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interviewBFM TV (sur YouTube)· 30 mai 2023 21 min

Face-à-Face : Bruno Le Maire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] il est 8h33 sur RMC et BFM TV bonjour Bruno Le Maire bonjour vous êtes le ministre de l'Économie des Finances de la souveraineté industrielle et numérique et on va parler de tout ça ce matin sur RMC et BFM TV vous allez déjeuner avec Elon Musk aujourd'hui à Versailles à parler de tous France de tous cet argent qui va être déversé par les industries étrangères en France mais je voudrais d'abord qu'on parle des prix parce que ça fait quand même un bout de temps que vous jouez le bras de fer avec un coup les industriels un coup la grande distribution et voilà que le nouveau patron de la fnse1 le syndicat agricole vous demande de faire du nem and shame en gros il dit s'il y a des profiteurs de crise et bien que Bruno Le Maire le dise qu'il donne les noms voilà ce que dit Arnaud Rousseau le nouveau patron de la FNSEA la FNSE est-ce que vous le ferez est-ce que vous donnerez nous nous ferons la transparence sur le niveau de marge d'un certain nombre de multinationales industrielle on le fera dans les prochains jours pas tout de suite ce que je peux dire déjà c'est que 1 les industriels de l'agroalimentaire ont récupéré en 2022 leur niveau de marge grâce à la renégociation que nous avons faite sur les prix quand les prix de gros explosaient ils ont demandé que on roule une négociation commerciale pour qu'ils puissent répercuter sur les prix de vente nous l'avons fait ils ont redressé leur marche tant mieux mais il s'agirait pas maintenant que certains fassent des marges excessives aujourd'hui vous avez des prix qui baissent prix du blé qui baisse prix du fret qui baisse la seule chose que nous demandons aux grandes multinationales notamment de l'agroalimentaire c'est de répercuter ces baisses de prix de gros sur la facture de consommateur c'est tout c'est une question de justice et par ailleurs je rejoins aussi totalement ce que dit Arnaud Rousseau s'agit pas de faire payer des agriculteurs j'ai entendu ces inquiétudes mais dis attention les agriculteurs ils vont pas il faut pas répercuter sur le prix du lait ou sur le prix du blé mais la raison Bruno Le Maire vous me répondez on le fera mais on le fera pas tout de suite on fera dans quelques jours est-ce que ça aurait pas quelque chose avant avec le fait que vous allez à Versailles tout à l'heure j'ai une mars par exemple je vais vous donner cet exemple mars mars c'est une des très grosses entreprises internationales un des gros industriels comme on dit et bien mars sera là tout à l'heure et mars va investir 130 millions d'euros alors ça je comprends bien que le ministre de l'économie qui veut que l'industrie remonte en France se réjouit de ses 130 millions sauf que Mars de l'autre côté est aussi responsable par exemple pour la nourriture pour chien d'une hausse de 49% tout à fait injustifiés alors peut-être pas aujourd'hui peut-être demain aujourd'hui vous allez pas dire mars c'est le gros méchant parce que vous attendez les 130 millions et puis dans quelques jours peut-être vous pourrez dire que mars c'est le gros méchants avec ces grandes multinationales mars et d'autres depuis des semaines ils connaissent parfaitement ma position ils savent très bien que la seule chose qui m'importe c'est de protéger le consommateur contre l'inflation c'est tout c'est pas une question de tchus France ce sont des sujets qui sont séparés c'est protégés les consommateurs contre l'inflation c'est que les prix puissent baisser et qu'on puisse casser la spirale d'esprit alimentaire à l'automne prochain et on y arrivera que si nous décidons maintenant parce que ça va mettre du temps avant qu'on arrive à casser cette spirale donc soit distributeur industriel grande multinationale de l'agroalimentaire pouvoir public se met tous ensemble comme je le propose depuis plusieurs semaines maintenant pour engager des négociations commerciales fermer ses prix et nous verrons dans ce cas-là les prix baisser rapidement dans les semaines et les mois qui viennent soit chacun veut garder ses marges pour lui en y arrivera pas qu'est-ce que je demande un effort aux grands industriels pour prendre sur leur marge et répercuter sur les prix pour que le consommateur soit protégé c'est tout sur ces prix et sur l'efficacité ou non de votre demande mais pardon vous dites ce sont deux sujets séparés je ne vous jette pas la pierre j'imagine bien que quand on est ministre de l'économie de la France on a plusieurs impératifs qui parfois sont contradictoires parce qu'effectivement une même entreprise vous avez