Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 octobre 2023 32 min

Salaires : Borne en fait elle assez ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] la presse quotidienne régionale et les télévisions locales vous présente le club des territoires et avec nous pour ce club cine Verzeletti bonjour merci d'être avec nous secrétaire confédéral de la CGT Marc ferci bonjour merci d'être là député renaissance des Français établis hors de France on va parler des salaires et du pouvoir d'achat préoccup majeure des Français une grande conférence sociale réunissant syndicat patronat et gouvernement avaient lieu hier les pistes sont elles les bonnes le gouvernement répondil suffisamment l'inquiétude des Français vous nous direz ce que vous en pensez Alex avec vous on va voir plus clair sur les chiffres oui on verra par exemple pourquoi les femmes sont moins bien payé que les hommes ou pourquoi certaines branches professionnelles ont des salaires minimum inférieurs au SMIC et on commence tout de suite le débat de ce [Musique] club et avant de vous entendre on est allé à la rencontre des Français face à une inflation galopante ils sont de plus en plus nombreux à chercher des solutions pour continuer à remplir leur CAD appli antigaspi en scène de Hard disccount les moyens sont nombreux mais de plus en plus prisé on regarde ce reportage de Mathias SZ parfois on la voit bien la différence surtout au passage à la caisse Antonio est à la chasse aux bonnes affaires dans cette enseigne de hardisount je prends m beaucoup dans le magasin aussi comme beaucoup ce chauffeur routier de 30 ans a vu son pouvoir d'achat fondre comme neige au soleil ces derniers mois tout augmente sauf le salaire quoi donc et euh bon on est un peu force saler toujours un peu moins cher on va dire mais ça vra que on a un peu la qualité avec le prix qui reste qui reste très raisonnable ici quoi alimentaire boissons produits d'hygiène en grand conditionnement les allées de ce magasin regorgent de référence en dessous du prix du marché au moins 30 % des minimum sur l'hygiène l'alimentaire aussi et le reste 20 20 % à peu près une politique de prix rendue possible par une baisse des marges et qui forcément fait augmenter la fréquentation mais les magasins de hardiscount ne sont pas les seuls prix d'assaut ces derniers mois selon une étude récente depuis le début de l'inflation 8 Français sur 10 ont adoptés des comportements antiaspillage alimentaire c'est le cas d'Aurélia grâce à une application cette jeun active récupère des paniers de produits frais avec une date limite de consommation proche cou aujourd'hui j'ai du lait des yaourts euh de la viande un peu de poisson euh il y a aussi une salade un sandwich au fond et des plats préparés si la lutte contre le gaspillage est importante pour la jeune femme l'aspect économique reste primordial c'est sûr que la première c'est l'argent ça coûte moins cher voilà on gagne là j'ai payé 3,99 € un panier qui en vaut plus de 12 € même quand on est actif ce genre de petite astuce ça permet de gagner en pouvoir d'achat donc c'est pas négligeable avec une inflation globale avoisinant les 5 % toutes les solutions sont bonnes pour s'en sortir en mai dernier l'Ifop estimait que plus d'un Français sur deux sautait régulièrement ou aucun occasionnellement un repas par manque d'argent c'estine verti on voit c'est français dans les magasins de hardis ce sont des Français qui travaillent dans des magasins de hardiscount chercher des applis pour lutter contre l'inflation est-ce qu'aujourd'hui les Français sont résignés face à la vie chè alors résignés je ne sait pas quoi qu'il en soit c'est une vraie problématique vous l'avez dit on le voit parce que finalement ça ça impacte vraiment les conditions de vie d'une grande partie de la population c'est-à-dire que c'est un problème pour pour manger correctement alors je ne parle même pas le de le le fait que on ne puisse plus aller soit en vacances soit profiter d'activités culturelles soit pouvoir aussi se chauffer correctement enfin voilà c'est c'est vraiment des on va dire des des choses élémentaires qu' qu'on ararrive plus à avoir moi je précise quand même que il y a euh 50 % des salariés qui touchent moins de 2000 € par mois et aujourd'hui pour vivre correctement justement il faut plus de 2000 € par mois d'ailleurs nous nous av des revendications avec un SMIC à 2000 € par mois justement donc là on voit bien qu'il y a il y a une problématique laquelle ne veut pas traiter le gouvernement parce que on va parler de cette question des salaires gouvernement tout ce qui est salaire c'est hors de son radar et c'est une vraie problématique mais juste avant la la question des salaires Bruno Lemire dit que l'inflation