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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 8 avril 2026 97 minFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

🔴 Audition du comité "solutions numériques de confiance" du Conseil national de l’industrie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 24 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment la France se situe-t-elle à l'échelle européenne et internationale sur le numérique ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La domination des entreprises américaines est-elle réversible ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Vous avez parlé de six leviers, pouvez-vous les présenter tous ensemble ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Les augmentations de prix de VMware ont-elles entraîné des changements dans les politiques d'achat ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Quelles impulsions l'État peut-il donner pour réorienter la commande privée ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Les réglementations européennes (DMA, RGPD) suffisent-elles pour développer la filière ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Michel PaulinFait
    « Les dépendances dans le domaine du numérique ont des incidences très impactantes pour la filière mais aussi pour les clients, pour notre économie, pour l'emploi et pour les citoyens. »
  • 12:00Michel PaulinChiffre
    « 80 % de la valeur ajoutée réalisée aux États-Unis. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Michel Paulin, président du comité stratégique de filière solution numérique de confiance [grognement] du Conseil national de l'industrie. Euh monsieur Paulin a était le directeur général du fournisseur français de services au VH Cloud entre 2018 et 2024. Euh monsieur, je vous souhaite la bienvenue.

Je vous remercie de vous être rendu disponible. Euh vous êtes accompagné euh de madame Mouson euh à qui je souhaite également la bienvenue. Vous qui êtes au cœur de la filière numérique française, pouvez-vous nous dire comment la France se situe à l'échelle européenne internationale sur le plan de la maîtrise technique, des capacités de recherche, de l'écosystème de développement et de financement, [grognement] de l'existence d'entreprise de taille critique ?

La domination des entreprises américaines est-elle selon vous dans le secteur réversible ou pas ? Je vais vous laisser la parole pour un propos liniaire d'une dizaine de minutes, puis ensuite euh on pourra avoir une un échange sous forme de questions-réponses. [grognement] Je vous remercie de nous déclarer au préalable tout intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations.

Auparavant, je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment et de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vous invite donc chacun à lever la main droite et à dire je le jure. Je jure.

Je Merci beaucoup. Vous avez donc la parole pour un propinaire et vous vous organisez comme vous vous souhaiterez. Merci madame la reporteur, monsieur le président, madames et messieurs les députés, nous vous remercions de nous donner l'occasion de présenter aujourd'hui nos faits et nos convictions sur la thématique et auteur de nos préoccupations en tant que filière, celle des dépendances et des vulnérabilités. dans le secteur du numérique.

Ces dépendances engendrent des risques considérables pour la souveraineté en France et en Europe. Le numérique, c'est aujourd'hui au cœur de nos vies professionnelle. C'est aussi au cœur de nos vies personnelles.

C'est aussi au cœur du débat démocratique. C'est aujourd'hui un enjeu de productivité, de croissance et de compétitivité pour les entreprises. C'est aussi un enjeu de protection des données personnelles pour les individus.

Les dépendances dans le domaine du numérique ont des incidences très impactantes pour la filière mais aussi pour les clients, pour notre économie, pour l'emploi et pour les citoyens. Les tensions géopolitiques ont remis de à l'ordre du jour les risques majeurs et les conséquences critiques d à notre dépendance et dans certains cas à notre vassalisation. J'utilise ce mot volontairement auprès de solutions ici de pays alliés si ce concept peut encore dire quelque chose mais qui ne sont pas nos amis.

Nous sommes aujourd'hui sous dépendance numérique. Vous me posiez la question et bien malheureusement c'est le cas de le dire et la tendance est accrue ces dernières années. Pour simplifier, nous voyons trois types de dépendances. les dépendances technologiques car de nombreux domaines du numérique depuis les terres rares pour monter dans l' ce que nous appelons le stack jusqu'aux IA en passant par le cloud par le les comment dire les circuits intégrés les logiciels sont désormais maîtrisés par la Chine par certains pays asiatiques et par les États-Unis ce qui leur donne une puissance politique clairement mais aussi une puissance économique et on reviendra avec des chiffres certainement lors de vos questions que nous avons Le deuxième niveau de dépendance, ce sont les dépendances légales qui permettent des pratiques anquiconcurrentielles tel que les bundle, les coûts pour empêcher la réversibilité, des augmentations de prix sans justification et je crois d'ailleurs que lors de certaines auditions précédentes, certains clients ont parlé de ces sujets-là, mais aussi la menace des lois extraterritoriales telles que le Claud Act et le FIS Act qui permettent aux administrations étrangères d'accéder aux données même si elles sont hébergés en France.

Le troisème niveau de dépendance et là j'ai envie de dire tous les clients et c'est le cas de le dire et je crois que beaucoup d'organismes l'ont témoigné ici, c'est la dépendance économique et qui me semble très importante de mettre en avant. Certains acteurs abusent de leur position dominante pour augmenter systématiquement les prix sans justification technique. Le Cref a publié un rapport l'année dernière qui a chiffré le montant de cette dépendance économique pour le marché du cloud et du SAS.

Alors, juste pour une précision, c'est-à-dire l'ensemble des logiciels qui sont hébergés sur le cloud, la part des marchés, la part de marché des acteurs américains est de 83 %. 83 %, on peut parler de monopole, soit 285 milliards de dollars d'achat de solutions américaines achetées par les entreprises européennes. 80 % de la part de la valeur 80 % de la valeur ajoutée réalisée aux États-Unis.

Donc en réalité tout repart aux États-Unis et donc les États-Unis tirent l'essentiel aujourd'hui du bénéfice en terme fiscal, en terme d'emploi et en terme de valeur ajoutée. On voit la proportion dont ça parle. Je donne juste un ordre de grandeur parce que j'ai travaillé dans les télécom pour l'ensemble de l'Europe qui je crois 300 milliards de marchés.

Donc on voit aujourd'hui l'ampleur de ce que ça représente sur les logiciels SAS et sur le cloud. Cette exportation américaine vers le territoire européen plutôt du territoire européen génère plus l'estimation 800000 emplois aujourd'hui aux États-Unis. Vous voyez l'ordre de grandeur aujourd'hui pour l'Europe.

Mais et c'est un peu important en ce moment, c'est aussi 51 milliards de dollars de recettes sociales et fiscales qui partent aux US grâce à des mécanismes légaux de paradis fiscal via des plateformes de Curland. 51 milliards. Réduire nos dépendances numériques devient donc un impératif car désormais le numérique c'est aussi vital que le son l'énergie, la santé, l'agriculture, la culture, l'éducation, les piliers aujourd'hui de nos sociétés.

Le moyen le plus efficace pour garantir une vraie souveraineté numérique, c'est comme l'ont compris beaucoup de pays, c'est d'avoir en France et en Europe une filière numérique forte. et je me permets d'y associer d'autres domaines qui ne sont pas dans la filière CSF et le périmètre, on précisera le périmètre de numérique de confiance, mais ce sont les infrastructures télécom, les data center, l'énergie, le hardware, excusez-moi d'utiliser ce beau français comme en particulier les composants électroniques qui sont aussi et doivent être associés à une analyse de l'ensemble du stack numérique et pas uniquement les logiciels. Une filière en croissance, créatrice d'emploi en Europe, innovante et prospère.

C'est ça la clé. Elle sera capable de soutenir la compétition internationale et mondiale de l'innovation et ce sera le gage de notre souveraineté numérique. Nous avons en France des acteurs performants, contrairement à tout ce que l'on dit, avec des talents au meilleur niveau d'expertise mondiale. des start-ups qui sont des stars de demain, des PME qui ériguent le tissu national, les régions, qui les emploient, des leaders dans leur domaine et j'en veux que pour preuve et on pourra donner des faits, elles se font racheter ou elles se font contrôler par des prouty anglo-saxons.

Donc le vocable aujourd'hui de dire qu'il n'y a pas de solution est prouvé par le la preuve qu'aujourd'hui bah elles intéressent en tout cas des acteurs qui rachètent ces sociétés. Les aider à poursuivre leur croissance est désormais le principal levier pour plus d'autonomie stratégique et pour garantir aux clients un accès à des solutions alternative compétitive face à des monopoles. Oui, j'utilise le mot des monopoles de fête qui aujourd'hui pompent nos finances, évadent légalement des recettes fiscales et nous rendent dépendant sur l'ensemble du stac créant des risques majeurs à court et moyen terme. le levier principal et nous avons identifié six leviers que nous pourrons expliciter mais je veux insister sur un seul.

Le principal levier pour permettre à une filière de continuer à investir, à croître, c'est la commande. La commande. Flécher une partie de la commande publique et privée vers la filière est le moyen pour promouvoir cette filière.

Et il faut récuser les narratifs bien rodés de lobbing puissant qui assent à longueur de temps qu'il n'y a pas d'alternative. Dans tous les domaines, il existe des alternatives. Une stratégie multivendeur, par exemple multicloud.

Alors, effectivement, j'ai travaillé dans le cloud et donc j'en sais quelque chose. C'est la solution qui permet aux entreprises et à l'État, même si l'État n'est pas un gros acheteur, ça ne représente que quelques pourcents de l'achat total, mais il doit être exemplaire de sortir de ces dépendances techniques et financières. Clairement aussi, il faut sortir d'une autre dépendance beaucoup plus soft qui sont les dépendances des habitudes et le fait qu'aujourd'hui par habitude on choisit toujours les mêmes contre la réalité.

Soyons curieux car oui, la filière française aujourd'hui, elle est innovante, elle risque de se faire acheter. Ce sera un des leviers un des leviers que nous voyons sur le risque aujourd'hui sur la capacité d'avoir des fonds propres. Elle investit, elle crée des emplois en France, elle contribue à la fiscalité française et dont là, faisons-lui confiance, ce sera le meilleur moyen pour garantir notre souveraineté.

Merci madame Mousant. Il faut que vous, monsieur Paulin, faut vous appuyez sur votre bouton pour permettre à Madame Mousin de Voilà. Merci.

Et peut-être pour compléter, merci beaucoup pour cette invitation avec un regard un peu plus récent sur la filière que l'expertise de Michel Paulin. J'aimerais souligner ce que j'en ai constaté sur les dernières années consacrées à mettre sur pied et à lancer le comité stratégique de filière. Le premier point, c'est que quand on parle de souveraineté, ça a été dit dans des précédentes auditions, l'enjeu, c'est la question de la liberté.

Est-ce que les administrations, les acteurs économiques et les individus peuvent choisir les outils qu'ils utilisent et peuvent en changer librement quand ils ont envie ? Et pour ça, pose la question de savoir d'une part si ces outils existent et d'autre part si on peut euh accéder facilement et faire ces changements facilement. Est-ce que ces outils existent ?

Oui, on a les outils dans la filière et comme l'a dit Michel Paulin, le premier objectif c'est la commande. Est-ce que le passage et la bascule est facile ? parce que les outils américains sont très intégrés et qu'aujourd'hui sur l'écosystème français et de façon générale sur la stratégie politique du numérique en France, c'est un petit peu je vais prendre une petite métaphore.

Le sentiment que j'ai, c'est qu'on a une équipe de football avec 11 excellents joueurs et des remplaçants sur le banc de touche qui est sur un terrain sur lequel chacun a des cages qui sont situés à des endroits différents. Première difficulté de la filière, la question des échanges au sein de la filière. En face de nous, on a des hyperscolaires américains extrêmement intégrés.

Au sein de la filière, on n pas encore défini des standards, des composants d'interopérabilité qui permettent aux acteurs qui veulent faire cette bascule de la faire en sachant qu'ils vont pouvoir exporter leurs données, les stocker, les utiliser, utiliser des outils standards qui sont validés et qui sont utilisés en majorité par la filière. Deuxème enjeu organisationnel. On travaille avec beaucoup d'administration, la direction générale des entreprises, le ministère évidemment, la direction générale, la direction des achats de l'État avec laquelle on commence à travailler, la direction interministérielle du numérique.

Le constat qu'on fait, c'est pour certains que pour certaines de ces administrations et je pense en particulier à la DINUM, la feuille de route qui a été donnée à la direction interministériale du numérique n'intègre pas la question de la souveraineté numérique de la France. L'enjeu de la mission de la dinume, c'est les outils de l'État au service de l'État. Ce qui fait que on a le sentiment et c'est pas un manque de bonne volonté ni de la part d'ailleurs de la DINUMEM, ni de la part du comité stratégique de filière.

On a le sentiment d'avoir des objectifs qui sont parfois orthogonaux puisque le chemin qui a été pris par la DINUME pour la les outils de l'État, ça a été de développer ses propres outils au lieu d'utiliser les outils de la filière. ce qui revient en fait à créer un concurrent direct de la filière, ce qui met la filière dans une situation qui est assez complexe. Et le troisème enjeu, c'est l'enjeu commercial évidemment de lier les acheteurs, de d'engager ces processus de changement qui sont compliqués pour tous les acheteurs, hein, privés, publics.

