Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 29 mai 2026 52 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéNumériqueSantéJustice

Trafic de stupéfiants : un marché à 7 milliards d’euros - C à Vous l’intégrale - 29/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels sont nos angles morts dans la lutte contre le narcotrafic ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le ministre de l'Intérieur a dit que le compte n'y était pas. Partagez-vous ce diagnostic ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Il faut s'attaquer aux consommateurs ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez d'approche globale. Quels ministères sont impliqués ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Vous avez voulu montrer une coordination avec Nice. Pourquoi ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Ce sont des passants qui meurent. On a franchi un cap ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00S.LecornuFait
    « Pardon de mettre les pieds dans le plat. Il faut s'attaquer davantage aux consommateurs. Il n'y aurait pas de narcotrafic s'il n'y avait pas de consommation. »
  • 10:00Y.GooszFait
    « Le narcotrafic prospère là où la politique de la ville est en souffrance. »
  • 21:00N.BessoneFait
    « Nous avons obtenu une saisie pour la 1re fois d'appartements à Dubaï qui relevaient d'un réseau de trafiquants à Marseille. »
  • 23:00N.BessoneFait
    « Il existe désormais le parquet national anticriminalité organisée. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de se retrouver à l'apéro. - M.Bouhafsi: Bonsoir.

Bienvenue. On est en direct pour le meilleur de l'actualité de ce vendredi avec toute l'équipe. A la une, des températures caniculaires et des Français qui craquent. - Nous sommes toujours sous ce dôme de chaleur. -11 départements en alerte orange canicule.

Des nuits tropicales qui nous attendent. - Je dors très mal avec la chaleur. Je suis ronchon. - Les gens m'énervent plus. - M.Bouhafsi: On est tous d'accord.

E.Dhéliat et l'urgentiste A.Guedj sont nos invités. - Y.Goosz: Dans la lutte contre le narcotrafic, le compte n'y est pas.

C'est S.Lecornu qui le dit et qui a réuni ses ministres pour leur dire qu'ils allaient devoir changer de braquet. - M.Bouhafsi: Il est aux avant-postes pour la lutte contre le narcotrafic.

Sa parole est rare. Le procureur de Marseille N.Bessone est notre invité.

Les images les plus marquantes dans le 5/5. - A.Bégot: Après avoir renoncé à la tournée des Enfoirés, P.Bruel annonce l'annulation de sa tournée des festivals cet été. - M.Bouhafsi: Dans votre Story, vous serez en immersion avec ceux qui font l'actualité.

A 24 heures de la finale de la Ligue des champions, Paris se prépare. - P.Larrouturou: Je vous emmène dans les salles de contrôle de la préfecture de police, qui se prépare à un samedi de tous les dangers entre la finale de la Ligue des champions, 3 grands concerts et la canicule. - E.Eméyé: Nous allons recevoir l'équipe de "La Bataille de Gaulle".

Je me suis penchée sur les grandes fresques historiques. - M.Bouhafsi: Un casting 5 étoiles après 20h.

Tout le casting sera réuni. Certains parlent d'une mexicanisation de la société. Des innocents sont morts sous les balles des narcotrafiquants.

Les habitants des quartiers sensibles sont à cran. Ils craignent pour leur vie et l'Etat décide enfin de contre-attaquer. - On a peur.

Je viens chercher mon fils à l'école. Le coeur n'est pas là. On ne sait pas ce qui peut arriver à tout moment. - Le commissariat ferme à 19h.

A partir de 19h, la peur revient pour tout le monde. - L.Nunez: On ne peut pas avoir ce discours défaitiste.

Bien sûr qu'il y a des morts. On ne peut pas avoir ce discours défaitiste qui donne une image de la situation qui est exagérée. Le narcotrafic n'est pas une fatalité. - M.Bouhafsi: Le procureur de Marseille est notre invité.

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, l'Edito de Y.Goosz.

Le ministre de l'Intérieur était venu l'annoncer il y a 2 semaines: un comité interministériel pour mener la guerre contre le narcotrafic. La réunion s'est tenue en fin de matinée autour du Premier ministre. S.Lecornu a tapé du poing sur la table. - Y.Goosz: Des ministres sermonnés.

S.Lecornu veut montrer qu'il est focus, concentré sur l'essentiel. Il a dit ceci. - M.Bouhafsi: Un changement de pilotage aussi? - Y.Goosz: C'est ce qu'on comprend quand on lit ceci. - M.Bouhafsi: Il nous dit qu'on n'a pas tout essayé contre le narcotrafic. - Y.Goosz: A l'approche de la présidentielle, si vous ne parlez pas répression, vous passez pour un laxiste.

Certains candidats veulent des militaires dans les cités, d'autres, un nouvel état d'urgence. Les deuils se suivent et se ressemblent, d'où l'approche globale prônée par le gouvernement. - S.Lecornu: Pardon de mettre les pieds dans le plat.

Il faut s'attaquer davantage aux consommateurs. Il n'y aurait pas de narcotrafic s'il n'y avait pas de consommation. - M.Bouhafsi: Quels sont nos angles morts? - Y.Goosz: La question du mal-être au travail.

La consommation de drogues explose, notamment la cocaïne, plus 107 % en 8 ans. C'est pour tenir la performance, les cadences dans le BTP, la restauration, l'hôtellerie...

Plus de formations en médecine du travail pour mieux détecter sans stigmatiser, en gardant le secret médical. E.Geffray est sommé d'accélérer en s'appuyant sur la mission de lutte contre les conduites addictives, apprendre aux ados à dire non grâce à des clips de prévention. - Y.Goosz: Le narcotrafic prospère là où la politique de la ville est en souffrance.

