đŽ Quel rĂ©gime pour les actes administratifs dâun gouvernement dĂ©missionnaire ? Examen dâun rapport
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 67 %Attaque 20 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse partielle
Faut-il maintenir l'activité législative pendant un gouvernement démissionnaire ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment renforcer le contrÎle parlementaire sur un gouvernement démissionnaire ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement Atal a-t-il respecté le cadre des affaires courantes ?
- 16:00OuverteRéponse directe
ProblÚme des ministres-députés ayant voté pour la présidence de l'Assemblée ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Comment encadrer la durée des affaires courantes ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas organiser de questions au gouvernement en période d'affaires courantes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Fait
« le gouvernement Atal démissionnaire a selon vos mots globalement respecté le périmÚtre jurisprudentiel des affaires courantes »
- 7:00Chiffre
« 547 micass qui ont Ă©tĂ© notifiĂ©s et mis en Ćuvre »
- 8:30Fait
« la plupart des micasses sont semble avoir été prononcé pour une durée uniforme de 3 mois »
- 10:30Fait
« le préambule de la Constitution de 1946 qui fait partie de notre bloc de constitutionnalité dit que tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoire de la République »
- 12:00Fait
« Monsieur rotaillot dit donc qu'il veut suspendre les demandes d'asile depuis la Syrie »
ModÚle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
concerne plus que jamais le prĂ©sent concernant le rĂ©gime des actes administratifs pris par un gouvernement dĂ©missionnaire formellement créé le 2 octobre dernier la mission d'information a Ă©tĂ© confiĂ©e par nos soins Ă la balage mariki et StĂ©phane Mazard qui ont travaillĂ© dans des dĂ©lais extrĂȘmement raccourcis ils ont auditionnĂ© je crois qu'une trentaine de de personnes donc cinq membres une cinquantaine de personnes merci de de faire rectifier donc cinq membres du gouvernement dĂ©missionnaire d'alors c'est-Ă -dire celui de l'Ă©tĂ© 2024 Ă commencĂ© donc par le Premier ministre ils ont aussi rĂ©alisĂ© deux dĂ©placements en Belgique et au Pays-Bas o il y a un certain nombre de traditions de culture politique qui ne sont pas tout Ă fait identiques aux nĂŽtres mais bien sĂ»r il nous en parleront et je tiens notamment Ă les fĂ©liciter les remercier d'avoir acceptĂ© d'accĂ©lĂ©rer la remise de ce rapport initialement prĂ©vu la semaine prochaine mais avec leur accord et avec celui du bureau de la commission il m'avait semblĂ© opportun de l'avancĂ©e d'une semaine dans ce temps politique si particulier qui est le nĂŽtre donc je vous donne la parole d'abord Ă Ă vous-mĂȘme je crois madame la rapporteur les balage et les marqu je vous en prie merci beaucoup monsieur le PrĂ©sident chers corapporteurs mes chers collĂšgues euh c'est un rĂ©el plaisir de pouvoir partager les conclusions cette mission d'information flash que nous avons conduite avec mon corapporteur StĂ©phane Mazar et je voudrais commencer par le remercier parce que la qualitĂ© de nos Ă©changes tout au long de cette mission d'information a Ă©tĂ© de trĂšs haute tenue et nous ne venons pas de famille politique identique et pourtant nous avons su et vous le verrez formuler 11 recommandations communes je crois d'abord investi euh par la nĂ©cessitĂ© de pouvoir engager un dialogue parlementaire serein et dans les temps actuels il est important de pouvoir le rappeler donc dans un contexte oĂč le gouvernement est actuellement dĂ©missionnaire il nous sont il nous est donc apparu important avec mon co-rapporteur et le prĂ©sident euh de vous prĂ©senter rapidement euh les conclusions de notre mission la presse s'est mĂȘme fait Ă©cho ce matin euh de ses conclusions tant ce rapport semble rendre fĂ©briles les hautes sphĂšres les motivations de ce rapport sont de deux ordes la nĂ©cessitĂ© de prĂ©venir on va dire les sorties de route du d'un gouvernement dĂ©missionnaire et donc pourra servir Ă nos collĂšgues parlementaires contemporains et aussi apporter notre contribution Ă la rĂ©flexion sur nos institutions leur soliditĂ© face Ă des assauts libĂ©raux mais revenons tout d'abord au rĂ©gime dans lequel nous sommes Ă savoir un rĂ©gime parlementaire la motion de censure votĂ©e la semaine derniĂšre nous rappelle le fondement des rĂ©gimes parlementaires un gouvernement tire sa lĂ©gitimitĂ© du Parlement que ce soit par une investiture formelle ou implicite l'absence de censure la 5e RĂ©publique c'est un rĂ©gime parlementaire Ă captation prĂ©sidentielle ne fait pas exception lorsque le Parlement hĂŽte sa lĂ©gitimitĂ© au gouvernement il devient immĂ©diatement privĂ© des prĂ©rogatives d'un gouvernement de plein exercice pour autant tant qu'il n'a pas Ă©tĂ© remplacĂ© par un nouveau gouvernement il est nĂ©cessaire d'assurer le bon fonctionnement des services publics et de la continuitĂ© de l'Ătat le gouvernement doit donc ainsi selon un usage qui remonte Ă la 3Ăš RĂ©publique assurer l'expĂ©dition des affaires courantes nous avons connu l'Ă©tĂ© dernier une situation inĂ©dite un gouvernement dĂ©missionnaire a expĂ©dier les affaires courantes du 16 juillet au 21 septembre date de la nomination du gouvernement Barnier cette pĂ©riode a donc durer 67 jours une durĂ©e inĂ©dite dans l'histoire de la 4e et de la 5e RĂ©publique c'est dans ce contexte que notre commission des lois a créé Ă l'initiative de mon groupe cette mission d'information flash sur le rĂ©gime des actes administratifs pris par un gouvernement dĂ©missionnaires et depuis la mi-octobre nous avons rĂ©alisĂ© 13 auditions de personnalitĂ©s diverses des juristes des des acteurs de l'expĂ©dition des affaires courantes comme vous venez de le rappeler monsieur le PrĂ©sident aussi bien politique qu'administrative nous avons organisĂ© trois tables rondes d'universitaires français comme Ă©tranger dans une perspective de droit comparĂ© nous sommes effectivement rendus Ă Bruxelles et au Pays-Bas nos travaux ont rapidement montrĂ© que les pĂ©riodes d'affaires courantes n'ont pas qu'un impact sur le rĂ©gime des actes administratifs mais j'y reviendrai sur le le plan des actes administratifs plus spĂ©cifiquement on a con nous avons constatĂ© une rĂ©duction importante du nombre d'actes Ă©dictĂ©s par le gouvernement des missionnaire Ă l'Ă©tĂ© 2024 par rapport aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes aucun acte n'a Ă©tĂ© suspendu ou annulĂ© par le juge administratif au motif qu'il excĂ©derit le champ de l'expĂ©dition des affaires courantes et sur le plan des actes administratifs le gouvernement de l'Ă©tĂ© 2024 a donc globalement respecter le cadre jurisprudentiel Ă©tabli par le Conseil d'Ătat et prĂ©cisĂ© par le SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du gouvernement qui a transmis trĂšs rapidement aux membres du gouvernement et Ă leur cabinet une note qui a Ă©galement fuitĂ© dans la presse mais on y reviendra mais l'expĂ©dition des affaires courantes ne se limite pas au rĂ©gime des actes administratifs elle nĂ©cessite de la part du gouvernement de la sobriĂ©tĂ© dans les dĂ©placements et dans la communication et Ă cet Ă©gard je suis surprise des annonces il y a 2 jours du ministre de l'IntĂ©rieur dĂ© mississionnaires de suspendre l'examen des demandes d'asile des ressort sant syrien un ministre dĂ©missionnaire ne peut pas faire de telles annonces aussi importantes politiquement et Ă mon avis tout Ă fait dangereuse encore plus que lorsque l'examen des demandes d'asile ne relĂšve pas du ministĂšre de l'intĂ©rieur mais de lofpra organisme qui exerce ses missions en toute impartialitĂ© sans recevoir aucune instruction cela montre donc bien la nĂ©cessitĂ© d'avoir en pĂ©riode d'affaires courante un parlement fort qui contrĂŽle l'action d'un gouvernement dĂ©missionnaire c'est Ă©galement ce qui ressort de l'expĂ©dition des affaires courantes de l'Ă©tĂ© 2024 le Parlement le contrĂŽle parlementaire a Ă©tĂ© particuliĂšrement faible et le constitutionnaliste Marcel wine Ă©crivait en 52 on ne tue pas les morts on ne renverse pas les gouvernements dĂ©missionnaires mais un des professeurs de droit que nous avons auditionnĂ© a complĂ©tĂ© cette citation en disant on ne tue pas les morts mais rien ne nous empĂȘche d'ouvrir le cercueil pour vĂ©rifier qu'ils le sont bien car nous devons bien contrĂŽler l'activitĂ© d'un gouvernement bien dĂ©missionnaire malgrĂ© quelques divergences pctuelles d'apĂ© nous nous sommes mis d'accord comme je le disais avec mon corapporteur pour formuler 11 recommandations et elle relĂšve de deux ordres des recommandation de bonnes pratiques qui peuvent ĂȘtre immĂ©diatement ĂȘtre mis en Ćuvre en pĂ©riode d'expĂ©dition des affaires courantes dĂ©passant une trĂšs courte durĂ©e et des recommandations d'Ă©volution institutionnelle celles-ci n'ont pas pour but de dĂ©finir un cadre prĂ©cis du champ de compĂ©tence d'un gouvernement dĂ©missionnaire un cadre jurisprudentiel par nature plus souple permet de s'adapter Ă la diversitĂ© des situations c'est donc avec Ă deux voix avec mon collĂšgue StĂ©phane Mazar que nous prĂ©senterons rapidement les rĂšgles qui encadrent Ă la fois la pĂ©riode et le pĂ©rimĂštre de l'expĂ©dition des affaires courantes nous dresserons ensuite un rapide bilan des de l'expĂ©dition des affaires courantes Ă l'Ă©tĂ© 2024 et des difficultĂ©s qui peuvent survenir dans une telle pĂ©riode avant de vous prĂ©senter nos recommandations donc commençons par la dĂ©termination de la pĂ©riode des affaires courante Ă partir de quand un gouvernement est donc en affaire courante actuellement sous la 5e RĂ©publique le Gouvernement peut perdre sa lĂ©gitimitĂ© et de devenir dĂ©missionnaire ou du moins en affaire courante du fait de deux Ă©vĂ©nements le premier c'est l'acceptation par le PrĂ©sident de la RĂ©publique de la dĂ©mission du gouvernement prĂ©sentĂ© par le Premier ministre il s'agit lĂ comme je l'ai rappelĂ© d'une spĂ©cificitĂ© française de la 5e RĂ©publique et dans les rĂ©gimes parlementaires le gouvernement ne tire pas sa lĂ©gitimitĂ© du chef de l'Ătat la prĂ©sentation de la dĂ©mission du gouvernement suffit Ă dĂ©clencher ne suffit pas dĂ©clencher les affaires courantes il faut bien l'acceptation par le PrĂ©sident de la RĂ©publique le second Ă©vĂ©nement c'est l'adoption par l'AssemblĂ©e nationale d'une motion de censure par extension cela s'applique Ă©galement au refus de l'AssemblĂ©e nationale de voter la confiance Ă un Premier ministre qui engagerait sa responsabilitĂ© de son gouvernement en l'application de l'article 49 alignĂ©a 1 de la Constitution en cas de censure le gouvernement doit immĂ©diatement se limiter aux affaires courantes indĂ©pendamment de l'acceptation par le PrĂ©sident de la RĂ©publique de la dĂ©mission du gouvernement c'est ce qu'a jugĂ© le Conseil d'Ătat dans son arrĂȘt d'assemblĂ©e brocasse de 19 62 en l'espĂšce depuis donc le 4 dĂ©cembre le gouvernement est d'affaires courantes cette jurisprudence nous a amenĂ© Ă nous enencher sur une question importante quel est l'effet sur le gouvernement de la dissolution de l'AssemblĂ©e nationale prĂ©s prononcĂ©e par le PrĂ©sident de la RĂ©publique dans le cas oĂč la dissolution est prĂ©sentĂ©e par le PrĂ©sident de la RĂ©publique Ă la suite d'une motion de censure et contrairement Ă l'action du contrairement Ă ce qui s'Ă©tait passĂ© en 1962 avec le gouvernement ppidou nous estimons que cette dissolution ne serait avoir pour effet de relĂ©gitim relĂ©gitimer pardon le gouvernement renversĂ© pour les autres dissolutions comme celle de juin dernier nous nous interrogeons sur la lĂ©gitimitĂ© d'un gouvernement dĂ©missionnaire en l'absence de d'assemblĂ©e nationale le gouvernement des deux faits plus responsables devant elle puisqu'elle n'existe