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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 23 septembre 2024 60 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportSolidarités & famille

Noémie Merlant ensorcèle Kate Winslet - C à vous la suite, l’intégrale - 23/09/2024

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Chapitres

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0:01
Présentateur

C'est à vous en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Émilie et Mohamed qui est aux côtés de notre chef du jour.

0:06
Invité

On va profiter des dernières tomates de la saison. Profitez encore de ces... C'est vrai que ça ne vous comprenait pas trop. Je trouve cette expression de la macération. C'est quoi la macération chef ? Alors là, sur une macération, on est sur de la ciboulette et du cerfeuille. Ciboulette, cerfeuille. Avec un petit peu d'huile d'olive, sel, poivre, vraiment quelque chose de très simple. Et les échalotes. Voilà, c'est ça, tout à fait. On met la moitié des échalotes. La moitié, ça ira très bien. La moitié et après, on mélange, c'est ça. C'est ça, tout à fait. Vous pouvez mélanger délicatement. Délicatement. Voilà. Et voilà. Voilà, Babette.

0:42
Présentateur

Ça a l'air trop. Merci Mohamed. Aux côtés du chef du Marambe. C'est un restaurant à Bordeaux à tout à l'heure pour le dîner de cet avou. C'est un roman d'abord édité sous le manteau, devenu un phénomène érotico-littéraire mondial. Malgré un arrêté du ministère de l'Intérieur interdisant en 1968 toute publicité aux expositions dans les librairies. Sa première adaptation au cinéma, il y a 50 ans, connaîtra le même succès. 50 millions de spectateurs. Sylvia Christel et son iconique fauteuil tressé en rotin sont restés 12 ans à l'affiche à Paris. Un objet sulfureux qui a totalement disparu du film qui sort mercredi en salle.

Le prénom Emmanuel est inchangé, mais le regard posé sur le désir féminin prend le contre-pied total du texte original pour être aussi politique et féministe qu'esthétisant.

1:33
Invité

Sous-titrage Société Radio-Canada

2:18
Présentateur

Qu'est-ce que l'érotisme en 2024 ? Comment le montrer au cinéma ? C'est la question que pose la réalisatrice Audrey Diwan dans son nouveau long-métrage qui est tout sauf un remake d'Emmanuel. Dans le rôle titre, Noémie Merlan, l'une des actrices les plus douées de sa génération et de tous les plans, à la fois brûlantes et glacées. Elles sont toutes les deux ce soir nos invitées. Merci à toutes les deux de votre présence pour parler de ce film qui réinvente un mythe parce qu'il s'agit bien de cela. Audrey Diwan, vous recréez de toute pièce une Emmanuel 2.0 qui reprend le pouvoir sur son désir, qui va devenir le sujet et non plus l'objet. C'est ça le principe de ce film ?

Le principe du film c'est d'écrire les sensations, c'est de partir. Alors ça j'avoue que c'était audacieux et c'est vrai que j'ai une demande à faire au public. Il s'agit de rentrer dans le film en se laissant faire par lui. Donc c'est l'histoire d'une femme qui n'a plus de plaisir. Et j'avais envie à travers lui de raconter comment on peut revenir à soi, comment on peut faire remonter les sensations. Donc voilà, c'est une écriture des sens. La scène d'ouverture explique effectivement le point de départ, l'épuisement du désir. Une femme fait l'amour avec un inconnu dans les toilettes de la classe business d'un avion.

C'est pas l'heure quand vous le dites comme ça, c'est vendeur, c'est vendeur. C'est juste son mécanique, son regard est totalement vide, presque dévitalisé. Elle ne jouit plus et pourtant elle vit dans une société où il faut jouir de tout. Et c'est cette injonction contradictoire dans laquelle elle est piégée. Oui, j'avais envie de partir, et on en a beaucoup parlé avec Noémie, de cette déconnexion du corps qu'on peut ressentir. Si on parle purement de sexualité, je pense que c'est une expérience qui est commune à tous les genres, aux hommes, aux femmes. C'est-à-dire qu'à un moment, il nous est arrivé de nous retrouver dans une relation et de nous demander pourquoi on était là.

Donc on ouvre sur cette déconnexion entre le corps et la tête. Et ensuite, il s'agissait de l'analyser un peu dans la société dans laquelle on est. C'est cette société qui nous dit qu'il faut réussir, qu'il faut être performant, qu'il faut être la meilleure version de soi-même. Et le corps de la femme est soumis à pas mal de différents dictates. Enfin, même quand je l'énonce comme ça, je me dis qu'il n'y a vraiment pas de plaisir là-dedans. Donc voilà, le point de départ de tout ça, c'est le constat. Cette femme-là, elle pense plus au désir des autres, à ce qu'on attend d'elle, plutôt que ce qu'elle désire elle vraiment. C'est ce qui vous a intéressé, c'est ce qui a résonné en vous, Noémie ?

Oui, complètement. Et ça, je pense que merci au mouvement MeToo, justement, d'avoir permis, en tout cas chez moi, cette prise de conscience. Je pense que je le sentais, mais peut-être que je passais ça sous le tapis, avançons. Mais j'avançais sans plaisir. Et quand j'ai lu le scénario, moi, c'est ça qui m'a frappée. C'est d'ailleurs une prise de risque, mais une belle et nécessaire prise de risque de commencer avec une Emmanuelle qui fait ce qu'elle est supposée faire, presque ce qu'on attend d'elle. Mais en fait, elle, elle ne prend pas son pied du tout. Elle est dépossédée de son corps littéralement. Voilà, elle est dépossédée de son corps.

Elle est parfaite, elle est à peu près comme il faudrait être pour plaire, mais elle, ça ne lui plaît pas. Et le mec qui est avec elle dans les toilettes de cet avion n'a pas l'air de se soucier de ce qu'elle ressent.

6:45
Invité

Ça donne pas envie de prendre de la business, quoi.

6:48
Présentateur

C'est une certaine brutalité, même, dans leur rapport. Et là, on va faire un voyage avec Emmanuelle, le temps qu'elle se reconnecte à son corps, qu'elle arrive à exprimer son désir, qu'elle lâche prise. Ce que vous appelez le consentement excitant, il faut nous expliquer. Mais c'est une chose qu'on a découverte en faisant le film. Vous savez, on a compris pas mal de choses parce qu'on vient de passer dans ce début de Révolution MeToo par des phases de réflexion. Et en fait, on s'est rendu compte que pas mal d'idées revenaient qui n'étaient pas nécessairement vraies. Par exemple, ceux qui voudraient dicter MeToo comme une limite à la liberté.

Mais on s'est rendu compte, nous, de l'inverse, c'est-à-dire le fait de parler énormément de sexualité avant de monter sur le plateau, de rendre le pouvoir aux acteurs, le fait que les acteurs se sentent libres sur le plateau et libres d'explorer parce qu'ils se sentent bien. Mais en fait, ça offre de la liberté. Et le consentement, pareil. On a un personnage qui reprend possession de ses désirs, qui rentre dans ses sensations. Et une femme qui est capable de dire son désir, une femme qui dit lui de remonter ses mains, j'ai envie de sentir ses mains entre mes cuisses. Et quand Noémie le dit dans le film, il y a une vibration dans l'air.

On se disait, c'est marrant quand même à quel point consentement et excitation sont liés. Et pourquoi on ne le dit pas plus souvent ? Parce qu'en fait, les idées qu'on nous répète trop souvent, pas mal d'entre elles sont fausses. Mais d'ailleurs, d'une façon générale, le genre érotique au cinéma ou ailleurs véhicule pas une image très valorisante de la femme. Il y a plein de clichés que vous purgez totalement dans ce film. C'est-à-dire que le sexe au cinéma, on entend beaucoup, on voit beaucoup, mais on ne ressent pas beaucoup. Et c'est ça la nouveauté de ce film. C'est qu'on se concentre sur le visage de Noémie. On intériorise, vous intériorisez son désir. Ça se passe à l'intérieur.

