peut au départ penser qu'il va jouer au plus fin, et que c'est lui qui va tirer son épingle du jeu, mais ce n'est pas ça dont je veux parler à cet instant. Ce qui me paraît important, c'est que ces pays vont commercer entre eux dans leurs monnaies nationales dans la plupart des cas, ce qui veut dire que la circulation du dollar qui est une monnaie qui n'a pas, comme toutes les autres monnaies du monde, de contrepartie matérielle dans le pays où est produit le dollar. C'est à dire qu'il y a une masse immense de dollars dans le monde, mais que si tous ces dollars revenaient aux États-Unis, vous n'y trouveriez pas de quoi acheter pour cette quantité de dollars, si bien que c'est une monnaie qui, si elle était ramenée à sa valeur réelle, connaîtrait une dévaluation gigantesque.

Les États-Unis d'Amérique savent depuis de très nombreuses années que c'est leur point faible, ils le savent depuis 1971, parce que c'est le jour où ils ont décidé, c'était le président Richard Nixon, que vous ne pourrez plus échanger vos dollars contre de l'or, alors vous me direz : "la belle affaire", vous n'aviez pas l'intention de le faire, d'ailleurs vous n'avez peut-être même pas de dollars, mais bon, ça voulait dire qu'à l'époque, les États-Unis étaient prêts à vous donner une contrepartie matérielle en échange de leur monnaie, et le 15 août 1971 Richard Nixon décide que c'est fini, et que le dollar vaut ce que vous croyez qu'il vaut, mais que eux ne s'en mêleront plus. Et, quelques années après, il y a eu un accord dit de la Plazza, l'hôtel Plazza, qui faisait en quelque sorte référence à un panier de monnaies pour la valeur du dollar, tout ça a été assez rapidement effacé. Comment le dollar flotte-t-il sur le monde, et donc comment permet-il aux États-Unis d'Amérique de dépenser autant qu'ils veulent, aussi souvent qu'ils veulent, dans la quantité qu'ils veulent, sans jamais, en quelque sorte, vraiment payer leurs dépenses par leur propre travail ?

Et bien c'est parce que tout le monde a besoin de dollars pour échanger, alors si vous achetez du pétrole, c'est en dollars, si vous achetez ce que vous voulez dans le monde, en général, c'est monnayé en dollars, c'est pourquoi, ils voyaient d'un assez mauvais œil l'arrivée de l'euro, parce qu'ils se disaient, comme c'est 25 % de la richesse du monde l'Europe, ils vont se mettre à échanger aussi en euro, et donc ça va diminuer la surface de circulation du dollar, alors cette histoire, on en parle très peu mais c'est le vrai bras de fer qui se joue dans le monde depuis 40-50 ans, et qui est l'enjeu de la puissance des États-Unis d'Amérique. Alors cette affaire a commencé à mal tourner quand un certain nombre de pays, dont la Chine et quelques autres ont dit : "Ben écoutez, ça commence à bien faire parce que nous, on échange en dollars, pour pouvoir échanger on accumule des dollars dans nos coffres, mais on n'est pas les maîtres de la valeur de ce dollar, et par conséquent nous sommes à la merci des États-Unis d'Amérique qui peuvent décider tout d'un coup d'en produire une très grande quantité, ils circuleront quand même parce que tout le monde en aura besoin. Et donc ils ont commencé à dire : "si c'est comme ça, on va se payer en monnaie nationale", notamment les Chinois et les Russes avaient dit "ben, on va se payer chacun dans notre monnaie".

Alors ça, l'oncle Sam le vivait fort mal, d'autant… il avait des raisons de le vivre fort mal, c'est que ces deux pays en même temps, mine de rien en gardant le sourire et un air très poli, petit à petit se débarrassaient de leurs stocks de dollars dans leur banque centrale, genre "nous, on veut plus de ce truc et donc t'as qu'à te débrouiller avec ça, nous on veut plus le voir". Les Russes ont pratiquement soldé la masse énorme de dollars qu'ils avaient et les Chinois, c'étaient eux les plus embarrassés parce qu'ils en avaient tellement que s'ils avaient tout revendu contre d'autres choses, ben ils auraient eux même provoqué une catastrophe. Donc ils ont assez habilement et de façon très rusée, ils vendaient puis ils en rachetaient, ils en vendaient, ils en rachetaient… alors ils en rachetaient toujours un peu moins que ce qu'ils en vendaient de manière à tenir le niveau et leur acquisition et pas se voler eux-mêmes en échangeant tout d'un coup.

Et petit à petit, le trésor en dollars de ces pays a commencé à baisser. Et quand ça a commencé réellement à devenir quelque chose de méthodique et d'organisé, les agences de sécurité nord-américaines, les dirigeants nord-américains se sont rendus compte que ça allait mal tourner. Et c'est dans ce contexte qu'intervient un homme comme monsieur Trump.

