Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 7 avril 2021 25 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Fêtes clandestines, rapports avec les autorités sanitaires, campagne de vaccination... Le "8h30 franceinfo" de Renaud Muselier

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Ou pour vous, c'est le der des der, ce confinement-là ?

  • 1:04OuverteRéponse directe

    Pourquoi je dis que j'espère, et qu'il faut souhaiter que ce soit le dernier dernier, mais je suis inquiet.

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Pour vous, ça, c'est de l'impréparation de la part du ministère de l'Éducation nationale ?

  • 4:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez que l'on vaccine le plus vite possible les enseignants ?

  • 10:37OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous agace exactement ? Qu'est-ce que vous lui reprochez ?

  • 13:19RelanceRéponse partielle

    Mais est-ce que finalement, tout le monde ne s'est pas trompé dans cette affaire, y compris le professeur Didier Raoult que vous avez défendu à Marseille, y compris vous, quand vous avez expliqué qu'il était nobelisable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:21InvitéFait
    « La semaine du 26 avril, la rentrée se fera physiquement pour les maternelles et les primaires. »
  • 1:48Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron ajoute ce matin dans Le Parisien Aujourd'hui en France qu'il ne conditionne pas la réouverture des établissements scolaires aux chiffres et au contexte sanitaire, justement. »
  • 3:24InvitéChiffre
    « Nous avons informatisé à totalité nos lycées. Nous avons, depuis près de 2 ans, fourni des tablettes à tous nos lycéens. C'est-à-dire plus de 200 000 tablettes. »
  • 4:44InvitéChiffre
    « J'ai 4000 personnes dans les lycées qui font en sorte que je n'ai eu aucun lycée fermé, sauf un pendant 15 jours. »
  • 5:20InvitéPromesse
    « Je commence la semaine prochaine, dans les lycées de la région, d'organiser des vaccinodromes, dans les gymnases. »
  • 6:49InvitéFait
    « Si on le fait pour le professeur, il faut le faire forcément aussi pour le personnel. »
  • 7:37InvitéChiffre
    « La préfecture du Barin saisit la justice pour faire annuler la subvention de 2,5 millions d'euros de la mairie de Strasbourg pour construire une mosquée. »
  • 10:09InvitéFait
    « Vraisemblablement, comme un peu partout, il y a des endroits où ils trichent. »
  • 12:54InvitéFait
    « On demande quand même les tests salivaires. On ne les a pas eus. »
  • 14:55InvitéChiffre
    « Vous en avez commandé 150 000 des autotests qui arriveront en pharmacie à partir du 12 avril. »
  • 18:12InvitéChiffre
    « J'en ai commandé 500 000. »
  • 20:11InvitéFait
    « M. Castaner m'a tendu la main. Je lui ai répondu que dans cette période de Covid, personne ne se serrait la main et que je voulais un test PCR. »
  • 22:15InvitéFait
    « J'ai été le ministre de Jacques Chirac. »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Renaud Muselier10 %
  • Invité 29 %
  • Invité 39 %

5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Renaud Muselier

Bonjour Renaud Muselier. Bonjour. La France est confinée pour 4 semaines, les écoles fermaient quasiment jusqu'à la fin du mois, mais a priori, ça n'ira pas au-delà. C'est en visioconférence et devant des collégiens qu'Emmanuel Macron l'a dit hier.

0:16
Invité

La semaine du 26 avril, la rentrée se fera physiquement pour les maternelles et les primaires. Vous, vous referez une semaine un peu comme ça, à distance, et après, à partir de la première semaine de mai, vous reprendrez les cours physiquement. Et donc, je pense que jusqu'à la fin de l'année scolaire ensuite, il ne devrait pas y avoir à nouveau de confinement.

0:34
Renaud Muselier

Pas de reconfinement ni de fermeture des écoles après la fermeture actuelle. Il utilise tout de même le conditionnel. Le chef de l'État, il a raison d'être aussi prudent. Ou pour vous, c'est le der des der, ce confinement-là ?

0:45
Invité

Je l'espère de tout cœur. En tout cas, c'est ma volonté. J'espère que le président, même s'il emploie le conditionnel, aura raison. Parce que la pénalisation de nos jeunes est terrible. Alors, pourquoi je dis que j'espère, et qu'il faut souhaiter que ce soit le dernier dernier, mais je suis inquiet. Nous, par exemple, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, nous avions le département des Alpes-Maritimes qui était le plus impacté. Et on a toujours un peu le bazar des critères, pour savoir à quel moment on ferme, on ouvre, etc. Et je garde comme critères qui sont les plus simples, taux d'incidence, taux de positivité, taux de patient en réanimation.