Et pourtant, ça existe à l'image, avec des silences et des gestes qui disent plus que les mots. Extrait du making-of d'Emmanuel qu'on pourra découvrir dans un documentaire qui sera divisé demain soir sur France 5. Audrey Diwan sur le tournage faisait incroyablement attention, mais au moindre geste. Enfin, il y avait une chorégraphie entre elles qui était folle. Tu faisais un... Mais quand ? Où ? Devant la glace ? En arrivant, oui. On va essayer ça. Un étirement du matin, c'était assez gracieux au flou quand on l'avait fait dans la chambre. Ce n'est pas du tout le même acte. C'est du tout le même acte. De moins en moins d'actrices acceptent de se dévitir devant la caméra. Vous, non.

Vous considérez votre corps comme une matière première, dans la mesure où il y a du sens et une idée derrière. Oui, complètement. Oui, tout est dit. Vous pouvez dire de plus. Je n'ai absolument pas de problème avec la nudité. Au contraire, il y a énormément de choses à explorer avec le corps pour un comédien, je pense. Autant qu'avec notre voix, avec les mots, avec notre regard. Le corps raconte plein de choses. Et c'est juste la manière dont on le montre qui importe. Et je ne sexualise pas les corps. Donc, spécialement, je vois ça vraiment d'un regard artistique et comment ça donne du sens, comment on raconte une histoire.

Et le sexe est hyper important, fait partie de notre vie, fait partie de cette histoire, mais de nos histoires à toutes et à tous. Je vous ramène en juin 1974. Emmanuel, l'ancien, sort en salle six ans après mai 68, dans une France en pleine libération sexuelle. Sa bande-annonce promet la plus longue caresse du cinéma français. Le film a pu sortir dans les salles traditionnelles, pas pornographiques, grâce à un assouplissement de la politique de censure.

10:34
Invité

Cette année, un film français sur trois sera érotique ou pornographique. Libéralisation de la censure, évolution des mœurs, mode venue des pays nordiques, ou bien disent certains, conséquence de mai 68, le sexe envahit les écrans. Titres et affiches, rivalisent d'audace. Aujourd'hui, un film comme Emmanuel, deuxième année d'exclusivité, fait presque figure de pièce de musée. Si les gens vont au cinéma voir des films érotiques, c'est qu'il y a un besoin. Moi, je considère que j'ai pris mes responsabilités, j'ai fait ça le mieux possible. Et je considère qu'il y a de la place pour des films érotiques, de qualité. Je ne sais pas s'il y avait un besoin. En tout cas, le film est un phénomène.

Réuni 9 millions de spectateurs dans les salles françaises, 45 dans le monde, il aura le droit à 7 suites.

11:15
Présentateur

Ce qui vaut à son actrice principale d'être à vie cataloguée dans un seul type de rôle, à son grand regret. On peut l'écouter en 1977.

11:24
Invité

On parle de vous beaucoup parce que vous avez tourné le fameux film Emmanuel. On n'en parlera pas beaucoup, je crois.

11:28
Présentateur

Il y a 400 millions qui ont vu Emmanuel 1, partout dans le monde. Je viens de retourner de Brésil, d'ailleurs.

11:39
Invité

J'ai dû avoir un cas bodyguard. Ils n'ont même pas vu le film. Emmanuel, c'était un impact énorme. On ne connaît pas mon nom, mais Emmanuel, c'est une espèce de truc très ferme. Noémie, est-ce qu'une actrice épinglée comme ça dans un seul rôle, est-ce que c'est le pire des cauchemars ?

12:00
Présentateur

Oui, c'est le pire des cauchemars, mais c'est aussi le cauchemar dans la vie réelle, justement d'être en tant que femme et toujours dans le même rôle. C'est ce qu'on essaye de changer aujourd'hui. Ce qui me croit, c'est quand elle dit « on ne connaît pas mon nom », vous voyez. Ça, c'est vraiment comme un stigmac d'époque, et on essaye de contrevenir à ça. C'est-à-dire qu'elle n'a plus d'identité, elle est Emmanuel, voilà. Fini. Elle n'est plus que ce corps-là, d'ailleurs. Oui, dans cette position. Oui, sur ce fauteuil en haut de teint, donc vous n'avez pas voulu. Il n'est même pas dans le film. On ne peut pas me demander de mettre le fauteuil.

12:39
Invité

C'est pour ça, d'ailleurs, que pour les plus jeunes, pour vous, pour votre génération plus jeune ou un peu plus vieux, et il faut aller voir ce film parce que ça parle du désir d'aujourd'hui, de la manière de vivre son corps d'aujourd'hui, de la façon de faire du cinéma avec avant-après MeToo et de traiter ce sujet qu'avait écrit Emmanuel Marsan. Et pour les gens de ma génération et en dessous, oublier Emmanuel, ça n'a rien à voir. C'est un phénomène commercial qui a fait le tour du monde. Ce n'est pas le même film, c'est une autre histoire. Je vais te montrer une chaise et une fille qui fait plein de trucs, et puis après, il y a eu cette suite, donc ça n'a aucun intérêt. Il faut oublier ça.

13:11
Présentateur

Vous l'avez vu, vous dites que c'est une catastrophe. Non, ce n'est pas ça, en fait. Moi, j'ai vu le début, et j'ai compris très très vite que ce n'était pas à moi qu'on s'adressait. Mais vous savez, en fait, ça m'a fait réfléchir à une chose, c'est que je me dis, dans la mesure où nous, on nous a souvent demandé de nous approcher dans des expériences de sexualité vues par des hommes, et qu'à certains endroits, ça a produit quelque chose, ça veut dire qu'on peut travailler l'excitation au-delà du genre. Et donc je me dis, mais pourquoi ne pas faire le chemin inverse ? On invite les hommes, et moi, je trouve ça intéressant.

On parle dans le film de deux solitudes qui se rencontrent, elle et un homme qui s'appelle Keishi Nohara. Qui lui échappe tout le temps. On parle d'un lien qui essaye de se tisser, on parle de l'endroit où les choses renaissent, et en fait, pourquoi pas inviter des hommes à se glisser dans la peau d'une femme pour essayer de voir d'où et comment le plaisir revient, quoi. En espérant justement les faire changer leur point de vue. Écoutez, nous, on l'a fait pendant des siècles. Je veux dire aussi que ça peut prendre du temps, voilà. Il faut prendre le temps pour accompagner une femme jusqu'à son... Si elle le décide et si elle a envie, bien sûr.

Bien que l'orgasme ne soit pas une finalité en soi, mais moi, j'aime cette idée dans le film, c'est de prendre le temps, et le temps dans le plaisir a une place... Et c'est le présent, c'est assez essentiel.

14:24
Invité

Noémie, tout le film est tourné en anglais, et d'ailleurs, vous avez l'air facile en anglais, c'est d'une facilité déconcertante, cet anglais,

14:32
Présentateur

il n'y a pas d'accent, il n'y a pas de French accent, ce n'est pas une première pour vous, qui avait déjà entamé une carrière aux Etats-Unis, on vous a vu dans TAR, un film magnifique avec Cate Blanchett, mais c'est une autre quête qui a décidé de vous faire un cadeau, on vous fait aussi un cadeau ce soir dans C'est à vous. Cate Winslet, avec qui vous serez à l'affiche en octobre prochain, nous dit tout le bien qu'elle pense de vous. Je l'adore. Est-ce que vous savez qu'elle a une superpuissance ? Sa superpuissance, c'est que ses yeux sont énormes. Alors quand elle exprime quelque chose,

15:08
Invité

vous le ressentez, puissance mignon, parce que ses yeux sont tellement extraordinaires. L'iris de ses yeux, en fait, est plus large que toute personne que je n'ai jamais regardée. Et c'est une âme pure, magnifique et quelle comédienne. Cate Winslet qui sera notre invitée le 3 octobre prochain pour évoquer ce film, qui est tout aussi fantastique à Lee Miller qu'elle produit. Vous avez joué avec elle, elle parle de votre regard, elle parle de vous, mais votre première rencontre, c'était comment avec cette femme et cette actrice ? Vous avez vu 30 fois Titanic, je crois ?