Tout le monde l'a présenté comme un fou. Bon alors, le fait est qu'il n'est pas très intéressant comme personnage, mais il ne faut jamais sous-estimer les acteurs de la politique mondiale et notamment les présidents des États-Unis d'Amérique. Monsieur Trump était sans doute un personnage assez dangereux, psychologiquement, mais c'est quelqu'un qui avait une rationalité.

Quelle était son idée ? Et bien, puisque nous sommes faibles, se disait-il, parce que nous ne produisons pas, nous allons produire nous-mêmes davantage et nous allons commencer à taxer tout ce qui rentre aux États-Unis d'Amérique parce qu'il y en a ras-le-bol. C'est quand même nous, disait-il, qui faisons circuler tout ça, il n'y a pas de raison qu'on se fasse dépouiller.

Ah ben d'accord, mais vous n'aviez pas, vous n'aviez qu'à pas délocaliser toutes vos usines en Chine au départ. Donc peu importe, le résultat était le suivant : la volonté de Trump était de relocaliser les productions aux États-Unis d'Amérique en taxant tout ce qui arrivait de Chine et d'ailleurs. Vous avez peut-être suivi tous ces épisodes, C'est un moment de tensions internationales.

Et Trump se dit "ben, puisque c'est comme ça, moi j'en ai assez des accords de libre-échange, je vais tous les faire mourir". Alors par exemple, l'accord de libre-échange qu'ils devaient faire avec l'Europe, ouf, on a eu chaud, il l'a passé à la trappe. Et puis, il y avait un autre accord sur lequel ils travaillaient depuis des années qui était dans la zone pacifique.

Alors bon, vous autres depuis l'Europe, souvent vous oubliez que les États-Unis d'Amérique ont une côte atlantique et une côte pacifique, donc les États-Unis sont un pays riverain de l'océan Pacifique et puis à l'autre bout, ben il y a la Chine, d'accord ? Donc, il faut bien voir le monde comme il est. Et dans tous les pays d'Amérique Latine, il y avait un bras de fer terrible parce que les États-Unis d'Amérique disaient "vous n'allez pas nous saouler avec vos accords locaux, vous allez rentrer dans mon bel accord trans-pacifique et puis comme ça, tout le monde sera content, heureux et joyeux".

Alors bon, il y avait beaucoup de pays d'Amérique Latine qui disaient "ben, c'est pas si bête que ça parce que nous, on échange beaucoup avec les Chinois, ça pourrait arranger nos affaires de pouvoir leur vendre ce que nous produisons". Il y a en effet des pays, ces toutes petites économies, qui sont très contents des Chinois parce qu'ils leur vendent d'un coup tout ce qu'ils ont, tout ce qu'ils font. Mes amis, par exemple Uruguayens, m'ont expliqué : "Ben nous, on produit essentiellement de la viande.

Ça tombe bien, on vend toute notre viande excédentaire, c'est-à-dire la quasi-totalité, aux Chinois". Donc ils sont très contents de ce genre de relation. Inutile de vous dire que quand moi, je venais leur dire "écoutez, va falloir donner un coup de main contre les accords de libre-échange", ben, ils n'étaient pas très intéressés à me donner raison, ce qui a été une surprise pour moi à l'époque.

Alors là, il y a donc un accord de libre-échange qui, évidemment, se fait autour des deux économies les plus puissantes : la Chinoise et la Japonaise. Mais de loin, de très loin, c'est la Chinoise qui est la plus importante dans cette zone du monde. Et ils vont donc échanger entre eux en monnaies nationales, je suppose, c'est-à-dire que quand les Chinois achèteront aux Japonais, ben ils paieront avec de l'argent japonais, quand les japonais achèteront à des Chinois, ils paieront avec de l'argent chinois.

Ce qui veut dire que la masse de dollars en circulation va se rétracter, s'il n'est plus utilisé dans cette zone pour les accords entre les pays qui participent à cette zone. C'est donc progressivement une construction politique qui s'opère autour de la Chine et, à son avantage, qui se réalise mais avec les armes et les moyens de la compétition qui sont celles du capitalisme. Alors, ça nous intéresse, nous autres Français, parce que notre intérêt est toujours de ne jamais se laisser enfermer par un allié exclusif, en l'occurrence pour nous, les États-Unis d'Amérique.

C'est pourquoi, pour ma part depuis de très longues années, j'ai toujours été partisan d'étudier ce qui se passe en Chine, de comprendre la culture chinoise, de ne pas rester enfermé dans les trois, quatre scénarios de propagande que répandent les ennemis de la Chine, notamment tous les gens qui sont avec des ficelles que les États-Unis tirent contre les Chinois, en essayant de se dire "nous, nous sommes français, donc nous nous occupons d'abord de nous et de nos propres intérêts et de nos intérêts pour le développement de notre capacité industrielle, scientifique et autre. Les Chinois sont une nation très avancée et une nation ascendante. Les États-Unis d'Amérique sont une nation descendante.