Les Alpes-Maritimes étaient à près de 700 en positivité, en incidence. Il faut savoir que s'il faut être en dessous de 250, après 6 semaines, ils sont à peine à 400, sur un plateau qui reste à 400. Or, si on se projette par rapport à ce que vient de dire le président de la République, dans un confinement identique, c'est-à-dire mode niçoise par rapport au national, avec les lycées et les écoles en plus, on se trouve dans une démarche où on va descendre, se retrouver en plateau, mais je pense que le plateau risque d'être très élevé.

1:48
Renaud Muselier

Emmanuel Macron ajoute ce matin dans Le Parisien Aujourd'hui en France qu'il ne conditionne pas la réouverture des établissements scolaires aux chiffres et au contexte sanitaire, justement.

1:57
Invité

C'est un peu bizarre. C'est-à-dire qu'on les rouvre, quelle que soit la situation, dans un mois. À ce moment-là, ce n'est peut-être pas la peine de les fermer, puisqu'on est 15 jours de vacances. Mais bon, on voit bien que c'est très difficile de gouverner sur la base du conseil scientifique, qui donne des chiffres en permanence très différents et qui coince quand même considérément le pouvoir politique. Donc je porte assez peu de jugement, finalement, sur la gestion que je trouve très hasardeuse de la crise sanitaire, mais j'essaie d'être le plus cohérent possible. On change en permanence de critères, de calendrier, de zones de fermeture. Aujourd'hui, c'est la totalité de la France.

Et même, on se trompe et on ne sait plus très bien en quoi consiste le confinement. Je pense que le fait de fermer les écoles était le moyen de mettre le plus possible des personnes en télétravail pour qu'il y ait le moins possible de croisements sociaux et de contacts. Donc les 4 semaines, on n'est pas sûr que ce soit suffisant ? On n'est pas sûr que ça marche ? Si je prends l'exemple des Alpes-Maritimes, sur la base de ce qui a été fait pendant 6 semaines, ça a bien descendu, mais c'est insuffisant. Depuis hier, c'est le retour de l'école à la maison.

Et la première journée a été marquée par de multiples bugs dans plusieurs régions, des problèmes de connexion au serveur pour accéder aux cours. Pour vous, ça, c'est de l'impréparation de la part du ministère de l'Éducation nationale ? En tout cas, pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, nous, nous avons informatisé à totalité nos lycées. Nous avons, depuis près de 2 ans, fourni des tablettes à tous nos lycéens. C'est-à-dire plus de 200 000 tablettes. Et que ce soit dans le premier confinement, dans le deuxième, ou maintenant, nos systèmes informatiques fonctionnent. Donc vous, vous n'avez pas eu de bug hier ? Non, on n'a pas eu de bug, non. Aucun bug dans votre région hier ?

En tout cas, en ce qui concerne les lycées qui dépendent de moi, tous les professeurs ont pu travailler à distance, et les élèves ont pu travailler. Donc chez moi, aucun bug. Alors, c'est quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé hier ? Il y a eu un manque d'anticipation, une impréparation ? Je constate que chez les autres, ça n'a pas marché, et que chez nous, ça a marché. Ça veut dire que peut-être qu'on a anticipé de façon plus importante. Mais on l'a fait, en fait, avant le Covid, nous. Donc on n'était pas dans l'urgence.

Nous, on avait fait un choix stratégique dans le cadre de l'éducation, avec le recteur, avec les conseils pédagogiques des différents lycées, pour informatiser et sortir du papier et entrer dans la tablette. Et ça, on l'avait fait avant le Covid. Donc le fait qu'on ait informatisé tout ça avant, on fait en sorte que quand il y a eu la crise du Covid, que ça soit en distanciel ou en présentiel, on avait la connexion informatique.

4:21
Renaud Muselier

Est-ce que vous souhaitez que l'on vaccine le plus vite possible les enseignants ? En tout cas, avant la rentrée prévue début mai, les tout premiers enseignants, ceux qui s'occupent d'enfants handicapés, doivent commencer à l'être. A priori, c'est ce qu'a rappelé Emmanuel Macron hier courant avril, mais il n'y a pas de vaccination de masse, pour l'instant, prévue pour les enseignants. Alors, pour la vaccination,

4:41
Invité

mes lycées, je donne un exemple de mes lycées, j'ai 4000 personnes dans les lycées qui font en sorte que je n'ai eu aucun lycée fermé, sauf un pendant 15 jours. parce qu'on a fourni du personnel, etc. Donc, dès qu'il y avait un cas contact, c'est 500 personnes qui ont tourné dans la totalité de nos lycées pour renforcer nos 4000 personnes qui ont pu avoir les lycées ouverts. Si vous vaccinez les professeurs, il faut aussi vacciner les personnels des lycées. Parce que finalement, c'est la contamination, si c'est la logique sanitaire, qui est de dire je vaccine le professeur parce que je ne veux pas que l'enfant soit contaminé, il faut faire aussi tout le personnel des lycées.