15:44
Présentateur

Non, j'exagère un peu. Non, vous ne vous exagérez pas. Titanic, c'est le premier film, mes premières émotions. Et moi, et moi. Et moi, quand tu décris la scène avec la main, c'est plus que des émotions. Ah oui, oui, oui. Et moi, dans la voiture. Oui, dans la voiture. Ben oui, quand la main se pose sur la vitre moite. Voilà, belle scène érotique. Je l'admire, mais c'est même pas je l'admire, c'est j'ai des posters, j'ai des t-shirts sur le visage, quoi. Ça a été mon idole et ça l'est toujours. Et pas que dans Titanic, dans tous les rôles extraordinaires qu'elle a pu jouer. À chaque fois, elle me bouleverse, elle me saisit, elle a un pouvoir incroyable.

Et quand on l'entend parler, le film Lee qu'elle a produit, et ça fait sept ans qu'elle travaille dessus. C'est une femme qui, à chaque fois qu'elle parle, à chaque fois qu'elle prend des décisions au-delà du métier d'actrice, elle nous emmène justement dans des endroits qu'on a besoin. C'est-à-dire, là, elle met en lumière Lee Miller, qu'on ne connaît pas suffisamment. Moi, je ne la connaissais pas, alors que c'est une femme extraordinaire. On ne connaît pas assez son travail de photo reporter pendant la Seconde Guerre mondiale. Et le courage extraordinaire dont elle a fait preuve. Et on reçoit Kate Winslet le 3 octobre prochain, à l'occasion de la sortie de ce film.

Mais là, le 25 septembre prochain, c'est Emmanuel qui est en salle. Avec vous, Noémie. Noémie Watts aussi, qui a un rôle absolument extraordinaire. Et puis ce formidable Will Sharp, qui jouait ce client énigmatique, qui vous échappe tant, qu'on avait vu dans la série White Lotus, et qui ont vraiment, alors, excellent choix pour le casting d'Emmanuel, qui est en salle mercredi prochain. Vous restez avec nous, l'œil de Pierre, à suivre.

17:40
Invité

Je ne vous apprends rien, Audrey. Entre deux scénarios écrits avec vous, votre amie Valérie Donzelli n'a pas chômé. Vous aviez écrit ensemble ce thriller à la fois souriant et rude sur l'emprise, l'amour et les forêts, d'après Éric Reynard. Vous êtes de nouveau à quatre mains sur son prochain long métrage, « Le présent infini s'arrête », ça donne vraiment envie d'en savoir plus long, ça viendra. Et puis entre-temps, Valérie, insatiable, est passée par le conservatoire d'art dramatique pour donner une masterclass sur le jeu d'acteur.

Dans la foulée, une jeune femme qui est en cours en dernière année, Clémence Coulon, l'a appelée en lui disant « Vous ne voudriez pas venir filmer la mise en scène que je fais avec mes camarades de la dernière année ? » D'un Hamlet, dont on pourrait dire d'ailleurs qu'elle le secoue un peu comme un prunier sans Shakespeare. Oui, Valérie, à qui le conservatoire avait dit non en 1996, a dit oui à Clémence. C'est un concours où on était encore dans l'idée d'impressionner les élèves. Et il y avait un truc très glaçant, quoi. Dès qu'on franchissait la porte, même la façon dont... Candidat numéro 2200 ! Enfin, je me souviens d'un truc vraiment... On a l'impression d'aller à l'abattoir.

Moi, quand j'ai raté le concours du conservatoire, j'étais juste désespérée. Parce que j'avais arrêté mes études d'architecture en me disant « Oui, super, je vais être actrice. J'ai même pas eu le premier tour, je me suis dit « Mais je suis une grosse naze, en fait. » Et ça donne un documentaire sorti en salle il y a quelques jours. Formidable hymne à la jeune création angoissée et libérée à la fois. Je voulais juste montrer la liberté qu'on pouvait avoir, en fait. Clémence s'accroche, elle enchaîne les répétitions, mais je crois qu'elle ne dort pas beaucoup. Je sais pas ce qui m'a pris de monter Hamlet. C'est un cauchemar.

19:21
Présentateur

Je l'avais pas vu là-bas. C'est pas vrai. C'est un bouc et borne.

19:30
Invité

La fougue, votre jeunesse me bouleverse. Maintenant, j'ai l'impression de faire partie de votre troupe. Le théâtre est ainsi fait. Il se vit au présent. Je suis heureuse de le vivre avec vous ici.

19:44
Présentateur

Quelle folie !

19:45
Invité

Valérie Lanzeli a beaucoup assisté auprès de Myrtille Serres pour dire combien l'autorité distante trop élitiste du conservatoire d'hier avait joliment évolué, abandonnant aussi peut-être, on pourrait dire, les méthodes ultra-autoritaires à la Chéreau. Il faut donc dire le nom de la nouvelle directrice novatrice, Claire Lannes d'Arcueil. Claire, elle a aussi ouvert l'école pour qu'elle soit représentative de ce qu'est le pays, en fait. Elle a vraiment créé des écoles préparatoires gratuites. Elle a informé les jeunes, mais pas que les écoles parisiennes. Elle est allée partout en France. Elle est allée dans les écoles, même plus loin, dans les grandes banlieues.

Elle leur a dit, cette école, elle est à vous. Vous avez le droit de la passer. C'est l'école de la République. Venez présenter le concours. Venez.

20:36
Présentateur

Moi, je joue Polonius, le père d'Ophélie. La mère d'Amnette. Je joue Claudius, le roi. Je joue Horatio. Je joue Rosenkranzer, un faux soyeur.

20:45
Invité

Moi, je joue Guildenstern. Alors, je joue en premier le Veilleur, Bernardo. Et ensuite, je joue la Herte. Je suis sûr que Shakespeare aurait adoré ce casting. Voilà, rue du Conservatoire, c'est déjà en salle avec Emmanuel. Ça fait deux occasions. Ça donne très envie.

20:59
Présentateur

Ça donne très envie. Ça donne surtout d'aller au conservatoire. Ils ont l'air d'... Il y a une joie contagieuse. Parmi ces élèves du conservatoire, c'est l'heure du bonus de Laurent Sénéchal. Le procès de Mazan donne lieu à un vaste débat dans la société.

21:18
Invité

Oui, Dominique Pellicot accusée d'avoir drogué et violé sa femme Gisèle Pellicot avant de la livrer à des dizaines d'hommes pendant 10 ans. 51 hommes sont sur le banc des accusés. C'est un procès hors normes qui doit faire changer la société, disait l'avocate de Gisèle Pellicot. C'est aussi ce qu'a dit le journaliste de France 5, Karim Rissouli. Lui, il parle d'un procès de la masculinité. Dans la lignée de son discours, 200 hommes ont signé une feuille de route contre la domination masculine. On y trouve l'écrivain Gaël Fay, l'acteur Gilles Lelouch, l'humoriste Walidia. Lui qui parle régulièrement égalité homme-femme, notamment dans son dernier spectacle qui s'appelle Une heure à tuer.

21:53
Présentateur

Mesdames, vous ne gagnerez jamais le combat pour l'égalité. Et vous avez l'air de le savoir, donc tout va bien. Ça n'a rien à voir avec vous, c'est pas de votre faute. C'est nous, on ne veut pas. Globalement, à travers le monde, la majorité des hommes ne veut pas. C'est le niveau d'hypocrisie qui change. En Arabie Saoudite, le projet est clair. On parle en France, par exemple, de libération de la parole de la femme. L'amélioration de l'écoute des hommes, ce n'est pas pour tout de suite. Il y a toujours un moyen de discréditer le discours d'une femme. Si c'est une féministe qui parle, c'est trop agressif. Si c'est une femme voilée qui parle, c'est trop dangereux.