Une économie parallèle qui prend la place avec de l'argent sale. C'est l'enjeu d'un programme expérimenté à Nantes dans un quartier. Le suivi individualisé d'une vingtaine de jeunes était dans la réinsertion pour déconstruire ce mythe de l'argent facile. - M.Bouhafsi: Et sur les filières? - Y.Goosz: Dans un rapport de sénateurs, il y a encore pas mal de grain à moudre, notamment sur le numérique.

C'est là que tout se passe. Comment pénétrer les messageries cryptées? Sécurité ou liberté?

Est-ce qu'on laisse les enquêteurs infiltrer nos messageries? Montée en gamme dans la chasse aux têtes de réseaux qui sont à l'étranger. Ca veut dire un service de renseignement, dit-il, plus de coopération et plus de diplomatie, y compris avec l'Algérie. - J.-N.Barrot: Ce qui m'importe, c'est qu'on retrouve les narcotrafiquants, expulser les Algériens en situation irrégulière, que nos entreprises, notamment de l'agroalimentaire, puissent avoir des débouchés en Algérie et qu'on libère C.Gleizes. - Y.Goosz: L'enveloppe de l'aide publique au développement baisse, mais celle consacrée à la lutte antidrogue à l'étranger fait fois deux.

Elle double. - M.Bouhafsi: On attend votre conclusion. - Y.Goosz: Pour que ça marche, il en faudra beaucoup d'autres, des comités interministériels.

En refusant le manichéisme. Il n'y a pas d'un côté les durs qui démantèlent les réseaux et les naïfs de l'autre côté avec leur prévention. On a besoin de tout le monde. - M.Bouhafsi: N.Bessone, votre parole est rare.

Vous êtes le procureur de la République de Marseille. On dit que Marseille est devenue le laboratoire de la lutte contre le narcotrafic. Vous êtes aux avant-postes de cette lutte.

On va revenir sur vos méthodes et vos résultats. Vous diriez, comme le Premier ministre, que face à la menace du narcotrafic, le compte n'y est pas? - N.Bessone: Je pense, comme le dit le Premier ministre, qu'on a besoin d'une approche globale.

Ce n'est pas la répression policière et la répression judiciaire qui sont importantes pour lutter contre l'offre et qui permettront de régler le problème du narcotrafic. C'est un problème de santé publique. C'est la déconstruction de la consommation récréative.

Pour que ce marché soit si important, c'est qu'on a énormément de toxicomanes dans ce pays. - A.Bégot: Il faut s'attaquer aux consommateurs? - N.Bessone: C'est interdit.

Il y a le consommateur festif qui doit être sanctionné, dissuadé de consommer, puis le toxicomane, qu'il convient de soigner. Il faut avoir une politique de santé publique. Ce n'est pas qu'une approche policière et judiciaire.

C'est une problématique de société. Vous avez parlé d'économie parallèle. On a parlé pendant des années d'économie souterraine.

C'est une économie parallèle. C'est une contre-société qui existe dans les cités. - M.Bouhafsi: Vous allez à Marseille, vous allez voir ce qui se passe.

Vous voyez quoi? Ce sont des gamins de 10 ou 11 ans qui sont des chouffes? - N.Bessone: Il faut déconstruire l'eldorado de l'argent facile.

En tant que professionnel, ça se termine par la misère, la violence. Ils sont utilisés comme des chairs à canon et ça se termine par la mort. Pour nos jeunes dans les cités, il faut que la perspective ne soit pas soit d'être footballeur professionnel...

C'est niche. Ou narcotrafiquant...

Il faut une approche sociale et sociétale. Nous le mettons en oeuvre à Marseille, notamment avec la mairie, les associations, pour briser l'omerta. Dans les cités, les gens ont envie de vivre librement de leur travail. - M.Bouhafsi: Il y a un sentiment d'abandon. - N.Bessone: Oui. - Y.Goosz: Et la peur de parler. - N.Bessone: C'est la reconquête républicaine, libérer la parole des gens.

Ce qu'on met en oeuvre avec le tissu associatif et la mairie, c'est de reloger les gens qui parleraient. Le risque vital est engagé pour eux. Toute cette approche globalisante me paraît importante.

J'ai cru comprendre qu'il y avait le ministre de l'Education, le ministre de la Santé et le ministre du Travail...

C'est une approche globale qui nous permettra d'être plus efficaces dans cette lutte. - M.Bouhafsi: Vous parlez d'approche globale, de coopération.

Vous avez voulu montrer, en organisant une conférence avec le procureur de Nice quelques jours auparavant, le 11 mai...

Dans le quartier des Moulins à Nice, des tirs ont fait des blessés. Cette fusillade n'était pas faite pour terroriser. Il y avait une volonté de tuer y compris des passants? - N.Bessone: Absolument.

On avait connu ça à Marseille en 2023 et 2024. Ca s'exporte malheureusement à Nice. Nous avons récupéré le dossier.

Ce qui nous paraissait important avec le procureur de Nice, c'était de faire cette conférence de presse commune pour dire que dans l'articulation entre les juridictions de droit commun et les juridictions spécialisées, nous travaillons en complète coordination. Il existe désormais le parquet national anticriminalité organisée. Par cette conférence de presse, nous voulions montrer la mobilisation de la justice dans toutes ses composantes pour lutter contre le phénomène. - M.Bouhafsi: Il y a quelques années, on entendait: "Ils se tuent entre eux." Là, ce sont des passants.

On a franchi un cap? - N.Bessone: On a de plus en plus de victimes collatérales.

On pouvait qualifier ça de narcoterrorisme. Quand vous voulez prendre le contrôle d'un point de deal, vous allez rafaler à l'aveugle. C'est ce qui s'est passé à Nice.

Les 2 personnes décédées sont complètement étrangères au trafic de stupéfiants. C'est encore plus insupportable. A Marseille, nous avons été fortement impactés par l'assassinat de la jeune Socayna, qui révisait ses cours de droit quand elle a reçu une balle perdue.