Et alors ça, il faut le faire quand ? Il faut le faire au plus tôt et le plus possible. Alors moi, j'ai demandé la possibilité, je commence la semaine prochaine, dans les lycées de la région, d'organiser des vaccinodromes, dans les gymnases, en fait, de façon à faciliter la tâche. Pour les enseignants ou pour la population générale ? Moi, je demande de pouvoir le faire pour la population, avec, cibler en permanence, plutôt les professeurs et le personnel. Mais après, ce sera... Tant que je n'ai pas les autorisations, je ne peux pas. De toute façon, c'est toujours le même problème. Il y a l'exemple de Rachida Dati à Paris.

Si je remets un peu d'ordre dans tout ça, tout le monde doit être vacciné maintenant. En gros. Et donc, chaque fois, on nous explique qu'il y a quelqu'un qui va être prioritaire pour être vacciné. Donc, il faut qu'on remette un peu d'ordre dans la priorité vaccinale, en fonction des doses qui sont livrées. La priorité, c'est celle de l'âge, celle qui a été établie par la Haute Autorité de Santé. Est-ce qu'il faut changer ça ? En même temps, on nous dit, il faut absolument réouvrir les lycées. Si on le fait pour le professeur, il faut le faire forcément aussi pour le personnel. Et donc, il faut être cohérent sur des masses globales par rapport à une stratégie. Je suis médecin de formation.

Quand vous luttez contre une épidémie, vous ne le faites pas qu'à moitié. Vous le faites sur la totalité. Et donc, vous essayez d'avoir une stratégie globale qui ne fonctionne pas pour des intérêts particuliers d'une particularité de notre société, mais pour un ensemble par rapport à une démarche de sensibilité. Si vous voulez ouvrir les lycées, les écoles, ce qui est tout à fait nécessaire, j'y suis tout à fait favorable, c'est indispensable. Mais si, pour cette contrainte-là, vous estimez qu'il faut faire les professeurs, il faut faire les professeurs et le personnel avec, parce que comme ça, vous protégez la totalité de votre environnement scolaire.

6:49
Renaud Muselier

Renaud Muselier, président Les Républicains de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et président des régions de France. Et l'invité de France Info, jusqu'à 9h, il est 8h40, le fil Info avec Mélanie Delonnet.

6:59
Invité

C'est la première usine à produire des vaccins contre le Covid en France. L'usine Delpharm commence aujourd'hui le conditionnement de doses de Pfizer en Eureloir, près de Dreux, des vaccins à destination de la France et d'autres pays d'Europe. D'ici l'été, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement, mais il faudra porter le masque au maximum, prévient Emmanuel Macron, qui s'est invité hier dans un cours d'histoire par visioconférence, sans bug celui-ci, contrairement à beaucoup d'autres. Pas d'annulation du brevet prévu fin juin, indique le chef de l'État aux collégiens. Il confirme aussi le calendrier de réouverture des établissements scolaires.

La préfecture du Barin saisit la justice pour faire annuler la subvention de 2,5 millions d'euros de la mairie de Strasbourg pour construire une mosquée. Cette subvention à une association qui n'a pas signé la charte républicaine doit être soumise à un second vote du Conseil municipal. Amazon soutient une hausse de l'impôt sur les sociétés, assure le fondateur du géant du numérique, réponse au président américain Joe Biden. Il veut taxer davantage les entreprises pour financer son plan de relance. Il a dénoncé les astuces des sociétés comme Amazon pour échapper aux impôts. France Info.

8:09
Présentateur

Le 8.30 France Info. Salia Brakia, Marc Fauvel.

8:13
Invité

Toujours avec Renaud Buselier, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Selon la ministre Marlène Schiappa, qui était hier à votre place, plus de 350 rassemblements festifs clandestins ont été recensés depuis décembre dernier. On se rappelle aussi du carnaval qui a eu lieu en plein air à Marseille il y a quelques jours. Est-ce qu'il faut être plus dur ? Bien sûr qu'il faut être plus dur. Il faut être plus dur avec tous ceux qui trichent. On a la nécessité individuellement et collectivement de mesurer son enthousiasme. On a tous envie de faire la fête. On a tous envie de prendre le soleil. On a tous envie et on rêve de prendre un café sur une terrasse.