c'est son combat numéro 1 est-ce que le gouvernement en fait assez pour aider ces Français contre la vie chè et ben dans les derniers mois le gouvernement la majorité présidentielle ont pris éément de décisions qui ont protégé quoi qu'on veuill en dire le pouvoir d'achat des Français en agissant sur les prix le pouvoir d'achat c'est la combinaison de deux facteurs c'est le prix des produits que vous achetez et c'est les revenus que vous avez qui peuvent être composés du salaire mais pas uniquement du salaire il y a d'autres éléments on va sans doute en parler et ce qu'on a fait depuis maintenant plus d'un an et demi et bien c'est de protéger le pouvoir d'achat des Français avec des boucliers énergétiques avec des boucliers tarifaires et quand on regarde ce qui se passe en France par rapport à ce qui se passe dans les autres pays en terme d'inflation on voit que la France est le pays qui s'en sort le mieux alors ça veut pas dire qu'il y a pas des des des personnes qui sont dans la difficulté votre reportage l'a bien montré il y a énormément de Français qui aujourd'hui peineent à remplir leur cadit peine à acheter les choses élémentaires dont parle madame Verzeletti et ça il faut continuer d'agir là-dessus mais je pense que il faut quand même pas entre guillemets négliger ce qui a été fait il faut se projeter un petit peu dans l'avenir on va parler de la conférence sociale mais moi je considère quand même que beaucoup de choses ont été faites depuis maintenant plus d'un an il y a quand même des choses qui ont été faites c'est non maisors alors il y a des choses qui ont été faites ça on peut pas le nier à part que nous nous pensons que justement ce qui a été fait euh ne ne n'est pas euh ne sont pas des solutions pérennes pour faire face à cette inflation qui reste dans la durée en fait donc vous dites vous parler des des boucliers des des primes des des des choses qui permettent pour un temps en fait voilà d'échec ça ce sont des solutions qui sont provisoires nous on le voit et je pense que tous les économistes le disent l'inflation elle est vraiment dans la durée donc pour préserver dans la durée le pouvoir d'achat euh de la population il n'y a pas 50 solutions la première c'est véritablement d'augmenter les salaires et je dirais que c'est pour préserver le pouvoir d'achat par rapport à l'inflation mais aussi pour qu'il y ait une vraie reconnaissance des qualifications des compétences et de l'expérience des salariés et ça c'est pareil on a beaucoup beaucoup perdu et je dirais que le gouvernement a une grande responsabilité parce que vous le savez il y a 5 millions d' gent dans la fonction publique et là les augmentations de salaires dépendent bien donc du gouvernement et on refuse le gouvernement refuse d'augmenter significativement la rémunération de ces fonctionnaires qui ont eux et chiffre à l'appui ont un pouvoir d'achat qui ne cesse de baisser aussi et les salariés du privé qui malheureusement eux aussi donc ont des salaires qui finalement baissent puisque les prix augmentent et que leur salaire stag Marc fer je vous laisse répondre sur la question des fonctionnaires et après on va parler de la conférence d'abord dire que dire que la rémunération des fonctionnaires et le point d'indice a évolué quand même ces derniers ces derniers mois euh ensuite en dessous de l'inflation une augmentation de 1 3 alors que avz une inflation de 5 est-ce que le point d'indice avait évolué dans les dernières années non on a tenu comp on a tenu compte on a tenu compte de la situation et en particulier de cette inflation qui frappe tout le monde et compris les fonctionnaires maintenant euh la question de fond c'est est-ce que c'est à l'État d'augmenter les salaires des salariés du secteur privé qui sont quand même plus nombreux que les fonctionnaires euh la conviction qu'on a dans la majorité présidentielle c'est que c'est par le dialogue social qu'on arrive à augmenter les salaires au niveau des branches surtout au niveau des entreprise et dans la rémunération qui tend send le pouvoir d'achat il y a pas que le salaire il y a aussi d'autres éléments vous avez dit que il y a des éléments de prime qui peuvent intervenir nous on assume face à un choc qui est quand même un choc ponctuel moi je le dis l'inflation les prévisions le disent elle va quand même ralentir et c'est une bonne chose dans les prochains mois d'ailleurs l'INC explique que d'ici la fin de l'année le pouvoir d'achat va augmenter le pouvoir d'achat des Français va augmenter de plus d'1 % est-ce que ça va se concrétiser je l'espère mais en tout état de cause on avait un choc qui était quand même assez ponctuel qui était lié à la guerre en Ukraine qui était lié au contexte géopolitique au prix du pétrole au