Donc pour une période, il faut s'entendre avec les Chinois dans de meilleures conditions qu'on ne l'a fait jusqu'à présent, au lieu de s'aligner stupidement sur les guerres des États-Unis d'Amérique. Mais ça, à la limite, peut-être que ce n'est pas le sujet encore d'aujourd'hui. Le sujet d'aujourd'hui, c'est que vous sachiez que cet accord vient de se créer, que vous sachiez que d'une certaine manière, l'équilibre du monde est en train de se réorganiser, bien sûr autour de la zone pacifique comme prévu, et autour de la grande puissance chinoise.

Et que vous sachiez donc, par conséquent, que les États-Unis d'Amérique, qui ne sont quand même pas dirigés par des imbéciles, vont sans doute très mal réagir. Ils ont déjà mal réagi dans le passé, ils s'organisent, ils montent des campagnes contre les Chinois, avec ce qui leur passe par la tête, enfin ce qu'ils trouvent, mais il y a des gens qui ont une pensée cohérente. Alors, la pensée Trump, c'était "ben, on produit chez nous et puis il y en a assez de ce libre-échange avec les Chinois, on va essayer de les prendre à la gorge pour les obliger à nous céder".

Là, pas de pot, c'est raté ! Comme ils ont créé, les Chinois, une très grande zone de libre-échange, ben les Nord-Américains n'ont plus la même capacité à étrangler les Chinois. Mais l'autre idée, c'est de dire qu'on va développer la production aux États-Unis d'Amérique, comment ?

Par des commandes publiques. Quoi ? Dans le temple du capitalisme libéral ?

Et qui va faire ça ? Eh bien, très traditionnellement, les démocrates parce que les démocrates, contrairement aux apparences, sont un parti guerrier, toujours très partisan des guerres et puis, là nous avons en quelque sorte l'aveu qui a été fait par madame Clinton, qui est une personnalité du mouvement démocrate, il ne faut pas croire qu'elle n'existe pas entre deux élections, cette femme. Elle a fait une double page dans un des très grands quotidiens nord-américains en disant, "ben, voilà comment on va faire".

Et elle dit "voilà, on va tout réorganiser, notre armement, on va jeter à la poubelle tout ce qu'on a". Alors ça, ce n'est pas une bonne nouvelle parce que la poubelle, ce sont les gens qui prennent leurs armements sur la tête. Quand les Nord-américains ont trop de déchets, ils les jettent sur les autres, hein.

C'est souvent comme ça qu'ils font dans les guerres dont vous entendez parler, que ce soit l'Afghanistan ou la Syrie ou ailleurs, vous entendez parler parfois de déferlement d'armes qui sont utilisées, des Tomahawks, des… la plus grosse bombe conventionnelle du monde et de l'Histoire de l'Humanité, équivalente à celle d'Hiroshima, elle a été jetée en Afghanistan, personne n'en a plus jamais entendu parler, ni pourquoi on leur avait jeté ça, ni de l'effet que ça avait fait. En tout cas, moi je me suis dit à ce moment-là "ben, ils ont trouvé une poubelle pour se débarrasser d'un armement trop compliqué à désamorcer, trop coûteux à désamorcer dans leur propre pays". Alors donc, madame Clinton dit "ben, nous allons nous débarrasser de nos vieilles armes et réorganiser complètement notre armement pour le tourner face à ce qu'elle appelle la menace chinoise".

Quel est l'intérêt de ce genre d'opération ? Évidemment, ça intimide l'adversaire mais c'est surtout une chose simple à comprendre : c'est que quand vous produisez des armes, vous mettez en route toute une chaîne de production parce que pour faire des armes, il faut des métaux, il faut de l'acier, il faut du cuivre, il faut je ne sais pas quoi moi, du caoutchouc, il faut, il faut toutes sortes de produits. Il faut donc que les amener, les traiter, les assembler, payer des gens pour faire de la recherche et donc ça fait, en quelque sorte, une courroie d'entraînement.

Ça réactive l'activité économique du pays qui se lance dans cette économie d'armement, surtout quand le pays en question ne paye pas ce qu'il dépense, puisque le dollar va continuer à circuler dans le monde et que vous n'aurez jamais la contrepartie matérielle de ces dollars aux États-Unis d'Amérique. Donc, c'est son idée : l'économie d'armement retrouverait la place de volant d'entraînement qu'elle a eue à intervalles très réguliers aux États-Unis d'Amérique. Par exemple, monsieur Ronald Reagan, qui était le prototype du libéral, eh bien le jour où il est arrivé au pouvoir, il a fait le plus grand programme d'armement que les États-Unis avaient jamais eu.

Alors, ça ne se voit pas, ça ne fait pas anti-libéral, mais ça met en route toute l'économie de ce pays. Donc nous sommes dans ce moment de l'Histoire. Arrive Joe Biden à la tête des États-Unis d'Amérique.