On a tous envie de s'embrasser. Mais ceux qui le font savent qu'ils mettent tout le monde en danger. Vous parliez de Marseille, c'était illégal. Enfin, on voit aujourd'hui qu'à Marseille, je ne sais pas si c'est ça ou non, c'est un droit direct, mais immédiatement après, dix jours après, sur la totalité de la ville, on voit qu'il y a eu un cluster qui s'est passé. Et aujourd'hui, on est à près de 600 en taux d'incidence. Donc, ceux qui trichent prennent le risque de tricher. En ce qui concerne les établissements, ils doivent être sanctionnés sévèrement et qu'on ne leur donne plus les aides d'État. Plus sévèrement ? Plus sévèrement, c'est-à-dire des amendes plus importantes ? Bien sûr.

Bien sûr que le risque doit être très important sur le plan pécunier. C'est-à-dire au-delà des 135 euros, par exemple, quand on ne porte pas le masque lors d'un rassemblement dans la rue ? Le masque, encore, sur les 135 euros, c'est parce que c'est un non-port de masse individuel. C'est une sanction individuelle, le masque. Ce qu'il faut, c'est la sanction par rapport à ceux qui sont dans un collectif.

Ceux qui ne veulent pas, par des fêtes nocturnes, par des moments de rassemblement, par des dîners organisés chez des restaurateurs, qu'on est systématiquement, pour ceux qui sont les organisateurs, des sanctions pénales et des sanctions financières, pour les participants, des sanctions financières très importantes, et pour ceux qui ont pignon sur rue et qui ont des responsabilités, je dirais, payées par l'État dans le cadre de le fonctionnement de leur société, qui est l'arrêt total des aides d'État. Il y a des restaurants clandestins en PACA ? Vraisemblablement, comme un peu partout, il y a des endroits où ils trichent.

Vous avez aussi des restaurateurs, il y a énormément de restaurateurs qui jouent le jeu. Évidemment. Et qui ne peuvent pas accepter de voir le copain, le voisin à côté, qui tire le rideau et qui organise une dîner derrière. Et donc ça, moi je pense à ceux qui respectent la loi, qui travaillent dans le cadre de la loi, et c'est ceux qui trichent, qui doivent être... On ne doit pas pénaliser tout le monde et pas pénaliser certains. Voilà.

10:37
Renaud Muselier

Vous avez récemment, et ces derniers mois, Renaud Musulier, critiqué, je cite, l'arrogance du Conseil scientifique, et même demandé à son président, Jean-François Delfraissy, je vous cite encore, de la fermer. Qu'est-ce qui vous agace exactement ? Qu'est-ce que vous lui reprochez ? C'est son expertise ou c'est le fait qu'il la médiatise ? Ou c'est les deux à la fois ? C'est les deux.

10:59
Invité

Qu'est-ce qu'on peut reprocher

10:59
Renaud Muselier

à un Conseil scientifique ?

11:00
Invité

Qu'est-ce qu'on peut reprocher ? C'est quand même lui qui nous a expliqué. Je vous donne l'exemple des masques, quand même, c'est le plus simple. L'exemple des masques, c'est eux qui nous ont dit à la télévision, dès le premier confinement, qu'il n'y avait pas besoin de masques. C'est quand même eux qui nous l'ont dit. C'est quand même eux qui nous ont dit.

11:12
Renaud Muselier

Au moment où l'OMS le disait aussi, par exemple.

11:15
Invité

Oui, ça met la totalité du Conseil scientifique en difficulté, mais pas spécifiquement l'OMS. L'OMS a pris des positions sur la vaccination, sur le dépistage, qui n'a jamais été suivi par le Conseil scientifique chez nous. Quand vous avez, sur le Conseil scientifique, la démarche qui est de dire il faut fermer toute la totalité du pays. Quand ils changent en permanence les critères dont on a parlé, que ce soit les taux d'incidence, les taux de positivité, les taux de patients en réanimation, la territorialisation ou non, c'est un bazar qu'ils ont mis en place.