peut-être besoin qu'elle vienne investir en France et en même temps vous aimeriez bien de mon métier il faut trouver un équilibre je laisse aux extrêmes les positions simpliste quand vous parlez de prix il faut trouver un bon équilibre entre l'agriculteur j'étais 3 ans mise à la culture j'effondrai toujours le revenu des paysans français la distribution faut bien qu'elle distribution vivent aussi on y va tous on y fait nos courses il faut que la distribution puisse vivre et les industriels quand on veut réindustrialiser bien entendu qu'il faut que les industriels puissent dégager des profits et puisse vivre correctement je dis simplement je pose simplement cette question est-il juste pour une de Malherbe que lorsque les prix de gros explosent que les industriels demandent une renégociation pour répercuter à la hausse on leur dise oui et tout le monde les suit et lorsque les prix de gros baisse et qu'on leur demande de venir rouvrir des négociations commerciales il répond non vous dites on a été sympa est-ce que vous trouvez ça juste pour que vous puissiez les prix à la hausse ce qu'on appelle l'ordre public économique ce qu'on peut traduire de manière plus simple la justice je veux de juste pour le consommer quand vous dites on va il y a quand même deux menaces que vous brandissez sur les industriels qui gonflent les prix ce ne sont pas des menaces ce sont des décisions que je prendrai si elles sont nécessaires nommées les industriels qui ne jouent pas le jeu c'est pointé du doigt c'est dire voilà il joue pas le jeu je peux déjà me dire je peux déjà vous dire que par exemple je suis industrie agroalimentaire du lait comme le prix du lait reste très élevé aujourd'hui des entreprises comme Danone comme Lactalis ne font pas des bénéfices considérables ces documenter c'est transparent et je rendrai tout cela transparent je ne pointe pas du doigt je fais la transparence c'est le premier instrument nous réfléchissons aussi nous réfléchissons aussi à des dispositifs réglementaires pour que on oblige à cette réouverture des négociations commerciales si les industriels ne veulent pas rouvrir nous regardons comment est-ce que d'un point de vue légal et réglementaire nous pouvons obliger à la réouverture de ces négociations commercial c'est pas une question de menace c'est une question d'efficacité moi je ne suis pas là pour menacer qui que ce soit en revanche mon rôle ma fonction c'est de protéger le consommateur qui aujourd'hui a du mal à faire ses courses on voit que les prix explosent c'est compliqué pour sa vie courante c'est compliqué pour les familles qui ont des enfants les familles nombreuses je suis là pour les protéger je vous montre est-ce que vous en avez moi je le prends très à cœur je le vois bien c'est pas du tout ça que je vous accuse mais honnêtement j'imagine assez mal que aujourd'hui à Versailles quand vous allez croiser le patron de Mars vous allez lui dire ah bah merci pour les 130 millions mais par contre si tu pouvais baisser les prix là sur tous tes produits mars que tu as fait exploser mars univers j'ai un peu du mal à que vous lui disiez ce que vous lui disiez ça entre gens qui sont suffisamment responsables pour comprendre la différence entre un investissement de long terme décidé par une entreprise qui est une grande mutilationale qui investit sur 10 15 ou 20 ans en France les décisions alors conjoncturelle regarde la représentant nationaux de cette multinationale nous arrivons à séparer les choses et je pense que c'est sage la taxation sur des super profits ces industriels est-ce que c'est uniquement là une menace ou est-ce que c'est quelque chose que vous pourriez effectivement mettre exécution c'est toujours l'arme de dernier recours slam qu'on veut toujours éviter ce n'est pas là pour taxer plus les entreprises mais en revanche je le dis avec beaucoup de fermeté tous ceux qui est nécessaire pour protéger le consommateur je le ferai vous les recevez mercredi matin vous aviez reçu mercredi dernier la grande distribution donc là c'est les industriels de la transformation alimentaire vous leur donnez jusqu'à quand pour ce remettre à la table des négociations pourquoi parce que ils ont 15 jours mon objectif n'est pas de faire de l'agitation médiatique mon objectif c'est que dans les rayons le consommateur voit les prix baisser et si les décisions sont pas prises maintenant le temps que ça se répercute dans les rayons pas nous aurons manqué notre objectif qui est de Casser la spirale inflationniste il y a la question de l'inflation il y a la question des salaires envahir venir et entre les deux il y a la question effectivement de l'investissement je le disais c'est donc à