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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 juillet 2025 10 min

Richard Ramos, député Modem du Loiret, est l'invité politique de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Richard Ramos. Hier, François Baou a échappé à sa 8e motion de censure. Alors oui, il est resté plus longtemps à Matignon que Michel Barnier.

Oui, il va passer l'été, passera plus de temps à Matignon que Gabriel Atal. Mais dans les faits, c'est une victoire à la py russe. Les socialistes l'ont lâché.

Il est dans les mains du Rassemblement national. C'est retour à la case Barnier. Ah non, c'est pas Retour à la case Barniier, il est encore là.

Barnier, il est plus là. Euh François Baou, il est encore là. Il est dans la même situationque que Michel Bar.

Non, aujourd'hui la motion de censure des socialistes par ces temps de chaleur, c'était une attaque au pistolet à eau. Des coups de pichenette. Les socialistes savaient très bien que leur motion de censure ne passerait pas.

Monsieur Fort, il reste, il rêve d'être président de la République. Voilà, il fera 2 % ce Voilà. Et donc là, il a voulu montrer qu'il était de gauche.

Son congrès, il a il a été élu de très peu. Il voulait montrer qu'il était de gauche. Il a pris un petit pistolet à haut mais il fera pas tomber avec ça le président quand même quand même.

François Baïrot a échoué à nouer une alliance durable avec les socialistes. Dimanche, il s'est même vanté de gouverner sans eux depuis 6 mois et hier il s'est moqué d'eux en leur délivrant un certificat d'opposition. On fait quand même mieux pour essayer de d'établir un lien de confiance.

Non mais un lien de confiance c'est à deux dans un couple. D'accord. les socialistes et monsieur Fort a décidé de continuer avec Lfi.

C'est son choix. Monsieur Fort, il est avec LFI quand il il tient son poste à lui comme député avec Lfi. Monsieur Baou, le Premier ministre, va pas dire à des gens qui ont envie de le désinguer matin, midi et soir, "Je vais je vais faire alliance avec vous." Si s'il y a des sujets sur lequels on doit travailler avec les socialistes, on doit travailler avec eux.

Il y a beaucoup de socialistes qui ont envie de travailler avec nous. Mais monsieur Fortne Lfi. Donc voilà.

Mais alors, qui a torpillé le le conclave sur les retraites ? Parce que ça c'est le cœur du divorce, hein. Vous parliez de couple.

Les socialistes, ils accusent euh Premier ministre bien d'avoir torpillé euh ce ce conclave. Non, ben d'abord, je crois pas qu'il l'a torpillé parce que le Premier ministre François Baou a essayé quelque chose qui n'avait jamais été fait depuis 8 ans, c'est-à-dire de penser que les corps intermédiaires, c'est-à-dire nos syndicats, pouvaient travailler ensemble pour un accord. Ils ont pas réussi un accord.

Ils ont été comme l'a dit le premier ministre au bord d'eux mais ils ont trouvé des points qui permettaaient notamment de qui ça ? C'est l'échec de Byrou des partenaire sociaux mais je de tout le monde de tout de tout le monde quand on n'est pas capable dans un pays qui va mal de se mettre d'accord c'est forcément l'échec de tout le monde. Donc c'est l'échec de François Bairou parce qu'il n'a pas réussi mais au moins il a tenté quelque chose.

Il a tenté de remettre les syndicats, que ça soit pour les patrons ou alors pour les salariés de leur dire c'est à vous je vous donne la responsabilité. Ils n'ont pas voulu et bien voilà ce qu'on en trouve. Alors moi je le dis aussi tranquillement, vous connaissez mon franc parler.

Je pense que le président de la République, il avait peut-être pas envie non plus que le patronat signe ces accords là comme ça ça faisait tomber Baou. Quand vous dites quand vous dites ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'Emmanuel Macron, il aurait pris son téléphone, il aurait appelé Patrick Martin, le patron du MDEF, pour lui dire "Oh là là mon gars, so soit soit dur sur les appuis." Sais rien.

Je ne suis pas sur le téléphone du président de la République. Je vous donne mon sentiment. Vous m'invitez pour donner mon sentiment.

Mon sentiment c'est que l'Élysée avait envie que ça marche pas parce que je le dis dans les mois qui viennent, les semaines qui viennent, l'Élysée essaiera de faire tomber François Baou. Alors ça c'est quand même assez étonnant. C'est-à-dire pourquoi Baïou c'est définitivement pas le candidat d'Emmanuel Macron.