plus il ne peut donc ĂȘtre ni renversĂ© ni mĂȘme interrogĂ© sur son action j'estime Ă titre personnel que la dissolution prive le gouvernement de lĂ©gitimitĂ© cela justifie pour moi de prĂ©ciser l'article 12 de la Constitution qu'en cas de dissolution de l'AssemblĂ©e nationale le gouvernement assure l'expĂ©dition des affaires courantes jusqu'Ă la nomination d'un nouveau gouvernement Ă l'issue des Ă©lections lĂ©gislative mais mon corapporteur est plus rĂ©servĂ© sur le sujet merci euh bien donc j'estime effectivement que certaines dissolutions comme en 62 sont de nature Ă TER la lĂ©gitimitĂ© du gouvernement mais Ă mes yeux ce n'est pas toujours le cas par exemple lorsqu'un prĂ©sident de la RĂ©publique qui vient d'ĂȘtre Ă©lu dissous une assemblĂ©e national qui lui serait hostile ou encore dans le cas d'une dissolution en cours de mandat du PrĂ©sident de la RĂ©publique alors que celui-ci dispose d'une majoritĂ© parlementaire comme ce fut le cas lors de la dissolution du 21 avril 1997 je qu'il faut c'est bon pour autant nous formulons tous deux la mĂȘme recommandation dans le cadre d'une rĂ©vision constitutionnelle ouvrir un dĂ©bat sur une modification de l'article 12 de la Constitution et laisser le constituant trancher cette question en enfin je n'ai pas Ă©voquĂ© la fin de l'expĂ©dition des affaires courantes celle-ci s'arrĂȘte Ă la nomination des ministres de plein exercice du nouvel du nouveau gouvernement sans attendre les ministres dĂ©lĂ©guĂ©s et secrĂ©tair d'Ătat la seule nomination du Premier ministre ne suffit donc pas abordons dĂ©sormais le pĂ©rimĂštre des affaires courantes en France la notion d'affaires courante n'est pas dĂ©finie par un texte mĂȘme si elle figurait Ă l'article 52 de la constitution de la 4e RĂ©publique sa dĂ©finition jurisprudentielle groupe deux catĂ©gories d'acte les affaires courantes par nature ou affaires ordinaires les affaires courantes par exception ou affaires urgentes les affaires ordinaires forment le flux quotidien des dĂ©cisions de pure administration du gouvernement qui ne sont pas de nature Ă engager la responsabilitĂ© de l'exĂ©cutif les affaires urgentes sont les dĂ©cisions parfois politiques qui doivent ĂȘtre arbitrĂ©es sans dĂ©lai parce que tout retard d'Ă©diction porterait prĂ©judice Ă la continuitĂ© des services publics ou aux intĂ©rĂȘts du pays nos travaux comparĂ©s ont montrĂ© que le pĂ©rimĂštre des affaires courantes est parfois trĂšs diffĂ©rent dans d'autres pays au Pays-Bas par exemple le pĂ©rimĂštes des affaires courantes n'est pas dĂ©fini juridiquement mais il est politiquement c'est en effet la Chambre des reprĂ©sentants qui vote une liste de sujets dit controversĂ©s ces sujets sont alors exclus du champ de compĂ©tence du gouvernement dĂ©missionnaires en Belgique le pĂ©rimĂštre des affaires courantes est plus proche de celui que nous connaissons en France s ajoute toutefois les affaires en cours il s'agit des actes qui poursuivent ou achĂšvent des dĂ©cisions rĂ©guliĂšrement commencĂ©es en France de notes du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du gouvernement des 2 et 19 juillet 2024 visant Ă expliciter la notion d'expĂ©dition des affaires courantes ont Ă©tĂ© diffusĂ©es aux ministres du gouvernement Ă al elle rappelle le cadre des affaires courantes et prĂŽne la rĂ©serve des membres du gouvernement dans leur engagement public il en ressort plusieurs Ă©lĂ©ments les mesures individuelles sont par principe des affaires ordinaires que peut expĂ©dier un gouvernement dĂ©missionnair sont toutefois exclus des affaires courantes les nominations les plus politiquement sensibles c'est-Ă -dire celles Ă la discrĂ©tion du gouvernement directeur d'administration centrale prĂ©fet recteur ambassadeur les mesures rĂ©glementaires Ă l'inverse n'entrent dans le champ des affaires courantes que par exception si elles sont encore une fois nĂ©cessaires Ă la continuitĂ© de l'Ătat certaines questions demeurent toutefois non tranchĂ©es par la jurisprudence ous la 5e RĂ©publique en effet il n'y a jamais eu de mesures lĂ©gislatives dĂ©libĂ©rĂ© ou adoptĂ©es sous la 5e RĂ©publique alors que le gouvernement expĂ©diait les affaires courantes sous la 4e RĂ©publique le Parlement avait eu Ă examiner des projets ou propositions de loi prĂ©sentant un caractĂšre urgent 14 lois avaient Ă©tĂ© ainsi votĂ© dans de telle pĂ©riode dans sa note du 2 juillet 2024 le secrĂ©taire iat gĂ©nĂ©ral du gouvernement n'Ă©carte pas l'Ă©ventualitĂ© de l'adoption de mesures lĂ©gislatives en pĂ©riode d'expĂ©dition des affaires courantes en particulier en situation d'urgence cela peut notamment concerner diffĂ©rents textes des textes financiers urgents comme c'est le cas avec le projet de loi spĂ©cial qui devrait ĂȘtre prĂ©sentĂ© en Conseil des ministres aujourd'hui mĂȘme la prolongation au-delĂ de 12 jours d'une dĂ©claration d'Ă©tat d'urgence une Ă©chĂ©ance impartie pour Ă©viter la caducitĂ© d'une ordonnance une Ă©chĂ©ance impartie par le Conseil constitutionnel dans le cadre d'une question prioritaire de constitutionnalitĂ© afin d'Ă©viter un vide juridique ou encore une Ă©chĂ©ance de transposition d'une directive hors texte prĂ©sentant un caractĂšre d'urgence il n'a jamais Ă©tĂ© examinĂ© de projet ou de proposition de loi alors que le gouvernement Ă©tait dimissionnaire que ce soit sous la 4e ou encore sous la 5e RĂ©publique cela a parfois Ă©tĂ© possible sous certaines conditions dans d'autres rĂ©gimes parlementaires notamment au Pays-Bas et en Belgique enfin les affaires courantes ont un impact sur les engagements publics des membres du gouvernement dĂ© missionnaires qui ne constituent pas Ă proprement parler des actes administratifs les dĂ©placements des ministres et participation des Ă©vĂ©nements qui doivent ĂȘtre limitĂ©s Ă ceux particuliĂšrement grave ou qui s'inscrivent dans le cadre d'une mission de reprĂ©sentation nĂ©cessaire dont il ne maĂźtrise pas l'agenda les interventions publiques ou mĂ©diatiques des ministres sont limitĂ©s au sujet urgents elles doivent se cantonner en registre purement objectif et informa de maniĂšre encore plus stricte qu'en pĂ©riode prĂ©-Ă©lectorale nous enemmenenons dĂ©sormais au au bilan de l'expĂ©dition des affaires courantes au cours de l'Ă©tĂ© passĂ© le gouvernement des missionnaires a expĂ©diĂ© les affaires courantes pendant 67 jours Ă l'Ă©tĂ© 2024 c'est une durĂ©e inĂ©dite sous la 5e RĂ©publique mais qui est nettement plus brĂšve que dans de nombreux rĂ©gimes parlementair Ă©tranger c'est notamment le cas dans des pays dotĂ©s d'un me de scrutin proportionnel nĂ©cessitant la formation de coalition gouvernementale post-Ă©lection ainsi la Belgique est le pays qui dĂ©tient le record de longĂ©vitĂ© d'un gouvernement dĂ©missionnaires 541 jours en 2010-21 le gouvernement est d'ailleurs toujours en affaire courante Ă l'heure actuelle en Belgique de la mĂȘme façon au Pays-Bas les pĂ©riodes d'expĂ©dition des affaires courantes sont historiquement longues depuis 201 depuis 1918 chacune d'elles a durĂ© en moyenne 94 jours sur le fond nous constatons que dans la pĂ©riode le gouvernement dĂ©missionnaires a assurĂ© l'expĂ©dition des affaires courantes dans le respect de la doctrine Ă©laborĂ©e par le SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du gouvernement Ă cet Ă©gard le Premier ministre Gabriel hatal que nous avons auditionnĂ© a prĂ©cisĂ© que son action dans la pĂ©riode avait Ă©tĂ© guidĂ©e en considĂ©rant que les affaires ordinaires sont celles que n'importe quel premier ministre ou n'importe quel gouvernement prendrait quelle que soit sa couleur politique certains actes pris peuvent ponctuellement susciter des interrogations quant Ă la compĂ©tence d'un gouvernement dĂ©missionnaire pour les Ă©diicter pour autant nous n'avons pas constatĂ© de violation manifeste ou importante du pĂ©rimĂštre des affaires courantes sous l'angle quantitatif comme l'a indiquĂ© ma cor rapporteur en introduction la pĂ©riode estivale concernĂ©e par les affaires courantes en 2024 a vu la publication de nombre d'actes rĂ©duits de plus de moitiĂ© par rapport Ă l'annĂ©e 2023 peu de choses sont Ă noter au niveau lĂ©gislatif hormis la ratification et la publication d'une loi qui avait Ă©tĂ© adoptĂ© avant la dissolution le 5 juin c'est la loi du 25 juillet 2024 visant Ă prĂ©venir les ingĂ©rences Ă©trangĂšres en France ce qui ne pose pas de difficultĂ©s et ensuite le dĂ©pĂŽt du projet de loi relatif au rĂ©sultat de la gestion et portant approbation des comptes de l'annĂ©e 2023 ainsi que du projet de loi approbation des comptes de la SĂ©curitĂ© sociale de la l' annĂ©e 2023 ici encore cela ne prĂ©sente pas de difficultĂ© ils ont Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©s lors du dernier conseil des ministres du gouvernement Ă al de plein exercice le 16 juillet 2024 et constitue en rĂ©alitĂ© un nouveau dĂ©pĂŽt Ă l'identique de projet de loi dĂ©posĂ© avant la dissolution mais devenu alors caduc enfin nous avons notĂ© l'absence de dĂ©pĂŽt d'un projet de loi de ratification d'une ordonnance du 19 juin 2024 modifiant et codifiant le droit de la publicitĂ© fond fonciĂšre devenu Cadu cela n'a toutefois pas eu de consĂ©quence puisqu'elle ne devait entrer en vigueur elle ne doit rentrer en vigueur qu'en 2028 quelques actes rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© pris au titre des affaires urgentes il ne suscit pas d'observations particuliĂšres mais nous regrettons que pour la plupart d'entre eux l'urgence ne figure pas parmi les visas du texte et lorsque c'est le cas elle y figure sans prĂ©cision concernant son fondement quelques actes ont ponctuellement suscitĂ© des doutes des nominations d'ambassadeurs ont Ă©tĂ© prises par dĂ©cret au mois de juillet et au mois d'aoĂ»t en rĂ©alitĂ© il s'agit de nomination dĂ©cidant en conseil des ministres au plus tard le 16 juillet dernier le rĂ©diction Ă cependant Ă©tait postĂ©rieure Ă cette date du fait du temps nĂ©cessaire au recueil de l'agrĂ©ment du pays haute nous nous sommes Ă©galement interrogĂ©s sur la dĂ©livrance de l'agrĂ©ment de l'association anticorp pour se constituer partie civile au titre des affaires courantes celle-ci a Ă©tĂ© effectuĂ© par le Premier ministre Gabriel Atal le jour mĂȘme oĂč Michel Barnier a Ă©tĂ© nommĂ© Premier ministre mais c'est juridiquement possible les deux Ă©tant compĂ©tents le jour de la nomination du 2e Premier ministre dĂ©livrer un agrĂ©ment et normalement quelque chose d'administratif pour autant l'affaire Ă©tait ici devenue politico-mĂ©diatique depuis plusieurs mois ce qui a conduit certains professeurs de droit que nous avons auditionnĂ© Ă s'interroger sur la capacitĂ© d'un gouvernement dĂ©missionnaire Ă dĂ©livrer cet agrĂ©ment par ailleurs nous avons constatĂ© que les processus d'arbitrage budgĂ©taire ont Ă©tĂ© retardĂ©s dans la pĂ©riode enfin certaines mesures dont les processus d'arbitrage Ă©tait en cours ont vu leur Ă©laboration suspendue par la dĂ©mission du gouvernement c'est par exemple le lancement d'un nouveau plan de lutte antistupĂ©fiant la rĂ©forme du diplĂŽme national du brevet et sur le plan contentieux il est Ă noter qu'aucun recours Ă ce jour n'a abouti Ă la suspension ou Ă l'annulation d'un acte au motif que celui-ci excĂ©dait le champ des affaires courantes enfin 9 % desmicass des mesures individuelles de contrĂŽle administratif et de surveillance ont Ă©tĂ© suspendus ou annulĂ©s par le juge administratif pour des motifs divers mais le juge a bien confirmer que ces mesures individuelles entrraent dans le pĂ©rimĂštre d'action d'un gouvernement dĂ©missionnaire pour complĂ©ter les propos de StĂ©phane je souhaiterais ici prĂ©senter les risques que peut soulever la pĂ©riode des affaires courantes tout d'abord le gouvernement dĂ©missionnaires dispose d'une marge d'apprĂ©ciation importante avec l'appui du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral pour