Versailles que ça se passe aujourd'hui avec cette fameuse manifestation qui s'appelle shoes France choisissez la France 13 milliards d'euros vont être investis en France 13 milliards d'euros 8000 emplois c'est le plus important à mes yeux et surtout la preuve que la stratégie industrielle que nous avons mise en place avec le président de la République avec méthode avec détermination et avec constance depuis 2017 sans jamais varier donne des résultats spectaculaires c'est un des grands succès du quinquennat du mail Macron et de ce nouveau quinquennat qui commence la réindustrialisation est possible parce que nous avons une stratégie et que nous n'en avons jamais dévié ces stratégie c'est quoi c'est d'abord une fiscalité attractive moi j'adore les gens qui vous disent faut rien industrialiser mais il faut augmenter la fiscalité sur le capital comme l'industrie demande beaucoup de capital ça risque pas de donner le résultat nous avons baissé la fiscalité sur le capital avec beaucoup de critiques mais c'est ces décisions fiscales qui nous permettent aujourd'hui d'attirer les investisseurs et notamment les industriels deuxième volet de cette stratégie la relance du nucléaire parce qu'il y a pas d'industrie possible si vous n'avez pas d'électricité à bas coût vous savez qu'à chaque fois qu'un industriel décide d'investir en France que c'est des négociations qui durent plusieurs mois la première question qu'il me pose c'est est-ce que vous me garantissez sur les 20 années qui viennent de l'énergie décarbonée à bas coût c'est l'élément décisif d'un investissement troisième levier que nous utilisons logique de filière on s'éparpille plus on arrête d'aller chercher absolument partout électriques alimentaire l'hydrogène vert très structurées qui vont nous permettre de passer de la France des années 60 la France industrielle pompidolienne à la France du 21e siècle une France industrielle et des carbonée enfin le dernier levier c'est peut-être celui qui va demander le plus d'énergie le plus de constance dans les années qui viennent c'est la formation et la qualification on a besoin de plus de technicien de maintenance de plus de chaudronniers de plus de soudeur de plus d'ingénieurs de plus d'ingénieurs femmes des grands combats que je veux livrer c'est que on est plus de femmes ingénieurs que les femmes aillent dans les métiers de l'industrie que les femmes se tournent vers cette industrie du 21e siècle qui est créative qui est dynamique et porteuse d'emploi et on revient de notre premier sujet porteur de pouvoir d'achat car un emploi dans l'industrie c'est un emploi bien rémunéré Elon Musk vous déjeunez donc avec lui tout à l'heure il sera présent à Versailles vous en espérez quoi il y a des négociations qui sont en cours et des pas là uniquement pour profiter j'imagine visiter même si c'est magnifique il a des activités dans des domaines que chacun connaisse et l'industrie automobile c'est d'autres industries donc je pense que c'est aussi un signal très fort d'avoir je dis pour ceux qui nous écoutentraient à la radio et qui n'aurait pas l'image vous avez un petit sourire en coin vous espérez quelque chose avec quelque chose sur le feu avec Elon Musk toutes les investissements qui sont faits aujourd'hui sont le fruit de moi voit d'années négociations des investissements à plusieurs milliards d'euros c'est pas un patron qui passe qui arrive à Versailles qui dit c'est bien beau ici j'investis de milliards c'est pas comme ça que ça se passe il y a des mois de travail de négociation de discussion derrière on va revenir aussi sur les conséquences de les dénégociations que vous avez aussi avec notamment la distribution la question du trimestre anti-inflation mais il y a aussi la question des salaires quand vous entendez une Sophie Binet de la CGT qui d'ailleurs sera reçu cette semaine enfin une rencontre avec Elisabeth borne ça ce sera aussi elle va lui demander de mettre en place des contreparties aux aides de l'État aux entreprises pour augmenter les salaires s'il n'augmente pas les salaires elle demandera à ce que l'État reprennent peut-être une partie des aides est-ce que ce serait pas assez juste finalement j'ai peur que ce soit pas efficace ce sont les entreprises qui déterminent les salaires elles ont augmenté des salaires en 2022 de lors de 5% je souhaite qu'elles augmentent du même montant à peu près 5% en 2023 pour protéger contre l'inflation je les invite une nouvelle fois toutes celles qui peuvent à augmenter la rémunération de leurs salariés je les invite à utiliser tous les instruments leur disposition intéressant participation prime défiscalisées et je pense que les syndicats sont plus efficaces