C'est un démocrate et par conséquent, et c'est un démocrate bien à droite hein, ce n'est pas la tendance Bernie Sanders hein, et vous allez voir que très rapidement, il va faire, comme tous les dirigeants démocrates, c'est à dire à peu près le contraire de ce qu'il a dit avant, pas tout à fait quand même mais à peu près, et il va évidemment se tourner vers la menace numéro un, blabli blabla, et ils vont revenir en Europe pour discuter avec leurs alliés européens, parce que les démocrates sont très bien vus par les dirigeants européens. Il faut dire que, comme les Républicains autour de monsieur Trump étaient d'une grossièreté particulièrement pesante, c'est très agréable de voir revenir un Américain avec le sourire, ses ambassadeurs, ses bonnes manières, les conférences payées pour les agents d'influence, enfin bon, tout le tralala habituel des États-Unis d'Amérique. Donc c'est ça qui est en train de se mettre en place.

Alors, pour la période qui suit, il vaut mieux avoir des idées assez claires. Le problème avec le président qu'on a, c'est qu'il a tout sauf des idées claires ! Et par conséquent, son comportement, sa conduite sur l'arène internationale, est très fantasque.

Vous avez vu ça au Liban. Il est arrivé, il était le Président du Liban, ce jour-là ! Le soir, il s'est un peu calmé, il a dit "oui, nous sommes dans un état souverain", encore heureux qu'il s'en rappelle, puis on l'a vu après faire ça un petit peu partout : un coup il était anti-Russe, la semaine d'après il était pour les Russes.

Tout ça, bon, il est temps que ça s'arrête parce que ce n'est pas à la hauteur des enjeux pour notre pays, qui ne peut pas être comme ça, une sorte de trublion agité qui change d'avis. Il faut des directions de travail bien solides, bien fermes, et avec une obsession : être libre, être indépendant, décider par nous-mêmes. Le vrai sujet, c'est notre souveraineté.

Donc dans ce jeu, il faut que notre souveraineté, au fond et en définitive celle du peuple, parce que si la France n'est pas souveraine, ben son peuple non plus hein, parce que la France en tant que telle, ça n'existe pas autrement que par son peuple et son Histoire. Voilà le cap qu'il faut qu'on se donne et donc, ça veut dire avoir d'autres relations avec les Chinois que celles que nous avons. Il est temps de bouger un peu, moins d'illusions, plus de sens pratique moins de baratin sur la prétendue souveraineté européenne qui n'est souveraineté de rien du tout, et la France indépendante, souveraine, réorientant ses relations internationales dans un sens qui garantit sa propre liberté.

Je voulais vous dire tout ça parce que les occasions d'en parler, c'est jamais, nulle part, sur aucun plateau télé, ça n'intéresse personne, et puis c'est trop compliqué, certains pensent que c'est trop loin et surtout, beaucoup pensent que comme le peuple est stupide, ce n'est pas la peine de lui parler de choses compliquées. Si bien que ceux qui devraient parler des choses compliquées, eux-mêmes finissent par ne pas les connaître et ne pas s'y intéresser et deviennent plus stupides que ceux dont ils pensaient qu'ils étaient trop stupides pour les écouter. Mmmm, vous avez suivi ?

Bon, en ce moment, en France, il y a une évolution du régime, alors il était libéral, tout le monde le sait, et puis continue à l'être, et puis il est en train de devenir libéral autoritaire, ce qui est conforme à sa nature. J'ai fait une petite brochure sur le sujet que vous pourrez trouver en ligne sur le site de la France Insoumise, c'est gratuit, vous le téléchargez ou vous l'imprimez si vous voulez, ou vous lisez sur votre tablette, on a bien bossé alors beaucoup de choses viennent du travail du groupe des collaborateurs, et puis ensuite on s'y est mis, Ugo Bernalicis, Mathilde Panot et moi, pour donner un cadre politique, expliquer les choses. Je tiens à tout prix à ce que vous sachiez que ça existe et vous trouverez le lien en bas à la fin de cette vidéo.

Cette évolution, c'est vers l'autoritarisme : attention, ce n'est pas pareil que l'autorité, parce que, au fond, tous plus ou moins, on apprécie l'autorité. Souvent, même ceux qui la dénoncent, apprécient la leur, d'autorité donc bon. Mais on n'aime pas l'autoritarisme.

L'autoritarisme, qu'est-ce que c'est ? C'est une autorité qui n'a pas de limites, c'est-à-dire personne ne peut empêcher l'autorité de l'autre d'aller au bout de ses propres intentions. Or ça, c'est une liberté que quelques-uns ont et que les autres n'ont pas.