prix des matériaux de construction bref on avait besoin de mesures d'urgence et c'est pour ça que la logique de prime de soutien au pouvoir d'achat au soutien au revenu qui est passé notamment par le projet de loi partage de la valeur qui est examiné ces jours-ci au Sénat et bien elle avait sa logique à un moment quand on a quelque chose qui qui intervient de manière brutale et bien il faut avoir des réponses d'urgence vous parlez des salaires moi je voudrais juste vous dire une chose et pour pas être plus long c'est que à un moment ou un autre lorsque l'on augmente les salaires sans tenir compte et bien de ce que peuvent faire les entreprises notamment les plus petites d'entre elles et bien ça a une conséquence ça c'est direct c'est qu'on détruit des emplois alors on peut ne pas se préoccuper de ça mais la réalité c'est que augmenter les salaires de manière massive de manière inconsidérée sans tenir compte de la situation des entreprises et bien ça peut avoir des conséquences très dommageables alors ça c'est toujours ce qu'on nous répond hein c'est-à-dire que le coût du travail serait trop élevé donc du coup il ne faut pas augmenter les salaires ou il ne faut pas que les salaires soient trop importants à part que nous c'est pas ce que nous constatons c'est que le coût du capital augmente d'année en année et le coût du travail baisse de plus en plus donc ça c'est le la le partage des richesses qui pose question et qui doit poser débat par contre ce que vous avez dit tout à l'heure c'est que le gouvernement l'état euh n'est n'est n'est pas là pour augmenter les les salaires des des des salariés des travailleurs du privé à part que ce que nous nous constatons c'est que l'État par contre octroit des aides publiques des aides publiques aux entreprises privées à hauteur à peu près de 200 milliards d'euros par an ces aides publiques elles sont censées en partie être octroyé aux entreprises pour que ces entreprisesl créent de l'emploi c'est ce qui est dit ce sont donc les arguments à part que ce qu'on constate c'est que par rapport à ces aides publiques qui sont donc très importantes il y a très peu d'emplois de créer donc ça veut bien dire que non non mais ça veut dire que c'est pour ça que nousous demandons des conditionnalités à C ces aides qui je le dis elles sont versées sans aucune contrepartie ça veut dire que des grandes entreprises des multinationales perçoivent ces aides alors même qu'elle ne n'augmente pas les salaires qu'elle n'investissent pas ni dans la richesse ni dans la richesse pardon ni dans l'emploi et par contre ce qu'on constate c'est que les dividendes versés aux actionnaires augmentent et les profits augment et les marges dégagées augmentent alors même que ces entreprises là donc ça c'est sur le dos de de l'État et c'est donc l'impôt qui PES a si vous le permettez moi je suis d'accord pour regarder les effets des aides sur l'emploi c'est d'ailleurs ce que j'ai fait puisque j'ai remis avec mon collègue parlementaire député Jérôme GED un rapport à la commission des affaires sociales pour évaluer les effets des exonérations de cotisation social et on parvient à la conclusion que certaines exonérations notamment cell qui porte sur les haut salaires entre 2,5 3,5 donc entre 4 6000 € elles ne sont pas efficaces en terme de création d'emploi et on propose de les supprimer on propose de les supprimer dans ce rapport et puisque vous évoquez la conditionnalité de ces exonérations il y a pas que les exonérations mais il y a notamment les exonérations qui représentent à peu près 75 milliards d'euros c'est quand même des sommes très considérabl euh s'agissant de la conditionnalité là aussi on fait un rapport transpartisan Jérôme gu est député socialiste moi je suis député de la majorité on s'est mis d'accord on est arrivé à la conclusion commune selon laquelle conditionner les exonérations de cotisation sociale à à des objectifs notamment de négociation salariale de négociation salariale dans les branches ça n'était pas une bonne idée pourquoi parce que vous avez d'abord un problème d'équité et a un problème juridique comment vous traitez deux entreprises dans la même branche dont l'une respecte la convention collective dont les minimas sont en dessous du SMIC et donc dont l'une a des salaires très faibles tous tassés au niveau du SMIC et l'autre qui est mieux disante et qui est plus généreuse avec ses salariés vous supprimez les exonérations à ces deux entreprises B non c'est pas logique donc à un moment il faut avoir conscience de ce qu'il est possible de faire je constate que ce est revenu sur la table lors de la conférence sociale mais de manière un petit peu différente et moi ce que je pense c'est qu'à un moment un autre il faut évaluer