quand ils parviennent à cet accord historique qu'ils ont conclu qui va obliger les PME oui mais voilà je pense que c'est plus efficace de rentrer dans une logique de négociation qui aboutit à un accord qui est un accord historique signé par les partenaires sociaux qui va obliger les PME pas simplement les grandes entreprises à offrir un des dispositifs de partage de la valeur intéressement ou participation aux prime des fiscalisées à tous leurs salariés cet accord-là la CGT la pacinée mais va bénéficier des millions de salariés il va augmenter le pouvoir d'achat de millions de salariés il va augmenter la rémunération de millions de salariés donc plutôt que des déclarations très pérempois je préfère des négociations qui aboutissent ou chacun accepte le compromis c'est le compromis qui donne des résultats compromis la demande vous invitez vous demander pendant ce temps-là on voit le patron d'Air France par exemple qui triple son salaire il a pas en même temps triplé le salaire des employés d'Air France et on demande et on obtient quand je regarde la prime des fiscalisée il y a 7 millions de salariés qui l'ont touché pour un montant moyen de 730 euros enfin c'est pas des mots c'est des chiffres des gens vont en bas de leurs feuilles de paye son salaire en ce qui m'intéresse surtout c'est que les salariés soient bien payés c'est ça le combat juste est nécessaire et je précise que les salariés d'Air France ils ont reçu une hausse l'an dernier de 5 % à peu près la moyenne que vous donniez et une prime de 1000 euros enfin on est quand même loin du fait de faire froid leur rémunération augmenter et face à la crise de l'inflation l'augmentation des salaires des rémunérations ou des dispositifs de partage de valeur c'est ça la priorité face à l'inflation il y a deux solutions en effet soit augmenter les salaires soit faire baisser les prix ou au contenir l'inflation vous l'avez tenté avec le trimestre anti-inflation mais on sait plus très bien si ça a été efficace ou pas c'est-à-dire le gouvernement par la voix d'Olivia Grégoire qui était chargé de la consommation dit que le trimestre anti-inflation a fait baisser les prix des produits de ce panier de 13%, alors que l'UFC Que Choisir dit ce matin que ça n'aurait baissé que de 0,3 0,5 1 à 1,5 qui qui croire il faut croire Olivia Grégoire et l'étude du FC Que Choisir est malhonnête elle est malhonnête parce que le trimestre anti-inflation il commence le 15 j'aime pas qu'on trompe le consommateur elle a commencé le 15 mars cette opération donc il faut comparer les prix avant le 15 mars et les prix après le 15 mars vous êtes d'accord je pense avec cette méthodologie si vous prenez ces dates là les prix des produits qui sont dans ce trimestre anti-inflation ont effectivement baissé de 13 % en moyenne certains un peu plus certains un peu moins bien sûr que choisir compare à partir du 23 mars après le début de l'opération vous trouvez ça honnête ils n'ont commencé que après et ils ont vu la même depuis mais c'est à dire voilà mise en place du panier de l'opération mais le milieu de l'opération n'a pas les mêmes résultats mais je trouve que c'est une méthodologie je dis très simplement qui est malhonnête trompeuse du consommateur le trimestre anti-inflation a été un vrai succès il a permis de faire baisser des prix avant et après le 15 mars de 13% en moyenne sur des milliers de produits je vous confirme que les distributeurs ont pris sur leur marge très largement pour financer ce trim estre anti-inflation donc quand c'est pas bien je le dis mais quand les acteurs économiques jouent le jeu que les consommateurs envoient le résultat je ne trouve pas honnête de prendre une mauvaise méthodologie je tiens à dire à quel point ce trimestre anti-inflation a donné les résultats attendus c'est bien pour ça d'ailleurs qu'on souhaite sa prolongation de la du 15 jours sa prolongation ça devait s'arrêter le 15 juin vous avez annoncé que ça serait prolongé Emmanuel Macron qui dit il faut je cite continuer de baisser les impôts pour les classes moyennes simplement ce que rappelle le président de la République c'est que quand on a une politique économique qui marche qui donne des résultats sur la réindustrialisation du pays sur le niveau de croissance sur la rémunération même s'il reste du travail à faire il faut garder cette politique nous avons baissé les impôts de 52 milliards d'euros au cours du quinquennat passé à moitié pour les entreprises à moitié pour les ménages et chacun a bien vu la taxe d'habitation supprimée la contribution du visuel public supprimer la baisse de l'impôt sur le revenu notamment sur les catégories moyennes il faut poursuivre parce que il faut