Tu veux Sébastien le Cornu ? Veut quelqu'un à sa main ? Parce que François Baïou est en train de faire quelque chose.

Alors il est très impopulaire François Baïou hein dont le plus impopulire de toute la 5e république. Mais vous savez c'est en politique tout ça les sondages tout ça les sondages du jour sont pas les sondages du lendemain. François Baou il est en train de faire quelque chose.

D'abord il a eu un budget pour les Français. Les fonctionnaires ils ont pu être payés grâce à François Baïou. Le gouvernement n'est pas tombé.

On est devant de toute façon une une montagne de dette. François Vairou tente des choses notamment de mettre, il l'a fait avec les syndicats, les corps intermédiaires, il essaie de travailler tranquillement. On a besoin de cette sérénité là.

Suis, si je vous suis, Emmanuel Macron devrait se réjouir d'avoir Baou à à Matignon. Je le pense, président, si vous nous écoutez, réjouissez-vous parce que vous avez de la chance d'avoir François Baou qui alors contrairement pour changer pour vous pensez parce que le président de la République, il a besoin de toujours prendre la main. C'est plus fort que lui.

C'est comme ça. Et quand il changera de premier ministre et bien il fera il fera il fera en sorte qu'il pourra reprendre la main. Vous vous inviterez beaucoup d'hommes et de femmes politiques pour nous dire alors qui va être choisi et cetera et pendant 15 jours, 3 semaines, on regardera à l'Élysée les caméras pour savoir comment le président de la République a repris la main sur le national.

Je pense que c'est une erreur. Le président de la République, il est en en fin de mandat. Il est bon quand il s'occupe des affaires internationales.

Laisse le Premier ministre gouverner et toi, président de la République, pardon si je peux dire ça, et bien prendre de la hauteur au lieu de vouloir t'occuper aujourd'hui de gouverner le pays, c'est au premier ministre de le faire. Hier à l'Assemblée nationale, il y avait un absent, Gabriel Atal, qui était pas sur les rangs de de de l'Assemblée nationale pour suivre le discours de de François Baï. Ça veut dire quoi ?

Que le Premier ministre, il aura pas non plus réussi à animer ce fameux bloc central. Mais ils sont tous, c'est des petits chevaux qui sont tous à la course à la présidentielle. Gabriel Attal qui pourtant il paraît un homme qui venait de la gauche et plus à droite que la droite.

Euh et donc tous c'est les petits chevaux pour la présidentielle. Donc en fait si François Baou est réussi, pardon. Et ben les autres sont pas contents.

Donc tous ceux qui sont qui sont en route pour la présidentielle, Gabriel Atal inclus, ils veulent faire chuter euh Baou parce que ils se disent que si Bairrou réussit dans sa méthode qui paraît aujourd'hui lente mais qui fait avancer quand même le pays, alors c'est un frein pour eux pour leur présidentiel. Mais on dit quand même que François Bayerou il a une pratique solitaire du pouvoir et que finalement il n'ime pas ce bloc central. Mais attendez, il a une pratique solitaire du pouvoir.

François Bairou, il donne la responsabilité aux gens et notamment aux ministres. Alors, c'est nouveau. Avant les ministres, ils prenaient leurs ordres.

C'est pas compliqué. L'Élysée donnait les ordres au premier ministre qui mettait deux trois coups de cravache aux ministres qui devaient faire ce qu'on leur dit. François Bairou, il dit "Je m'occupe des grands dossiers.

Il a essayé sur la retraite, il va nous présenter un budget qui va être un budget de rigueur, moi j'en suis persuadé." Et de l'autre côté, pardon, il a laissé les ministres, je dirais, libres et et chefs de leur propre ministère. C'est assez nouveau.

D'habitude, les ministres, ils ont le doigt sur la couture pour avoir le poste et les pimpons avec les flics qui sont devant pour tailler la route. Il a dit au ministre, je vous laisse faire, je vais m'occuper moi de prendre un peu de hauteur. Il nous faut un budget pour la France.

En 2007, je vous avais dit que la dette de la France en 2007, c'était la gangraine, c'était le cancer, le cancer de la France. Je suis là au pouvoir. Je vais vous proposer un budget qui va essayer de résoudre cette dette.