Un jeune de 16 ou 17 ans qui est chouffeur sur un point de deal, bien sûr qu'il est responsable et sera poursuivi. A sa mère, on dira que c'était une victime pas tout à fait innocente. Cette ultraviolence, il faut la combattre.

Je protège l'ensemble des victimes. - M.Bouhafsi: On cite souvent l'exemple du coup de pied dans la fourmilière.

Ces innocents meurent parce que les policiers sont là, les policiers agissent. Vous comprenez que ça puisse choquer? On parle de Français tués parce qu'au mauvais endroit, au mauvais moment.

Ce sont les parents qui perdent leurs enfants. Vous comprenez que ça puisse émouvoir? - N.Bessone: Bien sûr.

J'ai entendu le ministre de l'Intérieur qui disait que c'était toujours des morts de trop. Dans quelle situation serait-on si l'Etat ne s'était pas totalement mobilisé pour juguler le trafic, le maîtriser? Il y a des coups de pied dans la fourmilière, des actions de harcèlement sur la voie publique pour reconquérir l'espace public et permettre aux gens honnêtes qui vivent dans ces cités de vivre correctement avec un travail judiciaire de plus longue haleine que je suis chargé de mettre en oeuvre avec la police judiciaire et la gendarmerie pour démanteler les réseaux des organisations. - M.Bouhafsi: Il y a 3 ans, Marseille a connu une année sanglante.

Près de 50 morts en 2023. Depuis le 1er janvier, combien de morts à Marseille? - N.Bessone: On est sur un plus bas niveau historique lié au narcotrafic, à 5 morts.

C'est 5 morts de trop, mais on est sur une baisse conséquente. Plusieurs éléments expliquent cela. Il faut être très modeste.

Quand vous avez une guerre entre la DZ Mafia et le clan Yoda, que vous avez gagné la guerre, vous avez moins d'utilité de gagner la guerre...

La police judiciaire a mis l'ensemble des moyens pour rattraper les commandos tueurs. On peut les reconstituer, mais ça les fait diminuer. Nous avons décidé, d'un point de vue judiciaire, de regrouper.

Nous les avons entravés au sein de QLCO. On se rend compte que d'autres villes sont victimes de ce type de phénomènes, comme Grenoble ou Nice. - M.Bouhafsi: Vous avez dit qu'il ne fallait plus parler de marché souterrain.

C'est un marché de 7 milliards d'euros. Cet argent doit être blanchi. Dans quels secteurs? - N.Bessone: C'est réinvesti dans la restauration, dans le bâtiment, les travaux publics...

Il y a des achats de biens immobiliers. Il y a des investissements à l'étranger. C'est un élément majeur, d'avoir de la coopération avec d'autres pays pour retrouver les circuits de blanchiment. - M.Bouhafsi: L'Algérie, les Emirats arabes unis? - N.Bessone: Par exemple.

On a besoin d'avoir des coopérations avec ces pays. Nous avons obtenu une saisie pour la 1re fois d'appartements à Dubaï qui relevaient d'un réseau de trafiquants à Marseille. Il faut augmenter cette action. - M.Bouhafsi: Une telle puissance financière, 7 milliards d'euros, peut engendrer de la corruption.

Vous avez lancé une cellule anticorruption. On parle 31 dossiers en 6 mois. Ca concerne qui?

Des policiers? Des dockers? - N.Bessone: Tous les secteurs qui peuvent être utiles aux narcotrafiquants, qui ont des moyens considérables pour corrompre. - M.Bouhafsi: Comment? - N.Bessone: Ca commence par des approches, des vulnérabilités, des services rendus.

Quand vous êtes un fonctionnaire public ou un opérateur privé dans un poste sensible, vous êtes pris dans un engrenage et vous cédez à la corruption. Les dossiers de la cellule anticorruption...

Je voulais une approche globale de cette problématique. On se contente souvent d'aller sur les infractions basiques de consultations illicites de fichiers. Ca concerne malheureusement toutes les administrations, pénitentiaires, police, services judiciaires, auxiliaires de justice tels que les avocats... - A.Bégot: Avec des menaces sur leur famille, parfois? - N.Bessone: Il faut une approche répressive.

De savoir qu'il faut se tourner vers son chef de service, ne pas vivre seul les approches et les menaces qu'on peut subir...

Après, il est souvent trop tard. - M.Bouhafsi: Le ministre de la Justice a parlé de corruption sur les fonctionnaires du service public.

Il a même parlé de politiques. Est-ce que vous avez de remontée d'informations qui pourraient impacter la politique en France? - N.Bessone: Qu'ils mettent en cause des politiques pour de la corruption en lien avec le narcotrafic...

Nous suivons cette problématique avec attention, notamment au niveau des élus locaux. Au moment où je vous parle, je n'en ai pas. - E.Eméyé: On a appris qu'une salle d'audience pour les grands procès allait être construite à la prison de Fleury-Mérogis avec pour objectif de réduire le risque d'évasion lors des transferts des détenus qui sont souvent dangereux.

Ca existe déjà en Italie pour les grands procès pour la mafia. Il y a quelques semaines, le procès de 2 cadres de la DZ Mafia avait mis la ville d'Aix-en-Provence sous cloche pour des questions de sécurité. C'est une bonne idée ou ça entérine une justice d'exception? - N.Bessone: Nous avons des organisations criminelles très structurées, très dangereuses, à la puissance financière très importante, en capacité de commettre des actions violentes contre les autorités publiques.

