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interviewBackseat· 17 mars 2024 162 min

BACKSEAT - S03E17 - Avec Charles Villa & Elsa Faucillon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On fera un best off à la rentrée. [Musique] Backat, le film, c'est un documentaire exceptionnel que nous préparons. En un mot, ça raconte l'année 2023 une année d'embrasement à travers les yeux de Back, à travers le regard de toutes celles et tous ceux qui ont participé à l'émission l'an passé.

Tu veux voir ce documentaire en avant-première sur grand écran dans un MK2 avec tous les membres de l'équipe et ben clique ici et inscris-toi. En plus, si tu es abonné à Back, tu as reçu un code promo. À bientôt et bonne émission. [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Bienvenue sur backsit.

Bonsoir. Bonsoir le public. Merci d'être là.

Merci du fond du cœur. Bienvenue à vous. Bonsoir et bienvenue dans cette formidable émission.

On va parler de politique, bordel de merde. On a hâte de vous retrouver. Bonsoir à vous le chat, vous qui nous regardez sur Twitch.

Actuellement, vous êtes avec nous, le chat est sur le plateau. Bonjour à vous si vous nous regardez en replay sur YouTube et bonjour aussi si vous nous écoutez en podcast. Chers amis, ce soir, j'ai le plaisir d'être entouré de magnifiques chroniqueurs et chroniqueuses.

On est notamment avec Antoine Bristiel. Salut Antoine. Salut Jean.

Docteur Antoine Bristiel. Exactement. On peut l'applaudir.

Ah ouais. Antoine, depuis quelques jours, tu es docteur en sciences politiques. Oh là là.

Ah ça claque. Raconte. Tu as fait une thèse sur quoi ?

J'ai fait une thèse sur l'influence des nouveaux médias sur le rapport à la politique. Ah en fait j'ai fait une thèse sur backsit. Ça nous parle.

Mais tu es au bon endroit. Et ben c'est pour ça j'ai choisi la place de chroniqueur ici. Pourquoi à ton avis ?

Bref le en fait c'était infiltré. Je suis complètement un infiltré mais je prends des note hein. Tu as vu ?

J'ai un carnet mais je vois ça. Non non c'est très pro hein. C'est Et bah oui c'était une thèse pour voir en gros en quoi les les différentes façons de t'informer sur la politique ça avait une influence sur la participation électorale sur le choix que tu allais faire au moment des élections.

Et tu as découvert des trucs en particulier qui sont particulièrement saillants et intéressants ? Ben j'ai vraiment fait chier j'enfonce des portes ouvertes c'est tout. En gros euh ça remet pas mal en discours en en cause le discours que tu voyais pas mal dans le gouvernement ces derniers temps qui était de dire qu'il y avait un énorme problème avec les réseaux sociaux, que les réseaux sociaux c'était le mal absolu et que si tu t'informais sur les réseaux sociaux ben ça allait avoir plein d'effets néfastes sur la démocratie.

Et en fait quand étudie le sujet un petit peu plus sérieusement ce que j'ai essayé de faire si tu te rends compte que c'est pas du tout le cas et que c'est pas du tout un mal, c'est pas du tout une cause de la crise de la représentation politique qu'on voit actuellement. D'accord. OK.

Bah c'est trop cool. C'est trop cool. On est aussi avec Léa Chambonsel.

Bonsoir Léa. Bonsoir Léa, tu es la fondatrice du média Popo et tu es également l'autrice d'un nouveau livre qui vient de sortir, un livre qui s'appelle Au revoir Simon. Qu'est-ce que c'est que ce projet de bouquin ?

Ah bah c'est c'est plus un projet puisque ça y est il est 3 semaines. Depuis 3 semaines tout juste. En fait c'est un essai fiction.

Je raconte l'histoire d'une mère et d'une fille qui sont militantes ensemble. La mère tombe dans le coma pendant 8 ans. Elle se réveille dans une société féministe et sa fille qui était persuadée que sa mère allait se réveiller a décidé de porter ce flambeau de la lutte et de tout documenter.

Donc elle lui écrit des lettres pour lui raconter un peu comment est venue cette révolution féministe. Donc c'est un livre de fiction mais qui a un fond politique. Tu essayes d'y défendre une idée quand même.

Oui. Ah oui oui. Bah l'idée c'est en quoi il serait intéressant d'avoir un vrai véritable projet politique, un véritable projet société féministe ?

Tu tu dis que le féminisme pourrait remplacer ce qu' a été le socialisme par exemple pendant longtemps. Exactement. et ce serait vachement mieux.

Spoiler. D'accord. Donc au revoir Simon à retrouver dans toutes les bonnes librairies et à retrouver aussi Ah bah voilà, regardez, on a on a le bouquin Au revoir Simon manifeste pour un féminisme politique et révolutionnaire écrit par les Cham en Boncel et c'est aux éditions Belfond.

Tout à fait. On est également avec Malek Délué. Salut Malek.

Salut Jean. Salut tout le monde. Comment tu vas Malek ?

Ça va, ça va très bien. Ça va très très bien. Tout roule pour toi et ben écoute, on est content de te retrouver.

Tu es toi l'auteur du podcast qui s'appelle Autour de moi. Un podcast dans lequel tu demandes à tes invités de ne pas parler d'eux mais de parler des gens qui les entourent. Exactement.

J'ai tourné un épisode cet après-midi. Je ne peux pas encore vous donner le nom de l'invité. Mais vous n'allez pas être déçu.

Mais c Mais vous n'allez pas être déçu. Allez. Ah, j'aime bien ce petit teaser là.

Pas commander. Il va falloir l'écouter celui-là hein. Ouais, il va falloir l'écouter.

Il sort quand d'ailleurs ? Il sort jeudi prochain. Ah, dans OK, d'accord.

OK. OK. Euh le 21, je sais pas.

Bon là, je les dates jeudi prochain. Très content de te retrouver en tout cas Malek. Merci à tous les trois d'être avec moi.

J'en profite pour vous remercier publiquement d'avoir maintenu l'émission afflo en mon absence notamment Malek et Léa. Vous avez joué le rôle de présentateur et présentatrice de l'émission. Donc merci à vous d'avoir assuré pendant que j'étais peux dire maintenant que c'était un PCH raté.

Maintenant, on peut le dire vraiment pour on s'est mis à tr avec on était là on y va on tente quoi 20e siècle les pou ça marche plus non ? Non non, c'est c'est dit hein, la force du Nombre. Mais non non non, c'est une autocratie ici.

De toute façon, on peut pas. Je suis indéboulonnable. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Euh, il y a autre chose qui est indéboulonnable, c'est vous, cher public et j'aurai le plaisir. Oh, c'est beau. Et on aura le plaisir de vous retrouver bientôt puisque va sortir le documentaire backseat le film 2023, l'année de l'embrasement.

La sortie aura lieu, vous voyez la fiche. Euh on va faire une avant-première qui sera diffusée au MK2 bibliothèque à Paris. On a pété les scores de vente de place.

Donc là, on est dans la plus grande salle du cinéma MK2, une salle de 600 places. Donc je dois vous dire ce soir qu'il reste beaucoup de places à vendre par manté dans la salle de 600, bah faut la remplir. Donc venez avec nous mes amis.

Le 26 mars, ça va être une soirée exceptionnelle. On va euh avec toute l'équipe de Backse qui sera présent, quasiment toute l'équipe de Backse qui sera présente, on va vous présenter ce film, ce documentaire, le regarder avec vous et euh après euh la diffusion, on vous donne rendez-vous dans un bar à Paris. Il y aura des coups à boire pour les personnes qui auront pris leur place avec le club backseat.

Il s'agira gourou à Paris, un bar qui nous accueille donc pour faire un petit peu la teuf et pour boire des coups et pour célébrer ce ce documentaire. Il y aura des trucs intéressants dans ce bar puisqu'il y aura un petit stand où vous allez pouvoir acheter et faire dédicacer le livre de Léa. Allez, on est en train de caler ça avec l'éditeur et cetera.

Donc vous allez pouvoir voilà déjà rencontrer Léa et puis vous faire pas sûr de venir mais ouais mais acheter le livre pas de souci et bien sûr qu'on sera là. Donc vous pourrez euh vous pourrez vous faire dédeter le livre sur place et vous le faire dédicacer par Léa. Vous pourrez également acheter la gour de backsite, elle sera en vente euh sur place parent si vous voulez.

Si on trouve des marqueurs indélébiles. En vrai, il y a moyen, ça peut me faire marrer. Euh voilà.

Et il y aura aussi un troisième truc qui me fait marrer, c'est que le patron de ce bar qui s'appelle Poka nous a réservé une surprise. Il y aura un burger back seat spéci édition spéciale qui va être fait. Je te jure que c'est vrai.

Il y aura quoi dedans ? Un burger back seat aux couleurs de l'émission. Il sera un peu épicé. petite ve culinaire.

Voilà couleur de l'émission, c'est-à-dire j'en sais rien justement, c'est ça qui est drôle, c'est que je sais pas à quoi ça va ressembler ce burger. Je vais le découvrir en même temps que vous. Donc voilà, prenez vos places, venez avec nous chers amis le 26 mars au MK2 bibliothèque, on va regarder un documentaire dans lequel Léa, Antoine et Malek, vous avez été interviewé.

Vous êtes dans le docu. Alors, même question que au chroniqueur de la semaine dernière, ça vous a fait quoi d'être interviewé dans ce doc ? Ça faisait plaisir d'être sur backsit.

Non mais c'est chouette de voir qu'il puis y avoir de d'autres formats que celui qu'on fait habituellement le le jeudi soir et enfin j'ai hâte de voir ce que ça va donner ce Docu. Bah ouais, j'ai hâte aussi. Léa, tu as été interviewé toi aussi.

Ouais ouais. C'est un retour sur l'année 2023. C'est un peu particulier comme exercice aussi.

Il faut se remettre dans le bain de ce qui a été l'année 2023. Oui. Ouais déjà.

Et puis enfin étant donné que j'étais déjà là à la première saison, c'est vrai que ça fait un petit je sais pas, ça faisait un petit truc genre en mode 2023. C'est vrai, il y a eu tout ce focus 2023 mais en fait bah pour moi c'est vachement plus de souvenirs que 2023. Donc peut-être que ça vaudrait le coup de de faire un docul sur 2022.

Du coup une prochaine une prochaine ouais une prochaine émission 2022, je sais pas. Mais non, c'était très cool et puis j'ai hâte de voir le résultat surtout. En même temps, c'est tellement n'importe quoi ce qui se passe dans le pays dans le monde et pas seulement depuis de pas seulement 2023.

C'est dur de se rappeler mais spécifiquement en 2023 c'était quoi les problèmes ? Mais euh mais quand tu te souviens 2020, c'est pour ça qu'on a appelé ce film l'année de l'embrasement, c'est parce que c'était la réforme des retraites, ça a été les émeutes après la mort de Na, ça a été euh les attentats du 7 octobre, ça a été l'invasion de Gaza. Euh ça enfin voilà, c'est c'est ce ne sont que quatre exemples de ce qui s'est passé au cours de cette année qui a été une année très particulière et c'est ce que raconte ce documentaire avec des personnalités qui sont venues sur le plateau de Backseit pendant l'année 2023 qui ont accepté de revenir témoigner face caméra pour raconter leur passage sur le plateau.

C'est c'est ça. Moi quand je suis venu faire mon interview, quand je repartais, Manè Nadel me me remplaçait. Donc on s'est relayé comme ça et puis non et puis pour ce petit pour ce petit documentaire, j'ai dû moi aller dans ma petite cave aux archives pour pour nourrir ce documentaire.

Vous retrouverez des photos de moi enfant en train de commencer la politique. Voilà, ça m'a Oui oui oui. Non mais je vous le dis, c'est ça m'a demandé un petit travail de recherche et voilà pour Back je je fais ce sacrifice et surtout c'est des potes là qui m'ont dit ça.

C'est vrai qu'on va quand même aller voir un documentaire backseat dans une salle de ciné où normalement on part voir des gros films. Et ça ça me je réalise toujours pas. Ouais sering c'est marrant aussi de revoir tous les ministres qui se sont fait virer après le passage de backit quand même.

On va on parle de on parle de la malédiction backsit. Il y a il y a ils seront invités. Il y a Clément B qui témoigne dans le documentaire qui revient d'ailleurs sur la malédiction backit.

Clairement, on assume complètement de parler de la malédiction back. 15 jours après, il y avait un remanement et j'étais plus ministre. Bref, ce sera à découvrir dans le docu backsite le film.

Chers amis, je vous propose qu'on passe à l'invité de la semaine. Je vous demande d'accueillir notre invité. Il est journaliste pour Brut, réalisateur d'un documentaire qui va sortir sur Prime Vidéo la semaine prochaine.

Mercredi prochain. Il revient sur la Love Army et sur le personnage de Jérôme Jar. Un tonre d'applaudissement pour Charles Villa. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Bonsoir.

Salut Charles, je suis super content de t'accueillir sur le plateau de Backit à nouveau. Je crois que tu étais déjà venu sur la première saison. Ah non non, tu étais pas venu.

Non, quand je te dis quand je dis dans une autre émission et oui non non, j'aurais dû demander à Léa avant mais ça faisait longtemps que je voulais venir. Donc écoute, ça me fait super plaisir. D'autant plus plaisir de t'accueillir pour la première fois.

Tu es journaliste grand reporter pour Brut. On t'a vu en Syrie, on t'a vu en Ukraine, on t'a vu en Tchad. Euh pour ceux qui ne te connaissent pas encore, c'est quoi ton domaine de spécialité ?

C'est l'international, c'est les crises, c'est les guerres ? C'est quoi ? Euh oui, c'est entre guillemets, c'est la géopolitique, mais je travaille principalement en zone de conflit et sur les crises humanitaires.

D'accord. Donc je travaille surtout au Moyen-Orient en ce moment et en Afrique sub-saharienne. Pourquoi tu as choisi de faire ça chez Brut ?

Ça s'est fait comment ? Euh bah, il cherchait un grand reporter. Il y a, je suis arrivé chez Brut il y a 7 ans maintenant, en 2017. il cherchait un grand reporter assez jeune et on n'est pas tant temps que ça en réalité à faire ça.

Et euh et ils m'ont recruté après un reportage notamment le tout premier que j'ai fait pour pour Brut, c'était celui-là, la Love Army au Bangladesh avec plein de créateurs de de YouTube et ça a commencé comme ça. On va en reparler et c'était la première fois que tu faisais un premier, tu es allé au Bangladesh avec la B. On va en reparler dans pas longtemps.

Est-ce que est-ce que est-ce que Brut t'offre des conditions particulières de travail que tu pourrais pas faire à la télé par exemple pour faire du documentaire ? Ah ouais, bah j'ai carte blanche. Je fais ce que je veux, quand je veux, je pars où je veux.

Ils me font suffisamment confiance pour que je puisse traiter les thématiques que je veux. Donc ouais non, ça à la télé ça existe pas. OK, d'accord.

C'est qui tes modèles ? Tu t'es inspiré de de créateur sur internet ou pas sur internet d'ailleurs ? Grand reporter.

En vrai, il y a un journaliste que j'aime beaucoup sur YouTube qui s'appelle Johnny Haris. Euh, qui a une grosse chaîne YouTube aussi. C'est un journaliste qui a beaucoup et fait de reportages dans des zones où je suis déjà allé qui travaillait pour un média américain qui s'appelle Vox.

Ouais. Oui. Et donc lui, j'aime beaucoup ce qu'il fait.

Mais sinon euh en vrai sur YouTube en France, il y a très peu de journalistes qui font du contenu. Il y a très peu de médias qui font du contenu adapté à à YouTube. Donc c'est difficile.

Moi mes modèles, c'est plutôt ce qui se fait aux États-Unis. Ouais. Tu es un peu iconoclast dans le paysage français.

C'est intéressant. Un autre truc qui est intéressant dans tes dans ton travail, dans tes documentaires, c'est que tu te mets en scène. Parfois, il y a une notion d'incarnation et ça donne quasiment naissance à une communauté.

Charles Villa, on on se sent être avec toi sur le terrain. C'est c'est une signature particulière de ton travail. Euh bah, ça l' devenu en le pratiquant en fait.

Moi, j'ai surtout commencé à incarner mes reportages parce que je savais que ça permettrait de leur donner plus de visibilité sur YouTube. YouTube, c'est vraiment une plateforme de créateur. Donc le contenu incarné marche beaucoup mieux que celui qui ne l'est pas.

Donc c'est avant tout pour ça parce que moi je je venais du documentaire sur France incarté complètement désincarné et rien à voir la vieille voix off. Exactement. Et c'est vraiment pour toucher un public plus large que j'ai commencé à faire l'incarnation.

Je suis pas allé avec un plaisir fou et au final vu que ça parlait beaucoup aux gens euh bah j'ai persévéré là-dedans et ouais maintenant c'est c'est difficile de pas incarner ce que je fais sur le terrain. Ouais, moi ce qui m'intéressait dans ce que tu disais et notamment dans tout le travail que tu fais aussi, tous les youtubeurs que tu as pu suivre notamment Love Army et cetera, on vient de faire un dossier chez Popol sur féminisme et internet et on a vu notamment comment la cause féministe était très présente sur les réseaux sociaux, tous les points positifs que ça pouvait avoir en terme d'information, de sensibilisation, de vulgarisation et cetera, mais aussi parfois des points négatifs où on voit que certaines personnalités peuvent un peu effacer la cause en quelque sorte du fait de leur personnalité et que les gens vont être plus au taquet pour suivre la personne que vraiment s'intéresser à la cause. Et aussi d'autres qui par ailleurs en font un peu un fond de commerce, tu vois, de manière un peu opportuniste.

Est-ce que c'est des choses que toi tu arrives à comment dire ? Comment tu t'anticipes ça aussi et comment tu l'analyses par rapport à cette nouvelle vague émergente mi journaliste, mi influenceur, influenceuse ? Moi je pense que c'est une histoire de dosage, tu vois.

Je pense que si je me mettais trop en scène, si je tournais trop la caméra vers moi dans mon travail, on me le reprocherait tout de suite. Surtout dans ces zones là où je filme des gens qui sont quand même dans des situations extrêmement difficiles. Et donc c'est une histoire de dosage.

J'essaie de de me mettre en scène dans les moments où je peux vraiment apporter quelque chose d'explicatif ou de contexte que tu peux difficilement le faire dans un plateau à Paris. Tu vois, si je vois quelque chose, bah je vais soit le filmer, soit tourner la caméra pour montrer, donner une explication. Mais je le fais pas tant que ça en réalité dans mes reportages.

Souvent, il y a un plateau début de contexte pour expliquer pourquoi je suis parti là-bas, à quel moment et cetera. Et après, il y a quelques plateaux init mais j'en mets pas trop. Et surtout, je me mets rarement en scène dans les échanges avec les gens.

Une fois que je suis avec les gens, en général, je les filme eux, je suis en séquence avec eux. Ils vont être seuls face à l'image quand ils vont parler de leur leur histoire. et je vais pas être à côté d'eux, tu vois, par exemple.

Donc euh je pense c'est surtout euh une histoire de de dosage. Et après, par rapport aux influenceurs, encore une fois, moi je suis tellement seul en fait dans ce que je fais aujourd'hui que j'ai pas trop de d'autres exemples avec euh qui comparaît. Euh toi, tu penses à qui par exemple notamment sur les ces féministes ?

Non, non, non, mais je pensais par exemple notamment, tu vois, sur typiquement sur Love Army. Ouais, c'est tu avais l'impression qu'il y avait un peu de ça quoi. Enfin, on pas on va pas tout disclose maintenant, mais c'est surtout sur cette expérience là que je voulais avoir ton retour.

Ouais. Alors en fait, mais ça c'est un peu différent parce que c'est pas vraiment un reportage et de la création de contenu à proprement parler. La Love Army, ils y allaient vraiment pour essayer d'aider et l'objectif c'était de lever des fonds et après de faire des projets.

La création c'était important pour lever les fonds, donc faire des vidéos, des stories et cetera, mais c'était pas l'essence même du projet. Et pour lever des fonds, c'est pour c'était obligé d'incarner. Enfin, en tout cas, pour lever beaucoup d'argent comme ça, c'est pour ça que c'était une forme de révolution aussi.

Il fallait forcément que ça soit incarné. euh par des gens que les gens connaissent euh ou des créateurs que les gens connaissent massivement pour pouvoir lever des fonds très vite. Donc je pense tuas dans un premier temps, oui, ils effacent un peu la cause euh mais si c'est fait intelligemment euh tu peux vite avoir la levée de fond et ensuite bah on laisse la place à l'histoire des gens sur le terrain.

Alors pareil, c'est une histoire de dosage. Après, c'est vrai qu'il y a beaucoup de créateurs qui arrivent pas du tout, des influenceurs qui arrivent pas du tout et qui font même de la merde sur le terrain en se mettant en scène tout le temps dans des trucs assez cringes. Ouais, ça arrive.

Mais pour le coup, moi j'ai pas trop vu j'ai pas trop été en contact de de ça dans ce que moi j'ai pu faire. OK. On te reçoit ce soir Charles parce que tu viens de réaliser un documentaire qui va sortir mercredi prochain sur Prime produit par Brut qui s'intitule #GLAmy.

Où es-tu Jérôme ? Tu y reviens notamment sur une série de reportages que tu avais fait. Tu en parlais euh entre 2017 et 2019 sur Jérôme Jar, un influenceur qui avait décidé de se lancer dans l'humanitaire et qui a complètement disparu des radar depuis 2019.

On va regarder un extrait de ce documentaire qui sort mercredi. Bravo, bravo Charles pour ce documentaire donc qui sort mercredi prochain sur sur Amazon Prime. Euh je précise que Vincent qui fera son PowerPoint tout à l'heure participe également au documentaire en tant que journaliste.

Il a il travaille avec toi sur cette enquête que tu mènes. Est-ce que tu peux essayer de nous résumer l'affaire déjà pour ceux qui ne connaissent pas ? C'est qui ce Jérôme Jar et c'est quoi cette histoire de Love Army qu'il l'a lancé ?

Alors Jérme Jar, c'est en fait c'était un des influenceurs français les plus connus dans le monde. C'était une énorme star de Vine, un réseau social qui a disparu qui a un peu l'ancêtre de TikTok. OK.

Ouais. Et euh et c'était voilà un des influenceurs les plus connus dans le monde, le français le plus connu dans le monde sur internet. il avait même lancé la carrière de pas mal de très gros influenceurs américains et c'est aussi un des premiers créateurs à avoir décidé d'utiliser sa notoriété pour essayer de faire le bien entre guillemets.

Et donc il s'est lancé dans l'humanitaire. Il a commencé par des petites missions jusqu'à une première très grosse mission en Somalie pour essayer d'aider les gens victimes de la famine et ça a été un rat de maré international sur les réseaux sociaux. Euh voilà, ça a été partagé dans le monde entier, enfin c'était sans précédent.

Ceux qui ont assisté à ça à l'époque sur Twitter et Insta, je pense qu' ils s'en rappelleront. Et après, il a décidé de faire une mission juste après celle-là, quelques mois après, il a fait une autre mission au Bangladesh pour essayer d'aider les réfugiés Roinga, une minorité musulmane persécutée en Birmanique qui a trouvé refuge au Bangladesh. Et avec lui, il a emmené des très gros créateurs français comme Mister V, Seb, euh le grand JD, Natou, voilà. et euh notamment aussiarcy et DJ Snake qui sont des très très gros artistes et ils ont levé plusieurs millions de de dollars en en quelques semaines et après ils ont développé des projets humanitaires dans le camp.