dĂ©cider ce qui entre ou non dans le champ des affaires courantes et le contrĂŽle de la lĂ©galitĂ© des dĂ©cisions qu' prendre intervient donc Ă cas postĂ©riori pour des actes qui seraient contestĂ©s devant le juge administratif ensuite et c'est un des constats majeurs que nous dressons la pĂ©riode d'expĂ©dition des affaires courantes de l'Ă©tĂ© 2024 a Ă©tĂ© marquĂ©e par un faible contrĂŽle parlementaire de l'action du gouvernement dĂ©missionnaire la session de droit ouverte le 18 juillet pour 15 jours n'a pas Ă©tĂ© mise Ă profit pour contrĂŽler l'action du gouvernement dĂ©missionnaire en dehors de cette pĂ©riode le contrĂŽle a Ă©tĂ© trĂšs faible le c'est un ehĂ©misme le dĂ©pĂŽt des question Ă©crite Ă©tait fermĂ© Ă l'AssemblĂ©e il n'y a pas eu de session de question au gouvernement il Ă©tait impossible de constituer des commissions d'enquĂȘte et les commissions permanentes n'ont eu que trĂšs non que trĂšs rarement pardon contrĂŽler l'action du gouvernement dĂ©missionnaire dans la pĂ©riode on peut quand mĂȘme noter quelques auditions relevant de ce champ comme l'audition par la commission des finances le lundi 9 septembre des min dĂ©missionnaires Bruno Le Maire et Thomas casenu sur la situation budgĂ©taire de l'annĂ©e 2024 casen pardon j'ai Ă©corchĂ© son nom sur la situation budgĂ©taire de l'annĂ©e 2024 enfin nos auditions ont rĂ©vĂ©lĂ© que dans le cadre de l'expĂ©dition des affaires courantes en matiĂšre diplomatique cela peut soulever quelques difficultĂ©s cela tient notamment au fait que les interlocuteurs Ă©trangers eux ne sont pas en affaire courante les Ă©vĂ©nements et les nĂ©gociations internationales se poursuivent que la la France soit en affaire courante ou non dans ce contexte nous plaidons avec mon corapporteur pour une apprĂ©ciation pragmatique des dĂ©placements et des Ă©vĂ©nements internationaux pouvant entrer dans le champ des affaires courantes c'est notamment le cas des sommets internationaux obligatoires de mĂȘme il convient de faire preuve de souplesse pour permettre la poursuite de nĂ©gociation intergouvernemental afin de ne pas nuire aux intĂ©rĂȘts du pays il est nĂ©anmoins important tant qu'un contrĂŽle et qu'un dialogue avec le Parlement soit conduit dans la pĂ©riode en particulier avec les commissions des affaires avec la commission des affaires Ă©trangĂšres et la commission de la DĂ©fense nationale et des forces armĂ©es cela m'amĂšne Ă nos recommandations en particulier celle relativ au renforcement du contrĂŽle parlementaire tout d'abord il nous semble qu'il serait de bon usage que le ministre chargĂ© des relation avec le Parlement dĂ©missionnaire transmettent au Parlement des indications sur la maniĂšre dont le gouvernement en dĂ©missionnaire entend expĂ©dier les affaires courantes l'Ă©tĂ© dernier nous n'avons pris connaissance que par la presse de la note du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du Gouvernement ensuite le contrĂŽle en commission nous semble ĂȘtre un outil souple en pĂ©riode d'affaires courante Ă droit constant on peut ainsi imaginer des auditions des ministres dĂ©missionnaires par les commissions compĂ©tentes en particulier sur si leurs actes leurs propos ou leur dĂ©placement sembleent s'Ă©carter du pĂ©rimĂštre des affaires courantes et si la pĂ©riode se prolonge il peut Ă©galement ĂȘtre justifiĂ© par certaines commissions qu'elle se do de prĂ©rogative d'une commission d'enquĂȘte comme le permet l'ordonnance du 17 novembre 58 relative au fonctionnement des assemblĂ©es parlementaires Ă moyen terme nous plaidons pour inscrire dans la loi une obligation d'information du Parlement en pĂ©riode d'affaires courante elle permettrait Ă l'AssemblĂ©e nationale et au SĂ©nat de pouvoir requĂ©rir toute information complĂ©mentaire dans le cadre du contrĂŽle d'expĂ©dition des affaires courantes c'est ce qui existe avec la loi de 1955 lorsque l'Ă©tat d'urgence est dĂ©clenchĂ© c'est ce qui le c'est et c'est ce que le Parlement avait votĂ© pendant la crise sanitaire liĂ©e Ă l'Ă©pidĂ©mie de covid-19 d'autres outils peuvent encore ĂȘtre mobilisĂ©s pour contrĂŽler le gouvernement en pĂ©riode d'affaires courante c'est le cas des questions Ă©crite dont le dĂ©pĂŽt doit ĂȘtre autorisĂ© en pĂ©riode d'affaires courante si celle-ci est brĂšve il est peu probable que les ministres dĂ©missionnaires y apportte des rĂ©ponses en revanche si la pĂ©riode devait se prolonger nous pensons souhaitable que les ministres dĂ©mission apporte des rĂ©ponses aux questions qui entreraient dans le pĂ©rimĂštre des affaires courantes tel Ă©tait le cas sous la 4e RĂ©publique par ailleurs le fait qu'un acte relĂšve du champ des affaires ordinaires ou des affaires urgentes peut soulever des questions lĂ©gitimes et politiques dans ce cas il nous paraĂźt important de tenir des des sĂ©ances de questions afin que les membres du gouvernement des missionnaires apportent rĂ©guliĂšrement des rĂ©ponse Ă la reprĂ©sentation nationale cela aurait aussi des limites comme en Belgique oĂč nous avons constatĂ© que c question d'actualitĂ© porte sur des choix de politique publique en allant au-delĂ des affaires courantes la tenue de ces sĂ©ances nous semble toutefois utile et mĂȘme indispensable durant les semaines oĂč des textes de loi seraient examinĂ©s Ă l'AssemblĂ©e une jurisprudence du 9 aoĂ»t 2012 du Conseil constitutionnel plaide dans ce sens et justifie Ă minima que des questions soient organisĂ©es la semaine pendant laquelle le projet de loi spĂ©ciale sera discutĂ© donc la semaine prochaine par ailleurs une fois qu'un gouvernement est nommĂ© nous plaidons Ă©galement pour qu'un bilan de la pĂ©riode soit dressĂ© sous la forme d'un rapport du Gouvernement au Parlement enfin nous pensons qu'il conviendrait d'octoyer au parlementaires un intĂ©rĂȘt Ă agir contre un acte rĂ©glementaire pris par un gouvernement dĂ©missionnaire qui excĂšderait le champ des affaires courantes en effet dans une pĂ©riode oĂč le Parlement est privĂ© de son outil de contrĂŽle le plus fort Ă savoir la censure les actes pris par un gouvernement dĂ©missionnaire doivent pouvoir faire l'objet d'un recours initiĂ© par des parlementaires en effet l'ocroit d'un tel intĂ©rĂȘt agir me semble pouvoir respecter le principe de sĂ©paration des pouvoirs il me semble toutefois qu'il faudrait le limiter Ă certains parlementaires afin d'Ă©viter qu'il ne devienne un outil de prolongation sur le terrain juridique de dĂ©bat menĂ© sur le plan politique c'est d'ailleurs ce que prĂ©voit la proposition de loi adoptĂ©e par le SĂ©nat le 14 octobre 2021 sur la reconnaissance de l'intĂ©rĂȘt agir au parlementaires ce texte constituerait un bon vecteur pour mettre en Ćuvre notre proposition s'il est inscrit Ă l'ordre du jour de l'assemblĂ©e enfin nous plaidons e d'affaires courante pour un renouvellement des rapports entre le gouvernement et le Parlement s'agissant notamment de sa fonction lĂ©gislative tout d'abord la pĂ©riode de l'Ă©tĂ© 2024 a montrĂ© qu'il n'Ă©tait pas normal que le Parlement ne puisse pas se rĂ©unir s'il n'est pas en session ordinaire il Ă©tait notamment impossible session de droit de constituer des commissions d'enquĂȘte pour ces raisons nous proposons de faire rĂ©viser la Constitution afin de prĂ©voir la rĂ©union du Parlement de plein droit lorsque l'expĂ©dition des affaires courantes par le gouvernement dĂ©missionnaires dĂ©passe une certaine durĂ©e sans fermer le dĂ©bat nous pensons qu'une durĂ©e de 15 jours permettrait de rĂ©unir le Parlement lorsque la nomination du Gouvernement prĂ©sente de rĂ©elles difficultĂ©s en comparaison avec les pĂ©riodes d'affaires courantes prĂ©cĂ©dentes de la 5e RĂ©publique par ailleurs nous pensons qu'une pĂ©riode d'affaires courante qui se prolonge justifie que le Parlement puisse orienter le cas Ă©chĂ©ant l'action du Gouvernement sur des choix politiques structurants c'est le cas notamment en matiĂšre de politique Ă©trangĂšre Ă Bruxelles nous avons ainsi constatĂ© que les dĂ©putĂ©s B ont ponctuellement adoptĂ© des rĂ©solutions en pĂ©riode d'affaires courante pour lĂ©gitimer l'action de du gouvernement des missionnaires dans un domaine qui relĂšve habituellement de sa compĂ©tence ce fut par exemple le cas pour l'engagement des forces armĂ©es en Libye en 2011 ou l'engagement dans la coalition contre l'Ătat islamique en 2014 en France les propositions de rĂ©solution prĂ©vues par l'article 34-1 de la Constitution peuvent se voir opposer l'irrecevabilitĂ© par le gouvernement ce qui ne semble pas rĂ©ellement opĂ©rant lorsque celui-ci se limite aux affaires courantes pour cette raison nous pensons Ă droit constant qu'il convient de privilĂ©gier la procĂ©dure prĂ©vue Ă l'article 50-1 de la Constitution pour orienter l'action d'un gouvernement dĂ©missionnaire ainsi un gouvernement dĂ©missionnaire pourrait initier ou donner suite Ă la demande d'un groupe parlementaire de faire une dĂ©claration qui donne lieu Ă dĂ©bat et qui pourrait faire l'objet d'un vote cela permettrait au Parlement de lĂ©gitimer le gouvernement dĂ©missionnaire dans son action sur des questions sensibles en particulier en matiĂšre diplomatique c'est d'ailleurs avec un objectif similaire que le gouvernement Barnier a fait une dĂ©claration le 26 novembre dernier sur les nĂ©gociations de l'accord mercosour Ă moyen terme nous prenons une Ă©volution de la Constitution afin de supprimer en pĂ©riode d'expĂ©dition des affaires courantes l'irrecevabilitĂ© que peut opposer le gouvernement aux propositions de rĂ©solution prĂ©vues par l'article 34-1 de la Constitution en en fin nous estimons avec ma con rapporteur malgrĂ© quelques divergenenceces que la fonction lĂ©gislative du Parlement ne peut-ĂȘtre autolimitĂ© durant la pĂ©riode certes l'adoption de texte dans cette pĂ©riode ne serait pas sans soulever d'importantes question de constitutionnalitĂ© celle-ci dĂ©coule notamment du rĂŽle central que le gouvernement dĂ©tient dans le processus lĂ©gislatif et qu'il ne pourrait lĂ©gitimement mettre en Ćuvre en expĂ©gant les affaires courantes l'objectif doit ĂȘtre selon moi de revenir rapidement Ă un fonctionnement normal de nos institutions pour autant le Conseil constitutionnel n'a jamais Ă©tĂ© saisi de cette question dĂšs lors l'expression de la souverainetĂ© nationale ne saurait ĂȘtre totalement empĂȘchĂ©e en pĂ©riode d'affaires courante nous tenons Ă vous partager le raisonnement du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du gouvernement dans sa note sur l'adoption des textes budgĂ©taires 2025 et qui a fuitĂ© ces derniers jours dans la presse son raisonnement bien que limitĂ© au textes financiers nous semble trĂšs intĂ©ressant puisque le SG estime que si le Parlement adopte le texte financier c'est qu'il reconnaĂźt implicitement au gouvernement dĂ©missionnaires que le gouvernement dĂ©missionnaire Ă©tait compĂ©tent pour le dĂ©poser et qu' serait alors trĂšs peu probable que le Conseil constitutionnel encensure les dispositions au motif que le texte aurait Ă©tĂ© justement dĂ©posĂ© par un gouvernement dĂ©missionnaire Ă titre personnel je considĂšre que l'adoption par le Parlement en pĂ©riode d'affaires courante de texte doit ĂȘtre possible mais doit relever de l'ex cela peut Ă©videmment concerner des textes urgents mais aprĂšs une pĂ©riode prolongĂ©e d'affaires courant cette circonstance particuliĂšre pourrait cette circonstance particuliĂšre pourrait pourrait permettre pardon l'examen de texte qui ferait l'objet au sein de notre assemblĂ©e d'un consensus ou Ă minima d'une large majoritĂ© de mon cĂŽtĂ© j'estime que rien ne doit entraver l'action lĂ©gislative du Parlement durant la pĂ©riode d'expĂ©dition des affaires courantes car le Parlement n'est pas en affairirees courante c'est bien un titre personnel que je considĂšre que le Parlement n'a pas s'autocensurĂ© dans son action en supposant par principe que toute activitĂ© lĂ©gislative serait