les choses et à partir du moment où les allègements de cotisation sociale créent des emplois et c'est le cas c'est le cas quand elles sont centrées sur les bas salaires ça oui combien vous évaluez ces créations d'emploi vous augmentz le coût du travail au niveau du SMIC de 10 % vous détruisez 10 % des des emplois au niveau du SMIC non non mais c'est c'est pas moi qui dis c'est des diaines vous AZ empné alors vous AZ 200 milliards c'est énormez millions de salariés vous avez 2 millions de salariés au niveau du SMIC si vous considérreer que vous allez reprendre 10 % 10 points d'exonération aux entreprises au niveau du SMIC ça veut dire que vous augmentez de 10 % le coût du travail et ça veut dire concrètement que vous allez détruire tout de suite dans les mois qui viennent l'équivalent de 200000 emplois est-ce que vous voulez faire ça nous on ne veut pas faire ça on n'est pas des apprentis sorciers et on ne touche pas à un coût du travail qui est déjà très élevé par rapport trè non il est il est en tout cas il baissez paste des exontionante baisse le coût du travail par rapport au coût du capital je le dis et les CHR expliquez-moi expliquez-moi ce que vous entendez par coup du capital parce que c'est une notion qui est pas aussi simple que celle de C du ok très bien les dividendes versés aux actionnaires elles ont augmenté en France elles ont augmenté pour moi ça c'est la rémunération du capital oui et bien c'est ça fait partie du coût du capital comme quand on parle de la rémunération des salariés ça fait partie du coût du travail et bien les dividendes vers aux actionnaires je suis désolé ça fait partie du coup du capital alors qu'est-ce que vous comptez dans le capre des emplois et puisque vous parlez des travailleurs pauvres on les a vu les travailleurs pves dans ce reportage50% Audi aujourd'hui on sait que la pauvreté elle a deux causes principales soit le non emploi le fait de pas avoir d'emploi du tout soit le sous-emploi c'est-à-dire le fait de ne pas travailler suffisamment et de ne pas être rémunéré suffisamment que mais effet on joue aux apprentis sorciers et que en augmentant le coût du travail de manière massive on des emplois et bien on génère de manière massive de la pauvreté c'est une réité un point sur lequel vous êtes pas d'accord c'est l'indexation des salaires sur l'inflation vous c'est ce que vous demandez pour vous c'est pas une bne idée ça n'est pas une bonne idée et je suis pas le seul à le penser c'est ce qui a été annoncé hier lors de la conférence social on nira pas dans cette direction là à la fois parce que ça va détruire des emplois il y a des entreprises qui ne seruront pas suivre et aussi parce que c'est susceptible de créer de l'inflation à travers une spirale les salaires augmentent donc les prix augmentent et donc les salaires augmentent Enour oui non mais c'est ce qui est dit à part que nous ce qu'on constate c'est que les prix augmentent les salaires n'augmentent pas et les profits augmentent donc quand vous dites boucle prix salaire moi je dis boucle prix profit et en fait c'est ce qu'on constate il y a eu des éléments en effet vous les avez cité tout à l'heure qui ont fait qu'il y avait une inflation aujourd'hui c'est plus tout à fait le cas on constate que les prix com continuent à augmenter pour justement continuer à augmenter les profits des entreprises et là donc c'est bien une boucle prix profit et nous ça nous le contestons après moi je le redis quand vous dites augmenter les prix ça serait finalement un manque d'attractivité il y aurait moins d'emplois moi je pense que non au contraire vous l'avez dit on est en train de le dire les salariés ne peuvent pas en fait consommer correctement puisqu'ils ont un pouvoir d'achat qui est de plus en plus bas et ils le disent il peuvent même pas se mourir correctement si demain vous augmentez les salaires ils vont ils vont consommer différemment et ils vont pouvoir mieux vivre et en même temps ça crée de l'emploi puisquils consomme plus un point sur les chiffres avant de vous laisser répondre Marti Alex oui car ça peut paraître étonnant vu la difficulté actuelle de certains Français mais pour la première fois depuis 2021 depuis quelques mois la hausse des salaires est en train de rattraper la hausse des prix le salaire mensuel de base c'est-à-dire sans les primes sans les exonérations et bien au 2è trimestre 2023 a augmenté de 4,6 % sur 1 an alors que les prix ont augmenté de 4,4 % donc si on prend en compte les effets de l'inflation et bien ce salaire mensuel de base est rester plutôt stable à plus 0,2 %. c'est une hausse qui n'est pas homogène en fonction des différentes catégorie d'emploi on peut dire que le salaire mensuel des employés des ouvriers a légèrement