Si c'est une femme violée qui parle, c'est trop tard.

22:33
Invité

Walidia, qui fait partie de ces 200 hommes, il demande par exemple dans Libération, arrêtons de considérer que le corps des femmes est un corps à disposition. Ou encore, examinons nos très nombreux privilèges pour les mettre au service du bien commun. Mais tout ça, ce genre de discours, ça va un peu loin pour certaines personnalités, comme Caroline Fourest, qui était hier soir dans la société sur France 5. Le côté « j'ai honte d'être un homme » à cause de Dominique Pellicot et de ses accusés, je ne sais pas à qui on s'adresse. Vous voyez, quand il y a un attentat, on ne demande pas aux musulmans d'avoir honte d'être musulmans. On leur demande de condamner l'islamisme.

Quand il y a des viols en série comme ça, on ne demande pas aux hommes d'avoir honte d'être des hommes. On leur demande de condamner les violences sexuelles et d'être plus vigilants vis-à-vis des violences sexuelles.

23:16
Présentateur

Bonsoir, Wélidia. Salut. On est ravis de parler ce soir de votre spectacle qui se joue à guichets fermés partout en France, dont un passage le 8 février prochain à l'Adidas Arena. C'est une salle toute nouvelle qui a été construite pour les paras et les Jeux olympiques. Un spectacle dans lequel vous voulez parler et rire de ce qui préoccupe les Français. Et l'affaire, le procès de Mazin, en fait évidemment partie. De quoi vous incitez, vous et de 100 autres personnalités, à signer cette tribune pour en finir avec la domination masculine ? On l'entend, cette initiative, elle ne fait pas l'unanimité.

Est-ce que tous les hommes ont à s'excuser à cause de ce qu'ont pu faire des hommes comme Dominique Pelletko à leurs femmes ? S'excuser, non. Je ne crois pas qu'on s'excuse. C'est juste qu'on participe, en fait. On relaie un message qui est déjà extrêmement exprimé par les militantes féministes, etc. Et nous, on est juste là pour relier, pour appuyer, pour accompagner. À aucun moment, on s'excuse pour les faits qui ne sont pas les nôtres. Vous ne vous excusez pas de des hommes, ce n'est pas du tout ça ? Non, non, non, non. En revanche, ce que vous dites, c'est que la violence masculine, ce n'est pas qu'une affaire de monstres ? Non, non, non.

Parce que cette affaire-là, qui est gravissime et qui montre bien que ce n'est pas des monstres, c'est le boulanger, le facteur, le voisin. Donc, à partir de là, si on continue à qualifier ça de monstrueux, on fait comme si c'était une espèce de marginalité de la société, alors que pas du tout. Ça nous concerne tous. Et c'est ça le message essentiel de cette tribune à retenir. Une heure à tuer pour évoquer les sujets d'actualité brûlante qui préoccupent les Français. Et évidemment, au sein de ces sujets, il y a la situation, la crise politique que la France traverse depuis le mois de juin dernier. Nous sommes de la matière, beaucoup.

Un nouveau gouvernement, dont la composition a été énoncée samedi soir. Vous étiez sur scène samedi soir et forcément, vous y avez fait allusion. C'était à Cadure, près de Lyon. Salut, salut, mes petits légers, si vous vous frustrez, macronistes au gavé, ma quinzétophobes. Ça va ou quoi ? On lâche son petit gouvernement. Même De Gaulle à Londres, avec les Allemands au cul, il a mis moins de temps à faire un gouvernement. On va avoir un gouvernement de républicains, alors que même les Français de droite n'ont pas voté pour eux. Macron, il a fait comme Denis Brognard dans Koh-Lanta. Attention, nouvelle règle.

Maintenant, c'est le parti qui arrive cinquième aux élections qui gouverne, et pour être ministre, il faut l'accord de Marine Le Pen. Allez, allez-y. C'est drôle, mais c'est presque un édito politique. Le problème, c'est que la réalité politique devient compliquée à caricaturer. Vous n'avez même pas besoin de rajouter un lé rouge au cul. Non, j'ai besoin de répéter ce qu'ils disent. Ça m'allège le boulot. Mais c'est vrai qu'on a besoin parfois de prendre un peu de recul et d'être un peu plus pragmatique sur ce qu'ils racontent. Et surtout, voilà, moi, c'est mon petit rôle de décryptage de ces situations-là.

Toujours en partant des faits, des faits, des chiffres, des études et ensuite du rire. Vous travaillez d'abord comme un journaliste. Non, je prends le travail des journalistes. C'est ça qu'il y a. Ils l'ont déjà fait. Donc, justement, c'est ce que je leur dis. C'est que je dis que vous êtes très compétent, mais vous êtes un peu chiant parfois. C'est un peu long à lire et trop de chiffres et trop de sérieux. Donc, je me permets de vulgariser ce travail-là. Et c'est vrai que je les cite souvent. Je les cite souvent parce que les enquêtes qu'ils ont réalisées, les risques qu'ils ont pris parfois, c'est important de les saluer.

Après, c'est sûr que ce que j'en fais, parfois, c'est un peu plus trivial. C'est enlevé, c'est plus enlevé. Si il y en a un qui a posé la question du rôle de la place de l'humoriste dans la société, c'est Coluche. C'est lui qui vous a donné envie de faire ce métier. On peut l'écouter en mars 80. C'est sur le plateau du journal d'Antenne 2, quelques mois avant l'annonce de sa candidature à la présidentielle. Ça, c'est un mort ou un blessé par jour par la police depuis le 1er janvier. Donc, effectivement, ça m'intéresse. Vous voyez, le 7 janvier, un mort. Le 9 janvier, deux morts, un blessé. Le 9 janvier, encore, un tabassé seulement. C'était un arabe remarqué. On peut quand même rigoler.

Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'effectivement, la police n'a pas un rôle facile. Et moi, je ne suis pas contre la police en général. Ce qu'il faudrait, c'est qu'ils s'arrangent quand même pour qu'à la fin de l'année, il y ait moins de morts du côté des assassins que du côté de la police.

27:23
Invité

Là aussi, c'est presque un édito politique. Je le disais, vous avez donné envie de faire ce métier. Est-ce que s'engager en politique, c'est envisageable aussi ?

27:30
Présentateur

Mais jamais de la France. Pour le bien de ce pays, il ne faut absolument pas que j'ai de responsabilité. Et puis justement, moi, je préfère être à côté. Je suis comme tout le monde, je subis la politique. Donc, quelle meilleure place que quelqu'un qui l'a subi pour en parler, plutôt que de quelqu'un qui l'a fait ? En général, on voit la différence entre les paroles et les actes. Moi, au moins, j'ai juste à avoir des paroles. Je n'ai pas d'actes. Pourquoi vous avez un souci avec l'expression artiste engagé ? Parce que je trouve que ça enlève la possibilité de changer d'avis. Moi, je suis quelqu'un qui réfléchit, qui évolue.

Ce que j'ai dit il y a dix ans, il y a plein de choses que je ne pense plus aujourd'hui. Peut-être que ce que je dis aujourd'hui, il y a des choses que je rectifierais dans cinq ans. Donc, ce n'est pas de l'engagement. Il y a un artiste qui s'appelle Guédré qui avait une formule que j'aimais bien. C'est qu'on n'est pas engagé, on est lucide. On est conscient de ce qui se passe. Mais on a un niveau d'analyse qui est dans le présent. Peut-être que si je travaillais plus certains sujets, je changerais d'avis aussi. Donc, je n'ai pas cette prétention d'être engagé. Parce qu'à part faire des vannes, déjà, je ne fais pas grand-chose.