Et donc moi pour Brut à l'époque, j'avais suivi cette levée de fond et ensuite j'avais j'y étais retourné, je le je le dis là dans le petit teor que vous venez de voir, j'étais retourné pour essayer de suivre le développement des projets qui avaient l'air de se passer bien au début jusqu'à que en fait quelqu'un m'alerte dans ces projets qui s'occupait des projets et qui m'a dit que ça se passait pas aussi bien que ce que Jérôme racontait sur les réseaux sociaux. Donc c'est l'histoire de qu'est-ce qui s'est passé vraiment au cours de cette mission. Malek, euh on peut dire qu'on a vu le début euh de de de la série de cul et que et que j'ai vraiment kiffé.

Ça m'a surtout permis de me rappeler euh le phénomène que c'était. Jérôme Jar, j'avais complètement oublié et en vrai, je crois que je faisais même partie de de l'élan parce que il se permettait de de d'interpeller sur Twitter des grands dirigeants, des grandes multinationals, les présidents. Ouais.

Ouis. Et ça marchait en plus des fois. Donc la force de frappe était était était incroyable.

Est-ce que tu dirais que malgré toute sa bonne volonté, il s'est retrouvé dépassé par la machine ? Ouais. Bah pour resituer un peu dans le contexte, c'est quelqu'un qui est devenu une star des réseaux sociaux assez jeune aux alentours de 22 23 ans.

Et au moment où je suis la Love Army, on est en 2017, on a tous les deux 27 ans et lui c'est voilà, c'est un des influenceurs les plus connus dans le monde. Il peut mobiliser les plus grandes stars du monde entier et pas que les réseaux sociaux des artistes, des grands acteurs et cetera. il peut interpeller des présidents, des multinationals.

Donc il avait un pouvoir phénoménal pour quelqu'un de 27 ans. Et c'est vrai que quand tu resitue dans le contexte aujourd'hui, on se rend compte de ce que c'est la pression des réseaux sociaux euh de santé de ce que ça peut provoquer en terme de santé mentale et cetera. lui c'était voilà, c'était l'influenceur qui qui recevait le plus de notifications, je pense de de de dans le monde.

Enfin, en tout cas, le français qui en recevait le plus et qui avait une ambition folle, c'était vraiment de révolutionner le monde de l'humanitaire. Et à cet âge-là, bah ouais, peut-être que en fait ça l'a sûrement dépassé à un moment ou un autre. Léa, il y a peut-être un truc qu'on a oublié de dire, je crois, c'est que en fait on a pas de nouvelles, c'est ça ?

Euh alorsut, il a disparu enfin réseaux. En gros, à partir de il a arrêté de communiquer sur la Love Army au Bangladesh euh en 2019 à peu près. Il a fait deux trois posts sur Instagram début 2020.

Ensuite, il a complètement disparu pendant 2 ans et demi. Il est revenu en juin 2022 où il a posté sur Twitter le bilan de la Love Army, le rapport final un peu sorti de nulle part et il est revenu là très très récemment. sur les réseaux sociaux fin décembre euh au moment où on était en train de terminer le documentaire et il est au courant qu'on fait ce documentaire parce que évidemment je l'ai contacté.

C'est ce que j'allais te demander. Tu as échangé avec lui ? Ouais.

Ouis. On a échangé par mail parce qu'il a pas voulu répondre dans une interview filmée aux questions que j'avais à lui poser. Donc on a échangé par mail pour pour qu'il y réponde.

D'accord. Antoine, tu tu dis dans le dans le petit extrait qu'on vient de voir, les réseaux sociaux peuvent aider les populations civiles et de manière plus globale, à quel point tu penses justement que c ce type d'engagement dans la vie de la cité ou dans la dans l'humanitaire qui passe pas par des institutions classiques établies qui peuvent avoir toute leur lourdeur mais aussi une forme d'organisation qui est plus structurée et plus professionnelle. Est-ce que tu penses que c'est vraiment un modèle pérenne ?

Bah, on en parle beaucoup dans le doc de ça que en fait c'est deux mondes assez différents et c'est je pense c'est ça le problème qu' a eu Jérôme, c'est qu'il s'est heurté à une réalité qui est extrêmement complexe. Les crises humanitaires c'est des sujets très difficiles. Le terrain c'est si tu t'inscris pas dans le temps, bah c'est quasiment impossible d'avoir une action pérenne et efficace dans l'humanitaire.

Donc on revient un peu là-dessus que il s'est pris un mur du réel mais qu'en même temps c'était un outil formidable pour faire évoluer des situations pour interpeller euh des puissants tu vois qui qui sont concernés par ces sujets-là. Donc on on l'aborde un petit peu et moi, tu vois de de par mon travail qu'aujourd'hui je travaille principalement sur les réseaux sociaux, je produis des documentaires sur YouTube, mon travail a beaucoup plus d'impact dans le réel que à l'époque où je travaillais à la télévision. Donc donc je pense c'est des outils qui sont vachement complémentaires et le problème qu'a eu Jérôme notamment, c'est qu'il a essayé de créer une séparation entre ces deux mondes et de de faire ça un petit peu dans son coin.

Et c'est là où ça a bloqué, c'est que voilà, les grandes ONG euh elles ell elles s'inscrivent dans la durée, c'est des grosses structures parce qu'il faut des grosses structures. Le monde humanitaire c'est des corps de métier extrêmement différents. Ils font une énorme expertise.

Donc donc voilà, c'est il y a très peu de place à l'amateurisme si tu veux faire les choses bien et si tu veux pas créer plus de souffrance que les populations dont on parle. Ça me fait penser à Zérator qui lui a souvent été interpellé sur son chat par des gens qui lui disent "Vas-y, crée ton assaut, crée ton assaut pour les events". Et Zerator a toujours répondu "Non, non, c'est un savoir-faire.

Moi, je récolte de l'argent pour des associations et des organisations qui existent déjà qui ont pignon sur eux, qui savent gérer des millions parce que c'est dur de enfin, c'est un savoir-faire, c'est une matière particulière. Toi, tu as suivi le Z Event la semaine dernière, on recevait Mister MV qui est venu nous parler de Speidon. Quel regard est-ce que tu portes justement sur ce caritatif en ligne, sur ses personnalités d'internet ?

J'en ai fait partie, qui incite à faire des dons. Ben moi, je trouve ça super. En vrai, j'ai suivi la plupart des events, on s'est croisé plusieurs fois et j'essaie toujours de mettre en avant ce type d'initiative un peu comme je l'avais fait à l'époque sur Brut avec la Love Army parce que je pense que c'est important de soutenir des associations qui sont sur le terrain et qui parfois font le taf que font pas les gouvernements.

Et et ouais, je trouve que c'est le bon modèle. C'est-à-dire tu choisis en plus bah le dernier Z Event c'était sur l'environnement et Infin ça a été des associations qui avaient été choisies par le public. Euh donc euh moi je trouve que c'est la meilleure formule de de parler de certaines associations qui sont sur le terrain qui font du taf et que les influenceurs lèvent des fonds mais qu'après ils laissent faire le travail à des professionnels qui sont déjà implémentés dans ces milieux-là.

C'est euh c'est vital. Et après quit à avoir et ça je l'ai fait notamment avec Zera et Dash de les accompagner pour qu'ils suivent les projets de temps en temps ponctuellement pour voir comment l'argent a pu être dépensé. On l'a fait avec si peur, je l'ai fait avec action contre la fin et cetera.

Et pour moi, c'est ça le meilleur modèle, c'est cette complémentarité là. Qu'est-ce que Qu'est-ce que cette affaire Jérôme Jar ? Alors, je sais pas est-ce que est-ce que tu dirais que la Love Army a été un fiasco ?

Non, non, non, pas du tout. Non, non, parce que c'est pas une arnaque, c'est pas Mais on pareil, on en parla un peu dans le documentaire, notamment avec les créateurs qui reviennent beaucoup sur cette expérience là. Euh je vais pas dire que les Ringa très peu de gens auraient entendu parler si Omaris et les créateurs n'y étaient pas aller parce qu'il y a plein de médias qui qui en parlaient qui faisaient le taf mais ça fait pas forcément la une des gité régulièrement et cetera et c'est vrai que à partir du moment où ils y sont allés la presse en a parlé pendant une semaine nonstop.

Enfin, tu pouvais pas ne si tu même si tu regardais les médias traditionnels, le JTTF en a parlé et cetera, tout le monde parlait que de ça et sur les réseaux sociaux, tout le monde ne parlait que de ça. Donc ça permettait quand même de mettre la lumière sur des crises qui par exemple quand moi je travaillais à la télé mais tu vois, je couvrais beaucoup la famille dans Afrique sub-saharienne. Voilà, ça ça c'est pas que ça intéressait personne, mais ça intéressait pas forcément les médias et c'était difficile de rendre ça visible.

Là, le vrai pouvoir de la Love Army pour moi, c'était ça. Et ensuite cette capacité de lever des fonds qui aurait pu permettre de déployer tout de suite euh pour des association des gros projets humanitaires qui qui sont vraiment utiles et qui viennent vraiment en aide aux gens et qui saufent des vies. Non, je trouve que que c'est moi je trouve que c'était une très belle aventure qui a eu plein de défauts euh et c'est ce qu'on raconte dans la série documentaire, mais que il faut pas que ça soit derrière le la leçon qu'on voulait donner avec ce documentaire.

Vous voulez pas surtout pas que ça soit il faut pas donner quand des influenceurs se rendent dans ces endroits-là. En fait, faut le faire mais il faut qu'il y ait un contexte et il faut que ça soit très encadré. Léa, quand quand tu tu parlais de la nécessité de s'inscrire un peu dans le long terme sur sur ce type de de couverture d'événements, euh toi lorsque tu vas dans un pays en guerre euh que tu fais tes documentaires et cetera, comment tu arrives à assurer un suivi l'évolution de la situation ? parce que tu vois par exemple, on parle beaucoup c'est-à-dire que je pense par exemple au à la Birmanie Ouais. euh post Ringa.

Ensuite, il y a eu aussi cette question de toute la toute la pardon toute la guerre civile euh toutes les manifestations qui ont été très sévèrement réprimées et c'est vrai que nous on s'était dit bah 1 an après, on va voir un peu ce qui se passe. Et on avait eu plein de messages de gens qui nous avaient dit mais merci d'en reparler parce qu'en fait euh on a eu les projecteurs qui ont été braqués dessus pendant pendant des semaines et puis après ça était un peu tombé dans les oubliettes. Comment toi tu essayes justement de faire en sorte que les sujets que tu traites ne sont ne soient plus jamais oubliés ?

En fait, la clé c'est la récurrence. En vrai, c'est la seule chose qui permet et puis même, je pense que ça ferait beaucoup de bien au médias d'être plus récurrent sur toutes ces crises là. Et je fais une grosse généralité parce que même nous même moi je peux pas je retourne pas régulièrement sur tous les endroits où j'ai pu y aller.

Même si aujourd'hui j'essaie de plus faire de nouvelle zones. J'essaie de retourner dans dans les pays où j'ai où j'ai pu travailler. Mais c'est la récurrence, la clé, c'est de d'y retourner régulièrement, de pas de pas laisser tomber ces crises dans l'oubli et euh et c'est quelque chose qui est pas forcément évident quand même pour les journalistes qui travaillent dans des médias parce que en vrai, il se passe tellement de choses dans le monde, les effectifs sont réduits donc il faut aussi faire des choix sur les crises qu'on va couvrir et cetera.

Moi chez B, on est plusieurs à faire ça, mais en réalité je suis celui qui parle le plus à l'étranger et mine de rien, bah je peux pas être partout tout le temps. Euh en sachant qu'il y a des endroits où je suis allé où je peux plus aller parce que j'y suis allé euh sous une fausse identité. Enfin, tu vois, j'ai trouvé des techniques pour rentrer dans certains pays et qui aujourd'hui me mettraient en danger si j'y retourné.

Donc voilà, c'est assez complexe mais euh ouais, le le enfin mot de l'histoire, c'est la récurrence. Et donc c'est pour ça que moi j'essaie là, tu vois par exemple en ce moment, j'essaie de retourner en République démocratique du Congo parce que j'ai beaucoup travaillé là-bas et je veux y retourner pour continuer à raconter ce qui s'y passe parce qu'il y a beaucoup d'évolution et et voilà c'est c'est comme ça que je bosse. On va continuer à parler du sujet mais on va en parler euh avec un grand spécialiste de l'influence.

C'est parti mesdames et messieurs pour le PowerPoint de Vincent [Musique] Vincent qui s'installe. J'ai mon j'ai mon adaptateur HD ami cette semaine. Ben est-ce que ça va marcher du premier coup ce soir ?

Est-ce qu'on va voir un peu le suspen chaque semaine ? Mais Vincent, j'ai l'impression que tu dis ça chaque semaine. Mais oui.

Ah oui donc je Ouais. Non non mais premier degré, je suis juste tête en l'air en fait. C'est juste que Ah ouais est-ce que Non, ça marche là.

Non, ça marche pas. Ça aurait été drôle que ça marche du premier coup. Et on est sur backit quand même, faut que ça merde.

Peut-être qu'on pourrait t'en offrir un que tu peux mettre autour du coup. Tu veux ? Ah si, ça va être bon là.

Ça va être bon. Ça va être bon. Tu veux un cadeau ?

On en met un autour de ton coup. Ouais, ouais, ouais. Non, mais je veux surtout moi l'attacher autour de mon coup en permanence.

Ah ! Ah ! Incroyable.

De quoi tu vas nous parler alors cette semaine ? Et ben, je suis très content d'être à côté de d'un collègue. Voilà, j'ai pas mis de casquettes parce que je sais que dans le dans le contrat sur le docu, j'ai pas le droit de mettre de casquettes.

Tu es le seul à pouvoir mettre une casquette visiblement. Euh donc voilà, c'est pour ça j'ai pas de casquette ce soir. Je tenais à préciser ça par transparence.

Voilà. Euh donc effectivement euh vous l'avez un peu dit, j'ai j'ai eu j'ai eu vraiment la la chance et privilège de donner un coup de main sur le docu euh de Charles et de de son équipe et vous en avez parlé un petit peu mais le docu donc raconte un peu l'histoire donc de Jérôme Jar euh son explosion sur Vine aux États-Unis que c'est vraiment cette star un peu internationale et comment il a décidé de lancer une campagne humanitaire en 2017 pour les Roinga. Et en 2017 effectivement faut déjà on a un peu oublié pas mal de choses mais en 2017 sur internet c'était vraiment un autre siècle quoi.

Je veux dire, il s'est passé un milliard de choses depuis. Enfin, je veux dire, à l'époque euh en 2017, Norman célébrait ses 10 millions d'abonnés. C'est vraiment on est sur voilà, on est sur une autre époque voilà c'est c'était un autre temps mais je m'égare un peu ce soir.

Je me suis dit qu'en fait bah il s'est passé tellement de choses depuis 2017 depuis cette campagne pour les Roinga que bah je me suis dit bah est-ce que ce serait pas le temps de faire un peu un bilan sur est-ce que les influenceurs en fait ils ont compris comment faire de l'humanitaire ou pas depuis quelle soin ils en ont tiré et cetera parce que c'est vrai que ça remonte à pas mal de temps. Je pense qu'on peut dire que l'humanitaire les stars d'internet leur histoire ça commence beaucoup aux États-Unis. euh il y a une grosse dizaine d'années, mais on peut dire sans hésiter, je pense Charles, tu tu me contrediras pas que Jérôme ça a été vraiment le premier à faire un truc voilà côté français en tout cas.

Et dès 2015, il avait bossé avec une association Philippine pour aider à installer des éclairages dans des villages. Il a réiré réitéré ça plusieurs fois et en 2016, il est rentré en France en marche des attentats de Nice pour créer sa fameuse Love Army, donc une armée de de d'amour, de câlin de Nice. Voilà, il est rentré à ce moment-là et le projet s'est lancé comme ça.

Et euh cette année-là, au même moment, c'est le lancement du projet Avenger euh qui récolte euh 1700 € en 34 heures. Et donc c'est c'était l'année en fait du du Z Event, enfin sans que ça s'appelle encore Z Event mais euh effectivement euh maintenant c'est on est sur des chiffres un peu différents, 70000 € à l'époque, aujourd'hui on dépasse plus de 100 millions, c'est assez c'est assez dingue. Et 2017 c'est aussi une éorme bascup pour Jérôme Jar parce que donc il lance une campagne en Somalie, il récolte plus de 2 millions d'euros avec l'aide de personnes comme Keasy Nestat ou même Ben Steeler.

Il faut pas oublier ça non plus. Jérôme Jar, c'est quelqu'un qui faisait des vines avec même Robert De Niro. Vraiment hallucinant.

Et la campagne avait suscité quelques polémique mais globalement tout le monde avait plutôt salué l'exploit. Il a réitéré fin 2017 en allant lever plus de 2 millions de dollars pour l'eroinga. Donc voilà, vous en avez vous en avez parlé. et donc accompagné de youtubeur et Sarom Marti, il a il tenait d'ailleurs un discours de grosse méciance vis-à-vis des ONG, vis-à-vis des médias à l'époque et malgré ça les médias là aussi il y avait une forme de célébration un petit peu de de tout ça.

Or on sait depuis et vous le verrez dans le documentaire de Charles et de son équipe, bah tout s'est pas passé comme prévu euh ensuite. Et d'ailleurs, c'est pas un hasard si euh Charles effectivement il a disparu pendant des années après cette mission que globalement les campagnes menées sur le terrain par des influenceurs vont plutôt disparaître en vrai. Euh et d'ailleurs a quelqu'un dans le chat tout à l'heure qui disait "Ah, ça se trouve il avait perdu ses codes Twitter." Vraiment, Jérôme Jar a fait cette blague en mode "J'avais perdu mes codes Twitter, c'est pour ça j'ai disparu pendant pendant aussi longtemps." Euh et en fait moi, enfin selon moi, encore vous en avez un peu parlé, mais il y a deux modèles qui sont consolidés au fil des années.

Tout d'abord donc les levées de fond, non d'association. Donc les ça a trouvé un peu la formule parfaite pendant pendant les années que ça a duré avant que là ça va ça va revenir cette année. Zerator l'a annoncé hier ou avant-hier.

Euh donc c'est 3 jours de stream avec des gros noms d'Internet et de l'argent de l'argent géré ensuite par des ONG choisis. Euh donc un succès qui a voilà où ils ont dépassé plus de 10 millions de dollars et il me semble même que les Américains ils sont pas capables de faire des des chiffres aussi euh aussi énorme. Il y a des on parle plus de 7 6 millions à peu près euh récolté à la communauté française.

C'est vraiment une exception. Voilà et notamment pour ça mais pour d'autres événements aussi hein la Pixel War. Enfin il y a plein plein de choses comme ça.

Il y a énormément d'engagement et on a vu beaucoup d'autres initiatives aller dans le sens. Il y a le le speedon évidemment ces ces derniers jours et je vous conseille par ailleurs à ce sujet-là, il y a une vidéo de Bolch Geek pour l'humanité qui parle vraiment de tout l'historique, un petit peu tout ça qui est vraiment super intéressante, vraiment bien faite, c'est et qui apporte le sujet avec beaucoup de pédagogies. Euh et donc il y a cette approche là et puis l'autre option qu'on a beaucoup vu aussi c'est le déplacement terrain voilà qui est préféré à l'expression voyage humanitaire pour le coup parce que c'est un terme quand même un peu un peu compliqué.

Donc c'est en gros une assaut, une ONG qui emmène un influenceur sur une zone où l'aide humanitaire et les moyens euh bah sont nécessaires et il la campagne au mieux pour lui permettre de témoigner ensuite sur les autres de ce qu'il a vu. C'est un moyen d'alerter, de sensibiliser et pourquoi pas de lever des fonds aussi auprès des communautés en ligne. Sur ce modèle, les ONG semblent avoir posé des bases assez solides aujourd'hui pour encadrer les influenceurs qu'à mine de rien, bah c'est elles qui savent le mieux que ils savent mieux que quiconque comment agir positivement sur le terrain.

Il y a un extrait d'une interview de Lucy Codias d'action contre la fin au micro de stratégie où elle parle des briefings fait aux influenceurs sur les consignes à respecter sur le terrain quand quand ils sont là-bas. Pas de mise en scène avec des enfants, ce genre de chos. On est ça c'est c'est des choses qu'on ne fait absolument pas.

Quand on voit une personne euh blanche euh qui est entourée d'enfants et qui se euh alors qui se met en scène ou pas euh et qui va diffuser après ces images-là, en fait ça contribue à euh nourrir ce cliché alors que nous dans la réalité de nos de nos terrains d'intervention, les personnes qui agissent le plus, ce sont les locaux, ce sont les gens qui vivent sur place. Oui, effectivement, faut dire qu'on revient de loin. Je prends un exemple au hasard.

Euh, évidemment, c'est moi qui ai caché les visages, mais globalement, c'était aussi cette forme d'esthétique enfin avec plein de guillemets qui étaient mise en avant pendant pendant longtemps et qui continue de l'être malheureusement aujourd'hui beaucoup. Mais généralement euh quand en gros les influenceurs laissent travaillent la visibilité, la collecte de don mais qui laisse l'opérationnel et la gestion des projets au pro et ben ça marche plutôt bien. Donc on a vu Michou en en Côte d'Ivoire avec action contre la fin.

Il y a Amixem et Cyril MP4 qui sont devenus des parrains de l'association Enfant du désert qui travaillent principalement au Maroc auprès d'enfants, dans leur scolarité, mais aussi dans leur vie quotidienne, dans sa globalité. Ils ont fait plusieurs projets avec eux et visiblement ça aide beaucoup l'association. J'en ai parlé avec Let Chevalier, la présidente d'enfants du désert, qui m'a expliqué à quel point ça avait un impact même au-delà des dons euh de fait de travailler avec des influenceurs.

C'est vrai qu'à aujourd'hui euh on est énormément sollicité par des collèges, des lycées, des jeunes qui vent mettre en place des actions parce qu'ils connaissent enfants du désert via Mixem ou Cyril MP4 et qui veulent à leur échelle ben faire comme eux. Donc c'est vrai que nous ça nous a permis toucher des gens qu'on serait pas enfin qu'on aurait pas pu toucher via notre communication à nous et c'est des gens engagés et fidèles. Donc pour nous pour une association comme la nôtre c'est c'est c'est énorme.

Vraiment c'est énorme. Dans tous les lycées et toutes les écoles de France quasiment tout le monde connaît enfants du désert parce qu'ils en ont entendu parler par Amixem et Cyril MP4. C'est c'est une force de frappe énorme plus que la télé.

Beaucoup plus que la télé. Et c'est vrai que c'est assez impressionnant. On voit l'impact concret là de la présence d'influenceur sur sur des terrains où il y a des gros gros besoins.

Pour autant, ça veut pas dire que tout se passe bien aujourd'hui avec ce type d'action. Malheureusement, on a connu ces dernières années un certain nombre de scandales et de polémiques d'une rare ampleur. Je pense évidemment à Dylan Thierry, donc c'est influenceur issu de la téléité qui a accusé d'avoir été très flou sur l'agent récolté avec son association, donc son association qui l'avait créé en plus euh pour ses ses actions humanitaires mais qui est aussi accusé de trafic d'enfants à Madagascar.

Enfin bref, la franchement je suis étonné qu'il ait pas déjà un docu Netflix là-dessus tellement la liste des reproches qu'on lui fait longue. Je sais pas, peut-être Charles avec ta sœur Constance Villanova, ça pourrait faire un un docu non ? Un truc je dirais.

Ouais. Ouais. On pe on peut on peut se pencher là-dessus, non ?

Ouais, lui c'est assez assez crade. C'est assez dégoûtant ce qu'il a fait. C'est ça qui est sorti.

Il y a le fond Marian aussi. Oui. Oui.

Oui. Une autre forme d'influenceuse effectivement. Mais c'est vrai qu'on j'aurais pu j'aurais pu la l'inclure dans la chronique.

Euh je crois que l'argent a été super bien utilisé. Je vois pas. Ouais, c'est vrai.