11:46
Renaud Muselier

Si on ne s'appuie pas sur les scientifiques,

11:48
Invité

on écoute qui ? Son intuition ? Non, non, vous êtes obligés d'avoir un Conseil scientifique. Mais à partir du moment où vous avez un Conseil scientifique qui ne dit jamais qu'il ne s'est trompé. Ils ne se sont jamais trompés, quand même. Jamais. Jamais. Dans leurs avis, ils donnent plusieurs options à chaque fois au gouvernement. Non, non, mais ça, c'est maintenant. Ça, c'est maintenant. Ça, c'est maintenant. Dans le cadre des régionales, par exemple. Les connaissances scientifiques évoluent au fil de la crise sanitaire et qu'effectivement, ils peuvent se tromper au début en disant le port du masque n'est pas obligatoire et après... Vous avez parfaitement raison.

Mais vous avez remarqué que dans la première phase, dans les premiers six mois de l'année passée, les présidents de région qui étaient à la manœuvre sur les masques, sur les tests, sur l'économie, n'ont jamais posé aucun problème ni de polémique avec l'État. Et au visage du gouvernement, nous n'avons jamais posé de problème politique ni de polémique. Mais quand on est allé s'exprimer à l'Assemblée nationale avec le président des régions de France, le président des départements et des maires de France, nous avons réalisé à quel point l'ARS était bloquée par un Conseil scientifique, par un ministère de la Santé qui n'a jamais su évoluer dans la doctrine.

Aujourd'hui, on nous parle de lits supplémentaires mais on n'a pas de formation ou de médecins à côté. On nous parle de la vaccination depuis le mois d'octobre. On demande quand même les tests salivaires. On ne les a pas eus. La validation qui a été faite par les Européens sur les autotests salivaires, ce que je demande depuis octobre. Comme le président de la République, ça fait plus d'un mois que l'HAS a mis l'autorisation pour le faire alors que les autres pays le font depuis le mois d'octobre. On a chaque fois entre 3 et 4 mois de retard sur toutes les décisions. Des autotests ? On peut dire plusieurs raisons. Ou on peut dire peut-être aussi qu'ils ont 3-4 mois de retard

13:17
Renaud Muselier

systématiquement quand même. Mais est-ce que finalement, Renaud Musilé, tout le monde ne s'est pas trompé dans cette affaire, y compris le professeur Didier Raoul que vous avez défendu à Marseille, y compris vous, quand vous avez expliqué qu'il était nobelisable ?

13:28
Invité

Mais il est. Il est toujours nobelisable ? Il est, mais ça on verra à la sortie. Tout le monde a tâtonné. Tout le monde a évolué.

13:35
Renaud Muselier

Sur l'hydroxychloroquine, on a aujourd'hui un avis qui fait quasiment consensus. Oui, mais sur la médecine

13:39
Invité

telle qu'elle a faite aujourd'hui, est-ce que vous attendez une seule fois le conseil scientifique ou les médecins de santé nous expliquer ce qu'il faut faire quand on est positif ? Or, les médecins de terrain, ils apportent une réponse aujourd'hui, que ce soit sur la corticothérapie, que ce soit en amont de la pathologie en disant qu'il faut renforcer ses immunités avec la vitamine C, la vitamine E, du zinc. On sait que ça marche. On sait que si vous mettez votre petit oximètre dans votre droit et si vous êtes en dessous de 97, vous avez à ce moment-là un déficit respiratoire. On le sait, ça. Est-ce que vous l'entendez une seule fois en disant prenez vos précautions ?

Est-ce que vous savez que, vis-à-vis des médecins, on ne reste plus chez soi quand on est positif ? Si vous êtes positif, vous faites quoi aujourd'hui ? Restez chez vous ? On s'isole. Oui, bien, moi je vous invite à vous soigner un peu. Alors, vous pouvez prendre vos l'asithromicines. Tout dépend des symptômes qu'on a, oui. Mais vous allez voir votre médecin et votre médecin vous apporte des soins. On ne vous explique jamais comment on se soigne dans ce pays. Jamais. C'est quand même le but des médecins de soigner. On ne fait plus de médecine. C'est ça que je reproche aussi aux conseillers scientifiques.

On ne fait plus de médecine par du principe qu'on soit malade ou qu'on ne soit pas malade. Il faut être vacciné. Sinon, on va se retrouver complètement confiné en grand danger au niveau de la santé. Non. Il y a une dépendance immunologique. On doit se défendre. Il ne faut pas passer d'un excès à l'autre. Sur les autotests, vous en avez parlé rapidement tout à l'heure. Vous en avez commandé 150 000 des autotests qui arriveront en pharmacie à partir du 12 avril. Est-ce que vous regrettez qu'ils ne soient pas disponibles en grande surface ? Ça viendra. Je suis déjà content qu'ils soient disponibles. Avant, on nous expliquait que c'était impossible. Et donc, c'était impossible.