Et donc, je trouve que c'est un peu pompeux comme terme, engagé, comme si on allait sauver la France. Vous préférez citer en préambule au spectacle, d'ailleurs, Jacques Brel. Oui, il se cite tout seul, c'est sa voix. Oui, il s'autocite. Qu'est-ce qu'il dit, Jacques Brel ? Il dit, moi, ma fonction, c'est de clarifier ou de brouiller la douleur des gens qui ne savent pas très bien à quoi ils ont mal. La fonction d'artiste. La fonction d'artiste. Et je trouve que c'est assez parlant pour moi. Parce que souvent, les gens me disent, on n'a pas le temps de regarder l'information. Déjà, il faut savoir d'où on prend sa source d'informations.

Donc, c'est tout un travail de décryptage que quelqu'un qui travaille de 8h à 18h n'a peut-être pas le temps ni envie de le faire. Et si je peux lui servir à ça, tant mieux. D'ailleurs, dans votre spectacle, vous parlez aussi des profs qui sont des transmetteurs. Et je vous vois rire déjà. Il y en a toujours au moins un ou deux dans la salle, ils sont contents. Un ou 18, ouais. Là, il y en avait 18.

29:30
Invité

Qui café ?

29:34
Présentateur

Oui, parce qu'il faut savoir que le pilier de l'éducation nationale, c'est les cafés, les gars. Les cafés ? Les profs, tu peux leur mettre des salaires de merde, des classes surchargées, des locaux défoncés, une ministre qui leur pisse dans la bouche le premier jour. Bouge pas. Enlève la machine à café, tu vas voir. Il faut comprendre, les profs ont besoin d'une substance pour tenir le coup, d'accord ? Tu enlèves le café, le lendemain, récré du matin, salle des profs, ça tourne au crack, d'accord ?

30:03
Invité

En fait, vous avez eu une drôle de scolarité parce que vous étiez assez bon, mais votre maman a interdit que vous sautiez une classe.

30:10
Présentateur

Et comment vous savez ça, vous ?

30:11
Invité

Bah, c'est bien de fin d'année.

30:13
Présentateur

Ouais, ouais, parce que je suis de fin d'année, donc j'avais déjà un an de moins que les autres. Et puis, elle préférait que ce soit limite un peu facile et que ce ne soit pas tout de suite une épreuve d'être avec des plus grands, avec des sujets plus difficiles, etc. Donc, elle m'a dit, reste à ta place. Elle a eu raison. Mais on aime bien votre démonstration par l'absurde. Bah, j'essaye, j'essaye parce que c'est absurde. C'est ça le problème. C'est que je ne démontre pas par l'absurde, je démontre l'absurde. C'est autre chose, c'est que c'est plus se mettre une logique face à quelque chose qui ne l'est pas.

Et c'est vrai que c'est un peu ma façon de travailler à chaque fois qu'il y a une... Pas forcément qu'une parole politique, parce que ce spectacle n'est pas que politique. C'est sur des sujets de société assez variés. Mais j'essaye de rester dans la logique plutôt que dans un raisonnement partisan ou autre. Vous êtes papa d'une petite fille qui a 7 ans et ça a changé quelque chose, justement ? Rien du tout. Rien ? Non, dans votre façon, il y a de l'humour. Non, forcément, parce que c'est quelque chose que je lui laisse. Donc je vais essayer de ne pas aller foutre la honte à la récré.

Et puis non, je sais que peut-être que par mes spectacles, je vais lui dire des choses que je n'aurai pas le temps de lui dire ou que... En tout cas, je n'aurai pas l'occasion de lui dire comme ça. Et je sais qu'elle les regardera et j'espère qu'elle rigolera un peu et qu'elle apprendra. Vous lui constituez des archives en quelque sorte. C'est ça, c'est mon testament, tu n'auras rien. Tu n'auras juste des DVD. Une heure à tuer, c'est en tournée dans toute la France, dont le 8 février 2025 à l'Adidas Arena Paris. Vous restez dîner avec nous, avec Noémie et Audrey ? Eh ben non, bonne soirée. Eh ben salut, Walidia. Non, vous restez avec nous, c'est obligatoire.

Tout de suite, le pas vu, pas pris de Mohamed. Mes enfants, ils me disent que ta mère fait Emmanuel. Je comprends. Pardon, vous disiez ? Moi, mon fils m'a dit, non mais maman, franchement, ta mère fait Emmanuel. C'est oui. Là, il a vu arriver les affiches, il m'a dit, non mais ce n'est pas possible, je ne vais pas au lycée. Vous nous direz si ça se passe bien quand même. Il n'y a aucune raison là pour nous. Si tu m'entends, je lui demande pardon. On commence avec une bande de copains, une bande de potes. Une image qui ne nous rajeunit pas.

32:24
Invité

Eh oui, celle d'une bande de potes, la plus célèbre bande de potes de l'histoire, jouée entre autres par Courtney Cox, Jennifer Aniston ou Matt Leblanc. La mythique série, sitcom Friends, a fait théir ses 30 bougies lancées sur le réseau NBC. C'est malin, ça donne un coup de chaud d'un coup. La série racontait la vie de six New Yorkais en colocation. Attention, séquence cultissime, on vous remonte le tout premier épisode. Un bout, bien évidemment, de la saison 1. Je ne veux pas être single, ok ? Je veux juste être marié de nouveau. Je veux juste un million dollars.

33:14
Locuteur non identifié

Decaf.

33:15
Invité

10 saisons et 236 épisodes qu'on a regardés, je pense, autour de la table 18 millions de fois. La série qui est toujours diffusée, je suis tombé dessus dimanche, le jour de l'anniversaire, encore une fois. Une série devient un carton, 26 millions de personnes ont suivi en moyenne les épisodes chaque semaine. En 2004, le dernier épisode de la saison 10 a réuni 51 millions de fans.

33:34
Présentateur

Et sur les plateformes du site Netflix, c'est toujours la sitcom la plus diffusée, la plus consommée. Ouais. Ça fait 30 ans. Vous n'éveillissez pas à l'écran, alors que nous, oui, derrière l'écran. Vous êtes épané, j'ai rien de tout ça. Non, non, je découvre, là. Bien sûr, Audrey.

33:48
Invité

Moi, mais le reste du jour. On est 300 stands sur un espace de 20 000 m2. Le plus grand salon d'Europe consacré au mariage avait lieu tout le week-end dernier au Paris Expo Port de Versailles. Si en 2023, 480 000 personnes se sont dit oui en France, tout a été mis à la disposition des futurs mariés pour organiser un mariage inoubliable. L'art de la table, animation et robe de mariée présentés par des mannequins sur les stands. Et l'expression « souffrir pour être belle » n'a jamais aussi bien porté son nom. Ces jeunes femmes, juchées sur des talons de 12 cm toute la journée, les valident largement. Elles passent la journée à marcher dans le salon.

D'autant qu'avec les 39 000 visiteurs dans les allées, la chaleur était largement au rendez-vous. Comment on peut s'en rendre compte ? Garry Robert et Zidane Azouzi. C'est très très chaud, très très très chaud. Un peu froid, du coup, ça se voit. Vous voulez un peu d'eau ? On en a au stand. Sur le ressenti, je pense qu'il fait 40. C'est chaud aussi. On est à Rio, voilà.

34:48
Présentateur

Franchement, sans passion, je ne serais pas là aujourd'hui.