considĂ©rĂ©e comme contraire Ă la Constitution par le Conseil constitutionnel si celui-ci devait ĂȘtre saisi un vrai dĂ©bat doctrinal existe et il reviendra au SAG de trancher la matiĂšre mais malgrĂ© ces divergences sur la situation Ă court terme nous nous rejoignons avec mon corapporteur sur la nĂ©cessitĂ© de faire Ă©voluer la Constitution afin d'encadrer et de sĂ©curiser la fonction lĂ©gislative du Parlement en pĂ©riode d'expĂ©dition des affaires courantes il s'agit de notre 11e et derniĂšre recommandation et puisque nous vous disons que nous avons rĂ©ussi Ă nous rejoindre sur 11 recommandations nous avons aussi rĂ©ussi Ă nous retrouver pour prendre la plume et Ă©crire Ă la prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale afin qu'elle puisse prendre en considĂ©ration nos observations et nos recommandations sur la pĂ©riode notamment sur la nĂ©cessitĂ© pour le Parlement de continuer Ă fonctionner comme je le disais en introduction ce que nous faisons ici et maintenant compte aussi pour plus tard ayons donc l'humilitĂ© de reconnaĂźtre que nos action nous dĂ©passe et compte pour l'avenir nous vous remercions pour votre attention nous remercions Ă©galement Antoine StĂ©phanie qui nous a accompagnĂ© pendant toute cette mission d'information ainsi que Louis Ponchon Ponchon pardon et nous sommes Ă votre disposition pour rĂ©pondre Ă toutes vos questions merci merci beaucoup mais je je je je vous en prie monsieur le rapporteur oui c'est c'est bien Ă©videmment pour pour m'associer donc au remerciement auprĂšs de nos administrateurs et et stagiaires qui nous ont accompagnĂ© tout au long de cette mission et puis moi je voudrais Ă©galement donc souligner bon dĂ©jĂ saluer l'initiative qui a Ă©tĂ© prise par le groupe Ă©cologiste sur cette mission franchement c'est trĂšs pertinent et puis dire Ă LĂ©a B Lael Marie k tout le plaisir qui a Ă©tĂ© pour moi de travailler avec elle et et comme elle a pu le dire on on a on a pu on a pu parfois faire converger dans des propositions qui vous ont Ă©tĂ© soumises des positions qui au dĂ©part Ă©taient pas forcĂ©ment alignĂ© mais avec un dĂ©bat trĂšs constructif et et une parfaite entente on a pu effectivement rĂ©aliser ce travail commun donc merci encore une fois pour la qualitĂ© de ce travail on sent comme poindre une forme d'alliance ou de coalition ici en commission des lois ce matin Ă 10h37 entre les U des uns et les lesaissements des AES don je plaisante Ă©videmment pour pour pour revenir Ă des choses saeuse d'abord je pense que il Ă©tait important il Ă©tait important et c'est pourquoi j'ai acceptĂ© aussitĂŽt la proposition du du groupe Ă©cologiste que nous puissions faire notre travail de contrĂŽle et socialiste notre travail de contrĂŽle dans dans une une pĂ©riode politique qui a Ă©tĂ© pour nous tous une sujet d'interrogation et pas simplement pour des questions simplement politiques maiscpris sur des enjeux juridiques et donc vous vous Ă©clairez une question qui a fait l'objet entre nous et de façon gĂ©nĂ©rale devant l'opinion publique de dĂ©bat parfois complexe sur le champ d'application le pĂ©rimĂštre les capacitĂ©s qui sont celles d'un gouvernement dĂ©missionnaire et la situation de ces jour-ci dĂ©montre qu'il Ă©tait important que nous puissions excer ce contrĂŽle je vais tout de suite passer la parole pour 2 minutes Ă chacun des reprĂ©sentants des groupes donc je confie la parole Ă marie-fance laurau pour le groupe rassemblĂ© national oui merci monsieur le PrĂ©sident Madame et monsieurs les rapporteurs dans votre projet de rapport vous indiquiez que le gouvernement dĂ©missionnaire a assurĂ© l'expĂ©dition des affaires courantes durant une pĂ©riode de 67 jours une durĂ©e inĂ©dite dans l'histoire de la 4e et 5e RĂ©publique en l'absence de dĂ©finition juridique donnĂ© Ă la notion d'affaires courante qui repose essentiellement sur un principe traditionnel de droit public le gouvernement peut-ĂȘtre en effet amenĂ© Ă s'occuper de leur expĂ©dition durant un lapse de temps indĂ©fini si vous relativisez la nĂ©cessitĂ© de limiter cette pĂ©riode dans le temps en vous reposant notamment sur des exemples Ă©tranger ou en soulignant que la doctrine d'expĂ©dition des affaires courantes est circonscrite dans un par un cadre jurisprudentiel et coutumier vous semblez suggĂ©rer nĂ©anmoins que cette longue pĂ©riode peut mener Ă un affaiblissement du du Parlement au titre de l'article 34 de la Constitution le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du Gouvernement recommande d'Ă©carter la possibilitĂ© d'une activitĂ© lĂ©gislative en pĂ©riode d'affair courante de votre cĂŽtĂ© vous souignez la faiblesse du contrĂŽle parlementaire que vous qualifiez d'exigen dĂ©mocratiqu fondamentales dont la France a Ă©tĂ© victime entre le 17 juillet et le 21 septembre 2024 ma question est donc la suivante faut-il maintenir l'activitĂ© lĂ©gislative pendant ce temps de vacances du gouvernement je vous remercie merci beaucoup c'est une question que nous n som posĂ© d'ailleurs je le dis en bureau de la commission sur et je je je parle sous le contrĂŽle de Jean-Luc varzman nous avons ajournĂ© l'examen de la proposition de loi au et assignissement sur une considĂ©ration qui est donc contestable moi j'en ai tout Ă fait conscience mais c'Ă©tait la dĂ©cision du bureau de la commission considĂ©rant que non seulement nous n'ions plus la date de la sĂ©ance en soit c'Ă©tait pas un empĂȘchement mais sur toute proposition de loi un gouvernement dĂ©missionnaire ou pas maintient son droit d'amend et donc comment nous nous arrivons Ă concilier la nĂ©cessitĂ© d'avancer sur une discussion lĂ©gislative une proposition de loi en l'occurrence dans le contexte d'un gouvernement dĂ©missionnaire qui peut toujours et Ă tout moment faire usage juridiquement de son droit d'amendement c'Ă©tait l'une des questions que nous nous posions je confie la parole Ă Guillaume gouffiervante pour le groupepr merci monsieur le PrĂ©sident Madame la rapporteur monsieur rapporteur collĂšgues pour chasser toute volontĂ© de se servir des conclusions de cette mission Ă des fins politiciennes il est important de rappeler un Ă©lĂ©ment important du rapport aucun acte du gouvernement dĂ©missionnaires entre juin et septembre 2024 n'a Ă©tĂ© suspendu ou annulĂ© par le juge administratif au motif qu'il excĂ©dait le champ de l'expĂ©dition des affaires courantes le cadre jurisprudentiel Ă©tabli par le Conseil d'Ătat et prĂ©cisĂ© par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du gouvernement Ă bien Ă©tĂ© respectĂ© et l'ensemble des partis prenants du gouvernement ont su faire preuve d'une autorĂ©gulation pertinente sur sur la pĂ©riode dĂšs lors le rapport que vous nous soumettez se focalise Ă raison sur les lacunes relatives au contrĂŽle des actes du gouvernement dĂ©missionnair par le Parlement sur le contrĂŽle politique potentiel plus que sur le contrĂŽle judiciaire Ă postĂ©riori comme pour un gouvernement de plein exercice un gouvernement dĂ©missionnaire doit pouvoir faire l'objet d'un contrĂŽle des deux chambres il s'agit d'un impĂ©ratif dĂ©mocratique d'autant plus en raison de l'absence de lĂ©gitimitĂ© politique d'un gouvernement dĂ©missionnaire cet angle d'analyse est d'autant plus pertinent que comme vous comme le souligne le rapport et nous le dĂ©montre l'actualitĂ© la situation dans laquelle un gouvernement dĂ©missionnaire Ă la charge d'expĂ©dier les affaires courantes est de nature Ă se renouveler et Ă se rĂ©pĂ©t le droit Ă©tant parfois peu bavard sur la mission du contrĂŽle du Parlement dans cette situation il est nĂ©cessaire d'identifier les leviers utiles pour qu'un rĂ©el contrĂŽle puisse avoir lieu mĂȘme dans ces pĂ©riodes et votre rapport s'y attache en prĂ©conisant des mesures tout autant sur le plan des bons usages que sur le plan lĂ©gislatif ou constitutionnel une question chers collĂšgues vos travaux se sont concentrĂ©s sur le renforcement des pouvoirs du Parlement face Ă un gouvernement dĂ©missionnair toutefois avez-vous pu dĂ©velopper une rĂ©flexion sur la façon dont le Parlement pourrait mettre Ă profit ces pĂ©riodes singuliĂšre pensez-vous que nous devrions modifier la Constitution ainsi que le rĂšglement de l'AssemblĂ©e nationale pour optimiser ces pĂ©riodes enfin comment l'AssemblĂ©e nationale pourrait mieux fonctionner sur ces pĂ©riodes et quelles seraient les missions les activitĂ©s et les textes sur lesquels le Parlement devrait pouvoir continuer Ă travailler je vous remercie merci Gabriel Catala pour le groupe la France insoumise merci monsieur le PrĂ©sident merci au RPP rapporteur pour leur travail chers collĂšgues nous avons eu deux cas de gouvernement dĂ©missionnaire depuis la nĂ©gation du vote du 7 juillet par Emmanuel Macron d'abord le gouvernement de Monsieur hatal 67 jours plus long gouvernement dĂ©missionnaire de l'histoire de la 5e RĂ©publique qui a tout l'Ă©tĂ© non pas gĂ©rer les affaires courantes mais continuĂ© Ă exercer les prĂ©rogatives d'un gouvernement de plein exercice puisqu'il y a eu des dizaines de dominations dont neuf ambassadeurs des centaines de dĂ©crets publiĂ©s dont la suspension du jour de repos hebdomadaire pour les ouvriers agricoles saisonniers la mise en place du choc des savoirs Ă marche forcĂ©e Ă la rentrĂ©e des dĂ©cisions diplomatiques ou plutĂŽt une inertie diplomatique calamiteuse sur les crimes commis Ă Gaza la prĂ©paration du budget de l'Ătat et de la CQ pour l'annĂ©e 2025 et la gestion des GO avec la mise en place de plus de 540 assignations Ă rĂ©sidence depuis plusieurs jours suite Ă la censure historique nous avons le deuxĂš gouvernement des missionnaires qui lui aussi est thĂ©oriquement en charge des affaires courantes mais qui outrepasse dĂ©jĂ ses attributions au moment oĂč nous nous parlons ce gouvernement prĂ©sente en conseil des ministres une loi spĂ©ciale c'est la premiĂšre fois sous la 5e RĂ©publique qu'un projet de loi est prĂ©sentĂ© par un gouvernement dĂ©missionnaire jusqu'Ă hier soir encore monsieur casbarian envisager de prĂ©senter le dĂ©cret baissant l'indemnisation des arrĂȘts maladies pour les contractuels alors mĂȘme que le budget dans lequel le gouvernement voulait acter cette mesure pour les fonctionnaires Ă©taient enterrĂ©s par la censure et enfin ser ris sur le gĂąteau monsieur reetaillot qui n'en rate pas une occasion pour servir son agenda raciste a annoncĂ© travailler sur une suspension des dossiers d'asile en cours provenant de la Syrie non seulement il n'a plus aucune lĂ©gitimitĂ© pour prendre ce type de dĂ©cision aprĂšs la censure mais il devrait savoir que l'OP fra bĂ©nĂ©ficie d'une indĂ©pendance fonctionnelle malgrĂ© la chute de alAssad la Syrie reste dans une situation instable et dangereuse pour la population l'OP fra peut mettre fin au statut de rĂ©fugĂ© selon la loi lorsqu'il y a un changement significatif et durable pour que les craintes du rĂ©fugiĂ© d'ĂȘtre persĂ©cutĂ© ne puissent plus ĂȘtre considĂ©rĂ© comme fondĂ© ce qui n'est absolument pas le cas de la Surie il est donc temps que ces abus cessent que la durĂ©e d'un gouvernement dĂ©missionnaire soit encadrĂ© que le Parlement puisse les contrĂŽler et enfin que Monsieur Macron respecte les Ă©lections du 7 juillet merci merci Madame Catala mĂȘme si je regrette que sur un sujet oĂč je crois que chaque sensibilitĂ© doit pouvoir exercer son contrĂŽle Ă l'Ă©gard d'une situation qui est sur le plan s'il vous plaĂźt mes chers collĂšgues s'il vous plaĂźt mes chers collĂšgues madame obonau madame obonau madame obono il me semble que notre rĂŽle madame auono s'il vous plaĂźt il me semble que notre rĂŽle dans une situation juridique politique complexe et l'analyse des conditions de crĂ©ation de cette situation elle est tout Ă fait libre Ă©videmment et nous n partongons pas forcĂ©ment le mĂȘme point de vue mais nous devons faire acte de responsabilitĂ© dans nos analyses et pas simplement