Non non, je parle mal. Pardon. Je vo fait des caisses pour pas à l'international.

On pourrait aussi parler de l'énorme polémique qui a entouré l'influenceuse italienne cara Ferrani. Elle avait organisé une vente de brioche au profit d'un hôpital. Pan brioche attention.

Alors c'est pas panone, c'est encore un autre nom je crois. Pandoro. Voilà, Pandoro, c'est Je suis très brioche italienne.

OK. J'ai des amis italiens, faut faut être très précis avec la nuance sur les brioches. Et il s'était il s'était passé quoi alors ?

En fait, elle avait elle avait fait une vente de brioches qu'elle avait vendu plus cher que le prix normal pour récolter des fonds pour un hôpital. Sauf qu'en fait, l'hôpital a jamais vraiment reçu l'argent. Et donc, elle a été condamnée par la justice italienne.

Elle a eu une amende d'un million de dollars qui étaient à peu près les les bénéfices à l'époque. Mais vraiment, enfin, faut comprendre l'ampleur du truc. C'est comme si en France bah Lena situation elle avait vendu des des croissants ou des des oioui baguettes au profit de l'hôpital Cochin mais qu'elle avait oublié de transférer l'argent.

Enfin, au en Italie, c'est vraiment lunaire ce qui s'est passé et aux États-Unis récemment, il y a eu une autre levée de fond qui a suscité beaucoup de critiques puisque l'association semble ne pas avoir reçu une large partie de l'argent récolté par des gros gros noms du du stream du streaming américain. Et Mrter Beast, évidemment, j'en parlais il y a quelques semaines, mais lui aussi il a continué à à susciter la polémique par exemple autour de la construction de puit dans plusieurs pays d'Afrique. La vidéo relayant le projet a été monté comme vraiment du divertissement je trouve et ça évitait pas la terrible posture bah du White Savior, ce fameux sauveur blanc à la rescousse des populations dans le besoin à travers le monde et souvent plutôt au profit de sa propre image à lui.

Et même le Z Event, ils ont pas été épargnés par les polémiques. Il y avait le streamer Billy qui avait d'ailleurs été un vrai soutien de Jérôme Jar et de son modèle à l'époque. il avait commencé à formuler des critiques sur la transparence autour de la gestion de l'argent après l'événement parce qu'il y a une méfiance globale aussi à propos des ONG et puis le Z Event, ils avaient aussi dû changer les associations soutenues lors de la dernière édition 2022 après des critiques vives de la part des internautes.

La première ONG a choisie, elle était accusée notamment de de green washing auprès de d'entreprises très très polluantes. Ce qui change aussi, on le voit avec cet exemple là, c'est l'exigence du public, son besoin de transparence et c'est un peu c'est un enjeu à plein niveau. Vous en parler juste avant, mais je prends un exemple assez précis mais qui que je vais développer après mais la rémunération des influenceurs dans le cadre d'une collaboration avec une ONG par exemple.

Globalement ça se fait pas. les associations payent pas les influenceurs, il les défraient, il les accompagnent, il les emmène sur le terrain. Mais ça peut aussi le euh l'engagement réel euh des influenceurs. m'a signalé par exemple un live qui avait été organisé euh par WWF présenté par Dagby avec en plateau euh des personnalités comme Magla, Dejna, Hitran, Cyrus Nors et en fait ils avaient été euh tous rémunérés à l'époque et forcément donc si la communication commerciale elle a indiqué que W WWS est une énorme ONG avec beaucoup de d'argent et cetera, je pense que c'est un sujet qu'il faudra sur lequel il faut rester assez attentif pour les années à venir parce que ça questionne aussi l'engagement des influenceurs au large.

Et un autre aspect essentiel, c'est évidemment le suivi parce que ce qui pêche beaucoup encore, c'est avec un certain nombre d'événements caritatifs à mon sens, c'est bah la transparence parce qu'un projet, il s'achève pas à la fin de la levée de fond, à la fin du live et cetera. C'est que le départ en fait et je pense c'est indispensable de continuer à de tenir informer ses abonnés pour leur permettre de savoir ce qu' fait avec leur argent. C'est pour ça par exemple Charles, tu as fait plusieurs vidéos avec Zerator notamment parce que je suis beaucoup le le Z Event mais voilà mais je pense aussi notamment au rapports au rapports qui sont ultra important dans le monde de l'humanitaire et qui montre une vraie qui prouve la transparence et comment l'argent utilisé et puis je trouve qu'il faut là encore je suis d'accord avec Charles, vous avez beaucoup spoilé ma chronique euh mais il faut un vrai travail journalistique sur la durée pour continuer à informer les internautes euh sur ce qui est fait des dons, le sensibiliser à la réalité du terrain et au quotidien de millions de personnes à travers le monde.

C'est pour ça qu'avant de finir ma chronique, je me permets juste de vous conseiller quelques personnes à suivre pour vous tenir informé sur certaines euh des plus grosses crises actuelles. Et il y avait aussi une vidéo que Charles avait faite où tu fais parler des journalistes et des fixeurs dans sur différents différents conflits. Je vous conseille d'aller la voir et d'aller suivre ces personnes aussi.

Euh voilà, j'ai plus qu'à vous remercier. Merci de m'avoir écouté. Merci beaucoup Vincent pour ce PowerPoint.

Merci beaucoup à toi. Merci beaucoup à vous deux, vous restez là. Je voulais juste rebondir sur ce qu'il on l'a vite fait évoquer mais en fait même et c'est ce que tu de poser comme question, c'est le fait de s'inscrire dans le temps même d'un point de vue journalistique, c'est ça qui m'a permis de comprendre réellement ce qui s'était passé.

C'est au début, moi quand j'y allais, j'ai vu des projets et cetera. Je pensais que tout se passait bien, mais dans l'arrière boutique, il y avait des problèmes que je pouvais pas voir en venant, en passant, tu vois, 3 4 jours dans le camp et cetera parce que c'était quand même des gros projets qui étaient développés et il fallait passer du temps sur le terrain ou avoir beaucoup de points de contact euh pour savoir qu'en réalité ça se passait pas aussi bien que ça. Et et c'est parce que j'ai décidé, bah ça fait 7 ans en vrai, donc j'ai jamais vraiment trop lâché cette histoire que j'ai pu aujourd'hui finir cette série et aller au bout de l'histoire entre guillemets.

Ouais 7 ans. Purée. Conclusion.

La morale de l'histoire c'est quoi ? Qu'est-ce que Quel message vous avez envie de faire passer aux gens ? Continuez à donner mais pas à n'importe qui, pas n'importe comment.

Renseignez-vous. Donner à backsit. Alors backsit n'est pas une organisation caritative, c'est de la production audiovisuelle.

Mais donner à backsite évidemment. Non mais après moi je pense queil faut être plus exigeant avec les figures notamment d'Internet parce que c'est des figures avec lesquelles on entretient une relation vraiment particulière. On le voit, je pense par exemple à danse avec les stars d'Internet où je pense queon a parce qu'on suivait ces créateurs de contenu là depuis pas mal de temps, on était encore plus touché parce que c'était eux, parce qu'on les connaît, parce qu'on sait qu'ils ont des angoisses, plein de choses qui les traversent aussi et donc on leur fait beaucoup plus confiance.

Et je pense qu'il faut juste ouais être exigeant là-dessus et que les influenceurs ici le soient avec les structures qui les accompagnent. On le voit aussi des fois il ils ils disent publiquement qu'ils sont pas informés, qu'ils étaient pas au courant ce genre de choses. Je pense que voilà, il faut juste un peu plus d'exigence pour tout le monde et et voilà.

Et on va également essayer de rester exigeant avec les avec les hommes et les femmes politiques. Mesdames et messieurs, c'est parti pour le jeu à la con. Alors le jeu à la con comme chaque semaine vous allez devoir deviner.

Tiens, fais passer à ta voisine. On parle cette transition. Ouais ouais nonelle est scandalogique.

Elle est incroyable. Absolument ce que j'ai pu. Ça c'est pour toi Charles.

OK elle est au panton de toutek. Dedans vous avez les solutions des autres joueurs sauf le vôtre. OK et vous allez devoir deviner votre personnage en posant des questions.

Je suis touché parce que c'est la première fois qu'on m'accepte sur ce jeu. On m'a toujours refusé l'accès au plateau. Dit Vincent casse-toi après ta chronique.

Tu sors tout. C'est faux. C'est faux.

Il y a un thème. C'est faux. Ouais.

Ouais, il y a un thème. Est-ce qu'il y a un thème ? S'il y en a un, je ne le connais pas.

Et du coup, ça marche comment ? Ah si si, il y a un thème. Ça marche comment ?

On doit poser des questions. Chacun notre tour. Chacun pose des questions.

Alors, chacun son tour. En vrai, c'est un peu le bordel mais tant qu'on te répond oui à tes questions, tu peux continuer à en poser. Quand on te répond, c'est à quelqu'un d'autre.

OK. C'est qui le plus fort là dans le groupe ? C'est moi.

Qui a fait ses preuves ? On va dire. Moi, moi je crois que j'ai déjà le mien.

Franchement, si tu as le tien, c'est que tu as triché. Ben, je te jure que non. Je te jure non, je suis la moins bonne.

Mais je crois que tout le monde a compris qu'il y avait un point commun entre les personnages euh qui va quand même, il va falloir quand même que vous deviniez le vôtre. Chers amis, Charles, pose des questions. Vas-y, donnez-moi des réponses.

Pas moi, un homme déjà. Euh, alors c'est quoi la question ? C'est un homme.

C'est un homme. C'est un homme. Jean-Pierre chevainement.

Non, non. Tu vas trop vite. Mais non, tu peux pas deviner.

Il faut que tu poses plein de questions avant pour savoir. Ah oui, donc moi je dois trouver tout seul euh tu dois trouver tout seul ton personnage. OK.

Euh c'est un homme politique français. C'était je devrais pas te le dire. Non, tuas pas le droit.

C'est oui ou pas ? C'est oui ou non ? Normalement la question c'est oui ou non.

Oui ou non. Reprend. On reprend.

On change les personnages. Et du coup c'est un homme politique français. La réponse est oui.

Est-ce qu'il est mort ? Oui. Euh est-ce qu'il est mort dans les années 80 ?

Non. Dans les années et là du coup tu peux tu poses plus de questions. Ça ouais parce que j'en ai posé combien ?

Non parce que c'est juste que j'ai dit c'est juste que j'ai dit non. Ah d'accord. Mais tu as jamais joué à ce jeu ?

Enfin là c'est juste normalement d'habitude on est plus bourré. On a des sur le CR CR mais là c'est Non non non non. Ouais ben c'est désolé.

Qu'est-ce tu veux poser des questions ? Moi je veux bien. Bon Malek vas-y essayie parce qu'en fait regarde il y a un thème il y a un thème il y a un thème global OK et j'ai essayé de faire un peu de déduction.

Donc est-ce que suis-je un député français ? Oui. Oui.

OK. Euh OK. Euh super ta démonstration.

Attends attends. Suis-je suis-je député depuis très longtemps ? Oui oui oui.

Est-ce que j'ai déjà fait une petite confit pendant la réforme des retraites ? Allez. Oui.

Non non et ben je suis Charles de Courson. Bravo. C'est impossible.

Il a triché. Non Charles, je te jure que je n'ai pas triché. Char pas si on peut voir le chat 100 % on peut faire un tricher.

Tu peux pas trouver en tr question orienté direct. S'il avait le thème le thème commun à tous les personnages, tu l'auras découvert, c'est que t tous les personnages s'appellent Charles. Ah mais non mais ah mais je voir.

OK. Ah mais d'accord. Donc déduction parce que ça va vite là-dedans et je trouve que Charles decourson c'est un peu une grosse resta pour nous tu vois.

Donc voilà chelou mais il y a une hype. Il y a une hype chelou dans le chat autour de Charles de Courson. Chat de Courson.

Je comprends. J'ai jama pourquoi j'ai jamais joué à vous. Je pense que d'accord dans ce cas-là.

Oui évidemment que tu peux trouver. Qu'est-ce qui veut essayer du coup ? J'ai ça.

Purée. Euh donc je suis un homme politique. Oui.

Ouais. Euh j'ai un mandat en cours, ça va pas tout m' à toi Léa. Euh alors euh h euh est-ce que je suis un homme ?

Oui. Oui. OK.

Oui. Est-ce que je suis en vie ? Oui.

Oui. Oui. Est-ce que ça laisse pas mal ?

Prénom est Charles ? Oui oui. Ah est-ce que mon nom de famille est Charles ?

Et non Antoine, tu veux essayer ? Ouais, je pense que je sais que c'est not. Ah bah vas-y.

Est-ce que je suis un homme ? Oui. Est-ce que je suis un roi ?

Oui. Charles 3. Let's go.

Bravo Antoine. Mais comment ? Donc genre en deux questions, voyez vous trichez les gars, c'est pas possible.

Il est docteur. Il est docteur. Et pourquoi il va directement en deuxème question ?

Il faut que ce soit il faut que ce soit un Charles connu vu qu'il y en a déjà quand même pas mal sur le sur le avec les autres qui sont sur ton papier. Une seconde deuxème question tu sur le roi je vais tenter un truc. En tout cas c'était la OK.

OK Vincent. Allez Vincent. Euh donc je suis mort.

Oui. Oui. Est-ce que j'ai eu un rôle très important dans l'histoire de France ?

Oui. Oui. Euh notamment dans les années 39 45.

Oui. Charles de Charles de Gaulle. Oui.

Ouais. Molo sur le Ah, je suis tellement soulagé d'avoir fini. Bon, ça nous laisse avec Léa et Charles.

Tu joues pas ? Moi, je joue pas. Non, non, non.

OK, donc c'est à moi. Là, c'est le privilège du présentateur. Je joue pas.

Donc, on a déjà fait Charles de Courson, on a fait Charles de Gaul, on a fait le roi. Je note ce que j'ai. Euh, donc moi, c'est un homme politique français qui est mort euh et qui est pas mort dans les années 80.

Ils ont envie. Non. Euh, est-ce qu'il a été ministre ?

Oui. Oui. Euh, allez Char, est-ce que c'était un homme de droite ?

Oui. Oui. Oh oui.

Mais tous hein. [Rires] Mais oui, des Charles de gauche s' a pas Ça marche pas. Il y a un problème dans la matri.

Charles Marx un peu. Charles Marx. Charles Marx.

Oui, donc il a été ministre. Il a été ministre. Il fut ministre.

Ministre de droite qui s'appelle Ah ben d'accord. OK. Je crois que je vois qui c'est.

Est-ce que c'est c'était un élu des Hots scènes ? Oui. Ouais.

Est-ce que c'était euh un élu euh dur et un petit peu corrompu ? Oui. Charles pas quoi ?

Bravo. [Applaudissements] Euh bah je suis un peu dans la merde du coup. Euh est-ce que toi le plus dur pardon ?

Tu as le plus dur. Ah bah super. Merci.

On comprend pourquoi je me fais à chaque fois k he mais bon on reviendra pas là-dessus euh on s'étonnera pas pourquoi je suis nul. Il est pas français. Ah ah ah bah oui truc.

Bah ah bah allez. Bah non il l'avait déjà. Ah bah non.

Bah il est en poste. Ah je crois tu as des beaux indices. Euh est-ce que c'est Non c'est pas un prénom composé.

Non, il y a une histoire avec les prénoms quand même. Oui, je dis ça, je dis rien. Une prédisposition au prénom.

Son d'autre famille ressemble au prénom. Il adore euh Jean-Charles pas Charles Henri. Euh non non.

Euh, il est pas français qui fait l'accent. Je tellement Est-ce que Est-ce qu'il est francophone ? Oui est francophone.

Oui oui il parle pour qu'il est belge. Il parle un peu avec l'accent belge. Belg très nul mon accent belge.

Est-ce que il a eu des responsabilités à l'Union européenne ? Oui euh Charles Michel. Oui allez Charles Michel le président du conseil et c'est un peu un prénom nom quoi de l'Union européenne ça aurait pu être un prénom composé.

Euh absolument ça aurait pu. Moi je je le dis sincèrement ça triche hein. Absolument pas.

Ça va être très clair. Tu as été choqué par le jeu. Je suis très choqué.

Mesdames et messieurs, on va remercier du fond du cœur Charles et Vincent qui nous ont accompagné. Merci beaucoup à tous les deux. Merci d'être venu.

Je vous laisse plateau. Ouais, merci. Merci beaucoup à tous les deux.

Et mesdames et messieurs, c'est parti pour l'actu de la semaine. Let's go ! On est à la maison, on est toujours il a pas de temps à perdre gens ce soir.

Non non mais on est très légèrement en retard mais on s'en fout. Non, la caméra faut pas te mettre sur le fauteuil vide. On est toujours accompagné d'Antoine Bristiel et docteur Bristiel, Léa Chamboncel et Malek délégué.

Chers amis, on va parler de l'actualité euh de la semaine. Avant ça, je voudrais vous remercier tout particulièrement vous de continuer à soutenir Backseed cette émission qui a besoin de vos dons pour continuer à pouvoir être produite, pour pouvoir continuer à vous régaler tous les jeudis soirs. N'hésitez pas à venir sur le Kiskiss Bank Bank pour participer au financement et pourquoi pas rejoindre le club backseat qui vous donne l'opportunité de venir gratuitement dans le public de l'émission et euh et vous aurez une très belle carte dans votre portefeuille, une carte de membre du club.

Et vous pouvez également nous retrouver sur le Wient pour prendre vos places et venir ici dans le public de l'émission venir assister à l'émission et profiter d'un buffet offert après euh l'émission. Merci pour votre soutien. Chers amis.

En matière d'actualité de la semaine, on voulait commencer par parler des élections européennes. Tête de liste, liste et premier meeting. Ça y est, ça commence à s'échauffer du côté de la campagne européenne.

Pourquoi tout le monde s'en branle ? Ça va être ça la question qu'on va se poser. Je rappelle que les élections européennes c'est le 9 juin prochain.

Le premier débat c'était tout à l'heure cet après-midi sur Public Sénat. Le Rassemblement national a fait son premier meeting. C'était le 3 mars à Marseille.

Le weekend dernier, c'était autour de Marion Maréchal pour Reconquête et surtout, vous le voyez derrière moi, le meeting de Valérie Haer, la tête de liste pour le groupe Renaissance donc qui représente la majorité Emmanuel Macron. Est-ce que vous avez suivi ces meetings de début de campagne européenne ou est-ce que vous êtes complètement passé à côté ? J'ai maté ça.

Meeting de quoi ? Tu as maté ça toi Mal ? J'ai maté.

Ouais, je sais. Mon weekend était pourri. J'ai maté celui de Valérie E.

On dit ça se prononce he OK. Euh j'ai maté aussi celui de Mario Maréchal. OK.

Je sais, je m'éclate. Euh c'est pour le boulot hein. Super weekend du coup.

Et non. Euh pourquoi tout le monde s'en branle ? Ben parce qu'en même temps, il nous donne pas trop envie de de enfin c'est pas très hypant là ce qui nous ce qui nous propose les candidats.

J'ai trouvé ça très creux. Est-ce que c'est les candidats qui sont paspant ? des candidats.

Déjà Valérie Riez, c'est le choix par défaut. Euh Ah ouais ouais. Pourquoi alors elle a été choisie ?

Bah qui t'aurait mis à la place question ? Bah attends maisas tu as plus d'un prétendant. Bah tu en a qui ont refusé, il y en a qui ont annoncé qu'ils avaient refusé.

Ah ouais ? Donc eux-mêmes s'en bran. Je crois qu'il y avait je crois qu'il y a des il y a des ministres en poste qui a qui on a proposé de porter la liste et qui ont qui ont je sais plus qui mais c'est journé.

Il a dû dire bah non je suis ministre des affaires des étrangers. Même je crois que d'autres je crois que d'autres Clément Bone donc tu as ça et puis mais attends mais Clément Bone il a la manœuvre sur le projet. OK.

Bah bah waouh euh OK et surtout tuas il fallait aussi un nom qui convienne à François Baou à à Edor Philippe. Ah [ __ ] c'est vrai qu'il y avait Baou qui faisit des cacas nerveux. J'avais oublié ça.

Oui ouais mais c'est pas fini hein. Et ils étaient au premier rang les gars tu vois. Et donc là, ils s'ulent sur la liste.

Ah oui ! Quel bonheur. Tu sais aussi porter la responsabilité de la déroute à venir quand même.

C'est que là si tu prends si tu prends le la tête de la liste renaissance pour les européennes, tu as quand même une chance de Il y a quelqu'un dans le chat qui demande "Pourquoi faudrait-il que les politiques soient hypant ? Je préfère qu'ils soient compétents et défendre mes idées." Mais c'est c'est en ça que je c'est en ça que je je veux que ce soit hypant.

J'ai envie d'être hypé avec du fond et j'ai trouvé ça très creux dans le fond parce qu'à la limite les personnes je on s'en branle clairement mais j'ai trouvé ça très creux le discours de Valérie bon le discours de de Marion Maréchal vous reprenez le même en 2027 dans la campagne présidentielle et puis voilà la la la le problème de de la société c'est l'immigration et rien que l'immigration. Bon ben voilà après je sais pas si c'est hypant ou pas mais on a quand même des identités politiques très fortes avec les têtes de list qu'on a. On a Manon Aubri qui représente très très bien la France insoumise.

On a Marie Toussin qui représente très bien l'écologie politique. Euh et cette mouvance-là très particulière. Raphaël Gluxman qui représente très bien la social-démocratie.

Euh ces gens-là sont assez incarnés. Je veux dire ça on en rediscutera. Mais euh moi je je alors je je suis d'accord avec toi.

Pour moi, c'est très clair entre alors Manon Ari c'est très clair tu vois. Ouais. Et euh Gluxman et Gluxman et tout ça aurait pu faire une se liste à mes yeux tu vois.

Mais tuas tu as aussi de la désillusion de manière plus globale aux élections européennes. C'est finalement enfin c'est de de si tu demandes aux gens à quoi vont à quoi servir leur vote au moment des élections européennes, je suis pas certain que tu en ai beaucoup qui vont dire vraiment à quelque chose de substantiel. Et ce qui est intéressant c'est de voir que là dans les dernières enquêtes, tu vois que tu as à peu près 42 % c'est pas à peu près du coup tu as 42 % de des électeurs qui sont absolument certains d'aller voter au moment des européennes.

Et c'est un bon score ou un mauvais score ? C'est exactement la même chose qu'en 2019 à la même période. Par contre, ce que tu vois, c'est que en terme d'intérêt, c'est beaucoup plus faible qu'en 2019.

Donc, tu as une sorte de désillusion des gens qui te disent à peu près au même niveau, je vais voter et globalement même encore plus que je sais pas pour qui, mais je sais pas grand chose. Il y a pas il y a pas d'entrain derrière derrière le vote. H euh dans les personnalités aussi, bah Valérie E, je la connais peu mais elle m'a l'air de bien incarner le macronisme.

Elle a l'air assez dans la droite ligne de ce que pense Emmanuel Macron. H Jordan Bard pour le Rassemblement national. Bon, c'est le chef du parti, au moins ça le mérite d'être clair.

Il y a peut-être quelque chose aussi peut-être un élément qui rajoute dans le fait que c'est pas très hale européenne, c'est que le match a l'airplié d'avance et que c'est Bardella qui va remporter. Bah oui, mais j'ai envie de te dire, c'est peut-être à ce moment-là qu'il faut peut-être sortir les armes pour essayer de contrer cette histoire quoi. C'est quoi ce fatalisme ?

On se dit "OK, Bardella va gagner quoi qu'il" et et on va tous rester dans nos 8 % et puis là c'est quoi aussi là c'est un petit coup de gueule. Alle, ça me saoule là. Toutes les équipes de campagne qui se qui se branlent sur les scores.