34:52
Invité

C'est pas facile. C'est très chaud, je pense que ça se voit, je dois briller un petit peu. Et on a surtout mal au pied en fin de journée, à la fin des deux jours. Voilà, je passe deux jours sur ça. J'ai mis un pansement et un petit papier, parce qu'avec le frottement tout au long de la journée, ça crée des plaies. Et du coup, ça peut être compliqué. On est reparti pour la journée. Là, maintenant, moi j'ai troqué les talons. Pour les baskets, c'est pas le truc le plus glamour. Mais je prends toujours autant de plaisir à porter les robes, donc c'est l'essentiel. 30 degrés en température ressentie, 10 heures de marche avec des talons de 12, elle mérite vraiment notre respect.

Mais l'événement à ne pas rater sur ce salon, c'était sans aucun doute la tombola mythique, connue partout en France, qui a attiré la foule. Elle est absolument impressionnante, des centaines de personnes qui s'est arrêtées à chaque fois. Vous scannez un QR code, vous entrez votre adresse email et vous tentez votre chance, une fois, trois fois, parfois plus, pour gagner des cadeaux, pour être belle et préparer votre mariage. Un bingo géant qui a rendu certaines accros complètement dingos. Vous avez gagné. Je me le sens bien, là. Acceptez l'équation d'utilisation, mettez l'adresse email et vous êtes potentiellement le nouveau gagnant. Je suis pas assez rapide. Combien de fois vous tentez ?

Là, ça fait 8 fois. Après, j'abandonne. Une belle journée pour elle, des crèmes et des produits pour le mariage, bien évidemment. Plein de crèmes pour préparer pour être magnifique au mariage.

36:26
Présentateur

Ah oui, pas une robe ni les talons de 12.

36:28
Invité

Non, non, ça coûte beaucoup trop cher. Le prochain salon, c'est au Parc des Expositions de Nice, le 2 et 3 novembre, s'il y a des gens qui veulent se marier dans le sud.

36:35
Présentateur

On passe à l'assertif du jour.

36:36
Invité

Oui, Clara Charlotte, une jeune artiste de 23 ans qui s'est fait connaître dernièrement grâce à ce clash. Ayana Kamoura était en folie. Wally, Noemi, ça rappelle, je ne sais pas si vous avez connu, rap contenders, des clashs musicaux où on se chambrait. Ce clash musical devenu culte, issu de sa participation à la troisième saison de Nouvelle École sur Netflix, a permis à la rappeuse d'être plébiscitée par 190 000 followers en quelques heures pour elle. Elle sera sur la scène de La Boulle Noire à Paris ce dimanche. À cette occasion, La Boulle Noire, c'est quand même mythique. Alexandra Therré et Benjamin Delmas l'ont rencontrée pour C'est à vous.

Bonjour, c'est Clara Charlotte pour C'est à vous. Avoir participé à Nouvelle École, ça nous a permis d'avoir beaucoup plus de portes ouvertes sur les grandes scènes,

37:40
Présentateur

sur les festivals, même dans le milieu de la mode, dans le milieu du cinéma. Donc c'est assez cool. C'est la rencontre avec Boytech. On ne s'attendait vraiment pas à le voir. C'est vraiment une tête importante du milieu rap battle.

37:57
Invité

J'aime m'endormir partout. Je peux m'endormir dans un train, dans une voiture, sur un banc.

38:08
Présentateur

Je suis très souvent fatiguée. Alors je ne suis pas atteinte de... C'est quoi, narcoleptie ? J'avais fait une interview récemment. Et en fait, pendant l'interview, je parle, je parle, je parle. Mais je parle, ça a duré peut-être 40 minutes. Et à la fin de l'interview, je vais me voir dans le miroir. Je prends mes affaires pour me changer. Et quand je me regarde dans le miroir, j'ai un filet de gloss qui me coule sur le menton.

38:32
Invité

Et là, je me dis, mais attendez, ça ne fait pas quand même 40 minutes que je suis en train de parler face à la caméra. Et personne ne m'a rien dit. Dans un milieu, il y a beaucoup de bonhommes, plein de testostérone, qui font des clashes ridicules. Ça fait plaisir de voir Clara Charlotte qui rappe avec des verres. Donc c'est déjà sur toutes les plateformes, c'est validé. Et son single émotion est sur toutes les plateformes.

38:52
Présentateur

Dans un instant, les nouvelles pop stars à la table de C'est à vous. Mais d'ici la JB, Lucien en coulisses, c'est la fiction de C'est à vous.

38:59
Invité

Et on va s'asseoir. Non tiens, ça fait longtemps qu'on n'a pas de nouvelles à Nicolas Mathieu. Il est en vacances à Limoges. Comment tu sais ça ? Instagram.

39:16
Présentateur

Bizarre, quel intérêt ? C'est comme une carte postale que tu envoies à ta mamie pour dire où t'es ? C'est tellement vaniteux de faire ça, franchement.

39:26
Invité

Tiens, d'ailleurs, il a posté une autre carte postale de son déjeuner. Puis une carte postale d'une réunion de travail.

39:32
Présentateur

Ah bon ?

39:33
Invité

C'est un truc sur quoi il bosse, là ? Ça va. Tiens. Regarde. Trop bizarre, c'est où ça ? C'est un bleu, je pense. Je savais pas qu'il bossait sur un nouveau bouquin. Ça fait toujours plaisir, les cartes postales de mamie. Mais non. Pourquoi ? Bah, il a des chats. Non, c'est pas les siens. Ils s'appellent comment ? Oh, il y a une photo de lui en maillot de bain ? Ouais, Lucien. C'est trop mignon chez lui. Tiens, il y a une grosse. Bon, Lucien, je pense que ça vire au stalking, là. Hein ? Mais non, c'est du fact-checking, ça. Attends, attends. Quel rapport avec Nicolas Mathieu ? Tu t'es perdu, là, Lucien. Hein ? Lucien, je pense qu'il faut que tu me rendes ce téléphone, maintenant. C'est bien.

Bon, tu vas me donner ce téléphone. Attends deux secondes. Bon, allez, Lucien, j'en ai marre. Rends-moi le téléphone. Tic-toc, toi.

40:37
Présentateur

C'est à vous. Pour déguster les dernières tomates de la saison, elles sont préparées par Grégory Vinga d'Assalon. C'est le chef du Madame B à Bordeaux. Et c'est délicieux, tout le monde s'est jeté dessus. Comme la pauvreté sur le monde. Dans un instant, à vos côtés, quatre pop-stars. C'est les grandes gagnantes de la version 2024 du Télécrochet d'M6 qui, au début des années 2000, rappelez-vous, avez vu naître les L5, les Watford, les Link Up avec Matt Pocora. Elle s'appelle Mia, Gina, Orisha et Yasmine, choisie parmi une centaine de candidates par le jury qui était composé de Luan et de Préto et du rappeur Alonzo. Et on leur demandait de former un girls band.

Et une fois formée, d'avoir la chance d'enregistrer un mini-album. Je vais pleurer, je vais pleurer. Non, on pleure pas.

41:26
Invité

Yasmine, c'est une pop-star. Oui, oui, oui, oui, oui, oui. C'est une grosse nouvelle à vous.

41:53
Présentateur

Yasmine, Mia, Gina, Orisha, salut à toutes les quatre. Bonjour. Bravo. Parce que vous êtes les pop-stars 2024. L'extrait qu'on vient de voir n'a été diffusé que jeudi sur Prime Vidéo, mais il a été enregistré il y a un an. Ça fait donc un an que vous savez que vous êtes les pop-stars, mais vous n'avez le droit de rien dire. Exactement. C'est ça. Vous êtes un groupe clandestin, en quelque sorte. Anonyme. Anonyme ? Clandestin, oui. On erre dans la rue sans que personne ne nous connaisse. Mais ça va s'arrêter, ça s'est arrêté depuis jeudi. Demain sort en physique votre nouvelle EP, votre première EP.