Vous nous dites un budget de rigueur. Certains disent que François Baï pourrait en quelque sorte mourir en en martyre justement sur l'hôtel d'un choc budgétaire, avoir son moment Mind qui est effectivement son référent. Est-ce que ça c'est possible qui fasse un budget effectivement qui soit extrêmement sévère ?

Il va faire il va faire un budget pardon d'austérité. Alors ça fait peur aux gens l'austérité à qui on va prendre l'argent et cetera. Je pense qu'il va essayer de d'être juste, c'est-à-dire de prendre un peu à tout le monde.

On parle de l'année blanche notamment, je pense qu'il va essayer notamment sur les niches fiscales. Je sais pas ce qui qui fera. En tout cas, moi je propose que sur ces niches fiscales et bien 10 % on les prenne à tout le monde et puis vous comme moi, si on m'en prend un peu les journalistes si on leur enlève euh le leur petit abattement qu'ils ont le droit, je sais pas pourquoi moi la femme mais mais c'est il y a des symboles en politique madame.

Quand moi euh la la femme qui est qui est un supermarché, elle tout ce que son pognon qu'elle gagne parce qu'elle aelle elle élève seule son gosse, il y a pas d'abattement. Pourquoi les journalistes auraient des abattements ? Pourquoi nous les députés de temps en temps il aurait des des avantages ?

C'est valable pour les plus riches aussi. Exactement. Et il faut prendre au plus riches.

C'est-à-dire que aujourd'hui, et je le dis très clairement, vous savez, l'élection 2027, ce sera j'ai donné l'autre fois un slogan, j'ai dit une France juste pour tous. C'est-à-dire que il faut que ça soit juste. Les gens, ils sont dans l'injustice.

Ils se disent "Moi, je me lève le matin et et et je m'en sors pas." C'est pas juste que moi je travaille dans mon entreprise et celui qui a la tête de ça, il gagne des millions d'euros par par an. Il n'y a pas de répartition de la valeur et comme le dirait Jean-Paul Maté le vous savez le fiscaliste modè député et bien il faut une juste répartition de la valeur.

Euh est-ce que enfin François Baotou à l'évidence va laisser sur la table deux sujets qui lui tient à cœur he la proportionnelle et la réforme du mode de scrutin par et Paris Lyon Marseille sauf que c'est sont deux textes qui divisent ses propres soutiens. Donc c'est pas une bonne manière finalement d'apaiser les choses au sein du bloc central. De toute façon, le bloc central, on naèisera rien.

Je vous l'ai dit, je vous le répète, dans le bloc central, que ça soit Horizon, que ça soit Gérald Darmanin, que ce soit Gabriel Atal et et et tout ça, ils veulent tous aller à la présidentielle. On va bientôt avoir plus de candidats à la présidentielle qu'on a de français. Donc ces gens-là, ils feront ils font aujourd'hui semblant d'être offusqués mais ils sont déjà partis pour la présidentielle et ils rêvent qu'une une chose, c'est de désinguer Baï.

Donc ça veut dire qu'avec parce que vous on aurait pu a ajouter aussi Aurore Berger la ministre qui pense aussi à la présidentielle. Vous dites que le bloc central va dans le mur avec ses 28 prétendants. Oui, le bloc central va dans le mur.

Mais à la fin, vous savez Aurore Berger, je pense qu'elle pense pas en se rasant tous les matins. Mais c'est pour c'est c'est pour dire j'existe. C'est pour dire bon, je vais faire semblant d'aller à la présidentielle, il faut quand même 15 millions de d'euros pour la faire et à la fin puisque je vais vous emmerder un peu, donnez-moi un poste de ministre.

Tout ça, les Français s'en foutent. Les Français, ils veulent qu'on résolve, pardon, leur problème quotidien. Et François Bayerou, il y pense encore à la présidentielle.

Il y a tellement pensé. Moi, je pense qu'il y pense toujours. Vous savez, c'est ça avec François Baou là, vous savez, il est au plus bas.

Mais quand il va dire au français ce que je vous avais dit en 2007, maintenant je le mets sur la table, alors on doit redresser la France parce que la dette c'est une gangraine pour les générations futures. Alors, les Français se diront il est courageux. Et s'il est pas courageux, alors il terminera mal dans l'histoire de France.

Et ben on va voir. On va voir ce qui va se passer. Merci beaucoup.

Richard Ramos.