Ca impose aux autorités publiques, dans le cadre de ces grands procès, des mesures de sécurité particulières. Il va falloir d'autant plus prendre des mesures de sécurité particulières qu'au fur et à mesure que ces hautes personnalités criminelles vont passer devant des diverses cours d'assises et vont être condamnées à des peines très sévères alors qu'elles se trouvent dans des établissements de haute sécurité, la volonté de s'évader coûte que coûte va être encore plus forte. Il y a 2 ans, 2 surveillants pénitentiaires ont payé de leur vie la volonté de s'évader d'un de ces criminels.

La justice doit être transparente. Elle doit être contradictoire. Elle doit être accessible au public et rendue au nom du peuple français.

En Italie, le maxi-procès de Palerme s'est fait dans l'enceinte même de la prison d'Ucciardone, à Palerme. Ca a été validé par la Cour européenne des droits de l'homme. Dans le déroulé que l'on peut faire, il y a plusieurs options.

Soit dans la prison elle-même, soit dans une emprise pénitentiaire hors les murs de la prison. Soit à proximité, soit dans des palais de justice sécurisés. Ca appartient à l'autorité politique.

C'est une question ouverte. Il convient de s'adapter à cette nouvelle criminalité. - M.Bouhafsi: Merci.

Vous êtes procureur de la République de Marseille. Restez avec nous. La Story de P.Larrouturou. - P.Larrouturou: Un gros match demain soir.

Vous nous emmenez où? - Dans les salles de commandement qui vont piloter les dispositifs qu'on met en oeuvre pour les événements de demain soir. Vous aimez l'exclusivité. - Vous avez l'air au taquet, monsieur le préfet. - P.Larrouturou: Avant de vous amener en immersion, avant chaque grand match de football, les Champs-Elysées se préparent à une fête qui peut malheureusement dégénérer, à l'image de ces 3 kiosquiers. - En espérant qu'il y ait de la sécurité et que tout se passe au mieux. - Ca va déraper.

On n'est pas bêtes. - Qu'est-ce qui vous inquiète? - La casse de la boutique. - Comment s'était passée la demi-finale, pour vous? - Tout cassé. - P.Larrouturou: L'année dernière, après la victoire du PSG, la fête avait dégénéré.

Le dispositif décrit comme massif, avec 5400 policiers, n'avait pas empêché les pillages et les voitures cassées. Cette année, 8000 policiers et gendarmes. Il fera 33 degrés demain soir.

Ce que vous n'avez pas encore vu, ce sont les coulisses, ces salles de crise qu'on peut moyennement filmer. Qu'est-ce que j'ai le droit de filmer? - Tout, mais il faudra flouter les écrans. - P.Larrouturou: Sur cet écran que nous avons intégralement flouté, il y a des caméras de surveillance.

Il y a l'assemblée générale des grandes entreprises du CAC 40, le Parc des Princes sous toutes ses coutures. 18h, c'est la finale de la Ligue des champions. Le même soir, il y aura A.Nakamura au Stade de France et Damso et Bouss à La Défense Arena. - La 1re salle, c'est la salle qui commande l'ensemble des effectifs qui travaillent à Paris.

Dans cette salle remontent toutes les informations du terrain. Les policiers de terrain rendent compte de toutes leurs activités par radio. On peut voir la manière dont les faits sont relatés et potentiellement les faire corriger.

Ca fait partie des veilles de tous nos capteurs. - P.Larrouturou: La préfecture regarde les vidéosurveillances et les chaînes d'info.

Voici la salle qui contrôle tous les métros et tous les bus. - Nous arrivons dans le centre de coopération opérationnelle pour les transports. On gère des urgences.

On a accès aux 40 000 caméras du réseau. Imaginons que les individus commettent en groupe des infractions pour le match. Ces individus prennent la fuite et s'engouffrent dans une station de métro.

On a la possibilité de retracer le parcours de ces individus et de les interpeller dès leur descente du métro. - P.Larrouturou: Vous avez déjà fait beaucoup de matchs comme ça? - J'ai vécu l'année dernière la finale de la Ligue des champions. - P.Larrouturou: Au début du mois, la victoire du PSG en demi-finale avait été ternie par une centaine de gardes à vue.

Centre d'information et de commandement... - En moyenne, 24 par semaine et 40 par jour chaque week-end. - P.Larrouturou: Tout ce dispositif est sous l'autorité du préfet. - Nous sommes extrêmement mobilisés pour que les Parisiens, ceux qui supportent le foot, ceux qui veulent aller à une activité culturelle, puissent bénéficier de ces prestations dans le calme le plus total et dans une forme de quiétude et de liesse, mais sans dégradation. - P.Larrouturou: Un pronostic pour le match? - Je ne veux pas être le chat noir.

Que le meilleur gagne. Je suis sûr que le PSG est le meilleur. - P.Larrouturou: On a répété ce qu'a dit le préfet à une bijoutière des Champs-Elysées. - On est angoissés.

On est obligés de se barricader. Une perte de chiffre d'affaires qu'on va constater et des frais pour la mise en place de la sécurité. A chaque fois, c'est la même chose.

Espérons que ça ne tombe pas sur notre boutique... - M.Bouhafsi: On aimerait bien avoir une finale de Ligue des champions à Marseille. - N.Bessone: Je suis supporter de l'OM.

Il faut faire preuve de beaucoup d'abnégation. Il faut être ouvert. J'aime bien cette équipe de Paris.

Elle fait penser au parquet de Marseille. Elle est jeune, talentueuse, solidaire et elle essaie de gagner à la fin. - M.Bouhafsi: Dans le métro, le moindre coup de sac à dos devient une provocation.

Dans une file d'attente, 3 minutes paraissent une éternité. La clim devient un sujet diplomatique au bureau. La chaleur met les nerfs à vif. - Je suis très énervée Avec mon entourage.

Je dors très mal, avec la chaleur. Je suis un peu ronchon. - Dans les métros, c'était trop de chaleur. - Les gens m'énervent plus.