Vous avez été choisie pour votre talent, votre voix, votre justesse, mais aussi pour votre tempérament. Vous êtes quatre jeunes femmes pleines de caractère et vous avez à cœur de montrer que vous ne savez pas que sourire et chanter. Exactement. C'est exactement ce qui nous tient le plus à cœur, même. Gina, vous avez fait les premières parties de Zaz, qui a eu un coup de cœur pour vous. Mia, vous maîtrisez la batterie, la guitare, le ukulélé. Auricha, l'art de la scène et le chant, vous l'avez appris au cours Florent. Et Yasmine, vos covers qui ont été postés sur les réseaux sociaux vous ont valu un premier contrat dans une maison d'édition. Donc, toute seule, ça pouvait marcher.

Pourquoi vous seriez plus forte à quatre ? Pour tellement de raisons. Je pense que, tu veux dire ? Le destin, j'allais dire. Exactement. Le destin. Parce qu'on avait, c'est clair, on avait déjà tout starté un petit peu notre carrière solo.

43:27
Invité

En tout cas, c'était notre carrière solo, c'était un peu le but au début. Et puis, nous voilà. On voulait rajouter un petit peu de piment, un petit tournant dans nos vies. Parce que je pense que nos carrières solo ne nous suffisaient plus si on avait participé à ça, finalement.

43:43
Présentateur

C'était le bon moment, je pense. Et c'était le bon moment, oui. Bon, on voit, vous vous entendez bien. Même s'il a fallu devenir un groupe, en l'espace de quelques semaines, ce qu'on fait habituellement en plusieurs mois, là, on vous l'a demandé de faire en formation accélérée, écrire, enregistrer 500 chansons, sans son, savoir parler français, avoir une élocution à peu près normale. Et dans votre apprentissage express, vous avez eu droit à un média training pour vous préparer aux bonnes questions qu'on vous pose dans les plateaux télé. C'est incroyable, d'être 4, parce que, enfin, voilà, le même, le stress, il est divisé, on se partage tout. Tu fais chier, toi.

44:23
Invité

J'ai une migraine, je te jure, j'ai une migraine.

44:25
Présentateur

Tu vois, regarde, même ça, en média training, c'est que c'est important. Je sais que ça peut être chiant.

44:29
Invité

Les balles de bailler ? Non, mais ça peut être chiant, tu vois, quand t'es dans une promo que t'es crevé, il faut vraiment que tu t'essayes de... Ah oui, non, t'inquiète. Je te jure, moi, je te vois bailler devant moi, je dis, putain, elle se fait chier.

44:38
Présentateur

Mia, donc vous vous interdisez de bailler maintenant à la télévision ? Alors maintenant, Louane, notre juré, elle nous a appris la technique de tout concentrer, le baillement vers notre nez. C'est ça, c'est exact. Et ça marche ? Et ça marche ? Maintenant, si vous nous voyez faire ça ? Vous nous voyez beaucoup pendant les interviews ? Non, mais aidez-moi. Vous nous donnez la technique après l'émission. Vous êtes très fatiguée parce que vous n'arrêtez pas. Je le disais, il a fallu tout faire en un minimum de temps. Votre premier single, Comment on s'aime, vous allez nous l'interpréter dans un instant, en version acoustique. La première fois en direct à la télévision. Et merci.

La première fois sur scène, c'était en janvier dernier, dans votre premier, tout premier showcase. Voilà, après le showcase, le live acoustique autour de la table du dîner de C'est à vous, accompagné par le guitariste Fabien Coronado. Mesdemoiselles, c'est à vous. Merci beaucoup. Merci.

45:51
Invité

Prochère Noémie, épisode de Popstar sont à voir sur Prime Vidéo.

49:21
Présentateur

C'est vrai qu'il y a un groupe qui naît. C'est toujours très émouvant de voir un groupe qui naît et qui va comme ça tenter sa chance et rencontrer le public. J'ai fait une erreur sur une heure à tuer. J'ai pas donné la bonne date à l'Adidas Arena à Paris. C'est le 8 février et non pas l'Odysse. C'est certainement ma langue à fourcher. Alors que le 25 septembre, c'est bien la date de sortie. C'est-à-dire mercredi du film Emmanuel, signé Audrey Ligouane, avec Noémie Merlan, qui s'est plantée. Mais qui est une réalisatrice, bien sûr. On en avait parlé à Cannes. Merci Pierre. Évidemment. On conclut cette émission avec Bertrand Chamarroix, qui a dû rater un paquet de choses dans sa vie.

J'espère avoir réussi à sa chronique ce soir. Bonsoir au coussin, c'est hyper bas cette chaise. Hop là. Il faut que les gens sachent que vous êtes petits, quoi. Précédemment, Mohamed en parlait à la série Friends à 30 ans. Et les projots d'Elysée sont très forts.

50:31
Invité

Le président de la République a nommé.

50:33
Présentateur

L'année de ce lundi, enfin, il était 19h49 samedi, quand le secrétaire général de l'Elysée s'est pété la rétine en égrainant la liste du gouvernement Fillon. Barnier, pardon, j'ai mis le faire, annonce que toutes les chaînes ne diffusaient pas en direct. Voici ce qui se passait au même moment sur d'autres antennes à 19h49 pile. Et certains passages collaient à l'actu du moment. C'était n'oubliez pas les paroles avec la mutuelle via santé. Protection, santé, prévention.

51:19
Invité

On n'est pas assis, mais on est bien à jour. Dans l'autre bord !

51:23
Présentateur

Papa, j'ai un truc à te demander. C'est pas le bon moment. La chute du président, demain à 21h10, dans Cine Dimanche sur TF1. Pile à la même heure. C'était donc jour de passation, nous les avons toutes regardées, c'est dire si ce lundi était funky. Les passations qui nous ont permis d'en apprendre plus sur les ministres, qui nous ont abreuvé d'anecdotes, qui donnent envie de dire, c'est pas vrai ! Je suis aussi, certains le savent, j'étais coéquipière dans la salle, un joueur de rugby. Je n'oublie pas l'accueil que tu m'as réservé, on dira pas, on a bulleté ensemble, c'était très sympathique.

Mes enfants, Paul et Basile, que je crois que vous connaissez tous largement, et que j'embrasse très fort, parce qu'ils sont à ce moment, je pense, à la cantine. Je suis, cher parent, chère soeur, mon cher Sacha, une petite fille du Poitou.

52:09
Invité

Aujourd'hui, entre dans ce ministère, l'enfant de l'Indre. Certains d'entre vous le savent, je suis alsacien. Je suis basque d'adoption. En tant qu'ancien maire de Morteau, je pense à la saucisse de Morteau.

52:22
Présentateur

C'est pas vrai. Première dépassation, celle entre Bruno Le Maire et Antoine Armand, c'était dimanche à Bercy. Une passation de pouvoir, ça sert d'abord à dire merci. Mais quand on est à l'économie et que notre équipe a 10 ans d'âge mental...

52:37
Invité

Bercy à mes ministres délégués, bercy aux conseillères et aux conseillers de mes cabinets successifs, bercy à toutes les directions, bercy aux parlementaires, bercy à toutes et à tous.

52:47
Présentateur

Mais non, c'est un montage, mais qui a applaudi jusqu'au bout comme d'hab ? Olivier Grégoire. Voilà, toujours la dernière à applaudir. Antoine Armand est donc le nouveau ministre des Finances, et Dieu merci, il ne l'a pas hérité du ministère de l'Orientation, car comme beaucoup au gouvernement, il a du mal à différencier la droite et la gauche.

53:03
Invité

Ça n'aurait pas été possible sans l'énergie, sans la ténacité d'Olivia Grégoire. Alors pour ces 4 ans, au service des Français, mon ancienne collègue, de ma voisine Savoyard d'Aix-les-Bains Marina Ferrari.

53:16
Présentateur

Ok, non, c'est tout le monde par le bon côté. L'industrie a également un nouveau ministre, Marc Ferracci, qui n'est pas le dernier pour la déconne.

53:25
Invité

Relevez le défi redoutable de m'élever à ta hauteur.