Ah bah tiens, on a pris 0,5 points, un point dans les sondages. C'est trop cool. C'est ça les victoires pour la pour les européennes.

À quel moment là pour l'instant, il y a toujours pas eu d'idée de de grosse de gros projets posés et de trucs de trucs qui font bander quoi. Wouh ! Très vulgaire ce soir.

Ouais. Ouais. Non mais t'inquiète hein.

Si tu veux qu'on si tu veux qu'on parle des sondages, on peut en parler dans les sondages BVA du 27 et 28 février. Je crois qu'il voulait pas qu'on en parle justement. Non mais si on peut on peut en parler mais c'est juste que c'est pas un trophée en fait pour les pour les équipes de campagne.

Posez-nous des projets plutôt. Bardella est loin devant avec 30 % euh vient ensuite loin derrière Renaissance avec 18 %. Ensuite on a le Parti socialiste et place publique avec Raphaël Luxman à 11 % un petit peu au-dessus de 10.

Euh les Républicains sont à 8 similaires à 2019 les écolos sont à 7 %. La France insoumise est à 7 %. le PCF est à 3 % et j'ai oublié Reconquête pardon qui est à 6 %.

Donc si le bloc extrême droite il est à 36 %. Pour moi, tuas tu as il y a deux choses qui jouent au moment de ces européennes. La première, c'est la question du rassemblement national parce que vraiment et là enfin j'ai fait une note pour la fondation qui va bientôt sortir fondation George je précise sur le les dynamiques électorales pour les européennes et ce que tu vois avec le Rassemblement national c'est vraiment extrêmement inquiétant sur plein de dimensions.

C'est-à-dire que d'un côté ils conservent complètement le leur socle électoral de de 2022. C'est les c'est les seuls à le faire. Tu as quand même 90 % des électeurs qui ont voté pour eux et qui et qui vont qui vont revoter Bardella au moment de au moment des européennes.

Ce qui est ce qui arrive dans aucun autre parti. Et ce que tu vois également c'est qu'ils arrivent à élargir leur socle électoral en touchant d'autres des électeurs de Macron déçu, des électeurs de Zemour, même des même quelques électeurs de Mélenchon. Donc tu vois qu'il y a une un élargissement du socle électoral également une dynamique un maintien de leur socle électoral de base qui est assez impressionnant.

Et tu vois aussi que maintenant tu as plus que quelques catégories de la population très âgé, plus de 70 ans, euh les très riches, plus de 5000 € de revenus mensuel par euh par mois, enfin de revenus mensuel et par mois où le RN n'est pas premier. Sinon, dans touses les autres catégories de la population, le RN est premier. Donc, OK.

Il y a que chez les très riches. Que chez les très riches où les RN n'arrivent pas en premier. Chez les jeunes, c'est qui arrive en premier, on est d'accord.

Il y a que à ce niveau-là que tu vois que tu vois que le Ren n'est pas en premier. Sinon, dans toutes les autres catégories de la population, ils sont en premier et même de manière extrêmement importante. Et le second point qui me semble quand même assez intéressant, c'est le à quel point ces élections européennes peuvent pas être une une disons une amener une certaine recomposition à gauche.

Parce que ce que tu vois avec la candidature de Gluxman, c'est que là, à l'heure actuelle, son électorat, il est composé à un/ers de déçus du macronisme et à un enfin de de personnes qui avaient voté Macron au premier tour de la présidentielle et qui le regrettent et de un/ers d'électeurs qui avaient voté Mélenchon. Ah, il a il a pas égal des macronistes et des mélangistes. Et c'est quand même assez intéressant parce que est-ce que ça pourrait pas être une recomposition de la la sociale démocratie parce que après le le quinquena de François Hollande ça avait quand même largement été mis à mal.

Donc ça c'est quand même un enjeu à gauche de savoir est-ce que tu vas pas avoir cette renaissance d'un d'un bloc de centre gauche autour de la candidature de Gluxman. Ouais. Bon, est-ce qu'il y a pas une déception aussi du bloc de gauche de ne pas voir la Nupes continuer à exister autour de cette élection ?

Ça aussi c'est que on parlait de hypan pas hpan. Le fait que les que les listes aux européennes y aent divisé, c'est assez évident. Puis en plus quand on voit les les chiffres que tu as donné par rapport au sondage, c'est sûr que c'est 7 % parci, 3 % par là, 6 % par là, c'est sûr que c'est quand même c'est quand même assez hallucinant.

Après, il y a peut-être quelque chose qu'il faut quand même préciser, c'est que c'est des élections qui se tiennent dans un contexte très différent par rapport à celui de 2019. Ah ouais, c'està-dire par rapport à l'Europe, bah c'est quand même une élection qui se tient dans un contexte de guerre quand même à la enfin avec l'Ukraine. Euh une crise agricole qui a vraiment dépassé les frontières nationales et qui est vraiment sur l'intégralité du continent européen.

D'ailleurs, demain, il y a un amendement sur la PAC pour calmer justement les revendications des agriculteurs parce que les États sont de plus en plus inquiets de ce que cette crise pourrait enfin l'impact potentiel de cette crise notamment au regard des élections. Il y a la relation aussi franco-allemande qui est un peu particulière, le couple franco-allemand qui était censé toujours un peu celui qui emmène cette force motrice avec tout le monde qui se range un peu derrière là. C'està-dire que les cartes sont un peu redistribuées.

Autre élément que vraiment il faut impérativement souligner et rappeler sans cesse, c'est la place de l'extrême droite au niveau national dans différents pays européens. Donc la répercussion que ça peut avoir aussi sur les élections européennes parce que ce qu'on constate aussi, mais je pense qu' Antoine est mieux placé que moi pour le dire, c'est que l'élection européenne, elle est certes une élection qui euh traite d'enjeux européens, mais qui est une élection qui est faite au niveau local. C'est-à-dire que c'est c'est dans des circonscriptions, c'est au niveau local que les candidats vont faire campagne et donc de fait, il y a une association entre ben ce qui se passe au niveau local et au niveau national et ce qui peut potentiellement se passer au niveau européen.

Et donc la montée de l'extrême droite au niveau enfin au niveau national dans différents pays peut vraiment nous inquiéter par rapport à la composition du Parlement européen de demain parce que entre ben de fait l'Italie, la France je pense bien entendu aussi. Bah ouais ça c'est vraiment c'est très flippant. Et puis en plus les différents partis d'extrême droite ont trouvé un lieu de rencontre au sein du Parlement européen aujourd'hui.

C'està-dire qu'ils sont ensemble dans un seul et même groupe parlementaire et en plus de ça il se créent des alliances qui dépassent même le l'institution en quelque sorte. Et moi, je pense qu'il faut vraiment faire gaffe à cette presque, comment dire une une version un peu européenne de l'idéologique d'extrême droite qui est en train de se forger sur la base des de ces élections et qui me font vraiment flipper. Moi, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que on va avoir des élus euh Front National ici au Parlement européen qui vont aller siéger avec des députés d'extrême droite allemand qui parlaient il y a pas longtemps d'un programme de remigration de 4 millions d'Allemands.

Ouais. Ouais. Voilà.

Et ils vont c'est la FD en l'occurrence. Et ils vont et ils vont siéger très tranquillement ensemble et peut-être je le souhaite pas se donner des idées. Ouais, c'est que là pu se trouver des inquiintances dans les visages dans les visages notables qui ont été dévoilés sur la composition des listes sur la liste de la France insoumise, il y a Rima Hassan qui est en 7e place de la liste donc insoumise.

Elle était venue sur le plateau de Back en viso en l'occurrence euh pour parler de Gaza. C'est ça. Ouais.

Euh Malek, qu'est-ce que ça dit cette présence de de Rima Hassan ? De parler de lune de Lune Roi notamment. Euh, on tu l'as dit, il y a le il y a le il y a le contexte de guerre en Ukraine, il y a aussi le contexte à Gaza et et en vrai signale fort de la part de la France insoumise et de Manon Obri de vouloir mettre Rima Hassan.

Rima Hassan qui est contesté parce qu'on lui reproche une capsule de de 4 secondes où elle dit que le Hamas est dans une euh réponse légitime euh capsule isolée. J'ai cru comprendre que alors elle elle est elle est elle demande au médias le crayon de diffuser totalement l'intégralité des propos. Le crayon lui répond en disant "Oui, mais nous si on diffuse tout euh euh on va nous poursuivre pour apologie du terrorisme." En tout cas, c'est ce que leur disent leurs avocats.

J'ai mené ma petite enquête aujourd'hui. Il est possible que voilà il ça se règle ça se règle très prochainement et qu'on puisse avoir les propos complets de de Rima Hassan. Qu'est-ce que ça dit ?

Bah, c'est un positionnement dans dans dans ce contexte à Gaza là où en réalité les autres candidats, je pense à Raphaël Gluxman notamment esquivent un petit peu le sujet. Rima Hassan, elle a monté un observatoire, elle des des camps de réfugiés palestiniens. Il me semble qu'elle a vécu en France à Nior et que et que donc elle a pleinement pleinement sa part sur sa liste et euh et voilà.

Et donc positionnement fort là où toutes les autres listes, je fais le tour hein, des écolos à Gluxman voilà personne d'autre ne veut et aborder le sujet et avoir ce symbole fort de mettre une candidate sur sa liste. Tu vois c'est là où tu veux on voit quand même qu'à gauche tu peux avoir des divergences qui existent en particulier sur les questions internationales qui sont normalement un peu au centre des élections européennes. que tu as quand même des lignes de fracture que ce soit sur ce qui se passe à Gaza, que ce soit sur ce qui se passe en Ukraine, c'est quand même les sujets où tu as le plus de dissensions qui sont qui sont mis sur devant de la scène par les partis politiques de gauche.

Excuse-moi, je parce qu'il y avait la question dans le chat en fait. Prima Hassan, elle répond en disant c'était donc c'est une réponse isolée et elle dit que elle ne parle que sous le spectre du du droit international qui est sa spécialité parce qu'elle est juriste de base et elle dit que ça voilà que cet extrait tronque du coup la véracité de ses propos. Euh la question aussi, tu l'as dit tout à l'heure Léa, on est dans un contexte de guerre, la question de la la guerre en Ukraine qui est revenue sur le devant de la scène dans cette campagne européenne avec les déclarations d'Emmanuel Macron qui n'a pas exclu euh l'intervention directe de la France dans le conflit.

Il a pas parlé d'en voie de troupe au sens au sens propre, mais il a laissé entendre assez clairement. Et dans la foulée, il y a eu un débat et un vote à l'Assemblée nationale sur le soutien de la France à l'Ukraine. Vote qui a montré une vraie fracture au sein de la NUPES pour le coup. ce que tu ce que tu disais tout à l'heure euh est-ce que qu'est-ce que ça dit de la repolitisation en France du du conflit en Ukraine ?

Ben la la repolitisation, c'est plutôt c'est plutôt dans dans ce que tu disais, on sait pas trop ce que les partis veulent avancer comme programme pour les pour les élections européennes. Tu vois que dans le camp d'Emmanuel Macron, de remettre la question de l'Ukraine au centre du jeu et de de mettre en avant le fait qu'il y a un risque de guerre qui est extrêmement important, c'est quand même on peut pas complètement enlever le fait qu'il y a une visée électoraliste dans ce qui s'est passé et dans le dans les propos qui ont été tenus par Emmanuel Macron ces ces derniers temps et sur la c une volonté de sa part de tendre tout le monde. Bah c'était il y avait une volonté de tension.

Alors bon, certains te disent que c'était aussi une volonté d'avoir une ambiguïté stratégique qui soit mise en avant entre les différentes capitales européennes et internationales pour pouvoir enfin pousser les autres pays à se positionner sur cette questionlà mais que du jour au lendemain, on en arrive à dire "Oui, on va peut-être envoyer des soldats en Ukraine." C'est quand même assez assez particulier. D'autant plus que dans l'opinion publique, c'est quelque chose qui est pas du tout approuvé.

Enfin, tu as plus de trançais qui refusent ça. Et c'est d'ailleurs une période même où le soutien global à l'Ukraine, il a largement baissé ces derniers mois. Donc tu tu as cette tuas tu as toute cette ambiguïé là dans le positionnement d'Emmanuel Macron sur ce sujet-là et aussi après ce que tu dis est assez vrai, ça montre à nouveau qu'il peut y avoir des fractures assez importantes et notamment au sein de la gauche avec cette question avec cette question ukrainienne et le le le vote qui a eu lieu au Parlement avec le le refus enfin le la France insoumise et le PC qui ont voté contre et Europe écologie les vert et le PS qui ont voté pour Léa.

Ce climat de tension j'y pensais tout à l'heure justement que que Macron a volontairement créé hein. Moi, je suis d'accord avec toi. Je pense qu'effectivement le fait de cette sortie là, d'ailleurs, il est en interview maintenant, donc on va quand même J'espère qu'on aura des des infos sur ce qu'il est en train de dire.

Ça me rappelle le climat de tension qu'il y avait juste avant les municipales en 2020 h quand il a pris la parole de manière très martiale en disant nous sommes en guerre face au Covid et cetera. un climat de tension mais de ouf euh au même titre que ce climat de tension qui pourrait effectivement chercher à créer parce que bah c'est assez courant désormais malheureusement en politique le fait d'aller de comment dire d'utiliser des affects négatifs enfin c'est pas moi qui l' inventé hein jeuse et compagnie l'ont fait bien avant moi mais bon important de dire à quel point les les responsables politiques ont cette capacité enfin cette volonté pardon et cette technique de convoquer des affects négatifs justement pour euh donner comment dire un sentiment de peur et et un peu empêcher les gens de chercher le changement. En gros là, il est en train de nous dire que c'est une stratégie de la part d'Emmanuel Macron, une stratégie d'attention.

Je me rends compte à quel point il est cynique que ça ne me surprendrait pas. Usul la semaine dernière nous disait que Macron était simplement dans son rôle, le rôle du seul pays européen, membre de l'Union européenne capable d'intervenir en Ukraine, que donc c'était son rôle de dire qu'il était prêt à y aller. Je sais pas du tout franchement.

Après, oui, peut-être aussi, j'en sais rien, mais moi je pense que je serais pas surprise qu'il y ait cette volonté et souvent euh cette volonté de de et il l'a fait aussi pour l'élection présidentielle et pour les élections législatives. C'est-à-dire que si c'est pas moi, c'est le chaos en gros. C'est soit ça va être la la merde de ouf, soit vous vous faites en sorte de d'asseoir ma légitimité démocratique à travers les élections et cetera.

Et j'ai l'impression qu'il y a souvent ça à la veille des élections, quelles qu'ell soit. Il le fait aussi au moment des gilets jaunes où pendant de longues semaines, il ne prend pas la parole. Il laisse Édouard Philippe, c'était au moment de de la de la crise du prix de l'essence.

Voilà, il a laissé Philippe et puis à un moment il est venu, il a pris la parole bah au moment où Paris était à feu et à sang en disant "OK bon ça va pas mais si c'est pas moi c'est le chaos" et il aime trop jouer cette carte sa carte préférée de c'est pas le seul au pouvoir à la jouer mais justement c'est intéressant en terme de l'impact que les émotions ont sur les comportements électoraux parce que tu vois qu'en fonction des émotions qui sont ressenties tu as des comportements électoraux qui sont complètement différents et ce que l'on sait par exemple c'est que la colère c'est une émotion qui va te faire voter plutôt pour des partis qui sont dans les marges électorales alors qu'au contraire la peur C'est une émotion qui est hyper conservatrice et qui va te faire voter pour des partis qui sont déjà au pouvoir pour en gros dire voilà, on va pas changer les choses de manière hyper importante vu qu'on a déjà une situation qui est tendue soit au niveau national soit au niveau international. Ah, je me souviens de la fin du sarcosisme, c'était que ça l'argumentaire. Et puis même quand tu vois dans toutes les périodes de guerre, par exemple, si tu vois l'évolution de la côte de popularité de bouche au moment de la guerre en en Irak, mais c'est impressionnant, ça augmente de 40 points.

Enfin, c'est vraiment quelque chose de dingue. Donc, tu vois que le ça va ça peut avoir mais c'était dans le contexte terroriste poste 11 septembre 2001, c'était ce moment-là. Ou c'était ce momentl effectivement.

Oui, bien sûr. Les conservateurs américains étaient au sommet de leur gloire. C'était extraordinaire pour eux.

C'est exactement ça. Et sur je reviens sur la division de la gauche sur ce vote à l'Assemblée nationale sur le soutien à l'Ukraine pour rappeler que la gauche a toujours été divisé sur les questions internationales. Si Jean-Pierre Chevdem est dans le chat, salut mon JP.

Et ce n'est qu'un ex parmi tant ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de de voilà il est légendaire. C'est voilà, lui c'est au moment de la guerre du COit, le PCF et le Parti socialiste et la SFI au moment du programme commun était tellement tellement tellement pas d'accord sur l'international. H donc mais pour la NUPES aussi, j'ai envie de te dire, ils ont acté dans leur programme de pas être d'accord de ne pas être d'accord.

Oui, c'est vrai. Bah ouais, en 2022. Ouais, c'est c'est c'était sur la question européenne où ils ont tous fait un petit peu un pas l'un vers l'autre.

Ça, je me souviens effectivement que la France insoumise a arrêté de parler de plan A, plan B. Non, on va pas sortir de l'Union européenne, faut pas déconner. Et euh les socialistes ont accepté de dire "Ouais, il va quand même falloir la revoir de front en comble euh le cette Union européenne, ça je me souviens de ce moment-là." Mais sur le reste, ils sont d'accord pour pas être d'accord.

Ils sont d'accord sur pas grand-chose. D'ailleurs, il y a la convention là insoumise euh samedi sur les élections en sur les élections pour les européennes. Ouais.

Hête de voir ce que ça va donner. Ah oui. Le programme est assez euh la conique pour le moment.

On sait qu'il va y avoir des prises de parole de qui quand pourquoi, à quel sujet, on sait pas encore mais à suivre. C'est un enjeu électoral pour les macronistes cette la guerre en Ukraine. Vous venez de le dire en fait, c'est exactement ça.

C'est c cette volonté de mettre sur le devant ce sujet qui tend considérablement les gens pour les inciter à un vote conservateur. Bah tu vois qu'en gros tu as deux sujets qui vont être enfin qui vont être les axes de campagne de de la Macronie pendant les européennes. Ça va être d'un côté le risque du rassemblement national.

Donc là, ils se sont remis à taper sur le Rassemblement national puisque il y a il faut quand même se rappeler que l'année dernière c'était plutôt la France insoumise qui était le bouquire de tout ce qui passion des pendant maintenant c'est un peu redevenu le sur le devant de la scène cette idée de taper sur le rassemblement national de Emmanuel Macron euh Gabriel Atal Valérie euh tous les trois en cœur chacun dans son couloir qui tape sur le RN le RN le RN c'est ça complètement donc risque national le Rassemblement nation enfin le rassemblement national et risque au niveau européen international la guerre en Ukraine et c'est vraiment les deux axes de campagne et si vous voulez pas le chaos ben votez pour nous. Je vous rappelle que Baxit est partenaire du Parlement européen au cours de cette saison 2024. Donc il y a de nouvelles émissions qui vont arriver au cours de la saison.

Des émissions spéciales élections européennes. On va recevoir des députés européens. Euh on va parler de beaucoup de choses.

Donc si vous ne savez pas pour qui voter pour euh à l'occasion de cette élection européenne, n'hésitez pas à regarder Backsited, vous allez rencontrer des gens différents, des gens qui ont des options différentes, qui ont des opinions différentes sur la question européenne et euh vous pourrez peut-être, qui sait, vous faire un avis et puis même en apprendre en apprendre beaucoup sur le fonctionnement de l'Union européenne. La première émission a déjà eu lieu sur ce sujet-là et donc voilà. Et on va faire une émission backsit à Strasbourg.

Oui, ça aura lieu dans le courant de la saison, il y aura une émission à Strasbourg. Euh mesdames et messieurs, je vous propose qu'on enchaîne avec la séquence que vous attendez toutes et tous. C'est parti pour la vie d'Adel.

Wou ! Salut ! Salut !

Salut Adelle, j'ai pas de voisin. Tu as pas de voisin ? Non mais c'est pas grave, je suis contente.

Non mais je vous vois comme ça tous. Tous. Ça va ?

Ça va et toi ? Ça va super, ça va super ça va. D'autant mieux que euh cette année, enfin là, la fête de la musique est arrivée un peu en avance.

Semaine politique sous le signe de la chansonnette. La semaine dernière, journée internationale du droit des femmes et la lutte a eu lieu en chanson. Gabriel AT l'a néga en premier en citant "The Star International".

Beyoncé quoi, il lance un Beyoncé direct. Who run the world girls ? Dis donc, monsieur, j'ai pris la place d'une première ministre.

Disons que ta nomination n'a pas aidé de ouf les girls à Run the World quoi, tu vois. Bref, pas de recul hein, sur lui-même ce garçon, c'est terrible. Après, on a des femmes au pouvoir.

Mais àon les bonnes ? C'est ça la question. Avant de préparer un petit discours un peu plus formel, euh je me je voulais partager ces paroles juste.

Qu'est-ce que tu regardes ? Tu as jamais vu une femme qui se bat ? en garde sous mon sein la grenade sous mon sang de vo [Applaudissements] c'est légendaire publié sur ses propres réseaux sociaux non non elle est elle l'assume gab sait pas où se mettre personne sait où se mettre mais il faut appeler la sassème quo je suis en train de mourir de gênance pardon c'était l'objectif dans voice je pense moi je me retour tourne pas mais je dis que Olivier Grégoire m'a fait ressentir quelque chose de fort.

C'est un frisson de la honte tout le long de la colonne vertébrale. On l'a tous ressenti, on est d'accord. Ou oui ou c'est pas tout à fait fini.

Toujours à l'occasion du 8 mars, Catherine Ringer, la chanteuse du groupe mythique des années 80, les Rita Mitsuko, était invitée à chanter aux célébrations officielles. Mais c'est en sortant de scène qu'elle a fait son move le plus engagé. Merci monsieur le président.

Au revoir. Salut. Ciao.

Allez. Allez. Hop.

Là chez moi, on vous le remet un petit ralenti que vous voyez bien ce mouvement. Tellement de classe en plus. Ah c'est élégant.

Il essaie encore de la tripoter. C'est c'est malad mais c'est pas possible. Al il semblerait qu'il lui ait dit on s'embrasse, elle a dit non et il a quand même essayé.

Non Manu quand c'est non c'est non. Voilà, tu sais le consentement, tout ça, tout ça, il faut cesser. Manu, il fait pas que tripoter, c'est également un gasl.

Il a allumé un brasier en proposant Kayana chante du Piaf pour l'ouverture des Jo. Je sais que vous allez en parler mais on va on va montrer. On va rétablir déjà un peu la vérité parce qu'il y a pas eu de déclaration officielle de l'Élysée, ni un tweet ni un communiqué de presse.

Macron est peut-être le directeur artistique des JO mais pour l'instant c'est secret secret. Mais c'est un bruit qui court suite à une rencontre entre Manu et Aya qui a eu lieu le 19 février des propos rapportés par le journal l'Express puis rapporté et déformé par d'autres médias. Voilà comme celui-là.

Alors c'est pas du tout Aya sur la photo. Voilà l'erreur sur la photo. C'est que ce n'est pas Aya Nakamura sur la photo.

Non Jeanud c'est une femme noire aux cheveux longs. Oui mais ce n'est pas la même. Oui c'est chiant parce que c'est raciste.

Jeanud totalement raciste Jeanud tu ne confonds pas Pierre Ninet Jean du jardin. Ben c'est pareil Jeanud. Non, voilà, on ne sait pas s'il s'appelle Jo quand même problématique.