Ils sont plus impatients. Ils marchent plus vite et stagnent à l'ombre. Ca fait des gros troupeaux. - J'ai envie de me dépêcher, j'ai chaud, j'ai envie de rentrer chez moi.

Insupportable, les gens qui marchent doucement! - M.Bouhafsi: On est tous à cran.

Bonsoir, E.Dhéliat, présentatrice météo chez TF1. A vos côtés, A.Guedj, médecin urgentiste à l'hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye.

Plus de la moitié de la France a battu un record de température pour un mois de mai. C'est du jamais-vu? - E.Dhéliat: Oui.

Hier a été la journée la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de mai en France, c'est-à-dire globalement sur tout le pays, depuis qu'on fait des relevés météo. Donc c'est vraiment du jamais-vu. On battait des records journaliers de la veille, même.

Ca s'est produit pour Bordeaux. Le lendemain, le record de la veille était battu. - M.Bouhafsi: On dit que la chaleur tape sur le système.

Dans les transports, au travail, dans les files d'attente, beaucoup décrivent une fatigue et une agressivité inhabituelles. Est-ce que la chaleur agit sur nos comportements? - A.Guedj: Oui.

Vous avez raison. On pourrait dire que c'est de l'inconfort. "Je me sens pas bien, donc je suis énervé." La chaleur joue directement sur le système nerveux.

Première chose: vous mettez le cerveau à ébullition. Les messagers entre vos cellules sont perturbés. Ca peut être la sérotonine, la dopamine, toutes ces molécules qui régulent votre humeur.

Pour réguler, vous allez utiliser des hormones, mais les hormones ont plein d'actions. Ca joue sur la psyché. Enfin, dernier truc: la nuit... - A.Bégot: Oui, on dort mal. - A.Guedj: Pas dormir, le problème...

Ca joue sur votre cerveau. Ces 3 choses additionnées, vous êtes sûr que vous avez un cocktail parfait pour vous énerver. Ca a été démontré par des études.

Une étude américaine qui portait sur 3,5 millions de patients...

Ils ont vu qu'il y avait 10 % en plus de consultations aux urgences pour des motifs psychiatriques. C'est partout. C'est pas que l'agacement.

Troubles anxieux, dépressifs, schizophrénie...

Parfois, on est égoïste. On pourrait se dire que ça ne nous concerne pas. On a vu ça aussi sur l'augmentation des violences. - M.Bouhafsi: A 35 degrés, on devient plus agressif, plus impatient, plus susceptible de mal interpréter ce qu'un ami dit. - A.Guedj: Oui.

Il y a jamais de "cut off" pile. Vous ne pouvez pas utiliser le coup de: "Il était 35, pas 34,9." Mais c'est vrai que les températures, ça joue directement.

C'est pas le bon moment pour avoir une dispute. - E.Eméyé: Dans les pays chauds, les gens sont plus nerveux? - A.Guedj: Bonne question. - E.Dhéliat: Il y a l'habitude. - A.Guedj: Exactement. - M.Bouhafsi: Vous êtes habillé en tenue.

Que vous disent les patients aux urgences? - A.Guedj: Aux urgences, ce qu'on essaie de faire...

Les conditions actuelles sont très dures pour eux. On parle des patients qui souffrent d'hyperthermie. On fait une fixation sur les gens qui ont un coup de chaud, mais c'est la partie émergée de l'iceberg.

Aux urgences, les gens viennent pour autre chose. J'ai pas de climatisation dans les urgences. - Y.Goosz: Les soignants souffrent eux-mêmes. - A.Guedj: On n'a pas la clim, alors que je suis dans un grand hôpital.

Vous avez des patients qui cuisent! - A.Bégot: Il fait combien aux urgences, ces derniers jours? - A.Guedj: Je ne pourrais pas vous dire.

On a des ventilateurs partout. Il fait plus de 30 degrés, facilement. Quand des gens viennent aux urgences et qu'on les garde sur un brancard, c'est qu'il y a un motif d'hospitalisation.

Vous savez combien il faut boire, en théorie, par jour d'eau? - M.Bouhafsi: 1,5 l d'eau. - A.Guedj: La légende... 1,5 l, c'est une légende.

C'est 2 l pour une femme et 2,5 l pour un homme. - E.Dhéliat: Mais ça dépend de la température, aussi. - A.Guedj: Ca, c'est le strict minimum.

Imaginez, aux urgences, avec la masse de patients...

Est-ce que vous pensez vraiment que quand on a la patiente âgée qui peut pas marcher, on peut l'hydrater correctement? Non. Elle se déshydrate.

Et ça augmente la mortalité. - M.Bouhafsi: Demain, 10 départements seront en vigilance canicule.

A partir de dimanche, on sort de cet épisode de chaleur? - E.Dhéliat: Absolument.

Il va continuer à faire chaud auprès de la Méditerranée, notamment dans la vallée du Rhône. Ils sont un peu plus habitués. Il n'y aura plus de canicule.

On va retrouver des températures au-dessous des normales de saison. Au milieu de la semaine prochaine, on aura des températures normales pour début juin, et parfois même un tout petit peu en dessous de la moyenne au Nord. - M.Bouhafsi: Et la semaine prochaine, avec les orages, on repasse sur quelque chose de plus frais, plus humide? - E.Dhéliat: Légèrement. - M.Bouhafsi: On aura l'impression d'un coup de frais? - E.Dhéliat: Pas vraiment.

C'est pas soudain. Ca va être petit à petit qu'on va retrouver des températures plus normales. Déjà, aujourd'hui...

Du côté de Brest ou Dinard, ils ont perdu 10 degrés par rapport à hier. - M.Bouhafsi: C'est dû à quoi?

Au dérèglement climatique? - E.Dhéliat: Il faut pas tout confondre.