continuer de baisser les impôts sur place moyenne moi je voudrais savoir quelle baisse d'impôts qui travaillent pour des salaires modestes et qui payent l'impôt sur le revenu disent c'est encore trop mes impôts donc pour tous ceux qui travaillent je pense qu'il faut continuer la baisse des impôts nous travaillons sur des propositions avec Gabriel Attal je ferai les propositions présentes dans la République dans les semaines qui viennent et qu'il tranchera entre ses propositions ça me permettrait de garder pour le président de la République même si j'aime beaucoup vos auditeurs les propositions que je dois lui remettre ce machin il y aura des bêtes significatifs qui ne sont pas des baisses anecdotiques il y aura une poursuite de la baisse des impôts notamment pour ceux qui travaillent et qui ont les salaires les plus modestes vous parlez de ceux qui gagnent entre 1500 et 2500 euros par mois ça dépend aussi du nombre d'enfants donc tout ça on va l'affiner mais ça prouve tout simplement que nous sommes très constants dans la politique économique que nous menons soutenir les entreprises améliorer l'offre française baisser des impôts sur tous ceux qui travaillent tout ça une politique à la fois juste et efficace et sur l'emprunt sur l'épargne vous aviez dit vouloir lancer un plan d'épargne vert pour les jeunes vous devez faire cette annonce cette semaine sur l'industrie verte est-ce effectivement ça va avoir le jour cette espèce de je sais pas ce que c'est c'est quoi c'est un livret A vert là aussi pour une raison qui est simple je le disais tout à l'heure l'industrie demande beaucoup de capital donc il y a du capital public il y a beaucoup d'investissement public dans ces grands investissements annoncé aujourd'hui à souffrance mais il faut aussi que les pannes privées soient mobilisé pour cela et nous souhaitons que l'épargne des jeunes puissent être mobilisés pour cela donc nous créerons un plan d'épargne climat qui pourra y trouver par les parents c'est parents qui décident dès la naissance de leur enfant quel est l'intérêt de ce plan d'épargne climat c'est de l'épargne bloqué de l'investissement de long terme donc avec une rémunération qui sera sans doute plus attractive que celle du livret A avec un capital garanti et surtout des conditions fiscales exceptionnelles 0 impôts 0 cotisation sur ce plan d'épargne climat donc tous les parents qui veulent préparer un capital ils pourront mettre des meilleurs conditions possibles ils pourront mettre des sous jusqu'à 18 ans sauf évidemment événement exceptionnel si un décès une maladie ou un événement exceptionnel ça pourrait être débloqué mais c'est de l'épargne bloqué pour leur enfant avec des garanties de rémunération supérieure à celle du livret A est-ce que vous seront résister le débloque zéro cotisation au moment du déblocage de ce plan ce qui est un avantage fiscal exceptionnel et qui devrait inciter les parents à ouvrir pour ceux qui le peuvent ce type de plan d'épargne je précise parce que c'est très important que l'affectation de ces fonds sera contrôlé par la Caisse des dépôts et consignations pour s'assurer que l'argent va bien PME qui fait des batteries électriques qui fait l'hydrogène vert ou d'autres financements qui sont strictement Bruno Le Maire tous les professionnels du secteur disent que c'est une catastrophe ils ont d'ailleurs écrit aujourd'hui en disant que c'est une alerte rouge au président de la République qui a un point notamment de macroéconomie comme on dit c'est qu'aujourd'hui on ne peut pas s'endetter à plus de 35% c'est un taux fixe désormais c'est un plafond qui bloque un certain nombre de personnes pour pouvoir emprunter et ça a des conséquences sur le logement et sur la création d'immobilier est-ce qu'il faut permettre aux Français de s'endetter davantage bon oui il faut traiter le sujet mobilier ça bien entendu je vois les acteurs de l'immobilier avec le ministre du Logement va continuer ses discussions essayer de voir quels sont les meilleurs solutions possibles on a parfaitement conscience de la gravité de la situation sur le logement et nous apporterons des solutions les 35% de niveau d'endettement maximal ne bougeront pas ce que je veux pas régler la crise du logement en endettant massivement les Français et de manière déraisonnable ça créerait de l'instabilité et des risques financiers c'est une mauvaise option en revanche il y a des possibilités de dérogation qui sont offertes aux banques un fameux 20% sur lesquels des souplesse peuvent être envisagées nous y travaillons avec le gouverneur de la Banque de France Bruno Le Maire ministre de l'Économie merci d'avoir répondu à mes questions 8h53 sur RMC BFM TV