politiser impĂ©rativement un travail qui me semble ĂȘtre sĂ©rieux et qui pour ma part doit nous inciter s'il le faut dans les prochaines semaines Ă faire un certain nombre de propositions lĂ©gislatives y compris sur le plan constitutionnel en tout cas moi j'y suis prĂšs pour ma part et donc je regrette la tonalitĂ© de vos propos pour le groupe socialiste et apparentĂ© je n'ai pas de demande de prise de parole mais qui doit prendre la parole je m colle si je mais c'est Marc Pen qui s colle comm VO col comme on dit Ă l'universitĂ© parfois pour l'Ă©cole monsieur le PrĂ©sident merci madame et monsieur le rapporteur merci de votre travail trĂšs important trĂšs inclairant alors d'abord je voudrais dire une chose c'est que dans ce sujet il faut bien distinguer l'expĂ©dition des affaires courantes et les actes administratif d'un gouvernement dĂ©missionnaire c'est pas tout Ă fait la mĂȘme notion c'est pas tout Ă fait la mĂȘme chose pour les actes administratifs d'un gouvernement dĂ©missionnaires ça a Ă©tĂ© dit il y a eu un contrĂŽle du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du Gouvernement l'autorĂ©gulation de maniĂšre gĂ©nĂ©rale a Ă©tĂ© respectĂ© avec un vrai travail de fond dans ce domaine mais la notion d'expĂ©dition d'affaires croantees elle est beaucoup plus large euh elle n'est pas constitutionnelle sous la 5e RĂ©publique et je vais faire un peu Ćuvre d'historien du droit c'est c'est mon mĂ©tier juste un mot juste un mot pour vous dire que cette notion existait sur la 3e ou la 4e RĂ©publique mais il y avait un Parlement il y avait un parlement qui Ă©tait en permanence rĂ©uni euh alors que lĂ nous avons eu une situation exceptionnelle et c'est lĂ oĂč ça pose question c'est-Ă -dire qu'il y avait Ă la fois l'expĂ©dition des affaires courante et l'absence vous l'avez trĂšs bien dit du Parlement trĂšs concrĂštement en tout cas de l'AssemblĂ©e nationale et donc du contrĂŽle qui pourrait s'effectuer autre Ă©lĂ©ment la longueur inĂ©dite ça a Ă©tĂ© dit plusieurs fois mais cette longueur inĂ©dite a une consĂ©quence c'est que le provisoire dure comme on disait autrefois et lorsque le provisoire dure en fait au fur Ă mesure l'expĂ©dition des affaires courantes prend une autre nature parce que les Ă©vĂ©nements les dĂ©cisions qui doivent ĂȘtre prises dans la pĂ©riode se bouscule et petit Ă petit on est amenĂ© effectivement Ă prendre des dĂ©cisions qui de moins en moins en quelque sorte vont relever du cadre classique des affaires courantes c'est ce qui s'est passĂ© dans la pĂ©riode et c'est donc ici Ă interroger en fait la question qui pourrait ĂȘtre posĂ©e constitutionnellement mĂȘme pas constitutionnellement d'ailleurs juridiquement au point de dĂ©part c'est de savoir si on ne devrait pas limiter beaucoup plus strictement la durĂ©e pour qu'un gouvernement puisse se remettre en place et ici le prĂ©sident de la RĂ©publique on peut le dire aprĂšis plus que son temps et donc on a on pourrait penser qu'un gouvernement suite Ă une dissolution et qu'on est un gouvernement dĂ©missionnaire on est une accĂ©lĂ©ration ensuite au bon sens du terme de la constitution d'un nouveau gouvernement j'ai fait des propositions lĂ -dessus et ça rejoint votre proposition sur le Parlement et sa rĂ©union qui devrait se faire au moins au bout d'un dĂ©lai de 15 jours je suis d'accord pour moi c'est mĂȘme pas 15 jours ça devrait ĂȘtre un peu plus restrictif mais ça dĂ©pend des points de vue et de la faisabilitĂ© donc c'est un point qui me semble trĂšs important Mar vous aviez 2 minutes et sans faire de polĂ©mique vous l'avez pas abordĂ© mais je me permets monsieur le PrĂ©sident sans faire de polĂ©mique et en concluant par voilĂ en concluant sans faire de polĂ©mique lĂ dedans il y a Ă©videmment un autre sujet qui a Ă©tĂ© le sujet de ministres dĂ©putĂ©s qui sont allĂ©s voter pour l'Ă©lection de la prĂ©sidence l'AssemblĂ©e nationale et qui selon moi continue Ă poser un problĂšme juridique et un problĂšme de on peut pas comme ça dĂ©border indument Ă qui doisje donner la parole pour droite rĂ©publicaine je n'ai pas d'inscrit Ian cl ou pH goselin ou em Bonivard n'hĂ©sitez pas Ă sauter sur l' voyez que il y a de l'enthousiasme chez nous aussi comme chez les socialistes et Mar qui vient de le dire donc je m colle avec plaisir on a un vrai un vrai sujet effectivement avec non seulement les affaires courantes quand elles sont courantes et longtemps ça s'appelle une course d'endurance et c'est un peu ce qui a Ă©tĂ© fait cet Ă©tĂ© les obstacles ont Ă©tĂ© nombreux un vrai sujet sur la dĂ©finition d'affaires courantes Ă ne pas confondre avec les affaires urgentes qui ell s'impose diffĂ©remment avec une une pression qui peut-ĂȘtre irrĂ©pressible sur le gouvernement et je pense en particulier sur les sujets de de relation internationales moi je je je je m'accrocherai et ça va Ă©videmment avoir une incidence sur les droits du Parlement et donc des parlementaires je m'accrocherai Ă l'article 60 24 pardon de la Constitution non seulement le Parlement vote la loi il Ă©value les politiques publiques et il contrĂŽle l'action du Gouvernement on contrĂŽle l'action du Gouvernement de façon assez large il est pas dit que c'est en cas classique de droit commun il ne dit rien sur les affaires courantes et donc on peut supposer par extension que dans tous les cas le Parlement exerce un contrĂŽle sur les affairirees courante de façon constitutionnelle article 24 avec la grosse difficultĂ© et ça a Ă©tĂ© soulignĂ© contrairement Ă la 3e et la 4e RĂ©publique c'est qu'on a des session le Parlement n'est pas rĂ©uni de de plein droit de de façon courante et je pense que c'est un des moyens qui serait avoir alors ça suppose Ă©videmment une rĂ©vision constitutionnelle hein je suis pas naĂŻf et et et je suis pas sĂ»r qu'on y arrive demain le CongrĂšs est loin d'ĂȘtre rĂ©uni et je ne suis pas sĂ»r que ça passionnerait les foules Ă©videmment mais c'est un sujet parce qu'il n'y a aucune raison que pendant une pĂ©riode longue et ça a Ă©tĂ© soulevĂ© par les deux corapporteurs pendant une pĂ©riode longue le Parlement soit coupĂ© de de ses attributions on l'a vu non seulement avec le contrĂŽle qui s'exerçait par ou qui aurait dĂ» s'exercer par les questions au Gouvernement ce n'a pas Ă©tĂ© le cas les questions Ă©crites ont elles aussi Ă©tĂ© supprimĂ©es donc je crois que il faut profiter de ce de ce prĂ©cĂ©dent pour avoir une une feuille de route alors la rĂ©vision de la Constitution de la Constitution c'est une chose mais peut-ĂȘtre des choses un peu plus pragmatiques pourquoi pas l'intĂ©rĂȘt Ă agir des des parlementaires en faisant attention que le contrĂŽle judiciaire ne ne se transforme pas en rĂ©alitĂ© un contrĂŽle politique qui serait trop pesant dans une pĂ©riode oĂč il y va quand mĂȘme de de la continuitĂ© des des services de de de l'Ătat en tout cas merci des Ă©clairages que vous avez apportĂ© il y a des pistes de de de des propositions qui peuvent ĂȘtre inessante mais dans tous les cas nous espĂ©rons que ce cas un peu exceptionnel qui a Ă©tĂ© selon certains une parenthĂšse enchantĂ© mais ça s'appliquait sans doute Ă un autre sujet plus olympique ne nous entraĂźne pas vers une autre forme de sport et que cette ce gouvernement Ă secousse comme le disait Edgar fort ne s'impose pas comme un gouvernement normal merci jĂ©rĂ©midanov pour le groupe Ă©cologiste merci monsieur le PrĂ©sident je voudrais d'abord remercier nos collĂšgues LĂ©a balagel Mar qui et StĂ©phane Mazard pour ce travail fort intĂ©ressant et opportun Ă n' pas dter utile pour la comprĂ©hension de nos institutions lorsqu'ell fonctionneent et surtout lorsqu'elle dysfonctionne cela semble bien avoir Ă©tĂ© le cas s'agissant de de l'Ă©pisode de l'Ă©tĂ© 2024 durant lequel un gouvernement dĂ©missionnairees resta en fonction 67 jours ça a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dit mais il faut le rappeler sur la 5e RĂ©publique les les pĂ©riodes d'expĂ©dition des affaires courantes avaient jusque-lĂ Ă©tĂ© trĂšs courtes 9 jours au maximum c'est la problĂ©matique du gouvernement dĂ©missionnaires et des tĂąches qu'il peut accomplir qui sont ici questionnĂ© en drroit un gouvernement dĂ©missionnaire reste en place tant qu'il n'est pas remplacĂ© pour assurer la continuitĂ© de l'Ătat cet usage avait Ă©tĂ© inscrit dans le le texte de la Constitution du 27 octobre 1946 l'article 52 prĂ©voyait qu'en cas de dissolution le cabinet Ă l'exception du prĂ©sident du conseil et du ministre de l'intĂ©rieur reste en fonction pour expĂ©dier les affaires courantes la constitution du 4 octobre 58 ne comprend aucun disposi similairire nĂ©anmoins le Conseil d'Ătat a confirmĂ© par un arrĂȘt de brocass de 1962 que selon un principe traditionnel du droit public le gouvernement dĂ©missionnairees garde compĂ©tenence jusqu'Ă ce que le prĂ©sident de la RĂ©publique est pourvu par une dĂ©cision officielle Ă son remplacement pour procĂ©der Ă l'expĂ©dition des affaires courantes c'est donc bien dans cette formule juridique incertaine expĂ©dier les affaires courantes que doivent s'ensĂ©rrer les compĂ©tences du gouvernement dĂ©missionnaire il en va ainsi tant en matiĂšre lĂ©gislative qu'administrative c'est-Ă -dire pour les dĂ©cisions rĂ©glementaires et individuelles la notion d'affaires courante Ă©tant purement jurisprudentielle et doctrinale elle revit comme toutes les notions de ce type une part irrĂ©ductible d'apprĂ©ciation Ă partir de lĂ tracer le pĂ©rimĂštre prĂ©cis de ce que le gouvernement peut faire c'est tout ce qu'Ă tentĂ© de de de faire le de prĂ©ciser le secrĂ©tat gĂ©nĂ©ral du gouvernement dans une note du 2 juillet 2024 il faut le dire avec force une grande dĂ©mocratie libĂ©rale comme la France ne peut sĂ©rieusement fonctionner de cette façon pendant un tel dĂ©lai quelques jours passent encore mais 67 je dirais c'est c'est pousse au crime on comprend aisĂ©ment qu'un gouvernement dans ce dĂ©lai soit tentĂ© d'outrepasser ses pouvoirs politiquement cela pose la question de l'Ă©quilibre entre l'exĂ©cutif et le lĂ©gislatif faut-il rappeler un gouvernement dĂ©missionnaire ne peut ĂȘtre censurĂ© dĂšs lors selon le mot cĂ©lĂšbre de de Marcel valline ça a Ă©tĂ© dit que l'on ne tue pas les morts ainsi le gouvernement peut agir Ă sa guise sans contrĂŽle du Parlement c'est dire l'importance des travaux menĂ©s par cette mission d'information qui traduit une volontĂ© de notre commission et par lĂ du Parlement d'avoir une forme de droite de suite je suis trop long c'est ça c'est c'Ă©tait 2 minutes monsieur le vice-prĂ©sident qui par ailleurs organise alors j'enviens tout de suite Ă mes questions euh est-ce qu'on pourrait encadrer ce dĂ©lai premiĂšre question euh deuxiĂšme question comment associer mieux le le Parlement au contrat au contrĂŽles les actes administratifs je crois que vous avez exquer quelques pistes j'avais une question sur la reconnaissance au parlementaires d'un intĂ©rĂȘt spĂ©cial Ă agir je dĂ©poserai un texte lĂ -dessus mais je crois que vous avez rĂ©pondu un peu Ă cette question et j'ai enfin une derniĂšre question sur la question sur la notion d'urgence euh et sur la question de de continuititĂ© de de l'Ătat euh pour l'examen des textes je crois que cette notion d'urgence mĂ©riterait d'ĂȘtre euh affinĂ©e notamment dans le contexte actuel euh on a beaucoup de textes qui pourrai rentrer dans je vous remercie dĂ©solĂ© pour la longueur la parole est Ă Blandine brocard pour le le groupe les dĂ©mocrates merci monsieur le PrĂ©sident je vais essayer d'ĂȘtre un peu moins longue euh madame la rapporteur monsieur le rapporteur mes chers collĂšgues euh permettez-moi de saluer euh au nom de mon groupe le travail vraiment approfondi rĂ©alisĂ© sur cette mission d'information qui nous donne un Ă©clairage prĂ©cieux sur les prĂ©rogatives d'Ă©voluer un gouvernement dĂ©missionnaire mais plus encore la prĂ©sentation de votre rapport