On a des acheteurs privés qui sont extrêmement novateurs, extrêmement moteurs. On en a qui sont plus conservateurs, mais il faut qu'on réussisse à initier ce changement et que la mayonnaise prenne pour ces bascules de commande privée et encore une fois publique sur laquelle on attend une situation exemplaire. Donc en résumé, pour moi l'enjeu c'est vraiment un enjeu d'alignement et c'est un enjeu qui est capital parce qu'il faut imaginer en face des machines ultra performantes en terme marketing et en terme commercial.

Donc on a collectivement un enjeu extrêmement fort pour se dire où sont les cages, comment est-ce qu'on définit la souveraineté numérique ? À partir de quel pourcentage de commandes publique ou privée, on se dit que on a un équilibre qui nous permet d'avoir confiance dans les solutions qui sont des solutions européennes ou françaises. Est-ce que les joueurs sur le terrain peuvent se faire des passes facilement ?

Est-ce que on a des outils, des standards d'interopérabilité qui sont partagés par la filière, qui sont communs ? Et un acteur privé qui prend le risque d'aller vers une solution, il sait que dans une autre solution, il trouvera les mêmes standards et il aura des outils d'interopérabilité pour basculer. Est-ce qu'on réussit à créer des bons liens avec notre public, c'est-à-dire les utilisateurs qui sont quand même les personnes pour lesquelles on a cette filière pour lesquelles on est là ?

Et ça c'est aussi un travail qui est mené au sein du comité stratégique de filière avec des matchmaking. Et enfin, dernier point, c'est que sur ce terrain, on a besoin d'un très bon arbitre, l'État. l'Union européenne, un arbitre qui sait poser les règles, qui sait siffler les fautes et qui sait mettre des carton rouge.

Et aujourd'hui, ça n'est pas toujours le cas. Et en plus, cet arbitre va devoir aller encore plus loin puisque on voit bien que sur l'intelligence artificielle et sur tout un ensemble de sujets, on va avoir besoin de réglementations qui sont encore plus ambitieuses. Donc, on a un défi devant nous qui est un défi euh assez euh phénoménal. reconquérir cette souveraineté numérique, on peut y arriver, mais ça suppose une volonté commune de tous les acteurs de travailler ensemble et un alignement effectif, organisationnel, technique, économique, commercial extrêmement fort sur les prochaines années pour qu'on regagne cette souveraineté numérique.

Merci beaucoup. Euh je avant de passer la la parole à la rapporteur pour un nombre de questions, vous avez parlé de la commande publique, je voudrais aussi parler un peu de la commande privée ou en tout cas de l'accompagnement de la demande. Et on a eu à votre place il y a quelques il y a quelques semaines une ESN la plus grosse ESN française KB Gini pour pour pas la nommer qui nous a dit de façon très claire moi j'accompagne le client donc le client demande je fournis et il me demande généralement et on en a discuté du Microsoft du Cell Source et de la WS et donc moi j'accompagne la demande du client je participe pas à son choix je peux parfois lui donner éventuellement une sorte de balance quelques points positifs quelques points négatifs mais lui fait son choix et puis moi j'accompagne.

Et donc j'ai pas j'ai pas à me poser la question de de la façon dont dont je fais les choses. Comment est-ce que ça peut fonctionner dans votre esprit quand on a des ESN qui sont simplement en accompagnement des entreprises pour qu'il y ait de la commande qui soit qui aille plutôt vers des entreprises européennes, françaises ou européennes ? C'est clair qu'aujourd'hui nous ce qu'on a convenu c'est que et c'est pour ça qu'on nous sommes en discussion avec le CGF.

Alors, le Craf, c'est quand même les grandes entreprises. Donc, il faut pas non plus euh, et je parlerai un petit peu du marché français parce qu'il faut pas non plus se focaliser exclusivement sur les grandes entreprises, c'est clair que c'est très important, qui ont des besoins très particuliers, mais il faut pas oublier les PME, faut pas oublier les collectivités locales, faut pas oublier les TPE, faut pas oublier ces entreprises-là. Et aujourd'hui, la filière française a une part importante pour fournir à l'ensemble de ces acteurs économiques et aussi d'ailleurs au particulier des solutions.

Donc, je vais commencer par le CGRF. On discute avec le Sigf sur ces sujets-là, sur aujourd'hui ces domaines. C'est clair qu'aujourd'hui le lobbing de certains acteurs qui sont monopole de fête fait qu'il y a la perception et le narratif accentué comme quoi il y a pas d'alternative.

Et donc ça retombe dans le fait où le client, il va dire "J'ai besoin des grands acteurs américains qui aujourd'hui possèdent 50, 60 %." Bon, en revanche, je pense qu'il faut prendre un peu de hauteur et pas s'arrêter uniquement aux acteurs techniques. C'est pour ça que moi j'ai toujours dit que la souveraineté, la dépendance, l'analyse de la dépendance devait être factualisée au niveau des conseils d'administration, des comités d'audit, des directions générales, des directions financières.

Aujourd'hui, quand un acteur comme VMware racheté par Broadcomplie ses prix par Nooi, et bien c'est un impact financier et à ma connaissance les budgets informatiques de ces grandes entreprises n'augmentent pas de Noo. Donc elles doivent faire des arbitrages, elles doivent reconsidérer une politique d'achat. Quand vous avez aujourd'hui, je sais pas, vous achetez des voitures et du jour au lendemain un des fournisseurs de voitures multiplie par 5 ses prix, vous posez des questions.

Et donc, je pense aujourd'hui qu'il y a une vraie réflexion à avoir pour se dire bah plutôt que de faire le syndrome IOM des années 80 qui est un peu celui où la marque est en avant et mise en avant, réfléchissons quel est mon niveau de dépendance, quels sont les risques associés à ces niveaux de dépendance, j'en ai parlé financier, technique, légaux sur les données. Monsieur Pouyané a dit officiellement l'année dernière qu'il était inquiet parce que les données techniques de ces puits de pétrole, c'était aussi greff aujourd'hui hébergé chez un américain. Il a raison et il faut en prendre les responsabilités.

Aujourd'hui, je juste donner quand même l'ordre de grandeur 83 % de part de marché. Je vais reprendre mes notes pour que vous ayez ce que ça veut dire aujourd'hui l'importance. 80 % de part de marché des inacteurs américains de Cloud et de SAS.

C'est énorme. Imaginons imaginons que les acheteurs des grandes entreprises décident de flécher 5 %. 5 %.

Vous voyez, on est en train de pas parler de quelque chose qui est c'est pas une révolution copernicienne. Passez de 83 à 78 %. L'impact pour la filière à long terme et à court terme est gigantesque.

Juste pour vous donner les chiffres, et ben c'est simple, c'est si on faisait 5 % de la commande du public et du privé des grandes entreprises, et bien c'est aujourd'hui 15 % de croissance en plus pour 3 milliards de plus pour la filière. Elle reprend des parts de marché au niveau mondial alors qu'en ce moment elle perd des parts de marché face aux Américains, face aux Chinois mais aussi à d'autres filières beaucoup plus petite asiatique. C'est certainement 5000 emplois minimum créés en France, c'est 1 milliard de recettes de fiscal pour l'État.

Donc aujourd'hui, sincèrement, ne pas comprendre ou se dire qu'on a pas le choix, qu'on est loqué et qu'on peut pas faire une stratégie multicloud, je parle bien du multicloud, dans lequel on va consacrer 5 % de sachant que tout le monde choisit du multicloud, mais choisir trois Américains, c'est ridicule. Ce n'est même pas dans les standards de ce que les gens font parce que c'est pas aujourd'hui ce qui est optimum. et de dire aujourd'hui qu'il est impossible et que tous les acteurs vont choisir tous les services de tous les acteurs américains herscalaurs du cloud.

Aujourd'hui, c'est une réalité. Il existe des opérateurs français qui peuvent proposer dans une stratégie multicloud une partie des solutions. Et donc, je pense qu'il faut qu'on sorte du débat de dire qu'il y a pas d'alternative.

Il faut un peu de courage managérial au bon niveau pour être capable aujourd'hui de remettre une politique d'achat qui va favoriser les solutions françaises. Je vais le mettre au niveau des solutions européennes parce que c'est dans l'intérêt des clients. Peut-être pas de l'utilisateur qui peut-être une fois va être obligé de changer un petit peu son ergonomie.

Et c'est vrai que les habitudes sont fortes parce qu'on aime pas changer d'outil. Mais sincèrement aujourd'hui si vous prenez VMware, il existe en Europe et en France des outils qui sont aussi bons pour faire de la virtualisation. Elles sont en open source.

Alors, je vais pas faire de la publicité pour ell, mais si vous voulez, je peux les donner les noms. Et aujourd'hui, avoir une stratégie d'achat dans lequel vous allez consacrer quelques pourc, c'est du bon sens. C'est ça aujourd'hui qu'il faut faire.

Et que le SN qui lui réponde au besoins du client, c'est normal. mais que les clients aujourd'hui ne se posent pas la question. Je pense que c'est tout l'effort que nous allons faire auprès de grâce à la filière, auprès des clients.

C'est pour ça qu'on fait des matchmaking en a parlé. On est en train d'éditer un catalogue avec 2600 solutions françaises dans lequel les entreprises pourront voir qu'il existe un vivier fantastique de solutions innovantes. Nous allons également travailler avec l'IRN pour donner des outils pour mesurer la dépendance technologique et la dépendance économique et la dépendance légale.

Aujourd'hui, c'est une phase de factualisation pour donner aussi les outils aux décideurs de comprendre que c'est un danger que d'être aujourd'hui dépendant. Et je ne parlerai pas bien entendu des scénarios de blackout. Je crois que demain vous allez rencontrer quelqu'un qui luit ce que c'est que le blackout.

Et bien c'est plus des scénarios à la Black Mirror, c'est des vrais scénarios qui peuvent être envisageable pour un centre d'entreprise. Et donc clairement, c'est quelque chose sur lequel je pense nous allons faire nous filière beaucoup d'efforts de pédagogie, d'information pour démontrer aujourd'hui que dans une stratégie multican dans une stratégie multiacès, dans une stratégie multi-achat, vous pouvez toujours réduire votre dépendance. Enlever 100 % des dépendances est illusoire.

Mais continuer à rester dans la tendance à continuer à accepter une dépendance totale, ça je pense c'est une erreur stratégique pour la majorité des entreprise et elles le sentent bien parce qu'aujourd'hui d'un point de vue géopolitique et d'un point de vue économique ça ne fait pas sens. Et peut-être pour compléter, on voit effectivement sur tous les événements qu'on organise qu'on a des une forme de early adopters et d'entreprises qui sont très partantes pour essayer et pour faire ses bascules en fait pour prendre ses risques avant d'autres et montrer que c'est possible. Et nous notre objectif c'est de capitaliser sur ces entreprises qui sont particulièrement demandeuses et conscientes de ces enjeux de souveraineté numérique pour amorcer aussi de façon plus générale des bascules et des changements d'usage.

Merci madame la rapporteur. Merci. Ben bonjour et puis merci pour ces propos introductifs.

Euh je commencerai par deux questions. La première, vous avez parlé de six leviers, donc ça m'intéresse de les avoir tous et ça vous permettra peut-être de les J'imagine que ces leviers, ils sont aussi pensés euh dans leur ensemble. Donc c'est intéressant que vous nous les présentiez ensemble plutôt qu'au fil de l'eau.

Et la deuxième question, si vous avez beaucoup parlé euh finalement du fait que quand il y a un monopole, on a des acteurs qui peuvent être captifs et donc qui sont soumis à l'augmentation des prix. Euh, il y a un exemple qui revient beaucoup, vous l'avez cité, c'est VMware euh avec effectivement une explosion euh et c'est pas c'est pas les seuls. Euh est-ce que comme est-ce que par rapport à ça un vous constatez euh justement des changements dans les est-ce que ces augmentations des prix font comme vous le disiez des changements dans la politique d'achat ?

C'estàdire que est-ce que vous avez pu constater que des entreprises allaient chercher d'autres prestataires pour la virtualisation de leur machines autres que VMware ? Et de la même manière, est-ce que vous sentez que le changement de positionnement des États-Unis a pu auprès des membres que constitue la filière créer plus d'attentes ou plus de demandes ? On va se répartir les les leviers parce que on a identifié dans le contrat de filière les leviers.

Mais juste avant, je voudrais quand même peut-être vous donner le périmètre de la filière pour qu'on précise, sachant que certains des propos pourront certainement être repris par d'autres filières. les filières d'infrastructure, les filières aujourd'hui de l'industrie de sécurité. Donc c'est un périmètre qui a été défini.

C'est pas pour moi qui l' défini, c'est c'est l'État qui défini. C'est éditeur de logiciel, les éditeurs de solution d'IA, les éditeurs de cloud et les éditeurs d'ordinateur quantique. Voilà, donc c'est ça les les périmètres.