Les 10 degrés en moins, c'est très météorologique. On était dans un flux de sud. D'un coup, le flux d'ouest prend le dessus.

C'est de l'air plus frais qui arrive par la Manche et qui va rentrer petit à petit sur le territoire. C'est de la météo. La météorologie, c'est ce qui se passe au jour le jour.

La climatologie, c'est du long terme. Le problème, c'est que la climatologie et le changement climatique accentuent ces phénomènes. - M.Bouhafsi: Il y a 2 semaines, pour l'Ascension, on était en dessous des normales saisonnières.

Comment expliquer que le dérèglement entraîne des épisodes plus précoces et plus petits? - E.Dhéliat: Parce que les masses d'air sont de plus en plus chaudes.

Là, on avait une situation exceptionnelle, parce qu'on avait un dôme de chaleur. On a un énorme anticyclone, et cette chaleur arrivait en permanence dans un flux de sud, bloquée par des pressions. C'est comme dans une pompe à vélo.

Au fur et à mesure, ça chauffe, ça chauffe...

C'est pour ça que les températures ont augmenté au fil des jours et des heures. Maintenant, on va basculer dans un flux d'ouest, avec le retour de nuages et d'averses. Il faudra peut-être surveiller les orages.

C'est pour ça qu'on va enfin mieux respirer. - Y.Goosz: E.Dhéliat, en 2022, vous aviez présenté un bulletin-fiction particulier, la météo de la France en 2050. - E.Dhéliat: Voici la carte prévue, avec des températures égales ou supérieures à 40 degrés, toujours en cas de forte canicule.

Jusqu'à 48 degrés pour Nîmes. Sans faire de catastrophisme, on va observer la différence de ces 2 cartes en 8 ans. Parfois, peu de différences, comme à Reims.

Un peu plus pour Bordeaux, de 40 à 45. Sur le Nord-Ouest, on a une différence d'une dizaine de degrés. Ca vous paraît peut-être excessif... - Y.Goosz: C'est presque le bulletin que vous avez présenté en 2026. - E.Dhéliat: C'est très intéressant.

Le 1er bulletin...

C'était en 2014. L'OMM avait demandé de faire ça, l'Organisation météorologique mondiale. Lorsqu'ils m'ont envoyé les températures, 43 à Nîmes, je leur ai dit: "Mais vous vous rendez compte?" En 2022, j'ai demandé s'ils faisaient toujours leurs tendances, et ils m'ont dit que oui.

Ce que vous voyez sur la Bretagne, qui était prévu pour 2050, on l'a déjà eu. Le week-end dernier, j'étais à Rennes pour le Forum international de la météo. Un météorologue breton nous a sorti la carte des températures en Bretagne le 28 juillet 2022.

On avait dépassé les 40 degrés, 42 à l'intérieur des terres. - M.Bouhafsi: Cette chaleur n'est pas seulement pénible, elle peut aussi faire des victimes.

Un ouvrier de 19 ans est mort dans la Drôme. Il a fait un malaise et il a été conduit à l'hôpital. Une hyperthermie est évoquée.

Ce drame rappelle que la chaleur peut devenir un risque vital, en particulier pour ceux qui travaillent dehors. - A.Guedj: Ca nous rappelle que ça concerne tout le monde.

Beaucoup de personnes se disent que ça ne concerne que les plus jeunes ou les personnes avec des comorbidités. Là, c'est un jeune garçon de 19 ans. C'est tragique.

Il était couvreur. On imagine qu'il n'avait pas de comorbidités associées. C'est les conditions qui ont fait ça.

Le fait de dire qu'il faut boire...

La soif est une réponse à la déshydratation. Vous êtes déjà déshydraté. Très bon réflexe de boire quand je dis ça! - M.Bouhafsi: Et on voit les terrasses bondées...

Il faut faire attention à l'alcool. - A.Guedj: L'alcool déshydrate.

J'aurais beau dire aux gens de ne pas boire de l'alcool, ça ne marche pas. Essayez de vous hydrater, et pas en plein cagnard, même si le rosé est attirant. Il y a un vrai risque. - E.Eméyé: Il y a un autre risque important.

La météo des forêts a été relancée 4 jours plus tôt que prévu cette année. 17 départements sont déjà en vigilance jaune. Le risque de feux de forêt va s'intensifier? - E.Dhéliat: C'est proportionnel à ces températures, à ce risque.

On avait un anticyclone, donc un temps calme, pas de vent. Quand on a de fortes températures et qu'un feu de forêt prend d'un coup...

Le problème, c'est quand il y a du vent. Ca, c'est une catastrophe. Il faut dire aux gens de ne pas faire de barbecues dans la forêt, surtout maintenant.

Il faut être extrêmement vigilant. On avait vu les catastrophes pour la forêt des Landes. - M.Bouhafsi: Vu qu'il fait tout le temps 35 degrés à Marseille, je comprends mieux pourquoi on réagit au quart de tour quand on est à Marseille.

Rires. Merci, E.Dhéliat.

Merci, A.Guedj. On espère que la clim va arriver aux urgences de l'hôpital Poissy-Saint-Germain-en-Laye.

Hydratons-nous. Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot.

Pour commencer, on vient de l'apprendre: P.Bruel annule sa tournée des festivals. - A.Bégot: Le chanteur l'a annoncé.

Annulation d'une quinzaine de festivals prévus cet été, annonce par communiqué. Plusieurs organisateurs de festival ont rapporté subir des pressions et être empêchés dans l'organisation sereine de leur événement. C'est pourquoi ils ne souhaitent pas exposer ces organisateurs à un climat de tension.

Au moins 10 plaintes pour viols ou agressions sexuelles ont été déposées en France contre lui. Ce sont des faits qu'il nie. Bonsoir, P.Radenovic.