qui est concomitant Ă l'avis du Conseil d'Ătat participe pleinement Ă l'Ćuvre de clarification de la doctrine et de la jurisprudence en matiĂšre d'actes administratif pris par un gouvernement dĂ©missionnaire dans le cadre d'une certaine instabilitĂ© politique le rĂ©gime des actes administratifs pris par un gouvernement dĂ©missionnaire bien que nĂ©cessaire pour assurer la continuitĂ© de l'Ătat soulĂšve naturellement des enjeux crucieux cruciaux pardon de lĂ©gitimitĂ© et de contrĂŽle dĂ©mocratique ces interrogations se font d'autant plus pressantes dans des pĂ©riodes prolongĂ© d'expĂ©dition des affaires courantes comme ce fut le cas prĂ©cĂ©demment Ă l'Ă©tĂ© 2024 l'absence de contrĂŽle parlementaire efficace pendant cette pĂ©riode met en lumiĂšre une faille dĂ©mocratique qui nous prĂ©occupe tous ici et que le rapport invite justement Ă combler alors on ne peut que souscrire euh Ă vos propositions lesquelles visent Ă renforcer le contrĂŽle parlementaire cela a Ă©tĂ© dit partout d'ailleurs notre groupe dĂ©fend depuis toujours un renforcement des prĂ©rogatives de contrĂŽle de l'action du gouvernement enjeu souvent relĂ©guĂ© au second plan dans un parlement trop souvent absorbĂ© par le le seul rĂŽle lĂ©gislatif et vos recommandations mettent bien en lumiĂšre cette nĂ©cessitĂ© Ă laquelle nous sommes tous attachĂ©s ces pistes nous invitent Ă repenser l'Ă©quilibre entre souplesse administrative et cadre dĂ©mocratique pour garantir la continuitĂ© de l'Ătat sans sacrifier les principes fondamentaux de notre RĂ©publique alors il est difficile euh de vous poser des questions prĂ©cises tant votre rapport est complet euh mais il est vrai que alors lors de votre prĂ©sentation vous aviez largement Ă©voquer le contrĂŽle parlementaire de l'activitĂ© du gouvernement dĂ©missionnaire au sein des commissions permanentes sauf si j'Ă©tais euh pas attentif vous n'aviez pas mentionnĂ© les questions gouvernement mais qui figurent dans votre recommandation 6 et il est vrai que moi dĂšs l'Ă©tĂ© j'Ă©tais trĂšs surprise que nous ne puissions pas avoir de questions au gouvernement en plus elles sont Ă destination de nos concitoyens Ă qui l'on doit encore plus de transparence et qu' n'it pas l'impression d'un certain flou et que personne ne contrĂŽlerait donc ces questions au gouvernement sont d'autant plus importantes lors de ces pĂ©riodes je vous remercie merci beaucoup David Guerin pour le groupe horizon et indĂ©pendant merci monsieur le PrĂ©sident Madame la rapporteuse monsieur le rapporteur chers collĂšgues le groupe horizon et indĂ©pendant tient Ă souligner la qualitĂ© de ce rapport riche de ressources juridiques et juris prudentielles don la prĂ©sentation anticipĂ©e permet d'apprĂ©hender au mieux la nouvelle phase de gouvernement dĂ©missionnaire qui s'ouvre notre groupe se fĂ©licite cite en premier lieu de la conclusion Ă laquelle les rapporteurs sont arrivĂ©s le gouvernement Atal dĂ©missionnaire a selon vos mots globalement respectĂ© le pĂ©rimĂštre jurisprudentiel des affaires courantes en tĂ©moigne l'absence de suspension ou d'annulation par le juge administratif d'un acte au motif que celui-ci excĂ©dait le champ d'action d'un gouvernement chargĂ© d'expĂ©dier les affaires courantes cette rĂ©ussite est notable alors mĂȘme que la pratique quotidienne des affaires courantes n'est fort heureusement pas si courante que cela en France notre groupe tient par ailleurs Ă saluer le rĂŽle fondamental du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du gouvernement dont l'expertise et les conseils ont permis de rĂ©pondre efficacement aux nombreuses interrogations nĂ©es de cette pratique ce rapport est Ă©galement riche de perspective avec des axes de rĂ©flexion pertinents il permet en effet d'explorer des cas de figure que nous ne pouvons exclure qui ne se rĂ©alise Ă l'avenir et ce alors mĂȘme qui ne sont pas nĂ©cessairement prĂ©vus par notre Constitution je pense notamment au cas du statut d'un gouvernement en cas de dissolution de l'AssemblĂ©e nationale consĂ©cutive Ă l'adoption d'une motion de censure sur lesquelles votre recention des avis de la doctrine est utile le groupe horizon indĂ©pendant soutient enfin l'idĂ©e d'un d'un renforcement du rĂŽle du Parlement en pĂ©riode d'affaires courante mĂȘme en cas de gouvernement dĂ©missionnair le Parlement doit continuer d'exercer son contrĂŽle sur l'activitĂ© gouvernementale en effet ni la sĂ©paration des pouvoirs ni l'Ă©quilibre dĂ©fini par notre Constitution ne cesse en dĂ©pit d'un statut de gouvernement dĂ©missionnaire il il s'agit d'une exigence dĂ©mocratique fondamentale notre groupe soutient Ă ce titre les recommandations effectuĂ©es en ce sens notamment celle de la mise en place d'une bonne pratique qui consisterait Ă ce que les commissions permanentes compĂ©tentes auditionnent les ministres afin qu'elles soi informĂ© et partant puisse contrĂŽler la maniĂšre dont ils entendent expĂ©dier les affaires courantes et les actes susceptibles d'entrer dans ce cadre en guise conclusion notre groupe tient Ă formuler le souhait de ne pas avoir de gouvernement dĂ©missionnaire Ă de trop grandes frĂ©quences ce qui empĂȘcherait notre pays d'avoir la stabilitĂ© nĂ©cessaire et ce bien que votre rapport contribue Ă une meilleure connaissance de ce cas de litige merci merci pour cet appel largement partagĂ© jeanl pour le groupeot oui merci Ă©teigz votre micro pour laisser merci Monsieur PrĂ©sident je saluer le travail de N de rapporteurs et votre dĂ©cision prĂ©sident d'avoir prĂ©vu aujourd'hui je voulais rĂ©agir sur trois sujets le premier c'est Ă©vident que cette situation nous pose des questions sur les modalitĂ©s dans laquelle le Parlement se rĂ©unit hors session il y a aujourd'hui trois circonstances une que nous avons utilisĂ© c'est la suite d'une dissolution la seconde c'est utilisation des f exceptionnel d'article 16 et euh la troisĂšme c'est la lecture d'un message du prĂ©sident de la RĂ©publique ça n'Ă©puise plus la situation actuelle comme les rapporteurs l'ont pointĂ© et je crois que la situation que nous avons vĂ©cu et que nous vivons nous amĂšne a posĂ© cette question ma deuxiĂšme remarque concerne l'intĂ©rĂȘt Ă agir alors jeis vous dire que spontanĂ©ment je suis pas mur sur le sujet et me mettre dans l'idĂ©e que pour exercer nos prĂ©rogatives de lĂ©gislateur il fa s'adresser Ă l'autoritĂ© judiciaire c'est une idĂ©e qui m'est pas spontanĂ©ment venue Ă l'esprit j'aurais une question qui interagir aujourd'hui Ă droit constant si on ne parle pas de l'vol de l'Ă©ventuelle proposition du SĂ©nat mon trĂšme et dernier sujet pour ĂȘtre rapide ce sont les ministres dĂ©putĂ©s alors un cĂš est intervenu tout Ă l'heure c'est un sujet dĂ©battu mais mais mais mais qui ne me choque pas essentiellement le fait que les les les les ministres et dĂ©putĂ©s a votĂ© par contre je me suis adressĂ© Ă la prĂ©sident de l'AssemblĂ©e parce qu'il y a un sujet qui qui par contre est choquant c'est la confĂ©rence des prĂ©sidents la ConfĂ©rence des PrĂ©sidents est prĂ©vue pour qu'il y a un Ă©quilibre entre le gouvernement et le Parlement or imaginez qu'Ă une confĂ©rence de prĂ©sident un prĂ©sident de groupe puisse ĂȘtre un ministre ou un premier ministre un prĂ©sident de commission un ministre ou un premier ministre c'est quelque chose qui ne respecte pas les Ă©quilibres institutionnels donc je crois que sur le le le rĂŽle de ministre dĂ©putĂ© le premier sujet qu'on a c'est Ă balayer chez nous parce qu'il me semble que la confĂ©rence de prĂ©sident ne peut pas ĂȘtre valablement constituĂ© si les postes prĂ©vus pour ĂȘtre occupĂ©s par des parlementaires sont occupĂ©s par des Ă©lus qui de fait ont une responsabilitĂ© dans pouir exĂ©cutif le pouvoir exĂ©cutif en confĂ©rence au PrĂ©sident c'est le ministre des Relations au Parlement et lui seul voilĂ les trois Ă©lĂ©ment sur lequel je voulais intervenir je vous en remercie merci beaucoup pour le groupe GDR j'ai pas d'inscrit mais c'est sans doute oĂč la FA je vous emploie merci monsieur le PrĂ©sident et merci au aux deux rapporteurs et et au groupe Ă©cologiste et social pour pour l'initiative de cette mission d'utilitĂ© publique Ă©videmment le groupe notre groupe a Ă©tĂ© attentif au au rendu que vous faites sur le nombre d'actes pris pendant la pĂ©riode oĂč le gouvernement Ă©tait dĂ©missionnaire et le champ aussi de de ces actes vous ĂȘtes Ă©tablissez que le gouvernement dĂ©missionnairees de l'Ă©tĂ© 2024 a globalement respectĂ© le cadre jurisprudentiel Ă©tabli par le Conseil d'Ătat et prĂ©cisĂ© par par le SG vous abordez aussi les 547 micass qui ont Ă©tĂ© notifiĂ©s et mis en Ćuvre on on en dĂ©duit en tout cas toujours que l'interprĂ©tation large de la notion d'affaires courante soulĂšve pour nous encore des questions notamment concernant les mesures qui restreignent les libertĂ©s individuelles sans dĂ©bat contradictoirees ni contrĂŽle judiciaire et qui doivent en principe ĂȘtre adaptĂ© au profil de chaque individu or la plupart des micasses sont semble avoir Ă©tĂ© prononcĂ© pour une durĂ©e uniforme de 3 mois suggĂ©rant donc une approche gĂ©nĂ©ralisĂ©e plutĂŽt qu'individualisĂ©e avec en en plus une volontĂ© d'envoyer un message politique dit de fermetĂ© vous avez aussi mis en Ă©vidence la faiblesse du contrĂŽle parlementaire durant la pĂ©riode d'expĂ©dition des affaires courantes c'est pour moi en gros le un peu le nerf en tout cas de de la question que pose votre votre mission vous formulez 11 recommandations qui me semble aller dans le dans le bon sens on partage leur esprit et je pense en particulier Ă la proposition d'encadrer et de sĂ©curiser la fonction lĂ©gislative du du Parlement lorsque l'expĂ©dition des affaires courantes est amenĂ©e Ă se prolonger ou de la volontĂ© d'ouvrir un dĂ©bat sur la l'opportunitĂ© de modifier l'article 12 de la Constitution mais je crois surtout que tout ça euh pointe euh en rĂ©alitĂ© la trop grande prĂ©pondĂ©rance euh de l'exĂ©cutif dans notre 5e RĂ©publique et je partage madame la rapporteur euh vos inquiĂ©tudes sur les prises de position du ministre de l'IntĂ©rieur retaillot sur des compĂ©tences en plus qui ne lui reviennent pas euh elles sont graves mais en plus elles ne lui reviennent pas et elles mettent en difficultĂ© je crois l'OFPRA dans ses dans ses prĂ©rogatives indĂ©pendante et question qui rejoint ça va me permettre le collĂšgue varsman l'a fait mais euh comment vous vous avez ou pas souhaitĂ© creuser la question dĂ©putĂ© ministre dĂ©missionnaires parce qu'elle pose Ă©videmment des questions sur des actes qui relĂšvent des prĂ©rogatives de l'AssemblĂ©e nationale je vous remercie merci beaucoup peut-ĂȘtre avant de laisser la parole rapporteur j'ai un dernier inscrit qui va je pense madame bord aussi alors de Antoine lĂ©omand puis ensuite Pascal bord dans un esprit Ă©videmment constructif et tout Ă fait serein je dis ça au deux mais je regarde antoinemont parce que sil s'apprĂȘte Ă parler c'est ça sera tout Ă fait constructif et serein puisqu'on va faire des des rappels constitutionnels euh d'abord je voudrais remercier nos rapporteurs et et moi aussi appuyer sur cette question qui a Ă©tĂ© posĂ©e par beaucoup mais euh quand mĂȘme des ministres qui vote comme dĂ©putĂ© pour Ă©lire la prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale il me semble que cela pose un un problĂšme assez important en matiĂšre de sĂ©paration des pouvoirs donc j'aimerais avoir votre avis sur le sujet ensuite sur les les rĂ©actions qu'on a pu entendre dans la salle suite au au propos de ma collĂšgue Gabrielle Catala concernant ce qu'a dit Monsieur rotaillot pour bien resituer les choses monsieur rotaillot dit donc qu'il veut suspendre les demandes d'asile depuis la Syrie or c'est des propos qui sont choquants parce que c'est un droit qui est constitutionnellement garanti on dĂ©passe largement le cadre d'un d'un gouvernement