Alors, l'idée que Aya enfin soit chanteuse au JIO, soit c'est un vrai projet ou que ce soit d'ailleurs un ballon d'essai pour tester la réaction des gens. En tout cas, le ballon a été intercepté par l'extrême droite. Voilà, c'est ils y sont tous allés de leurs petits commentairirees.

Non, mais elle chante même pas en français. Lara Fabian, ça aurait été vachement mieux. Elle est nationaliste.

Vous savez que Lara Fabian, elle est pas française. Non, c'est vrai, mais elle est belg canadienne. Bref, l'argument le plus original pour se payer Ayan Nakamura, je trouve c'est Éric Zemour qui est la sortie.

Et peut-être Malek l'a-t-il vu parce qu'il a vu le meeting parce que dans le discours du meeting de lancement de campagne aux européennes de dimanche, il a expliqué que la beauté universel européenne c'est la musique classique et plus précisément oui cette musique c'est Mozart. Le miracle Mozart. Voilà le beau.

Voilà le bien. Voilà l'Europe. Oui.

Alors c'est très simple. Mozart c'est l'Europe he depuis le 18e siècle l'Europe n'a pas bougé. Très beau coup le trichon gris.

Mais alors il y a une raison pourquoi Mozart ? Pas seulement parce qu'il est autrichien et ça Ricky il aime bien mais non non mais pour une autre raison évidente et simple c'est parce que Mozart c'est le musicien préféré des fétus. Un fétus entend la musique et des scientifiques ont lancé une grande étude sur les réactions des fétus à cette musique.

Ils ont découvert les fétus ont des préférences musicales. Euh Antoine, nouveau nouveau sujet de doctorat peut-être, je sais pas. Je vais m'arrêter là.

Ça c'est dans le discours pour les européennes. Moi je trouve ça extrêmement rassurant de voir que Reconquête n'a pas de programme. C'est plutôt cool.

C'est fou hein. Et c'est un peu confirmé par la conclusion de sa démonstration. Les futurs bébés n'ont pas de culture.

Ils ne savent encore rien. Mais ils détectent la beauté. Ils aiment cette beauté.

Ils la plébiscipent. Il ne vote pas pour le rap, ni pour la lambada, ni pour Ayan à Kamura. Il vote Mozart à tellement raciste.

Les fétus ne votent pas pour la lambe Badame mais les fétus ne votent pas tout court. Je veux dire. Et le mec a eu une novation là-dessus.

On dirait un discours généré par Unia. Mais je vous jure c'est vrai. De toute façon Unia n'aurait jamais pu inventer un truc pareil.

Je veux dire la théorie de Zmour c'est quand même que les fétus donc les bébés panés choisissent le futur de l'Europe. Enf je c'est Unia ne fera pas ça. C'est vraiment Et Éric Zemour fait pourtant référence à une vraie étude sur l'effet de la musique sur les bébés inutéraux.

Inspecteur Barber à votre service. Je suis allée chercher la dite étude. Cette étude date de 2018 et vient d'un centre de PMA procréation médicalement assistée à Barcelone qui organise aussi des concerts pour embryon.

Ça c'est un concert pour embryon pour aider les embryons à se développer. Voilà. Mais mais oui, des gens jouent de la musique pour Mais des gens jouent de la musique pour stimuler des spermatozoïdes.

Tout à fait. Ouais. Ouais.

Ça existe c'est pas Moi. Docteur Bristiel, un avis sur cette séquence. C'est Et dans le partage des résultats de cette étude, vous allez être très surpris mais Éric Zemour n'était pas tout à fait honnête.

Oh, on l'a pas vu venir. Voici donc les résultats. Alors, en effet, une petite musique de nuit, on traduit de Mozart crée une réaction chez 91 % des fetus.

Mais ce que Éric le méo mythoman oublie de nous dire, c'est que ça c'était dans la catégorie musique classique parce qu'il y a également une catégorie pop rock et là qui sait qu' a le même résultat que Mozart Rapsodi. Donc voilà, groupe britannique. Donc que ce soit Freddy Mercury au volang, Amadeus, les fétus aiment les pianistes aux cheveux longs maquillés qui portent des chemises à Jabo. l'information qu'il faut retenir de cette étude et c'est pas fini parce que je sais pas si vous avez vu mais les fetus aiment aussi des village s 90 % c'est quand même pas très loin de Mozart quoi.

Ça c'est mes fétus sûr. Pas trop. Je me rappelle les fétus aiment YC.

Voilà, les fétus sont quand même beaucoup plus ouvert d'esprit qu'EC Zémour. Je pense c'est important de l'avoir en tête. Après les fétus, ils ont quand même des rêves de boomer parce que tout ça c'est les années 70 les gars.

Ils sont bloqués dans dans les années 70. J'avoue. Et autre info, les fétus préfèrent la voix de Mickey aux humains.

Je pense que c'est important de le savoir. Donc on va peut-être pas laisser les fétus décider pour le futur de l'Europe. Non.

Donc on va tous aller voter le 9 juin. Voilà, c'était mon petit moment militant pour conclure euh le sujet Aya euh l'idée de de Aya qui chante au Giot a aussi été beaucoup défendue, mais peut-être parfois trop. Ouais.

H jaja. J'aime bien dja, j'aime bien doudou, j'aime bien SMS, j'aime bien IP. Voilà, il y a du read, il y a de la vitalité, c'est que j'adore.

H dja dja. Non mais Amélie Castera, cette grande défendeuse défenseuse pardon, défendr whatever de de multiculturalisme qui qui scolarise ces garçons dans des classes non mixes dans un lycée privé catholique. Enfin vraiment c'est tout ce qu'elle dit son faux et et elle et ça elle ne connaît pas la chanson on est d'accord.

Elle connait aucun morceau qu' Non mais non mais même elle dja la base elle la connaît pas parce que pour mémoire pour ceux qui connaîtraient pas ou pour mes parents qui regardent dja c'est ça. On va on va juste écouter. Oh il y a pas moyen ce qui permet de se rendre compte que Amélie elle elle Non elle sait pas pas tout à fait la même chose ça ne marche pas.

Ça ne fonctionne pas. Euh non, je vous laisse et je me prends quelques instants pour m'en remettre aussi parce que je sais que ce qui vient de se passer est assez brutal quand même. Beaucoup de frissons le long de nos moiles épinières communes pendant cette séquence.

Mais ce que je retiens moi surtout de cette [ __ ] de séquence, c'est que les personnalités politiques là, elles ont plus aucune limite. Ils ont plus la dessence d'aller chercher des arguments, plus rien. C'est c'est fini, plus rien à [ __ ] On est dans la République du balquisme, dans le gouvernement du rien à branling.

C'est enfin rou libre absolu. On va avoir Vianet pour présenter le prochain 493. Darmanin va lancer un Zebda motivé motivé pour écraser la prochaine manife.

En fait, c'est ça la fin du monde les gens. C'est ça c'est ce qui s'est passé à la fin de l'empire greco-romain. C'est sur la place de la cité.

Ils arrivent plus rien à [ __ ] les mecs. Ils chantaient le Patrick Sébastien de l'époque, je te jure, c'est sûr. Voilà.

Allez, bisous. Merci beaucoup Ad. pour cette avis d'Ad [Applaudissements] et on vous rappelle que vous pouvez prendre vos places pour venir vous pouvez prendre vos places dès maintenant pour venir regarder avec nous Backsit le film au MK2 bibliothèque le 26 mars prochain.

Adelle tu seras des nôtres bien sûr. Oui, la réponse c'est oui. Adelle sera des nôres.

Venez venez avec Adelle regarder la première de Backat le film. On continue l'actualité de la semaine. Adelle les a évoqué rapidement avec la polémique autour d'Aenora.

La question des Jeux Olympiques, on a laaffiche des Jeux Olympiques. Elles ont été dévoilées le 5 mars dernier au musée d'Orset. Évidemment, il y a eu la polémique qui va bien derrière euh autour de ces de cette affiche dessinée par Hugo Gatoni. 40000 personnes représentées, 47 sports et euh et encore une nouvelle polémique annonce cette semaine de la baisse du nombre de spectateurs pour la cérémonie d'ouverture. 326000 spectateurs pour le moment.

Anniealgo avait présenté les Jeux Olympiques, comme je cite une grande fête populaire, mais pour le pour le moment, c'est surtout vendu comme une immense galère en témoigne ces affiches que l'on voit dans le métro euh à Paris et dans les transports en Île-de-France. Démerdez-vous les franciliens, va falloir vous organiser les enfants parce que ça va être un beau merdier. C'est ça le message qui est envoyé.

Est-ce qu'on est en train de se diriger vers un foirage complet que ces Jeux Olympiques ? Toi tuas Ouais, je pense que on est on est tout d'accord pour dire oui, je crois parce que j'en sais rien parce que moi faut savoir que les JO c'est un truc qui me hype d'habitude. Décidément Hyp un mot que j'utilise beaucoup.

Je rappelle que je rappelle que est un single dayura, c'est son dernier single. Je je suis je suis d'habitude je suis hypé par les goos. C'est un truc que je matte.

J'ai j'ai fait du judo quand j'étais petit. Donc je mat toujours mes petites épreuves de judo, l'athlétisme et cetera. Et là c'est chez moi et je m'en balc total.

C'estàdire que je je me sens pas du tout concerné. déjà parce que pas d'accès aux épreuves. Ouais, parce qu'on me parle de de fan euh fan zone de fan zone.

Mais est-ce que ça me fait kiffer en fait de me dire il y a des épreuves chez moi mais je vais devoir aller dans des fan zones pour aller regarder euh les transports. Désolé, je reviens toujours hein, sur les transports, mais ça reste encore une galère pour nous en Île-de-France hors JIO. J'imagine même pas ce que ça va être cet été.

Euh donc moi en vrai, je m'en batis avec la DJ. Peut-être que on est simplement nous, petits français nombrilistes, en train de découvrir ce que c'est que des Jeux Olympiques accueillis dans notre pays. Parce que d'habitude, les Jeux Olympiques, c'est quoi ?

C'est des trucs qu'on regarde à la télé et on est content parce qu'on kiffe le sport qui est en train de se passer mais qu'on ne vit pas ce que vivent les gens Athènes en 2004. Ça devait être le bordel pour les Athéniens. Rio, bordel pour Londres.

Les Londoniens, ils ont dû en chier aussi. Je je je pense qu'on est juste en train de découvrir ce que ça veut dire d'accueillir des jeux. Que ce qui va se passer, c'est que l'Île-de- France, c'est quoi ? 12 millions d'habitants, il y en a peut-être, je sais pas 5 6 millions qui vont râer, mais il y en a combien de millions qui vont regarder les Jeux Olympiques sur leur téléviseur partout dans le monde ?

Après, c'est pas qu'une question de rallé en fait, il aussi une question de de dignité, de conditions de vie, de enfin moi ce qui me choque beaucoup dans ces Jo, c'est la façon dont les autorités en profitent pour bah déloger des gens qui sont sans abri, pour dire au SDF, ce serait quand même pas mal de pas partir de Paris cet été, hein. Qu'est-ce que vous en pensez ? Bref, le fait aussi que bah là les associations sont en train de sonner enfin de de tirer la sonnette d'alarme en disant on les les pardon les les déloc les délogements justement des personnes sans abri ne cessent d'augmenter.

Les opérations sont quasi quotidiennes. Ça ça s'intensifie décidément j'arrive pas ce soir ça s'intensifie de plus en plus alors que on n même pas à la veille des Jo. Donc il y a une énorme inquiétude de la part des assauts à ce niveau-là. réponse des autorités de la préfecture de police et de la préfecture d'Île-de-France, euh il y a 200 places d'émergement qui vont être ouvertes.

Voilà, donc il y a aussi ça euh qui est quand même vraiment super inquiétant, c'est Ouais, c'est de la case sociale encore une fois euh faut parler aussi de la situation d'un certain nombre de travailleurs et travailleuses aussi. Euh il y a eu un mort quand même. Il y a eu il y a beaucoup de personnes qui ont été aussi blessées sur les chantiers pour les GIO.

Enfin voilà, je pense que est-ce que ça va être une fête peut-être, mais moi ce qui m'intéresse aussi c'est de savoir les répercussions sociales que ça va avoir. Et pour le moment, je les trouve particulièrement inquiétante. Il a quelqu'un qui demande dans le chat est-ce qu'il y avait de telles polémiques dans les autres pays organisateurs de GIO ?

Je n'en sais rien. Moi je peux vous le dire parce que il se trouve que j'ai vécu à Rio juste avant que les GR Rio soient mis enfin soit soient tenus à Rio et ils avaient aussi fait cette cette démarche de sortir les gens de la ville des interventions excessivement violentes. Mo démocratique.

Ouais ne sont pas ici non plus hein, je te rassure mais voilà donc il y a il y a effectivement cette tendance à à chasser la misère de faire comme si bah en fait il y a rien quoi. et ne pas proposer de solutions de ben de de d'hébergement. Bref, je pense qu' deux choses qui jouent, c'est que au départ les Joo s'est vendu comme une énorme fête populaire qui devrait bénéficier à tout le monde et quand c'est annoncé comme ça que Paris a obtenu le fait d'avoir les les Jo, tout le monde est content.

Alors le problème c'est que tu te rends compte que déjà ça va être inaccessible parce que les places c'est vraiment faut faut vraiment enfin faut vraiment donner un rein pour pouvoir accéder à à un événement. Donc le côté positif tu tu es pas sûr de pouvoir en profiter. Et à côté de ça, tu te rends compte que tu as des conséquences négatives qui sont extrêmement importantes.

Et quand tu vis à Paris, bah c'est l'affiche que tu montrais le le fait de devoir télétravailler qu'on t'incite quand même largement à quitter la ville que tu vas que le prix des transports a augmenté. Donc tu as les deux choses qui rentrent en contradiction les avec les autres, c'est que on te vend ça comme quelque chose d'extrêmement positif et finalement ça arrive comme étant mal le positif tu l'as pas et tu as juste le côté négatif. Donc évidemment que derrière tu as quand même un peu de déception.

Et rapidement pour revenir très vite sur Ryan Nakamura, c'est plus que dans les tuyaux parce que je crois qu'il y a le comité d'organisation des Jeux Olympiques qui a apporté son soutien publiquement à Aya sans dire officiellement qu'elle ferait partie de la cérémonie mais mais voilà. Et euh euh c'est quand même une polémique typiquement montée de cousu de fil blanc monté par l'extrême droite, hein. C'est quand même vu à quel point et c'est un débat purement raciste parce que sur BFM TV, on n' pas invité Olivier Cachin ou Fred Musa pour faire un débat, mais on a invité Jean-Messia.

H non mais donc c'est c'est bien la preuve que c'est c'est juste un débat raciste. Aya Nakamura c'est 7 milliards de stream dans le monde entier. Ça fait 5 ans que c'est l'artiste française féminine la plus écoute dans le monde.

Elle a rempli trois Ber en 20 minutes et elle a gagné une victoire de la musique là cette année. Est-ce qu'il y a encore des bas ? Elle peut chanter même si elle chante pas du PF, elle veut chanter ses chansons hyp.

Mais moi je suis grave content. C'est le seul truc qui me fait plaisir moi de dans quoi. Ce qui est marrant c'est de voir que tout élément sert à une polémique qui est instiguée par l'extrême droite et par les médias qui sont quand même enfin contre ligne idéologi.

Je suis désolé. Depuis à l'heure on parle de polémique mais en fait c'est pas une polémique, c'est une attaque raciste. C'est plus qu'une polémique.

Ouais, je veux dire c'est c'est vraiment super inquétant. C'est un peu le même type de chos que tu voyais sur l'affiche des JO où on disait b on a retiré la croix sur Notre Dame ou ce genre de chos. sur le D invalides.

Sur le Dom des invalides, pardon. Euh le Tu vois que tous les tous les tous les événements, ça sert à créer justement une espèce de tension et de comme tu dis des attaques racistes sur le sur la situation. Et c'est là que tu te rends compte quand même que la l'état du pays à l'heure actuelle et la perméabilité aux idées d'extrême droite est quand même assez énervé.

Je précise qu'il y a un dépôt de préavis de grève annoncé par la CGT pour la durée des Jeux Olympiques. Euh les jeux, je cite, "Les jeux sont des centaines de milliers de travailleuses de travailleurs qui sont percutés." Euh donc il y a une volonté de faire monter monter la monter la pression du côté de des organisations syndicales.

Les policiers ont obtenu des primes pour la durée des Jeux Olympiques. Des négociations sont en cours dans les transports pour éviter une greffe probablement dans les transports pendant le les Jeux Olympiques. Je rappelle qu'il y a une loi qui a été votée, une loi spéciale GIO qui prévoit un certain nombre d'exception notamment sur les sociétés de sécurité privée.

Et je me souviens d'une anecdote, c'est que euh on prévoit de de d'embaucher pour la durée des Jeux Olympiques plusieurs dizaines de milliers de vigiles dans des sociétés de sécurité privée et que la droite avait fait passer un amendement euh dans la loi euh qui prévoyait la fameuse clause Molière prévoyant que les personnes embauchées par les sociétés de sécurité privée devaient obligatoirement parler la langue française. Sauf que du coup les professionnels du secteur sont en train de tirer la sonnette d'alarme parce qu'ils n'arrivent pas à embaucher avec ces conneries d'extrême droite qui veulent forcer les gens à parler français dans des métiers où il y a pas toujours besoin. H et euh et donc voilà.

Donc typiquement ce genre de ce genre d'anecdote sur la politisation à outrance des des débats autour des autour des Jeux Olympiques en amont de la fête. Autre sujet qu'on voulait aborder ensemble, le retour du mouvement Mythou. C'est venu sous la forme du hashtag meou garçon.

C'était le jeudi 22 février sur Instagram. L'acteur français Aurélien Vic témoigne et raconte les abus sexuels dont il a été victime pendant son enfance. Il a ainsi lancé le hashtag mitou garçon.

D'autres ont ensuite pris la parole. Est-ce que c'est un nouveau tabou qui sort ? Est-ce que on est face à la poursuite ou la transformation, je ne sais pas, du mouvement Mou.

Qu'est-ce que vous en pensez, Léa ? Euh ouais, je voulais effectivement on en parlait en en pendant l'émission, pardon, la préparation de l'émission. Euh c'est vrai que c'est euh on a l'impression qu'il y a des vagues mit tout de manière un peu sectorielle.

Il y a le ciné, ensuite il y a les médias, ensuite il y a la politique et cetera. Mais ce qu'il faut voir c'est qu'en fait c'est euh c'est un problème qui dépasse des domaines spécifiques et que c'est un problème qui est véritablement structurel. Si jamais les membres du gouvernement et plus particulièrement euh Aurore Berger nous écoute ce soir, il s'agit de traiter le problème dans sa globalité en fait hein.

Voilà. Donc je voulais juste rajouter enfin mettre un peu de contexte dans tout ça. Euh le Mythou garçon effectivement s'inscrit aussi euh dans la le sillon un peu du Mythou inceste qui a émergé en 2021 avec ensuite la création de la civis.

Je rappelle que le juge du rang qui était quand même la civis. Alors euh je sais plus l'acronyme précis mais je vais vous le dire de suite. Oh mais attends j'ai des notes.

Ne bouge pas. Euh la civil spécifiquement, c'est la commission indépendante. Oh là là, j'ai en plus j'ai le j'ai l'acronyme quelque part.

Quelqu'un pour euh décliner l'acronyme s'il vous plaît ? Je l'ai pas. Quelqu'un l'a dans le public ?

La civise, j'ai oublié. Je sais Commission indépendante de lutte contre les violences faites aux enfants. Enfin, c'est un peu sur l'inceste.

Exactement. Euh et violence aux enfants. Voilà.

Commission indépendante sur l'incestances sexuelles faites aux enfants. Sexuelle faites aux enfants. En fin d'année dernière, la civise a eu son mandat qui a été renouvelé.

Donc ça c'était quand même une chose assez assez positive puisque elle était normalement créée que pendant 2 ans pour rendre justement des recommandations dont la recommandation principale était la fin de la prescription pour les violences sexuelles à l'égard des enfants. Euh il se trouve que il y a une figure de prou dans cette commission qui est le juge enfin qui était le juge du rang qui est un juge qui est connu pour ses positions très engagé féministes et cetera et cetera, qui a été complètement débarqué en fait au moment du renouvellement du renouvellement du mandat de de cette commission. Donc, il y a eu quand même de gros problèmes qui ont été qui ont émergé à ce niveau-là.

Il faut quand même donner un peu des chiffres. Globalement, on a sur enfin sur les violences faites aux enfants, c'est quand même assez inquiétant. On a un enfant qui meurt chaque semaine sous les coûts d'un adulte ou d'une adulte.

Il y a 1600 enfants qui sont victimes de violence sexuelle chaque année, dont 77 % au sein même de leur famille et 24 % des Françaises et les Françaises de plus de 18 ans estiment avoir été victimes de maltraitance grave dans leur enfance. Donc, ce sont des chiffres qui sont très enfin très très inquiétants. Il faut savoir que le gouvernement a soi-disant décidé de prendre cette question au sérieux et a lancer un grand plan contre la maltraitance et contre les violences faites aux enfants qui normalement doit avoir enfin doit se tenir entre 2023, c'est un truc pl plusannuel jusqu'en 2024 2027 pardon donc 4 ans.

Les résultats a priori sont pas encore là et c'est très inquiétant en fait parce que il y a eu encore beaucoup de communication qui a été faite et c'est quelque chose qui est assez symptomatique dans la la comment dire dans l'approche du gouvernement sur ces questions parce qu'il faut rappeler que le gouvernement est est en place depuis 7 ans. enfin pardon le enfin Emmanuel Macron, pas le gouvernement mais Emmanuel Macron et ses différents ministres. Une politique qui mène depuis 7 ans et des chiffres qui finalement sont parfaitement insatisfaisants par rapport à soi-disant les efforts qu'il est en train de faire.

Donc euh je pense qu'il faut euh il faut jamais euh cesser de rappeler que euh il faut sortir de la communication, il faut avoir une approche véritablement structurel globale des questions des violences de manière générale dans notre pays et que sinon on va se retrouver avec euh un tas de personnes qui seront encore totalement désorientées. Euh des personnes dont euh les les les conséquences en fait sur leur vie euh ne seront pas ne seront pas n'auront pas d'accompagnement euh des plaintes qui ne seront pas prises par des des de la police et cetera. Donc bref, des choses sur lesquelles on voit que ça n'avance pas et c'est très en fait, je suis très ému en disant enfin racontant tout ça parce que ça fait des années que je travaille là-dessus.

Ouais. Des années qu'on nous dit que les choses vont s'améliorer, que Macron a annoncé le 25 novembre qu'il allait éradiquer les violences faites aux femmes. Enfin vraiment, il a dit ça quoi.

Et et en fait, c'est plus possible. Ça suffit de nous sortir des discours comme ça et derrière de ne pas faire les choses en fait les voilà. Donc c'est c'est c'est dramatique et si on fait rien en fait, rien ne va s'améliorer.

C'est pas en disant qu'on va qu'on va faire des campagnes de sensibilisation en débarquant des gens qui sont pourtant reconnus pour leurs compétences, qui sont reconnus par leurs pères, qui font un travail incroyable que les choses vont s'améliorer. C'est pas en refusant d'inscrire le consentement et une définition commune du viol au niveau européen que les choses vont s'améliorer. pas en défendant Gérard Pardieu publiquement que les choses vont s'améliorer.

Donc voilà, il faut vraiment que je sais pas ce qu'on peut faire en fait. Voilà, je suis un peu désemparé. Non non mais je je comprends je comprends on l' un peu tous hein.

Mais Malek, on a aussi le cas médiatique de Gérard Miller, le célèbre psychanalyste qui lui aussi est visé par plusieurs dizaines de de d'accusations. Euh est-ce qu'on se dirige vers un Mou télévision ? Bah en tout cas, on peut s'en rapprocher.