Or, il n'existe aucune liberté qui soit absolue, à part la liberté de conscience parce que ça, personne ne peut venir dans votre cerveau pour vous interdire de penser ceci ou cela. Donc l'autoritarisme, c'est, dans un régime, c'est quand vous passez de l'autorité, que tout le monde reconnaît à un gouvernement, une majorité, même si ça ne vous fait pas plaisir hein, à des forces de sécurité, ou je ne sais pas quoi moi, à la Justice, bon voilà, vous admettez, vous reconnaissez, vous acceptez leur autorité parce que c'est la démocratie, parce que les lois sont votées par les représentants du peuple etc. Ça, c'est le cas classique et on dit, on appelle ça "l'État de Droit", c'est-à-dire qu'il y a un Droit mais il ne suffit pas qu'il y ait un Droit, c'est un Droit juste, enfin juste, c'est un Droit, en tout cas, qui met des bornes à tous les pouvoirs, y compris à celui qui a la force d'imposer de force le Droit, d'accord ? parce que sinon, "État de Droit", ça ne veut rien dire.

N'importe qui fait des lois, même dans une tyrannie, on appelle "État de Droit" le fait qu'on les respecte tout le temps, tu parles d'une affaire ! Bon, donc le régime macronien a évolué très vite vers un système d'autoritarisme. Alors, il se présente de la manière suivante : une dérégulation sociale totale, c'est-à-dire toutes les lois sociales volent en éclats et si vous n'êtes pas contents, la trique !

Bon, la trique pour l'ouvrier dont on a changé le contrat de travail et qui n'est pas d'accord : ou il est d'accord ou on le fout dehors etc. Et puis après, c'est dans le domaine des libertés publiques, c'est-à-dire collectives et individuelles, que les ravages ont été faits progressivement de la manière la plus violente. Ils s'y sont pris comment ?

D'abord en faisant rentrer dans le Droit commun toutes les lois d'exception qui n'étaient appliquées jusque-là que exceptionnellement, si bien que vous tous, vous ne le savez pas ou vous ne vous en êtes pas rendus compte, mais depuis 2015 vous vivez en état d'exception. Il y avait l'état d'urgence, toc, les macronistes ont dit "ah mais, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Ça dure depuis deux ans, ce n'est pas possible que ce soit toujours exceptionnel, donc pour que ça ne soit plus exceptionnel, vous vous attendez peut-être à ce qu'ils disent "ben, on arrête", non pas du tout, ils l'ont mis dans le droit commun, donc ce n'est plus exceptionnel puisque c'est commun.

Vous voyez les méthodes d'hypocrites. Et comme ça, ça s'est ajouté à une série de lois extrêmement dures, qui avaient déjà été votées dans le passé sans que personne n'en fasse jamais le bilan, et à chaque fois, ils arrivent avec leur bonne mine et tout ça, et puis alors, ceux qui ne sont pas d'accord sont immédiatement traités de complices du crime, d'ennemis de la police et de la justice enfin bon, c'est un peu le même numéro qu'ils font sur le sujet qu'ils ont fait avant sur islamo-gauchistes contre tous ceux qui n'étaient pas de leur avis, alors ils ont pris le vocabulaire de l'extrême droite. Ça, c'est la deuxième caractéristique.

Première caractéristique, c'est le changement du Droit pour y introduire des mesures de violence. Deuxième caractéristique : des emprunts quasi copiés/collés au discours de l'extrême droite. Alors bon, pour tous ceux qui ont fait barrage à madame Le Pen hein, les castors politiques, pour porter monsieur Macron, ben voilà, le résultat n'est quand même pas fameux, bon.

Et puis, troisième élément, c'est évidemment le fait que certains corps d'autorité deviennent quasiment autonomes et peuvent faire ce qu'ils veulent. Alors, ils ont un grand discours d'habitude sur le sujet : la première des libertés, c'est la sécurité car les pauvres gens souffrent de l'insécurité. Tu parles !

Qui se soucie des pauvres gens ? Il n'y a qu'à voir comment ils traitent les pauvres et les travailleurs. Mais, ça fait bien.

Et puis la formule a fini par passer dans le vocabulaire ordinaire. C'est : la sécurité est la première des libertés, bon. Comme si on ne savait pas que c'était la campagne de 1992 de monsieur Le Pen qui avait mis ça sur ses affiches, au moins c'était clair, c'était sa position.

Mais, les autres, ils étaient sensés être contre, hein ? Eh ben, non, voilà qu'ils sont pour. Et ils passent à côté de ce que, nous, on dit à l'inverse, c'est-à-dire : la première des sécurités, c'est la liberté et la liberté, c'est la possibilité, notamment, de contrôler ceux qui exercent le pouvoir.

Ça, dans une démocratie représentative, c'est vissé au programme, ce ne peut pas être autrement puisque vous déléguez votre pouvoir et que ce pouvoir lui-même, c'est-à-dire les députés qui eux-mêmes, valident le gouvernement, qui eux-mêmes, mettent en mouvement la force publique, ben quels moyens vous avez de les contrôler ? Les parlementaires, vous allez les voir à leur permanence, puis les policiers ben, vous faites confiance et puis si ça ne va pas, vous comptez sur les journalistes pour vous le dire, et puis maintenant, il y a tous ceux qui filment dans la rue. Et évidemment, c'est ce sujet qu'ont pris de plein fouet le gouvernement de Macron : interdiction de filmer.