C'est toujours pareil dans ce pays. C'était impossible parce qu'il fallait que ça aille en grande surface. Enfin, quand une jeune femme fait son test de grossesse, elle ne va pas l'acheter en grande surface. Quand vous faites votre test contre le diabète et que vous piquez le doigt pour savoir si vous avez du sucre dans votre sang, c'est un autotest aussi. Vous l'avez en pharmacie. Commençons à refaire ce qu'on sait faire. Les pharmacies sont à disponibilité. Si vous avez votre test salivaire et que le matin, vous vous levez, vous regardez si vous êtes positif ou non, votre journée, elle change quand même.

Et on peut faire exactement la même chose dans nos restaurants, dans nos bars, dans nos cafés, dans nos théâtres, dans nos corrigis d'orange qu'on va réouvrir.

15:44
Renaud Muselier

Alors, les corrigis d'orange, je voulais qu'on parle justement des festivals, Renaud Muselier. Est-ce que vous pensez que la saison peut encore être sauvée ? Qu'une partie des festivals aura bien lieu dans des conditions évidemment particulières ?

15:55
Invité

Pour les corrigis d'orange, je suis président des corrigis d'orange. J'ai programmé la réouverture de mes corrigis d'orange. C'est à l'extérieur, c'est magnifique. On va faire un protocole sanitaire très strict. C'est fin juin, c'est ça ? Fin juin ? Oui. Un protocole sanitaire très strict qui va être mis en place. Ceux qui ont été vaccinés, ils pourront rentrer. Ceux qui ont le test PCR demandent son 12 heures, et pour rentrer. Et ceux qui n'ont pas de test et qui ne l'ont pas eu, on leur fera un autotest à rentrer dans le cadre des mesures sanitaires. Le protocole, il a été soumis au ministère de la Culture qui ne l'a approuvé pas encore.

Je le soumets à l'ARS et je suis en train de travailler avec Mme Bachelot comme on est en train de travailler sur le fameux concert test qui doit avoir au Dôme de Marseille. Qui a été repoussé trois fois. Mais on en est où, le concert test à Marseille ? Ils ont repoussé trois fois et donc ils nous ont redonné deux prochaines dates. Mais aujourd'hui, tout a été du pays est confiné. Quelles sont les dates qu'ils vous ont données ? Le 13 mai, 15 mai je crois. En mai ? C'était prévu en mars à l'origine ? Trois fois ça a été repoussé. Donc on se retrouve dans un schéma... Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ça coince ? Vous savez où ?

Chaque fois qu'on leur demande quelque chose pour essayer d'avancer, ils nous disent non en fait. Chaque fois. Chaque fois qu'on leur demande quelque chose, c'est toujours non. C'est qui, ils ? C'est les autorités sanitaires. L'ARS ? C'est les autorités sanitaires. Quand vous dites je veux chercher, faire un test sur mes barres pour essayer de montrer qu'en terrasse c'est possible dans la mesure où on est. Et moi je garde toujours mes mêmes critères. Méthode d'incidence, méthode de positivité, méthode de patient réanimation. Parce que ça, c'est quand même le volet sanitaire qui doit primer. A partir du moment où on est en dessous de cette zone-là, eux on l'a été longtemps.

Faisons des tests sur nos terrasses ou à l'intérieur et on regarde ce qui se passe. Alors vous, vous appuyez sur le protocole sanitaire proposé par le professeur Raoult ? Non, non. C'est un protocole sanitaire qui sera suivi par l'IHU du professeur Raoult. Mais l'IHU qui est incontestable ni incontesté comme un outil exceptionnel de dépistage. Le protocole, c'est des autotests salivaires qui donneraient le résultat au bout de 10 minutes. Sauf que le ministère de la Santé dit non. C'est pas vrai, il marche. Non, mais le ministère de la Santé dit non. Ils viennent les autoriser maintenant. Le président de la République en a parlé en octobre. Ils ont été validés il y a plus d'un mois.

L'HAS, la Haute Autorité de Santé, vient de le donner l'accord et ils sont en pharmacie depuis samedi. Donc je peux peut-être quand même en acheter, les mettre à disposition des gens qui veulent en terrasse, qui veulent aller dans leur spectacle pour les autotester et le payer la région pour faire en sorte que mes spectacles de plein air puissent ouvrir.

18:09
Renaud Muselier

C'est-à-dire que la région est prête à les payer, à les financer.