dĂ©missionnaire la constitu le prĂ©ambule de la Constitution de 1946 qui fait partie de notre bloc de constitutionnalitĂ© dit que tout homme persĂ©cutĂ© en raison de son action en faveur de la libertĂ© Ă droit d'asile sur les territoire de la RĂ©publique donc il est logique que nous accueillons ceux qui peuvent ĂȘtre menacĂ©s dans leur pays pour une raison ou pour une autre et au moment oĂč la Syrie connaĂźt des bouleversements majeurs il est logique prĂ©cisĂ©ment que la France soit Ă la hauteur de son droit d'asile sont donc des propos qui sont trĂšs problĂ©matiques et qui par ailleurs viennent alimenter une idĂ©e qui est une idĂ©e fausse qui pourrait y avoir une forme de de vague migratoire qui viendrait en direction de l'Europe depuis la Syrie alors que l'ensemble des Ă©lĂ©ments que nous avons sur le le sujet laisse penser que c'est en rĂ©alitĂ© l'inverse qui va se produire et que beaucoup de gens souhaitent retourner en Syrie aprĂšs l'avoir fui cont tenu prĂ©cisĂ©ment de la guerre civile et c'est notamment Ă priori l'une des raisons du soutien de Monsieur Erdogan au nouveau pouvoirs en place puisque lui-mĂȘme souhaite euh que les les rĂ©fugiĂ©s syriens dans son pays puissent y retourner donc c'est Ă la fois des propos qui sont honteux de la part du premier min du ministre de l'IntĂ©rieur honteux de la part de monsieur bardellaa qui a tenu Ă peu prĂšs les mĂȘmes propos montrant vraisemblablebl qui ne connait rien Ă la situation sur place mais aussi d'autres personnes qui ont parlĂ© de la question du droit d'asile en parlant du retour de Français qui serait parti en Syrie et qui a pose une autre question qui est une question de sĂ»retĂ© et qui doit passer par la question des services de renseignement et non pas par la question des services oui merci monsieur le PrĂ©sident je vais essayer de rester sur le thĂšme de ce matin et je vais Ă©galement me joindre Ă la Concorde qui semble rĂ©gner en ce magnifique mercredi matin je tiens Ă©galement Ă fĂ©licit citer les deux rapporteurs pour l'excellence de leur travail et surtout pour s'ĂȘtre attelĂ© Ă une tĂąche ardue c'est vrai que quand on lit le texte de la mission flash c'est pas c'est pas forcĂ©ment vendeur mais vous avez rĂ©ussi effectivement Ă entre guillemets vulgariser t t tous ces travaux et ça nous a permis de voir que notre systĂšme Ă©tait trĂšs largement perfectible je partage effectivement votre sentiment lorsque vous indiquez que le Parlement s'est trĂšs peu saisi des outils de contrĂŽle Ă sa disposition en particulier en commission et il faut rester positif ça doit nous permettre de voir que les commissions et notamment la commission des lois a dans ces pĂ©riode lĂ un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant et fondamental Ă jouer et j'espĂšre qu'elle qu'elle se saisira et qu'elle jouera ce rĂŽle Ă ce sujet vous Ă©voquez dans votre vous citez dans votre rapport une maxime pas d'action sans contrĂŽle pas de contrĂŽle pas d'action je propose Ă la commission des lois de faire effectivement sien sienne cette maxime concernant votre position madame la rapporteur je la partage au sujet du dĂ©clenchement de la dissolution qui serait de nature Ă ĂŽter la lĂ©gitimitĂ© du gouvernement en fonction au moment de la dissolution dans la mesure oĂč le gouvernement n'est plus soumis au contrĂŽle parlementaire et qu'aucune motion de censure ne peut ĂȘtre votĂ©e pendant cette pĂ©riode vous rappelez effectivement que le gouvernement assure l'expĂ©dition des affaires courantes jusqu'Ă la nomination d'un nouveau gouvernement effectivement il faut se mettre ensuite d'accord sur ce que sont les affaires courantes et j'aurais une question Ă ce sujet puisque vous Ă©voquez dans votre rapport le fait que au Pays-Bas la Chambre des ReprĂ©sentants vote au moment de la dĂ©mission du gouvernement une liste de sujets dit controversĂ©s qui sont exclus du champ de compĂ©tence du gouvernement dĂ©missionnaires je n'ai pas eu le temps de de de de voir les cĂŽtĂ©s positifs ou nĂ©gatifs d'une telle situation de ce que ça pourrait donner en France mais je vous demande ce que vous pensez effectivement de ce qui se passe Ă ce niveau-lĂ aux Pays-Bas je vous remercie merci Ă vous je laisse nos rapporteurs rĂ©pondre lesaballages Marik en premier lieu tout Ă fait allez-y je vous en prie merci peut-ĂȘtre pour ĂȘtre trĂšs clair sur le pĂ©rimĂštre des affaires courantes puisque ça comprend les affaires dites ordinaires qui ne nĂ©cessitent pas d'apprĂ©ciation politique les affaires urgentes et par exemple en Belgique il ils prennent aussi en compte les affaires en cours c'est-Ă -dire tout un la question du choc des savoirs que vous Ă©voqueiez pourrait rentrer selon la jurisprudence belge dans ce qu'on appelle les affaires en cours et parce que en France nous n'avons pas de jurisprudence autour de la question des affaires en cours et qui est plus restrictive sur le champ de compĂ©tence d'un gouvernement en affaires courante et bien il y a un certain nombre de mesures qui n'ont pas pu ĂȘtre prise euh parce que euh et bien cela nĂ©cessitĂ© un passage en conseil des ministres qui ne s'est pas rĂ©uni Ă ce moment-lĂ et que ça nĂ©cessitait aussi une apprĂ©ciation politique de la situation qui n'est pas possible quand un gouvernement et d'affaires courantes sur la question notamment des micas qui ont Ă©tĂ© beaucoup Ă©voquĂ© je crois que lĂ on touche vraiment du doigt les les grandes questions qui sont posĂ©es sur la question du champ des affaires courantes il y a la question de la lĂ©galitĂ© des actes et la question de leur lĂ©gitimitĂ© politique qui revient Ă ĂȘtre interrogĂ© par le Parlement sur la question plus spĂ©cifique de la lĂ©galitĂ© des actes la question de la compĂ©tence qui revient euh Ă interroger si le gouvernement est ou non euh bien dans le pĂ©rimĂštre des affaires courantes c'est un moyen d'ordre public et euh au moment oĂč les le juge administratif a eu Ă se prononcer sur les diffĂ©rentes mesures individuelles qui ont Ă©tĂ© prononcĂ©es il n'a pas relevĂ© de manquement Ă cet Ă©gard il n'y a pas eu donc de problĂšme de lĂ©galitĂ© de ces mesures mais on peut s'interroger effectivement sur la question de la lĂ©gitimitĂ© d'acte et donc c'est toute la question du contrĂŽle parlementaire sur l'action du gouvernement qui nous permettrait de pouvoir interroger la lĂ©gitimitĂ© politique ou en tout cas de pouvoir la questionner Ă Ă g l'occasion pardon de commission voire de questions Ă©crites ou questions au Gouvernement sur encore le pĂ©rimĂštre de des actes d'un gouvernement dĂ©missionnaire ou d'affaires courantes l'urgence effectivement euh je je crois que euh l'urgence euh l'urgence peut pardon pardon donc l'urgence effectivement arrive au fur et Ă mesure que le temps des d'un d'un gouvernement dĂ©missionnaires se poursuit puisque ce qui n'Ă©tait pas urgent au bout de 48 heur peut le devenir au bout de 48 jours et c'est effectivement ce qui a pu arriver et et nous regrettons avec mon corapporteur que la question de l'urgence ne soit pas prĂ©cisĂ©e c'est-Ă -dire quelle est la manifest prestation de l'urgence enfin sur les questions des actes d'un gouvernement dĂ©missionnaire se pose la question effectivement d'intĂ©grer ou non la notion d'affaires courante Ă notre Constitution comme c'Ă©tait le cas sous la 4e je crois que cela n'est pas forcĂ©ment utile en l'Ă©tat du droit positif euh et sur la question d'encadrer le dĂ©lai c'est-Ă -dire est-ce que au bout de 30 jours 60 90 un prĂ©sident de la RĂ©publique est obligĂ© de nommer un Premier ministre c'est une alors l'Ă©tat actuel de la 5e RĂ©publique cela nous paraĂźt peu ant nous sommes posĂ© la question et nous l'avons posĂ© aussi Ă des spĂ©cialistes la pour une simple et bonne raison c'est que rien ne l' oblige et c'est-Ă -dire que s'il ne venait pas Ă nommer un Premier ou une premiĂšre ministre l'issue d'un dĂ©lai qui serait mentionnĂ© dans la Constitution et bien rien ne si vous voulez c'est un c'est un une arme pointĂ©e sans sans sans ĂȘtre chargĂ© donc il a a aucun effet qui dissuasif mais il y a des mĂ©canismes dans d'autres pays europĂ©ens notamment l'Espagne oĂč des Ă©lections lĂ©gislatives sont dĂ©clenchĂ©es quand un dĂ©lai n'est pas respectĂ© mais je crois que ces questions elles engagent une rĂ©flexion sur le rĂ©gime parlementaire dans lequel nous souhaitons aborder ça dĂ©passe un peu la question de notre mission d'information mais c'est des questions que nous pouvons nous poser en tout Ă©tat de cause de fixer des dĂ©lais ne nous permettrait pas forcĂ©ment d'avoir une stabilitĂ© gouvernementale ou une stabilitĂ© politique qui vient plutĂŽt de la maniĂšre dont nous formons les coalitions et les gouvernements je le disais cette question euh pose euh cette question des affaires courantes pose d'abord des actes des des questions de lĂ©galitĂ© des actes pris par un gouvernement je vous ai rĂ©pondu sur le sujet et maintenant sur la question de la lĂ©gitimitĂ© c'est bien la la le renforcement du contrĂŽle et je me rĂ©jouis que l'ensemble des commissaires aux loi rejoignent nos propositions pour renforcer les capacitĂ©s de contrĂŽle euh des d'un gouvernement d'M ionnaire euh nous pourrions aussi les interroger les membres d'un gouvernement dĂ©missionnaire sur leur notion d'urgence ce n'est pas qu' juge de pouvoir l'interroger mais bien de justifier l'urgence au vu de positions qui peuvent ĂȘtre prises ou d'actes qui peuvent ĂȘtre pris euh et je crois aussi que nous devons pouvoir rĂ©tablir les questions au Gouvernement et les questions Ă©crit bien entendu les rĂ©ponses seront bornĂ©es au respect des affaires courantes et urgentes et donc il ne s'agirait pas d'annoncer de nouvelles politiques Ă l'Ă©gard de C au moment de ces questions mais par contre de bien rendre des comptes puisque c'est aussi leur mission au titre de l'article 15 de la DDHC donc sur la question de l'intĂ©rĂȘt agir donc effectivement il y a une proposition de loi qui a Ă©tĂ© adoptĂ©e au SĂ©nat je crois mĂȘme Ă l'unanimitĂ© du SĂ©nat sur la question de doter les parlementaires de l'intĂ©rĂȘt agir en l'Ă©tat actuel il faut qu'il y ait un intĂ©rĂȘt personnel direct certain pour pouvoir se et bien contester un acte devant le juge administratif cela n'empĂȘche pas des parlementaires de pouvoir le faire comme j'ai pu le faire sur la question justement de la compatibilitĂ© d'un de la fonction de ministre et de dĂ©putĂ© avec mon association Ă lib qui a Ă©tĂ© aussi euh qui enfin voilĂ c'est une contestation que nous avons fait avec plusieurs associations dont la delco Ă©galement pour pour essayer de soulever une une QPC pour interroger cette compatibilitĂ© entre les ministres et les dĂ©putĂ©s notamment lorsque les ministres devenus dĂ©putĂ©s exercent leur fonction de parlementaire en votant en l'espĂšce pour la PrĂ©sidence de l'AssemblĂ©e nationale c'est une question Ă mon avis qu'il faut pouvoir poser parce que la l'article 23 de la loi organique qui organise la la on va dire le la transmission la transition entre le passage d'un dĂ©putĂ© devenu ministre et la cuner sur les ministres qui deviennent dĂ©putĂ©s mais la QPC n'a pas Ă©tĂ© euh transmise sur la question de l'initiative parlementaire c'est lĂ oĂč nous avons des apprĂ©ciations euh un peu divergente mais en rĂ©alitĂ© qui je crois converge quand mĂȘme sur l'idĂ©e que nous devons pouvoir avoir une initiative parlementaire le champ et la capacitĂ© des parlementaires euh Ă pouvoir exercer leur pouvoir d'initiative parlementaire est un peu VO on on a un peu des des des apprĂ©ciations diffĂ©rentes mais pour moi se pose effectivement la question de quels sont euh les capacitĂ©s d'un gouvernement dĂ©finitionnaire Ă pouvoir utiliser les prĂ©rogatives les outils d'un parlementarisme rationalisĂ© Ă mon sens Ă partir du moment oĂč et bien il n'est il est dĂ©missionnaire donc d'une certaine maniĂšre hors de contrĂŽle