C'est vous qui révélez ces informations, ce soir. - P.Radenovic: Ca faisait longtemps qu'on attendait cette annonce.

On a eu la confirmation par l'entourage de P.Bruel. L'étau Commençait à se resserrer. - M.Bouhafsi: P.Bruel continue à jouer sa pièce de théâtre. - P.Radenovic: La pièce est bientôt terminée.

C'est une équipe, aussi. Les gens ne viennent pas que pour P.Bruel. - A.Bégot: Sa tournée, en revanche, hors festivals, est maintenue. - P.Radenovic: Pour l'instant, oui.

On ne peut pas savoir...

Cette tournée de concerts est postérieure aux festivals d'été, donc on ne sait pas comment les choses vont évoluer au niveau judiciaire. Elle est pour l'instant maintenue. - A.Bégot: Il y a notamment un concert au Cirque d'hiver qui aura lieu mi-juin.

P.Bruel évoque la pression sur les organisateurs de festival. Elle était vraiment réelle?

C'est une pression médiatique? - P.Radenovic: Oui.

Le Cirque d'hiver est le seul concert annulé. Ils ont annulé tous les festivals, sauf ce concert. La pression médiatique était énorme, en effet.

Le climat actuel fait que tout le monde redoutait des troubles à l'ordre public. Plusieurs maires ont appelé P.Bruel à annuler ses concerts.

Le communiqué, c'est sa société de production. C'est lui-même qui décide d'annuler ses concerts. Il a fait un communiqué avec sa société de production. - M.Bouhafsi: Le vrai impact financier est pour P.Bruel, qui est son propre organisateur, producteur. - P.Radenovic: Oui.

Pour les festivals, c'est un système de forfait avec des dommages-intérêts qu'il devra verser, mais ça lui coûte moins cher que d'annuler ses concerts, où il fait son concert tout seul. - A.Bégot: Ce matin, il y a l'annonce de son retrait de la tournée des Enfoirés.

Ca aussi, c'était sous la pression? - P.Radenovic: Oui.

Ce qui transparaît dans les 2 annonces, c'est qu'il ne veut pas causer de tort aux personnes qui l'entourent. Pour Les Enfoirés, c'est assez clair. Il ne veut pas qu'il n'y ait pas de dons à cause de ses affaires judiciaires. - A.Bégot: A chaque fois, dans ses communiqués, il rappelle sa version, qu'il est innocent.

Dans le communiqué pour Les Enfoirés, il dit: "J'espère vous retrouver lorsque la justice aura prouvé mon innocence. "A ce jour, il est innocent. - P.Radenovic: Au niveau judiciaire strict, il n'est même pas présumé innocent, car il n'est pas mis en examen.

Il n'est pas inquiété par la justice. Son retrait n'est pas un aveu de culpabilité. - M.Bouhafsi: Merci, P.Radenovic.

Dans l'actualité, ce tollé après la chute d'un drone russe en Roumanie. - A.Bégot: Un drone tombé sur Galati, tout près de la frontière avec l'Ukraine, sur un immeuble. 2 personnes ont été blessées: un adolescent de 14 ans et une femme de 53 ans.

Ca n'est pas la 1re fois que des drones russes sont repérés dans le pays, mais c'est la 1re fois qu'une zone résidentielle est touchée. ... - A.Bégot: L'Otan condamne l'irresponsabilité de la Russie. "Irresponsable", C'est aussi le terme employé par le ministre des Affaires étrangères français.

Il a convoqué l'ambassadeur de Russie en France. - J.-N.Barrot: Je veux d'abord condamner cet acte irresponsable de la Russie, qui vise un pays ami, de l'UE et de l'Otan, qui a fait 2 blessés.

La réponse de l'Otan est toujours très ferme et très proportionnée. Si la sécurité d'un pays de l'Otan est engagée, la réponse peut être dévastatrice. - M.Bouhafsi: Et la guerre en Ukraine qui s'invite à Roland-Garros... - A.Bégot: L'Ukrainienne Olekansdra Oliynykova affrontera demain une Russe, qu'elle accuse de soutien à la propagande russe.

Elle lui reproche d'avoir participé à un tournoi parrainé par le géant russe Gazprom. ... - A.Bégot: Match prévu demain.

L'Américain Frances Tiafoe a retrouvé sa raquette. La raquette lui avait été volée après sa victoire hier. Il a lancé un appel à l'aide sur les réseaux sociaux, promettant 2 places pour son prochain match à celui qui la rapporterait.

Ca a fonctionné. - M.Bouhafsi: Carton jaune pour un débile, le Paraguayen Vallejo. - A.Bégot: Il a été battu hier par M.Kouamé.

Il a accusé l'arbitre brésilienne de ne pas avoir fait suffisamment preuve d'autorité pour contenir le public, qui était à fond derrière son nouveau chouchou. Il mérite un carton rouge, même. M.Kouamé, lui, sera de retour demain sur les courts. 3e tour face au Chilien Tabilo. ... - A.Bégot: Il voulait un match le matin pour voir PSG-Arsenal, la finale qui est prévue à 18h.

Il devrait jouer vers 15h. Il va donc devoir soit conclure très vite, en moins de 3 heures, soit faire un petit replay. - M.Bouhafsi: Bravo aux organisateurs de Roland-Garros.

On lui souhaite bonne chance. On ne doit pas dire ça, c'est ça? On y a pensé très fort...

Les joueurs du PSG sont arrivés à la mi-journée à Budapest. - A.Bégot: Voici les images de leur arrivée à leur hôtel, en plein centre-ville.

Ils ont été accueillis par les supporters, déjà nombreux sur place. On attend près de 20 000 supporters côté parisien. Certains sont parfois venus de loin. - Nous venons de l'île de La Réunion.