53:31
Présentateur

Voilà.

53:33
Invité

C'est une pravette.

53:35
Présentateur

On l'adore déjà, c'est une pravette. Roland Lescure, lui, ne va pas manquer à ses collègues, en revanche beaucoup à leur ostéo. Je mesure la chape. Pendant ce temps, la place Beauvau, et coucou Sabrina Agrestirou-Bâche.

54:01
Invité

Ils doivent être fiers, vous l'avez dit il y a quelques instants, la politique de la majorité, j'aime chacune et chacun d'entre eux.

54:08
Présentateur

Elle va nous manquer, mais elle pourra se reconvertir en tant qu'actrice, elle surjoue bien le rire. Et surtout, d'avoir à le supporter. Je veux dire à mes équipes, à mon cabinet, à mes deux directeurs. Il est impédiable, ce Gérald Moussa. On l'a vu dans le récap de Lorrain, le seum de certains comme Eric Dupont-Moretti ou Nicole Belloubet, d'autres ne se sont pas cachés non plus pour montrer qu'ils étaient quand même super balèzes. Je pourrais, dans un moment du bris, me dire que trois personnes pour me remplacer, ça a force. C'est une forme de témoignage posthume que je savoure et que je goûte.

54:40
Invité

Voilà, vous ne serez pas trop de deux pour faire tout ça. J'ai bien aimé le faire tout seul pendant six mois. Sophie, merci beaucoup.

54:45
Présentateur

Voilà, et c'est un peu mon drame personnel, le départ de Christophe Béchuit, sa tignasse bouclée. Heureusement, pour la dernière fois, il m'a fait un cadeau. Je ne vais pas vous l'infliger. Je veux avoir une mention particulière. Il va me manquer tout ça. À part ça, hier, Michel Barnier était l'invité du 20h de France 2 pour se faire rappeler qu'il s'est quand même embarqué dans une bien belle galère.

55:05
Invité

Est-ce que vous avez une cause que vous comptez mettre au cœur de votre mandat ? Fragile, mais il est là. Oui, je sais bien. Mon mandat est fragile. Oui, j'ai compris. On peut peut-être parler d'autre chose. En politique, d'ailleurs, on peut travailler jusqu'à 73 ans, M. le Premier ministre. Oui. Ça veut dire que la pénibilité en politique, elle n'est pas si rude, finalement. Oui, mais je n'ai pas besoin qu'on me rappelle mon âge.

55:25
Présentateur

Je suis vieux, je le sais. On peut peut-être passer à autre chose. Non.

55:29
Invité

Deux inconnus, 33 et 39 ans, pas d'expérience ministérielle. Est-ce que c'est bien raisonnable vu le contexte ? À eux deux, ils ont l'âge du Premier ministre. Donc finalement, ça va.

55:38
Présentateur

Ils ont même un peu moins. Parce qu'il est vieux. Retournons à Beauvau voir notre nouveau shérif.

55:43
Invité

Et je le dis ici, et j'espère qu'avec ce micro et grâce à ce micro, mes propos iront d'écho en écho. Très peu d'écho, mais en revanche, beaucoup de vent. Cette ligne, elle sera la mienne. Je n'en dévierai pas.

56:00
Présentateur

Oui, ça soufflait à Paris aujourd'hui.

56:03
Invité

Et le travail constructif. C'est le cher Clara. Voilà, je savais.

56:13
Présentateur

Super. Et malgré le vent et l'écho, on a quand même réussi à entendre les petites phrases qui étaient prononcées avant ou après les passations.

56:21
Invité

Non, je n'en veux pas. Je ne veux pas l'échoir. En courage. Très vite. Monsieur le maire. Très bien. C'est un rire jaune.

56:43
Présentateur

Des discours qui étaient en majorité rédigés par Gabriel Attal. La commission Buffet Diagana et des premières contributions reçues est, selon la formule en vogue, sur votre bureau. Pour reprendre une formule d'ores et déjà consacrée, vous trouverez le texte sur votre bureau. Quelques mesures qui sont sur votre bureau. Je ne dirai pas que le dossier est sur ton bureau, mais presque.

57:04
Invité

Et d'autres n'ont pas joué le jeu. Je ne jouerai pas dans un tiroir de mon bureau, je ne sais quelle recette miracle.

57:11
Présentateur

Voilà, et pendant ce temps, la passation de pouvoir au ministère de la Santé, très peu d'engouement autour de Catherine Vautrin. Ses collègues ont préféré se faire un petit bowling pendant qu'elles parlaient.

57:20
Invité

Nos concitoyens face à toutes les épreuves de la vie.

57:23
Présentateur

Les strikes à moi. L'égalité réelle, la fraternité concrète. Et puis, pensez pour les journalistes, il y a bien un jour où c'était compliqué de terminer. Une phrase en plateau, c'était aujourd'hui.

57:38
Invité

Y compris d'ailleurs après. Pardon Pascal, juste un mot. Monsieur Daragon est en charge de la sécurité du quotidien. Les cordons de la bourse, c'est moi. Rachida Dati est en train d'arriver. Ça met en cause une partie de l'équilibre commercial du territoire. La nouvelle porte-parole du gouvernement. Regardez cette image, pardon Pascal, je vous interromps. Image en direct du tour de table. La contribution est déjà relativement élevée. Je ne vais pas dire ça qui arrive en ce moment-là. Je ne vais pas dire ça, absolument.

57:58
Présentateur

Et puis, juste un mot, les entreprises. Oui, rapidement, on va regarder ça. L'équipe a donc décidé de se venger.

58:04
Invité

Les passations de pouvoir, pardonnez-moi François.

58:08
Présentateur

Non, non, non, on voyait juste arriver le sénateur de Mayotte. Et on voulait te montrer à quel point c'est désagréable de se faire interrompre. Quand on parle, on referme ses actualités avec le top 3 des meilleures infos de ce lundi, numéro 3, l'info Amiri Coré. On va commencer avec un café ce matin au sein de cet hôtel de Matignon après plus de 2 mois d'attente. 2 mois, il devait être froid le cahoua, énorme. Et après, le petit déj continental découvre.

58:30
Invité

On va accueillir son équipe ce matin pour un petit déjeuner gouvernemental. Le petit déjeuner gouvernemental va donc pouvoir débuter. Je ne sais pas quel menu c'est, voilà. Il se dit quoi dans un petit déjeuner gouvernemental ?

58:40
Présentateur

Ils se sont retrouvés ce matin autour du café des croissants. Ils vont se retrouver cet après-midi devant un autre petit café d'après-déjeuner. Super, on a peut-être une info météo pour finir tout ça ?

58:54
Invité

Quand ces ministres sont arrivés, il pleuvait. Il ne pleuvait plus pendant ce conseil des ministres. Et la pluie revient au moment des sorties.

59:01
Présentateur

C'est dingue, il s'est passé des trucs de ouf aujourd'hui. Enfin, top 1 de ces infos de la journée.

59:06
Invité

Monsieur le ministre, en quelques mots ça s'est passé comment ?

59:09
Présentateur

Un petit pouce levé, voilà.

59:10
Invité

Qu'on nous fait, alors il n'y a pas de réaction, mais un petit pouce comme ça pour vous montrer, Pauline, les premières réactions ici. Qui nous dit, Pauline, que c'était, je cite, très bien ce conseil des ministres ?

59:20
Présentateur

Il est bien, très bien. L'info continue demain. Bonne soirée. Bravo Bertrand. L'invitation au cinéma mercredi le 8 février 2025 à l'Adidas Arena. Demain pour avoir votre premier EP en physique. Non, vendredi, pardon, pour votre premier EP en physique. Merci beaucoup, c'était magnifique. Merci. Vous voulez bien vous tourner vers Aurélien pour saluer nos téléspectateurs. On se quitte avec votre single. À demain.