augmenté ces derniers mois alors que celui des professions intermédiaires et des cadres a un peu baissé au vu de l'inflation alors ces chiffres qui sont légèrement optimiste et bien sûr il ne compense pas les pertes de pouvoir d'achat des Français ces deux dernières années oui vous avez raison première conclusion et enseignement de ce que vous venez de dire c'est à nouveau par la négociation le dialogue social dans les entreprises et dans les branches que les salaires con connaisse une dynamique et un moment un autre il faut se ramener à cette réalité ensuite vous l'avez dit très justement c'est pas homogène il y a des gens qui ne perçoivent pas ces augmentation de salaire en tout cas qui ne perçoivent pas une légère amélioration du pouvoir d'achat qui pourrait intervenir et à ces gens-là il faut apporter des réponses moi je pense que ce qui a été dit hier lors de la conférence sociale ce sont des éléments assez importants il faut qu'on se mette d'accord déjà sur l'existence de phénomènes qui font que les salaires n'augmentent pas assez autour du SMIC en particulier on le voir il y a plein de salariés modestes qui sont au SMIC pendant toute une partie de leur carrière professionnelle et qui restent à proximité du SMIC pendant toute leur vie professionnelle ça il faut apporter des réponses à ça qui été apporté c'est déjà de regarder de manière un peu un peu méthodique la manière dont les salaires sont déterminés aujourd'hui jusqu'à 1,5 SMIC vous avez droit à la prime d'activité par exemple peut-être que il y a pas beaucoup d'incitations à augmenter les salariés parce que si vous les augmentez au-udessus de 1,5 SMIC et ben ils perdent la prime d'activité la première ministre ministre a annoncé qu'un comité allait se pencher dans les prochains mois sur les interactions entre les exonérations de charge Chelle et la prime d'activité j'espère qu'il en sortira quelque chose il y a un autre élément qui moi me paraît très important c'est que un moment pour aller négocier son salire avec son patron et bien il vaut mieux avoir des qualifications des compétences et être plus productif c'est aussi comme ça qu'on obtient des augmentations de salaire il y a un impensé il y a un grand absent dans ce débat sur les salaires c'est la productivité et donc la compétence et donc la qualification moi je suis pour et bien qu'on réfléchisse à un meilleur financement de la formation des salariés les moins qualifiés des salariés les plus modestes on a les outils pour ça on a le compte personnel de formation par exemple je suis pour qu'on l'Abonde euh de manière un peu plus différenciée suivant la qualification donant plus à ceux qui en ont le plus besoin je suis aussi pour je pense que Madame verzéti sera d'accord avec moi là-dessus qui a plus de dialogue social sur les enjeux de formation aujourd'hui les représentants des salariés n'ont pas leur mot à dire en terme de négociation sur la stratégie de formation de l'entreprise on appelle ça le plan de développement des compétences moi je suis pour que ça devienne un enjeu de négociation parce que c'est aussi comme ça quand il y a de la présence syndicale et des représentants du salarié qui négocient aussi sur ces aspects là et bien qu'on peut réduire les inégalités d'accès à la formation et donc les inégalités de salaire c'est une ver làdus on va passer ça c'est c'est très clair que nous on est favorable à à pouvoir négocier sur plein d'autres choses d'ailleurs vous avez dit sur la formation sur les rémunérations bien évidemment mais aussi et j'y reviens parce que c'est important ça représente des centaines de milliards d'euros je l'ai dit sur l'utilisation des aides publiques dans l'entreprise parce que c'est quand même fort que l'employeur puisse utiliser comme il le souhaite sans euh rendre compte ni justement au salariés ni à l'État ni à personne qui ne rendent compte de l'utilisation de ces centaines de milliards d'euros qui sont versés comme ça par l'État et donc c'est ce sont c'est de l'argent public donc ça c'est une première chose et c'est ce qu'on demande quand on dit conditionnalité des aides publiques c'est aussi un regard donc des personnels des représentants des personnels sur l'utilisation de de cette somme d'argent parce que c'est important puisquon nous dit tout le temps il y a pas suffisamment d'argent il y a pas suffisamment de richesse pour augmenter les salaires ou pour embaucher et bien nous nous disons que non cet argent existe mais finalement il n'est pas utilisé correctement parce qu'il n'y a pas de contrainte donné par l'État et le gouvernement alors que ça devrait être sa responsabilité puisque je le rappelle c'est de l'argent public donc finalement il y a nombre d'entreprises qui sont sous perfusion