18:12
Invité

J'en ai commandé 500 000, j'ai pas eu le droit. J'en ai commandé 500 000. J'ai 5 millions d'habitants, j'en ai commandé 500 000, j'ai pas eu le droit. Ok. On m'a expliqué que c'était pas encore prêt. Ils sont fiables à 95%. Bon, 95% c'est plus que beaucoup de... que l'antigénique par rapport au PCR. Et donc on se retrouve dans un schéma où on vous dit non. Après, qu'est-ce que ils vous disent ? Moi je suis contre la désobéissance civique. Le ministère de la Santé vous a dit non ? Il vous répond pas en fait. Hein ?

18:37
Renaud Muselier

Il vous répond pas. Donc il vous traite par le mépris. Bon, Renaud Muselier, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, on écoute France Info sur 105.3, si je dis pas de bêtises, et l'invité de France Info, on se retrouve dans un instant, Mélanie Delaunay à 8h51 pour le Fil Info.

18:55
Invité

En classe, aujourd'hui en Italie, en France, c'est le deuxième jour d'école à la maison. Tout est mis en oeuvre pour que cela fonctionne normalement ce matin, assure le ministère de l'Éducation nationale. Après les bugs d'hier, les plateformes sont restées inaccessibles pour beaucoup d'élèves à cause de serveurs surchargés mais aussi de cyberattaques selon le ministère. Plus de 80% des enseignants américains ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid et tous les adultes pourront se faire vacciner à partir du 19 avril. Deux semaines plus tôt que prévues, annonce Joe Biden aux Etats-Unis.

Les pompiers et les avions ont repris les opérations au lever du jour dans les bouches du Rhône pour éteindre l'incendie près de Marseille sur la commune d'Auriole. Le feu n'est pas maîtrisé mais il ne progresse plus. Il n'y a pas de blessés et la quasi-totalité des personnes évacuées ont pu rentrer chez elles. Le Bayern de Munich, c'est le meilleur d'Europe, résume l'entraîneur du Paris Saint-Germain. Les footballeurs parisiens défilent le tenant du titre en quart de finale de la Ligue des Champions ce soir à 21h. France Info.

19:50
Présentateur

Le 8.30 France Info. Salia Braquia, Marc Fauvel.

19:55
Invité

Toujours avec Renaud Muselier, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Alors La République En Marche multiplie les clins d'œil pour que vous fassiez liste commune pour les prochaines régionales. Est-ce que vous allez le faire ? Faire quoi ? Vous liez avec eux. Ah non. Vous liez à eux, pardon. Je ne sais pas si je multiplie les clins d'œil. Je sais que M. Castaner m'a tendu la main. Je lui ai répondu que dans cette période de Covid, personne ne se serrait la main et que je voulais un test PCR. Donc programme, quel est votre programme, monsieur ?

Les compétences que vous pouvez apporter et la confiance que nous pouvons avoir l'un envers l'autre et est-ce que nous avons les mêmes valeurs pour la région et la République ? Puisqu'il y a un risque toujours Front National chez nous important. La réponse par rapport à ce test PCR que je voulais faire a été la candidature d'un ministre qui découvre la région et qui veut se présenter. J'entends et elle a annoncé un certain nombre de choses qui ne correspondent pas du tout au clin d'œil ou à la main tendue de M. Castaner et qui était plutôt un acte qui n'est pas du tout agréable. Donc écoutez-moi, je suis candidat la question de savoir si je suis candidat au régional. Vous venez de le dire.

Non, je suis candidat au retour à la vie. Et le retour à la vie c'est le plus tôt possible. Vous jouez sur les mots mais clairement il n'y a pas de suspense. Personne n'a le moindre doute sur votre candidature. Pourquoi vous me posez la question ? Non, moi je suis pour le retour à la vie. Oui, je veux que mes lycées réouvrent. Je veux que mes bars et mes restaurants fonctionnent. Je veux que ma fête des terrasses au 1er juillet le travaille. Et je veux aussi que la vie démocratique fonctionne. Il va y avoir un débat au Parlement cette semaine. On va voir ce qu'il va dire. Vous pourriez que vous ne soyez pas candidat ?

Si j'estime que je n'ai pas fait le boulot et que j'ai dit des bêtises je pense que de toute façon je pourrais réenvisager ma candidature, oui. Là, dans deux mois, là. Vous savez, j'ai toujours plus l'impression qu'ici dans ce pays on a toujours l'impression qu'il faut être candidat à quelque chose et jamais regarder ce que l'on a fait. Bien sûr, on ne gagnait jamais sur un bilan. Mais quand même, il faut quand même savoir ce qu'on fait, comment on veut faire, ce qu'on va faire, avec qui on veut le faire. Et si je repars, je ne repartirai pas avec n'importe qui, n'importe comment.