Et c'est cette loi qui est en train d'être votée. Mais ce n'est pas la seule, hein, juste avant, on a eu une loi à l'université. Et regardez bien, l'université, c'est intéressant parce que, que s'est-il passé ?

Premièrement le ministre a dit "quoi, les universités, c'est rempli d'islamo-gauchistes". Vous, vous vous dites peut-être que ce sont les jeunes gens qui maintenant sont islamistes et gauchistes hein, autrefois ils étaient juste gauchistes et maintenant, ils sont islamistes et gauchistes. Non pas du tout, ce n'est pas ça dont on parle.

Ils parlent des études qui sont faites, c'est-à-dire du travail que font des chercheurs, des sociologues, des scientifiques. Quelles études ? Les études, ils disent, qui viennent des États-Unis d'Amérique, des Anglo-Saxons.

Tout d'un coup, les voilà anti anglo-saxons, on ne sait pas pourquoi, mais hein, voilà, ils sont anti anglo-saxons. Quelles sont ces études ? C'est un registre particulier d'études où les chercheurs regardent comment les discriminations se superposent.

Bon alors évidemment, ceux qui ne sont jamais discriminés, ils ne se rendent pas compte de l'importance des discriminations, et puis ceux qui ne sont discriminés que d'une seule manière, ils ne se rendent pas compte de ce que c'est que d'être discriminé de plusieurs manières. Exemple de pluri-discrimination, d'accord, intersectionnelle du coup hein, à l'intersection, c'est une femme, parce que les femmes sont discriminées par rapport aux hommes, noire parce que la couleur de peau génère un racisme et des préjugés racistes, et puis pauvre, alors là c'est la catastrophe finale parce que pauvre, dans l'imaginaire et les préjugés, c'est fainéant qui est responsable de sa propre pauvreté. Alors, comment tout ça se superpose ?

Eh bien, pour les gens qui le découvrent et le comprennent, c'est extrêmement libérateur parce que sinon, avant, ils s'en rendaient coupables. Et c'est bien ce que tous les jours, essayent de faire les puissants. Ils disent aux chômeurs "mais, c'est de ta faute, tu n'as pas cherché de travail ! ".

Et puis, alors ceux-là, celle-là, vous la connaissez ? " Et puis, t'es pauvre, ben t'as qu'à bosser hein", etc. Et après, les gens eux-mêmes peuvent finir par le croire, se dire "ah, c'est de ma faute, j'aurais pas dû faire ci ou j'aurais dû faire ça", etc.

Et quand tout ça se mélange en vous, c'est toute votre personne qui est mise en cause. Et quand vous faites l'objet d'une discrimination intersectionnelle, c'est-à-dire de plusieurs en même temps, eh bien, le premier résultat, c'est le mépris de soi. Et le mépris de soi, ben vous êtes déjà à moitié à genoux, parce que vous ne vous aimez pas, alors vous ne vous attendez pas à ce que les autres vous aiment, voilà.

Vous connaissez ça. Mais, en attendant, on a quand même vu un ministre de l'Éducation nationale dénoncer ça. C'est du jamais vu !

Jamais dans ce pays, un ministre n'a eu l'autorité de critiquer et de condamner un type de recherche. Alors, peut-être qu'il pense que c'est pas les recherches les plus urgentes, mais ce n'est pas à lui de le dire, c'est aux chercheurs ! Enfin, le système repose là-dessus.

Qui décide de la recherche ? Les chercheurs, voilà. Ah, si vous voulez faire autrement, vous ferez une bêtise parce que n'importe qui d'autre qui viendra dire ce qu'il faut chercher, c'est ce qu'il a l'intention de trouver, et ce qu'il a l'intention de trouver, c'est son intérêt, d'accord.

Donc, ce n'est plus la motivation de l'intérieur d'une logique de recherche qui l'emporte mais la motivation de l'intérêt de celui qui décide ce qu'on va chercher. Je vais vous donner un exemple un peu moins sophistiqué : un jour, je me balade avec un gars dans une manif, qui avait découvert la molécule qui débouche les artères. Bon, ce gars à lui tout seul, il a sauvé des milliers de gens.

Il était très simple, très sympa, pas de mon bord, on n'était pas d'accord d'ailleurs sur plusieurs sujets, et je lui dis "et comment ça se passe maintenant ? " Pa pa pa, il me dit, ça ne va pas du tout parce que quand on a les budgets de recherche qui arrivent, on dit "bon ben, qu'est-ce qu'il y a sur la table ? ".