Une remarque, les ESN ne sont pas dans la filière et donc nous ne représentons pas les sociétés de conseil ou les ESN. Et donc ce qui aussi a une petite forme de complexité dans les chiffres et dans les valeurs qu'on peut vous donner parce que parfois les chiffres sont mélangés, certains sont cachés. Les achats par exemple de l'état de logiciel propre parfois sont dans les prestations de services ou dans le matériel.

Bon, juste quand même un aujourd'hui l'estimation de la filière française, donc des sociétés dont la maison mer est en France, c'est ça la définition, c'est 25 milliards d'euros de revenus, c'est un peu plus de 3000 entreprises, c'est l'estimation qu'on a aujourd'hui. Une croissance autour de deux chiffres depuis quelques années avec un ralentissement 2025, c'est plus de 100000 emplois en France avec une croissance qui était plutôt de 5000 à 6000 emplois. Alors, je pars bien de CDI, je parle pas de prestataire net depuis 5 à 6 ans.

C'est une filière qui investit massivement en RD, 22 % de son chiffre d'affaires, donc plus de 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires de RED et 34 % des effectifs totaux sont consacrés à la RD. Donc, on voit que c'est une filière qui aujourd'hui investit en France et qui investit et dans la RED et le knowledge est en France. contrairement à d'autres filières qui souvent dû à la mondialisation ont dû s'exporter et faire de l'offshore, cette filière exporte 58 % de chiffre d'affaires de la filière est fait hors de France ce qui prouve quand même que bah la filière aussi elle a des bonnes solutions qui intéressent des acteurs pas que français mais de fait ce sont les gros éditeurs qui exportent et les plus petits éditeurs, en particulier ceux qui font moins de 50 millions d'euros de CA font réalisent beaucoup moins d'export de l'ordre de 30 %.

Mais on peut dire aussi que cette filière a des défis majeurs. Alors le premier c'est en terme de taille. Il y a peu de gros acteurs quand on se compare aux filières américaine.

Il faut savoir qu'il y a plus d'acteurs aujourd'hui il y a une quinzaine d'acteurs américains qui sont plus gros que à eux tout seul que la filière entière. Donc on voit la taille. Euh et donc peut-être cinq nous l'espérons en 2025.

Il y en a quatre audessus du milliard. Il peut-être cin Mistral en 2026. Ce serait une bonne nouvelle.

Il y a une trentaine d'acteurs de plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le software. Euh certains acteurs aussi font du service. Donc si on rajoute le service, bien on a à peu près une cinquantaine d'acteurs qui sont au-dessus du 100 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Donc vous voyez que c'est aujourd'hui pas énorme même si c'est important. On a beaucoup de petits acteurs locaux et la moyenne est aux alentours de 10 millions d'euros. On a une croissance solide mais insuffisante.

Il faut savoir que si on se compare avec des filières qui sont des filières plus petites comme en Corée, comme à Taiwan comme à Israël sont des filières plus petites, beaucoup plus spécialisé qui ont choisi des domaines. Par exemple, en Corée, on est très proche de ce qu'on appelle les software embarqués autour de la robotique et cetera. Bah sont des filières qui aujourd'hui croisent plus vite que la France et malheureusement l'Inde aussi.

Et donc clairement aujourd'hui la filière française perd des parts de marché au niveau mondial face non seulement bien entendu au leaders chinois et américain mais aussi malheureusement avec d'autres acteurs. Et donc clairement aujourd'hui c'est ça aujourd'hui le l'état de la de la de la filière. Euh nous avons identifié six leviers.

Je vais commencer par le plus soft. Le premier, c'est le courage sortir de du narratif et de la comment dire à coup de magie quadrante qui font que bah voilà, moi j'ai eu des réunions publiques dans lequel on m'a dit vous êtes morts la guerre du cloud s'est terminée alors que j'étais directeur de VH cloud ça c'est fini vous êtes les nains de jardin et de toute façon vous n'avez aucune chance de survivre une société qui faisait des croissances à deux chiffres et qui aux États-Unis est en moins de 6 ans est devenu son deuxè pays d'exportation Donc ayons le courage de respecter aujourd'hui une filière qui, comme je vous le dis est rachetée et on en parlera. Et puis il faut qu'il y a une cohérence collective comme l'a dit ça c'est le premier levier le courage et la cohérence collective.

Aujourd'hui malheureusement nous ne l'avons pas. L'État c'est je vais me pas dire a son rôle il est défini des doctrines, il ne les respecte pas. Alors je donnerai plein d'exemples si vous voulez dans lesquels on dit Claude au centre mais bon aujourd'hui on fait pas Claude au centre.

C'est une toute petite partie. L'essentiel se fait un prime. Je suis désolé, j'utilise des mots qui sont pas.

De même, on dit qu'il faut faire de l'open source et à la fin, c'est Microsoft qui gagne. Donc aujourd'hui, on a un vrai sujet, c'est la cohérence et l'application des doctrines. Je crois qu'il faut sortir maintenant de pe dire faut imposer le fait que oui, c'est bien de faire des réglementations, c'est bien de faire des doctrines, mais il faut surtout les faire respecter.

La deuxième, j'en ai parlé la commande. Alors, je vais pas revenir sur les chiffres que vous ai donné. La commande aujourd'hui, c'est le meilleur moyen d'irriguer aujourd'hui les capacités financières pour que la filière continue à investir, à recruter, donc à se développer et donc à garantir l'alternative et la souveraineté.

La troisème, c'est un point important, c'est de mettre en place des mécanismes vertueux de renforcement des fonds propres pour garder nos entreprises avec un ancrage européen. Aujourd'hui, il faut comprendre que la majorité des grosses levées d'entreprise et des gros chiffres et également il y a énormément de de sociétés qui ont été acquises par des fonds de private equity anglo-saxon. Ce qui fait qu'il y a un risque de de captation par la capacité qu'ont certain nombre d'acteurs de capitaux d'acteurs économique français, soit qu'ils deviennent à majorité capitaux étrangers, soit parce qu'ils sont rachetés par des capitaux étrangers dans une politique qui peut être une politique de consolidation.

Et donc je donnerai pas des chiffres mais nous les avons et si ça vous intéresse, on pourra vous faire passer des choses. Mais aujourd'hui, il y a de plus en plus d'acteurs. Ce qui prouve d'ailleurs pour moi, bah que ces acteurs-là aujourd'hui, c'est des leaders sur leur domaine et qui sont rachetés par des acteurs anglo-saxons.

Ce qui prouve pour moi que les alternatives existent. Alors en dehors peut-être des stars que s'appelle Microsoft, le collaboratif, mais il faut savoir que dans le domaine de la santé, dans le domaine de la finance, dans le domaine du RH, dans le domaine aujourd'hui des outils pour les PME, dans le domaine aujourd'hui de tous ces dans le domaine de l'IA, nous avons aujourd'hui des gens qui intéressent des acteurs et qui vont devenir peut-être des acteurs qui vont disparaître de la filière. 4e levier euh le sujet pardon 4e levier donc le sujet de l'innovation parce qu'on sait que innovation et croissance sont très liés et on travaille pour ce pour porter ces sujets d'innovation et pour que ces innovations qui sont très présentes dans la société française avec des des grandes écoles, des universités, des agences qui sont extrêmement fortes dans ces domaines. pour qu'on ait une très bonne continuité entre ces sujets innovation donc et start-up et développement économique. 5e levier le sujet juste me permettre interrompre pour dire que pardon autant la commande c'est capital il faut subventionner l'innovation pas subventionner l'industrie.

Il faut commander à l'industrie mais subventionner l'innovation. Et je rajouterai quand même une initiative du que nous avons fait avec LINRIA qui nous sommes nous sommes rentrés dans le projet Apollo qui vise à une continuité dans la recherche académique vers la recherche appliquée et qui permet de faire émerger des start-ups mais aussi des acquisitions d'un certain nombre d'innovations académiques au sein des entreprises de la filière. Je pense que c'est vraiment quelque chose qui est très important et continuons à investir dans la recherche qu'elle soit privée, publique, académique et faisons en sorte qu'il collabore bien ensemble.

C'était mon premier point sur la cohérence. Excuse-moi. Non et sur l'innovation.

Donc effectivement le travail avec le programme Apollo, c'est un travail qui vise à identifier des besoins, des cases d'usage et à voir la façon dont on peut y répondre et commencer à initier effectivement de des choses nouvelles du point de vue des offres de la filière. 5e point, la question des talents qui est extrêmement importante pour la filière. On a besoin qu'elle soit irriguée cette filière.

Il y a la question du savoir-faire des acheteurs publics qui a été évoqué dans cette commission. On a besoin que ces questions de numérique et de tech, elles soient très faciles, très fluides et que tout le monde s'en empare pour pouvoir discuter et dialoguer sur ces sujets-là. Et au-delà donc évidemment avoir des ingénieurs, des chercheurs, des doctorants qui sont actifs sur tous ces sujets et qui peuvent ensuite créer des start-ups compétitives au niveau international.

Et ensuite, dernier point, c'est la promotion de l'offre française. Donc, comme Michel Paulin l'a rappelé, le comité stratégique de filière est très actif sur ce sujet-là. En fait, c'est notre mission principale en fait, notre étoile polaire, c'est d'augmenter le chiffre d'affaires de la filière.

C'est d'avoir une filière qui soit plus solide et plus forte. Et donc pour ça, on mène beaucoup d'actions qui visent d'une part à la faire connaître cette filière. On développe notamment un annuaire des éditeurs, donc qui est en ligne, l'annuaire des éditeurs français du numérique. [grognement] On va à partir de cet annuaire des éditeurs créer un catalogue des solutions numériques de confiance qui sera disponible à partir du mois de juin avec une appropriation par les acteurs qu'on va pousser de plus en plus.

Et puis on organise beaucoup d'opérations de matchmaking, c'est-à-dire de rencontrre entre des acheurs et des offreurs, souvent en partenariat avec des organisations. Donc le SIGF, la Caisse des dépôts, la DINUM également pour que les acheteurs puissent rencontrer des offreurs. et avec cette idée qu'on a on est on a quelque chose à initier, on a besoin de de faire rentrer des des contrats, des des exemples en fait de de ces cas d'usage pour pour montrer que ces cas d'usage et que ces switch sont possibles et pour vraiment engager cette bascule.

Et je complémenterai ça avec un point, c'est que nous avons aussi lancé une initiative qui s'appelle Open Interrop qui a été annoncé lors d'un événement qui a été organisé par la DGE et la DINUM la semaine dernière. Cette initiative du CF a pour ambition de spécifier, de documenter et de développer des composants communs open source pour permettre aux utilisateurs publics et privés une forme d'interopérabilité, une terme de réversibilité aussi de la sécurité et des transferts de sécurité de données. Donc c'était un des enjeux clairement dans la migration parce que comme tu le disais, c'est compliqué de faire la migration et donc nous l'idée c'est d'établir un socle commun technologique de documentation d'API.

Alors, je vais pas être très technique avec ça, qui soit documenté, qui soit fédéré, dans lequel les entreprises, c'est leur stratégie, elles choisiront, elles décideront pour échanger un fichier d'utiliser tel type de protocole qui seront spécifiés. Et donc euh ce sera vraiment euh quelque chose qui permettra de documenter et de demander si les entreprises et aussi pour les acheteurs de garantir qu'il y a une forme de réversibilité, d'interopérabilité et aussi n'oublions pas de sécurité parce que il y a des enjeux de sécurité qui sont très importants. On a identifié ça, on a comment dire organisé ça au sur de deux couches, un centre qui sont les biens communs pour tous les domaines et entre guillemets cinq pétales, les les suites collaboratives, les les outils pour les collectivités locales, les outils de cybersécurité, les outils pour la secteur de le secteur de la santé et les solutions cloud.

Nous sommes en train de rajouter l'IA. Je suis très heureux aujourd'hui que un hébergeur open source qui s'appelle OW2 qui est un hébergeur français a accepté de s'associer pour être la référence de gouvernance open source de l'ensemble de ces solutions et nous vraiment nous les remercions et et c'est une communauté extrêmement active de logiciel libre indépendante à but non non non non lucratif et qui sera un peu le référent la bibliothèque qui nous permettrait d'avoir accès à ces données. Aujourd'hui, nous avons une trentaine de sociétés éditeures de logiciel qui ont confirmé officiellement leur participation à cette initiative.

On en a une vingtaine aujourd'hui qui sont en train de travailler. Les travaux vont commencer. Des associations telles que Exatrust qui couvrent l'ensemble des acteurs de la cybécurité ont dit aussi qu'ils allaient s'engager.

La Caisse des dépôts a officiellement aussi euh confirmé leur engagement. D'autres clients sont intéressés. J'espère que dès que j'aurai écrit leur accord, je pourrais les les dire.

Le Cref, j'en ai parlé, est en train d'analyser le projet. On a eu encore ce matin des échanges et nous avons invité la DINUM à participer parce que je pense que l'État devrait participer en particulier dans le cadre de la de de la de tout ce qui se passe sur les la suite. Donc vous savez que nous avons un certain nombre de grief ou entre guillemets de contentieux.

Donc ça c'est une initiative concrète justement pour faire en sorte que tous ces euh barrières soi-disant ou parfois réelles sur la possibilité de changer de d'outil soit des choses qui soient simplifiées. Je ferai juste une remarque importante. Aujourd'hui, les Allemands sont très en avance sur ces domaines-là.

Ils avaient lancé une initiative qui s'appelle Zenis à l'initiative du des Allemands avec une démarche qui nous semblait être la bonne démarche. C'est-à-dire l'État a subventionné sep acteurs dont un français pour développer des standards et des biens communs et s'engager à les acheter. Pas du tout la même démarche aujourd'hui qui a fait la Dinum dans le cadre de la suite territoriale qui d'ailleurs je dois le dire la NCT a décidé de faire une suite comment dire la suite pardon la suite territoriale.

Certains organismes de santé publique ont décidé de développer leurs propres outils. Il y a même des départements qui sont en train de se lancer pour créer des propres cloud. Donc on a une initiative dans tout ça avec de l'argent public qui nous semble au contraire fragiliser la filière et qui en plus seront très certainement subscales.

Et donc l'État allemand a lui une stratégie depuis maintenant 2 ans extrêmement volontaire. Il finance et développement. Je voudrais juste faire une remarque, l'État l'a fait avec France 2030 mais il l'utilise pas mais ça c'est un autre sujet. il s'engage euh à le à le comment dire à l'acheter et à l'utiliser et en plus ils viennent de créer ce qu'ils appellent le Dutchon Slack qui est un stack complet et donc c'est très intéressant de voir aujourd'hui l'avance et la dynamique allemande.

Je pense que ça devrait être pour nous tous parce qu'on voit aujourd'hui que on parlait de équipe. Alors je sais pas si c'est comme au foot à la fin c'est les Allemands qui gagnent mais en tout cas je ne le souhaite pas pour nous mais en tout cas sachez que eux ils ont une équipe de foot qui est soudée. Bay Bayern Real, c'est tout à l'heure, c'est pas tout de suite.

Euh madame la rapporteur, euh merci. Peut-être avant d'aller sur la question la commande publique, peut-être revenir sur la commande privée par me dis quand même que les masses financière sont conséquentes sur cette commande privée qui est à la main de fait des entreprises privées. Est-ce qu'il y a des Est-ce que vous identifiez des choses qui pourraient être fait impulsé de la part de l'État, de la part des législateurs ou au niveau européen qui permettent d'inciter euh à justement recourir à des à des outils européens.

Je sais pas par exemple quand je discute avec des opérateurs cloud, il m'explique que par exemple sur les données de santé le HDS n'est aujourd'hui pas obligatoirement souverain. Est-ce que ça c'est des choses qui vous sembraient pertinentes ? Enfin voilà, je prends cet exemple là mais ça pourrait être d'autres.

En fait, la question c'est déjà sur cette réorientation de la masse des financements privés, est-ce que finalement euh là c'est uniquement aux entreprises avec du matchmaking qu'il faut convaincre ou est-ce qu'il y a des impulsions qui peuvent être données par la force publie ? Moi, je pense aujourd'hui que on le voit aux États-Unis puisqu'il y a un certain nombre de réglementations qui sont imposées à beaucoup d'entreprises privées sur des données de sécurité. Euh vous avez parlé du HDS mais il y a le HDH, on en parlera peut-être.

Alors c'est pas de la commande privée, mais il y a le HDS. Euh donc il y a un certain nombre de certifications, de réglementations. Il y a aussi euh l'American Buy Act, il y a aussi le Small Business Act.

Il y a tous ces domaines là aujourd'hui qui imposent les entreprises privées à privilégier à flécher la commande américaine au service de l'industrie américaine. Bon, nous n'avons pas pour des raisons. Alors, je sais qu'il y a la Commission européenne envisage de le faire mais aujourd'hui on les a pas.

Donc, c'est pas par ces leviers que on pourra les faire. En tout cas, il faudra attendre. Je ne sais pas combien de temps ça va prendre.

Le problème c'est toujours ça, c'est que ça prend beaucoup de temps et en attendant il faut vraiment travailler. Je pense en revanche en revanche que des sujets qui sont autour d'obligation légal sur la sécurité, sur la protection des données, le respect du RGPD aujourd'hui par exemple, bien il faut, je vois que euh comment dire on on met on accepte beaucoup d'exceptions aujourd'hui à des réglementations et j'ai envie de dire l'Europe est souvent la championne des réglementations, hein, mais euh aujourd'hui euh sur des sujets comme le DMA à peine elle a été créée. Alors, je vais juste reprendre les dates parce que ça c'est ça m'a complètement scotché parce que je me suis amusé à reprendre les dates du DMA.

Euh donc le DMA a été adopté en 2022 et hop, on a mis une exception dès 2022 pour trois acteurs qui s'appellent AWS, Google Cloud et Microsoft Azure. C'est intéressant. Donc on crée un système dont l'obition c'est à assurer une représentation juste et équitable de tous les services sur les plateformes dominante garantissant une concurrence loyale et ouverte et hop on met dans la foulée immédiatement après qu'elle soit adoptée.

Et je pense et aujourd'hui il faut savoir qu'en novembre 2025 la Commission européenne donc trois emprunt envisage de revoir sa position. Donc je pense aujourd'hui que l'État dans sa réglementation, dans ses certifications a un rôle à jouer pour faire respecter les règles du jeu quand elles existent. Et peut-être on crée des nouvelles sur les autorités de concurrence, sur le RGPD.

Aujourd'hui, oui, il y a quand aujourd'hui les données sont accessibles en loi extraterritoriale par le Clodac et le FISAC, ce n'est pas conforme au RGPD. Donc quand les données de santé aujourd'hui sont accessibles à des tiers, est-ce que c'est aujourd'hui quelque chose sur lequel l'État peut intervenir ou pas ? Donc je pense et pour les entreprises privées là je parle he c'est pas que pour les entreprises publiques.

Donc on voit bien que pareil pour la défense hein, pareil pour je crois que dans le questionnaire qui nous a envoyé, on nous a posé la question pour savoir ce que avait choisi la DGSI. Bon, je ferais juste remarquer que l'Assemblée nationale a choisi Microsoft également chez le papier comme un des outils. Donc, on voit bien aujourd'hui que le bon sens et le respect des réglementations et des doctrines aujourd'hui suffirait si vraiment il y avait mais malheureusement c'est pas le cas.

Donc, je pense qu'il faut un soutien et peut-être même déjà avant de rajouter des réglementations, faire respecter les réglementations qui existent. Ça, je pense que ce serait important. il y en a aujourd'hui euh et ça peut affecter le public, les collectivités locales, les sociétés publiques, l'État, tout le monde.

Et donc ça c'est quelque chose qui est je crois nécessaire. Euh on met en place un droit droit européen, faisons respecter notre droit. Justement sur les réglementations.

Est-ce que vous considérez-vous aujourd'hui que les réglementations si elles avec les faiblesses d'application mais si elles étaient appliquées serait plutôt de l'ordre justement à permettre le développement de la filière au niveau français, au niveau européen aujourd'hui dans DSA, DMA, RGPD, c'est acte. Clairement aujourd'hui la réglementation était initialement est souvent faite pour aider la filière. Malheureusement comme elle est parfois non respecté euh et bien les résultats sont faibles euh d'aller comme il a été évoqué lors du séminaire du sommet de la souveraineté à Berlin avec les Allemands pour aller jusqu'à une European Préférence Act.

Ce serait certainement un signal fort qui serait donné dans des domaines où très clairement tous les autres le font. Donc aujourd'hui, on est les seuls, on est le seul continent qui n'a pas un système de fléchage comment dire imposé à l'ensemble de son économie pour pouvoir aider à l'emploi et à la croissance de sa filière, de ses filières, pas que dans le numérique d'ailleurs, puisque c'est un certain nombre de domaines qui sont aussi mis dans le domaine. Vous l'avez en Chine, vous l'avez aux États-Unis, vous l'avez dans plein de pays.

Et donc très clairement, oui, ça pourrait aider. Je pense néanmoins que aussi je j'en j'en appelle vraiment au respect des réglementations telles qu'elles sont actuellement parce que euh c'est déjà un levier qui peut être actonné dès aujourd'hui et elle peut être fait sur l'ensemble de tous les acteurs économiques. Et euh c'est c'est un des problèmes de fond quand on parlait du problème de la cohérence, c'est que l'État doit être exemplaire et il doit être exemplaire déjà pour lui-même et malheureusement il l'est pas. sur sur cette exemplarité, vous avez évoqué le le HDH, mais je voudrais évoquer surtout un autre un autre domaine puisqu'il touche aussi à une partie que vous avez évoqué qui est la partie de l'habitude, de l'appropriation des outils qui concerne plutôt l'éducation nationale euh avec la question qui s'est posée de de des grandes écoles d'ingénieurs que peuvent être polytechniques ou de l'ENS qui avait fait le choix de basculer sur Microsoft, il a fallu qu'il y ait une montée au créneau de l'ensemble de la filière pour que que ça puisse faire marche arrière.

On a appris il y a quelques semaines que le contrat avec l'éducation nationale de Microsoft était prolongé pour 3 ans. Il y avait une année fixe puis 3 ans optionnel. L'option a été prise immédiatement au motif qu'il y avait pas de solution euh alternative.

Euh au-delà de simplement dire qu'il existe des solutions alternatives, ça veut dire ça ça dit quoi selon vous de la de la capacité de l'État à anticiper l'avenir et à travailler sur des solutions de réversibilité dès le départ ? Et là, je peux faire le lien avec le HDH parce qu'on a posé la question, c'est pendant des mois et des mois, on nous a expliqué que ça allait pouvoir basculer dans 18 mois. On a il y a pas eu de travaux préparatoires qui ont fait que et ça se fait maintenant dans l'urgence.

Est-ce qu'il y a une quelque chose au sein de l'État qu'il faut euh revoir selon vous dans terme de de travail euh sur la réversibilité et sur l'anticipation des changements technologiques ? Alors, je je pense que les exemples que vous avez pris sur l'éducation nationale et sur euh le HDH sont pour moi extrêmement révélateurs et qui peuvent d'ailleurs être généralisés à d'autres acteurs de sociétés publiques, de société par publique, mais aussi d'acteurs privés. Alors, je vais reprendre le HGH parce que celui-là, je l'ai vécu quand moi j'étais chez au VH Cloud.

Euh c'est vrai que il a été dit, je crois même en commission que les notes qui av été présentées à la ministre, c'était qu'il n'y avait pas de solution alternative. Ouais. Mais il y a pas eu d'appel d'offre, il y a pas eu de concours de beauté.

Donc comment peut-on certifier qu'il n'y avait pas de solution alternative ? Donc là, moi j'ai déjà une question, c'est quand vous avez pas d'appel d'offre, quand vous avez pas de beour compteur de beauté, quand vous avez pas aujourd'hui des critères factuel, je parlais de l'indice de résilience numérique qui permet de factualiser ce que c'est que la souveraineté. Bah quand on dit il y a pas les solutions, je vous donner une anecdote personnelle, le nombre de fois où j'ai rencontré des grands directeurs informatiques de Grande Boîte qui me disaient "Mais vous avez pas tous les services et quand je leur posais la question lequel ?" Ils peuvent pas vous le dire.

Donc je pense que là il y a quand même une sorte de déni de la réalité par rapport à au processus. De quoi avons-nous besoin ? Y a-t-il un appel comment dire un cahier des charges de la du besoin ?

Qui répond à ce besoin et qui prétend ne pas répondre quand on leur demande pas ? et Philippe vous le connaissez bien puisque ça a été réitéré par deux fois dans lequel il n'y a jamais eu un diagnostic complet factualisé et j'en veux que pour preuve quand il y a eu une réévaluation qui a permis d'avoir l'avis de l'ACNIL qui est contre le RGPD permettant de continuer le RDH sur Microsoft B on nous a fait refaire N parce qu'on répondait finalement pas mal à la comment dire au besoin donc je pense aujourd'hui qu'il y a un vrai sujet par rapport à ça c'est que quand on nous dit il y a pas de solution Il faudrait peut-être un petit peu factualiser et regarder. Et clairement aujourd'hui, on a cette problématique que beaucoup d'acteur, je vais vous donner l'éducation nationale.

L'éducation nationale a choisi Microsoft et dans lesquels il y a des outils de Microsoft. C'est ce que j'ai compris he je connais pas le détail. [grognement] Aujourd'hui, la doctrine de l'État éditée par la DINUM, c'est il faut mettre en avant les solutions open source.

Qui peut me dire aujourd'hui que Linux n'est pas une solution alternative crédible face à Windows ? à quoi elle ne répond pas ? En quoi aujourd'hui Linux n'est pas capable de répondre à 8 19 % des besoins d'un utilisateur ?

Beaucoup d'appels d'offre aujourd'hui qui sont faits et quand il y a des appels d'offre par un certain nombre d'utiliseurs sont aujourd'hui faits par l'illusion des dernières fonctionnalités que vous n'utilisez pas et qui vont vous permettre d'avoir des points pour faire en sorte qu'il y a pas d'alternative. Combien aujourd'hui de fonctions utilisez-vous sur les logiciels des grands éditeurs américains ? Très peu.

Et donc oui, il y a une vraie stratégie de pédagogie pour rééduquer les les acheteurs et ne pas être fasciné par les dernières choses. Est-ce que tout le monde a besoin aujourd'hui des dernières spécifications de tous les derniers produits ? J'en suis pas convaincu.

Surtout que ça souvent un surcoup qu'il faudra compenser. Donc moi, je pense que le HDH c'est l'exemple concret dans lequel en fin de compte il y a eu un vis de forme et un vis de procédure dans lequel on a abouti à la conclusion comme quoi il y avait pas d'alternative alors que le processus même fait par l'État et c'est pas moi qui le dit là maintenant c'est l'ensemble des commissions qui sont passées derrière et qui ont bien indiqué que bah le choix il a été fait en fin de compte par la solution qui avait été choisie avant le choix. pour pour compléter sur cette question de de ce que ça dit de la capacité de l'État à anticiper l'avenir, je j'ai le sentiment que pour avoir une bonne stratégie, il faut avoir une bonne organisation.

Et aujourd'hui, en réalité, quand on échange euh avec euh le ministère euh du numérique, on sait qu'on n'échange pas avec l'autorité de tutelle, par exemple, de la dume qui relève du ministre de l'action publique. Et on sait que laadinume par ailleurs euh ou même le premier ministre quand il est dit des circulaires sur la commande publique recommande mais dans la plupart des cas n'impose pas. Et donc sur toutes les questions de sécurité et d'alignement stratégique sur cette question de la souveraineté, on a en réalité encore une fois une pluralité d'objectifs euh et d'outils euh dans lesquels chacun va créer, utiliser et choisir ses propres solutions.

Merci madame la rapporteur. Merci. Alors vous avez mentionné, je vais mal le Zen 10.

Alors je vais faire en français. Je crois que c'est le centre pour la souveraineté numérique de l'administration ouverte en Allemagne. C'est ça vous dont vous que vous mentionnez le zendice allemand.

Alors ça fait plusieurs fois que des personnes auditionnées nous parlent de la stratégie allemande. J'aimerais bien qu'on que vous nous expliquiez exactement ce qu'elle est. C'est-à-dire quels sont les acteurs, qu'est-ce que ça finance parce qu'en fait enfin parce que c'est intéressant c'està dire de voir comment ça fonctionne exactement et notamment comment on fait le lien parce qu'il y a toujours c c cet enjeu là d'avoir à la fois effectivement de soutien des acteurs qui puissent se développer et à la filière que on puisse après trouver un déboucher pour ce qui est proposé mais de l'autre que ce qui est proposé réponde bien au besoins demandés.

Donc enfin vraiment ça m'intéresse de voir aujourd'hui comment ils sont organisés notamment sur un système allemand qui est quand même très décentralisé donc enfin fédéraliste. Donc on est quand même sur un un modèle différent. Donc si vous avez ou même par écrit des choses sur comment ça fonctionne, qu'est-ce que ça finance, quels sont les acteurs, je serais très intéressé.

Écrit une description plus complète. Je vais vous juste vous donner l'esprit. D'abord historiquement le march les Allemands avaient trois ministères qui s'occupaient de l'ensemble du numérique.

Ils les ont regroupé sous une seule. Et à ma connaissance, mais c'est là je je vérifierai, c'est que le ministère maintenant du numérique a autorité sur beaucoup de décisions et donc il y a une forme de centralisation euh auprès des ministères qui n'était pas le cas et qui n'est pas le cas de la Linume aujourd'hui. La Linume elle elle propose et puis ensuite chacun des ministères dispose.

Donc c'est vraiment une quelque chose qui est déjà dans l'esprit dans le mode de fonctionnement des décisions aujourd'hui gouvernementales allemandes très très différent puisque il y a une chose et ils ont engagé une une structure une société qui s'appelle Zendis dans lesquelles ils ont mandaté cette sociétés dont une française je peux la citer puisquelle est c'est Xwiki mais qui est des boîtes allemandes qui s'appelle Nextcloud qui sont des acteurs d'éditeurs de logiciel principalement de l'open source dans lequel l'État a euh comment dire euh donné des subventions de cas des charges de besoins spécifiques spécifiques, c'est autour principalement du collaboratif et du stock du cloud, donc c'est pas non plus c'est assez générique mais qui correspondait au besoins de l'État et les fait en open source, les documente, les développe et ensuite l'État s'engage à les déployer au sein des ministères et les propose au Lunder et les propose au Lunder puisque les Lunders sont très décentralisés et ont eux en revanche liberté d'action et donc ça a abouti à la création d'outils et là maintenant ils ont lancé je la semaine dernière ou il y a 2 semaines, je sais plus ce qu'ils appellent le Dutch and Slack qui est là cette fois-ci un package complet qui couvre beaucoup de domaines dans l'IA, dans la sécurité dans le cloud. Donc c'est c'est une initiative qui a pris beaucoup d'ampleur pour être capable aujourd'hui puisque là il ils offrent des développements. Je ferai juste une petite remarque, c'est très intéressant puisque l'approche française euh nous déparaissait il y a quelques années la même puisque France 2030 a lancé une initiative dans lesquelles trois projets dans les suites collaboratives ont été alors je j'ai pu les les je retrouve plus mes notes mais je pourrais vous redonner les noms des trois projets dans lesquels ils ont reçu de l'argent public pour développer sur un cahier des charges défini des besoins correspondants à ce qu'on considère être les besoins à la fois de l'État mais aussi des collectifs activité locale et des besoins dans le domaine des suites collaboratives.

Donc qui avait une approche qui était similaire et entre guillemets, je me permets de faire ce petit patatra, on apprend que la dum sur son propre développe son propre outil avec d'autres outils plutôt que d'être en cohérence. Donc vous voyez qu'il a l'État lui-même, il a une approche et à la fin il choisit Microsoft sur ministère de l'éducation nationale et voilà. Donc on a un vrai sujet aujourd'hui de choses.

Je pense que l'Allemagne en ce moment a créé une cohérence par rapport à une méthode que nous nous approuvons. La méthode c'est quoi ? C'est nous aidons à financer.

Il financent pas tout hein, il finance et il subventionne une partie de développement. la filière fait parce que ça s'invente pas d'être un éditeur de logiciel, ça s'invente pas d'être un clouder, ça nécessite des compétences, ça nécessite de choses. Développer 50 lignes de même 1000 lignes de cloud, c'est facile mais c'est pas ça éditeur de logiciel, c'est beaucoup plus complexe et même avec c'est pas ça qui va aujourd'hui faire en sorte que vous allez être aujourd'hui une alternative à Microsoft.

Et en revanche, l'État lui, les les acteurs de la filière développent, supportent, versionnent, optimise, mettre ça dans le cloud et l'État et potentiellement les lenders déploient et achètent. Ça, on pense que c'est un modèle qui est extrêmement vertueux parce que là, vous avez la puissance de l'État, vous avez la l'expertise de la filière et la capacité à la renforcer parce qu'à la fin et ben vous avez des acteurs qui grossissent. Et donc ils ont plus de moyens comme je vous l'ai dit, ils investissent dans la RED, ils développent des produits et en plus le partenariat et la gouvernance aujourd'hui est clair parce qu'on comprend quels sont les besoins et on les développe en fonction de ce qui est considéré comme les besoins des utilisateurs.

Ah merci et en tout cas voilà c'est très intéressé par cet exemple allemand dans la description que vous faites enfin il y a plusieurs éléments. Effectivement aujourd'hui la didume n'est pas du tout positionnée comme vous l'avez indiqué comme semble l'être le l'administration et le ministère du numérique en Allemagne. D'ailleurs, on le voit bien lors de de la question des plateformes de données de santé.

C'était encore un moment où la DINUM n'avait pas d'avis à rendre qu'aujourd'hui on a certains projets qui quand ils ont sont considérés d'un montant suffisamment important vont être sur l'avis de la diluum. On est quand même sur quelque chose où aujourd'hui euh effectivement on n' pas de où chaque ministère peut développer une stratégie en propre du numérique. Ça donc effectivement il y a une question de cohérence.

Il y a deuxième chose, il y a effectivement le positionnement de l'indinum mais ça on y reviendra peut-être vous l'avez beaucoup cité. Il y a un troisième acteur qui moi me semble rentrer quand même dans le schéma que vous vous évoquez c'est les cabinets de conseil. dire qu'aujourd'hui ceux qui accompagnent les administrations sur des très gros projets euh numériques qui vont euh qui sont généralement si on reprend justement l'exemple euh de la plateforme de données de santé mais pas uniquement hein, sont en amont dans l'écriture du cahier des charges, sont après sur l'accompagnement de développement de la solution et on le voit c'est des cabinets qui sont fortement formés, vous avez dit la question des talents avec des ingénieurs fortement formés voire qui ont un certain nombre de labels sur la gestion par exemple du micro Microsoft.

Donc c'est vrai que typiquement, il me semble que vu ce que vous décrivez, un des des opérateurs qu'il faudrait dont il faudrait reposer le sans doute le positionnement, c'est de ces c'est de ces cabinets de conseil là. C'estàd que si on veut avoir une stratégie globale et vraiment pilotée, il faudrait sans doute effectivement enfin en tout cas moi c'est ce que ça m'évoque. C'està-dire que c'est des acteurs que vous mentionnez peu mais qui se me semblent stratégique auprès des des administrations françaises aujourd'hui.

C'est vous avez tout à fait raison. Euh c'est vrai que j'ai parlé des ESN qui sont souvent d'ailleurs des des sociétés de conseil he parce que vous avez en fin de compte si vous regardez les ESN, elles ont tous des cabinets de conseil qui sont adossés et qui le font. Vous avez tout à fait raison.

Et aujourd'hui la force de ces plateformes, c'est qu'aujourd'hui, comme vous l'avez dit hein, quand elle donne des euh logiciels gratuitement à un certain nombre d'universités, quand elle donne aujourd'hui accès gratuitement à des crédits cloud pour faire en sorte, alors vous avez parlé de l'école polytechnique qui a un accord avec un des grands gars femmes, euh voilà et ben ils sont tous formés à ces solutions là quand ils rentrent dans la dans la vie active, ils ont aujourd'hui certainement un biais et je suis tout d'accord avec vous. C'est pour ça qu'il faut vraiment travailler. Alors après d'un point de vue réglementaire, moi je ne sais pas ce que l'on peut faire mais il faut que la filière continue à argumenter et prouve aujourd'hui que ce n'est pas au bénéfice des clients économiquement, légalement et technologiquement.

Et donc il y a toute une pédagogie que nous essayons de faire qui démontre aujourd'hui que si vous êtes 100 % dépendante d'une technologie d'un pays ou d'un assemblage de pays et que bah on sait pas qu'est-ce qui peut arriver quand les l'administration américaine a décidé d'augmenter les droits de douane ou fait attention les Chinois ont dit bah on vous arrête de vous envoyer des terres rares et comme par hasard ça s'est arrêté on voit la puissance aujourd'hui que peuvent avoir des acteurs sur un centre de dépendance voyez l'importance et Donc clairement, je pense que aujourd'hui, il faut mettre en avant factuellement, pas uniquement de dire la souveraineté et la souveraineté comme tu l'as dit, c'est la liberté de montrer aujourd'hui que malheureusement ces monopoles de fête réduisent les libertés. Et je prendrai un autre exemple sur lequel la loi sera et on attend d'ailleurs les décrets d'application de la loi seraine he il faut qu'elles aillent jusqu'au bout parce que ça encore on parle de la vitesse. La loi sera c'est une très belle loi qui a permis aujourd'hui d'éviter un certain nombre de choses.

On attend encore des les décrets d'application ça fait 3 ans maintenant. Ouais ça va faire 3 ans de deux. [rires] Donc voilà c'est pour dire que ça ça mais la loi sera renifié que ce qu'on appelle les crédit cloud les Igress alors c'est des domaines qui sont des fait qui aujourd'hui sont des mécanismes légaux. dans les contrats et financiers qui empêchent la réversibilité.

Et ben ça, il faut la loi seraine, les interdits, il faut le faire appliquer. Donc je pense qu'il y a aujourd'hui voilà et donc je suis d'accord avec vous les ESN et les mais les ESN et les intégrateurs comme vous l'avez dit Philippe, il ils écoutent leurs clients et donc nous on va faire beaucoup de travail pour montrer aujourd'hui que ce n'est pas dans le fois souvent dans leur intérêt. Et revenons sur les heures de grandeur. croire aujourd'hui qu'on pourrait avoir 100 % de le monde de l'informatique, il adore les 0 et les 1.

Vous savez c'est 0 ou 100 %. C'est impossible. Aujourd'hui, personne, aucun pays, il y a que la Chine qui a dit qu'elle serait totalement autonome sur l'ensemble du stack.

C'est pour ça qu'elle redéveloppe des operating system, qu'elle redéveloppe ce qu'on appelle harmonie dans le logiciel, elle développe toute une strat une stratégie aujourd'hui sur les composants. Donc elle est en train de créer un stack complet. C'est le seul pays au monde.

Même les États-Unis aujourd'hui sont dépendants de plein d'autres pays sur plein de domaines sur le Néerlandais pour pouvoir avoir accès à la gravure des GPU de Nvidia. Donc aujourd'hui, personne ne peut être 100 % dépendant. En revanche, le rapport de force même pour une entreprise pour pouvoir négocier les contrats et la clé.

Et donc il faut rétablir un rapport de force de négociation pour les achats qui font que vous n'êtes pas à la mercie de quelques oligopoles qui vont vous tendre le laine sur votre dos. Alors je crois vous avez raison. Si on reprend les grandes masses, moi ce que j'ai retenu c'est qu'on a à peu près 285 milliards de dollars d'achat qui partent de l'entreprise européenne qui vont vers des solutions américaines.

Donc c'est là où on a une masse conséquente et où comme vous le disiez même réorienter 5 % de ces achats permettraient déjà de consolider une filière de manière solide et puis après de la faire grandir et d'aller continuer à prendre des parts de marché. On a un sujet aujourd'hui, c'est qu'on a pas de vision consolidée, ça vous l'avait dit, de combien l'État mais dans sa pluralité de forme, on va dire, c'està-dire que ça soit l'État et ou les grands organismes associés. Euh moi ce que j'ai comme montant, c'est au niveau de l'État ce qui a été dit lors de précédentes auditions.

Par contre, ça sera à peu près 4 milliards de dépenses euh euh sur les questions numériques qui reviennent à peu près sur les euh les annonces faites par les par les ministres, la ministre en charge numérique et le ministre en charge de de la fonction publique. C'était 4 milliards 5. Donc on reste dans cette heure de 4 milliards.

La dinume de tête, c'est je sais pas 70 80 millions et et j'entends que il y a une frustration de la filière, mais est-ce que la question de la concentration sur ces 80 millions d'euros de la dinume est finalement le point clé de la stratégie ? parce que c'est c'est revenu énormément et ça c'est la donc voilà, je me dis qu'en terme d' grandeur finalement est-ce qu'on a pas intérêt à aller sur les 3,9 autres milliards de de commande plutôt ? Julia va vous donner l'ensemble des chiffres.

Je on fait pas une fixation sur la Linume, on fait une fixation sur le fait qu'on pense que le rôle de la Linume devrait de faire respecter les doctrines qu'elle édite elle-même auprès des 4 milliards. L'estimation aujourd'hui du logiciel, c'est entre 400 et 600 millions d'euros pour le logiciel. C'est 4 milliards et quelques pour la totalité.

Et Julien dans un des chiffres. Mais on pourrait extrapoler aussi euh euh la SNCF hein, c'est 2 milliards. Euh la RATP c'est 600 millions de mémoire, hein.

Donc on est sur les entreprises publiques sur des enjeux qui sont très importants. Donc c'est c'est pas du tout une fixation sur les 60 millions de la DINUM. Euh la suite territoriale, au contraire, la suite territoriale, l'estimation qui nous a été donnée, c'est entre 10 et 12 millions par an pour la développer.

On pense que ce n'est pas suffisant pour faire une alternative à Microsoft. C'est ce que j'avais dit euh et qui avait été repris par la presse en disant qu'on pensait que c'était une hérésie de croire qu'aujourd'hui donc on pense même que c'est une initiative qui est voué à l'échec. C'est pas moi qui le dit, c'est plutôt d'ailleurs la Cour des comptes euh par ce fait qu'il y a pas assez de moyens.

Et deux, c'est qu'elle est en plus en train de créer un compétiteur qui va en plus fragiliser la filière dont on dit qu'elle est trop petite. Donc vous voyez, on tombe dans un espèce. Donc aujourd'hui non, mais après l'état il est pas exemplaire.

Ouais. Sur la question de la commande publique, effectivement, de toute façon, la commande publique en elle-même, on l'a dit, ça représente entre 3 et 5 % sans doute du marché total, donc de l'État. Donc en fait, le l'enjeu c'est pas effectivement l'enjeu en tant que tel de ce poids économique.

L'enjeu, c'est une question de narratif. Qu'est-ce qu'on raconte sur la filière aujourd'hui ? et la Dinume avec cette mission qu'elle qu'elle mène très bien.

Enfin, c'est on a des très bons joueurs de foot sur le terrain dans l'équipe de la Dinum mais avec des cases qui sont encore une fois pas aligné avec celle de la filière puisque dans la stratégie de la DINUM, il n'y a rien qui vise à contribuer au fait d'avoir des très bons acteurs français et européens du numérique. sur les montants des achats, les chiffres qu'on a pour 2024, c'est un total de 4,256 milliards d'euros pour les achats informatiques de l'État de façon générale, dont pour les logiciels en achat direct 426 millions d'euros. Ça c'est les chiffres de la direction des achats de l'État.

L'enjeu, c'est celui du narratif. C'est-à-dire que quand les acteurs de la filière ou d'ailleurs d'autres acteurs des clients de la filière voi dans la presse que le ministère de l'éducation nationale rachète un hyperscaler américain quand il voit que la le le le DSI de l'État enfin le l'entité qui est en charge des des achats et de la sécurité numérique de l'État préfère développer ses propres applications plutôt que de les développer ou de challenger la filière pour pour alimenter les chaînes de valeur de la filière. Là, on a un narratif qui est extrêmement délétaire et nous ce qu'on souhaiterait c'est avoir vraiment un alignement encore une fois qui est un alignement organisationnel hein parce qu'on travaille avec la dum, on se parle quasiment toutes les tous les jours au téléphone, on a des échanges qui sont très constructifs mais des missions qui sont désalignées aujourd'hui et ça c'est extrêmement déliétaire et j'ajoute que c'est ce qui est très efficace dans les produits américains notamment et dans la façon de faire américaine, c'est cette question des narratifs. ce qu'on l'histoire qu'on raconte est l'histoire qu'on réussit à imposer.

Et nous on a une histoire à imposer, c'est celle d'une filière française numérique forte. Encore une fois, on a des pépites qui sont rachetées par des Américains, qui sont rachetées par des hyperscaleurs. On a des des entreprises qui traversent l'Atlantique tellement elles sont performantes et tellement elles sont excellentes parce qu'on a un excellent système d'enseignement supérieur et un système qui réussit à créer à créer ces sociétés là. il faut qu'on les valorise et on a besoin que l'État joue dans la même direction sur ce sujet.

Merci. J'ai plein de points d'accord et quelques points de désaccord. Le premier, je suis absolument d'accord avec vous qu'on a besoin de changer de narratif et qu'avoir un narratif d'un état euh qui va continuer à dépendre de grand d'un état ou d'ailleurs d'une assemblée qui choisit de dépendre de grands outils numériques américains aujourd'hui est dommageable. que c'est dommageable parce que ça ne valorise pas la qualité de la filière.

La deuxième chose, c'est que je pense effectivement qu'il y a un enjeu de la valorisation. Euh là où j'ai un ou en tout cas ça me met des questions. C'estd que dans votre déroulé, vous parlez à la fois de comment est-ce qu'on empêche les pépites de partir.

Et ça c'est un vrai sujet. C'està-dire que vous l'avez dit, comment on consolide les fonds propres et moi ça je veux bien vous entendre sur ces sujets-là. C'est dire comment est-ce qu'on permet de consolider euh des capacités d'investissement suffisantes, vous l'avez mentionné, pour permettre à ces entreprises de développer en France euh ou en Europe.

Euh comment on arrive surtout en plus dans un moment où on a plutôt une bulle autour de l'intelligence artificielle, qu'on a une augmentation du prix des hardware. comment est-ce qu'on arrive à soutenir ces acteurs-là pour qu'il n'aient pas le besoin d'aller chercher des financements ailleurs qui me semble être un peu différent de euh la question de euh auquel vous revenez parce que la question là on avait la question de la commande publique et de la dume de manière spécifique. C'estd que après sur la question de la dum pour moi il y a deux choses.

Il y a un effectivement je pense qu'il faut dire on a des acteurs français et savoir dire on a des acteurs français privés mais on a aussi un état qui choisit et ça c'est logique c'està dire que vous point de vue acteur de la filière vous dites la question c'est de renforcer la filière moi en tant que législateur je trouve ça aussi bien de dire que j'ai un état qui a des compétences en interne une capacité à développer même de manière on va dire en collaboration mais aussi de manière autonome d'acteurs privés parce qu'en fait des fois acteurs public acteurs privés n'ont pas les mêmes intérêt mais ça permet de raconter une pluralité des acteurs. Ça c'est la première chose. Et la deuxième chose effectivement là où j'entends c'est que pour vous deuxièmement il y a vous l'avez dit la question des achats publics.

Moi ce que j'ai entendu aussi c'est la perte de compétences ou en tout cas le le fait que des personnes qui vont gérer des achats publics dans le numérique sont pas formés forcément pour comprendre le la typologie d'acteur. Quels sont par exemple vous parliez au début des types de briques dont on a besoin et donc en fait comment on pourrait segmenter un appel d'offre pour qu'en fait sur les différentes briques on a des acteurs différents qui se positionnent. Donc ça je trouve ça intéressant et je pense que là-dessus on se rejoindrait c'est qu'il faudrait que la dume ait plus de place vous l'avez dit pour faire finalement sur les 4 milliards d'euros faire en sorte que l'État soit cohérent avec ce qu'il fait.

Ça, je pense que c'est quelque chose qui est intéressant. Mais j'en reviens quand même à ma question qui est dire que je ne suis pas sûr que mettre fin à la suite opérationnelle de l'État développé par la dum qui doit coûter quelques dizaines de millions d'euros répondent à l'enjeu global et je ne suis pas sûr que ça affaiblisse le récit. C'est vous le dites, vous faites des opérations avec eux, vous faites du B2B.

Enfin, je je pense que la moi personnellement, je pense que la concurrence qui est mis en ce moment entre un opérateur d'état et des opérateurs privés et j'ai l'impression qu'en fait nous on est en train de se battre alors je suis nul en foot mais je vais essayer quand même euh en dans les toutes petites ligues pendant qu'on laisse les autres acteurs se battre sur le Champions League sur les 280 milliards de dollars et toutes les commandes de l'État. J'ai envie de dire peut-être sortons de la petite ligue où on est en train de se battre sur les 80 millions d'euros et montons un peu à minima comme vous l'avez dit sur les 4 milliards plus 2 milliards de la SSCF + 600 millions de la RATP voir effectivement voyons comment est-ce qu'on arrive à aller au 285 milliards d'euros. Vous avez raison c'est-à-dire que moi je ne fais pas une fixation sur la je pense que c'est c'est on parlait toujours de l'exemplarité donc c'est uniquement la question de l'exemplarité.

Euh vous avez raison, les 286 milliards, c'est l'Europe, hein. C'est pas c'est pas la France hein. C'est pas la c'est pas la France.

Récupère une bonne partie. Euh tout à fait. C'est et je crois que de mémoire c'est le PIB de la France, c'est 16 % de l'ensemble de l'Europe.

Donc donc ouais donc 16 % de ces c c'est c'est énorme. Mais mais vous avez tout à fait raison. Euh l'enjeu, il est euh comme on l'a dit, c'est pour ça qu'on dit que la commande publique doit être exemplaire, mais aujourd'hui elle ne changera pas les règles du jeu et elle changera pas les heures de grandeur.

C'est vraiment la commande totale qui est aujourd'hui un vrai enjeu. Et donc on revient sur le fait que moi je pense que c'est dans l'intérêt aujourd'hui des clients et que la souveraineté ou au sens euh euh la maîtrise des dépendances parce que je préfère ce terme-là pour les entreprises, la maîtrise des dépendances est un enjeu qui doit être traité aujourd'hui dans un communauté de un conseil d'administration parce que le numérique dans une entreprise c'est capital aujourd'hui pour sa productivité pour sa sa capacité à se développer. Donc je suis tout à fait d'accord avec vous et j'ai envie de dire malheureusement on parle peut-être trop de l'aninume mais en même temps quand on parle de l'État normalement c'est eux qui sont représentants de la stratégie de l'État.

Vous avez parlé de comment dire de des fonds propres aujourd'hui. Un des problèmes que euh et sur lesquels nous avons, c'est qu'aujourd'hui vous avez des acteurs euh angloaxons qui ont énormément de moyens pour euh faire des levées de fond et pour acheter des sociétés. Et aujourd'hui, nous avons euh une une activité de venture donc sur les débuts qui est plutôt euh très bonne hein.

Aujourd'hui, les ventures européens ont fait beaucoup de progrès, il y a eu beaucoup beaucoup de projets et cetera mais donc on commence à avoir des gros levés et il y a deux domaines où les levées, je crois que ça été dans une des questions aujourd'hui sont des énormes levées, c'est l'IA et le quantique. Là, en ce moment-là, l'Europe et en [grognement] particulier la France ont des difficultés. Dès que vous devez euh je alors le quantique je le connais un petit peu euh un compétiteur américain qui aujourd'hui est une start-up hein à lever dans le quantique donc un produit qui va arriver dans 2 3 ans 1 milliard d'euros de dollars.

Vous voyez aujourd'hui lever un milliard de dollars à l'exception de deux trois cas européens adossés à des TCML ou à des projets avec des champs qui sont exceptionnels, c'est très difficile en restant à un ancrage européen. Pourquoi ? Est-ce qu'il y a des questions qui sont des questions sur avons-nous les fonds ?

Les Américains ont des fonds de pension qui investissent énormément. Les Américains ont des aujourd'hui des poches d'investissement extrêmement puissantes dans le domaine du VC, dans le domaine de la tech. Ils sont extrêmement aidés par des organismes comme la DARPA qui là aussi génère des commandes en amont, très en amont, ce qui comment dire donne de la confiance aux investisseurs.

Donc on voyez LaadarPs, c'est un organisme très proche de de la défense américaine qui est très en avance sur les technologies. Donc, il y a tout un mécanisme aujourd'hui autour du financement des start-ups américaines, autour principalement euh du domaine de la défense et de l'espace qui sont des secteurs aujourd'hui qui sont des secteurs où il y a beaucoup d'argent public qui est versé et qui a un effet vertueux dans lequel bah on prend un petit peu de commande, ça permet d'amorcer la pompe et on peut avoir des fonds qui vont mettre beaucoup d'argent et ça permet d'avoir des levées de fonds qui sont importantes. Nous avons aujourd'hui des pépites françaises et je sais pas si vous allez en interroger quelques-unes, d'avoir aujourd'hui 80 % d'une levée de fond significative audessus de 100 millions avec que des fonds français.

C'est plus qu'un défi. C'est plus qu'un défi. Donc là aujourd'hui, on a ces sujets-là.

Alors, il y a des mécanismes, hein. Euh, historiquement, j'avais travaillé pour l'Assemblée nationale sur les sujets de fiscalité et d'incentive de la fiscalité autour de ces sujets-là. Donc c'est des sujets queon va pas aborder ici qui nécessiteraiit certainement un travail spécifique mais clairement l'Europe et de tout particulièrement la France c'est vrai que d'autres pays se sont dotés de fonds de pension qui ont aujourd'hui une capacité à investir sur le long terme parce que là on parle de sociétés qui vont souvent être pas rentable pendant quelques années et sur lesquels il va falloir euh faire des investissements sur le long terme.

Donc on a aujourd'hui un sujet et on voit que nous avons une une expertise et je veux dire plus qu'une expertise, on a aujourd'hui grâce aux universités, aux grandes écoles, aux grandes labos de recherche dans le domaine du cantique, dans le domaine de l'IA, dans le domaine d'un certain nombre de sujets agentiques, les meilleurs experts ou parmi les meilleurs experts au monde, c'est reconnu. comment on les fait monter à l'échelle et comment on est capable de faire en sorte alors il y a le cas mistral et ça c'est super, on doit en être extrêmement fier mais nous devons avoir plusieurs mistrales pour être capable de continuer à fédérer et ça passe par une cohésion et je suis d'accord avec nous ce n'est pas le sujet uniquement anecdotique de la dinum mais la cohésion entre l'ensemble des acteurs aujourd'hui permettra de faire que nous ayons des histoires à la mistrale plutôt répétitives. Et je complète sur le sujet de l'État parce que effectivement on est évidemment aligné avec le fait qu'il faut qu'on état qu'on ait un état qui soit fort sur le sujet du numérique, qu'on ait des personnes au sein de l'État qui sachent développer, qui sachent faire et d'ailleurs il y a des très beaux succès de la dinum qui sont par exemple France Connect, France Connect Plus qu'on utilise tous dans notre vie de tous les jours et qu'on est très heureux d'utiliser.

Le le la question c'est plutôt comment est-ce que pour nous comment est-ce qu'on peut travailler ensemble ? Effectivement, on a des sujets qui créent du bruit et des interférences euh mais évidemment il faut qu'on travaille ensemble pour réussir à passer en Ligue 1. Merci madame le rapporteur.

Je vous en prie. Euh, bonjour. Tout d'abord, excusez-moi, j'ai dû m'absenter pour aller voter.

Donc j'ai peut-être raté une partie de ce que vous aviez dit. Donc, je vais peut-être que ce que je vais vous évoquer ou vous demander aura déjà été dit. Donc je m'en excuse par avance.

Euh donc par rapport à tout ce que vous avez dit, vous avez souligné une des problématiques pour vous qui était la concurrence entre le public en évoquant plusieurs fois la dum pouvait mieux s'agancer parce qu'en gros, j'ai du mal à reprocher à la dum par exemple d'avoir travaillé à une suite à base de logiciel libre ou ouvert pour justement permettre que les administrations puissent disposer de systèmes bah justement français ou tout du moins en tout cas mis en place par les par l'État ou que chacun puisse s'en dont chacun puisse s'emparer à base de logiciel libre, gratuit ouvert. Donc je sais pas si si vous voudrez que si vous avez en gros une stratégie qui pourrait être à proposer qui pourrait être commune pour faire travailler ensemble ce que vous appelez la enfin le public et le privé à travers la dynum et la filière française. Quand vous évoquez la question des solutions cloud cloud euh vous voulez dire quoi derrière ? ce que c'est les suites bureautiques comme Office 365 à travers donc des équivalents, les systèmes de stockage, les drives de différents bittech ou est-ce que il y a d'autres choses qui vous qui a derrière pour vous derrière ce quand on dit les le cloud au sens large et après je vais savoir un petit peu si vous faisiez quand vous parlez de filière française d'un côté logiciel ouvert de l'autre en gros comment est-ce que vous faisz rejoindre les deux parce que la filière française on a on peut trouver des logiciels ouverts mais on aura aura pas que des logiciels ouverts.

Euh et du coup, je sais pas trop comment vous positionnez parce que des fois vous mettez en avant le fait qu'on a une offre intéressante du côté des logiciels ouvert. Euh mais pour autant donc quelle stratégie vous auriez pour essayer de maximiser parce que de mon point de vue euh c'est mieux si on arrive à développer au maximum les logiciels justement ouverts et utilisables. Et quand vous parlez de filière française, est-ce que c'est plutôt la filière des intégrateurs, des développeurs ?

Donc là, on est on serait plus forcément sur du logiciel ouvert, mais intégrateur, ça peut être aussi logiciel ouvert ou de l'hébergeur où là aussi on met en place des outils qui existe qui soient libre ou pas libre. Mais en gros, j'ai trouvé ça assez on peut mettre plein de choses derrière le terme filière française et c'était pas très clair pour moi. Donc je sais pas si vous pouvez aller un peu plus loin là-dessus.

Je sais pas si quand on a dit ce que c'était que la filière parce que la filière c'est 3000 entreprises. Voilà et ce ne sont que l'éditeur de logiciel. Il n'y a pas aujourd'hui les entreprises de conseil ou les entreprises de SN.

Ça ne fait pas partie de la filière. C'est pas moi qui décidie le domaine de la filière. Donc je ne peux pas représenter ces acteursl et je ne suis pas légitime à les représenter.

Donc c'est juste une petite chose. Et dedans, il y a des éditeurs de logiciel, des ordinateurs, les ordinateurs quantiques, les fournisseurs de cloud et je reviendrai sur la définition du fournisseur de cloud, ce qui n'est pas du tout la même chose que de la fournisseur du SAS. Ce que vous avez évoqué, c'est du SAS.

C'est du software à service hébergé chez un clouder. Mais un acteur alors j'étais directeur général de VH Cloud comme Cloud Temple, comme tous ces acteursl sont des acteurs qui sont des acteurs qui fournissent des solutions de cloud. Bah il y a des éditeurs d'open source et puis des éditeurs qui sont pas open source.

Il y a il y a de tout dans la filière et j'ai ma mission c'est de représenter si possible le maximum et je ne représente pas une ou l'autre euh de catégorie. Chaque entreprise a sa stratégie euh sur le le cloud euh et c'est vous qui avez ramené ça la Dinum. Je je vous rassure tout de suite, je ne fais pas une fixation sur ces sujets-là et aujourd'hui nous je n'ai jamais dit que la DINUM si la Dinim a décidé de développer elle-même.

Bon ce que j'ai donné mon avis sur le fait que je pense que c'est une et c'est pas moi qui le dit, c'est aussi le la Cour des comptes que c'est une solution qui ne sera pas bonne et en plus c'est fragile la filière. Mon point, c'est plutôt la cohérence de l'action de l'État. C'est ça le sujet, c'est pas dinume le sujet.

C'est la cohérence de l'État, l'action de l'État et les investissements qu'il fait. À quoi l'argent public est utilisé et comment les subventions sont faites ? Donc aujourd'hui, quand il y a une multiplicité d'acteurs qui veulent développer parce qu'on pense qu'on est capable de développer du code pour croire qu'on puisse faire une un éditeur de logiciel, je pense que c'est une illusion.

Mais je vais pas en faire une fixation parce que je pense que le sujet c'est la cohérence et on parlait vraiment du sujet de la cohérence de l'action commune entre les différents acteurs. La filière c'est 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Donc c'est pas le sujet de comment dire de de des sues collaboratives de l'État qui vont changer complètement la la perspective.

Le cloud le cloud c'est pas un éditeur de logiciel d'un messagerie qui est dans le cloud. C'est pas ça un opérateur de cloud. Un opérateur de cloud, c'est à peu près 150 services qui sont des services de stockage qui sont des services de ce qu'on appelle du compute, s'appelle des instances, des services de réseau et puis toute une batterie de service qu'on appelle le pass plateforme de service qui sont des outils qui aident à gérer les bases de données qui ont des bases de données hébergées dans des data centers. des systèmes qui ça devient un tout petit peu technique qui s'appelle Cubernetis par exemple qui sont des systèmes qui sont des systèmes de containérisation pour aider les développeurs à développer facilement.

C'est un énorme marché hein. Il faut savoir qu'aujourd'hui le marché du cloud rien que du cloud, je parle pas des solutions au-dessus du cloud. Les solutions du de en Europe, ce sera de l'ordre de 300 milliards. 300 milliards d'euros sera plus gros que l'ensemble du marché des télécom à l'horizon 2030.

Et ça c'est des outils qu'utilisent les informaticiens dans les entreprises ou l'éditeur de logiciel pour développer des outils. Quand vous avez des acteurs d'IA, bah qu'est-ce qu'il fait ? Ils utilisent des bases de données, ils utilisent de la ce qu'on appelle des datasets, ils utilisent des instances de GPU pour pouvoir entraîner ou inférer leur modèle d'algorithme.

C'est ça aujourd'hui le cloud. Donc on est sur des acteurs d'ailleurs qui souvent n'ont pas les mêmes marques que les gros acteurs américains. C'est que souvent ils ont des marques qui sont différentes.

Donc les gars femmes ont des marques différentes pour ces clurs parce que ce sont des services différents et parce que c'est pas ce que vous voyez vous comme utilisateur, c'est principalement destiné à l'ensemble des informaticiens. Aujourd'hui, comment il faut savoir que 80 % du marché européen est trusté par trois acteurs. trois acteurs et que en plus ces acteurs sont américains et sont donc soumis aux lois extraterritoriales.

C'est un vrai sujet aujourd'hui de dépendance légale. Et vous, je sais pas si vous étiez là au moment où j'en ai parlé, mais ça c'est un vrai sujet. Certains les acteurs français majoritairement travaillent sur des systèmes open source pour le cloud.

Il développent sur des ce qu'on appelle open stack une grande partie des outils. Alors il y a pas que ça he il y en a plein d'autres he donc il y en a certains qui sont pas uniquement sur Open Saack. Et si on prend ce qu'on appelle le cloud public, c'est essentiellement mais c'est pas parce que c'est un outil open source que c'est un outil qui est facile à gérer, facile à utiliser.

Il faut faire tout un travail et c'est ça les éditeurs. Et donc nous en tant que filière, nous nous pensons et je sais pas si vous étiez là au moment où j'ai parlé de de l'initiative Open Interop, c'est justement de faire en sorte que les acteurs qu'ils soient open source ou qu'ils soient non open source puissent avoir des mécanismes d'interconnexion et de réversibilité qui vont permettre à travers des API documentés, à travers des communs open source faire en sorte que l'utilisateur puisse interopérer. Ça c'est ce que nous pouvons faire au niveau de la filière et nous poussons à ce mécanisme là et je pense que ce sera bien et j'ai envie de dire l'Allemagne est très avancée sur ces mécanisme là et nous nous sommes en contact avec les Allemands pour justement voir que si on peut pas avoir des standards communs parce que en réalité il y a pas 50000 standards et et de faire en sorte que nous puissions avoir un référent de d'API de documents qui vous de de biens commun qui permettront justement de faire en sorte que vu l'utilisateur, ils pourront switcher vers d'autres nouvelles solutions avec des moindres coûts de réversibilité parce que c'est ça le problème souvent, c'est que vous voulez changer de système, ça vous coûte extrêmement cher.

Alors, parfois c'est dans les contrats, c'est ce qu'on appelait les IRS ou les systèmes de commit qui font que vous êtes loqués pour des années, mais aussi on veut que le techniquement ce soit le plus simple possible. Je sais pas si j'ai bien répondu à votre question. Merci madame la rapporteur pour une dernière série de questions.

Pardon. Merci. Euh trois questions.

Alors je continue sur la question. Vous avez mentionné à plusieurs reprises le rapport de la cour des comptes sur la suite numérique. Il me semble que le rapport d'avril 2024 évaluer le coût par an et par agent à 75 € à peu près pour la suite numérique.

On est sur des licences privées à des coûts entre 300 et 590 € par an par agent. Et là, je pense qu'on est beaucoup plus sur des licences privées américaines justement parce que vous le disiez à juste titre. Euh un grand nombre de ministères sont encore sous euh Microsoft.

Est-ce que vous savez aujourd'hui à peu près euh sur une filière française à combien ça reviendrait un coût par an par agent ou globalement enfin voilà est-ce que vous avez un peu cette heure de grandeur du du prix de l'offre développée par la filière ? La deuxième chose, qu'est-ce que vous pensez du projet Open Bureau porté par la DINUM et l'inagora ? Est-ce que vous voyez par exemple des sujets sur lequels il pourrait y avoir une coopération d'inum et les membres de la filière pour aller justement soit sur des sur des produits à forte valeur ajoutée ?

Enfin voilà, quelles sont en fait les pistes que vous verriez de collaboration euh entre voilà sur lequel ça serait intéressant. Et ma troisème question, si vous l'avez dit, on pourra pas couper toutes les dépendances. Euh c'est une évidence.

Euh si vous deviez euh vous concentrer sur un ou deux euh une ou deux stacks, euh ça serait plutôt le Cladement aujourd'hui. Quels sont les je en gros les piles euh sur lesquelles il est indispensable d'avoir la souveraineté la plus forte ? On sait qu'on a des vous parliez par exemple de dépendance technologique.

Donc dans donc quoi est-ce qu'il faut investir en terme d'infrastructure ou en terme de développement logiciel en priorité ? Euh, c'est vous qui me ramenez au sujet de la ligne humaine. C'est pas moi qui est je vous fais [rires] Non, je n'ai pas de je n'ai pas de d'estimation aujourd'hui.

Des coups, ce que je sais, c'est qu'il y a des opérateurs français qui aujourd'hui ont des solutions et d'ailleurs qui ont par le passé ont été financés par l'État français qui ont des solutions open source euh qui sont aujourd'hui disponibles dans les suites collaboratives. Donc donc j'ai envie de dire que euh sur Open Bureau, j'ai pas une une on a demandé d'avoir une une analyse claire de l'ensemble de l'initiative. Donc euh donc j'ai envie de vous répondre que je ne peux pas aujourd'hui vous donner d'éléments par rapport à ça.

N'oublions pas un des un des points que la filière disait, c'est que un certain nombre de choix de composants qui ont été faits dans le cadre de la suite numérique sont des choix qui ne sont pas les choix qui ont été faits par les autres acteurs open source de des suites numériques. Euh et en particulier, si vous prenez Grist, Docs et cetera, c'est souvent des docum des des choix qui étaient des choix qui qui sont en dehors de communauté. Euh et nous on défend aussi une forme de dépendance et aujourd'hui le monde de l'open source français est un est certainement un des plus actif d'Europe mais c'est pas il faut savoir que c'est quand même aussi une grande force des États-Unis et donc nous on a toujours et les Allemands l'ont fait on essaie de définir aussi les communautés c'est pour ça qu'on a choisi OW2 qui est un peu le garant pour qu'on ait une forme de faire en sorte que nos développeurs et nos contributeurs dans les open sources so aussi en Europe parce qu'on pense que c'est important.

Donc j'ai pas en revanche d'avis dessus. Euh le 3è alors c'est pas moi, je vais pas donner mon avis personnel, je vais vous donner euh un avis. Euh tout le monde dit qu'aujourd'hui le cloud, alors là je parle bien des solutions cloud, c'est entre guillemets extrêmement important.

Pourquoi ? parce que c'est quand même le moteur caché de tout ce qui va se passer dans à travers les infrastructures, à travers les outils, les les bases de données, les outils de gestion des données, où sont les données, comment transitent les données. Donc là, en terme de souveraineté, le cloud est un des acteurs aujourd'hui et en plus il a été ciblé par plein de recommandations de certification aux États-Unis pour justement avoir une emprise extrêmement forte.

Les fameuses lois du FISA, les fameuses lois du cloud act sont des mécanismes qui aident comment dire alors c'est pas ce qui est le plus visible des utilisateurs puisquil voi plutôt les des outils des gars femmes mais en revanche dessous l'usine est très forte. Le 2e domaine, l'IA qui est un domaine qui est un domaine sur lequel il y a encore beaucoup beaucoup de travail à faire, mais aujourd'hui euh la verticalisation que font un certain nombre, ce que j'appelle, vous savez aujourd'hui un certain nombre d'acteurs du software, mais on va dire que les acteurs aussi de l'IA sont en train de horizontaliser et verticaliser. horizontalisé, c'estd qu'on vous met du bundle, donc on vous rajette plein de fonctions d'ailleurs que dont en général vous n avez pas besoin, mais comme ça ça permet d'augmenter les prix et puis on vous impose l'hébergement.

Donc là, vous avez plus le choix. Alors, je vais pas donner les noms parce que je veux pas leur faire la publicité mais ils sont extrêmement connus. Il vous impose que ce logiciel sera forcément sur leur cloud ou sur leur cloud de leur partenaire qui est un cloud en général américain.

Donc, c'est verticalisé, horizontalisé. Et on voit aujourd'hui une forme autour de l'IA qui sont les aglomerites en haut et bien justement de verticalisation qui fait que vous allez avoir des stacks qui vont être juste non pas 100 % américains parce que vous aurez forcément des terres rares chinoises mais en tout cas qui seront de plus en plus et donc le le comment dire l'ensemble de la valeur ajoutée l'ensemble de tout le 1000 feuilles que représente aujourd'hui l'accès à un algorithme va être très dépendant des États-Unis et donc aujourd'hui il y a un monopole de fête dans les les composants de GPU par Nvidia. Alors, c'est pas dans la filière mais c'est pour ça que je les assume.

Et donc, on voit bien que il y a une propension aujourd'hui à faire en sorte. Donc j'ai envie de dire qu'aujourd'hui l'IA est un potentiel gigantesque pour l'ensemble de l'ensemble des acteurs pour disrupter, c'est un mauvais terme, l'ensemble de l'industrie et en particulier de logiciel parce que les agents intelligents vont apparaître de plus en plus, vont rendre invisible un certain nombre, comment dire de de d'interface pour les utilisateurs. Mais en même temps, on voit que toute la mécanique aujourd'hui des grands éditeurs de logiciel en particulier américain, c'est de faire en sorte que vous n'yez plus le choix. vous êtes obligé de prendre l'agent, vous êtes obligé de prendre l'IA qui est associé et qui sont souvent d'ailleurs contrôlés hein puisque certains d'entre eux sont contrôlés.

Donc j'ai envie de dire s'il fallait en faire que des choix mais vous pourrez discuter après avec des spécialistes. Je pense que tout ce qui est autour de l'IA euh tout ce qui est autour du cloud aujourd'hui sont des sujets qui sont des sujets qui à long terme vont rajouter de la comment dire de la dépendance. Après euh l'utilisateur, la dépendance soft euh oui, c'est très difficile de sortir d'un outil quand vous avez un outil de messagerie depuis 5 ans, 10 ans, que vous avez un outil tableur que vous avez depuis 5 ans ou 10 ans, convaincre un utilisateur de changer sur un autre outil alors que ça fait exactement la même chose, c'est très très compliqué.

Mais d'un point de vue vraiment entre guillemets dépendance, euh si j'en avais deux à choisir, je choisirai ces deuxlà. Merci beaucoup. À titre personnel, j'apprécie le le premier point sur la partie du cloud parce que dans cet hémicycle, on a déjà entendu suffisamment longtemps un secrétaire d'État nous expliquer que le cloud s'était perdu et que ça servait à rien pour que le fait de le réinvestir soit une bonne nouvelle.

Peut-être une dernière question qui permettra de mettre en perspective le les choses. Euh, on [grognement] a eu beaucoup de de grandes de grandes entreprises, notamment des des grandes banques ou des grands établissements financiers qui ont fait beaucoup de développement en offshore, notamment en Inde à une période. Il y a eu du même ensuite du run qui a été fait par au sein de ces pays-là.

Dora est arrivé, il a fait que un centre d'entreprises ont rapatrié en Europe le le la partie run et puis commence à se poser la question de le rapatrier la partie de développement. Est-ce que pour faire et ça fera le lien avec la partie IA, est-ce que l'arrivée de de d'IA antique du type cloud code va changer complètement la filière ? Est-ce que on peut se dire aujourd'hui nous que les chiffres que vous avez donné au début de votre audition en disant bah voilà ce que ça représente comme nombre d'emplois, est-ce que on peut garder ça encore pendant un ou 2 ans comme étant une base sûre ou est-ce qu'on peut même d'ors et déjà se dire que ça va se diviser et qu'il faut pas raisonner pour ce pour tirer une perspective comme on le faisait avant se disant que 22 % de la red se fera forcément avec des développeurs employés en France ou en Europe.

Euh vous avez euh c'est clair que pour la filière, l'enjeu aujourd'hui de l'arrivée des outils d'intelligence artificielle dans le développement, dans le support, euh dans la génération aussi de tout ce qui est marketing va et c'est pas que la filière numérique hein, euh va certainement transformer radicalement les métiers. Et j'ai envie de dire, vous avez raison, on parle souvent d'une société qui a d'ailleurs été développée par un Européen qui s'appelle Open Clow, qui aujourd'hui est en train certainement de disrupter la façon dont on génère des outils informatiques à travers des agents et que les utilisateurs vont pouvoir programmer des agents intelligents et finalement le le logiciel va disparaître, va être invisibilisé et qu'en fin de compte on va utiliser des données. Ce seront des bases de données sur lesquelles des agents intelligents.

C'est peut-être un peu prospective et un petit peu de la science-fiction, mais c'est une réalité. Donc oui, je pense qu'aujourd'hui, en tout cas nous, on en discute beaucoup au niveau de la filière, euh l'adoption au sein de la filière de l'ensemble de ces outils est une nécessité. Je je relativiserai en revanche le comment dire c'est que les risques et les opportunités sont à saisir et donc maintenant il faut trouver la bonne mesure pour faire en sorte que nous ne soyons pas submergés par les risques et en particulier sur les emplois aussi par la dépendance parce que si tous les outils sont des outils que nous ne maîtrisons pas et bien une grande partie de l'expertise et de l'évolution se passera ailleurs.

Et donc c'est encore plus important dans le cadre pour la filière mais aussi pour les utilisateurs parce qu'il faudra se leurer l'IA va aussi changer et révolutionner l'ensemble de l'utilisation au sein des entreprises. Et bien il est indispensable justement que l'on continue à renforcer nos outils, qu'on soit capable de faire en sorte que nous les maîtrisions, que les entreprises qui puissent les proposer soient avec comment dire un ancrage qui soit le plus européen. sans parler des valeurs par rapport à l'ensemble de ces sujets là, mais c'est aussi un sujet par rapport à l'utilisation de la donnée et comment on peut l'udia peut être influenable ou influencé, je sais pas dans quel sens il faut le faire.

Donc oui, c'est un vrai enjeu et aujourd'hui, est-ce que je peux vous garantir que la création d'emploi pour l'ensemble de la filière sur les 10 prochaines années est garantie par rapport à ce qui est en train de se passer ? Certainement pas. En revanche, ce dont je suis certain, c'est que si nous n'avons pas une filière forte, et bien le développement se passera ailleurs.

Merci beaucoup. Euh merci pour votre disponibilité et d'avoir répondu à nos questions. Je le redis à chaque chaque audition mais nous nous le pensons vraiment.

S'il y a des éléments qu'on a pas abordé, que vous souhaitez porter la connaissance, n'hésitez pas à nous en faire part. Il de choses sur lesquelles il y a il y a des demandes effectivement de la part de la rapporteur sur le modèle allemand. vous avez promis de de lui transmettre.

Mais s'il y a d'autres sujets qui apparaissent et si au moment des auditions vous vous entendez quelque chose qui génère une réaction positive ou négative de votre part, n'hésitez pas à nous en faire part. Voilà, merci beaucoup et je lève la séance.