21:56
Renaud Muselier

Il y a-t-il eu des pressions de votre parti, les Républicains, pour qu'il n'y ait pas d'alliance avec La République En Marche ?

22:01
Invité

Non, vous savez, j'ai passé l'âge des pressions. Qui veut mettre la pression ? Christian Jacob ? C'est mon ami intime. Bon, donc il ne peut rien me refuser. Je ne sais pas qu'il ne peut rien me refuser. J'ai 62 ans, j'ai tous les mandats politiques, j'ai été le ministre de Jacques Chirac, j'ai gagné des élections, j'en ai perdu, dites-moi, vous ne croyez pas qu'on me l'a pression à mon âge, non, et qui que ce soit. Je sers ma famille politique, je suis LR, je suis membre du bureau politique, je n'ai jamais trahi personne, je suis un homme loyale, je me suis toujours battu contre les extrêmes toute ma vie.

J'ai servi la République, j'aime mon pays, j'aime ma région, voilà, c'est une déclaration d'amour, si vous voulez, ça je vous la fais, mais avec très grand plaisir. Ne croyez pas qu'on puisse me mettre la pression, ça, il y a longtemps que ça ne marche plus. Renaud Muselier, est-ce qu'entre Xavier Bertrand et Edouard Philippe, votre cœur balance pour 2022 ? Déjà, il y en a un qui est candidat en dehors des parties et l'autre qui n'est pas candidat, donc mon cœur balance pas, j'attends que les choses se décantent. Xavier Bertrand, c'est le meilleur candidat de la droite ?

Xavier Bertrand, en tout cas, a fait un choix qui est un choix courageux dans le sens où il s'exonère des parties et il s'exonère du calendrier politique dans lequel on voulait l'enfermer. C'est étonnant de dire ça

23:11
Renaud Muselier

quand on est encore membre des Républicains, de dire il a été courageux de nous quitter en quelque sorte.

23:15
Invité

Il est parti, mais bravo. Oui, mais comme Edouard Philippe a fait un autre choix, moi je suis très respectueux de l'indépendance, de la liberté, j'ai beaucoup de respect pour les parcours politiques des gens qui ont une expérience, moins pour ceux qui n'en ont pas. On voit que l'expérience elle peut servir dans la vie et il fait un choix politique qui n'est pas inintéressant dans la mesure où il engage sa vie politique sur la victoire dans sa région et il se dégage d'un calendrier dans lequel on voulait l'enfermer avec le calendrier des régionales. Écoutez, voilà, que le meilleur gagne à droite, on verra comment ça va se décanter jusqu'à la fin de l'année.

Si Edouard Philippe y allait, vous pourriez être derrière lui ou pas ? Mais Edouard Philippe a dit qu'il irait si le président Macron n'y va pas.

23:57
Renaud Muselier

Non, il a dit qu'il n'avait pas dit ça. Bon, alors je ne sais plus. Il a dit qu'il avait entendu cette phrase mais qu'il ne l'avait pas prononcée.

24:04
Invité

Ne me demandez pas d'être clair sur des trucs qui ne sont pas clairs. Ni pour le président Macron ni pour M. Philippe. Clairement, vous, est-ce que vous êtes pour une primaire chez les Républicains ou alors vous dites qu'elle a quand même la solution ? Non, la primaire, je suis contre la primaire. C'est de rejoindre Xavier Bertrand ? Non, il y a d'autres formules qui peuvent se mettre en place. M. Jacob, il travaille avec le président Larcher. Il y a d'autres formules à mettre en place. Je suis contre la primaire.

On a bien vu que les primaires, cantonnés, je dirai aux militants et Dieu sait si je le respecte parce que moi-même, je serai vraisemblablement élu président des Républicains de mon département en tant que chef de file. Là, par les militants, je les respecte beaucoup mais les militants, ce n'est pas la majorité de la population. Donc, il faut avoir une colonne vertébrale. Moi, j'ai ma colonne vertébrale, je suis LR mais je peux avoir les bras ouverts quand même. Voilà, on peut avoir une colonne vertébrale et rester souple. C'est ce qu'on souhaite.

24:54
Renaud Muselier

Les bras ouverts. Et les bras ouverts. Merci beaucoup, Renaud Buselier. Très bonne journée à vous. Merci à vous.