Tu l'as dit, Lea, c'est très sectoriel en réalité. MIT on peut peut-être s'attendre à un meou télévision. Il y a Gérard Miller donc qui était notamment chroniqueur chez Laurent Ruquet dans dans On n'est pas couché.

On a des témoignages euh où on nous parle de mode opératoire, il repérait ses victimes dans le dans le public de de l'émission et donc ça fait déjà plus de 20 ans et donc tout le monde s'est tout le monde tout le monde a gardé le silence pendant plus de 20 ans. Je pense aussi à Yanis Marchall, le le grand danseur qui a dénoncé Bruno Vandelli qui était à l'époque prof de danse sur Popstar qui a qui l'accuse de de violence lorsqu'il était mineur. Il y a PPDA évidemment où on a eu moi c'est c'est vraiment une image qui m'a marqué cette vidéo de Media Part avec toutes les victimes qui prenaient qui prenaient la parole.

On a eu aujourd'hui la la la l'information qui nous disait que Stéphane Plaza allait être poursuivi pour violence habituelle sur deux de ses de ses ex-compagnes. Morandini, est-ce que Morandini ? Évidemment, n'en parlons plus.

On on peut voilà Cé évidemment. Bon, Bourdin Bourdin, ça va peut-être ouvrir la porte à une libération de la parole dans le secteur de la télévision parce que bah moi, j'ai travaillé 3 ans à la télévision et des témoignages de de maquilleuses notamment, moi c'est quelque chose qui qui m'a marqué avec des maquilleuses qui m'ont raconté des des des choses qu'elles ont subi et puis c'est pas à moi de raconter à à à leur place, mais mais je pense qu'il y a peut-être un courant, une voix une voix de libération de la parole qui peut se faire dans le secteur de la télévision. Après, c'est bien de libérer la parole et mais mais en fait les actes, c'est très important effectivement si vous vous avez la possibilité, si vous souhaitez aussi le faire, faites-le et il faut que ce soit accompagné, il faut que ce soit encouragé mais c'est pas suffisant en soi.

Et effectivement c'est comme je dis à chaque fois, dire c'est faire rire, faire c'est faire terre. dire à chaque fois c'est que c'est une grande cause nationale c'est une chose. Ça fait 7 ans que c'est une grande cause nationale.

Ex mais mais peut-être que si on s'inspirait un chouille de des espagnols notamment dans leur gestion des des des violences faites aux femmes. Qu'est-ce qu'ils ont de meilleur les espagnols ? C'est un cas étranger intéressant.

Le tu as tu as tout un système judiciaire en fait qui est adapté pour les auteurs de violence fête de femmes. Donc c'estàd que tu as un parquet spécialisé, ils sont voilà tu as des tribunaux spécialisés et ils sont pas ils peuvent pas rester comme ça dans la nature le temps de l'enquête. Enfin le enfin si bien sûr le temps de l'enquête mais ils sont beaucoup plus stricts et et beaucoup plus organisé et beaucoup plus de moyens.

C'est surtout que les beaucoup plus de moyens notamment la tune en fait ils ont mis ils ont mis vraiment de la tune. Ils ont ils ont une approche vraiment enfin transverse et et et structurelle. L'écoute des victimes.

L'écoute des victimes. La formation aussi ben des magistrats, la formation des des des policiers et des policières. Il y a aussi bah la tune parce que ils mettent la tune en fait et ça fait des années qu'il travaillent là-dessus.

Le résultat c'est que les féministes ont reculé. Les femmes sont protégées immédiatement. Les féminicides ont reculé.

C'est vrai. Alors qu'en France ils ne reculent pas. Aujourd'hui il y a déjà plus de plus de 30 féminicides à l'heure actuelle qu'on est en train de parler depuis le 1er janvier.

On est le 15 mars en 14. Et eu il y a des propositions à gauche qui sont euh qui sont élaborées pour lutter contre ça. Ah la gauche et les violences sexuelles et sexistes.

Ça c'est un sujet qui t'intéresse aussi là. Ouais, mais je pense qu'on en a besoin pour la on a besoin de la soirée là. Ah ouais, ouais, je pense.

Ouais. Est-ce est-ce que Antoine, tu vois des des mouvements d'opinion autour de autour des questions des violences sexuelles et sexistes ? Est-ce que c'est un sujet qui passionne plus qu'avant ?

Est-ce que la libération de la parole a des effets ? Ben en fait, tu vois que oui, il y a une préoccupation dans l'opinion, mais vu que c'est pas des tu as un peu l'impression que c'est un sujet en trame de fond, mais aussi dans la façon dont c'est traité par les politiques et que du coup, tu as pas vraiment une tu as pas vraiment de de de tu perçois pas un cette thématique là qui arrivera en en top des préoccupations des Français. Et c'est justement aussi, je pense dans parce que c'est traité de cette manière-là par les politiques que c'est quelque chose qui est pas forcément sur le devant de de la scène.

Je voulais juste réagir à une question du chat. Vas-y. Laquelle ?

Euh sur le téléphone grand danger. Euh quelqu'un qui dit qu'il faut quelqu'un quelcune pardon qui dit qu'il faut le généraliser. Alors c'est vrai que c'est un dispositif qui est assez intéressant qui permet en fait justement d'alerter.

Euh mais le problème c'est que les associations qui sont euh mandatées pour euh aider en fait les victimes à l'utilisation de ces téléphones sans sans sans compter le fait que il y a aussi des problèmes de réseau et que dans certaines parties du territoire ça ne marche pas. Euh ces associations en fait n'ont pas vu elles ont vu elles ont eu un mandat pour euh gérer ces téléphones grave. Néanmoins, elles n'ont pas eu les moyens euh humains et ni les ressources financières pour accompagner euh ce l'utilisation et la mise en place et le déploiement de ces de ces dispositifs.

Donc voilà, c'est c'est c'est pas un gadget, c'est voilà, encore une fois le gouvernement dit "Ah, on a déployé tant euh tant TGD et cetera." Oui, mais en fait, il faut aussi déployer les moyens pour les associations derrière qui vont les gérer et voilà, c'est plus compliqué que juste ça. Il y a quelqu'un dans le chat qui a écrit "Pour Malek, l'OM a gagné et j'ai vu Malek sortir son plus beau sourire".

Désolé, je l'ai vu à ce momentl. C'était génial. Désolé.

Merci pour ce message pour Malek. Chers amis, pendant que nous discutions, il y avait une interview d'Emmanuel Macron en direct à la télévision où ça la télévision l'ancête d'Internet. Bref, sur TF1 et France 2, Emmanuel Macron répondait à des questions autour de la de la situation en Ukraine.

Rien de bien étonnant euh dans les déclarations d'Emmanuel Macron. Il assume complètement les propos qu'il a tenu en en disant que rien n'est exclu et que la France pourrait potentiellement s'engager davantage dans le conflit sur le terrain. Il a balayé les critiques en disant que ce n'était pas quelque chose de sérieux. notamment les critiques.

Euh, on en parlait sur le plateau de l'accusation d'instrumentalisation à des fins politiques du conflit israéolo-palestinien. Il a balayé ça en disant que c'est pas sérieux. Quand on est président de la République, on s'abaisse pas à ce genre de truc.

On a des responsabilités militaires euh et cetera. Il s'est exprimé également sur Gaza. Je cite "Je n'ai jamais dit qu'Israël avait un droit absolu H.

Fin de citation. Il faudra qu'on prenne le temps de la regarder cette interview. Nous, on l'a pas vu ici sur le plateau, donc on va pas réagir à cette émission.

Juste avant de marquer la pause, je vous rappelle qu'il reste des places pour venir voir Backat le film. Ce sera le 26 mars prochain au MK2, au cinéma MK2 bibliothèque à Paris. Nous avons la plus grande salle du du MK2.

N'hésitez pas à prendre vos places pour venir voir avec toute l'équipe le documentaire qui revient sur l'année 2023, vu par les yeux de Backseit 2023, une année d'embrasement. Et après euh la séance euh où on regardera en avant-première le documentaire, il y aura un pot qui sera organisé au gourou à Paris avec l'ami Pokaille, qui prévoit de nous faire un burger spécial backseats. Euh vous pourrez acheter le livre de Léa et vous le faire dédicacer.

Vous pourrez acheter cette magnifique gourde backseat également sur place et vous pourrez surtout simplement boire des coups avec l'équipe de Backseit. J'ai très très hâte de vous y retrouver. Chers amis, on va marquer une pause.

Après la pause, nous recevrons notre invité politique cette semaine. Il s'agit de la députée communiste Elsa Faussillon. une députée intéressante à plus d'un titre puisqu'elle a été euh en première ligne sur la question de la fin de vie.

Elle elle est également une députée intéressante puisqu'elle est en rupture de banc avec la direction du parti communiste. Elle est plus proche de la France insoumise que l'é Fabien Roussell. Elle viendra nous nous expliquer son point de vue sur l'état de la gauche.

Chers amis, c'est parti pour la pause. À tout de suite. [Applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous.

Bienvenue sur Backed. Bonsoir. Bonsoir le public.

Merci à vous. Merci d'être là. Vous êtes fabuleux.

Très heureux de vous accueillir dans cette émission chers amis. Bonjour si vous nous regardez en direct sur Twitch. Bonjour le chat.

Très content de te retrouver. Bonjour à vous si vous nous regardez en replay sur YouTube ou si vous nous écoutez en podcast. Chers amis, avant d'accueillir notre invité politique de la semaine, je vous rappelle que cette émission, elle est enregistrée en public et que vous aussi vous pouvez venir dans le public en achetant vos places sur Wi Events.

Vous avez le vous avez le lien qui est disponible dans le chat, qui est disponible en description de cette vidéo YouTube également. C'est l'occasion de venir passer un super samedi après-midi euh samedi euh jeudi soir pardon. Oh la fatigue la fatigue du mec.

C'est même pas ce qu'il vend. C'est même pas ce qu' vend. Ouais, je peux vous dire ça coûte 35 balles euh la place qu'il y a un tarif réduit qui existe pour les étudiants et les bénéficiaires de minima sociaux à 20 €.

Si vous êtes membre du club backsit évidemment c'est gratos pour vous mais ça vous le savez. Et après l'émission il y a un petit buffet où on a l'occasion de boire des coups ensemble et de papoter. N'hésitez surtout pas.

Chers amis, je vous propose que nous accueillons notre invité politique cette semaine, la députée communiste des Hautes SC, Elsa Fossillon. [Musique] Bonsoir Elsa Fossillon. Bonsoir.

Merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de backse, on a beaucoup de questions à vous poser. On va d'abord parler de vous. Pour celles et ceux qui vous connaissent mal, j'ai écrit une communiste pas comme les autres.

Vous êtes député, on va en parler. Vous êtes député communiste des hautes scènes. Alors pour ceux qui connaissent mal euh les hautes scèes, les hautes scènes c'est Neuy sur scène, c'est euh c'est euh la défense.

On a pas l'impression qui est de communiste scène et en réalité plus compliqué ça. C'est pas que Neuyi et Courbevois et Levalois, c'est une bonne partie des hautes scènes, mais il y a aussi Jeuneviller, Colombe et Ville- Neuve, la Lagaren et c'est plutôt des territoires populaires. Il y a sep quartiers prioritaires politiques prioritaire de la ville.

Donc euh il y a encore aussi des collèges en en R plus euh et c'est une zone qui a été une zone fortement industrialisée qui l' encore un petit peu et pour euh et clairement ça ressemble pas à le valoir mais c'est ça qui fait que c'est intéressant d'être député aussi quoi. C'est-à-dire que les gens ils ont vraiment des besoins. Ouais.

Euh ils ont besoin aussi de gens qui les représentent même sils ont besoin aussi de pouvoir s'exprimer et décider eux-mêmes. Mais je crois qu'ils ont d'autant plus besoin d'élus. Ouais.

Euh et on essaie aussi enfin en tout cas j'essaie d'être le plus en proximité avec eux. Ouais, je comprends. Hésitez pas à parler bien dans votre micro pour qu'on vous entende bien.

Malex, c'est pas très loin de chez toi. Euh ouais, moi je suis à Argenteuil donc pas très très loin et j'ai plein de copains qui ont quitté Argenteuil pour venir vivre à Genèvier qui vous ont déjà rencontré en plus il m' dit on connait la députée elle est gentille et tout donc elle est sympa. Ça va ça va pour l'instant tout va bien.

Vous avez commencé vous avez commencé à militer. C'était en 2005 au moment de la campagne. Alors les plus jeunes s'en souviennent pas mais c'était la grande campagne du oui ou du non au traité constitutionnel européen.

Vous étiez dans le camp du nom. Puis vous avez manifesté l'année suivante en 2006 immense mouvement étudiant et populaire également contre un projet du gouvernement qui s'appelait le contrat première embauche. Un truc qui précarisait les jeunes, c'était l'enfer.

Et vous avez manifesté vous avez fait partie de ce mouvement-là. Ça a été votre première manifestation. Qu'est-ce qui vous a emmené vers le parti communiste ?

Alors bon, c'est clairement pas ma première manife parce que quand on a des parents syndicalistes, CGT et PCF, généralement vous faites des manifes super tôt. Donc c'est poussé déjà ça manifest. Donc c'est clairement pas ma première manifère participation à un mouvement de mobilisation euh de de manière je sais pas un peu investi quoi.

C'est-à-dire que dans ma faccipais au blocage, je participais à l'organisation des cortèges. Donc voilà. Euh et c'était c'était vraiment chouette parce que d'abord c'était une très grosse mobilisation.

Puis en plus euh désolé de dire ça à ceux qui militent aujourd'hui et qui voient un peu les des faits s'accumuler mais c'était un mouvement victorieux aussi. Donc euh moi ce que ça m'a dit surtout c'est en fait le collectif humain, un collectif organisé quand il se met en mouvement quand il est des terres, il peut gagner et c'est ça qui m'a donné envie de poursuivre et de poursuivre en politique. Et pourquoi le PC ?

Bah très certainement parce que j'identifiais de manière un peu automatique que c'était l'espace où j'allais pouvoir poursuivre cette lutte de manière de manière déterminée, que c'était l'espace politique qui pouvait m'accueillir. Je le cache pas. Je pense que le fait que mes parents y aient été a fait aussi que j'en ai eu une vision positive.

Vous avez reçu la politique en héritage comme beaucoup de personnes en politique, pas tous. Ouais. Qu'est-ce que vous pourriez avoir envie de dire à des personnes qui à l'inverse n'ont pas du tout mais alors pas du tout grandi avec la politique à la maison et qui débarquent alors souvent sur sur backse, c'est pour ça qu'on a créé cette émission pour s'adresser à eux, mais qui entendent parler de politique pour la première fois et qui trouvent ça compliqué, désespérant, angoissant, pas fun.

Hm hm. Ça donne pas envie la politique quand on n pas quand on n pas baigné dedans ? Euh bah d'abord, c'est enfin c'est toujours un peu compliqué de répondre à cette question, même si j'essaie de le faire.

Je me rends bien compte aussi que aujourd'hui la manière de dont dont les jeunes font de la politique parce qu'il y en a qui en font euh de de manière très différente de de moi et de la manière dont moi je me suis engagée en politique et j'aime bien voir que il y a des nouvelles façons de faire de la politique qui qui existe aujourd'hui. Donc je sais pas si c'est véritablement à moi de répondre à cette question. simplement de de manière très personnelle, j'y vois un terrain qui est un terrain qui permet justement de dépasser un peu l'angoisse.

C'està-dire que quand on voit toutes ces choses un peu horrible qui s'amoncellent là, quand je voyais le le jingle là, je me disais punaise, mais en fait c'est une vision hyper terrible du monde qui est réelle. Enfin, si on regarde ce qui se passe aujourd'hui à Gaza, si on regarde l'Ukraine, si on regarde les formes d'autoritarisme qui se développent, les nationalismes, enfin tout un tas de choses et puis puis voilà, une case sociale aussi, tout ça est quand même super inquiétant, l'écologie enfin voilà et je me dis un espace où avec d'autres tu as une tu construis une grille d'analyse et ça ça te permet quand même un peu de pas simplement de prioriser mais mais simplement de d'articuler les choses, de de te dire qu'il y a des déterminants, de te dire qu'il y a aussi des choses qui font système et et du coup ce collectif humain, il te sert et de grille d'analyse et de capacité à te dire on est quand même plus nombreux pour pouvoir y faire face. Je je sais pas si ça donne envie une fois que j'ai raconté mais en tout cas moi c'est l'expérience personnelle que je fais de la politique.

Léa, c'est en vous écoutant lorsque lorsque Jean vous a demandé pourquoi le PCF. C'est vrai qu'on peut se poser la question pourquoi le PCF mais je vous la pose encore puisqueon aura peut-être jamais vraiment la bonne réponse. J'ai remarqué que vous avez parlé au passé.

C'est marrant parce que ouais vous avez ça mais non mais voilà je soulignais juste on y reviendra. On y reviendra. Vous avez fondé un mouvement il y a quelques temps, en 2019 si mes souvenirs sont bons, avec Clémentine Autin qui s'appelle le fil des communs pour réfléchir un peu à comment dépasser les les parties à réfléchir sur la gauche de manière un peu plus globale.

Vous avez aussi prêté serment à Saint-Toin pour justement cette union de la gauche. On sent qu'il y a chez vous une volonté de dépasser la popole un peu traditionnelle. Euh mais ce que je trouve intéressant, c'est que pour autant vous vous retrouvez dans un des partis les plus anciens hm les partis politiques les plus vieux et qui a quand même une structure un peu poussiéreuse.

Comment vous vivez cette incohérence au quotidien ? Ah euh alors d'abord sur le fait que j'en ai parlé au passé, bon on a parlé si faut être faut faut tout affronter euh sur le fait non ben d'abord je le dis toujours de cette manière-là, je me sens plus communiste que membre du PC. Voilà, c'est-à-dire que pour moi, c'est avant tout presque une culture politique communiste plutôt que un truc très partidaire, quoi.

Alors ça veut dire quoi être communiste en 2024 ? Alors pareil, c'est un truc euh forcément je j'espère d'ailleurs que alors déjà vous avez dit ce n'est pas la défense de la viande et de la chasse. Bam !

Vous l'avez dit ? Ouais. Ouais.

Ça ça c'est une définition en négatif. C'est aussi le truc non ? Bah, on a je pense que chaque communiste aura sa un peu sa définition parce que vous citez pas vous citez pas le truc de congrès, vous citez pas Marx toutes les 2 secondes pour dire pourquoi vous êtes communiste.

Moi en tout cas mon engagement, il correspond à un truc qui peut peut-être se résumer comme ça. Pour moi, être communiste, c'est un niveau de détermination très haut à faire tomber les différentes formes d'exploitation et de domination. Hm.

Voilà, c'est en tout cas comme ça que je me définis comme communiste. Et donc évidemment, je pense que chacun peut voir à la fois évidemment il y a il y a il y a le truc très euh euh l'ADN communiste sur l'exploitation par le travail, enfin au travail. Donc c'est comment cette hiérarchie euh patron salarié, on l'a fait tomber.

C'est-à-dire comment ce lieu d'exploitation, on le fait on le fait tomber. Mais c'est vrai aussi pour les différentes formes de domination. Je pense au genre et donc la domination patriarcale, je pense au racisme, enfin voilà.

Et être communiste aujourd'hui, c'est être capable d'articuler, je crois, ces différentes formes d'exploitation et de domination. Euh c'est-à-dire qu'il y a pas l'idée que la classe s' prime euh sur l'antiracisme ou sur le féminisme. C'est comment on est capable aujourd'hui d'avoir une grille d'analyse je dirais qui qui en reste pas à ce qu'a mouvement ouvrier.

Là ça va, c'est suffisamment clair j'espère euh et qui était très emprunt évidemment de lutte des classes. Et on voit bien aujourd'hui et ben que l'exploitation et domination peuvent se mêler et donc au travail vous pouvez être exploité via votre patron mais vous êtes doublement exploité si vous êtes une femme et si vous êtes assisé et comment ça aujourd'hui on est en capacité de de l'articuler et pour vous le communisme c'est le seul mouvement politique idéologique qui puisse peut-être contrer justement ces ces différentes formes d'exploitation d'oppression et de domination ? Non, je le crois pas.

Et et pour moi ça correspond, peut-être qu'il faut le préciser aussi, c'est pour ça que je parlais de culture, ça correspond aussi à une pratique, c'est-à-dire qu'il y a ce qui est annoncé dans les textes qui peuvent être nos textes de congrès ou nos programmes électoraux. Et puis il y a aussi comment ça vit tout ça, la politique. Et la politique ça vit parce qu'il y a des militants et des militantes.

Moi, j'ai avant tout et j'espère l'être encore, mais j'ai avant tout été une militante communiste et j'ai été très marquée et très attaché et certainement des petite par cette manière de faire de la politique dans les quartiers, dans l'immeuble parce que vous êtes vous êtes un militant communiste dans votre immeuble et que vous faites vivre la politique de manière très concrète et très simple auprès de vos voisins ou auprès de vos collègues de travail, c'est aussi considérer que il y a des personnes qui vont avoir des phrases qui pour vous comme communiste mais vous leur dites pas d'abord bah tu es prends ta carte au PC en fait mais comment on milite ensemble et cette culture là pour le coup je crois que j'y suis peut-être encore plus attachée qu'à nos textes de congrès et c'est en ça que je me sens profondément profondément communiste. Antoine euh enfin vous l'avez dit vous-même, vous considérez davantage euh communiste que qu'appartenir au parti communiste, mais néanmoins vous appartenez bien au Parti communiste. Et ça se passe comment justement cette le parce qu'on on sait vous avez pas des positions communes avec Fabien Roussell et avec la direction du parti sur tout voilà en tout cas mais sur sur certains points vous êtes en désaccord notamment sur la la stratégie à suivre avec d'union avec les autres parties de de gauche.

Comment ça prévu d'en parler de l'union de la gauche tout à l'heure ? Voilà. Mais mais Léa posait déjà un petit peu un petit peu cette question.

Tout à l'heure, vous parliez de 2005 sur la bataille sur le le le traité constitutionnel européen. C'est un moment pour moi d'engagement aussi parce que ce que je vois c'est des gens à gauche qui sont capables de s'unir pour faire cause commune. Et quelque part, c'est ce qui me donne confiance aussi à entrer en politique, c'est de voir que il y a des gens issus de différents partis qui disent "Bah nous, on pense qu'il y a un truc super important, c'est de s'unir pour pouvoir y arriver." Et pareil, c'est ce qui c'est quand même ce qui fonctionne aussi.

C'est-à-dire que cette unité-là, elle est hyper importante pour que euh on arrive à ce que ce soit le nom qui l'emporte, même si ensuite Sarco en a fait euh du du papier mâché, quoi. Mais euh en tout cas, il y a il y a ça. Donc pour moi, c'est un fil conducteur.

Après, il y a eu le front de gauche, donc le front de gauche avec euh l'arrivée du parti de gauche où c'était Jean-Luc Mélenchon et d'autres. Et et ce que je crois c'est qu'en fait des gens un petit peu en comment dire pas forcément toujours hyper bien calés sur leur partis politique à gauche en fait il y a pas qu'au parti communiste qu' y a des gens comme ça. C'est vrai chez les verts, c'est vrai chez les socialistes et c'est vrai à la France insoumise et et donc on n'est pas toujours bien calé mais en même temps c'est aussi notre histoire, c'est notre culture politique, c'est là où on a commencé, c'est là aussi où on a des liens, moi j'ai des liens très forts avec les militants communistes de ma circonscription.

C'est eux qui m'ont désigné aussi pour être candidate euh au nom du parti communiste. Donc ces liens-là, vous vous les rompez pas si facilement. C'est pas que de l'affect, c'est aussi très concret.