sans aucune contrepartie contrepartie qu'on ne se gêne pas de demander à tous les privés d'emploi à ceux qui ont un RSA et à tous les salariés ou je je vous laisse répondre làessus après on parle de la question des plus touours aux entreprises moi je vous ai dit ce que j'en pensais tout à l'heure pense qu'il faut les évaluer et quand on les évalue correctement on se rend compte que certaines ne sont pas suffisamment efficaces on propose de les supprimer donc nous on est assz à l'aise avec ça si vous permettez dans les aides dans les aides il y a pas que des exonérations il y a aussi des subventions moi je m'occupais dans une vie antériure plan de relance du plan France relance là il y a des aides à l'investissement don la contrepartie c'est très clair pour une entreprise c'est de réaliser un projet d'investissement vous allez pas lui demander en plus et bien d'atteindre un certain nombre d'objectifs elle fait son projet elle a une aide à un moment quand on comptabilise les aides il y a ça à prendre en compte aussi et donc les contreparties elles existe beaucoup plus que vous ce que ce que vous imagine sur les 75 milliards d'euros non sur donc c'est pas 200 milliards c'est même ch il y a une autre question qui été abordé hier c'est le salaire minimum qui dans certaines branches est inférieur au SMIC Alex d'AB pourquoi alors comment ça s'explique et bien tout simplement parce que le SMIC est indexé sur l'inflation et vu l'ampleur de la hausse des prix ces dernières années le SMIC en France a souvent augmenté dernière hausse en date en mai dernier portant le SMIC à 1383 € nette mensuel c'est-à-dire une hausse de 6 % sur 6 ans et comme le SMIC augmente plus vite que le reste des salaires certains salairire minimum de branche se retrouve en dessous de ce seuil national en mai dernier 147 branches avaient un salaire minimum inférieur au SMIC ce chiffre actuellement se trouve à 60 branches he selon le ministre du Travail Olivier dus SOP mais cela ne veut pas dire qu'en réalité les salariés des branches concernées vont être payés en dessous du SMIC car l'employeur se doit légalement de combler cet écart en revanche cela entraîne une concentration un tassement des salaires autour du SMIC et justement on va écouter la réponse hier d'éliisabeth borne à cette problématique si nous ne constatons pas de progrès significatif d'ici le 1er juin 2024 le gouvernement proposera au Parlement un texte de loi qui permettra de calculer les exonérations non pas sur la base du SMIC mais sur la base du minima de branche est-ce que c'est la bonne réponse cers ah bien non parce que nous justement on attend les des réponses urgentes là parce que vous l'avez dit en attendant les les salariés les privés d'emploi tout ce qui ont du mal à à vivre c'est maintenant qu'il demandent et qu'ils ont besoin de mesures urgentes comment se fait-il qu'il y a justement des entreprises qui ne payent pas leur salariés au SMIC alors que c'est une obligation que c'est le droit et et qu'il n'y a pas de de répon ben non c'est ce n'est absolument pas normal qu'il y ait des salariés payés en dessous du SMIC et que la seule réponse donc d'Élisabeth Bourne c'est de dire on va attendre de voir ce qui va se passer en juin 2024 et éventuellement si cela perdure on on on il y aura pas tout à fait on baissera les exonérations de cotisation on n annulera pas les exonérations de cotisation on baissera les exonérations de cotisation un minima de branche en dessous du SMIC ne signifie pas que les salariés de cette branche sont payés en dessous du SMIC non sérieusement si on peut pas se mettre d'accord sur ce constat de base moi je peux vous dire qu'il y a des salariés qui ne payent qui ben non mais si il y a des salariés les apprentis sont payés en dessous du SMIC les salariés dans les aates les établissements qui traitent les personnes en situation de handicap sont payés en dessous du SMIC mais parce que ce sont des situations très particulières quand vous avez un minima de branche en dessous du SMIC ça signifie quoi ça signifie pas que les salariés sont payés en dessous du SMIC ça signifie qu'il y a beaucoup de salariés dont les qualifications sont les mêmes euh don les qualifications ne sont pas les mêmes justement qui ont le même salaire et ça c'est un problème moi je suis d'accord c'est ce qu'on appelle vous le disiez tout à l'heure le tassement des salaires le tassement des Sal et ça c'est un problème et ça c'est un problème et ça il faut s'y attaquer maintenant combien de branches sont concernées c'est pas 60 en réalité qui sont concernés de manière durable c'est plutôt une dizaine c'est ce qu'a dit Olivier dus sopt parce qu'il y a des branches qui sont en train de négocier et qui vont bientôt atterrir sur leur négociation et qui vont relever leur minima donc il faut quand même voir ce qu est l'ampleur du problème c'est plutôt une 5 mais mais il y a une dizaine de branches qui sont depuis plus d'un an durablement dans une situation où les minimas sont en dessous et cellees-là je suis d'accord qu' il faut leur mettre une pression supplémentaire est-ce que c'est la bonne solution qui a été proposée moi j'avoue que je suis un peu circonspect sur cette idée sur cette idée et bien de conditionner alors même si c'est pas une conditionnalité stricte c'est-à-dire que vous allez pas supprimer toutes les exonérations mais vous allez en disant que vous calculez les exonérations non pas sur le SMIC mais sur les minimas effectivement si vous avez des minimas en dessous du SMIC bah vous aurez moins d'exonération c'est mécanique euh vous vous allez forcément générer beaucoup beaucoup de complexité et une des conclusions à laquelle nous sommes parvenus avec mon collègue Jérôme g dans ce rapport c'est que il faut éviter de créer des usines à gaz qui sont inapplicables je vous donne un exemple parce que dans le droit il y a une loi qui aujourd'hui prévoit déjà que les entreprise de manière individuelle puissent voir leurs exonérations modulées lorsqu'elles ne négocient pas assez dans les salaires c'est une loi qui date de 2008ah figurez-vous qu'on a fait dans le cadre de notre mission un bilan de cette loi cette loi elle n'a produit aucun effet elle a concerné quelques dizaines d'entreprises quelques dizaines de millions d'euros par rapport aux dizaines de milliards qui sont concernés par les exonérations et ça montre quoi ça montre que c'est très compliqué d'agir comme ça à l'échelle de l'entreprise et à forcerie quand les entreprises ont des comportements différents à l'intérieur d'une même ranche je pense que on va au- devant d'un certain nombrebre de difficultés juridiques et opérationnelles non mais là il y a deux choses différentes il y a en effet ceux qui sont quand même rémunérés en dessous du SPIC et ceux comme vous le dites qui finalement ont une stagnation de leur déroulé de carrière de leur évolution de rémunération parce que il n'y a pas ce que nous nous souhaitons et ce que nous revendiquons par exemple justement l'indexation des salaires par rapport au niveau de la vie parce que cette indexation permettrait automatiquement comme c'est le cas pour le SMIC on le sait c'est le code du travail qui prévoit que le SMIC en fonction de l'inflation augmente automatiquement lorsqu'il y a une inflation bon je pas je vais pas aller sur sur le calcul précis mais ce n'est que le niveau du SMIC qui qui augmente et pas le reste donc des salaires et on s'aperçoit que bien évidemment si vous n'augmentez pas les autres rémunérations qui sont au-dessus du SMIC et bien oui ce que vous dites c'est en effet vrai c'est-à-dire qu'il y a un tassement des grilles tassement des grilles ça veut dire quoi ça veut dire que vous avez des salariés qui vont gagner exactement la même chose pendant des années à des années quoi que quel que soit leur expérience leurs compétences et leurs qualifications qui augmente normalement avec le temps et la formation problème n reste minut est-ce que vous vous dites que cette conférence sociale hier a quand même été utile sur cette question du salaire et donc du pouvoir d'achat des alors nous ce qu'on dit c'est que cette conférence social ne répond pas aux besoins urgents en matière de pouvoir d'achat pour les salariés puisqu'il n'y a aucune augmentation générale qui a été annoncée et qu'il n'y a pas de mesures véritablement contraignante pour obliger les entreprises d'une part à relever tous les minimas qui sont en dessous donc du SMIC qu'il n'y a pas de mesures contre contraignante parce qu'il y avait plusieurs sujets sur la question de l'égalité professionnelle femme homme et qu'il n'y a pas non plus de mesures contraignantes par rapport au contrat court et par rapport au temps partiel imposé qui est donc utilisé abusivement il n'y a donc aucune mesure contreignante et pas non plus de conditionnalité vis-à-vis des AES publquesà déjà s'il y avait eu des annonces fermes et définitives qui soient sortis de cette conférence on nous aurait dit on aurait dit au gouvernement tout était déjà ficelé on a négocié alors que vous aviez déjà pris vos décisions pour non en méthode trouve pas je trouve pas je trouve pas anormal que on ouvre des chantiers si vous permettez je vous ai laissé parler euh qu'on ouvre des chantiers et qu'on dise voilà ce qu'on va faire dans les prochaines semaines et les prochains mois c'est pas dans les prochaines années ça va venir beaucoup plus vite maintenant sur ce sur ce sujet non pas d'augmentation général et indifférencié des