d'une motion de censure et bien il ne devrait pas pouvoir utiliser les ses prĂ©rogatives de parlementarisme de rationaliser en tout cas le Parlement dans son initiative parlementaire euh donc voilĂ c'est une une apprĂ©ciation politique euh du sujet et euh et mĂȘme si nous ne partongons pas exactement les contours je crois qu'Ă la fin n nous rejoignons sur l'essentiel Ă savoir que le Parlement lui n'est pas dĂ©missionnaire et donc il doit pouvoir contrĂŽler contrĂŽler l'action d'un gouvernement qui l' et pouvoir continuer tout en au moins en partie son action d'initiative parlementaire monsieur le rapporteur vous voulez ajouter des choses tout a a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dit et bien dit par par Madame la corapporteur mais peut-ĂȘtre deux ou trois observations qui balait un peu tous les sujets que nous avons Ă©voquĂ© encore une fois dire et redire et et et ça a Ă©tĂ© soulignĂ© par par bon nombre d'entre vous sur la pĂ©riode observĂ©e il n'y a pas eu de difficultĂ© et on a vraiment senti euh dans le cadre des de auditions des ministres dĂ©missionnaires que que ce soit le premier ministre ministre de l'IntĂ©rieur la ministre des Sports euh le ministre de l'Agriculture qu'il y avait eu de leur part une autolimitation et qu'ils avaient respectĂ© scrupul scusement qui avent essayĂ© de respecter scrupuleusement la note du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du du gouvernement et encore une fois la jurisprudence que nous avons donc Ă©tudiĂ© au cours de cette pĂ©riode dĂ©montre qu'il n'y a eu aucune annulation qui a Ă©tĂ© fondĂ©e ou suspension qui a Ă©tĂ© qui ont Ă©tĂ© fondĂ©s sur sur le fait que un ministre aurait outrepassĂ© donc ce qu'il pouvait faire dans le cadre de cette pĂ©riode si particuliĂšre bon moi je note que tout le monde est trĂšs favorable pour que le Parlement joue son rĂŽle de contrĂŽle sur cette pĂ©riode ce qu'il faut bien bien Ă©videmment avoir en tĂȘte c'est qu'il y a des choses qui peuvent ĂȘtre mises en Ćuvre tout de suite ce sont des bonnes pratiques de nos institutions donc Ă droit constant et puis il y a il y a des suggestions qui sont plus ambitieuses et qui peuvent ĂȘtre mises au dĂ©bat dans le cadre d'une rĂ©forme constitutionnelle euh donc ce sont des ce sont bien Ă©videmment des des sujets qu'il faut qu'on qu'on garde qu'on garde nous trĂšs prĂ©cieusement pour l'avenir euh moi il y a deux sujets sur lesquels j'ai Ă©voluĂ© dans le cadre de cette mission sur l'intĂ©rĂȘt agir je crois que ça a Ă©tĂ© dit par nos collĂšgues varsman goselin monsieur jordanov Ă©galement euh sur l'intĂ©rĂȘt agir donc euh au au dĂ©part au dĂ©part je me disais c'est c'est c'est c'est politisĂ© euh le dĂ©bat que nous pouvons avoir devant devant les juridictions administratives euh et ça risque effectivement encore une fois de de poser quelques difficultĂ©s ce sont d'ailleurs les arguments qui ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s par les les universitaires enfin par bon nombre d'universitaires que nous avons auditionnĂ© Ă©galement par par les reprĂ©sentants du Conseil d'Ătat et c'est vrai que c'est Ă la lecture de ce qui a Ă©tĂ© votĂ© par le SĂ©nat Ă l'unanimitĂ© comme le disait LĂ©a Ă l'instant donc c'est une loi qui a Ă©tĂ© adoptĂ©e le 14 octobre 2021 qui permet dans des cas trĂšs limitĂ©s au Parlement d'ester en justice et d'avoir donc la capacitĂ© pour le faire euh je pense que si ce texte doit venir devant l'AssemblĂ©e nationale il serait important que on puisse discuter de cette nouvelle possibilitĂ© que que nous proposons d'agir si jamais les parlementaires considĂšrent que le gouvernement outrepasse le cadre de son intervention dans le cadre donc d'un gouvernement dĂ©missionnaire Ă©tant prĂ©cisĂ© et c'est ce qui me paraĂźt important et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai cheminĂ© sur le sujet euh c'est que ce n'est pas un droit qui serait individuel Ă chaque parlementaire mais un filtre est proposĂ© avec la possibilitĂ© qui serait donnĂ© au prĂ©sident de commission au prĂ©sident de groupe au prĂ©sident du SĂ©nat enfin en l'occurrence prĂ©sident de de l'AssemblĂ©e nationale euh peut-ĂȘtre un dernier mot parce que ça n'a pas on y a pas rĂ©pondu c'est celui du du cas que vous avez Ă©voquĂ© de des Pays-Bas euh alors c'est vrai que nos dĂ©plac en Belgique et au Pays-Bas ont Ă©tĂ© trĂšs riches alors c'est vrai que nous sommes dans deux pays oĂč il y a une culture parlementaire trĂšs importante on a un rĂ©gime parlementaire qui est qui est aujourd'hui euh qui connaĂźt les les les pĂ©riodes d'affaires courantes puisque comme je l'ai dit tout Ă l'heure dans mon propos c'est plus de 500 jours pour pour le record en Belgique euh et ce sont c'est le moyen de pratiquement 100 jours pour pour les Pays-Bas dans ces pays euh dans ces pays euh sur la Belgique on est sur un contrĂŽle qui peut ou prou et celui de la France c'est-Ă -dire un contrĂŽle juridictionnel Ă postĂ©riori euh mais la pratique des rĂ©solutions est aussi un Ă©lĂ©ment important que nous avons prĂ©conisĂ© c'est-Ă -dire le le Parlement belge qui va prendre des rĂ©solutions pour lĂ©gitimer une dĂ©cision qui pourrait ĂȘtre pris par un gouvernement dĂ©missionnaire notamment sur le domaine des Affaires Ă©trangĂšres ou sur le domaine diplomatique au Pays-Bas euh et donc ça rĂ©pond Ă votre question madame bord c'est euh euh le gouvernement qui va proposer une feuille de route au Parlement et c'est le Parlement qui va considĂ©rer si certains sujets font l'objet de controverse ou pas quand ça fait l'objet de controverse on nĂ©voque pas ces sujets quand ça ne fait pas l'objet de controverse on Ă©voque au Parlement ces sujets et ce qui permet effectivement au gouvernement dĂ©missionnaires d'avancer sur un certain nombre donc de ces sujet voilĂ donc on est encore une fois sur des rĂ©gimes totalement diff des rĂ©gimes diffĂ©rents des rĂ©gimes parlementaires assumĂ©s bien rodĂ©s qui connaissent parfaitement ces pĂ©riodes d'affaires courantes qui ne vivent pas ces pĂ©riodes d'affaires courantes comme des drames parce que tout est bien cadrĂ© que le Parlement continue Ă fonctionner que le pays continue Ă bien fonctionner euh nous avons dĂ©couvert d'ailleurs de nouvelles fonctions telles que le mĂ©diateur le D mineurs voilĂ donc ce sont des personnes qui sont des parlementaires qui en gĂ©nĂ©ral donc font le travail pour pour discuter avec les diffĂ©rents groupes politiques pour essayer donc de construire des coalitions et des programmes communs et pendant ce temps donc le gouvernement des missionnaires fonctionne dans des conditions relativement acceptables donc voilĂ donc nous en sommes pas encore Ă ce stade de maturitĂ© parlementaire euh mais je crois que les prĂ©conisations que nous formulons dans dans ce rapport peuvent nous amener d'une part Ă gĂ©rer cette pĂ©riode particuliĂšre Ă permettre pendant cette pĂ©riode que des discussions peuvent se faire entre les parlementaires euh et que les parlementaires prennent finalement le destin de notre pays un peu plus en main au cours de de ces pĂ©riodes merci encore pour votre attention euh je je donc je formule un V nous formulons un vĆu de maturitĂ© parlementaire en tout cas ces outils peuvent ĂȘtre utiles pour le bon fonctionnement de nos institutions et en tout cas pour un contrĂŽle euh nĂ©cessaire de ce que peuvent ou pas faire les gouvernements dĂ©missionnaires merci Madame et monieur le rapporteur je vous rappelle que nous avions dĂ©cidĂ© souhaitĂ© d'illeurs Ă l'invitation de Philippe goselin au bureau de la commission de faire en sorte que les anciennes missions flash soit en rĂ©alitĂ© abordĂ© comme le sont les rapports j'allais dire de droit commun de mission d'information et puis qui qui puisse donc faire l'objet d'un enre ement Ă la prĂ©sidence d'une publication dans les mĂȘmes mĂȘmes conditions pardon qu'un rapport d'information il me faut donc en application de l'article 145 du RĂšglement vous demandez l'autorisation de publier le rapport autorisation formelle je vous le rappelle qui n'entraĂźnne pas nĂ©cessairement d'adhĂ©rer Ă ces conclusions qui est pour qui est contre votre autorisation est donc accordĂ© et pour achever je laisse la parole Ă figos je dirai quelques mot monsieur Go je n'achĂšve personne rassurez-vous c'est pour achever la discussion je me rĂ©jouis c'est c'est symbolique c'est un clin d'Ćil mais je me rĂ©jouis de voir que cet enregistrement et une publication qui permettra de retrouver beaucoup plus facilement les travaux parlementaires s'applique pour la premiĂšre fois avec ces affaires courantes et parce que je trouve qu'aujourd'hui on a posĂ© quand mĂȘme un certain nombre de jalons et de rĂ©flexions trĂšs intĂ©ressantes pour la suite et et en oubliant pas que peut-ĂȘtre puisque l'histoire est en marche que les prĂ©cĂ©dents que nous essayons de mettre en place lĂ seruront peut-ĂȘtre valeurs constitutionnelles voilĂ c'est ça aussi la coutume constitutionnelle qui peut devenir du droit positif l'histoire Ă©tait en marche elle est un peu moins dĂ©sormais en tout cas si si je m'en tiens strictoinu et littĂ©ralement Ă ce que vous venez de dire en tout cas ce que je souhaitais ce que je souhaitais vous proposer ce que je souhaitais vous proposer c'est qu'il y a Ă la fois des Ă©lĂ©ments de bonne pratiques qui sont proposĂ©es par nos rapporteurs il y a Ă©galement des Ă©lĂ©ments de nature lĂ©gislative des Ă©lĂ©ments nature constitutionnelle c'est que nous puissions sur la base de notre vote consensuel de nos avis qui ne sont pas extrĂȘmement divergents sur l'objectif Ă atteindre c'est un meilleur contrĂŽle du Parlement c'est que nous puissions rapidement nous appuyer sur le travail de nos rapporteurs pour que les propositions de loi ordinaire et constitutionnel bien sĂ»r ce sera plus compliquĂ© mais soit rapidement euh dĂ©posĂ© aprĂšs qu'elles auront Ă©tĂ© travaillĂ©s peut-ĂȘtre sur la base d'un groupe de travail informel auquel nous pourrions nous associer ainsi que nos rapporteurs si vous en ĂȘtes d'accord je parle en particulier mais pas que de la nĂ©cessaire information et en temps rĂ©el et Ă la fin de la pĂ©ode dĂ©missionnaire la nĂ©cessaire information par un gouvernement dĂ©missionnaire de tous les actes accomplis pendant cette pĂ©riode auprĂšs du Parlement Philippe goselin vous avez Ă nouveau la parole oui du coup monsieur le PrĂ©sident vous relancez un peu le le propos et je saisis l'occasion pour dire qu'il y a mĂȘme si comparaison n'est pas raison qu'il y a des parallĂšles trĂšs intĂ©ressants Ă faire avec aussi ce que faisait ou devait faire ou Ă©tait supposĂ© faire le le le le Parlement pendant la pĂ©riode d'Ă©tat d'urgence sanitaire c'est exactement ce Ă quoi je et et il faut qu'on s'en inspire rĂ©ellement alors lĂ je je suis trĂšs sĂ©rieux on a eu groses difficultĂ©s Ă replacer le Parlement au centre des dĂ©bats pendant cette pĂ©riode il ne faudrait pas et encore une fois comparaison n'est pas raison c'est pas tout Ă fait le mĂȘme cadre Ă©videmment mais il ne faudrait pas que dans tous les cas le Parlement soit considĂ©rĂ© comme un organe trĂšs secondaire alors al qu'il est essentiel c'est la raison pour laquelle nos rapporteurs nous proposaient une rĂ©forme d'ailleurs de la loi de 1955 mais je vous en pr un ballage peut-ĂȘtre pour pour le dire trĂšs clairement cette cette rĂ©forme que nous avons Ă©voquĂ© dans dans notre rapport permet aussi de nous prĂ©venir non seulement on remet le Parlement au cĆur mais on se se prĂ©munit de l'arbitraire et je crois que c'est tout l'enjeu de cette mission c'est comment est-ce que on se prĂ©munit de l'arbitraire et comment est-ce qu'on remet la souverainetĂ© nationale au au bon endroit euh de des rapports entre l'exĂ©cutif et le lĂ©gislatif bien mes churs collĂšgues je vous remercie et donc nous engorgerons ce travail merci Ă vous
Léa Balage El Mariky