Et je crois que de ma place, ça plaît aussi à des communistes qui soient à l'intérieur ou dehors de se dire que bah il y a des personnalités au sein de ce parti qui vont continuer à militer pour des idées communistes et qui vont continuer à militer pour une union de la gauche parce que on va peut-être y revenir mais je pense que les enfin et voilà il y a un impératif d'unité au vu de la situation politique. On va reparler tout à l'heure de l'Union de la gauche. On a des questions à vous poser sur sur la gauche selon vous.

Mais avant ça, on voulait parler d'un dossier sur lequel vous avez été euh sur le devant de la scène, c'est la question de la fin de vie. Alors, je rappelle aux personnes qui nous écoutent que en 2005, il y a eu la loi Léonetti. C'est la première loi spécifique sur la fin de vie qui introduit l'interdiction de l'obstination des raisonnables.

Ensuite, en 2017, Olivier Falorni euh dépose une proposition de loi qui donne le droit à une fin de vie libre et choisie. On continue à avancer petit à petit. Puis en 2022, le comité consultatif national d'éthique qui ouvre la voie à une aide active à mourir à certaines conditions très strictes.

Décembre 2022 jusqu'en mars 2023, c'était assez récemment l'année dernière, convention citoyenne sur la fin de vie. La deuxième convention citoyenne après celle sur le climat a été sur la fin de vie. Et dimanche dernier, Emmanuel Macron a annoncé sa conception d'un modèle français de la fin de vie.

Est-ce que c'est une victoire pour vous ce pas qu'a fait Emmanuel Macron ? Euh bon, on verra déjà à la fin c'est-à-dire quand le texte va être discuté et qui sera voté. Mais en tout cas euh oui, enfin je considère que c'est une énorme avancée euh qu'aujourd'hui Emmanuel Macron et euh fixé un calendrier.

Il il est connu hein, c'est le texte arrivera euh en avril en conseil des ministres et euh en mai fin mai à l'Assemblée nationale. Il y a eu aussi d'autres lois. Il y a il y a Cla Leonetti en 2016 qui déjà fait avancer aussi la question des des soins palliatifs.

Euh c'était un engagement d'Emmanuel Macron depuis 2017. Je rappelle qu'il y a eu entre deux aussi des occasions pour Emmanuel Macron ou pour la majorité d'avancer puisqueil y a eu aussi la proposition de loi de Caroline Fiat de la France insoumise en 2018 lors de une de leur niches parlementaires et puis beaucoup de personnalités et de citoyens aujourd'hui en France qui qui la demandent de manière très urgente et d'ailleurs forcément il y a des gens qui auraient aimé depuis longtemps que cette loi puisse enfin arriver parce que c'est des souffrances qui se sont qui se sont accum accumulé. Donc là, on parle de il parle d'un modèle français de l'aide à mourir.

Les les les mots vont être extrêmement importants dans ce débat politique. D'ailleurs, dans la convention citoyenne, il y avait même un une sorte d'atelier sur les mots qui étaient drivés par Eric Orsena. Ah sur les le choix des mots.

Et vous remarquez, on n'utilise pas euthanasie. Hm hm. On n'utilise pas suicide assister H.

On utilise aide à mourir et tous ces mots vont avoir un sens par considérer que ça c'est blanc bonnet et bonnet blanc. On joue sur les mots là. C'est pas seulement ça.

C'est pour faire une distinction par rapport au modèles qui existent ailleurs. Il y a des modèles qui existent en Belgique, il y a des modèles qui existent en Suisse et très clairement, c'est pas vers ça que la loi française s'oriente aujourd'hui. On n'est pas par exemple sur le modèle, j'imagine que plusieurs vous avez vu des vidéos de gens qui expliquaient qu'ils allaient aller en Suisse pour pouvoir choisir la date de leur mort, même s'ils avaient pas finalement de maladies incurable ou même si leur pronostic vital était pas engagé, leur diagnostic vital était pas engagé.

Ça sera c'est pas le modèle qui est proposé là. Mais c'est pas non plus ce qui était demandé largement dans la société française. Très clairement là, le texte qui arrive, il correspond à une forme de consensus euh dans la société.

Peut-être qu'il y a des gens qui souhaiteraient que ça aille plus loin. Je vois aussi qu'il y a des gens qui souhaitent qu'on aille pas jusque là. On a on l' dit pour qui c'est déjà trop.

Oui. Pour qui c'est déjà trop. Mais très clairement, pour ceux qui souhaitaient avancer euh vers les aspirations qui existent dans dans la société, il y a il y a un consensus peut-être faut rappeler ce qui les les les restrictions, les conditions qui sont euh qui sont requises parce que quand on entend aide à mourir euh quelque part, pardon de le dire, mais on pense aux vieux quoi, on pense aux personnes âgées.

Oui, c'est à ça que je pense. Ouais. Bah très clairement cette loi, elle va plutôt et je le dis malheureusement servir à des gens plus jeunes.

La moyenne d'âge, je l'ai plus en tête. Mais elle est très clairement plutôt sur un public jeune. Alors c'est un public qui est concé qui est concerné par des maladies maladies incurable.

Ouais. La condition ce sera aussi que cette personne ait du discernement pour pouvoir choisir parce que faut le dire peut-être que ça semble un peu bébête de le dire comme ça mais ça sera un choix. C'est-à-dire que on va pas vous forcer à mourir.

Et un choix c'est si vous le demandez. Donc il faut avoir du discernement pour cela et il faut que cette maladie provoque des souffrances euh importante, très importante. Et là-dessus, on aura du débat, mais qui les défini ?

Est-ce que c'est le c'est comme le discernement qui est le juge de paix ? Ouais. Mais en tout cas, bon, il y a dans dans la loi, la question du discernement, elle est un peu claire.

Celle des souffrances, on sait tous que la manière dont on perçoit, on ressent les souffrances, elle est pas tout à fait claire. Et surtout, on sait pas si c'est pas le médecin qui décidera de ses souffrances. Donc il y a ça, il y a le discernement, maladie incurable, pronostic euh vital engagé à court ou moyen terme.

Et pareil là, on va avoir du débat. C'est quoi le court ou moyen terme ? Dans les lois léonetti, le court terme globalement maintenant, on le pratique un petit peu.

On sait que c'est en gros une à deux semaines. Le moyen terme dans ce qu'on entend et dans ce qu'a répondu Emmanuel Macron, c'est quelques semaines, de mois. Hm hm.

Voilà. Ça c'est pareil, c'est des choses qui vont être discutées dans le cadre de nos débats parlementaires et on aura d'autres choses. Moi je suis pour qu'on puisse aussi parce qu'il y a la question du discernement, c'est aussi est-ce que on est en capacité d'avoir des directives anticipées là-dessus puisqu'il y en a pour les les soins palliatifs.

C'est ce qu'avait fait avancer la loi de 2016. Et donc là pareil, est-ce qu'on pourra avant faire ces directives anticipées justement sur cette aide à mourir ? Donc c'est quand même très très encadré.

Il y a évidemment des personnes qui pourtant sont en grande souffrance et qui aspireraient à bénéficier de l'anne à mourir qui qui ne rentreront pas pardon mais dans les clous de de ce texte. Euh mais je considère que on on ouvre une sacrée porte. Léa.

Oui, moi je moi ce qui m'intéressait aussi c'est votre retour sur le dialogue avec l'exécutif et notamment avec l'Élysé sur ce cette problématique et sur le texte à venir. On a le sentiment quand même assez souvent que lorsqu'il s'agit de de sujet de société, Emmanuel Macron va concerter mais après il va prendre ses décisions et puis il a ses petits visiteurs du soir qui viennent et qui l'influence et qui lui murmur à l'oreille les décisions qu'il devraient prendre. Et là, je parle plus particulièrement, je pense plus particulièrement à la PPL d'Alban Gaillot qui avait été votée en mars 2022 où il y avait eu à un moment donné la question de supprimer la clause de conscience pour l'IVG et finalement on sait très bien que l'ordre des médecins avait poussé directement auprès de Macron pour que ça ne passe pas.

Euh est-ce que sur euh sur ce texte qui vient en avril, qui arrive en avril, vous avez eu le sentiment que finalement votre rôle a été minimisé par euh l'exécutif ou est-ce que euh aussi le le rôle, tout le travail qui a été réalisé par la convention citoyenne, euh comment les choses ont été se sont passées dans les coulisses en quelque sorte ? Ouais, très clairement, de toute façon, Emmanuel Macron, c'est l'homme qui aime décider seul et qui décide seul. Donc ça, il y a pas tellement de doute.

C'est vrai à peu près pour tout. Euh donc il choisit son calendrier aussi et euh bah là on voit bien qu'on a une séquence, enfin moi je le vois à l'Assemblée nationale, on a plein de petits textes un peu désordonnés qui se présentent mais qui nous demandent beaucoup de travail parce que en fait il y en a plein plein plein. Et puis après la séquence loi immigration qui a été une séquence quand même enfin je sais pas, ils ont envie de la passer sous silence mais extrêmement grave pour pour le pays où où le gouvernement a quand même décidé de de donner kittus de de valider des thèses qui sont des thèses historiques de l'extrême droite.

Puis c'est vrai que quelques semaines plus tard, on a l'IVG, on a l'aide à mourir, on a l'entrée de Missac Manoui au Panthéon. Bon, on voit bien que enfin voilà, on va pas nous la faire, il choisit un calendrier euh qui n'efface évidemment pas toutes les conséquences de la violence sociale qui met en œuvre par ses politiques, mais mais sur la méthode, le fait le fait qu'il ait des visiteurs du soir, le fait qu'il consulent comme ça les autorités religieuses complètement en dehors de toute forme de cadre qu'il a pourtant lui-même créé, euh par exemple la convention citoyenne. Qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça dit de sa volonté de chercher un consensus ?

C'est une bonne manière de faire de la politique ça pour un président ? Bah non, je vais pas vous dire que c'est une bonne manière sur tout et sur à peu près tout. Euh et Emmanuel Macron, c'est euh je sais pas moi, j'ai ce souvenir à chaque fois ça me rappelle la période du Covid quoi.

Espèce de de de mec qui explique devant des millions de concitoyens qui sont hyper apurés, nous sommes en guerre. Enfin voilà, il lui manquait plus que le le t-shirt à la Zelinski kaki quoi. Enfin, je trouve qu'il y a un truc d'ailleurs hyper viriliste chez lui euh sur cette manière de sur cette manière de faire et puis c'est l'écrasement en permanence du du Parlement.

Euh là, on peut se dire euh on peut aller chercher les bonnes nouvelles. C'estàd qu'il y a une convention citoyenne et que celle-ci visiblement en tout cas dans les annonces qui sont faites aujourd'hui, on va respecter ce qu'elle a raconté. OK.

Bon voilà. Mais en tout cas, on on sait bien, on le voit dans les premières interviews, celle qu'il a faite là à La Croix et et Libération, c'était ça hein, La Croix et Libération que très clairement il a envie d'être l'homme de la situation, celui qui va qui comme il l'a fait pour l'IVG va pouvoir dire "C'est moi, c'est moi qui l'ai fait quoi." Alors que derrière il y a le travail, c'est vrai pour l'IVG.

Bon, il a rattrapé un tout petit peu le coup au moment de la cérémonie Place Vandô où il y avait Mélanie Vogel. de Mathilde Panne, d'autres mais on sent bien que là par exemple le travail qui a été fait par d'autres par Olivier Farlorni par par Caroline Fiat par d'autres pareil il va être il va être effacé. Après, moi je trouve que ça dit quelque chose évidemment toujours de là où on en est euh de de notre régime démocratique.

Euh et c'est aussi pour ça que je enfin voilà, je continuerai de militer pour une 6e République parce que c'est enfin c'est juste impossible aujourd'hui euh de continuer avec un président qui décide de tout comme ça. Ouais. Euh en revanche là, j'ai plutôt forcément un petit peu envie de me concentrer sur l'avancée que ça représente.

Donc euh oui, on va continuer de raconter un peu le le cadre et le contexte politique, mais là je vais surtout essayer d'avancer avec d'autres pour que cette loi, elle soit la plus la la meilleure possible, quoi. OK. Antoine, mais justement comment vous percevez les conventions citoyennes pas seulement sur cette thématique là, mais de manière plus normale, enfin plus globale, pardon, vous parliez du problème du fait qu'il y avait un problème démocratique en France l'idée d'une 6e République, justement là le les conventions citoyennes, ça va dans le bon sens, ça va pas assez loin ?

C'est c'est quoi votre opinion là-dessus ? Bah euh enfin moi je suis pour qu'il y ait des conventions euh citoyennes parce que c'est des espaces pas simplement de où où les gens tranchent mais c'est aussi des espaces où les gens débattent ensemble euh s'approprient des sujets. que c'est c'est très bien mais enfin dans dans un système aujourd'hui qui s'autoritarise de plus en plus via une police qui réprime les mouvements sociaux via un parlement dont même l'agenda est décidé par le président de la République c'est lui qui a décidé là de l'agenda pour que le texte arrive à l'Assemblée nation beaucoup de texte au Parlement en ce moment non pas du tout il ça arrive voilà on dit c'est le il dit c'est le 27 mai, ce sera le 27 mai sur le fait qu'aujourd'hui les salariés dans les entreprises ils voient les milliards versés aux dividendes ils ont pas leurs mots à dire alors que c'est eux qui pr enfin qui qui qui font les richesses.

Enfin, je les 493 sur enfin 493 sur les retraites, le le le 16 mars qui est quand même, je trouve un moment enfin dans l'histoire du pays qui est en terme démocratique enfin qui nous alerte et d'ailleurs dans tous un peu les les sondages d'opinion, ça a été un moment de décrochage dans la population sur la question démocratique. Pas que les gens aient pas envie de démocratie, au contraire, ça a renforcé une aspiration démocratique. Donc la convention citoyenne, c'est toujours bien mais enfin c'est tout petit dans ce qu'il y a à transformer pour qu'on ait un âge démocratique dans lesquels les citoyens et les salariés ils aient la parole.

Et sur la question sur la question parole en plus c'est tout petit, c'est un vrai pouvoir de décision. Sur la question démocratique, le le les conventions citoyennes cherchent aussi à dégager des consensus et notamment sur la question de la fin de vie, on veut absolument aller vers le consensus, le consensus, le consensus. Mais est-ce que il y a un moment la politique c'est pas d'assumer le dissensus et d'accepter de se fâcher avec des gens en disant les autorités religieuses, on va pas être d'accord ?

Bah enfin, c'est un exemple, ça peut être dans l'autre sens. Ouais. Ouais.

Je donne un exemple même si c'est pas forc enfin je sais pas si c'est le meilleur mais par exemple on narrête pas de nous rabâcher en permanence que déjà on projette des choses des fois sur les gens avant même de les avoir fait de leur avoir offert la capacité de réfléchir ensemble sur une question. La convention citoyenne pour le coup, elle le fait. Mais nous, on n'a pas arrêté de nous rabâcher pendant le débat immigration que euh les gens, ils étaient contre le fait qu'il y ait des immigrés dans ce pays.

Hm. Bon, il y avait des sondages qui étaient favorables. Voilà.

Mais en même temps, quand on les interroge à savoir s'ils sont pour l'accueil, ils sont pour l'accueil. Donc bon, euh on voit bien que pas encore posé la question. Ouais, c'est toujours un peu important.

Mais si bah on va devoir trancher par exemple là sur les questions sur la question de l'aide à mourir. Je parlais des directives anticipées, je parlais du cours au moyen terme. Tout ça va falloir qu'on le tranche et on aura évidemment des propositions qui peut-être n'iront pas, je dirais pas à l'encontre de la convention citoyenne et encore pourquoi pas.

Il y a des députés qui vont le faire. Moi, je me sens pas allé enfin c'est pas que je il y a pas à le faire, c'est que là pour le moment dans ce qui est proposé, je m'y retrouve dans ce qu'il y a dans la convention citoyenne. Donc je me sens plutôt à l'aise avec ce qui a été ce qui a été proposé.

Mais en revanche, évidemment que il faut affronter le débat politique. Enfin, le meilleur exemple qui est le plus connu sur la peine de mort. Heureusement qu'il y a des politiques à un moment qui vont vers le densus.

Mais je dirais, je trouve que c'est d'autant plus important quand on a une crise démocratique à ce point à condition d'organiser les espaces où les citoyens ils peuvent aussi exprimer leur désaccord parce qu'en fait la démocratie elle est faite aussi pour trancher les conflits. Euh la démocratie normalement c'est ce qui permet la paix hein. Ouais ouais c'est pas censé être brutal.

C'est pas censé être brutal. C'est-à-dire le dissensus, c'est aussi par la confrontation politique au sens noble du terme. Vous exprimez un désaccord, vous êtes en capacité de donner des arguments et il y a un moment euh si chacun sent que il a pu être respecté dans le fait de donner son opinion, s'il sent que les règles démocratiques elles sont suffisamment sûres, alors il y a une plus forte adhésion à la décision prise.

Et là bah à chaque fois, j'en reviens à ce moment des retraites. Mais quand vous avez un 493 qui déjà sur un texte qui est violent par essence sur nos corps, sur nos vies, mais qui en plus s'abat de de cette manière hyper violente démocratiquement, alors vous vous vous installez forcément un un conflit violent dans la société. Et moi, j'aspire à la paix et donc j'aspire à une démocratie qui permet aux citoyens d'affronter cette d'affronter cette confrontation sereinement.

Je reviens sur la question de la gauche et de son unité. Euh, on voulait en parler avec vous, Elsa Faussillon parce que vous êtes une députée euh euh iconoclas, vous faites partie des des députés qui défendent la NUPES, qui défendent l'Union de la gauche, qui défendent le travail commun avec la France insoumise par opposition, donc à la direction de de votre parti, Fabien Rousell qui lui, on le sait, a été élu à la tête du Parti communiste sur une sur un projet d'affirmation d'une identité spécifique du Parti communiste qui présentera son candidat, quoi qu'il se passe, et cetera. Quel regard vous portez aujourd'hui sur la gauche divisée aux européennes ?

Chacun y va dans son couloir de nage, c'est quelque chose que vous regrettez ? Bah oui oui, enfin oui, je le dis souvent, ça me va pas. Ça me va pas parce que enfin je sais pas, on le voit tous comment ça se profile quoi les élections européennes.

Enfin, je crois qu'on peut chacun déjà s'imaginer devant sa télé le soir ou sur internet ou ailleurs euh avec le RN en tête à plus de 30 % la Macronie pas trop loin derrière et puis des 6 des 9 des 4 pour les candidats des gauches. Ouais, il y en a. Ouais.

Et donc on fera le cumul des gauche mais il y aura que les gens de gauche qui le feront celui-là. Ouais. Et puis en plus euh bon il je suis pas sûre qu'il aille très haut.

Euh moi j'ai plutôt tendance à croire que l'unité si on si on la si on la rend dynamique, elle peut créer de la dynamique et donc euh euh à faire un score plus haut. Mais là très clairement euh bien sûr que derrière il faudra continuer et enfin vous pouvez compter sur moi, je vais continuer mais on sent bien qu'on va ramer un peu plus quand même encore sur l'unité et un peu plus encore installer le récit installé et autoprophétique de bah le RN il peut accéder au pouvoir en France en 2027. Euh vas-y Malek.

J'ai une vraie question. Vous votez pour qui le 9 juin ? Alors j'ai une vraie question.

Ouais c'est une vraie question. C'est aussi une vraie question Alors, je vais dire, je vais vous dire, c'est une vraie question pour moi aussi. Ah voilà.

Euh pour être très honnête, bah oui. Oui. J'ai posé j'ai posé une vraie question.

Une vraie question. Ouais. Bah ouais, c'est une vraie question pour moi aussi parce que donc là on est à peu près à 80 jours de l'élection.

Ça fait quelques mois que je dis il faut qu'on qu'on s'unisse parce que c'est pas possible. Visiblement, bon je suis pas la seule à le dire. Ça marche pas hyper bien.

Vous le dites depuis 2018 hein. Ouais. Ouais, je le dis depuis un moment.

à l'époque la France était vachement moins pour l'Union. Ça marche pas hyper bien mais j'ai quand même envie qu'il continue d'entendre euh qu'il y a pas que moi parce que je pense que il y a d'autres politiques, mais il y a aussi plein de gens qui disent "C'est pas possible que ça se passe comme ça." Euh je pense qu'il faut continuer de la faire monter cette pression.

Donc non seulement je me pose vraiment la question, moi encore, mais en plus y répondre aujourd'hui quelque part, c'est dire bon bah donc si si j'annonce je vote pour un tel, une telle et cetera. Bah en fait, c'est dire voilà, j'ai j'ai accepté le truc et donc bah c'est trop facile. Je vous dis ouais, je suis pour l'unité mais en même temps tout de suite derrière je fais campagne pour quelqu'un d'autre.

Hm. Bon bah, il y a un moment enfin c'est pas totalement peut-être que des fois je sens bien que c'est dur de de de faire passer la sincérité politique, mais peut-être je vous demande juste de croire à un truc sur ma sincérité, c'est qu'il y a un truc qui est le fil conducteur de mon engagement politique, c'est ce besoin de rassemblement. Et je crie pas unité à tout moment parce qu'il y a des fois où il y a pas forcément cette impératif sur la question ukrainienne par exemple.

Ouais. Non, mais ce que je veux dire par là, c'est que il y a des moments où en vrai que des listes se présentent séparément, h ça peut avoir du sens si on sait qu'il y a pas ce risque euh qui est le risque actuel d'une société préfasciste qui se développe et cetera dans l'autorité, dans un néolibéralisme forcené et cetera. Là, ce que je vois, c'est que il y a une situation qui nous oblige à le faire.

Hm hm. Et que euh donc répondre à cette question aujourd'hui, c'est déjà renoncé après avoir créé quand même un espoir en 2022. H bien avec la NUPES avec la NPS.

Et donc est-ce que est-ce que l'union est-ce que l'union aujourd'hui est est encore possible ? Ah bah oui alors alors sinon franchement faut tous qu'on se retourne se se coucher puis je sais pas on prépare on prépare le maqui quoi. Mais non mais franchement enfin non mais Léa euh d'après vous comme vous êtes une des chevilles ouvrières de cette union au quotidien vous devez quand même voir un peu ce qui se passe euh en coulisse notamment et dans les couloirs.

Pourquoi cette union divise autant ? Euh ouais, il a alors là, il me faudrait peut-être beaucoup de temps. Euh pourquoi elle divise autant ?

Bah d'abord parce qu'il y a des bon il y a quand même des logiques d'appareil qui existent très très clairement. Est-ce que c'est le système institutionnel aussi qui pousse à ça ou pas d'après vous ? Alors, il y pousse mais mais là je dirais faut qu'on prenne nos responsabilités.

Voilà. Bien sûr qu'il y pousse. Il y a plein de choses qui poussent à la division.

On a un système qui convient pas. Faut faut renverser aussi le le le calendrier électoral, faire les législatives avant les présidentiels. Enfin, il y a il y a plein de choses.

Mais très quand quand je parle de de moi de de ma grande crainte actuelle, en plus des urgences sur lesquelles on a à répondre parce que forcément là, j'ai l'impression de faire aussi un peu de popo l'air de rien quoi. Mais je suis je suis député du d'une circonscription populaire. Je vois le nombre de gens qui vont à la banque alimentaire.

Je vois euh dans l'école où est mon fils, qui est l'école de ma de de mon quartier, il y a pas de prof pendant 5 semaines parfois. L'hôpital à côté, ça va pas. Donc il y a ces urgences là et puis il y a l'urgence très clairement.

Enfin, moi j'ai pas de souci à dire voilà, on est en société préfasciste, il y a vraiment un risque de fascisation, il y a l'extrême droite qui peut arriver au pouvoir. Donc en fait, on prend nos responsabilités. Donc il y a des logiques d'appareil, il y a des désaccords pas réglés parce que en fait c'était bien 2022.

C'était très bien parce que ça nous laissait du temps aussi pour pouvoir apprendre à travailler ensemble, apprendre à dépasser justement les les divergences ou les désaccords qui existent. Apprendre à développer une culture d'unité parce que ça se développe, c'est pas si simple en fait. Quand vous venez de formation politique différente, vous avez pas les mêmes mots, vous avez pas les mêmes histoires, la même culture.

Le PCF avait une vraie culture d'alliance avec le Parti socialiste qui s'est forgé mais longue, ça a été des décennies hein. Puis il y avait des militants au début qui voulaient pas s'adresser la parole. Ça a pris du temps.

Antoine, tu une question mais plus vous est-ce qu'il y a des logiques de personnes ? Oui aussi. Et bien sûr.

Puis bon là, on va pas se mentir, il y a il y a aussi toute la question de 2027 qui sera candidat. Il y a le le nom qu'il faut surtout pas prononcer de Mélenchon qui plane au-dessus évidemment de de cette question. Donc tout ça évidemment que c'est présent aujourd'hui dans dans les logiques de qui divisent qui divisent l'unité.

Ouais. Antoine, mais vous pensez vraiment que après la le la campagne qui va y avoir et le fait que les différents partis de gauche vont quand même pas mal se taper dessus en particulier parce que ce qui a lieu autour des questions européennes, des questions internationales, c'est quand même les sujets où il y a le plus de dissension entre les entre les partis. C'est quand même possible derrière ça de pouvoir se retrouver.

Est-ce que c'était pas finalement un accident de l'histoire récente de cette création de la NUPES ? Bah moi je dis que ce sera plus dur. C'est pour ça que c'est pour en plus les campagnes c'est clairement des moments quand vous les faites ensemble où justement vous vous créez du lien aussi entre les militants et les militantes, entre ceux qui sont sur les listes et tout.

Donc franchement moi je pense que c'est vraiment j'ai pas envie de dire tout de suite une occasion ratée mais visiblement faut que je sois lucide, ça va se passer. Ils vont se présenter séparément. Donc occasion ratée justement de de développer cette culture d'unité.

Donc oui, ça ça va être plus dur mais franchement euh on n' pas le choix. Moi je renoncerai pas à ça en tout cas voilà à le à le faire ensuite pour la présidentielle. Et puis il faut se le dire euh quand même il y a il y a quelques-uns des des partis politiques ou des premiers responsables des formations politiques de gauche qu'on dit pas aux européennes mais faudra le faire au faudra le faire pour la présidentielle.

Moi, je m'appuie aussi là-dessus. Ils se sont aussi engagés d'ailleurs de devant leurs adhérents devant les adhérents de leur formation politique qui qui c'est vrai des verts par exemple les verts on ont toujours dit aux européennes on part séparé mais il faudra une candidature commune Marine Tondelier le dit faudra une candidature commune pour 2027 ce que ce que dit aussi Olivier Fort à plusieurs a dit aussi Olivier Fort à plusieurs occasions dit pas Fabien Rousell ce que ne dit pas Fabien Roussell B moi je moi je suis je suis têtu je disais que être communiste c'est être des terres on va continuer Non mais c'est vrai, je enfin c'est pour ça qu' aussi euh euh je je c'est aussi un message envoyé à celles et ceux qui aspirent à l'unité. En fait cette question, elle est une question politique aujourd'hui.

Elle est une question politique pour enfin qui se relie à toutes les urgences en terme de climat, de démocratie, d'urgence sociale. C'estàdire que si on veut à un moment pouvoir gagner sur ces ces sur les périls qui nous guettent, bah il y a à mon avis une condition importante, c'est la question de l'unité. Donc, il faut des militants et des militantes de l'unité pour leur [ __ ] la pression.

En fait, faut leur [ __ ] la pression euh à à aux personnalités politiques qui aujourd'hui refuse cette unité. Elsa Faon, vous êtes euh une militante de la cause palestinienne de longue date. Ouais.

Euh est-ce que la parole aujourd'hui de du Parti communiste de Fabien Rousell sur Gaza sur la question palestinienne vous convient ? Alors, d'abord quelques mots parce que je peux enfin vous me posez la question sur Gaza, donc je peux pas juste parler de comment Fabien Roussell parle de Gaza. Euh d'abord euh dire vous avez vous voyez tous les images, vous voyez tous les chiffres, vous voyez tous les visages, même si on les voit pas assez, ils sont pas assez humanisés, mais en tout cas vous voyez tous la situation qui se déroule sous nos sous nos yeux à Gaza.

Donc moi, j'ai envie aussi de vous inviter à venir à toutes les initiatives qui se tiennent. Il y a des manifestations qui ont lieu tous les samedis partout dans le pays. Euh et il faut qu'on pousse notre pays et notre président de la République à des acte.

Il y a eu une petite évolution dans le langage, on le voit euh parce que et c'est vrai de plein de dirigeants euh occidentaux parce que les opinions, elles font bouger les dirigeants et donc les opinions, elle voit qu'il y a un massacre, qu'il y a un génocide qui est en cours et donc elles disent ça doit s'arrêter et ça faut que nos dirigeants puissent entendre et bien pareil que il y a une opinion qui est forte, qui est qui est qui est qui a le cœur avec les gens à Gaza et et donc que c'est utile de se mobiliser. Hm hm. pour pour ça.

Donc il y a des manifes, il y a des associations et cetera. Franchement, allez-y quoi. Et la deuxième chose, c'est que c'est vrai que le le combat pour pour la liberté des Palestiniens et des Palestiniennes, il est un combat de très longue date pour les communistes.

C'est ce qui nous pousse à être très en lien. On a des villes qui sont jumelées avec avec des villes palestiniennes. C'est le cas de c'est le cas de Jeunevil et c'est le cas de Colombe récemment.

Euh c'est pour ça qu'on avait déposé aussi une proposition de résolution pour reconnaître le régime d'appartide israélien. Euh et donc moi, c'est vrai que j'ai eu à certains moments en tout cas euh comment le sentiment que peut-être Fabien Roussell était en de ça de la parole communiste habituelle sur la question de sur la question de la Palestine. Je remarque que son séjour en 6 Jordanie a peut-être un peu fait bouger les choses.

Donc, j'ai envie de dire tant mieux. H euh mais c'est vrai que voilà, pareil, je crois qu'il y a ça a été le moment où la division a été actée hein en fait l'après 7 octobre. La division NUPES a été actée en fait après le 7 octobre.

Ouais. Alors, il y en a qui étaient aussi très ravis de cette cette division euh et et qui quelque part ont accéléré ça accélérer la division comme une mais en tout cas s'il y a bien peut-être un endroit où on peut où ça peut pas servir de prétexte à nos volontés de démarcation, de distinction par les uns par rapport aux autres, franchement enfin quand il y a cette situation là, on peut pas jouer à ça. Voilà.

Donc euh moi quand Fabien Roussel là pour le coup il dit des mots qui me conviennent mieux, je vais pas faire euh euh celle qui euh d'un seul coup euh pour se faire Fabien Rousell parce qu'on a des désaccords internes. Euh je vais me livrer à ça. Si c'est mieux, tant mieux.

Euh pareil, bah je souhaiterais que le PCF euh soit signataire des appels aux manifestations parce que on a toujours participé activement au colle au collectif pour une paix juste et durable. Ça fait des années qu'on y participe. On a toujours été moteur dans ce collectif. qui est à l'initiative.

Ben là, ça fait plein de fois qu'on signe pas. Moi, pour moi, c'est la honte quand on signe pas. Vous parliez tout à l'heure de de de culture politique qui dépasse et qui transcendent les partis.

Quelle est la fondamentalement la différence ou les différences de culture entre le parti communiste et la France insoumise ? c'est la démocratie interne. C'est le fait qu'il y a des congrès au PCF et pas alors d'abord, il y a des très vieilles histoires de de culture politique très différente.

Enfin, il a les communistes, les Lambertistes, les Trotskistes, enfin bon, c'est des très très vieilles histoires. C'est grand le communiste, c'est une grande famille sur les réunions de familles qui sont rouleuses, mais c'est c'est une grande famille. Voilà.

Donc mais qui marque des longues histoires qui se transmettent aussi hein. Donc bon en fait elles ont peut-être une vieille histoire mais elles ont souvent des actualité très présente parfois méconnue par des jeunes générations. Quoique mais en tout cas elles ont des histoires. [Musique] Je sais pas si c'est une diff enfin oui, il y a une différence de de culture.

Moi la différence que je vois aujourd'hui oui, il y a la question de la démocratie interne. tout à l'heure justement Léa, vous m'interrogiez aussi sur le côté poussiéreux, la grosse machine. Il y a aussi ses avantages à la grosse machine et là parfois un peu poussiéreux, c'est-à-dire le fait que justement on a un cadre démocratique, ça a pas toujours été le cas au PCF, mais aujourd'hui on a un cadre démocratique qui moi me me convient plutôt bien.

Euh je suis parfois en désaccord avec les décisions majoritaires, mais il y a des décisions majoritaires, faut le dire. Donc on sait sur quoi on s'appuie, on sait là où sont les les lignes de fracture. Je vois bien qu'il y a des camarades à la FI, ils sont même pas capables de dire si c'est une ligne de fracture puisque ça n'est pas dit euh dans euh il y a pas l'espace pour pouvoir le vérifier.

Après euh enfin moi je suis pas là pour je suis je suis pas membre de la FI donc je suis pas là pour faire enfin voilà le le procès du manque de démocratie interne à la France insoumise mais ça ça manque par exemple quand on avait le cadre unitaire NUPES le fait qu'il y ait pas de démocratie interne ou pas suffisamment de démocratie interne à LAAFI ça manquait dans ce cadre unitaire c'était compliqué les discussions étaient pas avec vous savez pas avec qui vous parlez vous savez pas quels sont les quelles sont les lignes de justement de convergence au sein de de force aussi. Ben, exactement. Donc ça c'est c'est vrai que ça ça a été euh ça a été un truc euh assez assez compliqué, mais moi j'ai plutôt envie de regarder non pas par trop d'optimisme, c'est pas trop ma nature, mais euh tous les points aussi qui en fait ont été très simples en terme de convergence entre entre partis politiques, représentants, militants, mais aussi plus largement famille politique.

En fait, pendant un an, on a fait des intergroupes NUPES où en vrai, il y a plein de trucs qu'on réglé hyper facilement. Ouais. plein enfin tout à l'heure vous citiez le cas des votes Ukraine.

Ouais. Bah en vrai, on a fait des votes très différents puisque les socialistes et les et les écolos ont fait un vote pour et la FI et nous on a fait un vote contre. Mais si vous écoutez en fait les interventions, c'était très proche.

On disait la on racontait la même chose. Et moi je crois que si on avait eu l'intergroupe Nupes, on aurait été capable de caler notre groupe ensemble. Vous pensez ?

Ouais. Tu rinvotes. Ouais, parce qu'en fait euh il fallait simplement dire il fallait simplement bah ouais mais sauf que s'il y avait l'intergroup Nup, je sais pas si on en serait là sur les européennes.

Bon donc euh on peut faire de la politique avec des S, c'est toujours un peu compliqué mais en tout cas ce que je veux dire c'est que nos votes auraient pu avoir plus de proximité, ça c'est sûr. Ouais. Euh parce que en fait on répondait pas à la même question là.

Oui. Une abstention. Non mais on répondait pas à la même question. ou on n pas pris on n pas pris le même angle pour pouvoir répondre à de lecture pour pouvoir répondre à la question.

Je pense que nos quatre groupes sont pour une aide à l'Ukraine. Nos quatre groupes voient bien queil faut accueillir encore des Ukrainiens, qu' faut mieux les accueillir. Non mais mais oui oui.

Non non non mais c'est le diable est dans les détails. Typiquement dans ce genre de truc sur des déclarations, c'est extrêmement compliqué et y compris même à la FI bougé sur la manière d'aborder la question depuis le démarrage. Ils disent plus la même chose et je pense à Jean-Luc Mélenchon.

Il dit plus totalement la même chose sur Ukraine-Russie aujourd'hui qu'il ne disait il y a il y a un an et demi ou en 2022. NP ça marchait quoi. Bah je crois que ça a des effets ouais positifs.

Lé est-ce que finalement parce qu'on voit que le peuple de gauche veut l'union ça c'est incontestable he j'en parlais encore récemment avec des chevilles ouvrières du printemps marseillais qui me disait que le les Marseillais Marseillais étaient devenus manifestés devant la mairie pour qu'il y ait un accord sur sur l'Union. Donc on sent qu'il y a quand même quelque chose de de très fort. Est-ce qu'on peut se demander, est-ce qu'on peut imaginer que finalement l'Union de la gauche se fera en dehors des des des pardon des des instituts enfin des des partis politiqu existants et des appareils existants en fait ?

Est-ce qu'on va dépasser ces appareils avec peut-être une nouvelle formation qui émergerait et qui pourrait englober qui de la FI qui du Parti communiste, qui du PS ? et qui de des vert aussi. Alors, je l'ai pensé pendant un temps euh parce qu'avec l'expérience par exemple du Big Bang.

Alors, le Big Bang c'est un truc qu'on avait initié avec Clémentine et avec d'autres en 2019 après les européennes de 2019. Ah parce queen 2019, nous le constat qu'on fait c'est qu'il y a les gilets jaunes, il y a un grand mouvement où il y a Mais si qu'à l'époque parlait d'union, c'était pas commun. C'est non non mais euh nous ce qu'on a vu c'est la séquence où il y a les gilets jaunes, il y a plein de trucs qui s'expriment et des revendications sociales et démocratiques et écologique d'ailleurs qui s'exprime dans la société puis derrière les européennes de 2019 où la gauche est voilà et donc on s'est dit bon il y a c'est bien résumé ouais pardon je pense qu'on va même le même résumé là voilà et où et donc on se dit bah il y a un moment il faut voilà faut qu'on cherche à casser tout ça et on a bien vu qu'en réalité bah les appareils bloquaient aussi euh beaucoup euh beaucoup cette perspective d'unité.

Donc moi, je suis pas sûre qu'on puisse complètement, pour le dire comme ça, leur tordre le bras. Euh ce que je crois, c'est qu'il faut certainement un truc un peu un peu entre les deux. Euh il faut à la fois des personnalités dans les partis politiques et en dehors des partis politiques qui vont militer et créer des espaces pour cette unité.

Mais je crois quand même qu'il faut avoir comme en ligne de mire le fait de c'est pas forcer mais amener les appareils politiques à cette unité. je pense qu'on en aura besoin en réalité et que en fait si sils n'y sont pas du tout en fait en permanence euh ils vont venir euh quelque part euh s'affronter euh à ça. Euh je je vais peut-être aller plus loin, mais si si on doit à un moment décider d'une candidature commune pour 2027, il va falloir à un moment trouver une méthode.

Il va falloir une méthode et franchement je vois pas comment on fait complètement la primaire populaire. Bah alors, j'ai le sentiment qu'il faut plus parler de primaire, que le mot fait flipper tout le monde. Le mot fait hurler Jean-Luc Mélenchon.

Mais il faudra bien un truc pour décider. Va bien. Alors, appelons-le le truc pour décider si on veut.

Voilà. Mais il faut bien quelque chose qui va permettre qu'on décide de parce qu'on peut pas dire soit il y a quelqu'un qui s'autoproclame, soit il y a d'autres qui à qu s'autoproclament. Il faut qu'on trouve une méthode qui permet à la fois de trancher et de mobiliser.

C'est pas une primaire, c'est quoi ? Non mais en fait la primaire on a dit un truc pour décider. Mais non mais en fait moi ce que je crois c'est d'abord il faut quand même parler du quoi.

Je dis toujours faut parler du quoi avant commun c'est ce qu'il y avait avec la primaire populaire. J'en étais donc je me fais un peu l'avocat. Il y avait le quoi ?

Moi ce que je crois c'est qu'il faut il faut une il faut C'est vrai ça. Tu l'as dit vite fait l'autre jour. Pardon.

Excusez-nous Elsa. Non mais c'est et puis et puis franchement c'est quoi 4500 ? Bah c'est pas mal 450000 on y croyait pas.

On y croyait pas aux 450000 c'est pas si mal. Bon après il y a des primaires, on peut penser à celles du PS ou de la droite où il y a eu 2 millions, 4 millions et cetera. C'est quand même aussi des moments de mobilisation.

Donc moi en tout cas ce que je pense c'est qu'il nous faut à la fois un espace euh une plateforme programmatique de projet et cetera et je crois pas non plus à un truc juste pour déterminer un beau casting. Je voilà, on peut pas se retrouver avec un truc où il y ait euh un val et un amon quoi, pour le dire comme ça. Non mais pour que ce soit très clair, c'est un bon exemple que vous prenez, c'est typiquement le truc qu'il faut pas faire.

Voilà, moi je crois qu'il faut pas ça. Donc déjà il y a tous les trucs, on est au moins d'accord sur un. C'est pour ça que je vous redis qu' un Gluxman et un Jean-Luc Mélenchon, moi j'ai beaucoup de mal à l'imaginer.

Non mais c'est pour ça qu'il faut d'abord un quoi ? Donc il faut un engagement sur une plateforme et à partir de cet engagement sur cette plateforme il faut une sorte de pacte aussi et et à partir de là une manière de désigner ou une sorte de physio à l'entrée qui dit bah toi tu as pas le droit de rentrer. Voilà.

Et et peut-être avant ça faut une volonté toi et avant ça faut une volonté d'y aller. Donc on a tout ce cheminlà à faire. Donc il faut le commencer à mon sens très très vite.

Dernière question Antoine. Mais mais justement dans votre parce qu' on a bien compris que vous vouliez l'union de la gauche mais elle s'arrête où la gauche ? C'està-dire que parce que il y avait quand même une des débats sur le le périmètre de la gauche et des Bernard Kazneu.

Tout ça c'est c'est il est docteur. Bon d'abord ce que je crois c'est qu'il faut éviter de retomber dans ce truc de gauche irréconciliable qui globalement nous emmène quand même assez droit dans le mur. Donc ça c'est c'est Val qui avait inventé ça.

Ouais et c'est quand même le truc qui fait en sorte de de nous marginaliser et qui nous divise. Donc je je j'ai toujours du mal à à en terme de personne à faire le périmètre comme ça à l'avance de dire Bernard Casneu n'en est pas, Carole Delga n'en est pas et cetera. C'est pour ça que je parle du quoi avant le qui en gros.

C'est-à-dire que moi ce que enfin ce que j'ai apprécié dans et ce que je continue d'apprécier dans ce qu'on a commencé à construire avec la NUPES parce que pour moi la NUPES c'est pas non plus l'alpha et l'oméga de l'unité quoi. Il y avait plein d'autres trucs à poursuivre. Il y avait pas de citoyen là-dedans, il y avait pas de place pour les militantes et les militants.

C'était un truc d'appareil globalement, ce qui a permis de se faire en 2 semaines. Et encore même pas d'appareil de députés finalement. Oui.

Oui, c'est vrai. C'est vrai. Donc on était vraiment pas au bout au bout du chemin.

Mais en tout cas, il y a un truc qui me va, c'est quand même que c'est un rassemblement de gauche sur des bases. Alors, c'est pareil, c'est toujours vraiment à gauche, de gauche de transformation sociale, de radicalité. En tout cas, il y a des sujets qu'on éévitait pas.

On n' pas évité de parler des violences policières. On on n' pas hésité à parler de ce que vivent les gens dans les quartiers populaires, ce qu' peuvent vivre en ruralité et cetera. Il y a plein de sujets en tout cas que on a traité abordé et moi ça il y a un truc qui est sûr, c'est que euh l'unité elle se fera pas en bradant tous ces sujets-là.

Voilà, en essayant d'avoir une sorte de consensus mou pour arriver à l'unité. Parce que ce que je crois, c'est que les gens qui aspirent à l'unité, le peuple de gauche qui aspire, il aspire aussi à ces ruptures là pour pouvoir répondre au péril. Donc voilà, si c'est pour pour répondre clairement à la question, c'est pas en terme les personnes parce que franchement, je pense qu'en plus, enfin globalement, j'ai vu la convention de Casseu, tout le monde à peu près s'en fiche.

Donc euh on va on va peut-être pas se focaliser là-dessus euh et ça sert bien aux autres à nous diviser. Euh mais mais regardons plutôt euh comment sur ces bases-là en tout cas de de gauche euh on peut faire euh on peut faire un un vrai chemin ensemble et et gagner parce qu'en fait c'est quand même l'objectif quoi. Merci beaucoup Elsa Fossillon d'avoir accepté notre invitation sur merci beaucoup.

Je vais vous laisser quitter le plateau Elsa Fillon. On va simplement conclure cette émission les amis et ensuite on va vous rendre à votre soirée. Euh j'espère que ça vous a plu les copains.

Ben oui tout à fait. Ça va bien vous ? Ça m'a fait plaisir de vous retrouver.

Ça m'a vraiment fait plaisir de vous retrouver. Tu es très très cool. Docteur Bristiel.

Merci. C'était très cool. On va on va on va quand même tranquer une bière pour fêter ton doctorat.

Bravo à toi encore une fois. Ouais grave. Bravo.

Euh tu vas Mais c'est Ouais Antoine Bristiel docteur en sciences politiques depuis quelques jours. Tu Mais du coup tu vas devenir quoi ? Tu sais si tu vas bosser quelque part, mettre de cronf et cetera, tu as déjà des infos ou tuen sais rien ?

Bah comme tous les docteurs, précaires. Oui, c'est ça. Donc le précaria s'ouvre à toi le docteur, c'est une première étape mais avoir un poste là, ben on en reparle dans 15 ans.

Ouais, c'est ça. Écoute, on prendra tes nouvelles et tu nous diras où tu en est dans ta dans ta recherche. Léa, je rappelle ton dernier livre.

Os Au revoir Simon. Au revoir Simon. Un livre fiction qui propose le féminisme comme idéologie structurante.

Hm hm. Et ça c'est cool. Il vient de sortir.

Il vient de sortir et vous pourrez l'acheter le 26 mars prochain quand vous serez là avec nous pour boire des coups après la première de Backat le film. Prenez vos places et venez. On se retrouve le 26.

Malek, où est-ce qu'on te retrouve mon bro ? Le 26 mars avec toi déjà dans un premier temps. Ça va être trop bien.

Euh et on me retrouve sur YouTube et toutes les plateformes de podcast avec autour de moi. La le premier podcast où je demande à mes invités de ne pas parler d'eux mais de parler de ceux qui sont autour d'eux. Euh dernier épisode, Malik Bentala qui a rencontré un succès que je n'aurais pas espéré.

Et le prochain épisode, je vous dis pas avec qui mais c'est jeudi prochain. Allez, c'est jeudi prochain, on l'écouta. J'ai une toute petite annonce à faire, c'est possible.

Ah vas-y, tu as une annonce ? Ouais, j'ai une mais vraiment en avant-première, je voulais vous faire cette surprise. Popol organise un événement avec ASMR Politics.

OK. Le 26 mai. What the fuck ?

Exactement. Un événement what the fuck. Il y a pas plus de d'éléments pour le moment mais je voulais juste bah convier évidemment toute la team.

On a fait en sorte que ce soit pas un jeudi soir. C'est sympa. C'est sympa de votre part.

Vous êtes vous êtes donc ce sera le 26 mai au point FMR et je voulais vous vous faire cette annonce. 26 mai au point FMR. Et ben écoutez, on va noter ça dans notre agenda et puis on a hâte d'en savoir plus à suivre sur les réseaux sociaux de Léa Chamboncel.

Chers amis, on se retrouve le 26 mars prochain au MK2 bibliothèque. Prenez vos places, venez regarder avec nous la première de Backsit le film. Merci du fond du cœur.

C'est la fin de cette émission. Ciao ! [Applaudissements] [Musique] He [Musique] He. [Musique] he H he [Musique] [Musique]