Alors par exemple, il y en a un qui dit ben moi, je suis en train de chercher un médicament pour rendre la vue à ceux qui n'y voient pas, ah oui c'est bien, c'est une bonne idée. Et puis l'autre à côté, il dit ben moi je cherche un produit pour que les cheveux blancs ne deviennent pas jaunes. Ah c'est bien pas mal aussi pour ceux qui ont des cheveux blancs qui deviennent jaunes bon !

Combien de temps ça prend le truc pour les yeux ? "Ben, j'ai encore besoin de, on va dire trois, quatre années de recherche, puis après il faudra déposer hein, parce que, quand même, c'est grave les yeux donc il y a encore deux, trois… ". Total : 5 ans ou 6 ans pour qu'on ait le droit de vendre la molécule que le gars, éventuellement, aura trouvée, ou la fille.

Et puis, de l'autre côté, il y a l'autre avec les cheveux jaunes qui deviennent hein, des cheveux blancs qui deviennent jaunes : "et combien il vous faut ? – ben, je ne sais pas, je pense que je vais chercher, si je trouve c'est… , dans six mois c'est réglé". Et il n'y a pas de délai avant la mise sur le marché.

Donc, vous avez d'un côté un gars qui vous annonce qu'il va vous coûter des sous pendant 5 ans et l'autre qui vous dit que dans six mois, il va vous en rapporter. Vous faites vite le choix et c'est ce qui se passe ! Donc ils ont laissé dans ces entreprises, ils ont donné la priorité, quand c'est le fric qui commande, à des recherches qui ont une rentabilité immédiate et puis tout le reste eh bien, ou on le laisse tomber ou ils vont ailleurs, pour resserrer leurs unités de production et limiter la concurrence et faire que les programmes, vous les maîtrisez, vous ne les payez pas deux fois.

Voilà, les amis, pourquoi la recherche doit être libre et pourquoi ce sont les chercheurs qui doivent chercher et pas les capitalistes. On comprend tout de suite pourquoi si on a suivi ce que je viens de raconter. En tout cas en France, le ministre de l'Éducation nationale qui, lui, est un grand ami des laboratoires privés, qui est un excellent ami des écoles privées et plutôt hostile en général à l'école publique, quand on regarde sa trajectoire depuis des années, ben lui, il a dit "maintenant, il y en a marre de ces recherches parce que l'islamo-gauchisme… ".

L'islamo-gauchisme a bon dos, on supprime des branches de recherche parce que bon, vous savez ce que disent toujours les rustres hein, "euh, à quoi ça sert ? " ou bien "ah ben, t'as assez cherché, maintenant il faut trouver", vous avez toujours des imbéciles qui ont ce genre de comportement à l'égard des choses délicates de l'esprit, parce que la recherche, pour le coup, je vais vous dire une chose qui va peut-être choquer certains d'entre vous, il y en a, ils cherchent, ils ne savent même pas quoi. D'accord, ils cherchent et puis en fait, ils trouvent autre chose.

C'est ça, l'histoire de la recherche, parce que l'esprit ne se laisse pas mettre comme ça, en rang, on avance et puis, en cours de route, on trouve des choses et d'autres. Alors donc, il y a ça et puis, ça c'est le côté brutalité, puis pour être bien sûr de bien tenir tout le monde, ils viennent de changer encore une chose : dorénavant, un gars ou une fille qui veut devenir professeur d'université, avant il fallait que le conseil de sa discipline, je ne sais pas moi, il fait des maths ben, ce sont les matheux, il fait de l'anglais ou une langue, c'est le conseil dans la langue en question, qui disait qu'il passait. Alors, ou pouvait faire plein de reproches à ce système en disant "oui, tu parles, c'est entre eux, c'est de l'entre-soi, etc".

Bon, ben d'accord, pourquoi pas ? On peut imaginer d'autres solutions, mais ils ont trouvé la plus tordue. La solution c'est : le président de l'université dorénavant décidera, que le conseil académique, c'est-à-dire ce qui concerne le conseil de spécialité, soit d'accord ou pas !

Donc, "viens manger dans ma main, mon petit, et je te dirai quelle promotion tu auras". Donc c'est le principe de favoritisme, la combine, pour le coup l'entre-soi de celui qui est en place et qui prépare soit le renouvellement de son mandat, soit que sais-je encore, qui va fonctionner. Donc, c'est très nuisible à la recherche et à la science, qui doit être libre.

Et, comme si ça ne suffisait pas, ils viennent de décider que, si jamais il y a du bazar dans une faculté, eh bien vous serez punis ! Alors, ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que la liberté dans les universités, qui fait que les policiers ne rentrent pas, on dit "ouais, c'est un laxisme de mai 1968", ben non, ballot ! Ça date de 1231, d'accord ?

Au 13ème siècle, et c'est une bulle d'un pape qui a décidé que la force armée ne rentrerait pas. Alors, l'intention n'était pas parfaitement pure, hein. C'est que, dans ces universités, on y étudiait aussi la religion.