salaires on l'assume on l'assume parce que on n pas envie de mettre des centaines de milliers de personnes au chômage c'est aussi simple que ça c'est aussi simple que ça et on ne reviendra pas là-dessus on a un esprit de responsabilité depuis 2017 c'est la raison pour laquelle on a créé 2 millions d'emplois et que le chômage est passé de 9 et dem à 7 %itensite sur les contat cours sur les cont contrat cours moi j'aurais aimé un petit peu plus de soutien y compris certaines organisations syndicales quand et j'en étais un des architectes on a mis en place un bonus malus pour les entreprises qui surutilisent les contrat courours qui pénalise les entreprises qui utilisent beaucoup les CDD et qui et qui donneent un bonus à celles qui les utilise pas beaucoup donc je pense que il y a des il y a des outils il y a des leviers moi je vous suggère et je vous propose d'en parler dans les prochaines semaines mais à un moment un autre on ne peut pas dire qu'on a rien fait on a une ligne et une cohérence c'est de ne pas détruire de l'emploi et rendez-vous est pris on espère vous reviendrez en débat sur ce plateau merci d'avoir été avec nous avant de se quitter on regarde ce qui a la une de nos quotidiens [Musique] régionaux et Alex on commence par l'Est républicain qui a fait sa Une sur l'attentat de Bruxelles oui un homme a tué hier soir deux supporters suédois à Bruxelles alors que se jouit le match de football Belgique Suède dans la capitale belge l'attaque s'est déroulé dans les quartiers nord de la ville le suspect âgé de 45 ans d'origine tunisienne qui était ce matin toujours recherché et lié au groupe état islamique et a revendiqué cet attentat les les deux victimes ont été ciblées parce qu'elles étaient suédoises et cet attentat est sans doute lié à une affaire de profanation de corant en Suède cet été 3 jours après l'attaque d'aras c'était le temps de l'hommage hier à Dominique Bernard et c'est la Une de beaucoup de nos quotidiens régionaux oui c'est à la Une de quasiment tous les journaux régionaux ce matin les collégiens et les lycéens ont observé une minute de silence hier en hommage à Dominique Bernard professeur tué par le terroriste haras vendredi haras d'ailleurs les professeurs se sont rassemblés devant la préfecture l'intersyndical des personnels de l'éducation a exprimé je cite leur peine mais aussi leur fierté de travailler auprès des élèves de les aider de les protéger et de contribuer à leur bonheur et à leur liberté et dans le lycée Gambetta d'Arras où a lieu le drame et bien le retour dans l'établissement était compliqué hier pour les élèves c'était à la Une c'est à la une ce matin de de la voix du Nord plusieurs élèves sont arrivés avec une rose blanche à la main pour rendre hommage à leurs professeurs après le temps de l'émotion vient le temps des questions notamment pour mieux protéger lespreu oui c'est une question qui est posée aujourd'hui à la Une du journal Le Midi Libre le gouvernement réfléchit à de nouvelles mesures pour protéger les professeur Gabriel Atal le ministre de de l'éducation nationale a notamment évoqué et bien une actualisation de la formation au premier secours un renforcement des moyens humains en terme de sécurité et une formation spécifique de certains personnels dans ce genre d'attaque les enseignants ont aussi eu des idées ont aussi des idées sur ce sujet un prof de sport d'un collège parisien a par exemple échangé hier avec le ministre et il propose de créer dans chaque établissement scolaire une salle avec quelques moyens de défense en cas d'attaque comme par exemple du gaz larymogène ce serait déjà ça mais l'objectif n'est pas que l'école devienne un un bunker tempère une professeur dans un collège du gare qui est interrogé par Midi Libre je la cite he on sait que la meilleure de tout de toutes les armes cela reste l'éducation on termine rapidement avec le journal L'Indépendant qui fait le portrait d'un des hommes soupçonnés d'avoir incité le terroriste d'aras à passer à l'acte oui le journal catalan fait le portrait de Maxime châauuf soupçonné par les enquêteurs d'avoir radicaliser Mohamed mogoukov avant son attentat maxime châauuf est âgé de 32 ans cela fait 11 ans qu'il est en prison à l'âge de 17 ans ce père pignanet a perdu sa mère et tombe dans la délinquence il a été emprisonné pour un braquage de commerce avant de se convertir à l'islam de se radicaliser et d'être jugé pour participation à une entreprise terroriste c'était l'an dernier merci Alex merci Marc Ferraci merciti d'être venu pour ce débat merci à tous de nous avoir suivi à 18h vous avez rendez-vous avec Thomas pour s public nous on se retrouve demain très bonne journée

Salaires : Borne en fait elle assez ? — Marc Ferracci · Pourquijevote