Nous sommes passionnés par le football. Une 2e finale de coupe d'Europe, c'est indispensable. - On est heureux, on va la gagner! - Je suis supporter depuis 55 ans du PSG.

On est passés dans une nouvelle ère. - Nous, on vient de Bayonne. Le temps de trajet est pas très long: moins de 3 heures.

On va faire le back to back. On va faire taire les Anglais. - M.Bouhafsi: J'ai peur qu'il rate le match.

Il a l'air déjà en forme! - A.Bégot: Ils sont très en forme.

Ils étaient réunis sur la place des Héros, en plein coeur de Budapest. Certains sont même parfois venus sans place. - Je suis dans une auberge de jeunesse et je recherche une place. - Ah, vous êtes venu sans place? - Oui.

J'ai bon espoir d'en trouver une demain. Il y a plein de revendeurs qui ont acheté des dizaines de tickets. Le prix est en train de baisser, donc j'attends jusqu'au dernier moment. - A.Bégot: On essaie tous de faire des pronostics. - Je pense...

Si c'est le match de Dembélé, on gagne. - 3-1. - 2-0. - Je pense qu'on va gagner 2-0, avec Dembélé et peut-être une surprise, comme Marquinhos. - M.Bouhafsi: Je vais demander aux invités.

N.Bessone, un prono? - N.Bessone: 3-0. - M.Bouhafsi: A.Guedj? - A.Guedj: J'aime pas le foot mais j'aime bien Paris. 3-0 pour Paris, aussi. - E.Dhéliat: 3-0, c'est beaucoup, mais s'ils font déjà 2-0, c'est génial. - M.Bouhafsi: 3-1 pour Paris avec buts de Kvara et Dembélé. - A.Bégot: Les joueurs de l'équipe de France sont arrivés à Clairefontaine.

Début du stage de préparation au Mondial, qui commence dans moins de 2 semaines. E.Macron leur rendra visite et ils s'envoleront pour les Etats-Unis le 10 juin. - M.Bouhafsi: A mi-chemin entre le four et l'art, le musée Louvre-Lens accueille une nouvelle oeuvre. - A.Bégot: C'est la Coupe de France remportée par le RC Lens.

Elle est exposée depuis ce matin, 17h, au public. L'accès est gratuit jusqu'au 14 juin. C'est tout un symbole dans cette ville. - C'est la 1re fois que je la vois en vrai.

C'est de l'émotion. On la voulait depuis longtemps. C'est pour nos ancêtres les mineurs...

Il y a pas de mots. - A.Bégot: C'est touchant. - M.Bouhafsi: C'est bien, le foot.

Dimanche, c'est la fête des Mères. - A.Bégot: Seuls 30 % des Français ont prévu de dire "je t'aime" à leur maman.

C'est le résultat d'un sondage publié cette semaine. La moitié des personnes interrogées expliquent qu'elles ont du mal à dire ces 3 mots par pudeur. Rassurez-vous, les mamans seront gâtées, comme chaque année.

Près de 8 Français sur 10 ont prévu un cadeau. - Qu'est-ce que vous avez offert? - Un bouquet de fleurs. - DES FLEURS. - J'ai rien prévu. - Une petite bouteille d'alcool. - Avec un petit poème. - Une brosse à cheveux qui démêle sans faire mal. - Un vase avec des fleurs à l'intérieur. - Souvent, des fleurs ou un petit bijou. - Vous allez pas me croire: des claquettes comme celles-ci!

C'est ultra confort. - Cette année, on va essayer d'innover. C'est toujours des fleurs ou des bijoux.

Pourquoi pas changer la donne, avec une sortie spéciale ou quelque chose comme ça? - Vous avez rien prévu... - Ouais. - A.Bégot: Il est honnête!

Quel est le cadeau numéro 1, à votre avis? - LES FLEURS. - A.Bégot: Oui, devant les parfums et les bijoux.

L'an dernier, plus de 2,2 millions de personnes ont offert un bouquet ou une plante à cette occasion. - Fleur phare de la fête des Mères: la pivoine. C'est une fleur de saison assez courte saison.

La saison dure d'avril à juin. C'est produit en Ile-de-France. Il y a pas mal de petits producteurs, et aussi dans le Midi. - A.Bégot: E.Dhéliat, le plus beau cadeau de fête des Mères que vous ayez reçu? - E.Dhéliat: Je pense que c'est le mot écrit, qui vous va droit au coeur. - A.Bégot: Vous en êtes encore émue. - E.Dhéliat: Oui, parce que c'est vraiment ça!

Des fleurs, on en reçoit, etc. Mais le petit mot avec le petit dessin, c'est super, surtout quand ils sont tout petits. Et même après... - A.Bégot: Il faut les garder, ces mots. - M.Bouhafsi: Paul, un petit mot? - P.Larrouturou: Je veux dire à ma mère que je l'aime. - M.Bouhafsi: Pour conclure, des images spectaculaires. - A.Bégot: Vous vous souvenez de Blue Origin, la compagnie créée par J.Bezos qui propose des allers-retours dans l'espace?

Il avait mis en orbite K.Perry. Son dernier essai hier a été un fiasco.

La fusée a littéralement explosé au sol. Je vous rassure, elle était vide. Mais ça m'étonnerait que quelqu'un ait envie d'y retourner de sitôt.

On ne connaît toujours pas le prix du billet, qui est tenu secret. Un acompte de 150 000 dollars est demandé. - M.Bouhafsi: On va rester sur Terre!

Merci, N.Bessone. Merci, E.Dhéliat, A.Guedj et P.Radenovic.

Dans un instant, tout le casting du film "La Bataille de Gaulle". On sera aussi dans L'OEil d'Eglantine, avec des recommandations de biopics historiques. On aura le péché mignon du général de Gaulle.

A tout de suite.