Mais, en tout cas, voilà, ça s'est passé comme ça. Et depuis, eh bien ça plaît ou ça ne plaît pas. Il y a eu toutes sortes d'histoires depuis 1231, j'aime mieux vous dire qu'il y a eu des épisodes où… , mai 68, c'est pas le pire hein.

Il y a eu des choses un peu plus saugrenues. Mais c'était comme ça. Eux, terminé.

Alors, ils disent "mais non, ce n'est pas ce qu'on a voulu faire, mais, monsieur Mélenchon, vous exagérez, c'est seulement quand quelqu'un de l'extérieur vient dans une faculté", alors là, crac ! Et si c'est en réunion, c'est-à-dire à plusieurs, qu'ils ont décidé ça, 3 ans de prison, 45 mille euros d'amende, boum t'es mort après ça ! Tu as 18 ans, tu as 19 ans, tu es rentré dans une fac qui n'est pas la tienne, terminé, ta vie est finie, parce que tu fais de la prison ferme, c'est ton casier judiciaire, et tu es tué par les amendes, d'accord.

Voilà ce qu'ils ont décidé. On a toujours tort de croire que l'on va régler leur compte aux jeunes à coups de trique. On a toujours tort de le faire, parce que ça crée une société d'une violence encore supérieure.

Donc le macronisme est un régime autoritaire dans tous les domaines, là ils sont entrain de voter la loi pour interdire qu'on filme, la loi pour donner des pouvoirs de police aux agents de sécurité, etc. Ils viennent de voter la loi pour punir les étudiants qui vont d'une fac à l'autre. C'est un régime autoritaire, violent, et je termine là-dessus, qui a pour objectif toujours de criminaliser ses adversaires Alors, les syndicalistes, vous avez compris, Ils prennent cher en ce moment, les écolos, pareil.

Je veux dire les écolos qui sont dans des luttes genre Bures, contre la poubelle nucléaire etc, ils prennent cher. Nous, en politique, on a pris cher. En tout cas, nous les Insoumis, quand même hein, vous vous rappelez les perquisitions et machin, tout ça, bon.

Puis la criminalisation eh ben, c'est la criminalisation des étudiants qui protestent, la criminalisation en les battant, en les éborgnant, en les mutilant, comme ça a été fait pour les Gilets jaunes et leur punition massive, et sans arrêt il est question de criminaliser, et puis quand ils ne le font pas par la Loi, ils le font avec leur bouche. C'est comme ça que monsieur Darmanin ment, et il va à la télé, et il dit : "il faut remercier les forces de l'ordre au lieu de les insulter comme le fait monsieur Mélenchon qui file un mauvais coton". C'est odieux de procéder comme ça !

Pourquoi il dit que j'insulte les forces de l'ordre ? Non, non non, mon petit bonhomme, je n'insulte personne. Je ne suis pas d'accord avec cette forme de police que vous organisez Monsieur Darmanin et si nous gagnons, nous en organiserons une autre, de forme, ça ne sera plus ça.

Au lieu de faire du bruit avec votre bouche sur le terrorisme, on le combattra avec des méthodes plus efficaces. C'est-à-dire des méthodes où le renseignement humain jouera le premier rôle, et pas vos gadgets électroniques qui coûtent un fric fou, hein ! La cour des comptes a fait les comptes, ça fait 9 milliards depuis cinq ans, consacré à tous leurs gadgets !

Pourquoi s'il vous plaît ? Est-ce que les résultats sont si probants ? Non !

Donc nous, nous voulons de l'efficacité, quant à la police, elle doit avoir pour principale tâche, le maintien de la paix, la paix civile, de la concorde entre les gens, voilà ! Pas de faire les cowboys et les shérifs ! Donc nous changerons tout ça, et les deux syndicats d'extrême droite, qui sont en plus factieux, qui tiennent toute la population policière dans un régime de peur et de crainte pour leur carrière, pour leurs horaires de travail, ces deux syndicats ne seront plus autorisés à faire la pluie et le beau temps dans la police, comme ils le font aujourd'hui.

Monsieur Darmanin en réalité, n'existe pas. Il est juste l'ombre portée de ces deux syndicats. Et puis il fait du bruit, et gesticule et se donne des grands airs, mais son inefficacité à mes yeux est absolue, il n'y a qu'à voir la situation dans laquelle nous pataugeons.

Mais voyez la volonté de criminaliser les autres, de les charger de choses pour les rendre suspects ou les rendre odieux. Il faut donc que vous soyez capable de déjouer ces pièges, de ne pas les croire, de bien vous rendre compte que ce sont des menteurs et des manipulateurs. bon et si vous le faites, ce qu'ils font ne sert plus à rien, et du coup, c'est eux qui chaque fois qu'ils ouvrent la bouche, ben perdent, parce que vous dites : "ah mais je le reconnais celui-là, c'est le menteur ! " Voilà bon, allez maintenant j'arrête.

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Voilà, à la semaine prochaine. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -